Speaker #0Nous rêvons tous de cette évidence silencieuse, de ce moment suspendu où l'on sent que quelqu'un nous comprend, et avant même que nous ayons prononcé le moindre mot. C'est une présence qui apaise, une présence qui ne force rien, qui reconnaît ce que nous sommes sans chercher à nous analyser, à nous évaluer. Alors avec un geste, une respiration, un regard, soudain, le corps tout entier fond. Il sait qu'il peut se déposer. Ces moments de grâce ne sont pas le fruit du hasard, et bien qu'ils paraissent magiques, ils sont reliés à un ensemble de facteurs bien concrets, mais pas toujours évidents à décrypter. Alors si vous souhaitez comprendre tout cela, je vais vous livrer ici des confidences qui pourraient améliorer votre connexion amoureuse, ou en tout cas, la compréhension de celle-ci, de tout ce qui se joue dans la relation pour améliorer cette connexion. Alors pour ceux qui me découvrent, je suis Aurélie Loiseau, sexothérapeute, coach de l'intime. Je partage dans ce podcast des clés sur l'épanouissement intime. Je suis également artiste-auteur sur les sujets de l'érotisme. J'accompagne les femmes particulièrement grâce à des parcours de transformation qui allient plusieurs expériences comme la méditation, l'hypnose, des pratiques. aussi qui sont liés à l'art-thérapie, au journaling. Vous pouvez me retrouver sur les réseaux sociaux, sur Youtube et si vous voulez me soutenir, il suffit simplement de vous abonner, de liker, de mettre des étoiles ou de commenter ce podcast. Cela prend quelques secondes et moi ça m'aide à développer ce contenu accessible, gratuit pour vous et cela me permet de vous partager davantage de ressources. En tout cas, je voulais vous remercier car vous êtes de plus en plus nombreuses et nombreux à m'écouter ici et ça fait chaud au cœur. Aujourd'hui, j'aimerais explorer avec vous ce que nous appelons la connexion. Cet état où l'on ressent un lien profond avec une personne pendant l'espace d'un instant et qui est d'autant plus intense lorsque c'est dans l'espace de l'intimité. Alors ce n'est pas un concept abstrait, ni une idée romantique éthérée, c'est un phénomène terriblement concret. On le ressent dans notre corps, on le ressent dans le rythme cardiaque qui diminue, dans le ventre qui se dénoue, Dans la pensée qui cesse enfin sa course effrénée, c'est comme un apaisement total qui s'installe. Et on peut avoir du mal à décrire d'où provient cet état de connexion d'osmose avec l'autre. C'est souvent bouleversant et cela reste imprimé en nous. Alors, pourquoi certaines personnes nous ouvrent-elles ainsi, alors que d'autres ont plutôt tendance à nous fermer instantanément ? Pourquoi certaines rencontres réveillent en nous un sentiment de familiarité immédiate, presque archaïque ? On peut avoir l'impression de revenir à un foyer oublié, comme si on connaissait cette personne même dans une autre vie. Et vous avez peut-être déjà eu cette impression, ou peut-être quelqu'un vous a déjà partagé le fait qu'elle avait l'impression de vous connaître depuis longtemps. Alors peut-on créer ce lien ? Peut-on le maintenir ? Peut-on le stimuler ? Et comment faire en sorte que dans la sexualité, cette connexion aussi perdure ? Et dans cet épisode, je vais donc vous parler de ce que l'on entend par connexion. Ce que cette connexion nous fait vivre, ce qu'elle nous offre. Puis ensuite, ce qui nous empêche d'y avoir accès, ce qui limite la connexion. Et pour finir, je vais vous partager l'ensemble des actions, des possibilités que vous avez pour améliorer, stimuler cette connexion à l'autre. L'intérêt que vous avez à m'écouter tout le long de ce podcast, c'est de pouvoir comprendre quels enjeux il y a dans la connexion. Et aussi, de mieux vous comprendre et de comprendre peut-être votre partenaire, de vous donner... Une autre perspective peut-être de la relation. Alors comment sont ensemble ? Alors comment pouvons-nous décrire déjà cette connexion ? Finalement, c'est paradoxal parce que ça nous permet de à la fois nous sentir vus et protégés. Ni jugés, ni absorbés. Ni seuls, ni envahis. En fait, c'est un espace rare où la relation n'est plus une stratégie, ni une performance, ni un jeu d'images. C'est un état de résonance. En fait, deux subjectivités qui se reconnaissent, deux systèmes nerveux qui s'apaisent l'un avec l'autre. Et sans en avoir même conscience, c'est ce à quoi nous aspirons. Une rencontre qui nous arrache à nous-mêmes, mais qui nous ramène au meilleur de nous-mêmes. Et pour autant, ce n'est pas la fusion, ce n'est pas tout à fait la même chose. Et je dois nuancer, car une forte connexion ne n'est pas toujours dans un cadre idyllique. Elle n'est pas non plus forcément reliée à des êtres qui sont bienveillants, ou à une relation dénuée de problématiques. C'est d'ailleurs souvent ici qu'il peut y avoir une confusion. Parce qu'on peut avoir une forte connexion avec une personne et qui nous fait du mal intentionnellement ou non. Parce qu'en fait, cette personne ou la relation en tout cas active des blessures qui nous sont familières. Et l'art ici est donc de comprendre comment se connecter pleinement à l'autre lorsque le terrain est sécure et comment se détacher des connexions qui nous font du mal ou nous épuisent. La relation est quelque chose qu'on co-créait. Donc on a notre part de responsabilité, l'autre à sa part. Et donc il faut prendre en compte ce qui se joue en nous, ensuite ce qui est bénéfique pour nous et pour l'autre. Et pour finir, comment cultiver une connexion saine et épanouissante, car finalement on tend à se sentir bien avec l'autre, en sécurité et dans l'amour. Et cela demande, dans ce cas, peut-être une certaine maturité, ou en tout cas une compréhension des tenants et des aboutissants, pour ne pas tomber dans des pièges qui sont de l'ordre de la relation, on va dire dramatique, parce qu'il y a quelque chose comme ça qui se joue dans la relation, d'où l'importance de comprendre les schémas dans lesquels on a tendance à s'impliquer. Alors allons plus loin maintenant dans l'anatomie de ce mot connexion. L'étymologie vient du latin qui réunit deux termes, avec ou même ensemble, associés à ces termes liés, noués ou attachés. Donc connexion voudrait dire ensemble, attaché, ensemble, lié. En fait c'est un entrelacement, un tissement. Cela définit deux éléments solidaires. par un maillage. Et si l'on regarde du côté de la psychologie, des neurosciences et de la sexothérapie, il désigne une mécanique bien précise. Parce que la connexion, c'est la capacité de sentir l'autre tout en restant pleinement ancré en soi. D'où l'importance de ne pas confondre cela avec la fusion. En fait, c'est un ajustement dynamique. On ne se perd pas, on n'est pas dans le contrôle, on ne se protège pas, excessivement en tout cas. C'est un état où les défenses se relâchent, juste assez, pour permettre un accès mutuel l'un avec l'autre, une rencontre de nos vulnérabilités. Et c'est finalement comme un instant magique, puisqu'on touche à la profondeur mutuelle de chacun. Alors des chercheurs comme Alan Skor ou Stefan Porgs, nous ont montré que la connexion est avant tout un processus physiologique. Ils ont montré que physiologiquement, il y a une synchronicité des cœurs, de la respiration qui s'accorde, et finalement un tonus aussi musculaire qui se régule. Et c'est très intéressant parce que finalement la connexion précède tout. Elle précède le désir, la communication, la tendresse et même le plaisir. Elle crée cet espace. où chacun peut se dire « je peux être ici, maintenant, avec toi en sécurité » . Alors nous allons voir d'ailleurs ensemble comment préparer cet espace en soi, comment le reconnaître chez l'autre et surtout aussi comment l'entretenir. Mais attention, c'est aussi le terrain de la manipulation. Une personne qui a besoin d'attention et qui ne se protège pas peut se sentir comblée par une personne qui a l'art et la manière de se synchroniser à l'autre. Et c'est vrai que les manipulateurs, les manipulatrices ont cet art-là. On pense que c'est une réelle connexion, et bien sûr qu'elle est réelle, mais en fait c'est une manière de prendre le contrôle sur nous et de créer une forme de dépendance. Et cela s'apprend d'ailleurs de déceler ce type d'emprise. Donc il est important finalement d'avoir une connaissance de ce qui se joue dans les relations et aussi de profils qui sont problématiques. Donc je nuance. Parce qu'une forte connexion dans une relation intime avec une personne ne doit pas être une alternance entre l'enfer et le paradis. Il y a des chances pour que dans ces moments-là, si l'enfer et le paradis sont en alternance, que votre connexion soit toxique. Alors il est important d'aller peut-être visiter cela pour ne pas se faire du mal, parce que ça peut être vraiment problématique si ça s'inscrit dans le temps. Et des fois même quand ça ne s'inscrit pas dans le temps, ça peut nous traumatiser de la relation. Alors si vous souffrez de cette alternance et que vous gardez cette connexion, moi je trouve qu'à ce moment-là, il est important de se faire accompagner, de ne pas en tout cas s'isoler vis-à-vis de ce type de relation. Parce que ce n'est pas parce que vous vivez une forte connexion que vous vous abreuvez de cette connexion-là qu'elle est bénéfique pour vous. Donc attention à ces mécanismes qui finalement sont souvent une fuite vers l'autre et une fuite de soi. Vraiment une sorte d'oubli de soi. C'est vrai que là, on parle de fusion. Et la fusion, oui, ça peut être bon par moment, mais ce n'est pas une connexion, en tout cas saine. Ce n'est pas un équilibre qu'on va retrouver, dont je vous parlais juste auparavant. Donc la relation ne doit pas être une perte de soi. Dans ce cas-là, cette perte de soi, on n'est pas vraiment à vivre notre vie. On la vit par procuration, dans le regard. au travers de la relation avec l'autre. Avant d'aller plus loin, je précise que je vais parler de rapports dans lesquels chacun est bienveillant et ne cherche pas à user de manipulation, ou n'est pas dans un processus de dénigrement de l'autre, d'abus de l'autre, ou de faire du mal à l'autre. La connexion à l'autre ne sera jamais le prix à payer pour sa santé mentale et son bien-être. Donc ici, je vais parler d'une connexion. qui inclut le fait d'alterner des moments de partage intense et des moments où l'on revient à soi, à notre propre connexion à nous-mêmes. Une danse entre notre horizontalité, qui est le partage, et notre verticalité, qui est notre manière de nous recentrer. Essayons maintenant de déterminer comment se passe ce phénomène total de connexion. On imagine souvent que la connexion se construit par les mots, par de grandes discussions, Et bien que cela peut être un accès important, la réalité est d'abord corporelle, ensuite émotionnelle et pour finir cérébrale. Alors les accès à la connexion peuvent être variables selon les personnes, les situations, la rencontre. Et forcément, plus le corps est touché et plus la connexion est forte. Alors pourquoi ? Parce que la connexion commence par le langage du corps. En fait, le système nerveux est plus rapide que l'intellect. Il interprète l'autre en quelques millisecondes. Une voix calme apaise. Une posture ouverte rassure. À l'inverse, des micro-tensions ou un regard trop insistant mettent immédiatement nos défenses en alerte. Et en fait, c'est le nerf vague. C'est notre grand régulateur interne qui scanne l'environnement et qui décide si on peut s'ouvrir ou se fermer, se protéger ou baisser les armes. Alors l'éloquence d'une rencontre, c'est d'abord celle du corps qui dit « bienvenue » . Ce qui amène à penser que la connexion est tout d'abord inconsciente. Elle échappe à notre contrôle. Un physique ou un comportement familier qui nous rappelle ce que l'on a connu, parfois c'est imperceptible, mais l'on sait que cette attraction vient toucher à des choses profondes en nous. Alors il est vrai que quand on vient au monde, nos premières connexions se font avec le regard et le toucher. Nous évoluons d'ailleurs. Et nous apprenons de la vie en regardant nos proches. Et c'est par nos sens que nous faisons ces premières perceptions du monde. Ce qui peut expliquer que nous avons cette première facilité à se connecter à l'autre grâce à nos sens, sans passer même encore par l'émotionnel ou le cérébral. Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé de voir quelqu'un rentrer dans une pièce et de savoir instantanément si vous allez bien vous entendre avec ou non. Si le courant va bien passer ou non. Si vous vous sentez bien en sa présence ou non. Et je pense que c'est déjà assez révélateur de ce qui se passe rien que dans le non-verbal, juste rien qu'avec la présence du corps. Alors quand on y ajoute le toucher, le regard, il y a déjà quelque chose de plus intense encore qui se vit dans cette connexion. Il y a ensuite l'aspect émotionnel. Et d'ailleurs... Je vais citer un poète que j'aime beaucoup, Rainer Maria Rilke, qui avec une justesse incroyable écrivait « Aimer, c'est garder l'autre entier dans son regard. » Alors c'est l'essence même pour moi de la connexion, donner à l'autre le droit d'exister tel qu'il est, sans y projeter nos fantasmes ou nos peurs. C'est sortir des projections pour regarder dans la profondeur. L'autre n'est pas un objet qu'on contemple, mais un sujet avec qui l'on entre en relation. Et c'est souvent ce que les femmes réclament, ou en tout cas je le vois souvent en consultation, de n'être plus regardées comme un objet de désir, mais d'être considérées dans notre entièreté. On souhaite alors une connexion où l'on se connaît, ou en tout cas l'on apprend à se connaître, à se découvrir, où on a envie de s'embrasser dans ce qu'on a de plus beau à offrir. C'est en tout cas cette perception amoureuse qui nous connecte profondément. Et un regard amoureux, en tout cas ce n'est pas une promesse. C'est simplement de la présence, l'être qui rencontre l'être. Et lorsqu'on est touché par le biais de ces émotions-là, il y a une connexion qui devient profonde. Et cet instant est ancré à jamais dans notre mémoire. Et nos émotions sont des sensations qui ont le don de réveiller la vie en nous. C'est en ça que l'accroche se fait avec une personne, lorsque ce contact avec l'autre nous fait rentrer dans cette vivance en nous. Et cela devient quelque chose de précieux. Et c'est pour ça qu'on a l'impression que c'est rare. Parce qu'à ce moment-là, c'est une intensité qui est unique et qui se vit vraiment dans l'instant, dans le présent. Et là, il n'y a plus le mental qui essaye de comprendre, qui essaye de contrôler ce qui se joue. Non, il y a juste l'instant qui se vit. Enfin, vient aussi l'aspect cérébral. Parce que finalement, c'est une alchimie intime qui relie le corps, le cœur et l'esprit. Se connecter l'un à l'autre en un instant, comme si tout s'emboîtait pour créer un acte parfait. Parfait, plus dans la sensation d'ailleurs. dans l'impression de vivre quelque chose d'unique. Dans l'intimité des câlins ou du sexe, cette dynamique est amplifiée. Parce qu'il y a la peau contre la peau, qui est un laboratoire de vérité. Et les études sur le toucher le prouvent. Le contact bienveillant réduit le cortisol, l'hormone du stress, et booste l'ocytocine, l'hormone de la confiance. En tout cas, lorsqu'un rapport de confiance est installé, la connexion charnelle devient un vecteur puissant, certes. Elle nous ouvre mutuellement. à la découverte de l'autre, l'aspect du désir et du plaisir, et cela devient un terrain propice que chacun s'ouvre et se lâche, s'abandonne dans un acte unique, profondément intime, si chacun se connecte à ses sensations, à son cœur, et vient ensuite l'esprit, le moment où on a envie de mettre des mots, où l'on partage ce que l'on vit, ce que l'on ressent, ce qui crée davantage de connexions et qui amène plusieurs niveaux de connexions. Cela fait une connexion alchimique. puissante. Alors il y a des personnes aussi qui sont très cérébrales et qui vont avoir cette capacité parce qu'ils ont développé leur esprit, leur fantasme, leur mental comme un muscle, comme quelque chose qui est capable de sublimer la réalité. Et ces personnes-là vont avoir une capacité particulière parce qu'elles vont pouvoir rentrer en connexion grâce à cet état d'esprit-là, qui est peut-être de l'ordre de l'esthète. de la personne qui va intellectualiser les choses, mais pour sublimer en fait le réel. Et cela aussi peut créer de la connexion, et une forte connexion. Et c'est encore une autre porte, souvent qu'on cultive avec la maturité, avec l'âge, parce que finalement on a acquis une certaine matière grise qui permet justement de créer cette connexion d'esprit avec l'autre. et Je dirais même qu'elle se met au service du corps et du cœur. Et quand on sait justement utiliser cet esprit-là, mais là, la chimie devient vraiment puissante. Et peut-être que dans vos expériences de vie, vous vous rendrez compte qu'avec certaines personnes, vous vous êtes connecté plus au niveau du cœur, d'autres plus au niveau du corps, d'autres plus au niveau de l'esprit, ou alors avec des combinaisons de deux éléments, corps et esprit, ou soit les trois réunis. donc finalement quand on co-crée une relation, une connexion avec une personne il y a ça qui s'imbrique aussi ces trois aspects et donc il va y avoir une danse entre ces trois aspects qui vont soit se relayer, soit s'intercroiser. Peu importe, en tout cas, c'est des combinaisons qui se jouent selon soit le type de relation qu'on a avec la personne et qu'on co-crée, ou soit les moments de vie, les instants qui sont plus propices à l'un ou à l'autre. Et en tout cas, c'est aussi assez magique à vivre parce qu'en fait, on ne peut pas toujours avoir les tenants et les aboutissants de ces présences-là. Bien qu'on peut, et on va le voir ensemble, stimuler l'un ou l'autre, mais en tout cas, c'est assez intéressant de voir que ces différents aspects se connectent ou pas, peu importe. Mais on a ces possibilités en tout cas d'aller creuser dans ces trois aspects. Et avant de partager avec vous justement ce qui peut améliorer ces aspects de connexion, regardons ensemble, parce qu'il va être important aussi. de prendre cela en considération, les obstacles qui nous empêchent de créer cette connexion qui est si naturelle. Et pourquoi elle nous semble si parfois inaccessible alors que c'est notre état d'être que de nous connecter à l'autre. Donc je vais aborder quatre points qui vont traduire ce qui peut se passer. Vous allez pouvoir observer en vous si tel ou tel élément va être présent et va vous empêcher à cette connexion. Parfois c'est parce qu'on vit aussi des moments de vie. qui sont un petit peu compliquées, donc on va fermer certaines portes. Parfois, ces moments-là durent un petit peu trop longtemps, parce qu'en fait, il y a des peurs, des croyances qui vont faire qu'on bloque la connexion avec l'autre pour se surprotéger. Et parfois, en fait, on a pris l'habitude de vivre ainsi. Donc voilà, il y a plusieurs possibilités. En tout cas, sachez une chose, que si vous prenez déjà conscience des obstacles, à la connexion, il y a déjà quelque chose qui peut se passer en vous, parce que vous allez vous poser peut-être les bonnes questions. Et encore, je le dis souvent, mais c'est vrai que des fois, de se faire accompagner, ça nous permet de ne pas rester bloqué dans une situation et de pouvoir vraiment passer à autre chose quand vraiment on a envie de créer une belle relation, de vraiment faire une belle rencontre ou même, quand on est en relation, finalement de... De sortir de ces blocages quand on est dans son quotidien avec la personne et qu'on voit qu'en fait la connexion n'est plus là. Ça aussi, ça se travaille et ça se développe. Le premier frein qui va faire qu'on a du mal à se connecter à l'autre, et ça peut se ressentir aussi dans la relation sexuelle, c'est l'hypervigilance émotionnelle. Et lorsque l'on a grandi dans une famille où on n'avait peut-être pas un cadre sécurisant, ou quand on a vécu dans notre vie des moments très compliqués en termes de sécurité, notre système nerveux a pu enclencher des protections qui vont finalement freiner la connexion à l'autre, mais tout cela est normal puisque c'est pour se protéger, pour arriver à vivre la relation avec des filtres qui nous protègent de la crainte de l'abandon, de l'envahissement, du rejet, la peur peut-être, c'est des peurs inconscientes, Mais c'est des mémoires du corps qui... Finalement, on crée un blindage par peur consciente ou inconsciente de souffrir. Donc la relation à ce moment-là, une fois qu'elle est installée dans une forme de sécurité, ça crée l'inverse parce qu'en fait, cette sécurité peut ramener à des peurs inconscientes parce qu'en fait, il y a quelque chose qui finalement bug en nous puisqu'on a l'impression qu'il y a quelque chose de pas normal dans cette sécurité. C'est des jeux inconscients qui font que... Finalement, quand on arrive dans une relation, on peut avoir l'impression que la connexion devrait être présente puisqu'il y a cette sécurité. Mais ça peut être cette sécurité qui déclenche finalement cette peur qui est reliée à quelque chose de profond. Donc l'important là, c'est de pouvoir délier ça avec un professionnel quand on voit que finalement ça empire ou qu'on tourne en rond dans ses souffrances. Mais le problème, c'est que oui, on peut vivre toute notre vie avec ça. Amen. Ce blindage nous empêche de rentrer vraiment en relation avec l'autre. Et l'autre peut en souffrir comme nous-mêmes on peut en souffrir. On peut se contenter de ça, mais est-ce qu'on a envie de se contenter de ça ? Là est la question. Le deuxième frein que je pourrais vous partager lié à la connexion, ça va être le poids de la performance. Et en tant que sexothérapeute, je le vois quotidiennement. La société nous impose presque une scène de théâtre impossible. Il faudrait être désirant, performant, séduisant, spontané. Tout à la fois, on doit être des super boys, des super girls. Et ces injonctions à la performance nous mettent dans un mode de survie où on n'est pas vraiment nous-mêmes, où on doit être en représentation. Ça ne permet pas cette connexion profonde, parce qu'en fait, on met des filtres, des... des masques pour correspondre à une attente qui est physiologiquement d'ailleurs impossible. Et je pense à des personnes qui s'interdisaient par exemple d'être en relation tant qu'elles n'avaient pas fait de l'épilation au laser. Ou d'autres parce qu'elles n'avaient pas assez travaillé dans leur vie, elles n'avaient pas le meilleur job, donc elles s'interdisaient la rencontre parce qu'en fait ce n'était pas le moment. Alors pour nuancer cela... Parce que je pense que, bien sûr, on a envie de se montrer sous son meilleur jour. On a envie d'être désirable et désiré. Mais je pense qu'il y a aussi un juste milieu entre ce que l'on montre de soi et ce que finalement l'on est. Et je vais prendre l'image d'une maison. Quand vous recevez quelqu'un chez vous, vous n'allez pas... Bien sûr, vous allez faire le ménage. Bien sûr, vous allez tout mettre en ordre ou en tout cas de faire en sorte que chez vous, ça soit accueillant. Et ça sera peut-être pas parfait, mais c'est pas grave. Votre maison n'a pas besoin d'être un appartement témoin. Tout comme si votre maison est vraiment bazar, que vous n'avez pas nettoyé, que c'est vraiment un taudis, accueillir quelqu'un dans des conditions comme ça, c'est pas très chouette pour la personne. Donc j'aime bien l'image de la maison parce qu'elle nous permet vraiment de comprendre dans quel état d'esprit on peut être pour justement rentrer en connexion avec l'autre. qu'on n'a pas besoin d'attendre d'être parfait, et qu'en même temps, on peut faire en sorte d'être désirable. Voilà. Une autre barrière à la connexion qui est assez récurrente, je trouve, aujourd'hui, c'est l'esprit encombré. Encombré par des pensées, des jugements, des croyances. Un parasitage permanent du mental. Alors cela s'apprend, parce que c'est vrai que moi je l'ai vu, par exemple, par rapport à la méditation. La méditation nous permet, ou en tout cas c'est un des axes qui apprend, à calmer son mental ou en tout cas ne pas se laisser déborder par nos pensées envahissantes. Le corps apprend à être dans l'instant présent et la tête est souvent, elle, toujours même dans des projections. Et si on se laisse guider par la tête, finalement on ne vit pas la présence avec l'autre. On n'est pas dans la rencontre avec l'autre, on n'est pas dans cet instant avec l'autre. Ça nous empêche de vivre cette connexion. Il y a une sorte de dissociation. et qui est un des grands freins, encore une fois, de la connexion à l'autre. J'accompagne souvent des femmes à sortir de ce contrôle permanent parce qu'en fait, lorsqu'elles font l'amour, si elles pensent au linge à mettre à sécher, aux enfants qui peuvent à tout moment les appeler ou ce qu'elles n'ont pas fini par rapport au travail, aux tâches ménagères, en fait, c'est problématique parce que cette charge mentale, si elle vient déséquilibrer ce qui se passe dans l'intimité, dans le couple, souvent ça traduit. qui a aussi peut-être une mauvaise distribution des tâches dans l'intimité du couple. En tout cas, c'est quelque chose qui est assez récurrent. Je pense que c'est quelque chose qui doit être peut-être dialogué, communiqué dans les couples parce qu'en fait, s'il y a un déséquilibre dans le quotidien, ça se ressentira dans la chambre à coucher. Il est clair que ça a un impact et souvent, même si ça peut se voir comme le nez au milieu de la figure parce que ça fait partie du quotidien et c'est là, c'est présent, la charge mentale elle est omniprésente, des fois on ne sait pas comment se dépatouiller de ça. Et il va être important à ce moment-là de faire quelque chose parce que sinon ça va s'empirer et ça va se jouer dans la relation. Un esprit encombré veut dire quelque chose. Soit c'est une question d'habitude de vie, soit c'est une question finalement de saturation. Et tout cela, ça se travaille et ça s'apaise. Alors même s'il n'y a pas toujours de solution idéale, il y a des leviers à actionner pour pouvoir améliorer les choses. Alors il peut y avoir aussi, dans cet esprit qui peut être trop encombré, l'espace qu'on laisse à l'autre. Parce que ça peut être aussi la problématique de ne pas avoir clôturé une relation précédente. Ça peut être le fait de vivre un deuil. Ça peut être le fait d'avoir des problèmes au travail ou en tout cas de ne pas se sentir aligné avec le travail. Tout ce qui se vit finalement se retrouve après dans l'intimité. Et lorsqu'on n'est plus dans cette phase où on est challengé par la rencontre, par le fait de plaire à l'autre, par le fait de se séduire et qu'on est plutôt dans quelque chose, une relation du quotidien, tout ça va revenir à un moment donné. Et si on n'est pas capable de mettre en lumière ces mécanismes, qui sont inconscients ou qui sont des choses qui nous travaillent, en tout cas des problématiques qui nous travaillent en arrière-fond, il va être difficile d'être dans cet épanouissement et dans cette connexion à l'autre. Et ne pas attendre que ce soit l'autre qui nous décharge de toutes nos préoccupations. Et le problème aussi, c'est que ça, ça peut peser dans le couple. Et ça peut créer aussi un brouhaha mental. L'autre n'est pas notre déversoir pour justement nous parler de tout ce qui ne va pas dans la journée, de tout ce qu'on subit, de tout ce qu'on vit. Il doit y avoir des soupapes, des endroits où on peut justement relâcher ça. Parce que la relation, si on veut une connexion, il faut qu'elle soit quelque part nettoyée de toutes ces choses qui pèsent notre esprit. Donc cette surcharge mentale, il est important d'aller la visiter pour améliorer sa connexion à l'autre. Et pour finir, je vais parler de quelque chose qui peut paraître même évident, mais il est clair que pour créer une belle connexion et des connexions intenses et variées, Il faut aussi une qualité relationnelle, c'est-à-dire une qualité d'écoute, se sentir en sécurité avec l'autre, avoir la possibilité d'avoir cet espace où on peut se déposer, où on sent que l'autre est à l'écoute, où on sent que l'autre finalement peut aussi s'adapter, n'est pas toujours centré sur lui ou sur elle. Et c'est un jeu aussi qui va avec ça, c'est-à-dire, je parlais au début du podcast de... horizontalité et verticalité, cette capacité qu'on a à partager, à rentrer en connexion avec l'autre et cette capacité qu'on a à revenir à soi. Quand on sent qu'une personne nous donne tout, elle est vraiment dans son horizontalité, elle est toujours là pour nous, elle fait preuve d'une gentillesse de tous les égards, ça peut être aussi too much. On a besoin aussi de sentir une personne qui est dans sa verticalité. J'ai beaucoup de femmes en consultation, dans leurs relations, elles ont l'impression d'être un petit peu dans une configuration elles font la mère et leur partenaire c'est l'enfant. Et ça leur pèse parce qu'elles ont l'impression toujours de devoir dire ce qu'il faut faire, de cadrer tout dans le quotidien. Et ça les empêche finalement de vivre pleinement leur féminité et de s'abandonner avec l'autre. Dans ces cas-là, moi je travaille ainsi avec les femmes. C'est-à-dire qu'elles doivent aussi revoir leur position. C'est à elles aussi de laisser le lead à l'autre, de ne pas vouloir tout contrôler. Donc ça, ça se travaille. Et tout comme dans ces configurations-là, moi j'accompagne des hommes qui ont besoin eux de créer cette verticalité, d'être pleinement dans leur masculin, d'être l'homme qui finalement est aussi un pilier et sécurisant. Et c'est un équilibre finalement, parce que l'un et l'autre peuvent avoir les mêmes problématiques mais ça se traduit ainsi. C'est-à-dire qu'on a besoin d'être Dans cette sécurité intérieure qui est notre verticalité, revenir à notre centre tout en étant dans l'horizontalité et montrer notre vulnérabilité. Et c'est un jeu comme ça de confiance entre l'un et l'autre, cette capacité à être présent à soi, à s'harmoniser soi-même et cette capacité à aller vers l'autre et de pouvoir créer ce va et vient pour créer ces beaux moments de connexion. Alors je vais vous partager maintenant quelques petites clés qui... peuvent améliorer la connexion. Mais je pense que vous avez compris qu'il faut aussi interroger ces mécanismes inconscients et se libérer finalement de ce qui nous limite aussi de la connexion. Alors ce n'est pas qu'une question du coup de la bonne rencontre ou la bonne personne. Nous avons notre responsabilité. de la place qu'on donne et de l'ouverture qu'on a face à notre partenaire. Et finalement, si on a aussi pu se libérer de nos croyances et de nos peurs au sujet de l'idée qu'on se fait de la relation, qu'elle soit inconsciente ou consciente. Alors quand on s'est désencombré de ce qui nous empêche de vivre pleinement la relation, ou en tout cas la connexion, comment tisser ce lien, comment retisser ce lien, comment inviter la grâce de la rencontre ? Je vous propose ici trois piliers. Le premier, ça va être la présence corporelle. Et tout commence par votre souffle, votre respiration. Créer la connexion grâce à la co-régulation, c'est l'art de laisser notre rythme s'accorder. Alors essayez simplement ceci. Inspirez lentement, et si vous êtes avec un ou une partenaire, laissez votre respiration se caler sur la sienne. Ou posez une main sur son torse, sur son ventre, dans l'intime. Et vous verrez, cela change tout. Le plaisir cesse d'être une course pour devenir finalement un langage, de coordonner vos gestes. C'est-à-dire que lorsque vous êtes en contact physique, veillez, comme un tango, à finalement donner une réponse aux gestes de l'autre, de maintenir une action tout en observant ce que la personne fait en retour. Il y a comme une synchronisation de ce contact physique. Cela peut passer simplement déjà par les mains, rien que par les mains. Cela affine votre intelligence corporelle qui nécessite l'écoute de l'autre et votre propre écoute intérieure. Et si vous vous faites attention à cela, à la respiration, au fait de ressentir la respiration de l'autre, ainsi que les gestes, de vraiment vous focaliser sur des gestes simples, d'être dans cette écoute mutuelle de ces gestes, vous pouvez vraiment... Essayez de commencer par ces mains. Les caresses des mains est quelque chose de très sensuel et vous pouvez vous co-réguler ainsi. Tout comme vous mettre l'un contre l'autre et respirer, juste simplement respirer, sans chercher à respirer en même temps, mais à un moment donné ça va venir. Il va y avoir une sorte de synchronicité au niveau des respirations. On ne va pas chercher particulièrement à rentrer dans l'excitation, rentrer dans l'action. On va simplement chercher à accueillir l'autre en soi, par ses sens, tout comme on va sinon demander à l'autre aussi de nous accueillir en lui ou en elle. Donc cette présence corporelle va avoir énormément d'impact pour ressentir la connexion. C'est un point de départ que je peux vous conseiller. J'en viens à mon deuxième conseil qui est l'écoute. Souvent, quand on communique avec une personne, On a tendance à vouloir tout de suite répondre à cette personne. En fait, la connexion, elle se fait aussi quand on est dans cet accueil, dans cette écoute de l'autre. L'autre nous parle et on ne cherche pas à trouver une solution. On cherche juste à entendre et avant même de répondre, de laisser quelques secondes, d'écouter. Ce n'est pas attendre de parler à son tour, c'est finalement accueillir. Alors je recommande justement de prendre ce temps, de respecter par exemple 3 secondes ou 4 secondes. Lorsque l'autre a fini une phrase, et de respirer avant de répondre, de faire cette micro-pause qui finalement amène de la puissance dans ce qui se passe dans la relation. Cela signale au système nerveux de l'autre, je t'ai entendu, je te digère, tu as de l'importance. Voilà ce que signifient ces trois secondes. Et cela crée une connexion qui est un cadeau de présence pour l'autre. Et enfin... je vais vous parler de vulnérabilité dosée. C'est le courage relationnel dont parle Brené Brown. Dire « je me sens un peu intimidée » ou « j'ai besoin de douceur » , ce n'est pas une faiblesse en fait, c'est une ouverture. Et dans la sexualité, savoir nommer ceux qui nous troublent ou ceux qui nous touchent, cela crée un espace privilégié, d'humanité, qui peut être bouleversant. C'est ce qui transforme un rapport sexuel en une vraie rencontre entre deux âmes. Surtout lors des premières rencontres, quand il y a ces premiers rapports sexuels, il y a une pression qui peut être importante des deux côtés. Et je pense que c'est justement là où c'est intéressant de pouvoir dire à l'autre, écoute, j'ai peur de te décevoir, ou écoute, souvent la première fois ça ne fonctionne pas très bien. Mais rien que le fait de le dire, ça fait du bien, ça permet de finalement enlever cette pression de performance, d'y arriver. et l'autre finalement c'est Et souvent dans une bienveillance et dans un accueil. Parce que c'est touchant de voir quelqu'un qui finalement admet qu'il n'est pas parfait ou qu'elle n'est pas parfaite. C'est touchant de voir quelqu'un qui est capable de finalement montrer qu'il est dans sa vérité à ce moment-là et qu'il est capable de dire que ça ne sera peut-être pas comme on l'a imaginé d'une manière idéale. Mais c'est ça qui est idéal, c'est d'avoir une ou un partenaire qui a le courage de se montrer dans sa vulnérabilité. Une forte connexion entre deux êtres part de là, elle part forcément de la vulnérabilité. On ne peut pas se connecter sur une image, sur une performance. Ça c'est du cinéma et ce n'est pas du tout ce qui se joue dans une vraie relation de connexion. Et si l'on tombe sur une personne qui n'est pas en capacité d'accueillir cette vulnérabilité-là, ce n'est pas une personne qui est mature pour accueillir un ou une adulte qui a envie de vivre une forte connexion avec quelqu'un. Pour conclure, j'aimerais vous dire ceci. La connexion, ce n'est pas un hasard. Elle n'est pas une magie réservée à quelques élus. C'est nous qui l'invitons, par notre qualité de présence, notre ouverture à l'autre. C'est un art à manier. Et il est possible, parfois, de tomber sur une personne qui n'est pas en capacité de vivre cela avec nous. Et ce n'est pas grave. Nous n'avons pas à imposer à l'autre une connexion. Nous n'avons pas à imposer à l'autre... finalement d'être vulnérable et d'enlever toutes ses protections. Cela se fait quand la personne est décidée à faire ce chemin-là, et peut-être pas avec nous d'ailleurs. Chacun a sa propre responsabilité de ce qui se passe dans la relation, de ce qu'on laisse comme espace pour créer la connexion. Donc si vous pensez que cette connexion vous échappe, qu'il y a des blocages intimes ou émotionnels qui vous empêchent d'ouvrir cette porte, sachez que cela se développe en douceur, avec patience. Et par exemple, dans mes accompagnements et mes parcours, c'est précisément ce que nous faisons, de reconstruire cette sécurité intérieure et apprendre l'ancrage et la liberté d'être soi dans la relation. Et je finirai tout simplement par vous dire qu'une connexion est possible parce qu'il y a plusieurs éléments qui sont au rendez-vous et deux personnes qui sont en capacité d'offrir et de laisser l'espace pour cet instant. Ce n'est pas qu'une question de l'autre, c'est une question aussi de vous, de votre. propre responsabilité de ce que vous êtes capable de créer et d'offrir à l'autre. Merci pour votre écoute. Prenez bien soin de vous et de vos liens. En tout cas, nous étions connectés pendant le temps de cet épisode et je vous remercie si vous pouvez mettre des étoiles, des likes, s'abonner, réagir. Tout cela a de l'importance pour me sentir bien connectée à vous et de partager davantage de ressources. Et je vous dis à bientôt.