Ce que  Lacan disait des femmes psychanalystes (Podcast n°4) cover
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Une psychanalyse à fleur d'inconscient

Ce que Lacan disait des femmes psychanalystes (Podcast n°4)

Ce que Lacan disait des femmes psychanalystes (Podcast n°4)

13min |27/11/2021
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Description


En tant qu'une de ses anciennes analysantes,  je me suis toujours intéressée bien sûr à ce que Lacan  disait de ses consoeurs, de toutes ces femmes analystes,  pour constater que même si,  en première lecture, ces commentaires peuvent paraître élogieux, voire très élogieux,  ils méritent  une seconde lecture qui leur donne un autre éclairage, en tout cas plus nuancé. 

 

Au tout début de son enseignement, au cours d'une journée consacrée à l'enfance aliénée qui avait été organisée par Maud Manonni,  il  avait affirmé ceci : « Que veut la femme ? » est, on le sait, l’ignorance où reste Freud jusqu’au terme, dans la chose
qu’il a mise au monde.  Ce que femme veut, aussi bien d’être encore au centre aveugle du discours analytique, emporte dans sa conséquence que la femme soit 0psychanalyste-née (comme on s’en aperçoit à ce que régentent l’analyse les moins analysées des femmes). »


Dans une autre  intervention beaucoup plus tardive, dans les années 1970, au cours des journées sur les mathèmes de la psychanalyse,  Lacan reprend cette question mais par un autre biais en se référant à l'apport de Freud « Les pichenettes dont Freud a animé un certain nombre de personnes sont évidemment frappantes quant à ce
qui concerne les femmes. Les femmes analystes sont les seules qui semblent avoir été un tant soit peu chatouillées par les dites pichenettes ». 

Il persiste dans cette affirmation: « Il arrive même que des femmes se risquent dans la psychanalyse,  j’ai dit ce que j’en pensais, à savoir ce que cette espèce de provocation freudienne a tiré  d’elles leur donne un titre tout à fait exceptionnel à tirer d’autres, d’un
certain nombre de  bébés appelés hommes, quelque chose qui ressemble à une vérité." 


Mais nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises pour autant quant
à cette place privilégiée que Lacan attribue aux femmes dans le  champ de la psychanalyse.  Dans les années 1975,  au cours d'une séance du séminaire de RSI, Lacan était  en train de parler d'un livre qui l'avait  passionné un bouquin de Litton Strachey qu'il avait  consacré à la Reine Victoria. A  propos de cette biographie,
il évoquait  le grand mythe bien connu du « vagin denté », vagin denté qu'il avait  attribué à la reine Victoria, puis dans la foulée, à la reine Elisabeth, sans doute la première, et enfin à Sémiramis et c'est ainsi, dans le droit fil de tous ces
personnages féminins, comme dans la lignée de ces femmes puissantes,  qu'il commence à parler des dons des femmes analystes !

J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des
premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la
 psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés

(  https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/ )  000


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En tant qu'une de ses anciennes analysantes,  je me suis toujours intéressée bien sûr à ce que Lacan  disait de ses consoeurs, de toutes ces femmes analystes,  pour constater que même si,  en première lecture, ces commentaires peuvent paraître élogieux, voire très élogieux,  ils méritent  une seconde lecture qui leur donne un autre éclairage, en tout cas plus nuancé. 

 

Au tout début de son enseignement, au cours d'une journée consacrée à l'enfance aliénée qui avait été organisée par Maud Manonni,  il  avait affirmé ceci : « Que veut la femme ? » est, on le sait, l’ignorance où reste Freud jusqu’au terme, dans la chose
qu’il a mise au monde.  Ce que femme veut, aussi bien d’être encore au centre aveugle du discours analytique, emporte dans sa conséquence que la femme soit 0psychanalyste-née (comme on s’en aperçoit à ce que régentent l’analyse les moins analysées des femmes). »


Dans une autre  intervention beaucoup plus tardive, dans les années 1970, au cours des journées sur les mathèmes de la psychanalyse,  Lacan reprend cette question mais par un autre biais en se référant à l'apport de Freud « Les pichenettes dont Freud a animé un certain nombre de personnes sont évidemment frappantes quant à ce
qui concerne les femmes. Les femmes analystes sont les seules qui semblent avoir été un tant soit peu chatouillées par les dites pichenettes ». 

Il persiste dans cette affirmation: « Il arrive même que des femmes se risquent dans la psychanalyse,  j’ai dit ce que j’en pensais, à savoir ce que cette espèce de provocation freudienne a tiré  d’elles leur donne un titre tout à fait exceptionnel à tirer d’autres, d’un
certain nombre de  bébés appelés hommes, quelque chose qui ressemble à une vérité." 


Mais nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises pour autant quant
à cette place privilégiée que Lacan attribue aux femmes dans le  champ de la psychanalyse.  Dans les années 1975,  au cours d'une séance du séminaire de RSI, Lacan était  en train de parler d'un livre qui l'avait  passionné un bouquin de Litton Strachey qu'il avait  consacré à la Reine Victoria. A  propos de cette biographie,
il évoquait  le grand mythe bien connu du « vagin denté », vagin denté qu'il avait  attribué à la reine Victoria, puis dans la foulée, à la reine Elisabeth, sans doute la première, et enfin à Sémiramis et c'est ainsi, dans le droit fil de tous ces
personnages féminins, comme dans la lignée de ces femmes puissantes,  qu'il commence à parler des dons des femmes analystes !

J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des
premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la
 psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés

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Au tout début de son enseignement, au cours d'une journée consacrée à l'enfance aliénée qui avait été organisée par Maud Manonni,  il  avait affirmé ceci : « Que veut la femme ? » est, on le sait, l’ignorance où reste Freud jusqu’au terme, dans la chose
qu’il a mise au monde.  Ce que femme veut, aussi bien d’être encore au centre aveugle du discours analytique, emporte dans sa conséquence que la femme soit 0psychanalyste-née (comme on s’en aperçoit à ce que régentent l’analyse les moins analysées des femmes). »


Dans une autre  intervention beaucoup plus tardive, dans les années 1970, au cours des journées sur les mathèmes de la psychanalyse,  Lacan reprend cette question mais par un autre biais en se référant à l'apport de Freud « Les pichenettes dont Freud a animé un certain nombre de personnes sont évidemment frappantes quant à ce
qui concerne les femmes. Les femmes analystes sont les seules qui semblent avoir été un tant soit peu chatouillées par les dites pichenettes ». 

Il persiste dans cette affirmation: « Il arrive même que des femmes se risquent dans la psychanalyse,  j’ai dit ce que j’en pensais, à savoir ce que cette espèce de provocation freudienne a tiré  d’elles leur donne un titre tout à fait exceptionnel à tirer d’autres, d’un
certain nombre de  bébés appelés hommes, quelque chose qui ressemble à une vérité." 


Mais nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises pour autant quant
à cette place privilégiée que Lacan attribue aux femmes dans le  champ de la psychanalyse.  Dans les années 1975,  au cours d'une séance du séminaire de RSI, Lacan était  en train de parler d'un livre qui l'avait  passionné un bouquin de Litton Strachey qu'il avait  consacré à la Reine Victoria. A  propos de cette biographie,
il évoquait  le grand mythe bien connu du « vagin denté », vagin denté qu'il avait  attribué à la reine Victoria, puis dans la foulée, à la reine Elisabeth, sans doute la première, et enfin à Sémiramis et c'est ainsi, dans le droit fil de tous ces
personnages féminins, comme dans la lignée de ces femmes puissantes,  qu'il commence à parler des dons des femmes analystes !

J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des
premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la
 psychanalyse". Vous pouvez y retrouver la plupart de  ces textes développés

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En tant qu'une de ses anciennes analysantes,  je me suis toujours intéressée bien sûr à ce que Lacan  disait de ses consoeurs, de toutes ces femmes analystes,  pour constater que même si,  en première lecture, ces commentaires peuvent paraître élogieux, voire très élogieux,  ils méritent  une seconde lecture qui leur donne un autre éclairage, en tout cas plus nuancé. 

 

Au tout début de son enseignement, au cours d'une journée consacrée à l'enfance aliénée qui avait été organisée par Maud Manonni,  il  avait affirmé ceci : « Que veut la femme ? » est, on le sait, l’ignorance où reste Freud jusqu’au terme, dans la chose
qu’il a mise au monde.  Ce que femme veut, aussi bien d’être encore au centre aveugle du discours analytique, emporte dans sa conséquence que la femme soit 0psychanalyste-née (comme on s’en aperçoit à ce que régentent l’analyse les moins analysées des femmes). »


Dans une autre  intervention beaucoup plus tardive, dans les années 1970, au cours des journées sur les mathèmes de la psychanalyse,  Lacan reprend cette question mais par un autre biais en se référant à l'apport de Freud « Les pichenettes dont Freud a animé un certain nombre de personnes sont évidemment frappantes quant à ce
qui concerne les femmes. Les femmes analystes sont les seules qui semblent avoir été un tant soit peu chatouillées par les dites pichenettes ». 

Il persiste dans cette affirmation: « Il arrive même que des femmes se risquent dans la psychanalyse,  j’ai dit ce que j’en pensais, à savoir ce que cette espèce de provocation freudienne a tiré  d’elles leur donne un titre tout à fait exceptionnel à tirer d’autres, d’un
certain nombre de  bébés appelés hommes, quelque chose qui ressemble à une vérité." 


Mais nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises pour autant quant
à cette place privilégiée que Lacan attribue aux femmes dans le  champ de la psychanalyse.  Dans les années 1975,  au cours d'une séance du séminaire de RSI, Lacan était  en train de parler d'un livre qui l'avait  passionné un bouquin de Litton Strachey qu'il avait  consacré à la Reine Victoria. A  propos de cette biographie,
il évoquait  le grand mythe bien connu du « vagin denté », vagin denté qu'il avait  attribué à la reine Victoria, puis dans la foulée, à la reine Elisabeth, sans doute la première, et enfin à Sémiramis et c'est ainsi, dans le droit fil de tous ces
personnages féminins, comme dans la lignée de ces femmes puissantes,  qu'il commence à parler des dons des femmes analystes !

J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des
premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la
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