Quand Freud empruntait son miroir incendiaire à Archimède ( Podcast 27) cover
Quand Freud empruntait son miroir incendiaire à Archimède ( Podcast 27) cover
Une psychanalyse à fleur d'inconscient

Quand Freud empruntait son miroir incendiaire à Archimède ( Podcast 27)

Quand Freud empruntait son miroir incendiaire à Archimède ( Podcast 27)

11min |16/05/2023|

654

Play
Quand Freud empruntait son miroir incendiaire à Archimède ( Podcast 27) cover
Quand Freud empruntait son miroir incendiaire à Archimède ( Podcast 27) cover
Une psychanalyse à fleur d'inconscient

Quand Freud empruntait son miroir incendiaire à Archimède ( Podcast 27)

Quand Freud empruntait son miroir incendiaire à Archimède ( Podcast 27)

11min |16/05/2023|

654

Play

Description

Bienvenue  sur ce site de podcasts, « Une psychanalyse à fleur d'inconscient ».  Aujourd'hui J'ai choisi en guise d'introduction,  un rêve de Freud que je trouve amusant.  Il écrit dans L'interprétation du rêve   : « Je me retrouve de nouveau entrain de faire de la chimie au laboratoire de l’université. Le conseiller aulique L m'invite à venir quelque part. Il tient dans
sa main levée en l’air devant lui une lampe ou quelque autre instrument avec des airs d’intelligence affûtée ou de perception aiguë,  dans une posture caractéristique, la tête tendue vers l’avant ».

Il évoque l' événement de la veille qui  a provoqué ce rêve, le fait qu’il avait appris une mauvaise nouvelle, la suppression du lieu où il pouvait jusqu’alors donner ses conférences. et Cela lui avait  fait penser à ses débuts de jeune médecin où on lui avait  refusé toute aide. 

Dans son interprétation, Freud  décrit la façon dont ce conseiller aulique porte la lampe ou la loupe et évoque par cette association,  la statue d’Archimède à Syracuse. Or ce monument célèbre le fait qu'Archimède  avait pu mettre le feu aux voiles de la flotte romaine qui assiégeait la ville de Syracuse à l'aide d'un miroir incendiaire. C'est ce même objet que porte le conseiller aulique qui devance Freud. C'est ainsi que Freud met le feu à l'université.
Sobrement Freud interprète ce rêve «  Toute personne experte en interprétation du rêve devinera aisément que ni désir de vengeance ni présomption de grandeur ne sont étrangers aux pensées du rêve.»

Le vernis de la civilisation est extrêmement fragile, il se craquelle et se fissure dans le moindre de nos gestes et de nos propos. Sous les plus belles réalisations humaines, dans les domaines de l’art, de la littérature ou de la politique, réapparaît sans cesse, sous une forme plus ou moins masquée, notre inhumanité à savoir notre désir de destruction envers ceux qui nous entourent.

Si nous nous référons  à ce que nous pouvons apprendre, à propos du  moindre de nos rêves ou de nos actes manqués,  nous pouvons découvrir que nous nous y débarrassons allègrement de tous ceux qui peuvent faire obstacle à la réalisation de nos désirs les plus
chers, ou de tous ceux qui portent atteinte à la haute opinion que nous avons de nous-mêmes, en les envoyant au Diable ou encore « ad patres ». Nous  les envoyons ainsi, sans autre forme de procès,  rejoindre le monde de nos ancêtres.

Pour décrire cette foncière méchanceté qui est au cœur de chacun de nous, Freud, comme souvent, aime bien faire appel non seulement au savoir mais aussi à l’humour des poètes.  

Description

Bienvenue  sur ce site de podcasts, « Une psychanalyse à fleur d'inconscient ».  Aujourd'hui J'ai choisi en guise d'introduction,  un rêve de Freud que je trouve amusant.  Il écrit dans L'interprétation du rêve   : « Je me retrouve de nouveau entrain de faire de la chimie au laboratoire de l’université. Le conseiller aulique L m'invite à venir quelque part. Il tient dans
sa main levée en l’air devant lui une lampe ou quelque autre instrument avec des airs d’intelligence affûtée ou de perception aiguë,  dans une posture caractéristique, la tête tendue vers l’avant ».

Il évoque l' événement de la veille qui  a provoqué ce rêve, le fait qu’il avait appris une mauvaise nouvelle, la suppression du lieu où il pouvait jusqu’alors donner ses conférences. et Cela lui avait  fait penser à ses débuts de jeune médecin où on lui avait  refusé toute aide. 

Dans son interprétation, Freud  décrit la façon dont ce conseiller aulique porte la lampe ou la loupe et évoque par cette association,  la statue d’Archimède à Syracuse. Or ce monument célèbre le fait qu'Archimède  avait pu mettre le feu aux voiles de la flotte romaine qui assiégeait la ville de Syracuse à l'aide d'un miroir incendiaire. C'est ce même objet que porte le conseiller aulique qui devance Freud. C'est ainsi que Freud met le feu à l'université.
Sobrement Freud interprète ce rêve «  Toute personne experte en interprétation du rêve devinera aisément que ni désir de vengeance ni présomption de grandeur ne sont étrangers aux pensées du rêve.»

Le vernis de la civilisation est extrêmement fragile, il se craquelle et se fissure dans le moindre de nos gestes et de nos propos. Sous les plus belles réalisations humaines, dans les domaines de l’art, de la littérature ou de la politique, réapparaît sans cesse, sous une forme plus ou moins masquée, notre inhumanité à savoir notre désir de destruction envers ceux qui nous entourent.

Si nous nous référons  à ce que nous pouvons apprendre, à propos du  moindre de nos rêves ou de nos actes manqués,  nous pouvons découvrir que nous nous y débarrassons allègrement de tous ceux qui peuvent faire obstacle à la réalisation de nos désirs les plus
chers, ou de tous ceux qui portent atteinte à la haute opinion que nous avons de nous-mêmes, en les envoyant au Diable ou encore « ad patres ». Nous  les envoyons ainsi, sans autre forme de procès,  rejoindre le monde de nos ancêtres.

Pour décrire cette foncière méchanceté qui est au cœur de chacun de nous, Freud, comme souvent, aime bien faire appel non seulement au savoir mais aussi à l’humour des poètes.  

Share

Embed

You may also like

Description

Bienvenue  sur ce site de podcasts, « Une psychanalyse à fleur d'inconscient ».  Aujourd'hui J'ai choisi en guise d'introduction,  un rêve de Freud que je trouve amusant.  Il écrit dans L'interprétation du rêve   : « Je me retrouve de nouveau entrain de faire de la chimie au laboratoire de l’université. Le conseiller aulique L m'invite à venir quelque part. Il tient dans
sa main levée en l’air devant lui une lampe ou quelque autre instrument avec des airs d’intelligence affûtée ou de perception aiguë,  dans une posture caractéristique, la tête tendue vers l’avant ».

Il évoque l' événement de la veille qui  a provoqué ce rêve, le fait qu’il avait appris une mauvaise nouvelle, la suppression du lieu où il pouvait jusqu’alors donner ses conférences. et Cela lui avait  fait penser à ses débuts de jeune médecin où on lui avait  refusé toute aide. 

Dans son interprétation, Freud  décrit la façon dont ce conseiller aulique porte la lampe ou la loupe et évoque par cette association,  la statue d’Archimède à Syracuse. Or ce monument célèbre le fait qu'Archimède  avait pu mettre le feu aux voiles de la flotte romaine qui assiégeait la ville de Syracuse à l'aide d'un miroir incendiaire. C'est ce même objet que porte le conseiller aulique qui devance Freud. C'est ainsi que Freud met le feu à l'université.
Sobrement Freud interprète ce rêve «  Toute personne experte en interprétation du rêve devinera aisément que ni désir de vengeance ni présomption de grandeur ne sont étrangers aux pensées du rêve.»

Le vernis de la civilisation est extrêmement fragile, il se craquelle et se fissure dans le moindre de nos gestes et de nos propos. Sous les plus belles réalisations humaines, dans les domaines de l’art, de la littérature ou de la politique, réapparaît sans cesse, sous une forme plus ou moins masquée, notre inhumanité à savoir notre désir de destruction envers ceux qui nous entourent.

Si nous nous référons  à ce que nous pouvons apprendre, à propos du  moindre de nos rêves ou de nos actes manqués,  nous pouvons découvrir que nous nous y débarrassons allègrement de tous ceux qui peuvent faire obstacle à la réalisation de nos désirs les plus
chers, ou de tous ceux qui portent atteinte à la haute opinion que nous avons de nous-mêmes, en les envoyant au Diable ou encore « ad patres ». Nous  les envoyons ainsi, sans autre forme de procès,  rejoindre le monde de nos ancêtres.

Pour décrire cette foncière méchanceté qui est au cœur de chacun de nous, Freud, comme souvent, aime bien faire appel non seulement au savoir mais aussi à l’humour des poètes.  

Description

Bienvenue  sur ce site de podcasts, « Une psychanalyse à fleur d'inconscient ».  Aujourd'hui J'ai choisi en guise d'introduction,  un rêve de Freud que je trouve amusant.  Il écrit dans L'interprétation du rêve   : « Je me retrouve de nouveau entrain de faire de la chimie au laboratoire de l’université. Le conseiller aulique L m'invite à venir quelque part. Il tient dans
sa main levée en l’air devant lui une lampe ou quelque autre instrument avec des airs d’intelligence affûtée ou de perception aiguë,  dans une posture caractéristique, la tête tendue vers l’avant ».

Il évoque l' événement de la veille qui  a provoqué ce rêve, le fait qu’il avait appris une mauvaise nouvelle, la suppression du lieu où il pouvait jusqu’alors donner ses conférences. et Cela lui avait  fait penser à ses débuts de jeune médecin où on lui avait  refusé toute aide. 

Dans son interprétation, Freud  décrit la façon dont ce conseiller aulique porte la lampe ou la loupe et évoque par cette association,  la statue d’Archimède à Syracuse. Or ce monument célèbre le fait qu'Archimède  avait pu mettre le feu aux voiles de la flotte romaine qui assiégeait la ville de Syracuse à l'aide d'un miroir incendiaire. C'est ce même objet que porte le conseiller aulique qui devance Freud. C'est ainsi que Freud met le feu à l'université.
Sobrement Freud interprète ce rêve «  Toute personne experte en interprétation du rêve devinera aisément que ni désir de vengeance ni présomption de grandeur ne sont étrangers aux pensées du rêve.»

Le vernis de la civilisation est extrêmement fragile, il se craquelle et se fissure dans le moindre de nos gestes et de nos propos. Sous les plus belles réalisations humaines, dans les domaines de l’art, de la littérature ou de la politique, réapparaît sans cesse, sous une forme plus ou moins masquée, notre inhumanité à savoir notre désir de destruction envers ceux qui nous entourent.

Si nous nous référons  à ce que nous pouvons apprendre, à propos du  moindre de nos rêves ou de nos actes manqués,  nous pouvons découvrir que nous nous y débarrassons allègrement de tous ceux qui peuvent faire obstacle à la réalisation de nos désirs les plus
chers, ou de tous ceux qui portent atteinte à la haute opinion que nous avons de nous-mêmes, en les envoyant au Diable ou encore « ad patres ». Nous  les envoyons ainsi, sans autre forme de procès,  rejoindre le monde de nos ancêtres.

Pour décrire cette foncière méchanceté qui est au cœur de chacun de nous, Freud, comme souvent, aime bien faire appel non seulement au savoir mais aussi à l’humour des poètes.  

Share

Embed

You may also like