Secrètes fragrances ( notes sur l’odorat) ( Podcast n°29) cover
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Une psychanalyse à fleur d'inconscient

Secrètes fragrances ( notes sur l’odorat) ( Podcast n°29)

Secrètes fragrances ( notes sur l’odorat) ( Podcast n°29)

10min |04/07/2023|

715

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Description


Bienvenue sur ce site de podcasts “ une psychanalyse à fleur d’inconscient”.   Aujourd’hui en cette période de vacances, j’ai choisi de vous parler de parfums, des bonnes ou des mauvaises odeurs qui nous ravissent ou nous incommodent. 

Juliette, Juliette Nouredine, une chanteuse qui compose le plus souvent à la fois les textes et les musiques de ses chansons, a célébré dans l’une d’elles,  des  parfums,  traces de la présence d’une femme aimée ou peut-être de l’homme aimé, on ne sait. Mais ce serait plutôt des parfums de femme qui sont ainsi évoqués.

«Je veux garder pour en mourir

Ce que vous avez oublié

Sur les décombres de nos désirs

Votre parfum sur l’oreiller. 

Laissez-moi deviner ces subtiles odeurs

Et promener mon nez

Parfait inquisiteur

Il y a des fleurs en vous

Que je ne connais pas

Et que gardent jaloux

Les replis de mes draps »

On peut mourir d’amour et Juliette, célébrant les secrètes fragrances de son objet d’amour, nous en apporte la preuve, tout au moins en chanson. Mais il est un autre mot, dans le registre de ces odeurs qui est, lui aussi, un peu tombé en désuétude, et qui, au contraire des fragrances, est de l’ordre des mauvaises odeurs, c’est celui de « pestilence ».  C’est un mot que Lacan avait utilisé à propos de l’analyste. Il avait en effet trouvé cette très jolie métaphore selon laquelle « l’analyste est un feu follet ».  «Un feu follet, affirme-t-il,  n’éclaire rien, il sort même ordinairement de quelque pestilence ». 

Lacan effectue ainsi un bien curieux rapprochement.  Est-ce pour indiquer qu’avec les signifiants de  ces pulsions partielles qui ont jalonnées son enfance, avec  ces pestilences pulsionnelles,  l’analyste trouve le chemin de son désir, un désir « averti »  concernant «  l’humaine condition »?

Pour ma part, je me suis souvent posé cette  question,  à propos de ces bonnes et mauvaises odeurs.  Pourquoi Freud  et Lacan, dans la même veine, n’ont-ils  pas érigé ces effluves odorantes  ou nauséabondes au titre d’objet petit a,  au même titre que le sein, les selles, la voix et le regard puisque Freud indiquait que les représentations de ces zones sexuelles abandonnées, ces signifiants de la pulsion, pour l’interpréter en termes de logique du signifiant,  “dégagent maintenant la même puanteur” que le souvenir infantile évoqué.  



Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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Bienvenue sur ce site de podcasts “ une psychanalyse à fleur d’inconscient”.   Aujourd’hui en cette période de vacances, j’ai choisi de vous parler de parfums, des bonnes ou des mauvaises odeurs qui nous ravissent ou nous incommodent. 

Juliette, Juliette Nouredine, une chanteuse qui compose le plus souvent à la fois les textes et les musiques de ses chansons, a célébré dans l’une d’elles,  des  parfums,  traces de la présence d’une femme aimée ou peut-être de l’homme aimé, on ne sait. Mais ce serait plutôt des parfums de femme qui sont ainsi évoqués.

«Je veux garder pour en mourir

Ce que vous avez oublié

Sur les décombres de nos désirs

Votre parfum sur l’oreiller. 

Laissez-moi deviner ces subtiles odeurs

Et promener mon nez

Parfait inquisiteur

Il y a des fleurs en vous

Que je ne connais pas

Et que gardent jaloux

Les replis de mes draps »

On peut mourir d’amour et Juliette, célébrant les secrètes fragrances de son objet d’amour, nous en apporte la preuve, tout au moins en chanson. Mais il est un autre mot, dans le registre de ces odeurs qui est, lui aussi, un peu tombé en désuétude, et qui, au contraire des fragrances, est de l’ordre des mauvaises odeurs, c’est celui de « pestilence ».  C’est un mot que Lacan avait utilisé à propos de l’analyste. Il avait en effet trouvé cette très jolie métaphore selon laquelle « l’analyste est un feu follet ».  «Un feu follet, affirme-t-il,  n’éclaire rien, il sort même ordinairement de quelque pestilence ». 

Lacan effectue ainsi un bien curieux rapprochement.  Est-ce pour indiquer qu’avec les signifiants de  ces pulsions partielles qui ont jalonnées son enfance, avec  ces pestilences pulsionnelles,  l’analyste trouve le chemin de son désir, un désir « averti »  concernant «  l’humaine condition »?

Pour ma part, je me suis souvent posé cette  question,  à propos de ces bonnes et mauvaises odeurs.  Pourquoi Freud  et Lacan, dans la même veine, n’ont-ils  pas érigé ces effluves odorantes  ou nauséabondes au titre d’objet petit a,  au même titre que le sein, les selles, la voix et le regard puisque Freud indiquait que les représentations de ces zones sexuelles abandonnées, ces signifiants de la pulsion, pour l’interpréter en termes de logique du signifiant,  “dégagent maintenant la même puanteur” que le souvenir infantile évoqué.  



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Juliette, Juliette Nouredine, une chanteuse qui compose le plus souvent à la fois les textes et les musiques de ses chansons, a célébré dans l’une d’elles,  des  parfums,  traces de la présence d’une femme aimée ou peut-être de l’homme aimé, on ne sait. Mais ce serait plutôt des parfums de femme qui sont ainsi évoqués.

«Je veux garder pour en mourir

Ce que vous avez oublié

Sur les décombres de nos désirs

Votre parfum sur l’oreiller. 

Laissez-moi deviner ces subtiles odeurs

Et promener mon nez

Parfait inquisiteur

Il y a des fleurs en vous

Que je ne connais pas

Et que gardent jaloux

Les replis de mes draps »

On peut mourir d’amour et Juliette, célébrant les secrètes fragrances de son objet d’amour, nous en apporte la preuve, tout au moins en chanson. Mais il est un autre mot, dans le registre de ces odeurs qui est, lui aussi, un peu tombé en désuétude, et qui, au contraire des fragrances, est de l’ordre des mauvaises odeurs, c’est celui de « pestilence ».  C’est un mot que Lacan avait utilisé à propos de l’analyste. Il avait en effet trouvé cette très jolie métaphore selon laquelle « l’analyste est un feu follet ».  «Un feu follet, affirme-t-il,  n’éclaire rien, il sort même ordinairement de quelque pestilence ». 

Lacan effectue ainsi un bien curieux rapprochement.  Est-ce pour indiquer qu’avec les signifiants de  ces pulsions partielles qui ont jalonnées son enfance, avec  ces pestilences pulsionnelles,  l’analyste trouve le chemin de son désir, un désir « averti »  concernant «  l’humaine condition »?

Pour ma part, je me suis souvent posé cette  question,  à propos de ces bonnes et mauvaises odeurs.  Pourquoi Freud  et Lacan, dans la même veine, n’ont-ils  pas érigé ces effluves odorantes  ou nauséabondes au titre d’objet petit a,  au même titre que le sein, les selles, la voix et le regard puisque Freud indiquait que les représentations de ces zones sexuelles abandonnées, ces signifiants de la pulsion, pour l’interpréter en termes de logique du signifiant,  “dégagent maintenant la même puanteur” que le souvenir infantile évoqué.  



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«Je veux garder pour en mourir

Ce que vous avez oublié

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Et promener mon nez

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Il y a des fleurs en vous

Que je ne connais pas

Et que gardent jaloux

Les replis de mes draps »

On peut mourir d’amour et Juliette, célébrant les secrètes fragrances de son objet d’amour, nous en apporte la preuve, tout au moins en chanson. Mais il est un autre mot, dans le registre de ces odeurs qui est, lui aussi, un peu tombé en désuétude, et qui, au contraire des fragrances, est de l’ordre des mauvaises odeurs, c’est celui de « pestilence ».  C’est un mot que Lacan avait utilisé à propos de l’analyste. Il avait en effet trouvé cette très jolie métaphore selon laquelle « l’analyste est un feu follet ».  «Un feu follet, affirme-t-il,  n’éclaire rien, il sort même ordinairement de quelque pestilence ». 

Lacan effectue ainsi un bien curieux rapprochement.  Est-ce pour indiquer qu’avec les signifiants de  ces pulsions partielles qui ont jalonnées son enfance, avec  ces pestilences pulsionnelles,  l’analyste trouve le chemin de son désir, un désir « averti »  concernant «  l’humaine condition »?

Pour ma part, je me suis souvent posé cette  question,  à propos de ces bonnes et mauvaises odeurs.  Pourquoi Freud  et Lacan, dans la même veine, n’ont-ils  pas érigé ces effluves odorantes  ou nauséabondes au titre d’objet petit a,  au même titre que le sein, les selles, la voix et le regard puisque Freud indiquait que les représentations de ces zones sexuelles abandonnées, ces signifiants de la pulsion, pour l’interpréter en termes de logique du signifiant,  “dégagent maintenant la même puanteur” que le souvenir infantile évoqué.  



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