- Speaker #0
Bonjour à tous, bonjour à toutes, on se retrouve aujourd'hui dans un nouvel épisode de ce podcast qui s'intitule Verindigo. Du coup je suis avec Florian, on fait ce nouveau podcast parce que du coup on avait ça en projet depuis longtemps. Ça fait longtemps qu'on voulait le faire, ça fait longtemps qu'on essaie de se bouger le cul aussi pour le faire. Et là on a enfin réussi à enregistrer le premier épisode. Donc ça se trouve, ce sera un gros échec, ça se trouve il y aura trois épisodes et le podcast va complètement flopper. Ça se trouve pas du tout, ça se trouve ce sera un grand succès et tout le monde va dire enregistrer plein d'épisodes, plein d'épisodes, on sait pas. mais en tout cas on voulait parler, faire des bilans parler de plein, en fait on a plein de sujets quand même dans nos têtes depuis longtemps à aborder entre nous qu'on discute entre nous et on s'est dit oh c'est intéressant des fois de réenregistrer et aussi je pense qu'on cherchait un peu des prétextes de rejouer ensemble au foot un peu il y a un peu un côté où on joue en copain en mode allez vas-y viens on va dehors et on va jouer dehors ils ont recouvert
- Speaker #1
le city avec du béton, on cherchait un nouveau terrain de jeu je crois qu'on l'a trouvé et du coup je me dis
- Speaker #0
Peut-être que c'est l'occasion de faire ce premier épisode, et je pense qu'on peut commencer et pas faire des intros bien plus longues, parce que ça me saoule toujours les introductions dans les contenus de manière générale. Est-ce que tu veux prendre la main ? Est-ce que tu veux que je lance ce truc ?
- Speaker #1
Vas-y, carrément, on en parlait un petit peu avant d'enregistrer, je pense qu'on peut déjà faire un premier bilan, où en vérité, c'est pas la première fois qu'on crée un truc, on avait notamment le... Notamment, on avait que ça, en vérité, mais qui a été sur plusieurs formats, mais du coup, le Mediaset Culture. je pense qu'en vrai ce qui peut être intéressant c'est de faire un premier bilan sur ces deux ans depuis qu'on a arrêté et sur du coup ce qui a amené notamment cette frustration et cette envie de recréer du contenu c'est surtout ça, c'est qu'on avait comme on l'a dit un terrain de jeu, on l'a pu et là on se retrouve du coup pour faire autre chose toi c'est quoi un peu le bilan que tu tires de tout ça ?
- Speaker #0
En fait moi déjà ça m'a fait trop bizarre moi j'ai rejoint le média en 2016 et en fait de 2016 à 2024 c'est ça ? Ou 2024 on a arrêté ?
- Speaker #1
Ouais c'est ça, le dernier magazine Osmo, en tout cas on l'a sorti en juillet, on a clôturé officiellement je crois mi-août.
- Speaker #0
Ouais c'est ça, donc ça veut dire que depuis, et surtout que je vois que en 2016 j'ai 19 ans, bon c'est en décembre mais globalement j'ai 19-20 ans on va dire quand je rejoins le média, au final ça m'a pré-suivi toute cette décennie qui est arrivée, et tout ce que j'ai fait dans ma vie, il y a toujours eu 7C, ça a toujours été dans un coin de ma tête, ça a toujours été une charge mentale parfois. Mais du coup, c'est tout le temps là, Quand ça s'est vraiment terminé, au début, je me suis dit « Ah, mais en fait, est-ce que c'est une pause ? » Génial, c'est une pause. Trop bien. Et moi, je me souviens, un truc que je disais tout le temps, c'est « Trop bien, je vais pouvoir jouer à Breath of the Wild. » Et pendant longtemps, j'ai repoussé ça parce que Inès et toi étaient en mode « Non, il faut continuer. » Ah d'ailleurs, il y a peut-être Inès aussi qui a participé à certains épisodes de Correlorant. Et du coup, elle et toi me disaient tout le temps « On refait... » En tout cas, c'était redécalé la fin du média. En gros, je dis ça un peu mal, mais la fin du média a été un peu repoussée. Et on s'était donné une deadline un peu en août que tout soit terminé. Et je crois que ça devait être en juin, parce que je me souviens de mon anniversaire. Et je m'étais dit, après, j'ai eu le poste de The World à mon anniversaire. Il y a vraiment un truc de vous voulez me tuer. Et donc, je faisais que d'attendre, d'attendre, d'attendre, d'attendre de pouvoir avoir du temps à me consacrer. Parce qu'à l'époque, en tout cas, quand on gérait le média, déjà, c'était de plus en plus lourd, déjà, c'était de plus en plus pesant au quotidien. et tous les amusements du départ et du début surtout, c'est la même chose font que au début tout est génial et c'est que du divertissement et c'est que de l'amusement et plus le temps passe plus ça devient un taf sauf qu'en fait avec le temps au départ on était des étudiants, au final on est devenus des grands adultes avec un travail et je pense que c'est ça aussi le gros gap et le gros changement qu'il y a eu dans nos vies
- Speaker #1
Ouais ouais complètement, c'est vrai que c'est passé d'un projet où Cette culture, ça a été créé, bah là, il y a officiellement 10 ans, je crois que c'était le 19 mars, la date anniversaire, 19 mars 2016, et au début c'était vraiment un projet pour passer le temps, pour partager notre passion du rap et tout ça, et il y a un moment donné où effectivement ça s'est, on va dire, professionnalisé, en tout cas on a essayé de faire un contenu un peu plus carré sur le bien des points, et donc forcément ça a amené une charge mentale, ça a amené des... Des obligations. C'était plus du plaisir à ce moment-là, c'était des obligations. Et je pense que ça a été un vrai switch dans notre façon de faire le truc. Et c'est vrai que la fin, du coup, elle était peut-être un peu plus subie que faite avec plaisir, je pense aussi.
- Speaker #0
Oui, carrément. Puis même les magazines, dans le sens où c'était génial et j'ai adoré les faire, c'est qu'en fait, quand on a sorti le premier, en fait, il y a l'effervescence de la nouveauté. Je pense que nous, on est des gens qui s'ennuient un peu vite, j'ai l'impression. On le fait une fois, on le fait une deuxième fois, on le fait une troisième fois. Au final, on est arrivé à six volumes. Je pense qu'il y avait plein de mini-fossrations qui existaient un peu de tous les côtés. Je pense qu'il y a plein de choses qu'on n'a pas réussi forcément à concrétiser comme on le souhaitait, même si je pense que le dernier volume notamment fait partie des... Enfin, à chaque fois qu'on en sortait un, c'était quand même mon préféré, et à chaque fois c'était mieux, on avait un nouveau step. Mais en fait c'était tellement de travail, que ce soit de la correction, que ce soit de la gestion d'équipe aussi, parce que de rien ça coûte, et c'est quand même intense de gérer autant d'êtres humains différents. En fait ce qui était compliqué c'est que du coup c'était aussi une grosse charge, comme tu disais, sur la gestion d'équipe, sur le fait que... A chaque fois qu'on sortait un magazine, on faisait en sorte qu'il soit mieux, mais pour qu'il soit mieux, en fait, il fallait qu'on se consomme, non, que ça nous consume plutôt, pardon, et que du coup, ça nous bouffait un peu de l'intérieur, parce que nos vies, en fait, étaient vraiment en confrontation directe, et nos taffes notamment, faisaient qu'on avait de moins en moins de temps pour s'y consacrer. Il y avait quand même moins de plaisir, dans le sens où l'effervescence de la nouveauté, elle s'évaporait petit à petit, et il y avait plein de petites frustrations, je pense, de tous les côtés qui pouvaient exister, qui avec le temps ont fait que... Comme t'as dit, si on faisait un peu deux variables, on va dire la variable un peu plaisir était trop basse par rapport à l'effort que ça nous consommait, l'effort que ça nous demandait, plutôt. Et au final, c'est un peu comme ça qu'on s'est un peu dit de nous-mêmes, viens, on arrête, et viens, on fait autre chose. Et surtout, viens, on se repose un peu, parce que, comme on a dit, en fait, on a connu presque ça, pas toutes nos vies, mais pas loin. Enfin, il y a un côté où... Mais en fait, c'était trop paradoxal, ce rapport un peu amour-haine que j'avais. aux médias, enfin haine c'est un grand mot parce que j'avais pas de haine devant les médias mais surtout dans le sens de, en fait ça représente un peu tout ce que j'ai toujours connu en matière de créativité parce que grâce à ça j'ai pu faire enfin je dis jeu mais c'est de l'équipe on a pu faire des mixtapes on a pu faire des live twitch on a pu faire des j'ai participé à une conférence en public enfin j'aurais jamais vu ça enfin on parle en rap quoi et de magazine on a fait un magazine on a fait Merci. Des centaines et des centaines d'articles et de chroniques, etc. Et en fait, on avait fait plein de choses, toujours en équipe. Et je pense que c'est ça qui manque, c'est qu'en fait, dès lors que t'as plus ton équipe, dès lors que t'es plus... Parce que là, du coup, je pense maintenant, on va rentrer un peu dans la période aujourd'hui, un peu, et de qu'est-ce qui s'est passé, etc. Toi, déjà, qu'est-ce que t'as fait depuis la fin de 7C ? Je pense que ça peut être intéressant.
- Speaker #1
Moi, la fin de 7C, ça a été vraiment... C'est terrible, parce qu'encore une fois, de base, c'était vraiment un projet fait par... Par passion, par amour du rap, de cette culture en général. Et qu'il n'y a pas de désamour non plus. Quoique je pense qu'il y a aussi un peu de... Factuellement, j'écoute aussi moins de rap depuis que j'en parle plus. Donc c'est assez paradoxal. Je pense qu'il y a aussi une petite saturation de mon côté, je pense. Mais de façon générale, quand cette culture s'est arrêtée, quand on a pris le choix de l'arrêter, j'ai vu ça comme une libération. Moi, ça a été libé, ça a été... très libérateur tu parlais de créativité moi je sais qu'il y a un truc que j'aime et qui est une de mes grandes passions c'est le dessin par exemple je crois que dès que cette culture s'est terminée j'ai directement été investir dans des nouveaux crayons dans des nouveaux carnets de croquis dans des nouveaux trucs pour pas tellement en faire de passion en fait complètement tout le temps que je passais en fait à parler de rap à écrire à ceci à cela je l'ai mis à dessiner en fait entre autres choses Il y a eu ce truc de « il faut que je fasse autre chose, pour le coup, il faut vraiment que je fasse autre chose » . Et ouais, ça a été libérateur. Mais par contre, quand même, assez rapidement. En fait, on s'était dit, avant même que c'était s'arrête, je me rappelle, on avait été au spectacle de Cane Cogendie. Et après, on avait passé la fin de soirée. Ouais. On avait passé la fin de soirée justement chez Inès. Je crois que le lendemain, toi, tu reprenais le train pour retourner à Grenoble. Donc, je t'avais déposé à la gare et tout. Et je crois qu'on avait parlé jusqu'à peut-être 5h du matin, je crois, si ton train était assez tôt. Et notamment, je me rappelle d'une discussion où on était tous les trois et on disait donc que quoi qu'il arrive à cette culture, on se retrouvera pour créer des trucs, parce qu'en vérité, ça marche trop bien quand on crée des choses ensemble, c'est trop cool. Et je sais que moi, assez rapidement quand même, il y a eu ce truc de, ok, par contre, ça me manque. Alors ça, c'était pas non plus très très intense, mais il y avait ce truc de, ah, c'était quand même cool quand on créait. Et le sentiment de faire une pause après l'arrêt de cette culture, au bout de peut-être 8 mois, 1 an, il y avait commencé petit à petit à avoir ce truc de « Ah, j'ai envie de refaire un truc, de recréer du contenu, de le reproposer, de refaire quelque chose. »
- Speaker #0
Clairement. Moi, je sais qu'il y avait cette envie-là, mais mélangée avec la flemme et le fait que, si tu ne viens pas me tirer et me dire « Viens, on fait un truc » , en fait, le divertissement, il y en a partout sur Terre. Et vraiment, chaque seconde, chaque... endroit que je pose mes yeux, je me dis tiens, un nouveau jeu de société, oh tiens, un nouveau jeu vidéo oh tiens, parce que moi contrairement à toi par exemple, j'ai jamais arrêté d'écouter autant de rap ça c'est, je continue toujours d'en écouter autant et j'ai jamais eu en fait moi mon je sais pas comment, je trouve pas le terme parce que c'est pas du dégoût, mais un peu mon trop plein c'est vraiment fait sur justement le le travail autour de la musique entre guillemets sur le fait de ne plus faire. Et notamment, je sais qu'on était passé par Groover, on peut le dire. Globalement, ça nous a permis de gagner de l'argent pour faire des projets.
- Speaker #1
C'est ce qui finançait à 30% à peu près les magazines en général.
- Speaker #0
Clairement. Et en fait, le truc, c'est que pour expliquer un peu en gros Groover, c'était une plateforme où du coup, en échange de rémunération, on faisait des retours sur de la musique. Les artistes pouvaient être playlistés, ils pouvaient être repartagés, etc. Sauf qu'en fait on faisait ça à une quantité Où en fait à la fin c'était devenu informatisé Enfin pas informatisé mais dans le sens de En trois notes Je pouvais presque savoir si le son je l'aimais bien ou je l'aimais pas Et du coup ça m'a un peu cassé mon rapport aussi A une certaine façon D'écrire sur de la musique Et pendant très longtemps Et encore aujourd'hui je pense que j'ai un peu un Le mot est grand attention Trigger warning le mot est très grand Un peu un trauma du Google Doc J'ai plus envie de l'ouvrir En fait quand je l'ouvre je sais que c'est du travail J'ai plus envie de le faire et je... Ça m'est arrivé de... Mais tu vois, même depuis, j'ai dû écrire deux articles sur moral.fr et encore. Et je pensais que j'allais plus retrouver le plaisir d'écrire. Et cette culture m'a un peu pas volé parce que du coup, j'ai pu l'exploiter, j'ai pu le développer dessus. Mais j'ai un peu perdu ce plaisir d'écrire à nouveau que aujourd'hui, j'essaie de retrouver. Mais même là, tu vois, j'avais voulu écrire sur Pretty Doll Corps de Petite Sœur et Femme Togo et Neofront. Parce que c'est un album que j'ai adoré. et j'ai vraiment trouvé que c'était un des meilleurs projets de l'année etc etc et quand j'ai voulu écrire dessus en fait assez vite j'ai eu un truc mais en fait je suis pas obligé en fait je fais pas des devoirs en fait j'ai un côté de et pourtant j'adore écrire mais aujourd'hui j'avoue que j'ai du mal toi je sais pas si niveau écriture ça t'a changé un peu ton rapport à ça ce que je pense c'est que j'ai jamais été bon dans l'écriture personnellement j'aimais bien je pense que tu te dénigres un peu mais ouais non mais voilà je suis pas en train de faire la course au compliment mais Merci.
- Speaker #1
Ce que je ne dis pas là, c'est que je n'ai jamais été forcément... Pas fier. Fier, ce n'est pas le bon mot, mais waouh, parce que j'écrivais. Il y a un truc de...
- Speaker #0
Et même sur tes articles avec un peu plus accès, genre sociaux.
- Speaker #1
Oui, c'est ça aussi. C'est que j'aimais quand même bien. Et globalement, je reste fier de ce que j'ai sorti sur les magazines, par exemple. Je sais que là où typiquement, je suis moins dedans. C'est assez triste parce que c'est le dernier Osmos. Mais le dernier Osmos, j'ai écrit sur Falco, sur Green Money et sur F430.
- Speaker #0
Tu m'étonnes, tu me dis qu'ils marchaient pas.
- Speaker #1
C'est vrai. C'est vrai. Mais de toute façon, mes artistes préférés, c'est des artistes qui vendent pas. Après, à partir de là, comment tu veux... Ça donne une mauvaise direction. Mais c'est pas des articles dont je suis particulièrement fier. Par contre, ceux qui étaient un peu plus axés sociaux, ouais, si, complètement. Mais après, je considère pas avoir une assez grande capacité à proposer du contenu axé sociaux, justement, ce qui fait que moi, d'un point de vue purement rédactionnel, c'est pas un truc qui m'as... spécialement manqué, je pense. Je crois que moi, ce que je préférais chez CTC, c'était vraiment l'audiovisuel. J'aimais, alors pour le coup, c'était pas moi qui faisais le taf, c'était Inès la graphiste, la DA du média, mais j'aimais quand on proposait des beaux contenus visuels, j'aimais quand il y avait des trucs cools qui sortaient, j'aimais le podcast, par exemple, et donc je suis particulièrement content qu'on relance un projet podcast, parce que j'aimais trop le Sofa. Le Sofa, c'était un format qui était trop bien, parce qu'on parlait de rap, on parlait de ce qu'on aimait, et... C'était trop bien, c'était trop adapté. Il y avait un côté très informel ou en comparaison, sans vouloir me mettre à leur niveau, mais typiquement, si on pense à un podcast comme celui de la BCDR, par exemple, où en fait, ils sont tous un peu plus... Les membres, en tout cas, de prime abord, peuvent sembler un peu plus scolaires.
- Speaker #0
Scolaires dans le sens érudit ?
- Speaker #1
Ouais, en fait, ils ont un savoir musical qui est super grand. C'est tous des pointures dans leur... domaines dans leur dans leurs incoïtances c'est ça qu'on dit incoïtances je crois dans les styles qu'ils apprécient en tout cas pour chaque style de rap on va dire ce qui rendait du coup le podcast assez précis quand ils en parlaient ce qui était moins le cas du Sofa je trouve où je trouve que c'est une bonne balance pour le coup mais moi de mon côté j'avais ce côté un peu plus presque comme un des mortels quoi mais j'aimais ce format un peu plus brut on va dire dans le Sofa
- Speaker #0
En fait, je vois ce que tu veux dire. Après, officiellement, t'as été invité à ce podcast, et c'est cool. On t'aurait pas invité si vraiment t'étais vraiment commun, commun, démortel et assez banal. Mais en tout cas, je vois ce que tu veux dire. Et je trouve que là, justement, pour moi, l'intérêt de ce podcast aussi, c'est un peu de reparler un peu normalement, et un peu... Certes, moi j'adorais préparer des chroniques, arriver, etc., machin, enfin des chroniques, je faisais pas des chroniques entières, mais en tout cas, d'arriver avec... Une grosse préparation. Ce que je vais, je pense, apprécier aussi avec celui-là, c'est qu'en fait, on va parler de tout et de rien. Et en fait, il n'y a pas de... En fait, est-ce qu'il faut d'abord écouter des albums avant de... Oui, non, en fait, genre là, si demain, j'ai envie de parler de la VF de Jim Carrey, on parle de la VF de Jim Carrey. En fait, il n'y a pas... Mais là, ce que j'aime bien là-dedans, c'est le fait que, bah, pour l'instant, j'ai rien à faire à part allumer mon micro, t'appeler et let's go.
- Speaker #1
On se met d'accord sur un sujet, et puis les secondes, on parle entre potes, et c'est très bien.
- Speaker #0
Et justement, je pense que c'est ça qui m'a aussi manqué, dans le sens où, comme on a fait le constat tout à l'heure, c'est qu'on arrivait à... En fait, tous les deux, chacun de notre côté, on n'arrive pas à créer solo. Dans le sens que toi, tu avais un blog que tu as tenté un petit peu sur... Si je dis les Marvel, c'est un peu réducteur ?
- Speaker #1
Ouais, disons que moi, une de mes passions, c'est les super-héros, c'est les comiques... C'est les comic book movies, les comic book en général, les trucs de super-héros, les Marvel, les DC particulièrement, mais un peu tout qui touche à ça. Et je me suis dit, ok, justement, ça revient à l'écriture. En fait, pour je ne sais quelle raison, je me suis chauffé sur une semaine à me dire, ok, je vais créer un nouveau site, un nouveau blog qui parle du coup de films de super-héros. C'est arrivé au moment où Superman est sorti, les 4 Fantastiques. Il y a eu la série... animé Eyes of Wakanda aussi sur Disney+. Donc, c'est cet été, je pense. C'est au mois de juillet ou juillet-août, je crois. Et sur une semaine, je me suis déter. J'ai créé le logo, j'ai créé le blog. Et ça, c'est un truc que moi, j'aimais bien chez cette culture. C'était les moments où on faisait la refonte du site. C'est trop bien. J'aimais trop... Ok, on trouve le meilleur pattern, la meilleure disposition de chaque élément, tout ça. Et c'est un truc que j'aimais énormément. Je me suis choqué à faire ça sur une semaine. Et en fait, j'ai écrit un seul article pour ce blog. Le reste, c'est que du... de la génération de textes aléatoires pour voir ce que donne la mise en page. Et je me suis rendu compte que ce que j'avais écrit comme article, c'était pas terrible, quoi. C'était pas plaisant à lire. Et il y a quand même un truc de partager mon avis, partager ce que je pense.
- Speaker #0
T'as toujours été aussi le pire critique de ton propre travail depuis très longtemps, en vrai.
- Speaker #1
Oui, aussi, bien sûr. Il y a aussi de ça, je pense, c'est certain.
- Speaker #0
Mais en tout cas, toi, tu trouvais pas un plaisir assez grand ? Parce qu'en fait, pour moi, souvent, quand j'entends ça, je me dis... Demain il y a un rédacteur ou une rédactrice Qui vient me voir en me disant J'ai ce truc là, moi j'irai, continue d'écrire Continue de taffer et écris-en juste plus Et en fait à la fin tu vas plus avoir Ces petits complexes d'écriture Et ça va évoluer si je peux me permettre de donner Des conseils d'écriture alors que j'arrive même plus à écrire
- Speaker #1
T'as été rédac' chef
- Speaker #0
J'ai été rédac' chef pendant des années Mais même ça je pense que c'est un truc intéressant Où on a longtemps un peu eu, pas du mal Mais un peu des longues discussions Même dans l'équipe sur le statut de journaliste Ciao ! Dans le sens où on faisait une sorte de travail de journaliste sans jamais l'être vraiment. Est-ce que tu es journaliste dès lors que tu le dis et que tu fais le taf ? Et en fait, toutes ces questions-là ont fait qu'une fois que tout est terminé, tu te dis est-ce que tu étais vraiment journaliste ou est-ce que tu étais un enfant sur son chapeau et écrit journaliste ? Et en fait, juste tu jouais et tu faisais passer pour un journaliste.
- Speaker #1
Est-ce qu'il faut la carte de presse pour forcément être journaliste ? Vois-en vraiment celui qui a la carte de presse, s'il l'aime, et si jamais tu fais un travail de fond...
- Speaker #0
ouais ouais la question elle se pose je sais que nous on se considérait quasiment tous je crois comme journalistes rap en vérité c'est ça mais malgré tout on avait toujours on se posait toujours la question en tout cas c'était un truc qui était tout le temps débattu je me souviens même avec Tassa et tout on a eu plein de discussions sur ça sur est-ce qu'on est vraiment journaliste et après je me dis aujourd'hui je me dirais je pense que c'était peut-être une façon attention je me lance comme ça un peu mais je me dis est-ce que c'était pas aussi une façon de déconstruire un peu la notion de journalisme qui se fait que dans des grandes écoles, etc. Et de se réapproprier cette notion-là. Et nous, on se dit, on va faire le taf, on va faire... Tu vois, moi, j'ai fait une école de communication, si on peut dire ça comme ça. Globalement, j'ai eu un peu des cours qui s'en rapprochaient. Mais globalement, j'ai jamais fait les cours de... Si, j'avais fait des options de journalisme, mais j'ai jamais fait de cours de journalisme. Et au final, aujourd'hui, je ne suis pas journaliste officiellement. Et dès lors que le média s'arrête, est-ce que du coup, t'es plus journaliste ? Est-ce que ça fait partie de ta personne ? Est-ce que c'est des questions qui se sont longtemps posées ?
- Speaker #1
Ouais, complètement. Puis aussi sur le truc de syndrome de l'imposteur. Moi, ça fait une minute, j'en avais eu. Moi, perso, j'ai... Désolé. En vrai, pour rejoindre sur moi l'écriture, je pense que c'est ça, peut-être. C'est qu'il y a aussi un peu de sentiment d'imposture à écrire, à chroniquer, à critiquer, que ce soit du coup un album, ou là, en l'occurrence, sur mon truc de super-héros, Merci. les récents films Marvel il y a peut-être aussi un rapport à ça, à l'imposture mais pour finir,
- Speaker #0
pour conclure je pense sur moi juste sur l'imposture je reviendrai juste là dessus parce que pour moi ça pouvait pas être de l'imposture parce que pour nous on était des passionnés qui écrivent sur ce qu'ils aiment et en fait on avait jamais l'ambition de se dire je suis un journaliste qui va chroniquer telle ou telle sortie dans un magazine ou je sais pas quoi au final on l'a fait mais du coup pour moi il y avait un côté de en fait là Soit je vais vous dire pourquoi c'est génial, soit je vais vous dire pourquoi j'ai des frustrations avec ce matériau-là. En fait, j'avais toujours un peu un point de vue situé vis-à-vis de... Pour moi, j'étais jamais un imposteur, parce que je suis juste quelqu'un qui parle d'un truc qu'il aime bien, ou qu'il aime pas, ou qui... Enfin, au-delà de ça. Et après, une fois que t'es dans le détail, oui, tu vas dire oui, alors du coup... Après, il y avait une sorte de vernis un peu joli, mendi, avec un style d'écriture, où d'un coup, tu parles pas de... du beat qui va... Tu vas parler des rythmes syncopés, de la production, etc. Et en fait, après, t'es un peu obligé de jouer ce jeu de serpent avec les mots pour que, du coup, t'aies une sorte de légitimité potentielle. Mais comme on a fait un foutu documentaire aussi, on a fait un documentaire, j'ai oublié, sur la légitimité. Bisous à Élise aussi et bisous à toute l'équipe. Parce que c'était vraiment trop bien. globalement ce genre d'expérience là elles étaient trop cool et aujourd'hui toute cette imposture là après je sais que moi je dis ça j'en ai discuté avec plein de gens, je sens que mon point de vue c'est pas la norme forcément sur le fait de pas se voir comme un imposteur, vu que j'écoute du rap depuis je crois 2006 à peu près ouais ça doit être ça, globalement j'ai toujours écouté du rap, ça a toujours fait partie de ma vie, ça a toujours fait partie de mes discussions donc quand je prends un clavier et j'écris j'écris sur un truc que j'écoute depuis 20 ans Un truc que j'adore depuis 20 ans. Et donc du coup, pour moi, l'imposture ne me vient même pas en tête. Parce qu'en fait, le rap, c'est toute ma vie. Et encore une fois, je ne me suis toujours pas détaché de cet art-là. Je n'écoute toujours autant. Je suis toujours dans les petites recommandations. La dernière fois, j'ai écouté du... Je suis tombé sur un groupe qui s'appelle SMS, qui est du shit talk québécois. Et ils sont trop drôles. Et en fait, c'est un truc de... J'arrive toujours à trouver la niche dans laquelle je me sens le plus à l'aise. Et en même temps, je continue d'écouter. En fait, genre, la curiosité pour moi, c'est mon moteur. Oh, la phrase de LinkedIn, mais... La curiosité, c'est vraiment ce qui me pousse à faire et à développer les choses. Ce qui fait que, en fait, l'imposture, pour moi, ferait que je réfléchisse déjà à la réception. Sauf que moi, malgré tout, c'est un truc de... Un peu un truc d'enfant hyperactif qui veut parler de choses à tout le monde. Et c'est pour ça que j'ai un podcast, parce que j'ai toujours eu bavardage sur mes... J'ai toujours été bavard, donc c'est facile pour moi, quoi. Mais putain, bien vu. Et donc, du coup, ça fait partie de moi, quoi. Et donc, du coup, j'ai envie de parler des choses que j'aime. J'ai envie de... partager des films, j'ai envie de partager des jeux, j'ai envie de partager des... et en fait j'ai envie de partager. Donc du coup cette imposture là pour moi est contrecarrée par la passion et la curiosité et cette envie justement de montrer à tout le monde comment ce que j'aime c'est bien quoi.
- Speaker #1
En vrai de vrai si je peux me permettre de juger ta take en vrai je pense que tu as raison je pense que t'es dans le bon genre en vérité je pense faux pensées comme toi mais...
- Speaker #0
En plus t'es un homme blanc profite !
- Speaker #1
En plus c'est vrai ! Pourquoi me priver de ce privilège attends... Non mais... Le truc, c'est que je pense que t'es dans le bon, et je pense qu'il faut penser comme toi. En tout cas, je pense que, égoïstement, enfin, égoïstement, non, mais de façon égocentrée, je pense que je pourrais, moi, penser comme toi, dans le sens où, en vérité, j'ai conscience de mes connaissances, et je pense pas avoir à trop, trop rougir. Je pense que je manque peut-être un peu plus de curiosité sur certains domaines. Typiquement, en termes de rap, je pense que je devrais aller un peu plus dans les niches, des fois, enfin, je devrais. Je pourrais, en tout cas, et je pense que j'ai manque de curiosité à ce...
- Speaker #0
à ce niveau là mais ça va aussi avec le fait que récemment j'ai perdu un peu mon appétence pour le rap tout à l'heure j'ai utilisé le mot incointance je crois que c'est le mot appétence que je cherchais je comprends mieux mais mais je vois l'incointance avec ce sujet pour moi je crois il faudrait que je vérifie mais pour moi c'est genre j'ai des sensibilités un peu j'ai des rapprochements mais j'ai l'impression mais je sais pas si c'est pas j'ai des en
- Speaker #1
fait je sais pas si c'est comme Atom Crochu ou l'inverse d'Atom Crochu du coup en vrai l'avantage c'est que c'est Merci. C'est pas du direct, donc je peux rechercher. Et on va voir ça.
- Speaker #0
Moi, j'adorais que ça fasse partie de l'épisode.
- Speaker #1
Ça va en faire partie, du coup, parce que c'est relation, liaison avec d'autres personnes, avec un milieu déterminé. Donc oui, une incohétance pour certains styles de rap. Ça joue. C'était bon.
- Speaker #0
Ça joue.
- Speaker #1
Mais du coup, ce que je veux dire par là, c'est que... En fait, moi, je vois le truc à l'inverse, c'est que je pense que je devrais, entre guillemets, si jamais je veux faire, si jamais je veux partager, je devrais faire plus. Pour je ne sais quelle raison. moi il faudrait après aller faire des recherches un peu plus de l'ordre du personnel et de l'inconscient je pense mais que typiquement pour parler de rap je devrais savoir plus alors je sais que je sais déjà pas mal de choses quand je veux partager mes dessins je devrais savoir faire mieux alors que je sais que je dessine déjà pas trop trop mal typiquement quand je veux parler de super héros je devrais encore plus connaître alors que ça va je crois que je connais quand même pas mal de dark narrative des comics et que c'est ok mais toi quand tu dis ça c'est par comparaison du coup ? je pense que c'est par comparaison ouais typiquement euh... Je suis pas mal de créateurs sur YouTube ou autres qui parlent de comics, de super-héros et tout. Et quand je les écoute parler, à la tête de WAM, je pourrais parler avec eux. Mais, je me dis, en fait, je crois que j'aime bien le fait de consommer et de ne pas devoir être à leur niveau. En fait, genre, il y a un truc de tant que je fais que consommer, je suis à leur niveau parce que je ne peux pas me comparer réellement. Mais si je devais créer, il y a un truc de... Là, je n'ai plus le choix d'être à leur niveau, par contre. Et du coup, il y a un truc, ça crée un enjeu et une obligation, entre guillemets.
- Speaker #0
Non, je capte. Moi, je sais que j'avoue que... En fait, même le retour un peu à cette position d'auditeur m'a aussi interrogé un peu de... En fait, là, maintenant, je donne mon avis. Mais tu sais, mon avis, non pas qu'il valait quelque chose, mais un côté où du coup, j'avais plus de mal. Et je pense que c'est pour ça aussi que des fois, je passais par les articles où je me disais... En fait, je peux faire un tweet. En fait, si je pense à un truc, je peux en faire une story. Mais globalement, ça ne sera jamais... plus haut entre guillemets ou plus important et en fait au final ça fait que je pense que j'ai pas arrêté de donner mon avis pour autant c'est juste que j'ai beaucoup partagé en story et beaucoup reportagé etc et du coup je pense que la différence avec avant c'est que je pense j'ai eu encore plus de discussions avec autrui où là pendant longtemps en fait on avait des discussions beaucoup dans l'équipe et l'avantage c'est qu'on avait une équipe méga différente et il y avait un milliard de gens très très très différents avec un milliard de parcours tout autant différents et donc du coup c'est trop bien et du coup j'ai pu garder ce truc là mais c'est posture d'auditeur justement de est-ce que si j'arrive autour de la table est-ce que je suis au point ? Moi c'est marrant parce que du coup moi c'est aussi mon moteur, c'est à dire que quand j'écoute des mecs comme genre mais du coup j'ai écouté beaucoup beaucoup plus, même si j'écoutais déjà beaucoup de choses mais beaucoup plus de podcasts, beaucoup plus d'intervenants beaucoup plus, j'ai suivi beaucoup plus de comptes de comptes TikTok aussi, de gens qui parlent de musique etc. Globalement mes préférés ça reste ceux que j'estime pour l'instant être inatteignables, mais aussi parce que des fois j'ai un biais de, en fait Merci. J'ai l'impression que la culture, elle est aussi très nourrie par, en fait, des gens qui ont 40 ans. Et du coup, quand t'es un peu comme nous, où t'as pas encore dépassé la trentaine, mais t'es pas non plus un petit peu 18 ans, en fait, t'as un peu un côté où, du coup, tu sais pas trop où te placer. T'es un peu dans un entre-deux où, en fait, t'es pas... T'as vu des gens à côté de toi qui, du coup, ont à peu près ton âge et qui, du coup, je sais pas, bossent dans tel ou tel média, bossent dans telle ou telle institution. En même temps, les gens qui t'impressionnent le plus... En fait, certes, ils ont 10-15 ans de plus que toi, mais ils ont un parcours que tu peux retourner auparavant et voir un peu ce qu'ils ont fait. Et du coup, je pense qu'il y a aussi un côté du nombre d'exemples que tu peux avoir, du nombre de... Je trouve qu'aujourd'hui, on a beaucoup d'exemples, et notamment de journalistes rap, qui sont quand même des hommes de 40 ans, en vrai de vrai. Et même ceux qu'on adore, tu vois. Oui. Au moment des Medi-Maisie, enfin, des Rafale Dacruz, enfin, il y a un milliard de noms. En fait, c'est des gens qui ne sont pas des jeunes journalistes. Et même à un moment, ça m'a interrogé sur... En fait, il y a combien de journalistes rap qui existent en France, tu vois ? Parce que globalement, on a toujours une rotation de gens que j'adore, que j'ai côtoyés aussi, tu vois, mais d'une dizaine, quinzaine de noms qui reviennent beaucoup, mais il n'y a pas que 10, 15... Enfin, rien que tu repenses un peu à tous les médias qu'on a croisés depuis la création de 7C, en fait, on est plus d'une centaine, tu vois, mais j'arrive pas à quantifier ça. C'est un truc que j'arrive pas à matérialiser dans ma tête.
- Speaker #1
Ouais, mais... Après, tu vois, pour rejoindre sur ce côté, sur ce dont tu parlais par rapport à l'âge, et donc l'expérience acquise aussi, en fait, je vois ce que tu veux dire en termes de comparaison, de savoir, d'expérience et tout, mais pour le consommateur, en fait, lui, il ne sait pas que Wafa a 15 ans de plus que moi en termes d'expérience, par exemple.
- Speaker #0
Oui, et qu'on parle du temps, ça c'est nul, ça c'est bien, quoi.
- Speaker #1
Ouais, voilà, tu vois, en fait. Et c'est plus, je pense, en fait, je crois que c'est ça, en fait, c'est plus moi vis-à-vis de... l'audience, où je vais me sentir illégitime. Je crois que je me sens pas illégitime vis-à-vis de mes pères, où, tu vois, typiquement, ouais, effectivement, j'ai pu apparaître dans un des podcasts de l'ABCDR, on parle que de l'ABCDR, mais, toi, t'as pu être invité à la convention L2P. Moi, je pense qu'au niveau de... en termes de comparaison par rapport à nos pères, on n'a pas spécialement à rougir, tu vois. Si on reparle de trucs de super-héros, moins de mes... Un des blogs que je consomme le plus, c'est pas un blog de ouf, c'est l'étoile héroïque.
- Speaker #0
Sympa pour eux.
- Speaker #1
Non mais voilà, je précise ma pensée, c'est qu'ils sont très bien. Mais je crois déjà que le créateur il est seul dessus depuis 15 ans je crois.
- Speaker #0
On l'invitera un jour.
- Speaker #1
LTH. Mais en fait il fait essentiellement de l'actu et en fait il chronique que quand il y a une sortie. Donc en fait il chronique un film tous les deux mois en fait.
- Speaker #0
mais aussi avec un truc très subjectif. Donc c'est aussi une petite différence de, en fait, où est-ce que tu places ta chronique, ta critique, entre l'objectivité et la subjectivité. Le subjectif, c'est peut-être un peu plus facile, en même temps, il faut quand même trouver les mots. Et l'objectivité, il faut aussi trouver un truc, mais en même temps, l'objectivité, est-ce qu'on s'ennuie pas un peu ? Mais ce que je veux dire par là, c'est que du coup, avec tout le respect que j'ai pour LTH, je pense pas avoir à rougir en comparaison de LTH, et je pense que je pourrais faire un blog sans dire que ce serait à son niveau ou quoi, pas du tout, mais j'aurais pas cette prétention. parce qu'il a une audience assez importante, ce que je veux dire par là, c'est que c'est issu du travail qu'il fait depuis maintenant 15 ans, c'est un vrai travail de fond, mais c'est plus au niveau de l'audience, est-ce que l'audience en fait, est-ce que par exemple typiquement l'audience du mec qui tient ce bug là, est-ce qu'elle va m'accepter, est-ce qu'elle va juger que je suis assez pertinent, mais elle ne va pas savoir que, en fait oui, je suis potentiellement moins pertinent, et que dans la forme je fais potentiellement moins bien, mais que par contre je n'ai pas l'expérience acquise, engendrée par ce mec là.
- Speaker #1
par exemple est-ce que pour moi elle n'est pas là la défaite de l'art et de tout ça dans le sens où en fait par exemple que dès lors qu'il y a quelqu'un qui crée qui fait une proposition artistique de dire je sais pas je vais faire un blog en fait le fait que l'audience etc les réactions de l'audience de comment ils interpréteraient est-ce qu'ils interpréteraient potentiellement la place potentielle que tu pourrais avoir enfin je trouve que c'est peut-être le capitaliste qui nous a rongé le crâne tu vois ouais mais je me dis est-ce que en fait à la base de... en fait on est pas juste des gens qui font des trucs et en effet après c'est un métier qui se développe, créateur de contenu c'est très protéiforme mais aussi on voit ce que ça veut dire et donc dans ce cas là ces questions peuvent arriver mais je pense que dès lors qu'on est en tant que personne lambda, en fait globalement est-ce que quelqu'un a plus de légitimité en fait on revient pour moi à cette question un peu de légitimité mais qu'on va pas résoudre aujourd'hui dans tous les cas, mais globalement parce que tu vois tu disais Moi, je sens que je pourrais discuter avec, etc. Moi, souvent, c'est ça. Et c'est ça que j'adore, tu vois. C'est ça que, quand j'écoute... Enfin, là, j'écoute énormément de contenu. C'est marrant parce que j'en ai cité aucun pour l'instant. Mais j'écoute énormément de contenu. Et souvent, je me dis, « Ouah, j'aurais trop aimé participer à cette conversation. » Mais après, peut-être encore une fois, peut-être c'est un biais masculin aussi, je me dis, « Oui, bah oui, en fait, je pourrais clairement être dans cette conversation-là et y arriver. » Mais parce que je me dis, je peux toujours... En fait, dès lors qu'il n'y a pas de condescendance... de la part de ton interlocuteur ou ton interlocutrice, je vois pas comment il peut y avoir un gros truc de comparaison. Mais tu vois, là, par exemple, je réfléchis et je repense aussi au fait qu'à certains moments, j'écoutais des podcasts et ça m'est arrivé d'avoir des différences entre les intervenants et de me dire, hum, cette personne m'a l'air d'être beaucoup moins soit connaisseuse du sujet, soit à l'aise avec le sujet, soit éloquente, soit etc. Mais souvent, ce qui reste, c'est quand même la personnalité des gens et Dès lors que, globalement, tu vois, c'est des conversations comme là, un peu sans attente particulière, sans ambition particulière, et juste on parle dans un podcast et les discussions me paraissent intéressantes et du coup je me dis qu'elles pourraient être enregistrées, comme ce qui est la jeunesse d'ailleurs du sofa, du feu sofa d'ailleurs, et bah je me dis, aujourd'hui, moi en tout cas je pense que c'est un peu la, si je peux me permettre, la direction dans laquelle il faut que tu te mettes de, est-ce que là ce qui est dit te paraît assez intéressant pour être partagé ? Après, que d'autres fassent mieux ou moins bien, il y aura forcément mieux ou moins bien. Du coup, toi, fais du mieux que tu peux pour ne pas être déçu de ta prestation et de ce que tu as à dire. Et après, là, on devient vraiment un potasse de développement personnel, par contre. Ouais, ça aussi.
- Speaker #0
Après, moi, je pense que la meilleure solution par rapport à tout ça, c'était juste de créer Verindigo et qu'en fait, Verindigo, il y a un truc qui est aussi très rassurant, c'est que d'un coup, on est au moins deux, il y a aussi Inès qui va apparaître, mais qu'en fait, d'un coup, là, ça change le truc et... C'est aussi plus réconfortant, ça crée aussi une bulle. En fait, je crois que cette culture qui s'appelait initialement l'avocat du rap, l'avocat du rap qui a été créé en 2016, je l'ai créé sans aucune prétention et sans, comment dire, typiquement, rapplume. Initialement, c'était un compte Twitter qui partageait des phases sur le rap. Je crois que... Je me référais beaucoup plus à un média comme VRF, mais je crois que j'avais l'ambition, entre guillemets, de ce que faisait Rapplume à ce moment-là, d'avoir un truc un peu plus tranquille, genre sans aucune prétention ou quoi. Bon, pour eux, ça a bien changé depuis. Mais ce que je veux dire par là, c'est qu'aujourd'hui, même si je me plains des efforts que cette culture demandait, je ne reviendrai pas non plus 100% à un truc qui est genre... sans aucune ambition, mais je dis pas qu'il faut une ambition de ouf, un truc titanesque ou quoi, mais juste d'avoir un truc, j'aime avoir un truc un peu carré, un truc un peu tout ça, et je pourrais pas repartir de 0 à 100%, recréer un truc tout seul, 100% et c'est pour ça que là je trouve que le podcast typiquement c'est parfaitement à la croisée de tout ça, et je pense que ça peut être justement... moteur de créativité.
- Speaker #1
Et puis surtout que, là je sais pas si ça fait un épisode à part entière ou quoi, mais le thème de l'ambition je trouve intéressant parce que globalement, j'ai vécu ma vie sans avoir particulièrement d'ambition, que ce soit dans mes études, que ce soit dans tout dans ma vie, professionnellement parlant, de manière générale, j'ai pas l'impression d'être quelqu'un avec des ambitions professionnelles, par exemple. Et en même temps, ça a fait que, du coup, j'étais un peu dans une sorte de sable mouvant où En fait, vu que j'ai pas d'ambition, je fais rien, mais je fais rien parce que j'ai pas particulièrement d'ambition, donc je fais rien, et en fait, globalement, même la pause 7C, ça a été ça, enfin la pause 7C, pause c'est quand tu reprends normalement, mais le pause 7C, l'arrêt en tout cas de cette culture, a fait que, bah pendant longtemps, en fait, je faisais juste plus rien, et en effet, oui, je pouvais écouter de la musique et, mais c'est que, bah en fait, j'ai pas assez d'autodiscipline, par exemple, personnellement, pour écrire régulièrement, sortir des contenus, etc, machin, qui je sais que... sont une drogue qui fait du bien à mon cerveau. Je sais que j'ai besoin de ça, je sais pas par quoi, mais en tout cas j'ai besoin de ça, et dans ce cas-là c'est aussi pour ça que du coup je me suis dit, ah en vrai le podcast ça peut aussi être une bonne idée, et à voir si on fait genre une page Insta avec dès lors qu'on a envie de parler d'un truc, etc. Ou alors au final le podcast va vraiment être 100% de tout ce qu'on a envie de faire et de tout ce qu'il y a dans nos têtes. Mais je trouvais qu'en fait on avait trop de discussions intéressantes qu'on pouvait partager nulle part à part sur nos propres réseaux, et je me disais hé en vrai de vrai, quand même ce serait quand même bien si on avait quelque chose pour Pour partager ces choses-là. Et en fait, il y a des sujets que je parle tout le temps avec tout le monde. En fait, j'ai toujours des discussions qui ressemblent à ça. De, ben là, moi, aujourd'hui, j'ai 28 ans. Et donc, qu'est-ce que je fais de ma vie ? Vu que maintenant, j'ai plus le... En fait, avant, malgré tout, j'avais le travail. Et à côté du travail, j'avais ma passion qui était cette culture. Maintenant que cette culture s'est arrêtée, ma passion, elle s'est pas arrêtée pour autant. C'est-à-dire que j'aime toujours autant écrire, j'aime toujours autant parler. Du coup, qu'est-ce que je fais de ma vie ? Et vu que je fais rien... actuellement je suis dans une sorte de forme d'aliénation vis-à-vis du travail où du coup je suis juste en boucle en boucle en boucle à travailler et oui en effet c'est cool parce que du coup je me repose et tu sais t'as tous les discours un peu non mais en fait c'est pas parce que vous vous reposez que vous êtes pas en train de travailler en tâche de fond ouais mais en fait si jamais tu crées jamais rien en fait et ça se trouve c'est juste qu'il fallait que j'attende 10 ans de plus et que je vais me réveiller à 38 ans et je vais faire mon premier film et j'en sais rien je sais pas je vais faire une comédie musicale j'en sais rien et en fait le fait de ne pas savoir fait aussi que ça se trouve je meurs demain, ça se trouve je meurs la semaine prochaine mais qu'est-ce que je fais de tout ce qu'il y a dans ma tête qui des fois m'empêche de dormir qui des fois me ronge le crâne qui des fois me fait pleurer et rire tout seul enfin il se passe trop de trucs dans ma tête pour que le monde ne sache pas ce qu'il y a dedans contrairement à la phase de Népal d'ailleurs mais qu'est-ce que je fais de ce qu'il y a dans ma tête et j'ai l'impression que parler dans un micro c'est un truc que je sais faire et j'ai l'impression que c'est un truc qu'on sait bien faire tous les deux bah viens on fait ça, et au pire et puis en fait ce qui est marrant c'est qu'en fait 7C si tu regardes bien on a commencé par faire des articles et après les projets sont venus à nous et en fait les choses sont un peu venues à nous aussi et peut-être qu'en fait il faut qu'on relance la locomotive pour dire, hé vous avez vu, on existe on est là, on fait des trucs, pour que les gens se disent mais ces deux mecs là ils sont quand même trop marrants venez je les produis, et en fait ça se trouve dans 5 ans ça va devenir notre travail à temps plein, je dis n'importe quoi mais on sait pas et en fait c'est toujours cette incertitude et si ça se trouve que c'est ça qui est le pire dans l'attente et dans le post-ETC pour moi c'est que vraiment je savais pas quelle était la suite et vu que tu sais jamais ce qu'il y a à la suite ça se trouve t'as pas de suite, ça se trouve ton film il est fini et c'est une analogie que je reprenais un peu souvent et après j'ai arrêté mon monologue tu vois les footballeurs quand des fois ils s'arrêtent pendant une saison et je sais pas ils sont blessés ou après ils reviennent etc machin et ils disent ouais là cette saison moi je joue pas et donc du coup tu regardes des matchs tu t'intéresses etc mais à quel moment tu sais pas que ta carrière elle est déjà finie et qu'elle est derrière toi ça se trouve j'allais jamais remettre des crampons ça se trouve j'allais jamais enregistrer de trucs ça se trouve j'allais prévu de le faire dans un mois ça se trouve j'allais avoir un drame dans ma vie qui me fait me dire allez maintenant je me réveille et maintenant
- Speaker #0
ma vie c'est ça ma vie c'est de faire des choses etc etc et le fait de ne pas savoir je trouve que c'est atroce souvent en fait il y a des trucs de tu sais jamais quand c'est la dernière fois que tu as fait tel ou tel truc Merci. tu peux pas,
- Speaker #1
sauf quand tu décides d'arrêter mais il y a plein de choses que tu fais et en fait tu le sais pas mais en fait il y a eu une fois où en fait c'était la dernière fois que je sais pas j'ai dit une connerie oui t'as fait la bise à un pote ouais typiquement d'ailleurs j'ai écouté ça dans le podcast continue tu m'intéresses de Patrick Bou où à un moment je crois c'est Aroun dans l'épisode avec Aroun où justement il parlait de ça de la dernière fois où en fait tu vas porter ton enfant tu sais pas c'est quand et donc du coup lui je crois qu'il l'avait un peu sacralisé en mode c'est la dernière fois parce que l'enfant était grand maintenant trop. Mais tu sais, c'est ce genre d'action dans la vie où en fait... Et je trouve qu'il y a toujours une sorte d'émotion un peu particulière de... Souvent quand j'étais petit, c'est genre... J'avais vu ça à l'époque de... Il y a un moment dans ta vie... Et là je crois que c'est dans le podcast d'ailleurs où il en parlait. Ouais, ça me parle. Il y a un moment dans ta vie où tu vas jouer dehors et tu rentres chez toi et c'est la dernière fois que tu vas jouer dehors... Jouer au foot dehors quoi. Si t'étais pas handicapé et que tu pouvais jouer au foot dehors.
- Speaker #0
Si jamais tu n'es pas handicapé et que tu le deviens, c'est la dernière fois que tu marches avec tes jambes par exemple. J'ai un groupe de potes, quand j'étais plus jeune, on allait tous les jours jouer au foot sur le stade à côté de chez WAM. Et il y a un jour on y a été, et je sais pas pourquoi, on n'y a plus jamais été après. C'est fou en fait.
- Speaker #1
Oui mais c'était la dernière fois que vous y étiez. C'était la dernière fois. Et ce moment-là, qui est un peu précieux, Et en fait, après, en vrai de vrai, est-ce qu'il est plus précieux parce que c'est le dernier ? Ou est-ce qu'il est tout aussi bien que les autres ? C'est juste que c'est le dernier.
- Speaker #0
Non, mais en fait, il était tout aussi bien que les autres parce qu'on n'a pas décidé que ce serait le dernier. En fait, ça a été le dernier par la force des choses. Donc en fait, il n'avait rien de particulier. Carrément, je ne suis pas sûr de me rappeler. Mais je me rappelle de quelques matchs qu'on a faits contre d'autres gens de chez WAM et tout. Je me rappelle de plein de fois comme ça. Mais je ne me rappelle pas du dernier jour où on a tapé un foot ensemble, par exemple. Mais... Mais du coup, c'est vrai que oui, en fait, c'est ce que tu disais tout à l'heure par rapport à genre, on ne sait pas à quoi va ressembler vers Indigo. Est-ce que ce sera juste un podcast ? Est-ce qu'il y aura une page Instagram ? Est-ce que, typiquement, moi, je consomme beaucoup de contenu de Domingo sur Twitch. Popcorn, donc en fait, maintenant, Popcorn appartient en fait à Webédia. Genre, l'émission Popcorn est produite à 50%, je crois, par Webédia, un truc comme ça. Mais en fait, ce qu'il disait Domingo, c'est que Popcorn, c'est devenu un média numérique, un peu genre, Crary à la Combini, tout ça. En fait, c'est Webédia qui gère ça. Mais bref, est-ce qu'en gros, vers Indigo, ça va être un Crary, un espèce de média Instagram ? Enfin, on sait pas encore trop ce qu'on va faire. On sait qu'en tout cas, c'est le podcast qui mène le truc. Ouais, c'est ça. Pour moi,
- Speaker #1
c'est ça qui est le plus important. C'est ça qui compte. Et on a toujours fait des trucs pour faire des trucs. Mais avec toujours du mal un peu de « Ah, mais comment on le relaie ? Comment on le publie ? Comment on communique dessus ? » etc. Dommage que j'ai fait un master de communication. Mais bon, on a toujours eu un peu de difficultés autour de ça, quoi. Et aujourd'hui, je pense qu'on va pouvoir un peu mieux l'aborder parce qu'on l'a déjà un peu fait. Du coup, malgré tout, l'expérience de 7C va se rajouter à ce qu'on fait là. Et encore une fois, ça se trouve, il va juste y avoir un podcast. On va avoir la flemme de faire un compte Insta. Et il n'y aura que le podcast. Et ça va être très bien comme ça. C'est quand même qu'on retrouve aussi, je pense, le plaisir pur de faire les choses pour faire les choses. Et je pense que c'est un épisode qu'on fera avec Inès aussi parce qu'on en parle beaucoup en ce moment. Elle qui est beaucoup dans des passions de relure, de livres. Elle fait un milliard de trucs. Et je pense que ça peut être aussi l'occasion d'aborder ce truc-là qui... je pense que c'est super intéressant.
- Speaker #0
Ouais, complètement, mais voilà, ce truc de, en fait, on ne sait pas trop ce qu'on va faire ou pas faire, du coup, mais ce qu'on sait, c'est qu'en fait, il y a ce truc de, ça crée une page blanche sur laquelle on peut ajouter plein de trucs, et ce que je disais tout à l'heure sur j'aimerais, j'aimerais que les trucs soient un peu cadrés et tout, je pense que ce sera forcément un minimum cadré, justement, par rapport à, comme tu le disais, l'expérience etc. et tout, mais voilà, c'est cool d'avoir ce truc un petit peu quartier libre, et je te rejoins sur ce côté de, que, en gros, de ne rien faire, et en fait, enfin, En fait, c'est terrifiant de ne rien créer, je trouve, et d'être dans un état un peu de torpeur, où en fait, tu t'engourdis, tu te laisses complètement absorber par une plème, par un truc de... ou par le rythme de la vie, enfin, le taf, etc.
- Speaker #1
Mais parce qu'en fait, c'est trop bien, et c'est trop facile de rien faire. Moi, c'est un truc que je disais tout le temps, c'est qu'en fait, j'adore rien faire. En fait, si j'avais le choix, je ferais rien. Mais il y a toujours une partie de mon cerveau qui me dit « Est-ce que t'es sûr que là, on serait pas mieux ? » Et je pense qu'il y a de la culpabilité, il y a de la comparaison, il y a du fait que, je sais pas... je vais voir un tel ou un tel qui fait ça, je me dis ah mais en fait là, est-ce que c'est pas l'endroit où tu devrais être non pas que ma place mérite-t-elle, mais dans le sens de j'aimerais trop être là dans le sens de, est-ce que c'est de la jalousie déguisée tu vois, c'est des gens qui me taraudent le crâne tout le temps et qui en fait viennent perturber un peu ma paix, ma tranquillité d'esprit, parce que moi à la base, j'adore rien faire, mais en même temps si je regarde bien, en fait on a fait plein de trucs c'est juste qu'on a fait plein de trucs, et moi notamment sans me dire que je vais faire plein de trucs c'est un peu le truc d'Orelsan
- Speaker #0
Le mec, ça fait 20 ans, il joue le flemmard, le plus flemmard de France. Le mec, il a fait là les albums, il a fait plusieurs séries, plusieurs films. Il joue le flemmard, en fait.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Mais c'est qu'en fait, en même temps, je pense que ça fait partie de nos personnalités, ça fait partie de... En fait, l'oisiveté, moi, j'adore ça. Il y a un truc de ne rien faire. La procrastination, j'adore. Et en même temps, c'est aussi un stress dans d'autres cas. Donc, tu vois, il y a aussi un côté de vie d'adulte où tu peux pas non plus trop... être un peu la tête dans les nuages comme l'arcade mais tu peux aussi et en même temps j'ai l'impression qu'en fait si tu peux c'est juste que ça se place autrement ça se met autrement et aujourd'hui je suis en paix avec le fait de rien faire aujourd'hui tu vois je suis en train d'enregistrer un podcast parce que le vide me paraît bizarre donc tu sais il y a toujours une sorte de yo-yo un peu où je me dis ah qu'est-ce que c'est trop après là maintenant on commence à tourner en rond je pense qu'on va arriver vers la fin de l'épisode,
- Speaker #0
mais...
- Speaker #1
Ah là là, qu'est-ce que c'est bien de rien faire, et en même temps, qu'est-ce que c'est trop bien de faire des trucs. En fait, c'est ça, la conclusion un peu de ce truc-là, c'est en fait, faire des trucs, c'est trop bien. Et globalement, ça nous a mené à tellement d'aventures au final, ça nous a mené à tellement de rencontres, de gens avec qui on n'aurait peut-être jamais parlé aussi. Globalement, tous les gens de l'équipe, en fait, on arrive à créer une équipe, on arrive à manager une équipe, ce qui est fou parce que je ne me manage pas moi-même comment je managerais une équipe. En fait, on a réussi en le faisant parce qu'on avait un objectif précis. Et quand tu n'as plus d'objectif, en fait, il y a un côté très vite où tu es désorienté.
- Speaker #0
Mais ouais, en tout cas, voilà, on en revient à cette conclusion de créer, de cette frustration, ce manque de création, en tout cas de pouvoir de canal de diffusion pour exprimer notre créativité. Donc voilà ce qui a amené à être vers Indigo le podcast. Ouais,
- Speaker #1
c'est un peu des crises existentielles de Deboug et Inès, du coup, de 28 ans, du coup, qui racontent leur life et les interrogations du moment qu'ils ont. Et en fait, je pense que ce qui va être trop bien avec ce podcast aussi, c'est que On va arriver à limiter la friction dans le sens, le temps entre l'idée et la sortie de l'idée parce que c'est un peu ce qui pouvait essayer d'être frustrant c'est qu'on avait une idée, mais le temps de la rédiger le temps de l'écrire, le temps de la corriger là le podcast on peut vraiment enregistrer ça se trouve c'est de la merde, ça se trouve on va dire de la merde ça se trouve, il y a des gens qui vont dire bah non en vrai c'est pas plutôt ça c'est même plus ça, c'est possible et globalement il faudra pas hésiter, je sais pas s'il y a des commentaires quelque part où on va le poster mais de nous dire ah bah moi je pense ça mais je pense que ça peut être un un podcast intéressant notamment dans ce côté-là de... Tu vois, par exemple, récemment, je parlais avec Bouboul Kiwi, qui est un artiste protéiforme, il fait des live-twitch, des dessins, il fait plein de trucs, des BD et tout, et on parlait notamment de Théodora, tu vois, et du fait que quand j'ai vu l'annonce du feed PLK à Théodora, j'ai un peu roulé des yeux et un peu soufflé en mode oh là là, et lui était un peu en mode oh là là, c'est bon, Théodora, on n'en peut plus, et je me suis dit, hé, mais attends, mais en fait, je suis tellement pas d'accord, mais je trouve ce sujet trop intéressant, et ben là, je me dis, vas-y, demain, Florian, on enregistre sur... est-ce que Théodora on la voit trop ? moi je pense pas, mais est-ce qu'on la voit trop ? vas-y ça part, parce que si quelqu'un pense quelque chose en fait tous les sujets sont pour moi intéressants, dès lors qu'on trouve l'approche et l'angle adéquat ouais complètement,
- Speaker #0
d'accord je répondrai à la question sur Théodora dans le prochain épisode le teasing s'en fait exprès mais ouais je suis d'accord avec toi Et puis du coup, ça nous amène sur la fin. Et voilà, quoi.
- Speaker #1
Bon ramadan à tous ceux qui écoutent ça.
- Speaker #0
Ouais, bien sûr.
- Speaker #1
Joyeux nouvel an lunaire. Et bonne fin de carême. Mais je crois que c'est terminé, déjà.
- Speaker #0
Ah, je sais pas. L'heure où l'on enregistre,
- Speaker #1
je crois que c'est terminé.
- Speaker #0
Ah ouais, déjà ?
- Speaker #1
Il me semble. Je crois avoir vu passer un moment dernier jour pour le carême.
- Speaker #0
J'ai pas toutes les dates en tête.
- Speaker #1
Moi non plus. J'ai Instagram.
- Speaker #0
On va vérifier. Et si ça se trouve, ce sera juste pas dans l'extrait.
- Speaker #1
Et dans tous les cas, je souhaite des gros bisous à tout le monde.
- Speaker #0
Non, exactement. Tchuss !
- Speaker #1
Tchuss !