Speaker #0Bienvenue à toi dans la version 2 du podcast Vieux Schhnock. Tu y trouveras une nouvelle tonalité, un nouveau rythme, un nouveau format éditorial, ainsi qu'une nouvelle impulsion. Les épisodes seront nourris de réflexions, d'explorations, de questionnements pour nous les hommes de plus de 50 ans qui sommes en quête de dialogue intérieur, et ainsi nous aider à cheminer bien plus loin que les réflexions qui nous pendent au bout du nez. Je veux donner voix ici à l'essentiel pour remettre du vivant, du vibrant, du sens de la pleine conscience, là où la vie a effet rupture. Je souhaite que ce podcast soit le rendez-vous intime des hommes qui n'ont pas fini de devenir eux-mêmes et qui peuvent entendre qu'on ne se répare pas, mais que l'on se retrouve. Bienvenue à toi dans Vieux Chnoc, le podcast des hommes de plus de 50 ans qui veulent redevenir eux-mêmes, qui ne veulent plus faire semblant ni faire bonne figure. Ici, pas de recette magique, pas de développement personnel sous cellophane,juste une parole libre, brute, sensible, offerte aux hommes qui veulent retrouver du sens, contacter la vérité d'être soi-même dans la troisième partie de leur vie. Je m'appelle Frédéric Prieur, je suis facilitateur de parole, passeur de sens, explorateur de la conscience et du masculin sacré. Dans Vieux-Chnoc, on chemine en quête de l'essentiel, sur notre manière d'habiter le monde. On parle de décisions intérieures, de résolutions douces, de prises de conscience qui peuvent changer notre trajectoire de vie pour se frayer un chemin à la rencontre de notre troisième souffle. Et si tu es là, c'est sûrement que quelque chose en toi est prêt à s'ouvrir pour un tout autre possible. Arrête-toi une seconde, pas pour moi, pour toi, rien que pour toi. Parce que ce que tu fais là... C'est peut-être le premier geste vraiment pour toi que tu fais depuis longtemps. Ce podcast, il n'est pas là pour tout le monde. Il est pour l'homme qui a construit sa vie selon les règles du monde et qui réalise quelque part, entre la cinquantaine et le silence, que ses règles ne lui appartiennent plus. Il est pour celui qui a tout et tant assumé. Sa vie professionnelle, ses enfants, sa famille, sa vie sociale. Celui sur qui on pouvait compter. Celui qui portait sans se plaindre parce que c'est comme ça qu'on lui avait appris à exister. Il est pour l'homme qui se retrouve aujourd'hui dans un espace étrange, ni vieux, ni jeune, juste à la croisée des chemins, qui se demande si ce qu'il a vécu avait vraiment du sens, si ce qui lui reste à vivre en aura, si quelqu'un, quelque part, a encore envie de l'entendre. Si ces mots résonnent, tu es exactement là où tu dois être. Pas parce que tu as besoin d'être réparé, parce que tu es peut-être prêt à te retrouver. Alors, pourquoi ce podcast ? Je vais commencer par te raconter une histoire, la mienne, qui peut ressembler peut-être à la tienne. Je suis là, dans mon bureau. Il fait cette lumière de fin d'après-midi qui jaunit tout. Je déplace des cartons, je fouine, je tente de ranger. Comme d'habitude, je déplace. Ou peut-être je fuis, je ne sais plus trop. Et là... sous une pile de choses qui n'ont plus de sens. Je la retrouve. Je la trouve, enfin. Cette vieille boîte à chaussures en carton épais marron à cajou. Elle contenait à l'origine des sabots en bois réalisés dans le Jura. Je l'ai gardée précieusement pour y mettre, au fil du temps, des photos de toutes sortes, témoins de moments vécus figés par la pellicule. Je l'ouvre avec délicatesse, en pleine attention, en pleine émotion. elle est pleine à craquer de photos jaunies par le temps qui passe qui use elles sont écornées et flétries par le poids du passé des visages qui me regardent des corps que je reconnais sans les reconnaître des paysages que j'ai traversés sans m'en souvenir des situations cocasses oubliées dans le tréfonds de ma mémoire je les prends une par une avec une douce précaution et délicatesse et il y a cette odeur de rance des fluves de multiples parfums de térébenthine tu sais cette odeur si particulière de papier photo qui a vieilli cette odeur là me prend la gorge j'en ai la tête qui tourne et soudain quelque chose se fige en moi je prends conscience que je ne sais plus qui est qui je ne sais plus où c'était je ne sais plus avec qui je retourne les photos à rien pas une date Pas un prénom, pas un mot pour me guider. Je reste là, silencieux, la boîte sur les genoux. Il n'y a plus personne pour me raconter. les gens qui savaient sont partis les histoires qui vivaient derrière ces visages elles ont disparu avec eux ces photos existent encore mais elles sont devenues muettes et c'est là dans ce silence de papier jauni que cette phrase est arrivée fulgurante irréversible un homme qui ne transmet pas laisse les autres résumer sa vie à sa place oui un homme qui ne transmet pas laisse les autres résumer sa vie à sa place. Si je te raconte cette histoire, c'est pour faire un parallèle avec ma vie. Je suis un ancien sommelier restaurateur qui a exercé et excellé pendant 40 ans. Un homme de la présence, du goût, de l'attention aux autres. Je lisais les silences et je savais les anticiper. Et j'anticipais aussi les désirs des autres. Je servais, au sens noble, au sens profond du terme. Et pendant 40 ans une part de moi se taisait. Je n'osais pas dire, pas vraiment, pas jusqu'au bout. J'excellais dans l'art du service, dans l'écoute des désirs des autres, mais j'en étais jusqu'à oublier l'urgence de l'essentiel. Puis, la vie m'a arrêté par un long et processus de désintégration intérieure. Ça a commencé par un burn-out violent, profond, puis une Covid longue où, pendant neuf mois, j'ai perdu l'odorat. moi le sommelier moi l'homme de goût du nez et d'essence en alerte tu peux imaginer ce que cela peut donner puis j'ai pris la décision d'arrêter totalement l'alcool un choix nécessaire pour me sauver la vie est arrivée la faillite et sa descente aux enfers les méandres administratives qui usent érodent tes convictions d'entrepreneur tu découvres que les relations partent et disparaissent aussi vite que l'eau devient vapeur quand tu la fais trop chauffer. Puis j'ai été envahi de deuils violents, brutaux, que j'ai mal digéré. Je me suis alors retiré du bruit du monde. J'ai décidé de laisser place au vide, au silence. Il a fallu laisser mourir bien plus qu'un métier. Il a fallu faire le deuil d'une identité entière, d'un rythme, d'un masque social. d'une manière d'exister. Et dans ce vide que j'avais fui toute ma vie, quelque chose est remonté du plus profond. Ma voix qui portait ma parole. Pas une voix qui meuble, pas une voix qui distrait, mais une voix qui dit, qui touche, qui révèle. C'est là que ce podcast s'est imposé à moi. Mais je te raconterai cela dans un épisode un peu plus tard. Ce podcast s'est imposé pas comme un outil, mais comme une évidence. Le jour où j'ai lancé le premier épisode, j'ai compris que ma voix n'était pas seulement revenue. Elle avait enfin trouvé sa destination. Je ne cherchais plus à me réparer, je me retrouvais. Alors, qu'est-ce que tu vas trouver dans ce podcast ? Tout d'abord, je veux te parler pourquoi j'ai choisi le titre « Vieux Schnock » . Ce nom, il est voulu, il est choisi, choyé. Ce n'est pas pour rigoler, pas pour faire brancher en jouant sur les mots. mais parce qu'il dit quelque chose de vrai sur comment la société regarde les hommes de plus de 50 ans. Comme des vieux schnock. Ouais, comme des vieux schnock. Des hommes soi-disant dépassés, démodés, voire encombrants. Des hommes dont on attend qu'ils se taisent pour laisser la place aux suivants. Ce podcast existe pour renverser cela. Pas avec de la colère, pas avec du ressentiment, juste avec de la conscience. Parce que le troisième souffle de la vie... Ce n'est pas un couloir vers la fin. C'est un territoire entier, inexploré, bel et bien vivant. C'est le moment où tu peux enfin cesser de courir après ce que tu voulais prouver pour commencer à habiter ce que tu veux transmettre. C'est ce que j'appelle le troisième souffle. Ici, on va parler de la perte de sens. Ce moment où tu réalises que la vie que tu t'es construite ne te ressemble plus vraiment. On va parler du masculin. avec un grand M, mais aussi du masculinisme, du patriarcat, cette caricature bruyante et apeurée. On va explorer le masculin profond, sacré et bel et bien vivant. Celui qui sait se taire autant que parler. Celui qui transmet plutôt qu'il n'impose. On va parler des deuils. Pas seulement ce qu'on vit quand quelqu'un part, mais on va parler des deuils silencieux, d'une identité, d'un rêve. d'une version de soi qu'on a laissé derrière sans vraiment lui dire au revoir. On va parler aussi de la transmission. Pas comme un devoir moral, pas comme une injonction de plus, mais comme une urgente, vivante et bel et bien vibrante. Comme le seul acte qui survive vraiment autant. Et puis, on va parler du silence. De ce que le silence contient quand on lui fait de la place au lieu de le fuir. Chaque épisode de Viochnok est une question posée sans filet. Ici, pas de réponse toute faite. Pas de liste de motivation. juste la possibilité d'une conversation intérieure que tu peux continuer seul après avoir fini de m'écouter parce que pour moi c'est ça le vrai travail pas ce que je te dis mais ce que cela fait résonner en toi laisse-moi te dire quelque chose que personne ne dit vraiment il y a des pensées qui circulent dans la tête des hommes de plus de cinquante ans des pensées qu'on garde pour soi qu'on ne partage pas ni avec ses parents ni avec sa femme ni avec ses enfants ni d'ailleurs avec ses amis parce qu'on ne sait pas comment les dire ou parce qu'on a peur de ce qu'elles révèlent des pensées comme il est trop tard pour changer vraiment je suis trop vieux pour me remettre en question ce que j'ai à dire n'intéresse plus personne de toute façon quand je serai mort on m'oubliera aussi vite qu'on m'a aimé le monde part en couille et je ne sais plus où est ma place dedans eh bien ces pensées-là Je ne vais pas te dire qu'elles sont fausses, je vais te dire qu'elles sont les signaux. Le signal que quelque chose en toi cherche à naître, non à mourir, pas à mourir. Parce que derrière la peur d'être invisible, il y a le désir d'être enfin vraiment vu. Derrière la peur d'être inutile, il y a le désir de transmettre quelque chose qui dure et s'enracine. Derrière la peur qu'il soit trop tard, il y a un homme qui croit encore que tout est possible. Ce podcast existe pour ces hommes-là, pour ceux qui ont encore quelque chose à dire et qui cherchent la voix, que cela soit la voix avec un X ou la voix avec un E, et ainsi pouvoir s'exprimer. Pour ceux qui veulent vieillir non pas en se résignant, mais en se retrouvant. Dire pour ne pas maudire. Oui, dire pour ne pas maudire. C'est le cœur de tout ce que l'on va explorer ensemble. Pour toi, pour moi, pour nous. Alors pourquoi moi ? Je ne suis pas un expert du bonheur. Je ne suis pas quelqu'un qui a tout compris et qui te regarde d'un soi-disant là-haut, assis sur les sommets de l'Himalaya. Je crée des espaces pour que l'autre puisse entendre ce qu'il est en lui-même en train de dire. Je suis juste un homme qui a traversé sa propre obscurité, qui a construit, perdu, recommencé plusieurs fois, jusqu'à en perdre la foi. Un homme qui a bien failli disparaître dans le bruit de sa propre vie, qui a dû apprendre à habiter le silence au lieu de le fuir et qui parle depuis cette traversée. Pas depuis un concept, depuis sa chair, depuis ses cicatrices, depuis un vide habité en conscience. Je suis devenu voix off, un rêve d'enfant nourri par la voix de Claude Pieplu. Tu sais, la voix des Shadoks. Je suis devenu podcasteur passionné, formé et accompagné par l'Académie du podcast créée par Marco Bernard, le sorcier québécois du podcasting. Je suis un artisan de la transmission. Je crée au sein de mon propre home studio voix-off des héritages vocaux, des narrations mémorielles qui permettent à des hommes de laisser leur voix vivante après eux. J'aime à me considérer comme un passeur de sens. un explorateur de la pleine conscience. J'en profite pour faire un petit clin d'œil à François Lemay qui m'a ouvert les yeux de mon esprit. Oui, et encore oui, j'ai osé changer de vie par libre choix, par l'écoute de l'appel intérieur, irrésistible, irrépressible. Je me suis autorisé le grand saut dans le vide pour enfin accepter que je suis à cet instant assis sur le rebord du monde que je suis à cet instant assis sur le rebord du moule parce que entre autres quand j'ai ouvert cette boîte à chaussures ma vision de la vie a basculé à la lecture du seul texte qu'elle contenait griffonnée en rouge sur un bout de carton à force de sacrifier l'essentiel pour l'urgence on finit par oublier l'urgence de l'essentiel. À force de sacrifier l'essentiel pour l'urgence, on finit par oublier l'urgence de l'essentiel. Je me souviens, cette phrase est d'Edgar Morin. « Oui, j'ai entendu l'appel du silence intérieur, parce que je sais ce que ça coûte de ne pas avoir dit, et ce que prend comme place ne pas dire, c'est maudire. Ma voix n'est pas là pour remplir l'espace. Elle est là pour ouvrir un passage. Pas pour parler, mais pour se dire plus juste. Car oui, on ne se répare pas, on se retrouve. Tu verras que c'est ma conviction, mon message maître, mon cri du cœur. Alors peut-être, si le cœur t'en dit, tu pourras choisir en toute liberté et conscience, entre l'homme qu'on t'a demandé d'être est l'homme que tu es vraiment. Si tu es arrivé jusqu'ici, ce n'est pas un hasard. Les hommes qui écoutent Vieux Chnoc sont ceux qui ont encore quelque chose à dire, quelque chose à entendre. Des hommes qui ne cherchent pas une réponse toute faite, mais qui cherchent une voix qui leur ressemble. Et je vais te dire une chose sans furiture ni édulcorant. Le temps que tu passes à attendre que les bonnes conversations arrivent à toi, c'est du temps que tu n'habites pas vraiment. Voici ma première proposition. Abonne-toi à Vieux Schnock. Maintenant. Pas demain. Maintenant. Que ce soit sur Spotify, sur Apple Podcast, sur la plateforme de ton choix, mais fais-le maintenant, pas demain. Deux fois par semaine, il y aura un épisode qui attend de faire résonner quelque chose en toi. Parce que les hommes qui avancent sont ceux qui décident. Que ce qu'ils ont encore à vivre mérite qu'ils y consacrent vraiment du temps. Et si un homme dans ta vie a besoin d'entendre cela, envoie-lui cet épisode, sans explication, il comprendra. Oui, on ne se répare pas, on se retrouve.