Speaker #0Assalamualaikum et bienvenue à toi dans ce nouvel épisode du podcast « Vis ton Coran » . Je suis ravie de te retrouver. Si tu me découvres à travers cet épisode, je suis Oum Younous, la fondatrice de l'Institut Hafidh Coran Academy. Et aujourd'hui, on se retrouve pour un épisode assez spécial à l'occasion de cette nouvelle rentrée scolaire. Aujourd'hui, on va parler d'un sujet qui revient tout le temps chez les personnes qui m'écrivent, qui est pourquoi je n'arrive toujours pas à lire l'arabe alors que ça fait des mois, des années que j'essaie. Alors si tu t'es recueillie... reconnu, déjà reconnu dans cette situation, rassure-toi, tu n'es pas la seule et surtout il y a des explications très très simples à cette situation que tu vis peut-être toi aussi et c'est ce qu'on va voir aujourd'hui dans cet épisode, les blocages qui t'empêchent de lire en arabe. Donc quand j'échange avec vous, que ce soit par message privé, lors des portes ouvertes ou quand vous vous inscrivez à nos cours d'arabe mifter et que je vous demande un petit peu votre parcours avec l'arabe, je remarque toujours les mêmes difficultés qui reviennent. Et le fait d'écouter vos histoires, j'ai pu identifier 9 blocages principaux, donc 9 blocages. Et ces blocages, ce ne sont pas des théories que je sors de livres, ce sont véritablement vos mots, vos expériences, votre ressenti, votre histoire. Et à chaque fois qu'une sœur me dit « moi j'arrive pas à dépasser le stade de l'alphabet » ou « j'ai trop peur de me tromper quand je lis en arabe » , je comprends que derrière il y a un point commun avec des dizaines d'autres femmes qui vivent la même chose, et je me suis dit que ça serait bien de faire un épisode à ce sujet. Pour que tu saches, si tu es dans cette situation, que le problème ce n'est pas toi, c'est juste les blocages que tu dois surmonter. Et c'est ce qu'on va voir aujourd'hui donc, ces 9 blocages. Donc le premier blocage que j'ai pu identifier, c'est tout simplement l'alphabet. Alors il y a beaucoup de personnes qui commencent plein de motivations pour apprendre à lire en arabe et qui vont télécharger sur internet un tableau avec les lettres de l'alphabet. Et elles essaient de les retenir une par une, chaque lettre. Donc au début ça marche. Mais très vite, elles se retrouvent face à une énorme frustration puisqu'elles ont appris la lettre de manière isolée. Mais quand elles la voient dans un mot, là, elles ne la reconnaissent plus. Parce qu'en arabe, en fait, les lettres, elles ne gardent pas toujours la même forme. Elles changent selon qu'elles sont au début, au milieu ou à la fin d'un mot. Et ça, malheureusement, personne ne le dit vraiment clairement dès le départ. Et donc, tu as l'impression un petit peu d'apprendre trois ou quatre alphabets différents en même temps. Et ton cerveau, il décroche. Donc, ce blocage, il est très répandu. Et j'ai souvent des sœurs qui me disent, voilà, moi j'ai l'impression que l'alphabet arabe, c'est un peu comme un puzzle qui se transforme un petit peu à chaque fois et je retiens quelque chose, mais dès que je lis un mot, ça s'embrouille dans ma tête et j'ai véritablement du mal à lire le mot. Et à ce moment-là, malheureusement, il y a beaucoup de personnes qui vont abandonner parce qu'elles pensent que le problème vient d'elles, alors qu'en réalité, le problème vient juste de la méthode. Et la vérité, c'est que l'alphabet arabe, il peut s'apprendre très facilement, alhamdoulilah, mais si tu suis une progression qui est adaptée. Par exemple, commencer par reconnaître les lettres déjà dans toutes leurs formes, que ce soit de manière isolée, en début de mot, en milieu de mot et en fin de mot, et les associer surtout rapidement à un son, pour que la mémoire visuelle travaille avec la mémoire auditive. Pour ceux qui suivent ma formation le Barra, vous savez qu'on a cinq types de mémoires, et c'est bien de rassembler toutes ces différentes mémoires pour les mettre au service de notre apprentissage, et donc allier la mémoire visuelle et la mémoire... auditive. Et surtout, il ne faut pas rester bloqué des semaines sur l'alphabet de manière isolée, mais passer véritablement sur une combinaison de lettres pour voir l'arabe comme quelque chose de vivant et directement dans des mots. Et c'est ce que fait notre professeur d'arabe dans notre programme mystère. Il a créé des mots avec une seule lettre. Oui, parce qu'en arabe, on peut créer des mots juste avec une seule lettre. Et du coup, les élèves passent tout de suite à la pratique de la lecture. Et ça, c'est très motivant. Dès le premier cours, avec la première lettre de l'alphabet, elle passe directement à l'étape de lire des mots. Et ça, c'est très, très motivant parce qu'on dépasse en fait cet aspect théorique, entre guillemets, et on rentre dans le vif du sujet avec la lecture. Et en même temps, en parallèle, bien évidemment, la compréhension, puisque c'est quand même le but quand on apprend une langue de comprendre ce qu'on lit. Le deuxième blocage, c'est la prononciation. Alors, tu as peut-être déjà vécu ça, tu reconnais une lettre, tu sais plus ou moins quel son elle fait, mais le fait de le dire à voix haute tu bloques parce que tu as peur de mal prononcer cette lettre. Tu te dis peut-être que je vais me tromper, peut-être que le son que je vais faire n'existe pas en arabe. Et cette peur, elle est tellement forte qu'il y a beaucoup d'élèves qui préfèrent rester silencieuses plutôt que d'essayer. Et le problème, c'est que plus tu repousses la prononciation et plus tu vas renforcer ce blocage et plus tu vas finir par te dire que tu n'es pas faite pour la langue arabe, que tu n'arrives pas à avoir cette oreille pour bien entendre le son de la lettre. Alors qu'en réalité, c'est simplement un manque de pratique, mais de pratique de manière guidée, puisque l'arabe contient des sons. qui n'existent pas dans le français. Donc forcément, ce n'est pas évident. Mais ça ne veut pas dire que tu es incapable de produire ces sons-là. C'est juste une question d'entraînement de manière progressive. C'est un peu comme un enfant quand il apprend à faire du vélo. J'aime bien donner cet exemple à chaque fois du vélo. Quand on apprend à faire du vélo en enlevant les petits trous, au début, on tombe, on hésite. Mais en ayant un guidon bien tenu et un cadre rassurant derrière nous qui nous aide, on va trouver cet équilibre et on va... pouvoir avancer. Le but, c'est véritablement de bien prononcer la lettre et de ne pas hésiter à le faire, même si tu fais des erreurs, puisque c'est en faisant des erreurs que tu vas apprendre plus vite. Et nous, dans la méthode Mifter, on insiste énormément sur ce point-là, puisque dès le début, tu vas prononcer la lettre à voix haute, avec le professeur qui va te corriger doucement sans jugement, et surtout, en fait, tu ne vas pas juste prononcer la lettre. Il va te donner les caractéristiques techniques pour pouvoir bien prononcer la lettre. Donc comment bien placer la langue, comment bien placer les lèvres, etc. Et donc quand tu vas prononcer la lettre, tu vas imaginer tous les muscles de ton corps pour pouvoir prononcer cette lettre. Donc il va véritablement te donner chaque caractéristique, la méthode complète pour exactement prononcer le bon son de cette lettre. Donc c'est un petit peu comme une introduction aux règles de Tejouïd. Le programme du TAS, ce n'est pas un programme de tajweed, mais c'est un petit peu comme l'introduction aux règles de tajweed, puisqu'on va véritablement voir les caractéristiques des lettres et la manière précise de les prononcer. Et ça, c'est très important, puisque ça va éviter de mal prononcer les lettres par la suite en mémorisant les sorates du Qur'an. Le troisième blocage, c'est la peur de se tromper. Alors ce blocage, il est un peu sur moi parce qu'il agit comme une petite voix intérieure qui te paralyse et tu te dis, tu as peut-être déjà essayé de lire devant quelqu'un un texte ou des mots en arabe, devant un professeur, devant tes enfants ou même seul à voix haute et tu as senti un petit peu ton cœur battre un peu plus vite comme si chaque mot c'était un examen. Et tu te dis voilà, si je fais une faute, si on se moque de moi, si je prononce mal le... la ayah du Quran, du coup je vais inverser ce qu'Allah voulait dire dans cette ayah. Et cette peur, elle est tellement présente qu'il y a beaucoup de personnes qui préfèrent ne pas essayer. Et elles se contentent de réviser les lettres encore et encore, et elles repoussent sans cesse le moment de lire un vrai mot. Donc le résultat, c'est qu'elles restent bloquées au même niveau pendant des mois, parfois des années. Alors que la vérité, c'est que se tromper, ça fait partie du processus d'apprentissage, puisque si on était six personnes et se tromper, on serait tous savants. Donc, Le fait de se tromper, ça fait partie du processus d'apprentissage et c'est même grâce à ces erreurs que ton cerveau va retenir beaucoup mieux. Donc on a tellement été conditionné à penser qu'une faute, c'est une honte, qu'on oublie que chaque erreur, c'est une étape vers la maîtrise de quelque chose et ceci dans tous les domaines. et malheureusement j'entends souvent des soeurs me dire moi je comprends un petit peu mais j'ose pas lire devant d'autres personnes parce que j'ai peur de faire des erreurs et qu'on me juge J'ai peur d'avoir honte de mal réciter le mot. Et ça, c'est dommage parce que les enfants, par exemple, eux-mêmes apprennent en se trompant. Et ils ne se jugent pas entre eux. Et nous, malheureusement, on a un petit peu cette peur-là. Donc, il faut véritablement ne pas avoir peur et ne pas rester sur ce blocage de la peur de se tromper. Il faut surmonter cette peur de se tromper. Le quatrième blocage, c'est... le manque de régularité. C'est probablement le blocage le plus courant que j'ai pu voir. En général, donc là, on est au mois de septembre, il y en a plein qui sont motivés pour apprendre de nouvelles choses, que ce soit le sport, que ce soit la langue arabe, plein d'autres choses. Et tu te dis, voilà, cette fois c'est la bonne, cette fois je vais apprendre l'arabe. Tu fais deux, trois séances, puis la vie quotidienne reprend le dessus, que ce soit les enfants, le travail, la maison. Et la première chose que tu laisses tomber, c'est l'apprentissage de l'arabe. tu apprends toute seule. Et quand tu reviens, tu te rends compte que tu as déjà oublié une partie de ce que tu avais appris et tu dois encore une fois recommencer. Et il y a ce cycle à chaque fois, j'apprends, j'oublie, je recommence, j'apprends, j'oublie, je recommence, j'apprends, j'oublie, je recommence. Et ça, ça finit par t'épuiser, tu as l'impression que tu n'avances jamais. Alors qu'en réalité, ce qui te manque, ce n'est pas la capacité, c'est la régularité. Et la régularité, ce n'est pas deux heures par jour, ça peut être dix minutes par jour, ça peut être une heure. Par exemple, nous, les cours d'arabe, c'est 1h30 par semaine. Voilà, toute cette régularité, c'est ce qui va créer le vrai progrès. Parce que le cerveau, il a besoin de répétitions rapprochées pour pouvoir transformer l'information en quelque chose d'automatique. Et si tu fais cet effort une seule fois, puis plus rien pendant une semaine, ton cerveau, il va effacer. Et j'ai vu tellement de personnes me dire, voilà, moi, je suis nulle, ça fait des années que j'ai envie d'apprendre à lire, parfois, je ne retiens pas. Alors qu'en réalité, elles ne sont pas nulles. C'est juste qu'elles n'ont pas un rythme qui est régulier et elles n'ont pas trouvé cette routine de pouvoir continuer à apprendre pour progresser et pour que cette progression devienne beaucoup plus fluide. Il faut retenir cette chose, que ce qui compte, ce n'est pas la vitesse, mais c'est la régularité, c'est la continuité. Donc ce n'est pas la vitesse, qu'importe le temps que ça va demander, le but c'est d'être dans la régularité. Le cinquième blocage, c'est l'absence d'environnement. Alors ce blocage-là, il est également souvent sous-estimé, puisque pour apprendre une langue, quelle qu'elle soit, c'est aussi entendre cette langue, c'est la pratiquer un minimum dans son quotidien, mais pour beaucoup de personnes qui veulent apprendre l'arabe, ce n'est pas le cas. Soit à la maison on ne parle pas arabe, soit dans l'entourage il n'y a personne qui sait lire ou écrire en arabe. Et même dans tout ce qui est pour ceux qui sont dans des cours religieux, parfois on se contente de répéter sans comprendre, sans jamais lire soi-même un texte que peut-être vous êtes en train d'étudier et de pouvoir comprendre par soi-même. Et donc du coup malheureusement tu n'as aucun modèle, aucun miroir, tu es la seule avec ton petit tableau que tu as imprimé et collé sur ton cahier de l'alphabet et forcément tu vas vite... de perdre la motivation parce qu'apprendre dans le vide sans une ambiance autour de toi, c'est véritablement difficile. Et je compare souvent ça avec quelqu'un qui veut apprendre à nager, mais qui reste assis un petit peu au bord de la piscine avec un livre sur la natation. Il a beau lire les instructions, s'il ne plonge pas dans l'eau et sans voir les autres nager également, ça ne marche pas. Donc, on a besoin d'être entouré d'autres personnes qui sont motivées autant. que toi et qui veulent apprendre à lire et écrire en arabe. Et il y a beaucoup de sœurs qui me disent, voilà, en privé, moi je suis seule, j'essaie, mais au bout de dix minutes, je décroche. Et c'est pas parce qu'elles n'ont pas de volonté, c'est juste qu'elles n'ont pas l'environnement qui leur rappelle tout le temps, voilà, tu peux y arriver, voilà le chemin que tu dois suivre, etc. Nous, dans les cours Mifsa, Alhamdoulilah, tu n'apprends pas juste avec un professeur. Tu fais partie d'un groupe, tu fais partie d'autres sœurs, c'est pour ça qu'on voulait que les créneaux ne soient pas... Non ! On voulait que les groupes ne soient pas très nombreux. Donc le but, c'est véritablement de créer comme une petite famille, donc des groupes où vous n'êtes pas nombreuses, pour pouvoir vous sentir à l'aise de pouvoir lire sans avoir peur du jugement, de pouvoir écouter les autres, que chacune ait le temps de lire, le temps de poser ses questions, de voir les progrès également des autres, vu que vous n'êtes pas nombreuses, et de vous dire, voilà, moi, si l'autre et la vie arrivent, moi aussi je peux y arriver, parce qu'on est au même niveau. Et ça, c'est un moteur qui est incroyable pour... pour pouvoir garder la motivation et donc de ne pas avoir l'environnement. La motivation forcément elle va s'éteindre alors qu'avec un environnement, la motivation va se multiplier puisque vous êtes toutes en train de vous motiver puisque vous êtes toutes avec le même objectif de pouvoir apprendre l'arabe cette année. Le sixième blocage c'est les mauvaises expériences passées. Alors ça malheureusement je peux t'assurer que c'est le blocage qui est beaucoup plus fréquent qu'on ne l'imagine. Il y a certaines personnes qui ont déjà essayé d'apprendre l'arabe dans le passé, mais ça s'est mal passé. Soit le professeur peut-être était trop strict, soit elles ont été corrigées en estimant qu'elles ont été un petit peu humiliées et donc elles ont été découragées. Soit d'autres personnes se sont moquées d'elles, soit la méthodologie ne correspondait pas. Il y a mille et une raisons. Pour certaines, il y a eu des traumatismes quand elles ont appris quand elles étaient jeunes et une fois adultes. elles n'ont pas progressé et malheureusement elles ont associé l'arabe à quelque chose de négatif. Et donc ces expériences, elles laissent une trace émotionnelle qui est forte. Et même des années plus tard, quand la personne prend un cahier d'arabe, elle a cette émotion qui remonte, que ce soit la peur, que ce soit la honte, que ce soit la sensation d'être jugée. Et le cerveau malheureusement va associer l'arabe non pas à la découverte, à la spiritualité, mais plutôt au stress. Et c'est pour ça qu'il y a certaines personnes qui me disent « moi voilà, j'aimerais, je voulais apprendre » . Mais rien que le fait d'ouvrir le livre, je ressens un blocage. Et en réalité, ce n'est pas la langue qui est difficile, c'est juste la mémoire qui, malheureusement, garde ces expériences négatives qui pèsent encore des années, voire des mois, voire des années plus tard. Pour certaines, c'était quand elles étaient déjà enfants. La bonne nouvelle, c'est qu'on peut totalement réécrire cette histoire. Il suffit de vivre une expérience qui est positive, qui est douce avec l'arabe, où on se sent... encourager, valoriser. Et voilà, c'est un petit peu comme réparer une cicatrice, mais on ne va pas effacer ce qui s'est passé, mais on va ajouter par-dessus une nouvelle expérience qui va transformer ton rapport avec la langue. Et ça serait véritablement dommage de rester sur quelque chose de négatif, alors qu'il y a tellement de positifs à apprendre l'arabe. Et c'est pour ça qu'on voulait, nous, véritablement, un cadre bienveillant, ludique. Qui dit, voilà, apprendre l'arabe, c'est ludique, c'est avec plaisir. parce que, au fond... Ce n'est pas vos capacités qui bloquent, c'est juste le fait de se réconcilier avec l'arabe. Le septième blocage, c'est le perfectionnisme. Alors ça, c'est un piège dans lequel il y a beaucoup de personnes qui tombent, souvent sans s'en rendre compte, qui se disent, si je lis, il faut que ce soit parfait. Et du coup, dès qu'elles bloquent sur chaque mot, elles vont reprendre dix fois la même syllabe, elles vont refuser d'avancer tant qu'elles n'ont pas l'impression d'avoir atteint un niveau impeccable. Et malheureusement, le résultat, c'est qu'elles n'avancent pas. Et donc le perfectionnisme, c'est ce qui va donner l'illusion d'être, de vouloir acquérir une qualité parce qu'on vise l'excellence. Mais dans l'apprentissage, malheureusement, c'est un frein. Parce qu'apprendre, c'est accepter d'être imparfaite. C'est accepter qu'on va faire des erreurs. On ne peut pas être parfaite. C'est progresser petit à petit. Donc si tu attends d'être parfaite pour te lancer, malheureusement, tu ne vas jamais te lancer. Et il y a des sœurs qui me disent, voilà, moi je n'ose pas lire devant les autres parce que je sais que je vais me tromper, donc elles ne veulent pas se tromper, elles veulent que ce soit parfait. Et donc, elles oublient que toutes celles qui lisent bien aujourd'hui, elles ont commencé par se tromper mille fois. Et la perfection n'arrive jamais au début, elle arrive grâce à toutes les petites imperfections qui ont été accumulées, qui ont été corrigées et qui ont surtout été dépassées. Donc pour nous, même si tu avances à ton rythme, même si tu lis, tu te trompes. tu reprends, c'est ça qui va construire la fluidité dans ta lecture par la suite et on préfère un mot qui est lu avec envie qu'un mot qui est lu parfait mais qui n'a jamais été prononcé la perfection c'est pas malheureusement c'est ce qui va t'empêcher d'avancer et l'imperfection c'est se dire que voilà faire des erreurs, tout le monde fait des erreurs et que la perfection n'existe pas dans l'apprentissage puisque tout le monde fait des erreurs Le huitième blocage, c'est le fait de ne pas savoir par quelle étape commencer. Ça, c'est peut-être l'une des plus grandes raisons pour lesquelles les personnes se sont perdues dans l'apprentissage de l'arabe. C'est qu'il y a beaucoup de personnes qui veulent apprendre, mais elles ne savent pas par où commencer. Est-ce que je dois commencer par l'alphabet ? Est-ce que je dois commencer par les voyelles ? Est-ce que je dois lire directement sur le Qur'an ? Ou est-ce que je dois commencer par apprendre à écrire ? Et c'est comme ça qu'elles n'ont pas un chemin clair et elles s'éparpillent avant de regarder une vidéo. YouTube par-ci, elles vont télécharger un PDF par-là, elles vont faire un exercice qu'elles ont trouvé sur Internet, et au final, elles ont une montagne d'informations, mais il n'y a pas d'ordre logique. C'est un petit peu comme si on voulait construire une maison, mais on achète des briques, on achète du ciment, on achète tout ce qu'il faut, mais il n'y a pas de plan, et s'il n'y a pas de plan, il n'y a pas de fondation, et donc on va se retrouver avec un tas de matériaux comme ça, mais qui ne ressemblent pas au final à une maison. Donc il faut véritablement avoir une méthode à suivre, des étapes à suivre et pour pouvoir suivre ces étapes, forcément il faut suivre une méthodologie et la méthodologie, il n'y a qu'un professeur pour te donner cette méthodologie puisqu'il est formé à ça, donc à enseigner. Donc ça c'est l'une des erreurs que beaucoup de personnes font, c'est qu'elles accumulent un tas d'informations un peu partout mais elles ne savent plus. comment gérer ces informations-là. Le neuvième blocage, le dernier blocage, c'est le plus profond. C'est un petit peu le doute, un petit peu les ouest-ouest. C'est cette petite voix qui te dit l'arabe, ce n'est pas pour moi, moi, je n'y arriverai jamais, moi, de toute façon, je n'ai pas de mémoire, je n'ai pas le temps, je suis trop vieille, les autres, oui, mais pas moi, etc. Plein de ouest-ouest comme ça, chacune. On a nos propres os-ouest selon notre situation. Pour certaines, c'est l'âge. Pour d'autres, c'est l'organisation de leur journée. Elles estiment qu'elles n'auront pas le temps dans la semaine pour apprendre l'arabe. Et cette voie, elle est tellement lourde que tous les autres blocages que j'ai cités, elle va être beaucoup plus lourde que tous les autres blocages que j'ai cités tout à l'heure. Parce que tant que toi, tu penses que tu n'es pas capable ou que tu n'oses même pas essayer, tu vas abandonner avant d'avoir commencé. Et ça, je l'ai tellement entendu de sœurs qui me disent, bon voilà, moi j'ai 40 ans, c'est trop tard pour apprendre, ou j'ai jamais été douée pour les langues, enfin bref, il y a énormément d'excuses. J'entends tout le temps des raisons de personnes qui pensent qu'elles ne peuvent pas y arriver. Mais en réalité, l'âge, la mémoire, les capacités, ce ne sont pas des barrières. Le vrai frein, c'est ce que tu crois. croit de toi-même. Dans la vie, il faut parfois se lancer et voir où ça va te mener. Et là, tu vas voir, véritablement, tu vas être surprise parce que tu vas voir que tu vas adopter une nouvelle routine, que tu vas progresser. Et notre but à nous, c'est pas simplement de vous apprendre une langue, c'est pas simplement d'apprendre des lettres, d'apprendre des sons, mais c'est également reprendre confiance en toi, t'encourager et te montrer que oui, tu en es capable et que ce n'est pas parce que tu estimes que tu n'es pas capable, que tu n'as pas le temps, c'est juste que tu n'as pas trouvé le bon chemin, le bon cadre et surtout de te faire confiance et de te dire, voilà, cette année j'ai véritablement envie d'apprendre l'arabe et je vais apprendre l'arabe parce que cette année, Pour le ramadan, j'ai envie de lire mon mushaf en arabe et je n'ai pas envie encore une fois cette année de le lire en français. Eh bien, tu vas y arriver, Inch'Allah. Donc, comme tu peux le voir, si tu n'arrives pas encore à lire l'arabe aujourd'hui, ce n'est pas parce que tu n'es pas capable, c'est simplement que tu as rencontré l'un de ces blocages ou peut-être plusieurs de ces blocages. Et c'est normal, ces blocages, je les ai vus, je les ai entendus des dizaines et des dizaines de fois. Et tu n'es pas la seule à les traverser. Mais la bonne nouvelle, c'est que ces blocages-là, ce n'est pas une fatalité, qu'avec la bonne méthode, un cadre bienveillant, un accompagnement progressif, tu vas les dépasser un à un et avancer dans ton apprentissage de l'arabe. Et c'est exactement pour ça qu'on organise les portes ouvertes, donc Mifter. C'est le moment où on va t'expliquer concrètement la méthode qu'on va mettre en place cette année. Donc le professeur, c'est un professeur homme. Les cours débutent dans quelques jours, puisque c'est la semaine du 15 septembre, Inch'Allah. Donc, on reprend cette nouvelle rentrée 2025-2026. Et donc, on organise des portes ouvertes le vendredi 12 et le samedi 13 septembre. Donc, ce sera en fait quelques jours avant la rentrée. Donc, le 12 et le 13 septembre, Inch'Allah, nous organisons des portes ouvertes à 20h30. Donc, ça se passera sur Zoom. Si tu souhaites t'inscrire pour réserver ta place pour les portes ouvertes, il suffit de cliquer sur le lien juste en dessous. dans la description de cet épisode. Donc ce sera le moment pour concrètement expliquer la méthode qui va être mise en place cette année, de poser toutes tes questions, de rencontrer le professeur et de pouvoir voir le programme pour cette nouvelle année. Donc le vendredi et samedi 12 et 13 septembre, Inch'Allah, à 20h30, ça se passera sur Zoom. Donc si tu souhaites réserver ta place, C'est juste en dessous dans la description de cet épisode. Que Allah te facilite l'apprentissage de la langue arabe cette année et bienvenue à tous ceux qui nous ont rejoints dans ces derniers jours. Que Allah vous récompense pour votre intention de pouvoir vous rapprocher de la langue du Qur'an et vous facilite l'apprentissage et la compréhension de cette langue cette année. Quant à moi, je vous en rends dans le prochain épisode, Inch'Allah. C'était Oum Younous, Salam Aleykoum.