Speaker #0Avant qu'on commence cet épisode, j'ai une invitation à te faire. Le vendredi 5 juin à 20h30, à l'occasion des inscriptions à nos cours d'arabe pour cette nouvelle année 2026-2027, nous organisons des portes ouvertes en direct pour te présenter Mifter, notre programme d'arabe avec le mot « Adlim » . Tu pourras le rencontrer en direct et lui poser toutes tes questions sur le programme. Le lien d'inscription est dans la description de cet épisode. Et maintenant, on entre dans le sujet du jour. Aujourd'hui, j'aimerais te parler d'un sujet que l'on aborde souvent de manière trop rapide. trop simpliste et parfois même trop culpabilisante. Le manque de motivation. Tu connais peut-être cette sensation, tu sais ce que tu devrais faire, tu sais ce qui serait bénéfique pour toi, tu sais même parfois que cette chose pourrait changer ton rapport avec le role-end, ton rapport à l'apprentissage, à l'organisation, à ta manière de voir, et pourtant, malgré tout ça, tu n'arrives pas à passer à l'action, tu repousses, tu attends le bon moment, tu te dis que tu reprendras quand tu seras plus disponible, plus reposé, plus stable, plus organisé, et au fond, à force de repousser, tu finis par... penser que le problème vient de toi, que tu n'es pas assez motivée, pas assez disciplinée, pas assez sérieuse. Mais aujourd'hui, j'aimerais te dire quelque chose que l'on ne dit pas assez, ton manque de motivation n'est pas toujours le vrai problème. Tu vas essayer de te forcer, de te mettre la pression, de te comparer à celle qui semble avancer beaucoup plus vite que toi, alors qu'en réalité, tu aurais peut-être surtout besoin de comprendre ce qui rend l'action difficile pour toi. On se dit qu'une personne motivée avance, qu'une personne motivée tient, qu'une personne motivée réussit. Alors quand la motivation disparaît, on pense que tout est perdu. Mais la motivation, elle est instable par nature. Elle vient, elle repart, elle dépend de ton état intérieur, de ton énergie, de ton sommeil, de tout ce que tu traverses en ce moment, de ton environnement, de ta charge mentale, etc. Tu peux être très motivé un dimanche soir, réparer un planning magnifique, te promettre que cette fois tu vas changer, puis te réveiller le lundi matin avec une fatigue réelle, un enfant malade, une urgence à gérer, une maison en désordre, et là tu n'as plus le même élan que tu avais le dimanche soir. Alors ça ne veut pas dire que ton intention était fausse, ça veut simplement dire que tu avais construit ton départ sur une émotion, et une émotion seule, elle ne suffit pas. C'est pour ça que beaucoup de femmes vivent toujours le même cycle. Elles se sentent inspirées, elles décident de reprendre quelque chose, elles commencent avec énergie, puis au bout de quelques jours ou quelques semaines, la motivation baisse. À ce moment-là, au lieu de comprendre que cette baisse est normale, elles l'interprètent comme un échec. Elles se disent qu'elles ne sont pas assez sérieuses, qu'elles n'ont pas assez de volonté, et qu'elles recommencent toujours pareil. Et ensuite, forcément, la culpabilité va arriver. et la culpabilité, elle rend toujours l'action trop lourde. La motivation, elle peut te faire commencer, mais elle ne peut pas être ton seul pilier. Elle peut ouvrir une porte, mais elle ne peut pas porter toute la maison. Ce qui te permet de tenir dans le temps, ce n'est pas simplement l'émotion du départ, c'est le cadre que tu construis autour de ton intention. C'est une méthode claire, c'est un rythme qui est réaliste selon ton quotidien, c'est des étapes qui sont bien définies et c'est une manière de reprendre quand ça ralentit et un environnement qui t'aide surtout à ne pas... tout porter toute seule. Sans cela, tu peux avoir une bonne intention, mais tu vas t'épuiser parce que tu n'es pas suffisamment accompagné. La première chose qu'on ne dit pas assez également sur le manque de motivation, c'est qu'il apparaît souvent quand l'objectif est trop grand dans ta tête. Tu te dis par exemple, je veux me rapprocher du rohan, je veux apprendre l'arabe, je veux être régulière, je veux changer, etc. Mais ces phrases, aussi belles soient-elles, elles sont immenses. Elles peuvent également impressionner un petit peu ton cerveau parce qu'au moment de passer à l'action, ton cerveau, il ne sait pas exactement quoi faire. avec une intention aussi large. Il voit la montagne entière et il ne voit pas le premier pas. Et quand une chose, elle paraît trop grande, trop floue, on la repousse parce qu'on ne sait pas comment entrer concrètement à l'intérieur de cet objectif. Et c'est pour ça qu'une personne, elle peut vouloir profondément apprendre, mais ne jamais commencer. Parce qu'elle ne sait pas quelle étape faire aujourd'hui, quelle notion travailler cette semaine, quel rythme suivre, etc. Et ce manque de découpage, il va se transformer en immobilité parce que tu penses que tu manques de motivation alors que simplement tu ne sais pas Quelle est la prochaine action qui est clair dans ton esprit. La deuxième chose qu'on ne dit pas assez, c'est que la motivation diminue quand tu ne vois pas de progression. Au début, tu peux être porté par l'enthousiasme, forcément on est motivé, c'est le nouveau départ, tu as ton cahier, ton programme, ton envie, etc. d'avancer. Mais si après quelques jours ou quelques semaines, tu ne vois pas clairement où tu avances, tu ne sais pas si tes efforts mènent véritablement quelque part, alors ton énergie, elle commence à baisser. Et l'être humain, il a besoin de sentir qu'il avance, même doucement. Il n'a pas besoin de résultats spectaculaires tous les jours. mais il a besoin quand même de repères. Et ça, on le voit encore plus dans l'apprentissage. Si tu regardes une vidéo, puis une autre, un PDF, puis une règle, etc., sans savoir exactement comment relier les choses, eh bien, tu as l'impression de travailler, mais pas forcément de progresser. Et cette sensation, elle est très décourageante, et elle va faire naître cette fatigue, la fatigue de faire des efforts sans véritablement comprendre ce que tu es en train de construire. Et dans ce cas-là, le manque de motivation, c'est souvent la conséquence d'une progression qui n'est pas visible, qui n'est pas structurée pour toi. Autre chose, c'est que parfois la motivation a disparu parce que l'objectif est trop chargé émotionnellement. Par exemple, si à chaque fois que tu penses à reprendre quelque chose, tu te rappelles de ton retard, de toutes les fois où tu as abandonné, de toutes les fois où tu as commencé et puis tu as arrêté, alors l'action devient un petit peu... trop émotionnelle puisqu'elle est un petit peu chargée de honte et elle ne représente pas quelque chose de bénéfique pour toi. Et donc forcément tu vas te mettre la pression et cette pression va devenir tellement lourde que tu ne préfères même pas commencer. Ça c'est très important à comprendre parce qu'il y a beaucoup de femmes qui ne repoussent pas parce qu'elles ne veulent pas avancer, elles repoussent parce que l'action elle leur rappelle une ancienne déception, cet échec qu'elles ont eu et elles n'ont pas envie en fait de faire face encore une fois à ce nouvel échec. Ensuite autre chose c'est que la motivation elle baisse quand ton environnement il est beaucoup plus fort que toi. de ton intention. Tu peux avoir une belle intention, mais si ton téléphone est toujours près de toi, si les notifications t'appellent, si ton espace est encombré, si ton support d'apprentissage n'est pas prêt, si tu dois encore une fois chercher le lien, ton cahier, la leçon, ton mot de passe, ton fichier, etc. Eh bien forcément, chaque petit obstacle va rendre l'action beaucoup plus difficile. Alors que si tout est facile d'accès, naturellement, tu vas faire la chose que tu devais faire. Si ton téléphone est à portée de main et que ton... court, il est enfoui quelque part, forcément ton cerveau ira souvent vers ce qui est le plus simple, c'est-à-dire ton téléphone. On sous-estime énormément le rôle de l'environnement. On pense que les personnes qui sont régulières, elles ont seulement plus de volonté, mais souvent, c'est des personnes qui sont beaucoup plus organisées. Elles ont organisé les choses de manière à rendre leur objectif beaucoup plus accessible. Elles savent où est leur support, elles ont un créneau, elles ont un cadre, elles ont moins de décisions à prendre au moment d'agir et elles ne comptent pas seulement sur la motivation, elles préparent l'action avant que la motivation soit testée. et ça, ça change beaucoup de choses. Autre chose, c'est que parfois tu manques de motivation parce qu'il y a trop, il y a un trop plein. Il y a trop de contenu, trop de méthodes, trop de conseils, trop de vidéos que tu as enregistrées, trop de PDF que tu as téléchargées, trop d'idées en même temps. Et toi, tu veux bien faire, donc tu cherches, tu cherches encore, tu compares, tu sauvegardes, etc. Et tu te dis que tu vas commencer par ceci, après tu vas commencer par telle méthode, etc. Et à force de chercher le meilleur chemin, tu n'avances dans aucun chemin. C'est la saturation totale. Donc ça, c'est un problème qui est très moderne. On a accès à tellement de ressources que l'on peut croire qu'on peut apprendre toutes les choses possibles, que tout deviendrait beaucoup plus facile. Mais parfois, le fait d'avoir beaucoup de ressources, ça rend l'apprentissage beaucoup plus difficile parce que tu n'as plus seulement besoin d'apprendre, tu dois aussi choisir, trigger, comparer, organiser, etc. Et à force, forcément, tu t'épuises avant même d'avoir commencé. Donc dans ce cas, ce qui te manque, ce n'est pas un nouveau PDF ou une nouvelle vidéo ou une nouvelle méthode. Ce qui te montre que c'est un chemin dans lequel tu acceptes d'entrer et de rester assez longtemps pour construire quelque chose. Autre chose, c'est que la motivation baisse quand tu n'as pas relié ton objectif à quelque chose de très personnel. Par exemple, je veux apprendre l'arabe. Ok, pourquoi je veux apprendre l'arabe ? Est-ce que c'est parce que tu veux mieux suivre tes cours ? Est-ce que c'est parce que tu veux être plus autonome et ne plus, par exemple, dépendre des traductions ? Est-ce que c'est parce que tu veux avoir des bases solides dans cette langue ? Est-ce que c'est parce que tu veux construire une relation plus consciente avec le Coran ? Donc savoir personnellement pourquoi tu veux faire telle chose. Quand tu sais pourquoi tu fais les choses, tu sais que ce n'est pas juste une tâche en plus dans ta journée, mais c'est véritablement un pas vers une direction qui compte pour toi. Alors dans ces cas-là, la motivation va devenir beaucoup plus stable, parce que tu ne dépends pas seulement d'une émotion, mais de la conscience claire de la valeur de ce que tu es en train de construire. Autre chose, c'est que la motivation, elle ne doit pas être seule. Elle doit être également accompagnée de la patience. Beaucoup de choses importantes demandent de la patience. Revenir au roll-in, ça demande de la patience. Revenir de l'arabe, ça demande de la patience. Installer une nouvelle habitude, ça demande de la patience, etc. Et malheureusement, on vit dans une époque où on aime les résultats qui sont rapides. On veut voir tout de suite que l'on progresse, que l'on comprend, qu'on est en train de changer. Et si le résultat n'apparaît pas rapidement, on a l'impression que ça ne fonctionne pas. La motivation, elle aime ce qui est nouveau. alors que la patience, elle accepte ce qui est répétitif. Dans un vrai apprentissage, tu as besoin des deux, mais surtout d'un cadre qui t'aide à continuer lorsque la nouveauté du début disparaît. Et dans ta relation avec le Ror'en, cette question de la motivation, elle est très présente. Il y a beaucoup de femmes qui disent qu'elles veulent être plus proches du Ror'en, mais qu'elles n'arrivent pas à être régulières, qu'elles attendent un petit peu la période idéale, mais le quotidien parfait n'arrive presque jamais. Il y aura toujours quelque chose, il y aura toujours une fatigue, il y aura toujours une tâche, une responsabilité. Et donc si tu attends que tout soit aligné pour revenir avec le Khor-en, tu risques d'attendre encore très longtemps. Donc la vraie question, ce n'est pas quand est-ce que j'aurai enfin la motivation. La vraie question, c'est quel cadre je peux mettre en place pour que le Khor-en ait une place dans ma vie, malgré toutes les contraintes que je peux avoir dans mon quotidien. Pour conclure, j'aimerais que tu retiennes ceci. Ne résume pas ton histoire à un manque de motivation. Tu n'es pas forcément une personne qui est incapable de tenir. Tu es peut-être une personne qui est sincère, mais qui a trop longtemps essayé d'avancer avec trop de flou. Trop d'options, trop de pression et trop de honte liée aux anciens abondants et pas assez d'accompagnement. Et ça, avec l'aide d'Allah, ça peut changer. Tu peux reprendre autrement, tu peux construire plus doucement et plus solidement. La motivation peut venir, elle peut repartir, mais un bon cadre, ça va t'aider à continuer, même quand l'émotion du départ va baisser. Donc ne reste pas bloqué, attends le moment parfait et pose un pas. concret vers ton objectif. Avant de te laisser, je veux te rappeler quelque chose qui pourrait changer beaucoup de choses pour toi. Le vendredi 5 juin à 20h30, nous organisons des portes ouvertes en direct pour te présenter Mifter. C'est notre programme d'arabe pour les femmes qui veulent enfin avancer dans cette langue avec un vrai professeur dans un vrai cadre humain. Pendant ces portes ouvertes, tu pourras rencontrer le Moranime en direct, découvrir comment il enseigne, voir concrètement ce qui t'attend dans Mifter pour cette nouvelle année 2026-2027 et poser toutes tes questions. avant de t'inscrire. Le lien d'inscription est dans la description de cet épisode. Réserve ta place dès maintenant parce que les places sont limitées pour garantir une vraie qualité d'échange. T'attends donc le 5 juin à 20h30.