Speaker #0Assalamu alaikum et bienvenue à toi dans Vuit en Courant, je suis ravie de te retrouver. Si tu me découvres à travers cet épisode, je suis Oum Younous, la fondatrice de l'institut Hafiz Courant Academy, dans lequel on apprend la langue arabe, le courant et la jurisprudence. Et dans ce podcast, on parle motivation, organisation, conseils, sagesse et plein de magnifiques choses en rapport avec le courant. Je te retrouve chaque vendredi, incha'Allah, pour un nouvel épisode. Alors, advene-toi pour ne pas rater les prochains. Alors, il y a des jours où les larmes, elles viennent sans prévenir. pas à cause d'un événement précis, pas parce que quelque chose s'est mal passé, juste des larmes pendant parfois la salat, en écoutant une récitation du Qur'an, en conduisant seul, en regardant tes enfants dormir, en faisant la vaisselle à 22h, enfin je sais pas, et souvent avec les larmes, il me vient une question, pourquoi je suis en train de pleurer, qu'est-ce qui va pas chez moi, qu'est-ce qui se passe ? Et cet épisode, je l'ai voulu pour toutes celles qui ont connu ces larmes-là. des larmes qui arrivent de nulle part et qu'on n'arrive pas à expliquer à quelqu'un d'autre parce qu'on ne sait pas nous-mêmes quoi dire, sinon juste que je suis en train de pleurer, mais je ne sais pas pourquoi. Et ces larmes ne sont pas le signe que quelque chose ne va pas, elles sont souvent là pour nous montrer que notre âme, notre cœur, cherche à aller mieux, cherche quelque chose pour aller mieux. On va parler de ça un petit peu dans cet épisode, de ces larmes qu'on peut avoir parfois sans raison. qu'on ne comprend pas, le fait de pleurer. Déjà, c'est l'une des choses les plus mystérieuses parfois de l'être humain parce qu'on sait que les scientifiques savent pourquoi on va pleurer, par exemple de douleur quand on a mal, qu'on pleure, on sait pourquoi on est en train de pleurer, parce qu'on a mal. Parfois, c'est quelque chose qui va être un réflexe par rapport à, par exemple, quand on va couper des oignons, les scientifiques, ils savent pourquoi on pleure, etc. Mais aujourd'hui, on va parler d'un autre type de larmes. C'est l'âme qui va venir sans raison apparente et qui sont moins comprises. Parce qu'on sait que quand on pleure, on va libérer des hormones de stress, qu'après avoir pleuré, beaucoup de personnes vont se sentir soulagées, vont se sentir apaisées, vont se sentir plus légères, comme si elles avaient évacué quelque chose. La question c'est pourquoi certaines larmes viennent sans raison. Et la science va répondre partiellement, elle va nous dire que c'est l'accumulation de tensions qui n'a pas été évacuée, que c'est de la p... fatigue émotionnelle, que c'est le traitement inconscient d'une douleur qui n'a pas trouvé encore de mots, etc. Tout ça c'est vrai, c'est possible, mais moi j'aimerais qu'on voit un petit peu du point de vue spirituel. Donc comme d'habitude, que nous dit le Coran sur ces larmes ? Est-ce que Allah nous parle de ces larmes-là ? Et c'est ce qu'on va voir, Inch'Allah, dans cet épisode. Donc j'ai pu voir, comme tu le sais, quand on accompagne Koucher à travers l'Institut, donc à Fiskour Academy, ou que ce soit à travers... cet épisode à travers le podcast que j'ai, donc vite en courant, avec tous les messages que je reçois de votre part, j'ai remarqué qu'il y a trois cas où on va avoir des larmes sans raison. Le premier cas, c'est la fatigue un petit peu de notre âme. Je ne parle pas de la fatigue physique, mais la fatigue de porter longtemps quelque chose en silence. Des questions qui vont être sans réponse et qu'on va mettre de côté parce qu'il faut continuer, surtout nous les femmes, etc. On continue, on continue, on continue et un jour, sans que rien de particulier ne se passe, notre âme nous dit « bon là, stop, c'est trop » et les larmes vont venir vider un petit peu ce qui s'est accumulé, qu'on a laissé un petit peu accumuler sans le nommer. Donc ça, c'est la première chose, c'est véritablement cette fatigue qu'on peut avoir de notre âme. La deuxième, c'est un petit peu la nostalgie, on va dire entre guillemets, spirituelle. Donc c'est ce sentiment qu'on a un manque par rapport à Allah. on sent que notre âme, elle ressent un manque. Et ces larmes vont arriver souvent pendant la salat, pendant le fait qu'on va écouter comme ça une récitation du Qur'an, pendant un rappel, et on va ressentir ce besoin de proximité avec Allah SWT, et on a ces larmes-là qui vont arriver. Troisième situation, c'est plutôt des larmes de reconnaissance. C'est quand on voit, voilà, par exemple... Ces enfants dormir, quand on voit un coucher du soleil, quand on voit quelque chose qui amène la gratitude, et ces larmes, elles viennent comme un espèce de débordement de gratitude, ou un trop-plein, et ça déborde et on se met à pleurer parce qu'on est tellement reconnaissante par rapport à ce qu'on a qu'on se met à pleurer sans véritablement raison. Une heure avant, tes enfants étaient en train de t'énerver et puis là tu les regardes en train de dormir et tu es tellement reconnaissante finalement de pouvoir avoir ces enfants-là. Et tu vas avoir ce trop-plein de « gratitude » qui fait que les larmes vont venir. Voilà, donc ces larmes-là, ces larmes qu'on ne peut pas nommer en réalité, elles sont un signe qu'il y a quelque chose qui veut sortir, quelque chose qu'on veut dire et où on a besoin de se connecter à Allah. Et malheureusement, On est dans une société où on a un peu honte de pleurer, comme ça, sans raison, on se dit peut-être qu'on va prendre pour une folle, parce que les gens vont se demander pourquoi elle est en train de pleurer. Et c'est dans la société, c'est dans notre culture, où on va vouloir avoir ce contrôle un petit peu émotionnel. Et quand une personne va te demander pourquoi tu es en train de pleurer, et que la personne à sa temps a une réponse précise, et parfois tu n'as pas de réponse précise apportée à cette personne. Et ça, ce n'est pas dans notre religion, parce que les larmes sans raison, on va le voir dans le Coran, elles ont quand même une raison qui est identifiable. Et ce n'est pas quelque chose de honteux, c'est quelque chose de noble. On va le voir dans cet épisode, donc il n'y a pas de honte à pleurer, entre guillemets, sans raison. Et Allah le sait, et même si nous-mêmes, on ne comprend pas pourquoi. Donc, que nous dit Allah concernant les larmes ? Donc le Coran et la Sunna sont remplis de références aux larmes, notamment les larmes qui viennent durant la salat ou durant l'écoute. Et ça on le voit dans le Coran, dans une traduction du sens de la ayah, quand Allah nous dit « Ils se prosternent le visage contre terre en pleurant et cela augmente leur khushuwa. » « Ils se prosternent le visage contre terre en pleurant et cela augmente leur khushuwa. » Donc Allah dit en pleurant, donc il pleure. et que ces larmes-là augmentent leur khushu'a, donc leur présence, leur profondeur dans leur salat. Et on sait que le prophète a.s. a mentionné parmi les sept catégories de personnes qui seront à l'ombre d'Allah le jour du jugement dernier, un homme qui a invoqué Allah en secret et dont les yeux ont débordé de larmes. Donc en secret, des larmes que personne n'a vues sauf Allah. Et ces larmes-là, elles ont une valeur qui est immense. Donc les larmes dans la salat ou dans l'écoute du Coran, elles sont souvent le signe que voilà, il y a ce faux choix qui est... en mouvement et que notre âme elle se souvient d'Allah et donc elle ressent ça. Comment ne pas parler des larmes dans le Coran sans évoquer le prophète Ya'aoub ? C'est une histoire dans le Coran qui nous touche, l'histoire de Ya'aoub avec son fils Yousuf qui a pleuré pendant des années, donc on le voit dans une traduction du sens de la aïa, dans le salat Yousuf quand Allah nous dit dans une traduction du sens de la aïa, ses yeux devinrent blancs de chagrin et il retenait sa douleur en lui-même. ses yeux devinrent blancs de chagrin et il retenait sa douleur en lui-même. Donc ses yeux devinrent blancs, donc il a perdu la vue à force de pleurer. Et donc il retenait sa douleur, il ne l'extériorisait pas de manière, on va dire, bruyamment, il pleurait en silence intérieurement pendant des années. Et Allah ne dit pas que Yaqub a manqué de sobre, il ne critique pas ses larmes dans le Coran, il les décrit donc avec respect, comme pour nous dire, ben voilà, cette douleur elle existe et que ses larmes elles sont réelles et que c'est pas un manque de foi. puisque Yaaroub c'était quand même un prophète et il a pleuré pendant des années sans que ses larmes ne soient vues comme un manque de foi. Alors pourquoi nous on devrait avoir honte de nos propres larmes ? En fait, Ali Salatou Salam également pleurait régulièrement que ce soit dans la salat, que ce soit quand il écoutait la récitation du jour au l'ain, quand il a pleuré la mort de son fils avec cette fameuse formule que tu connais sûrement quand il dit l'œil pleure, le cœur est attristé et nous ne disons que ce qui plaît à notre Seigneur. Donc l'œil. pleure, le cœur est attristé et nous ne disons que ce qui plaît à notre Seigneur. Donc l'œil pleure et le cœur est attristé. Ce n'est pas une faiblesse. C'est voilà, l'œil pleure. Donc on pleure mais on ne dit que ce qui plaît à notre Seigneur. Et donc ces larmes-là n'empêchent pas le sabre. Elles coexistent avec le sabre. Et donc le fait de pleurer, ce n'est pas l'opérité du sabre. Puisque le prophète, alayhi salatu wa salam, pleurait et faisait du sabre en même temps. Et donc c'est les larmes et la patience qui coexistent donc ensemble. Donc maintenant que le Coran nous a montré que les larmes, elles ont une place noble, j'aimerais qu'on s'arrête un petit peu sur ce que tes larmes essaient peut-être de te dire, parce que les larmes, elles ont presque toujours quelque chose à nous communiquer. Et si on accepte de les écouter plutôt que de les fuir ou de les forcer à s'expliquer, donc on va pouvoir un petit peu les comprendre. La première chose que les larmes disent, c'est souvent tu portes trop de choses, tu fais trop de choses, tu as trop longtemps mis de côté ce que tu ressens pour t'occuper. de tout le reste. Donc les larmes, elles arrivent parfois dans des moments calmes parce que le corps et l'âme, elles ont enfin la place de laisser sortir un peu ce qui s'était accumulé, comme un soupir qu'on retient pendant des heures et qui finit par sortir tout seul. Donc si tes larmes, elles arrivent dans des moments comme ça de calme, de solitude, parfois dans les transports, c'est le message pour te dire, ok, là, c'est le moment de t'asseoir avec toi-même et de te demander qu'est-ce que je porte en ce moment et que je n'ai pas encore eu le droit de dire. Donc le fait de se dire, ok voilà, les larmes elles arrivent, mais qu'est-ce qui est trop lourd en ce moment et qu'est-ce qui fait que j'ai ce besoin en fait de pleurer. Donc juste de comprendre, on n'a pas dit de chercher une solution, mais juste de comprendre qu'est-ce qui fait que là, en ce moment, je suis en train de pleurer. La deuxième chose que les larmes disent parfois... et celle qui me touche le plus, c'est un petit peu cette nostalgie entre guillemets spirituelle. Donc c'est ce manque de connexion avec Allah subhanahu wa ta'ala et que notre âme elle ressent ce manque de connexion avant même que notre conscient l'ait formulé. Donc c'est ce désir, cette nostalgie, cette aspiration vers Allah subhanahu wa ta'ala, ce sentiment que l'âme elle a été créée pour cette proximité avec Allah subhanahu wa ta'ala et qu'elle souffre de cette distance. Et donc ces larmes elles vont venir pendant par exemple la salat, elles vont venir pendant l'écoute du Qur'an. Elles vont revenir pendant un rappel, je ne sais pas, par exemple quand tu es à la mosquée le jour de Jumu'ah, et tu ne sais pas exactement pourquoi tu pleures, mais c'est l'âme qui se souvient d'où elle vient, et qui reconnaît un petit peu quelque chose qui lui appartient, et qui va pleurer de retrouvailles après autant de séparations. Et ces larmes, là c'est un cadeau, parce qu'elles indiquent qu'il y a ce lien qui est vivant avec Allah, et que ton âme cherche à renforcer ce lien, et qu'il y a quelque chose en toi qui répond. à cet appel d'Allah et donc les larmes pendant la salat, l'arrestation, l'écoute du Coran, et bien elles sont le signe que ton âme est éveillée, qu'elle ressent et qu'elle cherche cette connexion avec Allah. La troisième chose que les larmes disent parfois c'est peut-être que tu as besoin de parler à quelqu'un, peut-être que tu as besoin d'être entendu, pas forcément conseillé, pas forcément rassuré mais parfois juste d'être entendu. entendu, parfois ça fait du bien de parler. Il y a beaucoup de personnes, beaucoup de femmes surtout, qui portent cette solitude en elles, encore une fois dans une société où on veut un petit peu montrer qu'on est warrior, qu'on est la femme capable, etc. Et qui ne vont pas parler de leurs émotions, de leurs sentiments, de ce qu'elles ressentent en ce moment et qui vont être entourées de personnes qui les aiment, qui s'occupent d'elles, mais avec qui elles ne peuvent pas vraiment parler de ce qu'elles ressentent vraiment. parce qu'elles ont pris tout simplement l'habitude de sourire et de dire que tout va bien, alhamdoulilah. Et puis ces larmes-là vont venir parfois après tout ce débordement de trop-plein et de non-dit. Alors qu'Allah subhanahu wa ta'ala, il est Samir, celui qui entend, celui qui voit, celui qui est proche de nous. On le voit dans surat al-Bahara, quand Allah subhanahu wa ta'ala nous dit dans une traduction du sens de la ayah, « Et quand mes serviteurs t'interrogent sur moi, je suis proche, je réponds à l'appel de celui qui m'appelle quand il m'appelle. » Et quand mes serviteurs t'interrogent sur moi, je suis proche, je réponds à l'appel de celui qui m'appelle quand il m'appelle. Donc je suis proche, il n'a pas dit je suis proche parce que tu es parfaite ou parce que tu as tout compris. Non, je suis proche quand tu m'appelles. Donc parler à Allah subhanahu wa ta'ala de ce que tu portes, même sans savoir comment le formuler, même en disant Ya Allah, je ne sais pas, je ne sais pas pourquoi, tout ça. Mais juste le besoin de parler avec Allah subhanahu wa ta'ala et de parler à celui qui comprend avant même. que tu aies toi-même trouvé les mots. Et donc, je vais finir cette partie avec quelque chose de très pratique. La prochaine fois que les larmes arrivent sans raison, donc au lieu d'arrêter ou de les analyser, il faut laisser venir ces larmes-là, dire ok, bismillah, j'en parle Allah, avec les mots que je ressens au moment T, en lui disant ce que je ressens, en lui disant ce que je porte en moi-même, ce que j'ai besoin d'extérioriser. Et puis... de laisser le Coran venir, d'ouvrir des surates comme par exemple surat Doha dans surat Al-Baqara dans l'ayat 286 etc comme si Allah s'adressait à toi, toi seul parce que c'est exactement ce qu'il fait donc le fait de véritablement laisser ces larmes venir et de ne pas avoir honte de ces larmes là dans une société où encore une fois on doit se justifier sur certaines choses qui parfois on n'a pas besoin de se justifier Merci. Donc on arrive à la fin de cet épisode, donc je vais m'adresser directement à toi, toi qui peut-être écoutes cet épisode parce que tu as pleuré récemment sans savoir pourquoi ou parce que tu te reconnais dans ce que je te décris. Et donc ces larmes-là sont le langage de ton âme et ton âme parle une langue que tu n'as peut-être pas encore appris à écouter complètement, mais elle te parle. Et cette âme, elle cherche et Allah entend chaque larme, même celle. qu'on n'arrive pas à expliquer, même celles qui arrivent au milieu de la nuit, même celles que tu ne comprends même pas toi-même. Qu'Allah subhanahu wa ta'ala essuie tes larmes, qu'ils soient proches dans tes nuits les plus longues, et qu'il transforme chaque larme que tu as versée en lumière pour le jour où tu en auras besoin. Allah subhanahu wa ta'ala nous facilite. Donc on arrive à la fin de cet épisode, j'espère qu'il t'aura plu. Donc avant de terminer, je voulais te dire que chaque mardi matin, j'envoie une lettre. Une lettre sur des sujets comme celui-ci d'aujourd'hui, que ce soit les larmes, le vide, la foi, dans les moments où on ne comprend pas ce qu'on ressent notre vie en tant que femme musulmane, etc. Donc ce ne sont pas des newsletters comme les autres, ce sont véritablement des lettres personnelles qui sont parfois courtes, parfois longues, mais toujours avec la même intention de te donner quelque chose à lire le mardi matin qui te fait sentir un peu moins seul dans ce que tu vis. Donc si cet épisode t'a touché, si tu as l'impression qu'on a parlé de quelque chose que tu portais sans savoir comment le nommer, tu peux rejoindre cette communauté de lectrices. Je te mets le lien juste en dessous dans la description de cet épisode si tu écoutes sur les plateformes de podcast ou... en commentaire épinglé si tu écoutes cet épisode sur YouTube. Et tu peux me dire en commentaire ce que cet épisode a touché en toi. Donc, j'ai lu tous vos commentaires. Je vous remercie pour tous les commentaires que vous me laissez sous mes épisodes. Donc, moi, ça me permet de me soutenir et d'avoir des échanges avec vous. J'aime beaucoup vous lire. Donc, n'hésite pas à liker cet épisode s'il t'a plu, à le partager à quelqu'un qui pleure peut-être en ce moment sans savoir pourquoi, une amie, une sœur. et envoie-lui cet épisode pour savoir que les larmes... Elles ont une valeur, qu'elles sont vues, qu'elles ont un sens et c'est ce dont elle a peut-être le plus besoin en ce moment. Quant à moi, je te donne rendez-vous vendredi prochain, Inch'Allah, pour un nouvel épisode. C'était Oumyounous, Salam Aleykoum.