Speaker #0Assalamu alaikum et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Vite en Courant, je suis ravie de te retrouver. Avant de commencer, je profite de ces quelques secondes pour te rappeler que les inscriptions à notre programme d'arabe miftah sont actuellement ouvertes pour cette nouvelle année 2026-2027. Donc si tu aimerais apprendre à lire, à comprendre, à t'exprimer en arabe avec une méthode qui est structurée et progressive et qui est surtout adaptée aux francophones, tu retrouveras toutes les informations dans la description de cet épisode. Et maintenant, place à notre sujet du jour. Donc aujourd'hui, j'aimerais te parler à tous. toutes les femmes qui se disent « j'aimerais apprendre l'arabe, mais je ne sais pas par où commencer » . Et peut-être que cette phrase, tu l'as déjà prononcée, peut-être même plusieurs fois, que tu as envie d'apprendre l'arabe, tu sais que cette langue est importante, tu sais que l'arabe peut t'ouvrir des portes dans ta relation avec le Qur'an, dans ta compréhension de la religion, dans ta capacité à suivre des cours, à lire certains textes, mais dès que tu veux commencer, tu te dis « ok, je commence par quoi ? » Est-ce que je dois commencer par l'alphabet ? Est-ce que je dois apprendre à lire ? Est-ce que je dois apprendre du vocabulaire ? Est-ce que je dois apprendre la grammaire ? Est-ce que je dois commencer par... des règles ? Est-ce que je dois commencer à apprendre à parler en arabe ou plutôt à mémoriser des phrases ? Est-ce que je dois suivre des vidéos ? Est-ce que je dois prendre tel ou tel livre ? Est-ce que je dois écouter de l'arabe tous les jours, etc. Et à force de te poser trop de questions, tu finis par ne rien faire du tout. Ou alors tu vas faire un petit peu et un jour tu vas regarder une vidéo sur les lettres, le lendemain une vidéo sur la grammaire, puis tu vas prendre quelques mots, tu vas télécharger une application, tu vas acheter un cahier, puis tu vas ouvrir un support. Et à la fin, tu vas te dire, ok, l'arabe, c'est trop difficile. Mais alors qu'en réalité, ce n'est pas l'arabe qui est trop difficile, c'est le départ qui n'était pas clair. C'est l'ordre dans lequel tu es parti qui n'était pas clair. Et c'est la méthode qui n'est pas forcément adaptée à ton profil de francophone. Et c'est précisément de ça que j'aimerais qu'on parle aujourd'hui. Comment apprendre l'arabe quand on est francophone, par où commencer, et surtout, comment éviter de te perdre dès les premières étapes. Alors, la première chose à comprendre, c'est que quand on est francophone, tu n'apprends pas simplement une langue. Tu apprends... tout un système. Tu vas passer d'une langue que tu connais depuis l'enfance, avec des sons, son alphabet, sa manière de construire des phrases, à une langue qui fonctionne complètement différemment. Et donc l'arabe, elle n'utilise pas les mêmes lettres, elle ne se lit pas dans le même sens, il y a des sons qui n'existent pas en français, il y a des lettres qui peuvent se rassembler au début, il y a une structure qui peut te sembler étrange si personne ne te l'explique progressivement. Et donc forcément, tu vas te sentir perdu au début parce que tu rentres dans un univers linguistique qui est complètement nouveau. Et pour rentrer dans un univers nouveau tu as besoin d'un chemin Tu as besoin d'un repère et tu as besoin de te dire « Ok, là tu commences ici, t'inquiète papa, cette notion on la verra plus tard, cette erreur c'est normal, cette difficulté on la voit fréquemment chez les francophones, etc. » Parce que souvent ce qui décourage les débutantes, c'est pas la difficulté, c'est de pas savoir si ce qu'elles vivent c'est normal ou pas. Et donc elles pensent être les seules à être bloquées, elles pensent être les seules à confondre certaines lettres, à les oublier, à les relire plusieurs fois, à ne pas comprendre une règle. Alors qu'en réalité il y a beaucoup de difficultés qui sont normales au début, surtout quand on apprend. depuis le français. Donc la première étape quand on est francophone, c'est pas de vouloir tout apprendre, c'est d'apprendre à lire correctement. Et je sais que certaines veulent aller vite, elles veulent comprendre, elles veulent parler, elles veulent suivre des cours, elles veulent accéder au texte et c'est normal. Mais si la lecture n'est pas solide, tout le reste devient beaucoup plus lourd. Parce que si tu ne lis pas bien, tu vas dépendre de la phonétique et donc tu vas hésiter devant des mots, tu vas confondre des lettres, tu vas lire lentement et tu vas te fatiguer très vite. Et donc, dès que tu vas ouvrir un support en arabe, tu vas ressentir une forme de blocage. Et c'est pour ça que la lecture, c'est une base qui est essentielle. Et donc, quand je dis lecture, ce n'est pas de connaître les lettres qui sont séparées. Ce n'est pas de réciter l'alphabet, mais c'est véritablement de reconnaître les lettres dans des mots. Soit la lettre au début, au milieu, à la fin, de savoir lire avec les voyelles, de savoir distinguer les sons qui sont proches, de savoir enchaîner, de savoir lire sans paniquer dès que le mot est un peu trop long. Et ça, je veux vraiment qu'on insiste sur ce point. Apprendre à lire l'arabe, ce n'est pas forcément une étape secondaire, c'est une fondation. Et si la fondation, elle est fragile, tu peux avoir l'impression d'apprendre beaucoup de choses, mais tu vas rester bloqué dès que tu vas devoir lire toute seule. C'est un peu comme construire une maison sur un sol qui n'est pas stable. Donc tu peux ajouter des murs, tu peux ajouter des fenêtres, tu peux ajouter une belle décoration, mais si la base, elle n'est pas solide, tu vas toujours te sentir sur quelque chose qui est en train de trembler. Donc si tu es francophone et que tu veux apprendre l'arabe, la première question à te poser, c'est est-ce que ma lecture, elle est vraiment solide ? Quand je dis solide, ça ne veut pas dire parfaite ou forcément rapide. C'est juste savoir reconnaître les lettres. savoir lire un mot, savoir distinguer les sons, savoir si je... Est-ce que je peux lire une petite phrase sans être totalement perdue ? Et si la réponse, c'est non, c'est pas grave, mais il faut commencer par là, par une lecture solide. La deuxième étape, c'est de ne pas dépendre uniquement de la phonétique. Donc la phonétique, c'est quand on écrit les mots en arabe avec des lettres en français. Donc au début, ça peut rassurer. Donc tu vas un mot écrire avec des lettres que tu connais, que tu as l'impression que c'est plus simple. Mais le problème, c'est que la phonétique, elle peut vite devenir une béquille. Elle va t'aider au départ, mais si tu t'appuies trop dessus, elle va t'empêcher parfois de vraiment entrer dans la lecture arabe. parce que certains sons en arabe n'existent pas en français. Donc on essaie de les représenter avec des lettres françaises, mais ce n'est jamais parfaitement exact. Et parfois, tu crois apprendre un mot en arabe, alors qu'en réalité, tu es en train d'apprendre une approximation avec ton oreille de francophone. Donc si tu veux vraiment progresser, il faut petit à petit habituer ton œil à l'écriture arabe. Même si forcément au début c'est lent, même si au début tu vas hésiter, que tu vas devoir relire le mot pour être sûr que ça va te demander du temps, mais c'est en fréquentant vraiment... les lettres arabes que ton cerveau va finir par les reconnaître plus naturellement. Au début, chaque lettre va demander un effort, mais avec la répétition, ton oeil va reconnaître beaucoup plus vite, les sons vont devenir beaucoup plus familiers et les mots vont revenir beaucoup plus facilement. Petit à petit, tu vois plus seulement des formes comme ça qui sont un peu inconnues, mais tu vas commencer à avoir une langue. Et pour ça, il faut accepter que l'étape soit lente au début. Et c'est souvent là que les francophones se découragent parce qu'elles veulent lire vite. Elles comparent avec le français et elles se disent « Ok, pourquoi je mets autant de temps ? » Mais si tu ne peux pas... Mais tu ne peux pas comparer en fait une langue que tu lis depuis ton enfance avec une langue que tu découvres à peine. Donc c'est normal d'être lente au début, c'est normal de devoir relire, c'est normal de confondre des lettres et c'est normal d'avoir besoin de répéter. Mais voilà, donc la lenteur du début, elle est nécessaire, mais c'est une étape. La troisième étape, c'est d'apprendre dans le bon ordre. Et ça, ça peut vraiment tout changer. Il y a beaucoup de personnes qui commencent l'arabe en mélangeant tout. Un peu de lecture, un peu de grammaire, un peu de vocabulaire, un peu de conjugaison. Un peu de phrases, un peu de règles qui sont avancées, un peu de contenu, même religieux, un peu de vidéos. Et au début, ça donne l'impression d'être hyper motivé parce que tu es en train d'apprendre beaucoup de choses. Mais en réalité, ça crée de la confusion parce que ton cerveau, il reçoit beaucoup d'informations et il ne sait pas comment les organiser. Tu vas apprendre un mot, mais tu ne sais pas le lire correctement. Tu vas apprendre une règle, mais tu ne connais pas encore les bases de l'arabe. Tu veux vouloir traduire, tu ne reconnais pas la structure des mots. Tu vas vouloir parler, mais tu ne... connais pas encore les phrases simples et là tu te dis ok, en fait en réalité je retiens rien du tout. Et donc en tant que francophone, on a besoin d'une progression qui est claire. D'abord les bases de la lecture, ensuite les premiers mots, ensuite les premières phrases, des phrases qui sont simples, ensuite les règles qui sont essentielles, ensuite il va y avoir la compréhension qui est progressive, ensuite l'expression et bien sûr tu peux croiser tout ça un petit peu ensemble, mais il faut quand même un fil conducteur, il faut une logique, il faut une progression, parce que ce qui est appris dans l'ordre, ça s'accroche mieux dans ton esprit. Tu comprends mieux pourquoi tu vas apprendre telle chose, tu sais à quoi elle sert, tu peux la réutiliser, et donc tu vas donner du sens à ce que tu es en train de construire. La quatrième étape, c'est d'accepter d'apprendre comme une francophone et non comme une arabophone. Alors ça, ça paraît évident, mais c'est très important. Parce que parfois, il y a des supports qui sont faits par des personnes qui ont déjà été familiarisées avec l'arabe, qui ont déjà entendu la langue depuis leur enfance, qui ont déjà agrandi avec certaines expressions, elles savent prononcer certains sons naturellement, elles reconnaissent des mots, elles comprennent certaines structures sans forcément les avoir étudiées. Mais toi, en tant que francophone, tu as besoin qu'on t'explique différemment. Tu peux avoir peut-être parfois besoin de comparer avec le français. Tu peux avoir besoin qu'on te dise « Ok, en français, on pense comme ça, mais en arabe, la logique, elle est différente. » Tu peux avoir besoin peut-être d'exemples qui sont simples, qu'on ralentisse, qu'on te montre des erreurs qui sont fréquentes pour les francophones. Par exemple, il y a certains sons qui sont difficiles parce qu'ils n'existent pas en français. Il y a certaines lettres qui peuvent sembler identiques au début alors qu'elles ne le sont pas. Il y a certaines constructions de phrases qui peuvent... peut-être te surprendre, il y a certains mots qui vont changer selon leur position. Et donc si la personne ne te dit pas que ses difficultés sont normales, tu peux croire que tu es simplement nul, alors que pas du tout. Tu as simplement besoin d'un enseignement qui est adapté à ton point de départ en tant que francophone. Et c'est pour ça qu'un programme qui est pensé pour les francophones, ça peut faire une grande différence. Parce que du coup, ce programme, il sait d'où tu viens. Il va te guider par rapport à ton niveau qui est réel. Il va t'aider à construire progressivement en tant que francophone. La cinquième étape, c'est de ne pas apprendre uniquement avec tes yeux. Apprendre l'arabe, c'est pas simplement regarder des lettres ou lire des règles. Il faut également écouter, il faut répéter, il faut prononcer, il faut être corrigé, il faut écrire, lire à voix haute, il faut réviser, il faut réutiliser les phrases que tu as apprises parce qu'une langue, c'est pas uniquement une information dans ta tête. C'est de la pratique. Et si tu ne fais que regarder des vidéos, tu peux comprendre certaines choses sur le moment, mais tu vas pas savoir les utiliser. Comprendre passivement, c'est pas la même chose que savoir faire. Tu peux comprendre une explication sur une lettre, mais ne pas savoir la prononcer correctement. Tu peux comprendre une règle, mais pas savoir... comment l'appliquer en pratique. Tu peux reconnaître un mot, mais ne pas savoir comment l'utiliser dans une phrase. Et c'est pour ça que l'apprentissage doit être actif, c'est-à-dire savoir parler. Il faut savoir lire, il faut savoir essayer, il faut savoir également se tromper, il faut savoir être reprise par un professeur, refaire. Et c'est souvent cette partie-là qui manque quand on apprend seul, parce que du coup on va consommer du contenu, tu vas pratiquer un petit peu, mais tu vas pratiquer sans correction et donc tu ne sais pas si tu avances vraiment. Ensuite, la sixième étape, c'est de te fixer un rythme qui est réaliste. Là, j'aimerais vraiment parler à la femme qui a un quotidien chargé, peut-être que tu as des enfants, que tu travailles, que tu es fatiguée. Tu as mille choses à gérer et peut-être que tu n'as pas deux heures par jour à consacrer à l'arabe. Et donc tu te dis si je ne peux pas faire beaucoup, ça ne sert à rien. Alors qu'en réalité, il faut un rythme qui est régulier et réaliste. Un rythme qui répond à ton quotidien. Donc le problème, ce n'est pas d'avancer lentement. Le problème, c'est de commencer trop fort puis d'abandonner. Et donc quand tu es francophone et que tu apprends l'arabe, tu as besoin de répétition. Tu as besoin de régularité. Tu as besoin de revenir sur des choses. Et pas forcément trois heures par jour, mais un vrai rendez-vous. Un cours, une révision, quelques minutes entre deux séances, un support qui est clair, parce que ces petites répétitions, c'est ce qui va construire la familiarité avec la langue arabe. Et cette familiarité, elle est essentielle. Parce qu'au début, l'arabe, ça semble quelque chose d'étranger, mais avec le temps, ça va devenir moins intimidant, puisque tu vas reconnaître les lettres, puis les mots, puis les structures, puis les phrases. Mais ça va te demander de revenir encore et encore. Pas avec de la pression, mais véritablement avec de la constance et de la régularité. Alors concrètement, par où commencer ? Donc si je devais te donner un chemin simple, je dirais commencer par clarifier ton niveau. Est-ce que tu sais lire ? Est-ce que tu sais reconnaître les lettres ? Est-ce que tu peux lire des mots simples ? Est-ce que tu lis avec hésitation ? Est-ce que tu comprends quelques mots ? Est-ce que tu veux reprendre tout à zéro ? Accepter de consolider les bases, parce que parfois on a l'impression de se dire « Ok, ça je connais déjà » . On connaît en réalité en surface, mais on ne connaît pas solidement pour avancer. Ensuite, il faut un cadre. Pas seulement des contenus qui sont dispersés, pas seulement une application, pas simplement des vidéos que tu ouvres au hasard, mais véritablement un programme qui te dit voilà, là c'est l'étape d'aujourd'hui, voilà ce qu'on doit travailler, voilà ce qu'on doit revoir, voilà ce qui viendra ensuite. Et ensuite, il faut être corrigé, parce qu'en arabe, la correction, ça change beaucoup de choses. Il y a nécessairement besoin d'un professeur pour être corrigé. Et enfin, c'est de ne pas rester seul, parce que ton apprentissage est un petit peu en bataille toute seule. où tu dois tout gérer, tout comprendre, tout organiser, tout corriger, tu as l'impression que c'est assez compliqué et que tu vas finir par abandonner. Donc il faut être accompagné, il faut avoir un professeur, il faut être dans un groupe pour savoir apprendre étape par étape. Ça, c'est ce qui va permettre de rester véritablement motivé sur la durée. C'est justement pour ça que le Moalim a créé Mujtah. Mujtah, c'est notre programme d'arabe qui est pensé pour les francophones qui veulent apprendre avec clarté, avec méthode et avec un professeur dans un vrai cadre. Donc l'objectif, ce n'est pas de te jeter dans l'arabe en te disant débrouille-toi, l'objectif c'est véritablement de t'accompagner étape par étape pour que tu saches par où commencer, pour que tu comprennes ce que tu apprends, pour que tu progresses dans le bon ordre et pour que tu sois corrigé et pour que tu ne restes pas seul face à tes blocages et surtout pour que l'arabe ne reste pas simplement une envie que tu repousses chaque année parce que peut-être que tu t'es déjà dit un jour je vais apprendre, je vais reprendre, je vais m'organiser et ce jour-là, il ne viendra pas tout seul parce qu'il faut un cadre, il faut une décision et il faut arrêter d'attendre le moment parfait. et commence avec les moyens disponibles maintenant. Donc j'espère que cet épisode t'aura apporté de la réflexion, des pistes concrètes pour avancer. Donc je te le rappelle, les inscriptions à notre programme Nistéa sont ouvertes pour cette nouvelle année 2026-2027. Peut-être que ça fait des années que tu reportes l'apprentissage de l'arabe, peut-être que tu as déjà essayé seul, peut-être que tu as commencé puis abandonné plusieurs fois. Aujourd'hui, alhamdoulilah, des centaines de femmes apprennent l'arabe au sein de notre institut à travers cette méthode. Donc si tu souhaites en savoir davantage, tu trouveras le lien d'inscription dans la description de cet épisode. Les inscriptions ferment vendredi 12 juin à minuit. Donc tu as tous les détails dans le lien si tu souhaites nous rejoindre. Je te remercie pour ton écoute et je te retrouve très bientôt pour un prochain épisode. C'était Oum Younous. Salam Aleykoum.