Speaker #0Avant qu'on commence cet épisode, j'ai quelque chose d'important à te partager. Le vendredi 15 mai à 20h30, j'organise une masterclass en direct. Elle s'appelle « Les 9 erreurs qui t'empêchent d'apprendre l'arabe et la voie pour les dépasser » . Pendant un peu plus d'une heure, je vais te dévoiler les blocages exacts qui font que la quasi-totalité des femmes qui essaient d'apprendre l'arabe seules n'y arrivent pas. Pas parce qu'elles ne veulent pas, mais parce que personne ne leur a jamais expliqué ce qu'on va voir ensemble ce soir-là. Donc si tu veux y participer, l'inscription est gratuite, le lien se trouve dans la description de cet épisode. Et maintenant, entrons dans le sujet du jour. Il y a une peur que peu de gens nomment vraiment, qui est invisible mais qui influence énormément nos comportements, nos relations et même notre relation avec Allah subhanahu wa ta'ala, c'est la peur d'être abandonné. Donc c'est pas forcément quelque chose qu'on va formuler clairement aux gens, on va pas dire j'ai peur d'être abandonné, mais c'est un sentiment qu'on va ressentir dans des situations qui sont précises. On peut le ressentir quand quelqu'un s'éloigne un peu, quand il y a une relation qui change, quand il y a une personne qui ne répond plus comme avant, ou même quand tu as l'impression de ne plus être aussi importante aux yeux de quelqu'un. Et à ce moment-là, il se passe quelque chose à l'intérieur de toi, une espèce d'inquiétude, une forme de tristesse difficile à expliquer, comme si au fond de toi il y avait cette peur que tout s'arrête, que tout disparaisse et qu'on te laisse seul. Et aujourd'hui, j'ai appris qu'on parle de cette peur, cette peur de l'abandon, mais du point de vue, comme d'habitude, de notre religion. que nous dit Allah subhanahu wa ta'ala concernant cette peur de l'abondance, que nous dit le Qur'an, c'est ce qu'on va voir, incha'Allah, dans cet épisode. Donc, la peur d'être abandonné, elle ne vient pas de nulle part. Ça vient, en général, d'expériences passées, de relations qui se sont terminées, de déceptions, de blessures, et parfois même de choses qui sont très anciennes et qu'on n'arrive pas vraiment à exprimer et dont on n'a pas guéri. Mais avec le temps, cette peur va devenir une espèce de filtre à travers lequel tu vas regarder les gens et les situations Merci. et tu vas commencer un petit peu à surinterpréter des comportements, à anticiper des ruptures qui ne sont pas forcément des ruptures réelles ou à t'accrocher plus que nécessaire à des personnes par peur d'être abandonné. Et donc du coup, ça va se traduire par soit ça peut être des dépendances émotionnelles, c'est-à-dire qu'on va s'accrocher énormément à une personne parce qu'on a peur qu'elle nous abandonne, on va anticiper le fait qu'elle nous abandonne. Et parfois, c'est le contraire, c'est le fait d'anticiper, de couper les relations avec une personne. pour se protéger, de mettre des distances. Et parfois, c'est une espèce d'anxiété qu'on va avoir constante dans nos relations. Et dans tous les cas, cette peur, elle fatigue intérieurement parce que tu es toujours en train d'analyser, de ressentir, de vérifier le comportement de la personne, comme si tu cherchais un petit peu les signes que l'abandon va arriver. Et donc, tu vas te préparer psychologiquement à cet abandon parce qu'il y a cette peur de l'abandon. Face à cette peur, il y a une réalité qu'on oublie souvent, c'est que l'être humain, il est instable, de manière instable. Les gens... Ils changent, les situations elles évoluent, les relations elles passent par des phases et ça ne veut pas dire qu'il y a forcément un abandon. Il n'y a rien qui est en réalité constant. C'est pour ça que notre religion nous ramène toujours à une vérité qui est essentielle, ce qui est stable, ce qui est constant, ce qui ne déçoit jamais, c'est notre relation avec Allah. Dans le Qur'an, Allah nous rappelle qu'il est proche, qu'il entend, qu'il voit, qu'il répond. Et cette proximité elle est réelle et ne dépend pas de ton état émotionnel, ni de ce que tu traverses, ni de la présence. ou de l'absence des gens autour de toi. Donc, lorsque tout change autour de toi, Allah restera. Lorsque les relations évoluent, Allah ne s'éloigne pas de toi. Et lorsque tu te sens seul, ça ne signifie pas que tu as été abandonné par Allah. Et on le verra plus en détail à travers des ayats du Coran. Et donc, il y a une différence entre se sentir seul et être réellement seul. Et cette différence, c'est de sentir cette présence d'Allah dans ta vie. Et donc la peur d'être abandonnée par Allah, elle révèle... quelque chose de précieux en réalité, puisque ça révèle le fait que tu tiens à cette relation avec Allah, qu'elle compte pour toi. On n'a pas peur de perdre ce qui ne compte pas. Et donc la peur, c'est une preuve de l'attachement, et cet attachement à Allah, même s'il traverse une période de doute, c'est déjà quelque chose de très beau. Donc avant de voir quelques ayats du Qur'an qui parlent de cet abandon, il y a une idée qui est importante à comprendre, et qui peut profondément changer ta manière de voir les choses, c'est que le vrai abandon, dans la perspective de notre religion, ce n'est pas que les gens partent, d'accord ? Ce n'est pas le fait que les gens partent qui fait que tu es abandonné. Le vrai abandon, c'est lorsque notre cœur se coupe d'Allah. Parce que tant que ton lien avec Allah est présent, tu n'es jamais réellement seul. Tu peux traverser des moments difficiles, tu peux traverser des pertes, mais tu restes relié à une présence constante, rassurante, qui est celle d'Allah. À l'inverse, il y a une personne qui peut être entourée, qui peut être soutenue. Et pourtant, elle peut se sentir profondément vide parce qu'elle est éloignée d'Allah. Donc quand tu attends des gens qui comblent totalement ton besoin de sécurité, tu vas leur donner un rôle qu'ils ne peuvent pas assumer. Et c'est là que la peur de l'abandon va apparaître. Quand ton cœur est connecté avec Allah, les relations avec les autres deviennent beaucoup plus équilibrées, puisque tu vas les aimer sans avoir peur de les perdre. Tu ne seras plus constamment en train de chercher des preuves que l'on reste avec toi, parce que tu sais que même si les choses changent, même si les personnes ne sont plus à tes côtés, tu ne perds pas tout, puisque tu sais que tu gardes cette relation avec Allah. Mais pour avoir ce sentiment de confiance, d'être proche envers Allah, ça demande de revenir. régulièrement vers lui. Ça demande de lui parler, de lui confier tes peurs, tes doutes, tes inquiétudes. Et ça demande aussi d'accepter que certaines choses échappent à ton contrôle et que tout ne dépend pas de toi. Qu'est-ce que nous dit Allah SWT dans le Qur'an concernant cette peur de l'abandon ? Et comment ne pas commencer avec la surah qui a été révélée pour réconforter le prophète ? Je ne sais pas si tu sais de quelle surah il s'agit, mais je suis sûre que tu sais de laquelle il s'agit. Je parle bien évidemment de surah Duhain. On en avait parlé dans d'autres épisodes de podcast, j'avais parlé plusieurs fois de surat al-Duha. Donc pour te rappeler le contexte, le prophète, alayhi salatu wasalam, traversait une période où la révélation s'était arrêtée. Et donc les raich autour de lui commençaient à lui dire, ton seigneur t'a abandonné, il ne t'aime plus, etc. Et c'est à ce moment-là que Allah va lui répondre avec cette fameuse ayat de surat al-Duha, ton seigneur ne t'a pas abandonné et il ne t'a pas délaissé. Donc dans cet ayat, on retrouve deux négations. Ton seigneur ne t'a pas abandonné. Et la deuxième négation, il ne t'a pas délaissé. Et c'est deux certitudes. Encore une fois, on ne peut pas traduire réellement l'intensité du mot en arabe. En fait, en réalité, c'est comme des adieux. C'est quand quelqu'un part pour ne plus revenir. Donc ici, on va se permettre à dire non, il ne t'a pas abandonné. C'est-à-dire qu'il n'y a jamais ce lien de rupture entre nous qui n'existe. D'accord ? C'est... C'est assez subtil comme d'habitude, c'est pour ça l'importance d'apprendre la langue arabe et pour comprendre un petit peu toutes les subtilités qu'il y a dans le Qur'an. Véritablement là il y a cette idée, pas simplement d'abandon, mais véritablement le fait que quand quelqu'un fait des adieux qui sont définitifs, là non, c'est véritablement je suis toujours là en quelque sorte. Et la deuxième négation c'est il ne t'a pas délaissé, donc il ne t'a pas détesté. En arabe, c'est plus cette idée de... de rejet, de dégoût. Et Allah, ici, dit non plus. Même dans le silence, même dans l'épreuve, même quand tu ne ressens plus rien, ça ne veut pas dire que je te déteste. Et donc, ce qu'on peut retenir par rapport à notre épisode d'aujourd'hui, à notre sujet qui est la peur de l'abandon, c'est qu'on remarque dans cette ayah que Allah ne dit pas au prophète, tu avais tort de te sentir abandonné. Il ne va pas minimiser le sentiment qu'il a eu. Il va plutôt vous corriger avec deux certitudes, je ne t'ai pas abandonné et je ne t'ai pas délaissé. Donc il ne va pas lui reprocher d'avoir senti ce sentiment d'abandon. La deuxième aïa, c'est bien évidemment dans le surat al-Baqara, donc pour ceux qui suivent la formation al-Baqara, c'est une aïa que vous connaissez bien évidemment. C'est une aïa qui vient en fait en réponse aux compagnons qui avaient demandé au prophète, alayhi salatu wa salam, Allah est-il proche pour qu'on lui parle tout bas ou loin pour qu'on lui crie ? Et Allah va révéler cette... Aïa où il va parler directement quand il va dire donc dans une traduction du sens de la Aïa Lorsque mes serviteurs t'interrogent sur moi, dis-leur que je suis proche. Je réponds à l'appel de celui qui m'appelle quand il m'appelle. Lorsque mes serviteurs t'interrogent sur moi, dis-leur que je suis proche. Je réponds à l'appel de celui qui m'appelle quand il m'appelle. Donc cette Aïa encore une fois elle est très très belle puisqu'elle nous montre à quel point Allah subhanahu wa ta'ala est proche. Donc il ne dit pas je suis proche quand vous faites vos salades, quand vous jeûnez, etc. Il dit je suis proche, là tout de suite sans condition, il n'y a pas de restriction, il n'y a pas de condition à cette proximité. Et quand il dit donc je réponds à l'appel de celui qui m'appelle quand il m'appelle. Il ne dit pas quand il m'appelle de manière parfaite, avec certaines invocations, non. Il dit quand il m'appelle. Qu'importe la manière dont tu appelles Adros Panutala, il répond à ton appel. Ensuite, il y a une troisième AIA que tu connais. Bien évidemment, c'est la fameuse aïa. Certes, avec la difficulté vient la facilité, vient le soulagement. Certes, avec la difficulté vient la facilité. Donc, ce n'est pas après. C'est parce que souvent on dit après la difficulté vient la facilité. Non, dans ce cas-là, il l'utilise dans la aïa ma'a. Donc, ça veut dire avec. Donc, ce n'est pas après, ce n'est pas bientôt. C'est avec. Avec la difficulté, il y a la facilité qui sont simultanées. Et dans ce cas-là, il utilise ce mot pour qualifier sa relation. avec nous dans l'épreuve. Donc, comme on le voit également dans Surat al-Baqara, quand Allah nous dit Allah est avec les patients, donc il ne dit pas au-dessus d'eux, en train de les observer, ou à la fin de la sortie de l'épreuve, etc. Il dit, encore une fois, avec eux, dans l'épreuve, pendant. cette épreuve. Donc encore une fois, ces ayats nous prouvent à quel point à aucun moment Allah nous a abandonné et que donc l'abandon ne fait pas partie de notre relation avec Allah dans notre religion. Encore une fois, une ayat qui est très très très belle, c'est cette ayat quand Allah s'adresse au prophète Moussa dans une traduction du sens de la ayat et j'ai répondu sur toi mon amour afin que tu sois élevé sous mon regard. Et j'ai répondu sur toi mon amour Avant que tu sois élevé sous mon regard. Donc ici, Allah, pour rappeler le contexte, il parle de Moussa, du prophète Moussa, alors qu'il était encore un bébé, qu'il est déposé dans un fleuve, et qu'il va être séparé de sa mère, et qu'il va être dans son couffin. Et donc, ce qu'on pourrait voir de manière nous, de manière extérieure, comme un abandon, puisqu'il est livré à lui-même, il n'y a pas de protection, du moins apparente, et on va se dire, ok, ce bébé a été complètement abandonné. Et pourtant Allah va révéler cette ayah, une réalité que personne ne pouvait voir à ce moment-là, quand il dit « J'ai répandu sur toi mon amour et que tu sois élevé sous mon regard » . Donc ça, ça change complètement la lecture de la situation dans laquelle est Moussa à ce moment-là, puisque ce qui semblait être un abandon est en réalité une prise en charge d'Allah. Ce qui semble être un abandon complètement total où un bébé est sur un fleuve, on a cette peur qu'il soit noyé. Donc Allah, juste avec cette ayah, il vient donc. complètement changé notre lecture de la situation et il nous rappelle que il a répondu sur lui son amour et son regard et donc qu'il est toujours sous sa protection. Par rapport à notre sujet, donc si nous on compare, si on retranscrit cela à notre propre situation, et bien dans cette situation où un petit peu on serait comme Moussa à Nesalem, le fait de se rappeler cette aïa, c'est le fait de nous rappeler que quand tu ressens cette peur d'être abandonné, quand tu as l'impression que certaines choses t'échappent, que des Personne ne s'éloigne du... que des situations changent, etc., que tu as cette impression d'être seul, d'être libéré à toi-même, et bien cette ayah va te rappeler que l'absence de soutien des autres êtres humains ne signifie pas, donc, l'absence du soutien d'Allah subhanahu wa ta'ala. Et que peut-être qu'Allah subhanahu wa ta'ala, à travers le fait que ces êtres humains s'éloignent de toi, peut-être qu'il est en train de t'éduquer, qu'il est en train de te construire, qu'il est en train de te protéger d'un mal que tu ne connais pas, même dans des moments où toi tu vois que tu vis dans l'incertitude, dans le vide, et peut-être que le message le plus important à garder dans cet épisode, c'est celui-ci, c'est le fait que ce n'est pas parce que tu te sens seule que tu es réellement seule. Ce n'est pas parce que tu te sens seule que tu es réellement seule. Tant que tu es sous le regard d'Allah il n'y a pas donc d'abandon réel, comme on le voit donc dans cette ayah quand Allah s'adresse à Moussa. On arrive à la fin de cet épisode et je vais te laisser un petit peu avec une image pour un petit peu conclure tout ce qu'on a dit aujourd'hui. Imagine un enfant qui s'est perdu dans une foule. et qu'il ne voit plus sa mère. Qu'est-ce qu'il va ressentir ? Il va ressentir cette panique, il va crier, il va pleurer, il va se sentir abandonné. Et puis il y a une main qui va se poser sur son épaule, et ça c'est sa mère. Et en réalité, sa mère n'était jamais partie, elle était là depuis le début. Sauf qu'elle le cherchait. Et bien le Qur'an, c'est comme ça. Allah, il te dit que ce n'est pas parce que tu te sens abandonné, que tu es abandonné. Il a toujours son regard sur toi, et la distance que tu ressens, Ce n'est pas une réalité de sa part. C'est une perception de ta part, comme l'enfant a cette perception au milieu de la foule d'être abandonné, alors qu'en réalité, il n'est pas abandonné, sa mère est juste plus loin. Elle le voit de loin, mais lui, il a l'impression d'être abandonné. Toujours garder cette image en tête, parce que les images valent mieux que mille mots, et véritablement garder cette image en tête que le fait de penser qu'on est abandonné, c'est une perception de notre part. qui est nourrie par, on l'a vu, par les épreuves, par les douleurs, par les expériences passées, par les déceptions, etc. Mais nous, on doit toujours garder en tête que Allah, c'est lui le plus important, et que tant que notre cœur reste connecté à Allah, on n'est jamais abandonné, même si d'autres êtres humains nous abandonnent, l'essentiel c'est d'avoir cette relation avec Allah, bien évidemment, ça ne veut pas dire qu'il faut vivre seul, qu'il ne faut pas être avec des personnes, etc. Non. C'est juste qu'il faut changer sa vision des choses et de se dire que ce n'est pas parce que telle personne n'est plus en contact avec moi, par exemple, que ma vie est complètement délaissée, etc. Non. Tant que j'ai ma relation avec Allah, c'est ça le plus important. Et donc, de ne pas placer toute cette responsabilité sur ces gens-là. En tout cas, je t'invite à liker cet épisode s'il t'a plu pour me soutenir et le partager à une personne qui a besoin d'entendre ça. Avant de te laisser, je veux te rappeler quelque chose qui pourrait changer beaucoup de choses pour toi. Le vendredi 15 mai à 20h30, j'organise une masterclass en direct. Elle s'appelle les 9 erreurs qui t'empêchent d'apprendre l'arabe et la voie pour les dépasser. Alors si tu as déjà essayé d'apprendre l'arabe une fois, deux fois, peut-être même plus, et que tu te retrouves toujours au même point, cette masterclass, elle est faite pour toi. On va passer un peu plus d'une heure ensemble, on va pas faire de la grammaire, on va pas faire un cours d'arabe, on va comprendre pourquoi tu n'y arrives pas et ce qu'il faut vraiment pour avancer. C'est gratuit, c'est en direct. et le lien d'inscription est dans la description de cet épisode. Alors réserve ta place dès maintenant puisque les places sont limitées pour garantir une vraie qualité d'échange. Donc je t'attends le 15 mai à 20h30, Inch'Allah.