Speaker #0Hier soir, j'ai vécu un moment vraiment très particulier. Pendant 1h30, j'étais en direct avec le Moalim et un groupe de femmes qui portent toutes en elles le même désir, celui d'apprendre l'arabe, vraiment apprendre l'arabe cette année. Et donc, si tu faisais partie des portes ouvertes hier, tu sais de quoi je parle, tu as ressenti ce que j'ai ressenti et je voulais vraiment te remercier d'avoir été là. Donc, avant de commencer cet épisode, je voulais te dire une chose importante, les inscriptions à Mifter, notre programme d'arabe, sont officiellement ouvertes pour cette nouvelle année 2026-2027. et elle le reste jusqu'au vendredi 12 juin à minuit. Donc si tu as raté la soirée d'hier, je te mets le replay qui est disponible juste dans le lien dans la description de cet épisode. Et maintenant, installe-toi, c'est parti pour l'épisode du jour. Donc aujourd'hui, j'aimerais te parler d'une situation que beaucoup de femmes connaissent. Tu vas apprendre l'arabe parce qu'au fond de toi, tu sais que c'est une langue qui peut changer beaucoup de choses dans ta relation avec le Coran, dans ta compréhension de ta religion, dans ta manière de réciter une récitation, de suivre un cours, de lire une invocation. même de reconnaître certains mots que tu entends depuis des années. Tu aimerais ne plus dépendre uniquement des traductions. Tu vas peut-être essayer avec des supports de comprendre un peu plus, de progresser. Tu vas peut-être déjà commencer une fois, deux fois, même peut-être plusieurs fois en téléchargeant une application, en achetant un livre, en regardant des vidéos sur YouTube. Et au bout d'un moment, il y a une phrase qui s'installe toujours dans ta tête. J'abandonne toujours, j'y arrive pas, l'arabe ce n'est pas fait pour moi. Et c'est exactement de ça que j'aimerais qu'on parle avec toi aujourd'hui. Pour t'aider à comprendre pourquoi tu n'arrives toujours pas à apprendre l'arabe, même si tu en as vraiment envie, donc aujourd'hui dans cet épisode, on va voir ensemble les raisons pour lesquelles tu n'arrives toujours pas à apprendre l'arabe. Donc déjà, quand une femme me dit « j'ai déjà essayé d'apprendre l'arabe, mais j'ai abandonné » , la première chose que j'ai envie de lui dire, c'est que tu n'as pas abandonné l'arabe. Tu as abandonné une méthode qui ne te convenait pas. Et ça, c'est pas la même chose, parce qu'on a tendance à confondre les deux. tu vas essayer une méthode, ça ne fonctionne pas, tu vas arrêter et tu vas te dire ok l'arabe n'est pas fait pour moi. Alors qu'en réalité la vraie conclusion c'est cette manière d'apprendre ne m'a pas aidé à avancer. Et ça c'est pas pareil. Il y a des femmes qui vont essayer seules, elles vont ouvrir un livre, elles vont regarder des lettres, elles vont essayer de comprendre les sons et dès qu'elles vont tomber sur des règles ou des mots qu'elles ne comprennent pas ou des explications qui sont parfois trop techniques mais qui ne sont pas adaptées tout simplement à des débutantes. Et au début forcément il y a la motivation donc on va s'accrocher. mais au bout de quelques jours ou de quelques semaines, elles vont commencer à se sentir perdues. Elles ne savent plus quoi apprendre, elles ne savent plus dans quel ordre avancer, elles ne savent plus si elles prononcent correctement ou pas. Et quand tu ne sais pas où tu vas, même avec beaucoup de motivation, tu finis par t'épuiser. C'est comme si on voulait rejoindre une destination mais qu'on n'avait pas de carte, on n'avait pas de panneau, on n'avait pas de repère. Donc au début, on avance parce qu'on est motivé, mais très vite, forcément, tu vas te fatiguer et tu vas douter un petit peu du bon chemin que tu dois prendre. tu vas finir par t'arrêter. Et crois-moi que le problème ne vient pas de toi. Donc le problème, c'est véritablement le besoin d'avoir un cadre pour pouvoir te guider sur le bon chemin et arriver à destination. Ça, c'est la première raison. La deuxième raison, c'est que des femmes n'arrivent toujours pas à prendre la rame parce qu'elles recommencent toujours depuis le début. Et ça, c'est vraiment très décourageant. Peut-être que tu connais cette sensation, tu apprends des lettres, puis tu arrêtes, quelques mois plus tard, tu reprends, mais tu as oublié, tu recommences avec les lettres, etc., etc. et à force tu as l'impression de tourner en rond et donc forcément tu vas avoir cette peur d'être bloqué encore une fois, de devoir encore recommencer, etc. Et donc forcément tu vas perdre confiance, tu vas être fatigué et tu vas forcément arrêter. Alors que pas du tout, ce n'est pas parce que tu as déjà arrêté que tu vas forcément arrêter encore. Ce n'est pas parce que tu n'as pas réussi seul que tu ne peux pas réussir quand tu es accompagné. Et pour que cette fois soit différente, il faut que la manière d'apprendre soit différente également. Donc tu ne peux pas espérer un résultat différent en reprenant exactement le même schéma. qui t'a déjà épuisé auparavant. Donc si tu recommences seul, sans cadre, sans suivi, sans correction, sans progression claire, avec les mêmes attentes envers toi-même, il y a de fortes chances que tu retombes dans le même cercle. Mais si tu recommences autrement, avec une méthode qui est plus adaptée, un cadre qui est plus clair, alors ton histoire peut être différente. La troisième raison, c'est que beaucoup veulent apprendre l'arabe, mais sans savoir précisément ce qu'elles veulent attendre. Et ça, c'est très fréquent. Quand on dit « Ok, je veux apprendre l'arabe, c'est beau, mais c'est trop vaste. » Est-ce que tu veux apprendre à lire ? Est-ce que tu veux apprendre à améliorer ta prononciation ? Est-ce que tu veux comprendre le vocabulaire du quotidien ? Est-ce que tu veux suivre un cours en arabe ? Est-ce que tu veux comprendre certains mots du Qur'an ? Est-ce que tu veux pouvoir t'exprimer simplement ? Est-ce que tu veux savoir écrire ? Est-ce que tu veux revoir les bases parce que tu avais oublié ? Donc tout ça, ça fait partie de l'apprentissage de l'arabe, mais en fait, ce ne sont pas les mêmes étapes. Et quand tout est mélangé, eh bien, tu peux vite te sentir dépassé. Donc si tu veux tout apprendre, tout comprendre, tout rattraper, Et comme tu veux tout faire, eh bien, tu ne sais pas par quoi commencer. Alors du coup, tu vas commencer un peu partout. Un jour, tu vas regarder une vidéo sur des lettres. Le lendemain, une vidéo sur la grammaire. Ensuite, tu vas télécharger une liste de vocabulaire. Puis tu vas écouter un cours sur une règle. Peut-être que tu n'es pas encore prête à comprendre. Et après, forcément, tu vas te dire, ok, c'est trop compliqué pour moi l'arabe. Alors que le problème, c'est l'ordre dans lequel tu apprends qui n'est pas clair. Si tu débutes et qu'on te donne tout d'un coup, toutes les notions d'un coup, ça va être compliqué. Tu as besoin d'avancer étape par étape. et de te dire, ok, là j'en suis là, qu'est-ce que je dois maîtriser maintenant, par la suite, etc. Quand le chemin est plus clair, l'apprentissage devient beaucoup moins lourd. Et ça, psychologiquement, ça change tout. Ensuite, la quatrième raison, c'est la solitude. Et je crois que c'est un point que l'on sous-estime énormément. Apprendre seul, c'est possible pour certaines personnes, mais pour beaucoup, surtout quand on a déjà un quotidien chargé, c'est pas suffisant. Parce que seul, tu dois tout porter, tu dois trouver la motivation, tu dois choisir les supports, tu dois vérifier si tu comprends, tu dois corriger tes erreurs, tu dois organiser ton planning. Et franchement, quand on a déjà une vie très remplie entre... entre la maison, les enfants, le travail, les responsabilités, la charge mentale, les imprévus, etc. Ce n'est pas que tu n'as pas envie d'apprendre, c'est juste que tu as besoin que l'apprentissage soit porté par un cadre, un rendez-vous, un professeur, un groupe, une continuité, parce que tu sais que tu as un cours tel jour, à telle heure, avec telle personne qui t'attend, ce n'est pas la même chose que te dire « ok, je vais essayer de faire un peu d'arabe quand j'aurai le temps aujourd'hui » . Alors que le problème, c'est que le « quand j'aurai le temps » , on le sait très bien, il arrive très rarement. parce que le temps, il faut lui donner une place, il faut lui donner un rendez-vous, il faut lui donner une structure. Et si tu n'as pas ça, eh bien ça va être compliqué. Et parfois, ce qui change tout, ce n'est pas d'avoir plus de temps, mais c'est juste d'avoir un rendez-vous clair avec ton apprentissage, un moment précis, un cadre précis, une direction précise. Et donc, quand l'arabe devient un vrai rendez-vous dans ta semaine, ça cesse d'être une vague d'intentions que tu peux avoir toute la semaine, que tu vas repousser, repousser et repousser. La cinquième raison pour laquelle tu abandonnes l'arabe, c'est que tu attends peut-être d'être motivé pour avancer. ça aussi c'est un piège parce qu'au début la motivation elle est là, on le sait, on est tout motivé on imagine nos progrès, on se dit ok tel jour je vais pouvoir lire le Coran avec fluidité, que je vais mieux comprendre, peut-être la khutbah quand je vais aller à Jumu'ah, peut-être que je vais mieux comprendre tel d'Ars etc. Mais ensuite on le sait la motivation elle va baisser et c'est normal la motivation elle n'est pas stable elle monte, elle descend, donc j'avais fait un épisode de pot de casse sur la motivation. Elle dépend également de ton énergie, de ton sommeil, de ton moral, de ton quotidien, de tes obligations et également des imprévus qu'on peut avoir dans la vie. Et donc si ton apprentissage dépend uniquement de ta motivation, il est fragile. Parce que le jour où tu seras fatigué, forcément tu vas arrêter. Et le jour où tu seras occupé, tu vas repousser l'apprentissage de l'arabe. Et le jour où tu auras une semaine difficile, tu vas décrocher. Et ensuite il va y avoir la culpabilité. Donc forcément il faut encadrer cette motivation par une structure, par un suivi. par une méthode qui t'aide même quand les semaines, voilà, où tu n'es pas à ton maximum, parce que le vrai progrès, il se construit pas seulement les jours où tu es motivé, il se construit tous les jours où tu continues, même doucement, même avec peu d'énergie, pas forcément en faisant beaucoup, mais en restant véritablement relié sur ce chemin de l'apprentissage. Maintenant, j'aimerais te poser une question qui est importante. Quand tu te dis j'abandonne toujours, est-ce que c'est vraiment toi qui abandonne ou est-ce que tu as souvent été placé dans des conditions qui rendaient donc la continuité ? très difficile parce qu'il y a une grande différence entre ces deux phrases. Entre « je suis quelqu'un qui abandonne » et « je n'ai pas encore trouvé le cadre qui m'aide à continuer » . Forcément, quand tu dis « je suis quelqu'un qui abandonne » , eh bien, ça te fait croire que le problème, c'est ton identité. Alors que quand tu dis « je n'ai pas encore trouvé le cadre qui m'aide à continuer » , eh bien, ça te permet de changer de méthode, ça te permet de changer de rythme, ça te permet de changer d'environnement et c'est exactement ça que je veux que tu retiennes aujourd'hui. Tu n'es pas condamné à recommencer tout à vie, tu n'es pas condamné à rester au même niveau. Je n'ai pas condamné à regarder les autres avancer en te disant « moi je n'y arriverai jamais » . Il faut arrêter de croire que tu dois forcément y arriver seul, sans cadre, sans correction, sans progression, sans accompagnement. Parfois ce qui manque, ce n'est pas l'envie d'apprendre, c'est juste une méthode qui respecte ta réalité en tant que femme, ta réalité en tant que maman peut-être, ta réalité en tant que personne occupée, on le sait, on est de plus en plus occupé, et surtout ta réalité en tant que francophone qui ne sait toujours pas par où commencer. Et c'est exactement pour cela que le Mouanlim a créé Mifter. Mista c'est pas simplement un cours d'arabe en plus, c'est un programme qui est pensé pour les femmes francophones qui veulent avancer avec un cadre clair, un professeur, une progression, un groupe surtout pour se motiver et un rythme qui est réaliste par rapport à notre vie de femme. Pas en apprenant seul dans ton coin, pas en accumulant des vidéos sans savoir quoi faire ensuite, pas en recommençant éternellement depuis le début, mais vraiment en étant accompagnée semaine après semaine pour reprendre les bases, comprendre ce que tu es en train d'apprendre, progresser étape par étape. et surtout ne plus rester seul dans ton apprentissage. Parce que le but, ce n'est pas de te noyer plein d'informations, mais c'est de te faire progresser, de te permettre de reprendre les bases si tu en as besoin, de comprendre ce que tu fais, de savoir où tu vas, et de t'aider à avancer dans le bon ordre, et surtout de ne pas rester seul face à tes blocages. Parce que parfois, ce qui change tout, ce n'est pas d'avoir plus de motivation, c'est d'avoir un cadre qui t'aide à continuer, même, encore une fois, lorsque la motivation baisse. Ce cadre, c'est quoi ? C'est un rendez-vous, c'est une direction, et c'est un cadre qui va t'éviter de recommencer. encore une fois depuis le début. Donc si tu t'es reconnu dans cet épisode, si tu as déjà commencé à apprendre l'arabe puis tu as arrêté, si tu as déjà eu cette impression de recommencer encore et encore, mais que tu aimerais cette fois-ci apprendre l'arabe pour 2026-2027, alors je t'invite à nous rejoindre pour cette nouvelle année 2026-2027. Les inscriptions, elles sont ouvertes aujourd'hui, mais elles ne resteront pas ouvertes longtemps puisqu'elles se terminent le 12 juin. à minuit, Inch'Allah. Après cette date, il faudra attendre l'année prochaine pour nous rejoindre. Donc si tu sens que c'est le bon moment pour arrêter de recommencer seul, pour arrêter de te dire j'abandonne toujours et pour enfin avancer dans un vrai cadre, je t'invite à t'inscrire dès maintenant. Le lien d'inscription se trouve dans la description de cet épisode. Prends le temps de regarder les informations, les créneaux qui sont proposés et si tu sens que Mifterre correspond à ce que tu recherches, alors ne repousse pas encore à plus tard. Parce que souvent, ce n'est pas l'envie qui manque, c'est la décision. Et donc la décision, c'est peut-être aujourd'hui. Je te retrouve dans le prochain épisode, Inch'Allah. C'était Oum Younous. Salam alaikum.