Speaker #0Assalamu alaikum et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Vis ton Coran, je suis ravie de te retrouver. Je profite de ces quelques secondes pour te rappeler que les inscriptions à nos cours d'arabe mustah sont actuellement ouvertes pour cette nouvelle année 2026-2027. Donc si tu aimerais apprendre à lire, comprendre et t'exprimer en arabe avec une méthode structurée, progressive et adaptée aux francophones, des cours en direct chaque semaine, tu retrouveras toutes les informations dans la description de cet épisode. Alors aujourd'hui j'aimerais te parler d'un sentiment que beaucoup de femmes connaissent, cette impression de vouloir changer. mais de se sentir bloqué. Tu veux avancer, tu veux évoluer, tu veux mieux faire, tu veux reprendre certaines choses en main, tu veux être régulière, etc. Mais malgré toute cette sincérité que tu peux avoir, tu as l'impression de faire du surplace, comme si quelque chose te retenait, comme si tu voulais avancer, mais qu'à l'intérieur de toi, il y a une partie de toi qui freine. Donc du coup, tu te demandes pourquoi je veux certaines choses, mais je n'arrive pas à les installer, pourquoi je recommence et après je bloque, pourquoi je rêve d'avancer, mais je reste toujours au même endroit. Et c'est précisément de ça que j'ai appris qu'on parle aujourd'hui. Donc la première chose que j'aimerais te dire, c'est que vouloir changer ne suffit pas toujours à changer. Et ça, il faut vraiment l'accepter. Parce qu'il y a beaucoup de femmes qui les culpabilisent, elles se disent, mais pourtant moi je veux vraiment changer, pourquoi ça ne suffit pas ? Alors qu'en réalité, il y a une différence entre l'envie de changer et le changement réel, il y a plusieurs étapes. Il y a la vision, il y a la décision, il y a le cadre que tu vas mettre en place, il y a la répétition, il y a la gestion des jours. qui vont être difficiles, il y a la manière de reprendre après une baisse, il y a la façon dont tu te parles quand tu ralentis, il y a les peurs que tu portes, il y a également les anciennes expériences qui vont te fatiguer. Donc oui, vouloir changer c'est important, c'est même très bien, mais ce n'est en réalité que le début. Et parfois si tu veux changer mais que tu n'y arrives pas, c'est parce que tu n'as pas encore trouvé la manière juste de transformer cette envie en chemin concret. La deuxième raison pour laquelle tu peux te sentir bloqué, c'est que tu portes peut-être trop de déceptions au passé. Et ça on le sous-estime énormément. Peut-être que tu as déjà essayé de changer. déjà essayer d'être plus régulière, d'installer une routine, de reprendre un projet, d'apprendre quelque chose, de te discipliner, de t'organiser, de faire mieux. Et à chaque fois, il y a une cassure quelque part. À chaque fois, tu commences, tu es motivé, puis tu ralentis, tu arrêtes et tu finis par lâcher. Et toutes ces expériences-là, elles laissent une trace. Elles vont laisser une espèce de forme de méfiance envers toi-même. Et donc, quand une nouvelle envie de changement va revenir, tu as toujours ça dans le cœur. Et forcément, tu vas te dire, et si je n'y arrive pas encore ? Et si je recommence pour rien ? Etc. Et cette peur-là va... bloqué énormément parce que du coup tu luttes pas seulement contre le défi que tu te fixes au moment T mais également contre les souvenirs de tes anciens arrêts. Tu as peur que l'histoire elle se répète, tu as peur du moment où tu vas ralentir et que tu vas peut-être abandonner. Et cette peur forcément elle va te bloquer. La troisième raison c'est que tu as besoin peut-être d'être prête. Tu te dis peut-être quand je serai mieux organisée je commencerai, quand j'aurai plus de temps, je serai moins fatiguée, quand la vie elle sera plus calme etc etc. Mais on le sait très bien, le moment parfait il arrive jamais. La vie elle devient pas tout d'un coup légère, simple, parfaitement rangée. Non, il y aura toujours quelque chose, il y aura toujours une fatigue, il y aura toujours des imprévus, il y aura toujours des obligations, il y aura toujours des moments qui sont compliqués. Donc si tu attends d'être parfaitement prête pour changer, tu risques d'attendre encore très longtemps. Donc changer, ça ne commence pas quand tout est parfait, ça commence quand tu décides d'entrer dans un cadre malgré que la situation n'est pas parfaite, malgré ta réalité tout simplement, mais en prenant une décision qui est simple et qui est concrète. Et le problème, c'est que beaucoup de femmes pensent qu'elles doivent d'abord se transformer avant d'entrer dans un engagement. Alors qu'en réalité, c'est l'engagement juste qui les aide à se transformer. La quatrième raison, c'est que tu essaies peut-être de changer seule. Et ça aussi, c'est très lourd. Quand tu veux changer seule, tu dois être à la fois la personne qui est motivée, à la fois la personne qui est disciplinée, la personne qui se corrige, la personne qui encourage, la personne qui se relève, la personne qui se remet dans le bon chemin quand elle s'éloigne, etc. Et ça, c'est énorme. Surtout quand on a une vie bien remplie. On a des enfants, une maison à faire tourner, des responsabilités, qu'on a déjà beaucoup de choses à porter mentalement. Et le problème, ce n'est pas toujours cette volonté de changer, mais c'est qu'un changement, il ne peut pas être seul, parce qu'il devient trop fragile. Parce qu'à la moindre coup, au moindre coup de fatigue, au moindre imprévu, au moindre doute, tout repose sur toi. Et forcément, si tu faiblis, tout s'effondre. C'est pour ça qu'il faut un cadre, il faut un groupe, il faut un rendez-vous. Il faut des personnes pour te soutenir, il faut un accompagnement. La cinquième raison, c'est que tu confondes parfois blocage et incapacité. Dès que tu ressens une difficulté, tu ralentis, tu vas procrastiner, tu vas hésiter, et tu ne vas pas avancer comme tu le voudrais, et très vite tu vas te dire, ok, en réalité je ne suis pas capable. Mais un blocage, ça ne veut pas dire forcément être incapable. Un blocage, ça peut venir de plusieurs choses, ça peut venir de la peur, ça peut venir de la fatigue, ça peut venir d'un manque de clarté de son objectif, un manque de cadre, de la charge mentale, etc. Et donc quand tu commences à voir ton blocage comme un signal, à comprendre plutôt comme une preuve contre toi, ça change les choses. Tu deviens beaucoup plus lucide, beaucoup plus douce envers toi-même et beaucoup plus stratégique parce que tu arrêtes de te juger et tu vas te dire « Ok, qu'est-ce qui me bloque vraiment ? Est-ce que je manque d'envie ? Est-ce que je manque d'un cadre ? Est-ce que j'ai peur de revivre la même chose ? Est-ce que je ne veux ? Est-ce que je ne sais plus comment reprendre ? » etc. Et c'est souvent ces questions-là qui vont ouvrir beaucoup plus de portes que le fait de se culpabiliser en se disant « Ok, je suis juste incapable de tenir tel objectif » . La sixième raison, c'est que tu veux peut-être changer tout d'un seul coup. Et là aussi, c'est une cause qui est fréquente de blocage. Tu veux tout reprendre, tout améliorer, tout réorganiser. Et ton cerveau, malheureusement, il va voir ça comme une montagne. Et forcément, il va fuir parce qu'il va se fatiguer d'avance. Il va se dire, voilà, c'est trop compliqué, c'est trop gros comme objectif. Mais le changement, il se construit rarement d'un coup. Il se construit dans un cadre, dans un rythme, dans une continuité, dans de petites décisions qui sont répétées. Et le problème, c'est que si tu rêves trop grand, tu penses que tu dois tout porter d'un seul coup, alors que souvent, tu as seulement juste besoin. d'une première marche qui est claire, une deuxième, etc. Maintenant, j'aimerais faire la transition vers quelque chose de très concret. Je trouve exactement ce blocage chez beaucoup de femmes qui rêvent d'apprendre l'arabe. Elles veulent apprendre, elles aiment cette langue, elles aiment ce que ça représente, elles aiment lire, elles aiment comprendre. Elles aiment ne plus se sentir uniquement dépendantes des traductions, mais elles se sentent bloquées. Pourquoi ? Parce qu'elles ont déjà essayé une fois, deux fois, parfois plusieurs fois. Elles ont déjà commencé seules, elles ont déjà appris quelques lettres, suivi quelques cours, etc. Et elles ont arrêté. Et donc, dès qu'elles ont envie de recommencer, forcément, il y a cette peur de se dire, et si j'abandonne encore ? Et si je vais recommencer pour m'arrêter au bout de quelques semaines ? Cette peur, elle est réelle et elle va bloquer énormément de femmes parce qu'elles ont peur de recommencer encore une fois sans aller jusqu'au bout. Et c'est justement là qu'un bon cadre change tout. Parce qu'une femme qui a peur de recommencer, elle n'a pas besoin de motivation. Elle a besoin de sécurité. Elle a besoin de clarté. Elle a besoin de savoir qu'elle ne va pas être laissée seule. Elle a besoin d'un chemin, d'un cadre, d'un professeur, d'un groupe. Elle a besoin de reprendre autrement. et pas juste de reprendre encore. C'est justement pour ça que le moalim dans notre institut a créé Mujtah. Donc Mujtah, ce sont nos cours d'arabe, c'est pas juste une tentative de plus à apprendre d'arabe, mais c'est un support, c'est un programme d'apprentissage de l'arabe qui est pensé pour les francophones, avec des cours en direct, un professeur, un groupe, et une progression qui est claire et un vrai cadre. Donc l'objectif, c'est que tu n'aies pas à porter tout toute seule, mais que tu saches où tu vas, par où commencer, que tu sois guidé. corrigé et accompagné et surtout que tu puisses reprendre sans rester enfermé dans la peur de recommencer encore une fois pour rien. Parce que c'est le cadre qui rend ce changement possible et durable. Avant de terminer cet épisode, j'aimerais te laisser avec une question. Où aimerais-tu être dans un an concernant la langue arabe ? Au même point qu'aujourd'hui, où capables de lire, comprendre et d'exprimer avec davantage d'aisance. Les mois passent rapidement et très souvent ce qui nous sépare de nos objectifs, c'est pas un manque de capacité, mais simplement le fait de remettre sans cesse au lendemain. Et si l'apprentissage de l'arabe fait partie de tes objectifs pour cette année, les inscriptions à Mustah sont actuellement ouvertes et elles ferment demain à minuit. Nous, on sera très heureux de t'accompagner dans ce cheminement. Donc si tu souhaites nous rejoindre, le lien d'inscription, il est en bas de cet épisode. Et je te rappelle donc que les inscriptions ferment. Donc si tu souhaites nous rejoindre, c'est le moment. Moi, je te donne rendez-vous pour un nouvel épisode. C'était Oumyounous. Salam alaykoum.