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Le scintillement de l'instant avec Eve Pietruschi, artiste cueilleuse, co-créatrice de Vivaces cover
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VIVACE(S)

Le scintillement de l'instant avec Eve Pietruschi, artiste cueilleuse, co-créatrice de Vivaces

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17min |22/12/2023|

57

Play
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Description

 La liberté du dessin 


Eve Pietruschi dessine une ligne de pratiques et d’expériences. De l’empreinte végétale à l’herbier, du dessin à l’assemblage d’éléments naturels, elle libère des formes, travaille avec le vivant, participe à sa mémoire. 

Depuis son DNSEP en 2007, elle s’intéresse au tiers paysage, à ces architectures industrielles délaissées à la périphérie des villes, à ces espaces négligés où poussent les herbes folles. Du report photographique au monotype, de la tenture à la confection d’objets et d’installations de rituels, le végétal prend peu à peu le dessus sur l’architecture. Fleurs de carotte, de
poivrier ou de néflier, graines, pierres, algues et coquillages sont une nouvelle matière de son Atlas Mnémosyne. La liberté de dessiner, avec toute sa fragilité et sa sensibilité, rejaillit.  

La marche, la cueillette, l’empreinte et l’assemblage sont des pratiques à la fois ancestrales, simples, légères et ludiques qu’elle préserve.
Retenter des pratiques, ramasser, tresser, tracer, se fait dans la joie et le plaisir du faire, s’accompagne de lectures. Ses recherches renouent le passé, le présent, le futur dans une approche horizontale, plurielle. Sa récolte de végétaux la transporte des premières empreintes de Léonard de Vinci à l’herbier de Louise Gailleton, confectionné à partir des spécimens reçus de ses échanges épistolaires avec les soldats des tranchées. Ce travail l’amène aussi à la découverte du projet d’Olga Kisseleva de redonner vie à des espèces disparues. Il favorise également sa rencontre avec les écrits et propositions culinaires de Ryoko Sekiguchi destinés aux fantômes. Lire, écouter la nature, être attentive aux alentours, voir la beauté et l’utilité des petits riens, récupérer, glaner, cuisiner, jardiner, dessiner dans la cohérence et la légèreté. L’enjeu n’est pas d’innover, de conceptualiser ou de produire mais de vivre les pratiques, de laisser divaguer l’esprit.  

Un cabinet de dessins garde en souvenir des vestiges naturels d’un voyage en Bretagne. Des fleurs d’hortensia séchées confinées dans du plâtre ou des empreintes de feuilles et de coquillages sur argile expriment un devenir fossile. Des installations et des objets relèvent du rituel et de l’offrande. Le geste préserve leur mémoire et leur précarité.  

Eve Pietruschi déploie ses œuvres dans l’espace et le temps, prend soin du visiteur, aménage pauses et silences, convoque les cinq sens, offre infusions, collations et dégustations, demeure dans l’évocation, la prosopopée.  

  

Rébecca FRANCOIS 

Avril 2020  


www.evepietruschi.com

www.instagram.com/evepietruschi/


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Description

 La liberté du dessin 


Eve Pietruschi dessine une ligne de pratiques et d’expériences. De l’empreinte végétale à l’herbier, du dessin à l’assemblage d’éléments naturels, elle libère des formes, travaille avec le vivant, participe à sa mémoire. 

Depuis son DNSEP en 2007, elle s’intéresse au tiers paysage, à ces architectures industrielles délaissées à la périphérie des villes, à ces espaces négligés où poussent les herbes folles. Du report photographique au monotype, de la tenture à la confection d’objets et d’installations de rituels, le végétal prend peu à peu le dessus sur l’architecture. Fleurs de carotte, de
poivrier ou de néflier, graines, pierres, algues et coquillages sont une nouvelle matière de son Atlas Mnémosyne. La liberté de dessiner, avec toute sa fragilité et sa sensibilité, rejaillit.  

La marche, la cueillette, l’empreinte et l’assemblage sont des pratiques à la fois ancestrales, simples, légères et ludiques qu’elle préserve.
Retenter des pratiques, ramasser, tresser, tracer, se fait dans la joie et le plaisir du faire, s’accompagne de lectures. Ses recherches renouent le passé, le présent, le futur dans une approche horizontale, plurielle. Sa récolte de végétaux la transporte des premières empreintes de Léonard de Vinci à l’herbier de Louise Gailleton, confectionné à partir des spécimens reçus de ses échanges épistolaires avec les soldats des tranchées. Ce travail l’amène aussi à la découverte du projet d’Olga Kisseleva de redonner vie à des espèces disparues. Il favorise également sa rencontre avec les écrits et propositions culinaires de Ryoko Sekiguchi destinés aux fantômes. Lire, écouter la nature, être attentive aux alentours, voir la beauté et l’utilité des petits riens, récupérer, glaner, cuisiner, jardiner, dessiner dans la cohérence et la légèreté. L’enjeu n’est pas d’innover, de conceptualiser ou de produire mais de vivre les pratiques, de laisser divaguer l’esprit.  

Un cabinet de dessins garde en souvenir des vestiges naturels d’un voyage en Bretagne. Des fleurs d’hortensia séchées confinées dans du plâtre ou des empreintes de feuilles et de coquillages sur argile expriment un devenir fossile. Des installations et des objets relèvent du rituel et de l’offrande. Le geste préserve leur mémoire et leur précarité.  

Eve Pietruschi déploie ses œuvres dans l’espace et le temps, prend soin du visiteur, aménage pauses et silences, convoque les cinq sens, offre infusions, collations et dégustations, demeure dans l’évocation, la prosopopée.  

  

Rébecca FRANCOIS 

Avril 2020  


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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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Eve Pietruschi dessine une ligne de pratiques et d’expériences. De l’empreinte végétale à l’herbier, du dessin à l’assemblage d’éléments naturels, elle libère des formes, travaille avec le vivant, participe à sa mémoire. 

Depuis son DNSEP en 2007, elle s’intéresse au tiers paysage, à ces architectures industrielles délaissées à la périphérie des villes, à ces espaces négligés où poussent les herbes folles. Du report photographique au monotype, de la tenture à la confection d’objets et d’installations de rituels, le végétal prend peu à peu le dessus sur l’architecture. Fleurs de carotte, de
poivrier ou de néflier, graines, pierres, algues et coquillages sont une nouvelle matière de son Atlas Mnémosyne. La liberté de dessiner, avec toute sa fragilité et sa sensibilité, rejaillit.  

La marche, la cueillette, l’empreinte et l’assemblage sont des pratiques à la fois ancestrales, simples, légères et ludiques qu’elle préserve.
Retenter des pratiques, ramasser, tresser, tracer, se fait dans la joie et le plaisir du faire, s’accompagne de lectures. Ses recherches renouent le passé, le présent, le futur dans une approche horizontale, plurielle. Sa récolte de végétaux la transporte des premières empreintes de Léonard de Vinci à l’herbier de Louise Gailleton, confectionné à partir des spécimens reçus de ses échanges épistolaires avec les soldats des tranchées. Ce travail l’amène aussi à la découverte du projet d’Olga Kisseleva de redonner vie à des espèces disparues. Il favorise également sa rencontre avec les écrits et propositions culinaires de Ryoko Sekiguchi destinés aux fantômes. Lire, écouter la nature, être attentive aux alentours, voir la beauté et l’utilité des petits riens, récupérer, glaner, cuisiner, jardiner, dessiner dans la cohérence et la légèreté. L’enjeu n’est pas d’innover, de conceptualiser ou de produire mais de vivre les pratiques, de laisser divaguer l’esprit.  

Un cabinet de dessins garde en souvenir des vestiges naturels d’un voyage en Bretagne. Des fleurs d’hortensia séchées confinées dans du plâtre ou des empreintes de feuilles et de coquillages sur argile expriment un devenir fossile. Des installations et des objets relèvent du rituel et de l’offrande. Le geste préserve leur mémoire et leur précarité.  

Eve Pietruschi déploie ses œuvres dans l’espace et le temps, prend soin du visiteur, aménage pauses et silences, convoque les cinq sens, offre infusions, collations et dégustations, demeure dans l’évocation, la prosopopée.  

  

Rébecca FRANCOIS 

Avril 2020  


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 La liberté du dessin 


Eve Pietruschi dessine une ligne de pratiques et d’expériences. De l’empreinte végétale à l’herbier, du dessin à l’assemblage d’éléments naturels, elle libère des formes, travaille avec le vivant, participe à sa mémoire. 

Depuis son DNSEP en 2007, elle s’intéresse au tiers paysage, à ces architectures industrielles délaissées à la périphérie des villes, à ces espaces négligés où poussent les herbes folles. Du report photographique au monotype, de la tenture à la confection d’objets et d’installations de rituels, le végétal prend peu à peu le dessus sur l’architecture. Fleurs de carotte, de
poivrier ou de néflier, graines, pierres, algues et coquillages sont une nouvelle matière de son Atlas Mnémosyne. La liberté de dessiner, avec toute sa fragilité et sa sensibilité, rejaillit.  

La marche, la cueillette, l’empreinte et l’assemblage sont des pratiques à la fois ancestrales, simples, légères et ludiques qu’elle préserve.
Retenter des pratiques, ramasser, tresser, tracer, se fait dans la joie et le plaisir du faire, s’accompagne de lectures. Ses recherches renouent le passé, le présent, le futur dans une approche horizontale, plurielle. Sa récolte de végétaux la transporte des premières empreintes de Léonard de Vinci à l’herbier de Louise Gailleton, confectionné à partir des spécimens reçus de ses échanges épistolaires avec les soldats des tranchées. Ce travail l’amène aussi à la découverte du projet d’Olga Kisseleva de redonner vie à des espèces disparues. Il favorise également sa rencontre avec les écrits et propositions culinaires de Ryoko Sekiguchi destinés aux fantômes. Lire, écouter la nature, être attentive aux alentours, voir la beauté et l’utilité des petits riens, récupérer, glaner, cuisiner, jardiner, dessiner dans la cohérence et la légèreté. L’enjeu n’est pas d’innover, de conceptualiser ou de produire mais de vivre les pratiques, de laisser divaguer l’esprit.  

Un cabinet de dessins garde en souvenir des vestiges naturels d’un voyage en Bretagne. Des fleurs d’hortensia séchées confinées dans du plâtre ou des empreintes de feuilles et de coquillages sur argile expriment un devenir fossile. Des installations et des objets relèvent du rituel et de l’offrande. Le geste préserve leur mémoire et leur précarité.  

Eve Pietruschi déploie ses œuvres dans l’espace et le temps, prend soin du visiteur, aménage pauses et silences, convoque les cinq sens, offre infusions, collations et dégustations, demeure dans l’évocation, la prosopopée.  

  

Rébecca FRANCOIS 

Avril 2020  


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