- Speaker #0
Je vais passer par un autre chemin, mais je vais y arriver. On va passer aux choses sérieuses et on va passer au cuir. Ça y est, je touchais du doigt ce que j'aimais vraiment. Un coup de soudan et la flop totale. Oh, mais c'est quoi cette question ?
- Speaker #1
Vous écoutez Voix Conquérante, un podcast original de Camp Normandie. Huitième épisode, huitième rencontre, je suis Chloé Lemoire et je vous souhaite la bienvenue dans Voix Conquérante. Aujourd'hui, c'est une voix féminine, au tempérament affirmé, que j'ai le plaisir de vous faire découvrir, celle de Rosa Lopez. Créatrice autodidacte, dotée d'une détermination à toute épreuve, Rosa a donné vie à sa propre marque de maroquinerie haut de gamme. Une aventure qu'elle porte fièrement depuis plus de dix ans, après être partie de rien à vingt ans seulement. Mais comment se lancer dans la maroquinerie quand on a peu de bagages ? Et comment une simple pochette en tissu peut-elle finalement dessiner une trajectoire de vie ? Avec fougue, avec insouciance, Rosa a su écouter sa petite voix intérieure pour ne s'imposer aucune limite. Dans cet épisode, on parle de pouvoir au féminin. de passion, de transmission, mais aussi de la façon dont le digital et les réseaux sociaux ont rebattu les cartes du possible. Bref, cette histoire, c'est une histoire comme on les aime, parsemée de rebondissements dignes d'un roman oscillant entre gros flops et réussites flamboyantes. Avec, toujours, Quand la mer en toile de fond, Rosa revient sur les grandes étapes qui ont structuré sa vie de femme, de créatrice. et d'entrepreneuses. Je vous invite dès maintenant à rejoindre notre conversation et je vous souhaite une très bonne écoute. Go ! Allez, let's go ! Rosa, bonjour !
- Speaker #0
Bonjour Chloé !
- Speaker #1
Bienvenue dans le podcast Voix Conquérante.
- Speaker #0
Merci de nous recevoir, c'est gentil.
- Speaker #1
Merci à toi d'avoir répondu positivement à notre invitation, c'est super cool. Donc là, on est dans un lieu... particulier. C'est ton lieu, c'est ton cocon.
- Speaker #0
Carrément, c'est un peu ma deuxième maison, on en parlait tout à l'heure. On est dans mon petit showroom en plein centre-ville de Caen, au 100 rue Saint-Pierre, au premier étage. C'est un petit showroom qui a beaucoup de charme, un peu à la parisienne, avec des petites moulures, un beau parquet. C'est pas très grand, mais du coup, c'est assez convivial et les clientes aiment vraiment bien venir.
- Speaker #1
C'est très cool. Je trouve que comme lieu d'enregistrement pour un peu de liberté.
- Speaker #0
Parfait, c'est agréable.
- Speaker #1
Et au moins, ça nous plonge tout de suite dans ton atmosphère.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
Pour celles et ceux qui nous écoutent, je vous invite à aller voir quelques photos du showroom. Si vous avez envie de vous projeter, vous aussi, dans cette atmosphère. Moi, ça me donne tout de suite une vision sur ton univers, sur là où tu souhaites nous emmener. Donc, c'est parfait. Merci aussi de nous recevoir dans ce petit lieu. un peu confidentielle.
- Speaker #0
Avec plaisir.
- Speaker #1
Alors Rosa, explique-nous un peu qui es-tu, que fais-tu ?
- Speaker #0
Alors je m'appelle Rosa Lopez, donc c'est mon vrai prénom et le nom aussi de la marque. J'ai... Oh là là, il faut que je dise mon âge. Je vais prendre 32 là en avril. Waouh ! Ça fait mal de le dire. Et j'ai commencé, j'avais 20 ans à créer des petites pochettes en cuir, en tissu. Et en fait, on va dire que l'aventure entrepreneuriale s'est présentée à moi et maintenant je fais ça depuis que j'ai 20 ans.
- Speaker #1
C'est fou. Mais alors comment on en vient à créer des sacs à 20 ans ?
- Speaker #0
C'est un petit mélange de tout. J'ai toujours eu un côté très artistique de part de ma maman qui peignait, qui était coiffeuse, qui avait son salon de coiffure. Elle était maquilleuse aussi au cinéma, au théâtre. Donc j'avais quand même cette fibre, on va dire, un peu artistique. J'ai fait des études en BTS, Assistant Manager, ça s'appelle. Donc tu vois, c'est très carré, tu fais de la comptabilité, tu fais de l'économie. C'était hyper intéressant. Mais du coup, je n'avais pas ce côté artistique que j'adorais. Et en fait, par le pur des hasards, j'ai commencé à créer des petites pochettes avec ma grand-mère. On était chez elle un après-midi. Je n'avais pas trouvé d'alternance à l'époque. Et j'avais envie d'avoir des sous, comme tout jeune qui se respecte. Donc du coup, j'ai commencé à coudre des pochettes, elle m'a aidée et je les ai vendues. Les premières, c'était... au salon coiffure de ma mère, au client de ma mère.
- Speaker #1
C'était ton premier show !
- Speaker #0
Ouais, c'est ça. Donc en fait, elle repartait avec un brushing, mais aussi avec une pochette. C'était ton premier placement produit.
- Speaker #1
Ouais,
- Speaker #0
exactement. Elles n'avaient pas trop le choix, les pauvres. Mais en fait, c'était très familial aussi, donc elles ont vu aussi un petit peu l'aventure, etc. et elles ont voulu me soutenir. Donc j'ai vendu des petites pochettes à 15, 20, 30 euros. Ça a commencé comme ça, avec l'âme un peu commerciale de mon père. Mon père était commercial chez Kerastase. Un très bon commercial, je le dis parce que c'est important aussi de travailler en centre-ville de Caen. Et il m'a donné cette fibre de commercial, de commerçante, de négociation, de réflexion. Le fait aussi de comprendre comment fonctionnait le commerce, les ventes.
- Speaker #1
T'as vraiment baigné là-dedans depuis ton plus jeune âge. Et au-delà de la fibre entrepreneuriale, il y a aussi tout un univers lié finalement à l'esthétisme, à la mode, à la beauté. Si je comprends bien, entre le métier de ta mère, le métier de ton père.
- Speaker #0
Oui, complètement. C'est sûr. J'avais déjà cette petite appétence, on va dire, pour le beau. Après, le beau est subjectif pour chaque personne. Mais c'était quelque chose qui me touchait. L'alliance des couleurs, l'alliance des matières plus que vraiment la mode. Parce que je ne suis pas une féru de mode. C'est bizarre de dire ça. Non, pas du tout. J'aime beaucoup les fringues. J'aime beaucoup les habits. J'aime beaucoup l'alliance des matières, des cuirs. C'est vraiment ce que j'adore. Mais je ne vais pas avoir la dernière pièce hyper tendance. Moi, je ne suis pas les défilés de mode. Je ne suis pas avant-gardiste, ni à suivre la pointe de la mode dans les moindres détails.
- Speaker #1
T'es vraiment dans une créativité intuitive.
- Speaker #0
Ouais, c'est ça. Et sous mes côtés vraiment, on va dire, très modeuses et pas superficielles, mais un petit peu quand même, parce que les sacs à main, ça reste de l'accessoire, c'est pas vital. J'ai un côté aussi très nature, nature peinture, entre guillemets, parce que, tu vois, moi, je viens d'un monde aussi où mes parents, ils nous ont appris à être plutôt simples, assez naturels, authentiques. D'accord. Et pourtant, je te dis, on vient de milieux, enfin, ma mère vient d'un milieu quand même... ultra superficielle dans le sens, dans son monde professionnel. Exactement. Un monde d'images, un monde de paraître, où vous faites toujours le plus beau, le mieux habillé, le mieux coiffé, le mieux maquillé, etc. Mais mes parents ne nous ont pas du tout inculqué ça avec ma sœur. Donc j'ai ce côté aussi, en tout cas, je l'espère, très authentique. Tu vois, j'ai des chevaux, je passe le plus clair de mon temps avec des bottes en caoutchouc et je suis pleine de poussière avec mon chien, mon bébé, on va dans les champs. Enfin, Tu vois, j'ai une personnalité un peu ambivalente, un peu à double facette.
- Speaker #1
Mais l'un n'empêche pas l'autre. Oui, complètement. Et il faut casser aussi ce stéréotype-là de la modeuse superfine qui n'a pas envie de se salir, qui n'a pas envie de se tâcher. En fait, c'est aussi ça, la féminité. Ça a des multiples facettes et on peut l'exprimer de mille et une manières.
- Speaker #0
Oui, complètement. Et souvent, on met des gens un peu dans les cases, tu sais. On dit, toi, t'es la modeuse ou t'es l'influenceuse. T'es la nana un peu superficielle. Et au contraire, moi, les cases, j'ai envie, comme beaucoup de femmes, je pense aujourd'hui, de casser un peu ces fameuses cases. Et on a le droit de mettre des bottes en caoutchouc le dimanche et le lundi, se pimper avec du rouge à lèvres rouge. Vraiment, ça fait des beaux mélanges, des beaux mix.
- Speaker #1
On est tous le fruit de contradictions. Et en même temps, ça ne restait pas incompréhensible. Et tu disais, on a tendance parfois à mettre les gens dans des cases, etc. Est-ce que toi, tu as eu l'impression d'être dans une case quand tu étais plus jeune ?
- Speaker #0
Je pense que oui, on a tous été dans des cases. Et c'est vrai que oui, je pense que j'ai été dans une case à l'école, par mes profs, par les autres élèves, par peut-être mes parents aussi. J'avais beaucoup de tempérament, j'étais quand même assez dynamique. Et à la fois, j'étais un peu dans les jupons de ma maman, donc j'étais un peu la sauvage qui a du caractère dans la famille. Et à l'école, pareil, j'ai toujours été moyenne. J'étais moyenne, j'étais ni excellente. ni nulle.
- Speaker #1
Tu veux dire dans tes résultats scolaires ? Oui,
- Speaker #0
dans mes résultats scolaires. J'ai eu des profs qui m'ont dit que clairement, j'arriverais à rien. Mais je pense notamment à une prof au collège qui m'a laminée et qui m'a dit que j'étais clairement une moins que rien. Oui. J'aimais bien, j'étais un peu la justicière de mon école primaire, du collège. J'aimais pas du tout les injustices. Et du coup, forcément, quand il y avait des profs qui faisaient des choses pas très justes, j'avais du mal à me taire. Et du coup, je le disais.
- Speaker #1
Donc, il y a cette volonté aussi d'affirmation. Mais ça revient à ce que tu disais juste avant, l'authenticité.
- Speaker #0
Oui, c'est sûr. Et j'ai grandi comme ça, tu vois, avec cette soif aussi de justice. Mon père a été éduqué comme ça. Mon père, il est espagnol. Il vient de deux parents espagnols. Ils ont eu quatre enfants. Ils ont été très courageux toute leur vie. Ils ont eu des préjugés aussi. Il y a eu de l'injustice par rapport à ça. Et mon père a vécu ça. Petit, il ne parlait pas bien français. Donc, Il a été, pareil, assez brimé, notamment au CP. Et il nous a toujours inculqué à moi et ma sœur la justice. Son héros, c'était Zorro. Pour te donner un peu l'ordre d'idée. C'est cliché, c'est très saignol, un peu mexicain, je ne sais plus. C'était ça. C'était, non, on ne défavorise pas les plus démunis. Au contraire, on les aide. Et si tu vois une injustice, même si tu te fais disputer, et si tu n'as pas le droit, tu y vas. Tu y vas, tu lèves le poing et tu défends celui qu'il faut défendre. Donc j'ai encore un peu ça en moi. Et cette force de caractère, est-ce qu'elle t'a amenée à un moment donné, au cours de ton enfance,
- Speaker #1
adolescence et en tant que jeune adulte, à t'imaginer entrepreneur ? Ou est-ce que non, c'était pas...
- Speaker #0
Non, franchement non. Franchement pas du tout. Je me suis jamais dit le rêve de ma vie, c'est de devenir entrepreneur, de monter. Jamais, jamais. Non, jamais, jamais. Mes parents, pareil, nous ont jamais... Je parle beaucoup de mes parents parce que je trouve que c'est un socle hyper important pour ton toit futur. Et mon moi d'aujourd'hui, en fait, c'est mon moi d'hier et c'est mes parents. Et aujourd'hui, je suis maman d'un petit bébé qui a 7 mois. Et forcément, je me pose aussi des questions sur comment l'éduquer pour avoir un bébé équilibré, un petit garçon équilibré pour plus tard. Et c'est vrai qu'ils ne nous ont jamais inculqué, moi et ma sœur, de faire de longues études pour avoir un métier où tu gagnes de l'argent. Ils nous ont toujours dit, faites ce que vous aimez, faites avec le cœur, mais jamais deviens médecin, deviens avocat, je n'en sais rien. Enfin, tu vois, des métiers qui... qui te sécurise aussi, parce que ça peut être juste une forme de sécurité.
- Speaker #1
Favoriser d'abord l'épanouissement. Ouais,
- Speaker #0
complètement. Alors, j'ai fait une prépa en art et design après mon lycée, parce que j'avais cette fibre artistique et je ne savais pas quoi faire. Et c'est grâce à ça que j'ai pu savoir ce que j'avais envie de faire plus tard. Et je le conseille à tous les jeunes qui ont cette fibre artistique, mais qui ne savent absolument pas quoi faire de ça, parce que tu testes vraiment plein de choses. tu touches à tout.
- Speaker #1
Ça te permet d'explorer. Exactement. Et ensuite, de déblayer un peu le terrain et de savoir vers quoi tu es.
- Speaker #0
Et moi, c'est grâce à cette prépa où j'ai su vraiment tu vois, ce que j'aimais. Et j'avais quand même, depuis petite, et je l'ai toujours, je suis très indépendante, je suis très solitaire. Et du coup, je pense qu'il faut avoir ce côté très solitaire pour être entrepreneur et pouvoir être débrouillard, hyper débrouillard. Et j'étais très débrouillarde petite. Donc, je ne me suis pas dit je vais être entrepreneur, mais j'avais quand même une espèce de base. qui t'aident à le devenir.
- Speaker #1
Alors, du coup, on revient à tes 20 ans et à ces moments où tu commences à coudre ces petites pochettes. Comment ensuite ça s'est développé ? Comment tu as tissé toute cette marque, finalement, qui au début n'existait pas, que tu construisais sans vraiment le savoir ?
- Speaker #0
C'est trop génial, franchement. Je pense que c'est des souvenirs trop géniaux. C'est vraiment pour moi le début d'une aventure. Et j'étais jeune, tu vois, j'avais 20 ans. Et du coup, je n'avais absolument aucune notion des dangers, aucune notion de... Ouais, t'es hyper insouciante, t'es assez naïf aussi, et du coup tu penses que tout est faisable, et comme moi j'avais pas de barrière, on dit souvent, alors je sais plus, il y a une phrase qui existe où tu pensais que c'était pas possible, donc tu l'as fait, bah c'était un peu ça. Moi je me suis jamais dit que c'était impossible, donc du coup j'ai tenté. Donc comment ça s'est passé ? Bah écoute, au tout début, j'ai commencé à fabriquer des pochettes, je me suis fait un nom de marque, alors je crois qu'au début je m'appelais l'Atelier de Rosa. D'accord. Après, c'est devenu Rosa Lopez. Et puis, j'ai commencé à vendre. Tu vois, j'étais en BTS à l'époque. Et j'avais ma meilleure amie Romane. Et elle m'a dit, mais vas-y, je suis à fond avec toi. Parce qu'en fait, je suis arrivée. Je n'avais pas d'alternance. Je suis arrivée en cours un matin. Et j'ai dit à ma prof principale, Geneviève, je sais ce que je vais faire. Je n'ai pas trouvé d'alternance, ce n'est pas grave. Je vais fabriquer des pochettes et je vais les vendre. Elle m'a rionné. Elle m'a dit, non mais Rosa, on ne vit pas dans le monde des bisounours. Tu ne vas pas vendre des pochettes. pour te faire un salaire. Et je dis si, et je me dis, je vais y arriver.
- Speaker #1
J'adore ces moments et je pense qu'ils sont hyper structurants. Pourquoi ? Parce que souvent, en plus quand on a une force de caractère comme ça, il n'y a pas... pire moyen ou meilleur moyen que de nous donner envie de faire quelque chose quand quelqu'un nous rayonne et nous dit « Non, tu ne vas pas y arriver » . Et aussi rien que par principe, t'as envie d'y aller, d'aller dans le tas et de dire « Alors, vous vous trompez complètement, mais si je vais y arriver » . Ouais,
- Speaker #0
carrément, carrément. Ouais, et puis tu vois, on m'a appris un peu « Oh, elle est mignonne, t'es vraiment rigolote » . Bon, vas-y Rosa, écoute, va faire tes petites pochettes, va jouer, tu sais, un petit peu avec tes barbies de ton côté. Tu reviendras en pleurant tout à l'heure et on trouvera une vraie entreprise pour toi. Quelque chose de concret, quelque chose où tu peux gagner l'argent. Donc du coup, il y a ma fameuse copine Romane qui m'a dit, Rosa, moi, je crois en toi, je vais t'aider. Donc Romane qui était la tête pensante, elle, elle est très organisée. Les tableaux Excel, c'est son truc. Tout ce que je déteste, elle adore. Elle m'a dit, tu vas le faire. Toi, tu fais la partie créa et moi, je t'aide à faire les tableaux, les prix. Toute la partie, on va dire, tu vois, un petit peu plus technique, logique et surtout couture. Moi, je cousais, elle, elle accrochait les nœuds. Ma grand-mère, elle faisait le dernier point pour remettre le nœud. C'était vraiment une espèce de travail à la chaîne, hyper mignonné, quand je prends un petit peu de recul. Et là, j'ai commencé à en parler un petit peu sur les réseaux, à avoir deux, trois ventes. Et après, j'en ai envoyé des pochettes à une nana qui s'appelle Lola Rossi, qui n'était même pas influenceuse à l'époque parce que ça n'existait pas. On est en 2014.
- Speaker #1
Oui, donc là, on était vraiment dans la phase blog.
- Speaker #0
C'est ça, c'était les blogs. Et en fait, ça s'est passé. Elle a adoré, elle m'a fait des photos, elle a fait un article de blog. Et là, je suis passée, je n'avais pas beaucoup d'abonnés, je ne sais pas combien j'en avais, mais là, j'ai eu d'abonnés sur Instagram. Et je suis passée à 3 ou 4 000 abonnés.
- Speaker #1
Là, c'était le tout début.
- Speaker #0
Mais c'est ça. Et maintenant, tu vois, à coup de pelle de 100 000 abonnés, 500 000, mais à l'époque, tu en avais déjà 1000, tu étais très contente, tu vois. Et j'avais plein de mails, plein de messages pour me dire, je veux une pochette telle.
- Speaker #1
La mayonnaise.
- Speaker #0
Du coup, j'allais en cours la journée. Le soir et la nuit, je cousais. Les week-ends, les vacances, je cousais. Et ça a pris un peu d'ampleur. Donc, deux ans de BTS, un an de licence en communication marketing. Et là, ça a vraiment pris pas mal de... Ça s'est bien développé. En licence, j'avais aussi une alternance. Je bossais en communication interne chez Orange.
- Speaker #1
Toujours à Caen.
- Speaker #0
Toujours à Caen, ouais. Et du coup, j'avais, tu vois, école, alternance, et j'avais mes pochettes.
- Speaker #1
Et ta licence, tu l'avais choisie... Aussi avec l'idée que ça pourrait te donner des clés pour... Oui, oui.
- Speaker #0
J'avais envie d'avoir une palette un petit peu plus grande. Et puis voilà, avec mon entreprise, la com s'est développée. Et du coup, j'avais envie d'aller dans la com. C'était mon truc. Mais tu vois, j'ai plus appris avec mon entreprise que ma propre licence. Alors, j'ai appris plein de choses avec la licence, évidemment. Mais le fait d'être sur le terrain, d'être confrontée à des vraies clientes, à des vraies problématiques... à des vrais ateliers, à des vrais fournisseurs ou quand t'as 20 ans tu dois appeler négocier des matières premières, j'allais toute seule dans des salons à Paris je prenais le train, je m'en rappelle encore j'étais mais morte de peur je transpirais, j'étais rouge tomate et puis quand encore une fois tu ne connais absolument rien de l'entrepreneuriat tu as 20 ans, tu es une femme, ne l'oublions pas et une femme à 20 ans, quand tu vas dans le sentier où il n'y a que des mecs qui négocient les cuirs etc, et toi tu arrives habillée toute pimpante avec ton petit corps en disant Bonjour, je voudrais acheter des cuirs, j'habite à Caen. Tu vois, voilà, c'était compliqué, mais à la fois, ça forge vraiment une personnalité, ça te sort de ta zone de confort. Et forcément, mon métier a développé certains traits de ma personnalité que je n'avais pas forcément développé petite et que je ne pensais pas du tout être. Mais quand tu es confronté à plein de galères, quand personne ne te fait confiance, quand tu dois débrouiller parce qu'il te faut des sous, en fait. Tu vois, c'est vital, c'est presque un peu grégaire. Mais moi, mon métier, c'est pas pour arrondir les fins de mois. Non, mon métier, c'est pour remplir mon frigo, c'est pour nourrir mes animaux, c'est pour nourrir mon bébé, c'est pour nous habiller. C'est pas de la paillette dans les yeux, quoi. C'est vraiment vital. Donc du coup, tu te remontes les manches et... Et tu y vas, quoi. Oui, parce que tu n'as plus le choix. C'est ça.
- Speaker #1
Et c'est vrai, comme tu le dis, tu es sortie de ta zone de confort. Et c'est dans ces moments-là, je pense, qu'on va aller puiser les ressources qui se trouvent au fond de nous, qu'on ignore parfois. Et qu'on arrive à en tirer le meilleur.
- Speaker #0
C'est sûr.
- Speaker #1
Tu as ton propre boss. Après, tu as l'air quand même très bien entourée. Et j'imagine que l'entourage compte beaucoup, malgré tout, dans ces moments-là. Comme tu disais, tes parents, ta famille. C'est ton socle. Et c'est sûrement là aussi que tu as appuisé ton énergie, ta force pour continuer à aller de l'avant.
- Speaker #0
Oui, parce que tu vois, quand t'es entrepreneur, évidemment, on dit que t'es multi-casquette. Tu sais à peu près tout faire. Mais quand même, t'as des lacunes sur des domaines. Tu vois, moi, mon mari, il met tout le temps sur ma comptabilité, mes factures, tout l'aspect financier. J'ai mes parents aussi, bien sûr. Donc, tu vois, j'ai ma famille qui est autour de moi, ma sœur aussi qui est dans l'entrepreneuriat. Donc, avec son mari, ils ont monté une maison, enfin une maison, un domaine, dirais-je plutôt. Ça s'appelle la Maison Villeneuve. Un bel endroit. Ouais, un magnifique endroit. Et eux, pareil, ils sont hyper courageux. Ils ont une force de caractère qui leur permet de faire ce métier-là. Parce que, encore une fois, c'est vraiment pas donné à tout le monde. Et eux, ils m'aident aussi. Et quand on parle, forcément, le dimanche midi, on parle beaucoup d'entrepreneuriat, on parle de galère. Donc voilà, on se modèle, on dit souvent, le faire aiguise le faire. et c'est vrai Un entrepreneur qui est 100% tout seul, qui n'a absolument personne autour de lui, je ne suis pas sûre qu'il va aller très loin.
- Speaker #1
Non, il faut s'entourer, je pense, pour aller plus loin, c'est clair. Et je reviens, du coup, j'ai tellement de questions à te poser. Donc, on était sur ces petites pochettes que tu développes. Donc, naturellement, j'imagine, ça t'a emmené vers le sac à main. Et qu'est-ce que ça représente pour toi, le sac à main ?
- Speaker #0
Hum, écoute, c'est une bonne question. Le sac à main, pour moi, c'est... On dit souvent que c'est un accessoire, mais pour moi, c'est pas du tout un accessoire. C'est le prolongement, tu vois, de la femme. C'est... Une femme sans sac à main, pour moi, sa tenue, elle est pas terminée. Elle l'a oubliée. Pour moi, elle l'a oubliée. Il lui manque quelque chose. Un peu comme un entourage. Ouais, c'est ça. Le sac à main, c'est très intime. Tu vois, il y a des femmes, elles veulent pas qu'on regarde dans leur sac à main. Parce qu'elles ont des objets qu'ils leur appellent leur enfance, leurs parents, ou elles ont des objets de famille. C'est hyper intime. Non seulement t'as l'argent, t'as de l'argent dans le sac à main, t'as les clés de la maison, c'est ton cocon, c'est chez toi. T'as toujours des petits gris-gris, les coquillages que ton petit t'a ramassés. T'as plein de choses dans le sac à main qui font que c'est très personnel.
- Speaker #1
Tu choisis vraiment ton compagnon de vie un peu. Ouais,
- Speaker #0
complètement. Moi je trouve que le sac à main c'est vraiment un compagnon. Tu vois, par exemple... tu vas à un entretien d'embauche, t'es sur ton sac à main, bah c'est automatiquement...
- Speaker #1
Tu t'accroches un peu. Ouais, tu te serres un peu sur ton sac à main.
- Speaker #0
En fait, tu sais, comme si c'était, ouais, une espèce de bouillie de l'octage un peu. C'est ça.
- Speaker #1
Alors tu vois, fun fact, donc j'ai un de tes sacs à main, le Rougata, que j'adore, et je le porte souvent en bandoulière, et j'ai remarqué il n'y a pas longtemps que dans mes moments un peu, je sais pas, de vulnérabilité ou peut-être de légère angoisse... J'ai tendance à m'agripper à la sangle comme ça. Ça ne m'étonne pas. Et comme je savais que j'allais te rencontrer dans le cadre de ce podcast, c'est marrant, j'ai un peu plus conscientisé l'impact de mon sac à main. Enfin, sa présence, tu vois. J'ai essayé d'intellectualiser un peu le truc pour questionner la représentation de ça. Ouais, ouais. Et je pense qu'on sous-estime.
- Speaker #0
Tu vois, il y a un livre que j'ai lu et que j'adore, ça s'appelle Le sac de Jean-Claude Kaufmann. Et en fait, il dit, le sac est à la femme ce que la coquille est à l'escargot. Et je trouve que c'est tout à fait ça. En fait, c'est un peu un refuge, tu vois.
- Speaker #1
Sinon, en fait, t'es une limace.
- Speaker #0
Complètement, c'est ça, t'es une limace. Et personne n'a envie d'être limace. Faut que l'escargot, j'avoue que c'est pas non plus...
- Speaker #1
Ouais, mais je peux le dire.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
T'as un peu plus de...
- Speaker #0
Ouais, t'as un vibe. C'est ça. Et puis, t'as ta maison qui est sur le dos, donc tu peux aller partout. Tu vois, t'es hyper nomade. C'est carrément plus cool d'être un escargot qu'une limace, je te l'accorde. Et tu vois, il disait aussi, le sac, il parle avec émotion, poésie, force et jeunesse. Il évoque l'amour, la mort. Les basculements de l'existence, les angoisses et les passions, la douceur des peaux caressées et le bonheur des souvenirs enfouis. Et j'ai trouvé ça trop beau. C'est beau. Et c'est trop vrai.
- Speaker #1
Sublime. Merci. Comment t'en es venue ? Comment tu es passée des pochettes en tissu au sac en cuir ? Parce que le cuir, c'est quand même une matière très particulière qui t'apprivoise. Je pense qu'on n'apprend pas en un claquement de doigts à façonner du cuir.
- Speaker #0
Comment ça a venu ? Jusqu'à la fin de ma licence, j'ai fait des pochettes, des petits sacs quand même, avec des lanières, avec des choses pour les porter aux épaules. Mais ça restait plutôt fantaisie. Et à la fin de ma licence, je me suis demandé... est-ce que tu veux continuer ton activité avec les produits actuels ou est-ce que tu veux vraiment développer ta marque et pour le coup passer un cap ? Donc, ça marchait bien. Je vendais bien. Pas de là à gagner ma vie. Mais je me suis dit, je vais tenter. Et moi, je suis partie faire un CAP adulte en maroquinerie du luxe en partenariat avec Hermès à Paris. Donc là, je me suis retrouvée dans un monde que je ne connaissais absolument pas. Et je me suis dit, si je veux vraiment me professionnaliser et faire des choses qui plaisent et qui sont qualitatives, il faut que je me forme. Donc je voulais faire des sacs à main. J'étais passionnée, pas des sacs à main, mais du cuir. C'est la matière vraiment qui me passionne. Je suis cavalière, donc j'ai déjà, tu vois, cette approche avec le cuir. C'est vraiment ma passion. Et donc du coup, je me suis dit, ok, les pochettes tissus, c'est bon. On a fait le tour. On va passer aux choses sérieuses. Et on va passer au cuir.
- Speaker #1
Là, tu avais quel âge ?
- Speaker #0
23 ans. J'avais 23 ans. Donc je pars à Paris. Et franchement, c'était l'année la plus difficile de ma vie. Et c'était la plus belle de ma vie. Parce que j'ai... C'est hyper bizarre. En fait, je pleurais de me rendre compte que ça y est, je touchais du doigt ce que j'aimais vraiment. Incroyable. Et vraiment, tu vois, rien que de t'en parler, je serais capable de me mettre à pleurer. Mais je vais pas le faire. Mais ouais. Ah ouais, vraiment. Un coup de foudre. Et mon prof, il s'appelait Paul Alès. C'était un ancien chef d'atelier de chez Hermès. Hyper gentil, mais très dur. Et je l'adorais.
- Speaker #1
Il était devenu un peu mon espèce de dieu à l'époque. Tant que vous.
- Speaker #0
Ouais. J'étais complètement en amour de ce que j'apprenais. Et j'étais hyper motivée. Je voulais tout dévorer. Enfin, tu vois, j'étais complètement dingue de ce que je faisais. Sauf que, on était 14 dans la classe. Ils étaient 13 à avoir trouvé une alternance.
- Speaker #1
Oh non.
- Speaker #0
Et la 14e n'avait pas d'alternance. C'était moi.
- Speaker #1
Mais tu as une malédiction de l'alternance.
- Speaker #0
Ouais, j'ai une malédiction de l'alternance, clairement. Et je n'avais pas d'alternance. Et en fait... J'ai fait plein d'entretiens dans des grandes maisons, dans des maisons plus petites. Et trouver ma marque sur Instagram. Et en fait, les usines de fabrication, les maroquiniers, ils ne veulent pas de créatifs dans les ateliers. Parce que... C'est-à-dire qu'en fait, ils veulent des gens qui appliquent. Ils veulent des ouvriers, mais ils ne veulent pas de gens créatifs. Parce que les gens créatifs... Bah oui, et puis ça peut se comprendre. Parce que tu prends les idées et tu montes ton truc à côté. Et du coup, je suis restée trois mois là-bas. Et après, il fallait aller en entreprise. Mais je n'avais pas d'entreprise. Donc, j'ai dit, mais en fait, quel est mon avenir ?
- Speaker #1
Tu étais face à une impasse.
- Speaker #0
Oui, j'étais face à une impasse. Donc, j'ai dû arrêter. Avant de partir, Paul m'a dit, écoute, tu viens. Là, je le dis officiellement sur un podcast, mais à l'époque, il n'avait pas le droit. Il m'a donné du cuir, il m'a donné des fils, il m'a laissé certains outils, chose que je n'avais pas le droit de garder. Il m'a dit, moi, je vais continuer à te suivre. Si tu as besoin de revenir ici, tu reviendras. Je vais suivre tes premières créations. On ne t'abandonne pas. Et en fait, il savait. J'étais peut-être l'une des plus motivées de la classe. Je devais partir, tu vois. C'était un crève-cœur. Et je suis rentrée. Et là, je me suis dit, OK, c'est pas grave. Je vais passer par un autre chemin. Mais je vais y arriver.
- Speaker #1
Tu ne vas pas passer par là. Tu vas passer par la fenêtre.
- Speaker #0
Exactement. J'adore cette phrase. C'est ma phrase préférée. Et du coup, je suis passée par la fenêtre. Même, je suis passée par la fenêtre du haut. Tu sais, la petite ronde que personne n'arrive. Oui, c'est ça, celle du grenier. Je suis passée par le grenier. Et en fait, j'ai changé de vie. J'habitais chez mes parents. encore, donc je rentrais le week-end chez mes parents à Ouistreham, mes parents habitent Ouistreham donc j'habitais toujours chez mes parents j'avais mon petit atelier chez mes parents et mon copain Gauthier qui est maintenant mon mari avait un appartement en centre-ville de Caen je récupère mon atelier chez mes parents et j'installe du coup dans l'appartement de Gauthier et là commence ma vraie vie d'adulte, on va dire un nouveau chapitre, et là je me dis c'est pas grave j'ai des bases en marocainerie, j'ai appris plein de choses je vais me débrouiller avec ça et je vais y arriver Et j'ai contacté, parce que j'ai lu un bouquin que j'adorais de Jean-Louis Perre. Jean-Louis Perre, c'est un maroquinier qui est très renommé, maroquinerie, céleri. Donc, c'est pour l'équitation. Ouara Dupin. Et lui, du coup, c'était le chef d'atelier, le chef des céliers maroquiniers. Et je l'ai trouvé sur Facebook. Je me dis, OK, Jean-Louis, toi, je vais te mettre le grand pinceau. Et du coup, je me suis dit, je ne sais plus comment j'ai fait. J'ai trouvé son numéro de téléphone. Je ne sais plus comment. Et je l'ai appelé. Et il m'a dit, j'ai écouté, voilà, voilà mon histoire, j'ai besoin de vous, vous devez m'aider, vous devez m'apprendre la maroquinerie. Et bah, deux jours après, il était chez moi. Au quatrième étage dans l'ascenseur.
- Speaker #1
Ta vie est un roman. J'en ai fait incroyable. Et j'adore parce que ta vie est un roman et c'est toi qui choisis tes personnages principaux. Donc, c'est absolument fait. C'est vrai.
- Speaker #0
Ouais, et j'ai des photos. J'ai des photos de Jean-Louis Perche chez moi. Je les ai regardées tous les heures. Et du coup, il m'a appris plein de choses.
- Speaker #1
Incroyable. Il a cousu avec moi et il m'a dit, je vais t'aider. Il y a beaucoup de transmissions dans ton histoire. Les premières pochettes avec ta grand-mère qui t'apprend à... coudre, ce professeur qui te passe des outils, qui te passe du cuir, Jean-Louis qui vient chez toi pour t'apprendre. C'est beau, en fait, tout ce que tu as fait, finalement.
- Speaker #0
Ouais, c'est trop beau, j'ai envie de pleurer.
- Speaker #1
C'est un agglomérat de gens qui t'ont tenu la main. Et au-delà de ça, de transmission, de passion, de savoir-faire.
- Speaker #0
Et puis, tu vois, il n'avait rien à gagner, Jean-Louis Perrin. Comme Paul Alès, il n'avait rien à gagner. Mais c'est des gens, ils ont vu, tu vois, l'espèce de flamme en moi et ils se sont dit, attends, on ne peut pas la laisser, quoi. En fait, je ne lui ai pas donné le choix, Jean-Louis Perret. Il avait plus de 80 ans. Il est venu. Je lui ai dit, mais je vais venir, moi, vous inquiétez pas, vous déplacez pas. Il m'a dit, non, non, ton atelier, il est chez toi, je vais venir chez toi. Pareil, Paul Alès, il a pris des risques en me donnant des choses. Il pouvait être viré, clairement. Mais il l'a fait, il l'a fait parce qu'il a senti qu'il y avait quelque chose et t'as des vrais gentils dans la vie.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Ça existe vraiment encore aujourd'hui. Et du coup, je pense que je suis tombée sur des vrais gentils qui ont vraiment voulu m'aider.
- Speaker #1
Et donc, grâce à cette rencontre avec Jean-Louis, ensuite, tu lances ta première collection. Ouais,
- Speaker #0
c'est ça. Je m'étais sur plein de choses au niveau de la technique et j'ai fait mes premiers sacs à main à la main. C'est-à-dire que tu vois, j'ai vraiment la pince, c'est lié. Je mets mon cuir au milieu. J'ai fait mes trous au préalable avec des griffes spéciales. Et je couds avec deux aiguilles et du fil. Donc, c'est vraiment, on appelle ça la couture cellier, le point cellier. Il n'y a que Hermès qui le fait encore aujourd'hui. C'est les derniers, ça ne se fait plus du tout.
- Speaker #1
Hermès qui, petite parenthèse, va installer un atelier. Oui, carrément. Oui, oui,
- Speaker #0
oui. Juste à côté.
- Speaker #1
La Normandie, terre de...
- Speaker #0
Oui, et je suis contente que ce soit Hermès, parce que pour moi, c'est une maison qui garde, vraiment, tu vois, les codes de la maroquinerie. C'est pas comme d'autres entreprises qui sont plus délocalisées, aller ailleurs. j'ai rien contre la délocalisation mais c'est juste qu'on perd le savoir-faire de la maroquinerie.
- Speaker #1
Et l'héritage aussi Ouais, complètement.
- Speaker #0
Et du coup Jean-Louis m'a aidé à garder cet héritage justement et j'ai fait mes premiers sacs je les ai cousus à la main j'en ai fait 5 ou 6 et là tu vois on passait de pochettes à 20-30 euros à des sacs à main qui passaient à 300 euros donc tu vois ça c'était un peu une erreur dans l'entrepreneuriat j'ai pas fait de suivi, j'ai pas préparé mes clientes, je suis pas allée chercher d'autres clientes j'ai pas fait d'études de marché Tu vois, j'avais mes petites nanas qui avaient 20 ans, qui avaient mon âge, quand j'étais des pochettes à 30 euros. Et là, j'en dis bon, OK, good les filles, j'ai fait des études. Je fais des vrais sacs à main maintenant. Par contre, c'est 300. Et je passais une semaine sur le sac à main. C'était même pas rentable, tu vois. Et la flop totale. Donc, c'était en janvier 2018. Premier janvier 2018, je lance la nouvelle marque à mon nom, Rosa Lopez. Je lance un nouveau logo. Je me rappelle, j'étais chez mes parents, dans le canapé. J'ouvre mon site Internet. Et là, je me dis, j'ai que six sacs. Va falloir se battre, quoi, les filles. Je n'ai pas vendu un seul sac.
- Speaker #1
Personne n'a battu.
- Speaker #0
Non, il n'y a pas eu de bataille. Aucune. Je me dis, le flop total. Et là, ça a duré bien 6-7 mois où je n'ai rien vendu. Je n'ai rien vendu. Et là, gros coup dur. Moralement, tu te remets beaucoup en question. Tu te dis, ce que je fais, ça ne va pas. Ce n'est pas bien, c'est nul. Tout ce qui peut te passer par la tête. J'ai continué à faire des petites pièces, plus accessibles, pochettes passeport, porte-clés, etc. et un jour j'ai été contactée par un créateur de kimono en soie qui me dit voilà Rosa, je vous ai découvert sur Instagram je crée des kimonos, en fait il peint sur des kimonos et je n'ai pas de sac à main pour habiller complètement ma mannequin qui va monter les marches du festival de Cannes donc j'ai dit ok, pas de problème, je m'en occupe et là j'avais une peau en piton or doré mais vraiment mes miroirs Enfin vraiment, tu pouvais pas la louper Je me suis dit, il faut un cuir qui tape à l'oeil de dingue Pour qu'on se dise, mais il vient d'où ce petit sac ? Tu vois, j'avais vraiment envie de ça Et j'ai fait le sac, Festival de Cannes C'était un petit sac rectangulaire Avec un rabat, tout simple Et deux petites attaches sur le haut Et du coup, c'est le cuir qui faisait tout Un cuir piton or Donc je lui envoie au gars C'était même pas du safe, il y avait pas de contrat, il y avait rien Non, tu m'envoyais Ouais, freestyle Merci. Le sac à monter les marches du Festival de Cannes. Incroyable. Avec qui je ne sais absolument pas qui c'était. Et du coup, elle avait un joli kimono rouge. Et le sac Festival de Cannes en pitot or. Et donc, elle monte les marches. Il m'envoie les photos. Je les publie. Et je ne sais pas pourquoi. Ça a été un petit peu viral. Et là, j'ai plein de blogueuses qui m'ont contactée. Donc j'ai Lily Loves Fashion, Diane Perrault, Mégane VLT. Donc elles m'ont acheté le sac, elles l'ont porté, elles ont fait des photos et ça m'a ramené quand même pas mal de monde. Et là, je me suis mise à fabriquer plein de petites pépites dorées. J'ai fait plein de petits festivals de cannes qui s'emboîtaient comme ça les uns sur les autres. J'étais toujours à l'appartement avec Gauthier au quatrième étage et on descendait les cartons par 5, par 10. Et on chargeait la voiture, on allait à la poste. Et du coup, c'est là où j'ai commencé à avoir vraiment des commandes. C'était mes premiers sacs. Donc en fait, mon premier modèle n'a pas forcément fonctionné. Et par contre, le Festival de Cannes a vraiment, mais littéralement cartonné. Au point même où je me suis dit, bon, là, je ne peux plus fabriquer toute seule. Comment je vais faire ? Il faut que je trouve un premier atelier. Où là, j'ai commencé du coup à sous-traiter ma fabrication.
- Speaker #1
Donc, une nouvelle étape de l'aventure.
- Speaker #0
Ouais, c'est tout à fait ça. C'était une nouvelle étape et j'ai pu fabriquer en plus grande quantité. Plus de modèles, j'ai pu me consacrer aussi aux créations. Je fabriquais toujours. Je faisais toujours tout ce qui était à côté. C'était vraiment juste le Festival de Cannes qui était fabriqué à Paris. Et voilà, tu vois, ça a commencé comme ça. Et c'est là où a commencé vraiment la marque. C'est à partir de ce moment-là où la marque est en effet. Ouais, c'est ça.
- Speaker #1
Et on ne l'a pas précisé, mais c'est vrai que, comme tu le disais, tu as pris le tournant et le cap de l'influence sans vraiment le savoir, au moment où c'était encore balbutiant. Et depuis, ta communauté t'a toujours suivi. Et aujourd'hui, tu as quand même de belles communautés, sur les réseaux, que ce soit sur ton compte perso ou sur ton compte marque.
- Speaker #0
Oui, complètement. C'est chouette. Moi, j'adore mes clientes, j'adore ma communauté. Et dès que je propose un événement, dès qu'il y a quelque chose qui se passe dans ma vie pro, elles sont toujours au rendez-vous. Vraiment. Et j'ai beaucoup, beaucoup de chance.
- Speaker #1
Ça va faire dix ans que tu as créé ta marque, finalement. Et je regarde autour de moi et là, je vois ta nouvelle collection, qui sont des sacs de taille assez conséquente. Pour le coup, là, ce sont des gros sacs, des beaux sacs. On peut mettre un ordinateur dedans, des gros cahiers, etc. Et en fait, je pense que c'est parce que les produits que tu as développés ont suivi aussi l'évolution des femmes qui elles-mêmes te suivent. et dans leur vie de femme, dans leur évolution de femme et aussi dans leur budget. Et c'est peut-être ça aussi tout ce cheminement de la petite pochette en tissu à la belle pochette en cuir. Et aujourd'hui au sac femme, de femme active, de femme maman aussi parfois. Parce que c'est super pratique de pouvoir glisser quand même un bout de bronde. C'est vraiment urgent.
- Speaker #0
Mais c'est sûr, c'est vrai ce que tu dis. Voilà, c'est des pièces qui s'adaptent en fonction de ta vie, de ton quotidien. et de la femme que tu es, parce qu'on a différentes casquettes. On a la maman, on a la femme active au travail, on a celle qui a envie de partir en vacances avec ses copines, celle qui part en famille. On a différents rôles, on a différents statuts, et du coup, je pense que le sac à main s'adapte en fonction de ça.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. Tu as totalement raison. Et donc là, c'est ta nouvelle collection.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Tu as sorti ta nouvelle collection juste après ton accouchement.
- Speaker #0
Même presque pendant. j'ai pas trop arrêté donc j'ai accouché en juillet et en septembre sortait le nouveau Roberta le nouveau sac Roberta et toute la nouvelle collection après pour enchaîner avec les fêtes de Noël pas de répit pour les braves non pas de répit non j'ai sorti un dernier sac avant d'accoucher en juin je me suis fait quand même une petite pause de deux semaines trois semaines après bon j'ai accueilli Joseph Et là, j'ai dû quand même m'en remettre parce que c'était compliqué. Et à partir de septembre, c'était parti. J'ai emmené Joseph au showroom. Il a travaillé avec moi. C'était une belle aventure.
- Speaker #1
Et est-ce que tu as songé à... Quelles sont tes perspectives de développement pour ta marque ? Parce qu'aujourd'hui, ta marque, elle est implantée à Caen. Elle le restera, je le pense. Est-ce que déjà, tu as une clientèle ? Oui. Hors région ? Ou même hors territoire français ?
- Speaker #0
Oui, oui. C'est marrant, on m'a posé la question hier. et en fait, la... La plupart de mes clientes, elles ne sont pas sur Caen.
- Speaker #1
D'accord, ok.
- Speaker #0
Oui, elles ne sont pas sur Caen. Parce qu'en fait, comme j'ai commencé sur le digital, elles étaient surtout, alors je ne sais pas pourquoi, mais elles sont beaucoup sur Marseille.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
J'ai beaucoup de Belges. Des Parisiennes aussi, quand même. Mais je n'étais pas, tu vois, ce n'était pas mon cœur de cible Caen. Et aujourd'hui, ça l'est devenu quand même, parce que je suis d'ici. Mais j'ai beaucoup de clientes à l'étranger. J'en ai même, tu vois, j'en ai en Espagne, j'en ai en Italie, j'en ai un petit peu en Suisse. que... Oui, l'objectif, c'est de se développer sur le digital. Pourquoi ? Parce que moi, ça me laisse plus de temps pour créer. En fait, j'ai eu l'expérience d'une boutique. C'était génial, mais je n'avais plus du tout de temps pour créer. Tu ne peux pas être et à l'atelier, et derrière pour faire les colis, et dessiner, et être créative, et être avec tes clients. C'était impossible. Et donc, du coup, l'objectif, c'est vraiment de développer le digital. Évidemment de continuer mes événements sur Caen. Tu vois là, je te donne une petite avant-première, mais je vais certainement faire un petit événement aussi pour les mamans. Parce que je suis en train de faire une collection bébé. C'est parce que j'aime beaucoup les habits bébés. Et je fais une petite capsule, tu vois, vêtements pour les bébés. Donc le côté événementiel sur Caen, je le garderai toujours. Mon showroom évidemment, l'accueil de mes clients toujours. Mais les objectifs, c'est de développer quand même le digital, de s'agrandir aussi un petit peu au niveau de la France, au niveau des clientes. Parce que je suis quand même aux prémices de ma marque aussi. Et voilà, pourquoi pas de s'agrandir. J'aurais bien voulu avoir éventuellement quelqu'un aussi à mes côtés pour moi vraiment avoir la partie créa.
- Speaker #1
Tu peux être très fière de toi. Enfin, je suis personne pour te dire ça, mais je tiens quand même à te le dire parce que... Quelle détermination ! C'est vraiment le mot qui me vient à l'esprit quand j'écoute toute ton histoire.
- Speaker #0
C'est gentil Chloé.
- Speaker #1
Alors, quand ? Qu'est-ce que ça représente pour toi ? Quand la mer, ce territoire ? Oh là là,
- Speaker #0
beaucoup de choses. Quand c'est ma ville, c'est le cœur de ma vie. C'est mon fief, carrément. C'est marrant parce qu'on en parlait justement avec mon mari. On se disait, tu vois, on n'est pas trop partis pour nos études. On a des copains, ils ont fait de l'Eriasmus, etc. Donc, beaucoup sont partis. Et en fait, ils reviennent tous à Caen, c'est trop drôle.
- Speaker #1
Caen a ce truc, c'est impressionnant. Ouais,
- Speaker #0
on ramène, enfin, on retourne. D'autres pays ne l'ont pas. Carrément, on retourne toujours à Caen. J'ai l'impression que tout le monde revient à Caen, tu vois. Ils ont eu 5, 10 ans, un peu, par-ci, par-là. Et là, on veut faire notre vie, donc on revient à Caen. Et pour toi,
- Speaker #1
à ton avis, qu'est-ce qui génère ça ?
- Speaker #0
Je pense que c'est une ville, déjà, tu peux faire beaucoup de choses à Caen. À la fois, c'est une ville où tu peux t'épanouir sur plein de choses, les activités sportives. Surtout le côté shopping, activité professionnelle aussi. T'as quand même la mer qui est à côté, t'as la campagne qui est pas loin. C'est quand même très agréable Caen. Je pense que Caen, c'est plus petit que Paris, mais c'est plus gros qu'un village. C'est un espèce d'entre-deux où il fait beau vivre. Ouais, carrément. Et voilà, c'est une ville aussi où tu peux entreprendre facilement. Tu vois, j'entreprendrais à Paris. Je serais une parmi tant d'autres. Alors qu'à Caen, t'en as pas beaucoup de marocainières. Donc si tu veux créer un projet à Caen, je trouve que c'est beaucoup plus facile qu'à Paris. Par contre, évidemment, c'est normal, il y a moins de clients. Il y a moins de personnes, donc il y a moins de clients, ça paraît logique. Mais par contre, tu peux vraiment t'épanouir. Et si tu veux faire des événements, on parle vite de toi, tu as une puissance de frappe au niveau du développement qui est beaucoup plus importante et qui est très agréable.
- Speaker #1
Et puis la proximité avec Paris est quand même super intéressante. Comme tu le disais, toi, tu as pu facilement prendre le train, faire les salons pro qui étaient importants dans le secteur.
- Speaker #0
Oui, c'est franchement une casse. Oui, exactement, c'est très efficace. Tu prends le train, deux heures plus tard, tu arrives à Paris, tu peux faire l'aller-retour dans la journée.
- Speaker #1
Et c'est pareil, toi qui aimes les chevaux, de ce que j'ai compris, et le milieu équin, pour le coup, Caen, la Nantes, c'est quand même le lieu de bonne direction. Oui, franchement,
- Speaker #0
c'est l'idée, Alpha. Tu as plein de champs autour. On est quand même dans le monde du cheval, ici, avec Deauville à côté, tu as l'hippodrome, évidemment. t'as le Haradupin qui est pas très loin non plus donc ouais c'est vraiment une c'est une ville où tu peux t'épanouir sur plein de plans je trouve et puis t'as aussi tous les sports nautiques tu vois t'es à côté de Wistriam, t'as toute la côte il y a des événements tout le temps sur la côte parce que toi tu as grandi à Wistriam moi j'ai grandi à Wistriam donc j'ai fait aussi des stages de voile, de catamaran mes parents m'ont inscrit là-bas c'était un luxe parce que nous on a l'habitude d'être à côté de la mer mais pour les gens qui n'ont pas la mer c'est quand même vraiment un luxe d'être entre la ville et à côté de la mer et de la campagne et alors est-ce que tu peux nous donner quelques lieux de prédilection que tu aimes fréquenter c'est vrai en centre-ville de Caen ?
- Speaker #1
ouais en centre-ville ça peut être dans les villages environnants où est-ce qu'on croise Rosa Lopez ?
- Speaker #0
on la croise beaucoup là où on fait des matchs C'est ma nouvelle lubie, le matelas. Je ne bois pas de café et le matelas, c'est la vie. Donc, tu vois, j'adore chez nous, KVA. C'est des nanas qui sont courageuses, qui entreprennent aussi. Et franchement, elles se débrouillent hyper, hyper bien. Elles font des trucs hyper quali. Donc, clairement, c'est des endroits où je vais quand même assez souvent. Les Mères Poules, c'est mes anciennes voisines du dessous. Elles ont ouvert une nouvelle boutique aussi et je les soutiens. à 100% et puis voilà. C'est un concept store pour les enfants et elles font plein de jolies choses. Et en règle générale, tous les commerçants il n'y a que des nanas hyper douées. Perrine de Cara Vintage qui entreprend plein de trucs. Je trouve qu'on a vraiment des personnalités et des nanas qui sont... qui sont fortes.
- Speaker #1
Et qui en veulent. Oui, qui en veulent. Et qui sont...
- Speaker #0
Pareil, c'est des vrais gentils, tu vois. Et t'as envie d'aller les voir parce que ce qu'elles font, c'est quali. Et elles le méritent.
- Speaker #1
Allez, Rosa, quelques questions flash pour toi. C'est simple, tu as deux choix et tu choisis ce qui te parle le plus.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
On part sur ma préférée. Trip à la mode de quand ? Ou en douille de vire ? Oh ! Mais c'est quoi cette question ?
- Speaker #0
En toute honnêteté, je mange aucun des deux, mais j'irais peut-être plus Andouille de Vire.
- Speaker #1
Vraiment, t'as pas le choix ?
- Speaker #0
Vraiment, j'ai pas le choix. On me fort qu'Andouille de Vire.
- Speaker #1
Ok, Andouille de Vire. Château de Caen ou plage du débarquement ?
- Speaker #0
Plage du débarquement,
- Speaker #1
d'une erreur que je suis fan du débarquement.
- Speaker #0
Mon grand-père a été petit à la 39-45 et j'ai grandi. C'est aussi pour ça que j'adore notre réunion, c'est que j'ai grandi avec toutes les histoires de débarquement. Et du coup, le 6 juin, c'est ma vie, tu vois, j'arrête. C'est pas une blague, je vous promets, je ne travaille pas le 6 juin, c'est férié pour moi.
- Speaker #1
Ah oui.
- Speaker #0
Ouais. Parce que je m'en vais avec mon Solex et je fais toute la côte en Solex. J'ai mes sacoches derrière, je prends mon sandwich et je refais tout le... Le débarquement. Ouais.
- Speaker #1
Ok, donc le 6 juin, on compte toi.
- Speaker #0
Ouais. J'ai un peu l'écrit. C'est pas... Ouais.
- Speaker #1
Joseph Camel ou Pierre Garnier ?
- Speaker #0
Oh ! Ah ! J'aime bien Joseph Camel.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
J'aime ses chansons, mais j'aime beaucoup ce qu'incarne Pierre Garnier.
- Speaker #1
Donc on est sur un coude à coude ? Ouais. Ok. Turgoule ou... Riolet.
- Speaker #0
Riolet, direct. Ma grand-mère, elle m'en fait des trop bons.
- Speaker #1
Ouais,
- Speaker #0
Riolet. Même si j'adore la Torgoule.
- Speaker #1
Et enfin, Cidro Calva.
- Speaker #0
Pareil, aucun des deux, je ne bois pas d'alcool. Je ne suis vraiment pas drôle. Jus de pomme.
- Speaker #1
Jus de pomme normand.
- Speaker #0
Jus de pomme normand, local et tout. J'adore.
- Speaker #1
Il faudrait que je l'intègre quand même. C'est vrai que je ne suis pas obligée de mettre deux boissons alcoolisées. Je vais intégrer le jus de pomme grâce à toi. Eh ben, je prends le jus de pomme. Je prends les questions. Ok. Merci Rosa. On arrive sur la fin de ce podcast et de cette... enregistrement passionnant. Et avant d'y mettre en terme, je voudrais te poser la question signature de ce podcast qui est c'est quoi pour toi un état d'esprit conquérant ?
- Speaker #0
C'est un état d'esprit où tu ne baisses absolument jamais les bras. Un peu comme notre podcast du jour, on l'a vu. C'est un état d'esprit où tu vas toujours de l'avant, mais toujours avec humilité. Ça ne veut pas dire qu'il faut être fier, orgueilleux, rendir le drapeau. Non, c'est d'aller toujours de l'avant, la moindre épreuve, le moindre combat. Tu arrives à le passer facilement ou pas, accompagné ou pas. Mais c'est de jamais, jamais baisser les bras. Pour moi, c'est ça. Tu vois, dans l'entrepreneuriat, tu as toujours des épreuves, tout le temps. C'est en fait, l'entrepreneuriat égale épreuve. Mais c'est de toujours te dire, OK, je ne passe pas par la porte, je passe par la fenêtre. La fenêtre est bloquée, je passe par laquelle ? enfin, C'est vraiment cet état d'esprit-là que j'essaye d'avoir tous les jours et que j'essaye de partager aussi autour de moi.
- Speaker #1
En tout cas, je trouve que tu l'as vraiment très bien diffusé dans ce podcast. Je ressors de cet enregistrement moi-même avec un état d'esprit.
- Speaker #0
Trop cool.
- Speaker #1
Celui-ci, tu l'incarnes parfaitement.
- Speaker #0
C'est gentil. Merci beaucoup, Chloé.
- Speaker #1
Merci à toi. On te souhaite le meilleur. On va suivre assidûment. la suite des aventures de Rosa Lopez. Merci encore, merci pour tout et on te dit à très vite.
- Speaker #0
À très vite, merci.
- Speaker #1
Salut Rosa. Et voilà, c'est déjà le clap de fin pour ce huitième épisode. Si le parcours de Rosa vous a inspiré et que vous souhaitez découvrir ou redécouvrir son univers, rendez-vous dès maintenant sur son site internet rosalopezmarocainerie.fr Je vous invite aussi à aller la soutenir sur les réseaux sociaux. Comme d'habitude, nous vous glissons tous les liens en description de cet épisode. Si cet échange vous a fait réagir, des anecdotes ont résonné en vous, n'hésitez pas à partager vos impressions en commentaire. Nous adorons vous lire et échanger avec vous. Enfin, si Voix Conquérante vous plaît et que vous souhaitez nous donner un coup de... pouce, le meilleur moyen est de vous abonner et de laisser une note ou un avis sur votre plateforme d'écoute préférée. On se retrouve très vite pour le prochain épisode et d'ici là, n'oubliez pas, gardez l'esprit conquérant !