- Speaker #0
Voilà, ça y est, c'est le moment qu'on attendait. C'est un honneur en fait, c'est un grand moment pour moi parce que du coup, on est chez moi, dans cette nouvelle maison et dans la pièce du savoir, dans la bibliothèque avec Sylvain Véran, mon associé, mais surtout un aficionados de l'entrepreneuriat et on va le découvrir. tout au long du podcast, a plusieurs cordes à son arc. Et en tout cas, on te reçoit aujourd'hui dans le cadre du DPE, ce fameux concours d'entrepreneuriat que vous organisez à l'ESDES. Et donc, si tu veux bien, on va balayer un peu, évidemment, ton parcours. On va regarder un peu ce qui a façonné ton enfance. Et Dieu sait s'il y a des belles anecdotes à parcourir. On va bien évidemment regarder aussi un petit peu les grandes personnes, les grands noms que tu as rencontrés un peu sur le chemin. Moi je garde, je suis apprenant dans cette histoire, donc de toute façon j'ai gardé mon ordi à côté pour suivre un petit peu les notes que je m'étais faites. Et je dis déjà à tous ceux qui nous écouteront qu'on fera de mieux en mieux au fur et à mesure que les épisodes vont avancer. Et d'ailleurs, on espère que tout le monde nous signifiera les progrès qu'il faut qu'on fasse. On parlera donc de tes voyages parce que tu as quand même été en Chine et aux US. C'est quand même les deux grosses puissances du monde aujourd'hui. Donc, c'est quand même une chance extraordinaire. Et puis, évidemment, on va comprendre un petit peu ce que vous faites dans la pédagogie, ce que tu mets en place dans la pédagogie de l'ESDES. Et on va rentrer dans le focus du concours en particulier. Voilà, pour savoir un petit peu comment tu gères à la fois les étudiants, les coachs, les sponsors. Voilà, grosso modo, le parcours. Voilà, donc, écoute Sylvain, merci d'être avec nous. Toi, du coup, ce qui m'a fasciné quand on s'est rencontré, c'est quand même ton amour pour la... La Haute-Loire. Cet amour pour la Haute-Loire, il ressort souvent entre le projet de fin de vie qui consiste à acheter une propriété dans la Haute-Loire, les sessions de pêche qu'on a pu faire, etc. La première question qui me vient, c'est d'où vient cet amour de la Haute-Loire ?
- Speaker #1
Les racines. Oui, les racines. La nature. La beauté, la campagne.
- Speaker #0
Tu es né dans la Haute-Loire ?
- Speaker #1
Pas du tout. Mais on est originaire de la Haute-Loire, ancestral, protestant. Mais non, la nature, le côté tranquille, le côté ressource et ressourçant. Je pense que c'est deux mots qui sont beaux. Et la Haute-Loire, c'est un peu ça. Partie du centre de la France, c'est les volcans, c'est l'Auvergne, c'est beau, c'est bien, c'est tranquille.
- Speaker #0
Alors tu me confiais quand même qu'il y avait un épisode un peu historique, puisqu'il y a des racines serbes dans...
- Speaker #1
Un quart serbe, un moitié serbe, oui, mais ça c'est autre chose. C'est le côté un petit peu qu'on a tous qui est... On n'est pas d'une seule racine, donc point barre, mais ça c'est le côté un petit peu attrayant à titre. Pique, moi c'est Peschic. Véron, Peschic, c'est assez différenciant, mais non, moi je trouve ça beau, c'est des parcours de vie, même si j'ai jamais connu mon côté serbe, parce qu'on s'entendait pas dans la famille.
- Speaker #0
Alors justement, pardon moi, mais j'y viens, tu m'as confié un peu l'histoire, j'ai envie de la réécouter. Tata Yvonne, la sorcière, mamie Yvonne. la sorcière un peu de la famille du coup qui entre guillemets maltraite un peu son mari,
- Speaker #1
son grand-père qui se fait sauver par son frangin oncle Roger il y a des choses en privé qu'on peut dire d'autres choses en public qu'on peut pas dire je suis pas là paix à son âme pour dire des choses pas bien, après c'est des histoires de famille où moi j'ai pas connu Yvonne, une partie de ma famille l'a connue Après, dans ma famille, c'était des entrepreneurs, plutôt côté Loire-Haute-Loire. Et voilà, toutes les histoires de famille que ça traduit, mais c'est là la beauté. Nous, on a un côté serbe, un côté slave. À l'époque, c'était yougoslave. Et avec, je ne sais pas, moi, c'est une beauté. C'est même, je n'ai jamais connu et j'aimerais bien, quelque part, un jour y aller.
- Speaker #0
Tu as quand même connu ton oncle Roger ?
- Speaker #1
Alors, Roger, oui, mais Roger, c'était côté Véron, Véron. OK. Ça, c'est le côté un petit peu... Entrepreneurs vraiment verrons, protestants des montagnes où finalement il y avait beaucoup d'entrepreneurs, côté Loire, Haute-Loire. Je crois même que la Loire est un des départements les plus attrayants au niveau de l'entrepreneuriat. Et oui, j'ai une vraie passion pour lui.
- Speaker #0
Alors, cet oncle, du coup, qui s'installe dans la haute Loire, il t'emmène à la pêche, il t'emmène dans la nature, il te fait découvrir un peu ces choses-là. Moi, je parle de ça parce qu'on a vécu une première journée de pêche qui était extraordinaire.
- Speaker #1
Ouais, après, je vous en parle souvent, mais je ne sais pas ce qui est vrai, pas vrai, après en romance, etc. C'est le côté un petit peu... particulier de chaque région, et chaque région est belle, moi je trouve que ma région elle est belle, j'adore Lyon, j'adore la Loire, j'adore la Haute-Loire, surtout la Haute-Loire, mais ce que je veux dire c'est, ouais, c'était un ancien grand patron,
- Speaker #0
de quoi ?
- Speaker #1
De câblerie, on est dans la câblerie, tout ce qui était Loire-Haute-Loire, de toute façon c'était, pas toute l'activité, mais... mais quand même beaucoup sur tout ce qui était armement, tout ce qui était lié un petit peu à la scierie.
- Speaker #0
Ok, donc la tresse de métal.
- Speaker #1
Donc moi, mon grand-oncle était patron de câblerie de Saint-Etienne, du coup. Et voilà, c'était quelqu'un qui, à mon avis, avait beaucoup de respect pour les gens et réciproquement. Et moi, je l'ai connu sur le tard. Enfin, je l'ai connu sur le tas. C'est juste en fait de ce que je me souviens quand j'étais un peu gamin. Et il était proche de la retraite. Donc, j'ai connu les meilleurs moments. On a une assise où on peut profiter un peu de la vie et transmettre des choses un peu différemment. Donc, il m'a transmis l'amour du boulot. Je ne sais pas si ça, c'est bien. Mais il m'a transmis aussi plein de passions par rapport à la nature, par rapport au fait d'être des moments un petit peu tranquilles. Et quelque part, c'est ce que représente l'autoire. C'est ce que je disais tout à l'heure. Et moi, on communique un petit peu avec d'autres choses qui sont la nature. Et c'est très, très plaisant.
- Speaker #0
Du coup, ton père, il suit le pédigré, j'ai envie de dire, de la tresse métallique, de la câblerie. Il parcourt la France pour aller vendre, en fait, un peu à droite à gauche.
- Speaker #1
Ouais. Ouais, parce qu'à l'époque, en fait, il fallait faire son parcours. C'était pas parce qu'on était fils d'eux ou entre guillemets, il n'y a aucune prétention dans ce que je dis, mais il fallait faire son parcours, il fallait faire ses preuves et surtout savoir si en fait c'était un domaine qu'on aimait bien ou pas. Ok. Donc mon père a fait une quinzaine d'années ou une vingtaine d'années dans tout ce qui était câblerie, etc. Et puis c'était des grands groupes qui avaient plein d'opportunités à l'époque. Donc il a fait Cablery, il est parti bosser en Belgique, à Rouen notamment, puisque c'était un énorme grand groupe belge.
- Speaker #0
Qui s'appelle comment du coup, si on peut le nommer, c'est bien ?
- Speaker #1
C'est une très très bonne question. Je peux te la ressortir dans 10 minutes. Ok. On essaie d'y revientre.
- Speaker #0
Alors du coup... Je trouve assez fou cette histoire. Ta mère, elle est dans le social. Ta mère est assistante sociale. Assistante sociale. Elle envoie des verres, c'est des pommes mûres. Mais elle a un petit côté quand même créatif parce que du coup, ton papa qui est un peu aventurier, tu me confiais un truc extraordinaire. J'ai halluciné quand tu m'as parlé de cette histoire. Mais il a volé dans un coucou sous les ponts de Paris.
- Speaker #1
Oui, alors il faut remettre les choses à leur place. Ma mère était sûrement créative, parce que je la trouve créative, mais moi, je ne suis pas très objectif. Et je pense par contre qu'elle est très curieuse. C'est une amoureuse de la vie qui est très sociale, qui a envie de découvrir beaucoup de choses. Et par contre, au contraire, mon père était très créatif, beaucoup plus que son environnement lui demandait. Donc voilà, c'est peut-être le match qu'il y a eu. Après, c'est des choses, en tant qu'enfant, on ne sait pas tout.
- Speaker #0
Il y a un petit côté de folie quand même.
- Speaker #1
Quand je parle de curiosité, ça va avec la créativité. La créativité, on crée. Le côté curiosité, c'est qu'on a envie de créer. Et des moments, avant même de créer ou d'oser créer, parce que c'est souvent une question d'oser, je dirais qu'on a envie de parcourir. Et ma mère a toujours eu envie de découvrir. Elle n'a jamais eu peur. Par contre, mon père était un créatif. pur, que ce soit en musique ou quoi que ce soit. Et puis même en folie, puisque c'était quelqu'un qui a, je pense un peu comme moi aussi, puisqu'on a, je pense être un beau mix des deux, quelqu'un qui avait un deck qu'il fallait faire un truc. Et oui, à l'époque, c'était les années
- Speaker #0
80. Tu pouvais décider de voler où tu voulais. Il n'y avait pas de régulation. Alors attends, est-ce que c'est comme nous quand on décide de partir à Deauville sur un coup de tête ?
- Speaker #1
Sur le Pyrénées, la boîte, pardon.
- Speaker #0
Pyrénées ? Ouais. Et d'un seul coup, sur un coup de tête, ils avaient un pote, ils avaient un avion et ils ont volé sur Paris ? Non,
- Speaker #1
je pense... C'est toujours pareil, mais ça, je m'en suis rendu sur le tard et ce sera peut-être un sujet avec toi, mais de travailler avec des gens, finalement, qui nous ressemblent un peu, auxquels on ressemble aussi un peu, parce que c'est réciproque. Mais ce que je veux dire, c'est que je pense que mon père, au fur et à mesure de son expérience professionnelle, Même s'il y a des choses que j'aurais aimé découvrir, parce que j'ai mûri un peu tard, mais rencontrer des gens un peu fous comme lui, sur d'autres angles.
- Speaker #0
Alors, je voulais en arriver là. Je voulais en arriver là. Je me rappelle de cette introduction de cours de créativité où tu arrives avec ce discours sur la cravate métallique et donc cette rencontre avec Paco Rabanne, en fait.
- Speaker #1
Ouais, alors je dois tout à mon père, pour le coup. même si ma mère a fait beaucoup de choses après. Ouais, c'était un proto que mon père avait ramené. On a rigolé un peu. Historiquement, je crois que c'était mon premier whisky avec lui. Mais du coup, on a un petit peu tiré sur le proto et on a vu que ça pouvait faire... C'est une conséquence. Mais du coup, on a vu que ça pouvait faire le col de cravate des gamins. On a rigolé, on a fait une cravate avec de la tresse métallique. Et à l'époque, mon père était en lien avec...
- Speaker #0
Chantal Thomas. Chantal Thomas.
- Speaker #1
Il me semble que c'est ça.
- Speaker #0
Je lui avais demandé de décorer le grand buto.
- Speaker #1
Ça, par contre... Alors, est-ce que c'était Chantal Thomas ? Je crois. Après, je vis mal. Ça fait quand même 30 ans. Mais c'était Chantal, ça, c'est sûr. Thomas, de mémoire. Et c'était pour décorer le...
- Speaker #0
Jean-François Pidou. Et là, à cette occasion, c'est là où vous avez rencontré pour la première fois Paco Rabanne. Donc, il y a cette histoire de cravate métallique, mais c'est là où ta mère est hyper créative aussi, puisque du coup, elle va jusqu'à faire un chapeau qui se retrouve dans le défilé de Paco Rabanne à Tokyo.
- Speaker #1
Ouais, après, oui, créative, oui, parce qu'on se posait plein de questions, puis surtout, on se marrait, en fait. Ça, c'est le côté entrepreneurial, le côté plaisir, super important dans la vie. Et puis après c'est le côté un petit peu on utilise ce qu'on connaît et ce qui est autour de nous. Donc à côté de chez nous il y avait un musée du chapeau et ma mère a eu la super bonne idée d'utiliser une presse pour faire un chapeau. Et c'est le seul prototype en effet qui a vraiment défilé intégralement à Tokyo.
- Speaker #0
Donc ça c'est quelque chose qui m'a marqué ce côté un peu artistique que je retrouve un peu plus tard quand tu me confies. que tu as fait de la sculpture sur béton, mais on en reviendra un petit peu après. Toi, du coup, à ce moment-là, tu as eu une enfance plutôt heureuse. Tu vas commencer un peu ta scolarité. Alors, tu as des potes, tu fais du basket. On s'est rencontrés, nous, sur le basket. Je ne sais pas si tu te rappelles, on était à l'EM Lyon sur un jury. Et puis, je ne sais pas, à un moment donné, je t'ai fait comprendre que j'avais fait du basket. Toi aussi, tu m'as dit, ça y est, on est potes et ça y est, quoi. Tu m'as invité à ton mariage 15 jours après.
- Speaker #1
Je crois que comme tout le monde, j'avais passion. Ça a été le basket, le sport. J'ai fait beaucoup de sport. Le basket, je suis allé à un bon niveau.
- Speaker #0
Basket, rugby, tu m'as dit.
- Speaker #1
Basket, rugby, oui. Natation aussi, mais surtout basket et rugby où c'était au niveau pseudo-national. Pas incomparable avec ce qui se passe aujourd'hui. Mais ouais, le basket, ça reste mon sport, même si je pense que je me suis planté parce que je suis trop petit. Mais ouais, ça reste mon sport et je le kiffe. Tout comme on a eu des discussions, toi tu faisais du basket et tous ceux qui font du basket, forcément, ça fait un lien.
- Speaker #0
Alors, j'en brille un petit peu sur ta scolarité. Tu fais de l'électrochimie, un UET en électrochimie. Ouais. Un an. Ouais, c'est pas beaucoup. Non. Ouais. On peut dire que t'étais fait pour les études ou pas trop ?
- Speaker #1
Je sais pas. Ouais. Je pense pas. Enfin, histoire, là, après, recul, non. Pardon. Non, non, non. Je pense que... Je sais pas, après, j'étais un passionné de maths, un passionné de chimie, et en fait, pour moi, c'était un jeu, et l'école, non.
- Speaker #0
OK. Et du coup, alors ça m'a fait marrer comment tu m'as expliqué, mais du coup, tu t'es retrouvé en BBA à l'ESC Saint-Etienne pour faire plaisir à ton père.
- Speaker #1
Ouais, mais parce qu'il était un peu... Ouais, c'est deux ans où on est bon et pas bon à la fois, mais ça a tout le monde expliqué. Et ils ont... Un peu peur, je suis le fils unique, je gagne de la main.
- Speaker #0
Non mais tu vas quand même, tu m'as dit, tu vas quand même pour lui trouver des contacts pour son business. C'est-à-dire qu'il y a quand même, ça va pas spécialement pour toi, tu vas aussi pour aider la famille, enfin t'as ce côté un peu... Ah non,
- Speaker #1
la vraie histoire c'est que je vais chercher un listing de 500 prospects pour mon père à la CCI, et c'est là où peut-être mon père était créatif, pour pas dire un génie, mais... Ils ne m'avaient pas filé une thune, ils m'ont demandé 500 francs à l'époque et je ne les avais pas, donc je les ai gratos. Donc on m'a dit, soit on bosse à l'aéroport, soit à la CCI, soit à l'école de commerce.
- Speaker #0
Génial. Et alors là quand même, tu rencontres une première personne qui est hyper importante pour toi, qui se trouve que d'ailleurs est aujourd'hui l'un des directeurs de l'ESDES.
- Speaker #1
Oui, Clévin Ponne. Kevin Pohn, c'est un ami après, on s'est très peu eu pendant ma scolarité, mais c'est quelqu'un de très très influent dans ma vie, aujourd'hui, et avec qui j'ai vraiment confiance.
- Speaker #0
Et avec qui vous travaillez vraiment main dans la main sur l'SDS ?
- Speaker #1
Ouais, on se fait confiance, on s'entraide, après on travaille ensemble, mais pas ensemble, parce qu'on ne fait pas du tout les mêmes choses, mais ouais, c'est une personne très influente chez moi.
- Speaker #0
Alors, du coup, pendant ce cursus, il faut faire ses armes à l'étranger. Là, tu pars aux US.
- Speaker #1
Ouais, ça, c'est le côté influent de Kevin qui me dit que...
- Speaker #0
Il faut aller apprendre l'anglais, quoi.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
En gros, il va falloir que tu saches parler pour un mot anglais, mon gars.
- Speaker #1
Quand on fait des maths, on ne fait pas de l'anglais. Donc, voilà. Donc, il m'a dit, si tu veux continuer, il faut parler anglais.
- Speaker #0
Alors, du coup... T'arrives, si j'ai bien compris, dans une sorte de complexe comme les grands parcs qu'on peut avoir comme un Disney.
- Speaker #1
C'est l'équivalent d'un Disney, c'est The Point. C'est les grands...
- Speaker #0
C'est où ?
- Speaker #1
Les grands huit, je ne sais pas comment on appelle ça. Les pannes. Etats-Unis, c'est plein dans l'Ohio, entre Chicago et Cleveland. Et c'est souvent les grands huit en bois qu'on voit sur les anciennes séries, c'est The Point.
- Speaker #0
Et alors là, tu bosses dans un resto qui quand même donne à bouffer à 12 000 employés.
- Speaker #1
Alors, il y a 12 000 employés. Nous, on a le plus grand, pas resto, mais fast food.
- Speaker #0
Oui. Les US.
- Speaker #1
Les US américaines. Oui. Et on sert à peu près 3 000 repas jour. Ah oui. Pour un tiers employé et deux tiers clients du parc.
- Speaker #0
Alors, là, tu m'as confié une anecdote que j'ai adorée parce que pour moi, elle symbolise absolument l'obstacle opportunité de ce fameux temps d'oeuvre de l'entrepreneur. Mais du coup, tu prends du galon. En fait, au début, tu es un peu serveur, etc. Mais tu prends du galon, tu vas gérer à un moment donné la caisse et sur un inventaire, quand tu dois refaire une commande, tu te trompes de chicken.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et donc là, la commande, elle est huge. Et pourquoi ? Du coup, c'est un obstacle, il y a une erreur et du coup, tu la transformes finalement en opportunité.
- Speaker #1
En fait, mon rêve, c'était de faire la caisse parce que comme je ne parlais pas anglais, c'était quand même mon objectif. Il se trouve que faire la caisse, en fait, on ne parle pas plus anglais qu'à l'écheur d'ailleurs. Mais c'est pas une finalité et du coup j'ai préféré faire la plonge et on m'a proposé de faire l'inventaire. Et comme je ne parlais pas encore anglais, on m'a demandé de faire l'inventaire, mais il y a 36 000 sortes de chicken et je me suis planté. Donc, j'ai commandé 4 tonnes.
- Speaker #0
4 tonnes de chicken.
- Speaker #1
De mauvais chicken. Et du coup, il fallait, forcément, une méthode américaine. Je suis un peu anglais, je peux rester poli. Et du coup, j'ai essayé de trouver un moyen pour les écouler. Donc, on a fait un nouveau menu, notamment pour les employés. Et en 3-4 jours, on a écoulé les 4 tonnes.
- Speaker #0
Et là, tu t'es fait remarquer, en fait ?
- Speaker #1
Alors, ce n'était pas l'objectif officiellement. Mais après, ça s'est... Encore une fois, j'ai 20 ans. Aujourd'hui, j'en ai 45. On oublie certaines choses, surtout certaines... Mais ce que je veux dire, c'est que oui, ça s'est bien passé. J'ai fait mon taf. Et du coup, je suis passé. et on m'a demandé d'être supervisor, je suis passé supervisor à 20 ans, c'était cool. Je pense que j'ai fait un bon boulot, mais je pense que j'ai fait beaucoup d'erreurs aussi, mais c'était cool.
- Speaker #0
Les voyages forment la jeunesse, et quelque part, si tout le monde pouvait avoir cette trajectoire, ce serait top. Et ça s'arrête pas là, puisque du coup, le côté anglo-soxo continue. Alors j'en passe, on va pas non plus tout retracer dans le détail, mais... Mais tu pars dans la foulée à Cardiff.
- Speaker #1
Double diplôme.
- Speaker #0
Double diplôme à Cardiff,
- Speaker #1
ouais.
- Speaker #0
On reconnaît bien la patte de Kevin, puisqu'il est originaire.
- Speaker #1
C'est là où on s'est connus. Et Kevin, les quatre dernières années, je l'ai vu quatre fois. C'était juste pour savoir où je partais. J'étais jeune, bête.
- Speaker #0
Énorme. Du coup, je crois que... C'est là où tu as pêché ces deux barres extraordinaires. Je crois que c'est à Cardiff. Exactement. On en a souvent parlé. Moi, je suis pêcheur.
- Speaker #1
Surfe aussi, j'ai surfé.
- Speaker #0
Tu as surfé à Cardiff ?
- Speaker #1
Pas très loin, après Swansea. C'est une très belle plage.
- Speaker #0
Énorme. Et du coup, après, il faut commencer à finir ses études. Si j'ai bien retenu, tu assistes à un entrepreneur, déjà à ce moment-là, un ingénieur. qui fait de la recherche et qui va travailler sur une méthode pour de l'épandage phytosanitaire pour monitorer un peu.
- Speaker #1
Serge Fabrigoul, je peux le citer parce que pour moi c'est vraiment quelqu'un de très très bien. C'était pour ce qu'on appelle le PFE, projet de fin d'études où on fait un stage et moi à cette époque-là je crois qu'on permet aux chercheurs en France dans le système un petit peu de recherche française, de créer des sortes d'entreprenariat interne. Et Serge a développé un nouvel système de contrôle d'épandage de produits phyto, ainsi qu'une méthode de savoir si les buses de produits phyto étaient bonnes ou pas bonnes. Et c'est là où j'interviens en venant en tant que stagiaire. pour amener un peu le côté business. Alors, quand je dis ça, c'est sans prétention, parce que lui a tout le savoir, moi je découvre la vie un peu. Mais on se donne à fond, donc moi j'ai beaucoup appris. C'était le premier projet vraiment entrepreneurial. Et puis on a fait un concours, il avait gagné 350 000 francs à l'époque, sur le projet, ce qu'on appelait Envar, qui était BPI-Fenstein, je ne sais plus à l'époque. Mais voilà, et c'était une très, très belle expérience.
- Speaker #0
Et alors, du coup, ce qui... On a rigolé, c'était quand même assez incroyable. Le mec monte son système, et ça intéresse des grands groupes. Mais par contre, du coup, t'as un premier contact avec cette entrepreneuriat, ça reste un peu dans ta lignée, dans ton ADN, parce que, quelque part, c'est un ingénieur. Bon, vous vous complétez assez bien, mais finalement, ça prend... pas l'ampleur que ça doit prendre, je crois, parce que tu me confiais que ça a été très dur pour lui. Non,
- Speaker #1
très très belle. Alors moi, c'est une expérience qui est absolument magnifique. Je suis à Montpellier, au ministère de la Recherche, surtout au côté océan, mais aussi agriculture et surtout sur les vignes. Hier, c'était là, maintenant, mais... Après, en fait, l'agriculture, c'est un monde très politique. En fait, ce n'est pas si facile de monter un business. Il y a... Il y a des choses qu'on ne peut pas faire, surtout à l'époque, qu'on pouvait faire ou pas faire. Et ce n'était pas si évident. L'idée était bonne, je pense, précurseur. Et comme on dit en marketing, il faut être au bon endroit et surtout au bon moment. Et je pense qu'on était un peu trop tôt sur le marché. Et du coup, ça n'a pas marché. On n'a pas réussi à percer et c'est dommage. Mais aujourd'hui, on voit que ça marche.
- Speaker #0
Ok, alors... Après, c'est un peu le dernier gros moment de ta vie. Là, c'est la Chine. C'est d'ailleurs que là, encore une fois, sous l'impulsion de Kevin, cette fée, la troisième fois. Là, il te trouve un plan pour aller bosser en Chine, donner des cours de français ? Non. Des cours de marketing ?
- Speaker #1
Marketing international en anglais.
- Speaker #0
En anglais, avec des classes de dingue ?
- Speaker #1
Des cours de français, non.
- Speaker #0
Je croyais que tu m'avais parlé un petit peu de FLE, français langue étrangère.
- Speaker #1
Non, j'ai fait du FLE. On a donné des choses de français en Chine. Un petit peu de FLE à rentrer, mais...
- Speaker #0
Ok, d'accord. C'était pas le truc. Et ouais, alors vas-y, t'es quand même resté sept ans pour Chine. T'es parti pour... Et puis là, il s'est passé toute une vie assez incroyable. Qu'est-ce que tu en retiens aujourd'hui de ce passage ? Comment ça s'est passé ? Tu es arrivé où déjà ?
- Speaker #1
Je suis arrivé à Chongqing, dans le Guangdong. Pardon, dans le Hunan. Non, ce que j'en garde, c'est un nom professeur, un petit peu à travailler pour deux, trois sociétés, et très amoureux de la vie chinoise.
- Speaker #0
Alors vas-y, fais-nous un peu kiffer sur la nightlife chinoise. on comprend pas nous on voit dans la télé en ce moment que la Chine veut dominer le monde tout le monde nous la présente comme un grand méchant loup toi t'as fait 7 ans dans les grandes années de la Chine où on pouvait encore kiffer il
- Speaker #1
paraît que c'est dingue j'espère qu'on peut kiffer encore non oui après la Chine c'était un partage on les voit agressifs mais ils sont pas tant que ça ils veulent juste vivre leur vie comme tout le monde ils veulent être de performant, ils veulent être premiers que nous on veut être premiers attends non,
- Speaker #0
ils veulent être plus premiers que nous moi je vois mon fils là, qui a des potes chinois je vois les parents comment ils sont au taquet ils l'ont changé d'école pour qu'il travaille encore plus ils ont 8 ans et ça envoie du devoir sur devoir ça apprend par coeur, enfin je veux dire c'est une culture de la performance comme jamais on a plus ça en France là, si ? tu vois ce que je veux dire
- Speaker #1
Je ne suis pas d'accord, mais je n'ai pas envie d'entrer dans ces détails-là. C'est mon côté panda, on va dire. Non, ils ont une culture de la gagne. On a une culture de la gagne. On aimerait bien être premier. Des moments, on ne se donne pas les moyens. Des moments, on ne se donnerait pas plus les moyens en ce moment que nous. Après, pour moi, il n'y aura jamais de premier ou de deuxième, mais ça, c'est autre chose. Après, j'ai vécu des années en Chine, surtout le démarrage. Tout était cool, tout était plus ou moins plus libre qu'aujourd'hui, ou moins. Mais ça, c'est mon expérience. Et moi, j'espère qu'aujourd'hui, on rigole en Chine comme je rigolais à mon époque. Et c'était de très bonnes années.
- Speaker #0
La nightlife chinoise, au top.
- Speaker #1
Des tables rondes, on rencontre tout le monde, on discute avec tout le monde. On se fait un réseau de malades, tout va plus vite. Après, ça, c'est la culture asiatique, un petit peu américaine aussi, où c'est vrai qu'on ne regarde pas les horaires, on travaille.
- Speaker #0
Bon, le deuxième, alors, c'est vrai que c'est les plus gros consommateurs de bière, les Chinois.
- Speaker #1
Oui, ils boivent beaucoup de bière, ils boivent beaucoup de ce qu'on appelle le vin blanc, pour les Chinois, et beaucoup de bière avec nous, pour nous faire plaisir. Je pense qu'aujourd'hui, ils boivent plus de bière que de vin blanc. il paraît que c'est le plus gros consommateur de bière au monde mais voilà la bonne bière Pils, Allemande,
- Speaker #0
Chin Tao et alors du coup tu développes ton réseau et tu finis par évidemment avoir aussi une copine une vie sociale et donc ouais tu vas quand même loin dans l'intégration avec la Chine et tu deviens du coup tu trouves un taf en fait Tu trouves un boulot ?
- Speaker #1
Oui, je trouve un boulot parce que je suis amoureux de la Chine et d'une jeune fille.
- Speaker #0
Chouchou Liu, voilà. Non, mais du coup, il faut bosser. Je trouve un boulot, je conduis dans le boulot, je deviens un PDG d'une boîte avec 500 employés.
- Speaker #1
Qui fait quoi ? Qui fait de l'import-export ?
- Speaker #0
Qui fait de l'import-export. De précision, pas... Voilà, après... Et du coup, je fais ça pendant 3 ans, 3 ans et 30. Ouais, 3-4 ans et ça me forme. J'ai 30 ans, c'est bien, c'est une bonne formation.
- Speaker #1
Et donc, du coup, t'as un port export de quoi ?
- Speaker #0
Alors, on fait beaucoup de profilé aluminium, après on fait des pièces sur mesure, tout ce qui est métal, etc. Et on fait un peu textile. Le textile, par contre, on le fait un petit peu en pur import-export, c'est-à-dire qu'on le fait pour du railleur.
- Speaker #1
Est-ce que t'en as une ? J'ai une V-1 avec
- Speaker #0
400 ampères. De quoi ?
- Speaker #1
Tu en as profité pour faire ta marque de fringues ?
- Speaker #0
Non, j'aurais bien aimé. Non, par contre, après, oui, je suis retombé dans l'entrepreneuriat parce que je suis parti, parce que c'est un monde qui est difficile.
- Speaker #1
Alors, on peut en parler, mais moi, quand tu m'as confié cette histoire, j'ai un peu halluciné. Tu as quand même transporté des mallettes de billets. On peut en parler de cette corruption à la Chine.
- Speaker #0
Pour le public, c'est chaud. Oui, on a...
- Speaker #1
C'est des choses qui se passent. Moi, quand j'étais en Afrique, en Côte d'Ivoire, c'est pareil. Je suis allé un jour dans les douanes et je me suis rendu compte qu'il fallait envoyer des grosses pièces de billets pour faire passer son conteneur au-dessus de la pile. Donc, à un moment donné, c'est aussi un peu la culture du coin.
- Speaker #0
Un autre monde, une autre ère. Les télés ne passaient pas. Il fallait dealer. On dealait d'une manière ou d'une autre. Il fallait avancer.
- Speaker #1
Donc, tu avais une agent spéciale dédiée à la relation avec la douane.
- Speaker #0
Oui, parce que je ne savais pas dealer moi-même et je ne voulais pas dealer de moi-même.
- Speaker #1
Et c'est quand même cette éthique-là qui fait qu'au bout d'un moment, on arrête. C'est tout vrai, je crois.
- Speaker #0
Ça va trop loin par moment, et puis trop loin par rapport à son éthique à soi-même. Et voilà, donc on peut réagir d'autres choses, et puis il y a des moments... Et voilà, donc du coup, je suis retourné dans l'entreprenariat.
- Speaker #1
Ok. Eh ben... Super, du coup tu reviens, alors tu pars avec un ou deux clients, tu continues un peu une boîte, ça ne dure pas trop longtemps. et finalement après tu rencontres une autre personne je pense que tu l'avais déjà rencontré parce que c'était ton pote Ludo et vous montez une boîte de com ensemble et boîte de com je sais pas vous faites 2-3 ans là dedans c'était quoi votre proposition de valeur ?
- Speaker #0
2D-3D je fais ça parce que Ludo est un très bon créatif et c'est un ami pas d'enfance mais qu'on s'est rencontré à l'étranger quand on était en On est con de commerce.
- Speaker #1
Où ça, vous vous êtes rencontrés ?
- Speaker #0
À Cardiff.
- Speaker #1
À Cardiff,
- Speaker #0
ok. Lui, il était en fac de sport. Ok. Sur un management bio-sup. Ok. Spécialisation, quatrième année. Moi, j'étais con de commerce, pas du bleu diplôme. Et du coup, on ne voulait pas avoir des Français. Finalement, on s'est retrouvés tous les deux voisins.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Et du coup... Il était à l'étranger. Moi, j'avais des clients qui me demandaient un petit peu de pub. Ça avait bien marché. Lui, il adorait ce qu'était la communication. On s'est dit, pourquoi pas créer une agence de 2D et 3D. C'est ce qu'on a fait pendant 4 ans, 5 ans. Ah ouais.
- Speaker #1
Qui s'est après, du coup, transformé en Follow Lab, le projet qui...
- Speaker #0
Alors, Follow Lab, c'est plus tard. Mais oui, en fait, de 2D et 3D, on est passé sur un système qui était plus... du conseil parce que quand je suis rentré j'ai aimé donner des cours j'ai aimé rencontrer des entrepreneurs ce que je ne connaissais pas en fait et puis petit à petit on a dérivé sur des outils, on a créé des boîtes à outils et finalement FollowLab qui aujourd'hui lui est sorti de Dozi avec pour y travailler 100%
- Speaker #1
dessus et qui est un outil de suivi Quels outils qu'on utilise pour l'accompagnement du Et c'est le M1, outil qui permet de suivre avec plusieurs coachs, et on en reviendra sur le multi-coaching, parce qu'on va rentrer un peu dans le gras de DPE. Mais ouais, c'est un outil qui a fait ses preuves, qui est sympa. Et du coup, c'est un peu grâce à lui que tu rencontres Régis Bouger.
- Speaker #0
C'est grâce à lui complet, puisque en fait, Régis est l'ancien prof de
- Speaker #1
Ludo. De Ludo. Régis qui moi a été mon prof à moi de PCE il y a 25 ans qui est quand même peut-être celui qui a fait 30 ans autour de PCE à l'EMU et avec qui finalement tu travailles aussi sur,
- Speaker #0
là tu viens pour les S mais tu travailles aussi et beaucoup avec lui sur sur module qu'on appelle PCE à l'EMU quoi j'ai eu une chance énorme c'est d'encontrer des très belles personnes qui travaillaient ensemble et peut-être que c'est dû à la matière,
- Speaker #1
l'entrepreneuriat où finalement on bosse tous ensemble parce qu'il faut tous avancer et c'est ton aura aussi parce que des entrepreneurs pour les gens qui règlent le parquet c'est pas moi qui vais te dire le contraire on en a rencontré c'est des belles rencontres avec un socle de valeurs encore une fois une chance énorme
- Speaker #0
Régis Gouget c'est Régis Gouget Stéphane Marion c'est Stéphane Marion C'est des très, très belles personnes qui font avancer le milieu.
- Speaker #1
Alors, justement, tu viens de... Alors, moi, Stéphane Marion, c'était un de mes profs quand j'ai commencé le avion, au moment où Régis aussi reprenait le PCE. Et du coup, quelque part, si j'ai bien compris, tu me corriges si je me trompe, mais voilà, on prend un peu de cette méthode qu'ils ont un peu façonnée. Toi, tu l'as remis à ta sauce, à l'ESDES, en fait, finalement. Et ça arrive... Alors... Ça arrive. Il faudrait que tu nous précises un peu, parce que du coup, là, on arrive dans cette période un peu SDS. Toi, tu y rentres comment et pour quel job, en fait, finalement ? Parce que tu as plusieurs casquettes à l'SDS, en fait.
- Speaker #0
J'y rentre pour rentrer responsable de Master.
- Speaker #1
Ouais. Le Master entrepreneur, c'est ça ?
- Speaker #0
Ouais, Master entrepreneuriat. À l'époque, je rentre grâce à Aurélien Éminer. Ouais.
- Speaker #1
Quatrième personne que je voulais t'entendre. Ouais,
- Speaker #0
très très belle personne. plus de mon âge du coup, mais qui a beaucoup travaillé avec Régis, c'est qui a développé DPE, c'est-à-dire que, je suis déjà même dans les projets de création d'entreprise, c'est reliant à la base, moi je suis là en fait, je reprends.
- Speaker #1
Oui, tu hérites d'une formule et finalement, tu hérites de la formule, il y avait déjà cette volonté de faire des teasers vidéo ?
- Speaker #0
Il y avait déjà, non Aurélien avait beaucoup développé le côté déjà mixité mais c'était pas que lui puisqu'à l'époque il y avait tout ce qui était 100 ans d'entrepreneuriat qui était Belize où on faisait de la mixité donc il y avait l'avantage d'avoir non pas les Zest mais l'Utly. Et puis derrière il avait... deux ou trois idées pour développer la com et les six heures, etc. Après, moi, j'ai amélioré.
- Speaker #1
Je vais te couper là sur cette, parce qu'effectivement, c'est important. Billy, c'est donc le campus création. Tu en as beaucoup parlé comme un peu un truc assez idéal, en fait, finalement, parce que soit c'était l'époque qui voulait ça, soit c'était le concept qui voulait ça, mais t'as quand même capté à ce moment-là que les écoles, elles aimaient bien se tirer la bourre, elles aimaient bien se faire la compète sur un concours d'entrepreneuriat. Et ce que tu m'as raconté, et c'est qu'il y avait quand même des gamins morts de faim qui venaient à des trucs qui étaient gratuits. Pour eux, c'était du temps. Ils étaient quand même 250 sur des sessions en fin de journée à la CCI de Vez, si j'ai bien retenu. Et là, ils attendaient, ils écoutaient tous les pitches et limite, ils avaient envie de rencontrer les intervenants. Il y avait un truc assez ouf qui s'est passé sur ce concours où la mayonnaise avait pris.
- Speaker #0
Pour moi, c'est les plus belles années pour moi.
- Speaker #1
Alors, t'as fait la 19e édition. T'as fait la 19e édition. Je me rappelle, je suis venu, il y a eu Gilles Dardigne dans le Progrès. C'était la folie. C'était top.
- Speaker #0
Mais moi, j'ai récupéré l'après-Covid où tout était compliqué. Et on a fait une très, très belle édition, d'ailleurs, avec un des plus beaux projets que j'ai connus.
- Speaker #1
C'était quel projet ? C'était celui de...
- Speaker #0
Possible. Oui, Possible, qui était un mix entre l'école 42, l'ESDES et le STBB. Mais très, très beau projet et surtout très, très belle personne. Pour moi, et ça, tu le sais, un projet, avant tout, c'est une équipe et surtout une personne qui le dirige.
- Speaker #1
Tu peux nous rappeler quand même Possible, ce qu'il faisait ? Hein ? C'était quoi leur proposition de valeur ?
- Speaker #0
Pour Possible ? Ouais. C'était faire des patchs. pour découvrir les points de touche pour les moignons, pour les glaçons.
- Speaker #1
C'est ça. C'était Ariane, qui était une ancienne dentiste, qui a appliqué le concept pour les dents aux prothèses des gens qui se faisaient amputer. Et je me rappelle très bien qu'ils avaient chopé partenariat avec l'hôpital militaire parce que du coup, de plus en plus de diabétiques se faisaient amputer et il y avait de plus en plus quand même de victimes de guerre. Et il y avait un boulevard qui s'était établi.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
à la... Et alors je me rappelle aussi d'un truc de dingue, c'est le coût de production versus le prix de vente. où là on est à à 350 à 3 euros de prod pour 200 ou 300 euros de revente sur 3 patches malade mental le truc incroyable et tout ça avec finalement quelques brevets mais pas tant que ça quoi non le projet est parfait l'équipe
- Speaker #0
est absolument magnifique et mais comme beaucoup enfin moi je les adore j'adore Ariane j'adore je me souviens plus des deux ou trois membres mais Mais c'était vraiment une très belle équipe. C'était des très belles personnes. Puis on m'a peint chaque année.
- Speaker #1
Alors ça, c'est quand même... Et on va revenir sur comment tu... Parce qu'on n'a pas expliqué ce que c'était que le DPE. Mais là, on est quand même sur une équipe où il y a deux personnes d'école 42, donc plutôt dev, plutôt tech. Deux personnes de l'OSTDV plutôt ingénieurs, plutôt côté un peu... C'est la chimie, c'est la chimie lyonnaise. C'est ça, le CTE, c'est...
- Speaker #0
C'est l'école d'ingénieurs biotechniques.
- Speaker #1
Biotechniques, voilà. Et deux business schools, enfin deux personnes de l'ESDES, et ça fait une équipe de dingue.
- Speaker #0
Ouais, je crois que c'est un des gros avantages, et c'est ce que nous offre le CLI, c'est d'avoir un pôle universitaire, juridicile et subterrainaire, qui fait qu'on a un champ du possible qui est absolument énorme. Comme toute chose, c'est difficile de collaborer, difficile de partager un petit peu les objectifs.
- Speaker #1
Attends, un dev et un bisdev, c'est un enfer. On n'a jamais réussi à cohabiter, en fait. Oui,
- Speaker #0
ça a bien marché, mais je crois fondamentalement que ça a bien marché avec une autre personne, parce que je crois que c'est très humain, tout ça. C'est Sabine Boud, c'est la responsable partenariat qui est passionnée d'entreprenariat. Alors, Ciao ! On a déjà les mêmes objectifs.
- Speaker #1
Là, je suis tellement d'accord et je pense que c'est aussi pour ça que j'ai eu envie de faire ce podcast. C'est pour que les étudiants prennent la mesure des gens incroyables qu'ils ont pour les encadrer. Tu en fais partie, évidemment, et c'est pour ça que t'es là. Je crois que tout le monde apprécie la coolitude de Sylvain. Les étudiants te kiffent. Mais moi, j'ai vu Sabine pleurer, enfin, verser sa petite larme parce qu'elle était hyper fière du projet qu'il y avait pitié. Et je dois reconnaître... En plus, il y avait la télécommande pour faire avancer les slides. Je dois reconnaître que c'était pas loin d'un des pitchs les plus parfaits que j'ai jamais vu dans l'histoire de l'entrepreneuriat. Honnêtement, c'était dingue. Ce projet, il était dingue. C'était twisté parfaitement. Il y avait un flow. Il y avait une harmonie entre les différentes personnes qui n'avaient même pas... Enfin, le pitch était dingue. Ça me permet de revenir un petit peu sur DPE. C'est quoi DPE ? C'est quoi ce concours ? Et c'est quoi l'objectif ? Vas-y.
- Speaker #0
DPE, c'est une sorte de PCE, projet de création d'entreprise. C'est ce qu'on appelle développer un projet de création d'entreprise. C'est grosso modo 7 mois pour créer une boîte.
- Speaker #1
7 mois.
- Speaker #0
Fictive, forcément, mais pas si fictive que ça, puisqu'il faut qu'elle fitte au maximum la réalité du marché. L'avantage qu'on a encore du côté UCLI, c'est d'être pluridisciplinaire. Donc on essaye avec des PE qui est un peu le cours ADN, on va dire, de la 3e année PGE, mais même plus que ça sur le parcours, de justement pouvoir un petit peu travailler avec d'autres écoles, d'autres profils, d'autres compétences. Donc on essaie de faire des mix. et qui, sérieusement, marche bien aussi parce que je crois que c'est pas que nos écoles mais c'est à un moment donné quand les accompagnants les profs quand ils ont vraiment une vision un petit peu académique on a un même objectif et quand on s'entend sur cet objectif le mix se passe beaucoup mieux
- Speaker #1
Alors, 7 mois Ça se décompose comment, ces sept mois ? Cette méthode ?
- Speaker #0
C'est la méthode Gouger-Marion, mais c'est quatre phases. C'est la phase un petit peu d'idéation, créativité, etc. Mais l'idéation, ensuite, c'est la phase un petit peu offre, proposition de valeur. Et puis après, c'est la phase de faisabilité et de viabilité avec forcément la phase de finalisation. C'est quatre phases où il faut prendre son temps. C'est toujours sur le timing et aussi les intervenants.
- Speaker #1
OK, parce que du coup, pendant ces sept mois, il y a plusieurs intervenants qui viennent apporter un petit peu leur expertise.
- Speaker #0
On a évolué longtemps, mais oui, là, aujourd'hui, c'est important que les étudiants se retrouvent en vrai positionnement. Mais c'est en fait l'objectif. pur d'un DPE comme d'un PCE, ce n'est pas de devenir entrepreneur, même si on aimerait. Moi, personnellement, j'adorerais que tous deviennent entrepreneurs. On a un ratio, on les connaît à peu près de 5 à 10 %.
- Speaker #1
5 à 10 %, vous avez ? Oui. Moi, j'avais en tête 1 % des écoles deviendront des entrepreneurs.
- Speaker #0
Alors, pas en sortie pure de cours, c'est même pas 1 %. On arrive à avoir un projet par an. OK. En fait, l'objectif, c'est qu'ils entreprennent. Enfin, ce n'est pas l'objectif, mais ce qu'on rêve, c'est qu'ils entreprennent en sortie d'école ou un ou deux ans après. Et ça, c'est à peu près 5 à 10 %. Après, c'est difficile d'avoir la traçabilité sur plus longtemps, mais on sait que c'est beaucoup plus après. L'objectif, c'est de marquer et surtout, en fait, les étudiants qui ont suivi un parcours un petit peu atypique d'entreprenariat, soit moteur dans leur future job et dans leur future vie, parce que moi, je différencie très peu le côté pro-perso. Ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas différencier, mais c'est juste le côté finalement, personnellement, dans sa vie, comme professionnellement, il faut être moteur, créateur, parce que sinon, à un moment donné, ça ne marche pas, que ce soit en vie amoureuse ou en vie professionnelle. Et on essaie de transmettre ces valeurs qui sont créativité, plaisir et réseau. pour justement que ce soit éthique et créateur d'opportunités, si je puis dire.
- Speaker #1
Alors là, je te rejoins, et pas plus tard que cet après-midi, on présentait aussi le PCE sous cet angle-là. C'est finalement les soft skills d'entrepreneurs. Tu ne seras pas entrepreneur, mais si tu as des soft skills d'entrepreneurs, tu es intéressant, tu es bankable, tu nous intéresses. Je crois que c'est Jérémy Lamry qui parlait des 4C. donc c'est esprit critique, créativité, collaboration, communication qui disait qu'on ne pouvait plus faire ça tout seul et que ça justement c'est ce type d'exercice et je pense que c'est un peu l'essence même de ce podcast en fait on ne va pas se mentir c'est qu'en fait on s'est bien rendu compte que quand les gens arrivent à rentrer dans le jeu de cet esprit de concours et qu'ils vont faire du terrain, qu'ils sortent de leur zone de confort ben ils apprennent vachement plus quoi il y a une question d'apprentissage,
- Speaker #0
il y a une question aussi de euh... de mise en réseau, dans le sens où ça demande de la productivité, d'aller un petit peu prendre du recul sur soi-même et aller à la rencontre des gens.
- Speaker #1
Il y en a même qui se font recruter grâce à ce réseau. Parce que là, s'il y a l'effet Wahoo dans le rendez-vous,
- Speaker #0
c'est beaucoup plus facile de rencontrer un CEO d'une boîte pour un nouveau projet que pour un CV. Mais surtout, la beauté, c'est de permettre à des gens de prendre du recul sur eux, de vouloir faire du terrain, de vouloir un petit peu découvrir l'environnement, de pouvoir se réaliser. Et ça, c'est important.
- Speaker #1
Du coup, ça marche comment ? Il y a quand même un jury qui est organisé. Enfin, je veux dire, du coup, ils vont préparer, ils vont devenir les experts du problème. Ils vont proposer une solution. Cette solution, on regarde si c'est faisable, etc. Et il y a quand même un jury, des corporate qui sont sollicités. Vous avez quand même trouvé à chaque fois des, je ne vais pas dire des sponsors, mais si, le mot exact, c'est des sponsors. Là, sur le dernier que j'ai vu. C'était Biomérieux qui était dans le jury ?
- Speaker #0
Sur DPE, oui. L'objectif ultime, c'est d'être le plus impartial possible. C'est-à-dire que globalement, ce n'est pas à moi de dire si c'est bon ou pas bon.
- Speaker #1
Oui, parce que toi, tu as trop côtoyé les étudiants, tu kiffes trop. Voilà.
- Speaker #0
Non, mais après...
- Speaker #1
Tu les as vus grandir, tu es ému, et du coup, il faut avoir un regard un peu neutre.
- Speaker #0
chacun son arme, moi c'est Panda donc j'arrive à être à peu près bien sur beaucoup de choses mais je suis pas objectif à
- Speaker #1
100% je précise pour ceux qui nous écoutent, ça fait déjà deux fois qu'il est ressorti le mot magique Panda c'est pas une blague qu'on s'est fixé, il a pas besoin de le sortir une troisième fois mais c'est son petit surnom c'est parce que du coup quand t'es rentré de Chine t'as pris le nom de Panda parce que effectivement c'est en Chine qu'on voit des Pandas et puis il y a un petit côté un peu ours que tu incarnes à la fois physiquement et à la fois parfois dans... Voilà.
- Speaker #0
Et blanc et noir, et du coup, mais pour tout ce qui est, en fait, le côté qualitatif, que ce soit dans toutes les écoles, etc., c'est... On n'est pas là pour juger une idée, on n'est pas là pour juger une équipe, on est là pour juger un parcours et surtout un résultat. Et quand tu parles des résultats,
- Speaker #1
c'est quoi ? Justement, là, c'est hyper important ce que tu viens de dire. Quelles compétences on essaye d'évaluer à travers des PE, officiellement, quand tu regardes le descriptif pédagogique ?
- Speaker #0
De pouvoir couver ses choix et de savoir pourquoi on a fait ces choix-là. Après que le choix, j'aime pas dire qu'un choix est pas bon parce que c'est pas vrai, mais par contre des moments ça marche pas et on n'est pas là pour dire ou évaluer un parcours sur le fait si ça marche ou pas, on est là pour évaluer si à un moment donné on est capable de savoir pourquoi on a pris telle direction. quand je dis pourquoi, c'est des preuves c'est de savoir qui on a rencontré, les parties prenantes etc, c'est des vrais choix par rapport à à des choses qu'on a estimées au temps du terrain. Et principalement, parce que justement, et c'est l'intérêt, j'essaie de relier à ta question précédente, qui est, en fait, de se faire un réseau et justement, de pouvoir avoir les compétences un petit peu de créer son parcours, ce qui est important, même si on ne devient pas un joueur entrepreneur. Et c'est ça qu'on recherche, en fait.
- Speaker #1
Être acteur. de son parcours. Alors, j'ai été coach, j'ai commencé comme ça, grâce à votre confiance, avec Régis. Il y en a des histoires de coach, il y en a, des gens qui pensent d'une certaine manière, moi-même peut-être avec un style parfois un peu bourru, un peu provocateur. Moi, je vous voyais toujours, vous, les responsables pédagogiques, comme un peu des chefs d'orchestre qui devaient composer avec l'impact émotionnel des différents coachs, qui du coup n'interviennent pas tous au même moment parce qu'ils n'ont pas le même effet. Justement, je crois que c'est cette diversité, cette pluralité des coachs qui fait qu'ils ont un impact dans le parcours. C'est un peu vous qui orchestrez ce timing un peu. En tout cas, qui devaient composer avec l'ego des coachs.
- Speaker #0
Il y a deux sujets dont tu me parles, c'est le côté pluridisciplinaire, pluricoaching on va dire, et le côté chef d'orchestre. Alors le chef d'orchestre, oui, moi je suis, alors pas en adoration, mais j'adore les gens avec qui je bosse, j'ai un réel respect, ils ont tous leur pouvoir magique, si je puis me permettre.
- Speaker #1
Oui c'est vrai que tu utilises souvent cette expression.
- Speaker #0
Et chacun a son style un peu, même si on a tous les mêmes objectifs, on a une expérience différente et un savoir-faire différent. Après, on a un style commun qui est de ne pas tronquer la réalité. C'est-à-dire, moi, je n'ai jamais vu vraiment un des coachs avec qui on travaille souvent dire c'est beau juste pour dire c'est beau. En général, on va dire c'est pas beau parce qu'en fait, c'est pas beau. Pour moi, la chose la plus importante pour un coach, c'est de ne pas tromper la réalité. C'est-à-dire, si ça ne va pas, ça ne va pas. Et ça, c'est important pour l'entrepreneur. Parce que je crois que la vérité fait mal, mais elle est importante pour évoluer. Et le deuxième paramètre, c'est le pluricoaching. Le pluricoaching, c'est un multiple ensemble de raisons. Et globalement, ce qu'il faut comprendre, c'est que là, on est sur des phases de sensibilisation. Et à propos de tous les coachs qu'on connaisse, des phases plus entrepreneuriales, derrière avec des vrais entrepreneurs qui entreprennent vraiment. Mais sur la sensibilisation, c'est important à un moment donné de permettre aux étudiants de faire leur propre choix. Et le meilleur moyen, c'est que les étudiants rencontrent des personnes avec des sons différents. et qu'à un moment donné, ils n'ont pas d'autre choix que de faire leur propre choix, parce qu'en fait, ils ne savent pas où ils vont.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai que le côté, il y a un coach la semaine dernière qui m'a dit ça, et puis on ne m'a pas dit la même chose la semaine d'avant, c'est fait exprès en fait.
- Speaker #0
Alors c'est fait exprès, mais c'est surtout après, ça c'est autre chose, je pense, par les nouveaux qui ne connaissent pas trop, mais historiquement, moi ça fait 10 ans que je suis PCA, DPE, en fait, on est une équipe. Donc, on se fait confiance sur la méthodologie, on se fait confiance sur beaucoup de choses. Alors, des moments, on a des doutes, des moments, machin. Mais on se fait confiance. On a le même objectif et l'objectif, il est simple. C'est de faire avancer les groupes. Et ça, ça marche. Moi, c'est un vrai plaisir de travailler avec toi. Mais avec un ensemble de coachs en qui j'ai 300-300 échanges.
- Speaker #1
Ensemble de coachs, on peut... Il y en a beaucoup. Il y en a un bon paquet. Alors après, j'imagine qu'il y a une dernière un peu rapprochée, mais c'est en ça que je parle, que de l'échelle d'orchestre.
- Speaker #0
Mais oui, ça représente 150 coachs à peu près sur la région de l'Anaise entre Régis et moi puisque je travaille beaucoup à Régis.
- Speaker #1
Ouais, c'est ça. Donc ça, c'est quand même assez extraordinaire. avec des gens qui étaient étudiants il n'y a pas très longtemps et qui ont un pouvoir de proximité, et avec d'autres qui ont un peu plus de bouteilles, qui ont un charisme, une aura, un storytelling.
- Speaker #0
Le tout, encore une fois, c'est de faire gagnant-gagnant pour l'étudiant et pour l'équipe pédagogique. C'est-à-dire qu'il y a un côté coaching d'experts, parce que c'est des vrais experts. Après, il y a un coaching de proximité qui sont des alumnis, qui ont envie de faire vivre un petit peu ce qu'ils ont vécu. qu'on arrive des moments à garder parce qu'ils sont intéressés, d'autres moments parce que c'est une temporalité avant de trouver un vrai job ou de partir ailleurs. Et puis il y a un côté aussi gagnant-gagnant, dans le sens où on aime bien faire intervenir des entrepreneurs, si possible à l'Uni. parce qu'ils ont un plus grand impact, mais des entrepreneurs, parce qu'en fait, ça aide les entrepreneurs à prendre du recul sur eux-mêmes, et aussi aux étudiants de rencontrer des vrais entrepreneurs, des gens qui galéraient,
- Speaker #1
et voilà. Moi, je me rappelle que quand j'ai démarré, donc il y a 8 ans, parce que du coup, je regardais les dates il n'y a pas longtemps, j'étais encore CEO de Cocoon, donc une aventure prop tech d'hyper croissance relativement stressante, puisque tu m'écoutais jusqu'à pas d'heure, t'es plus un niché sur mes problèmes. C'était une vraie bouffée d'oxygène quand même. C'était le top du top. C'est vrai, on n'a rien à préparer. On a juste à accompagner avec l'intuition et le bon sens. Et on est confronté à une fraîcheur étudiante qui fait un bien fou en fait.
- Speaker #0
Ouais, alors le rien à préparer...
- Speaker #1
Vous à la métagogie.
- Speaker #0
Je conçois, nous on prépare pour vous. Mais après, on vous en demande deux fois plus. Qu'on soit clair. mais oui c'est une bouffée d'oxygène parce que on rencontre un petit peu la nouvelle génération et ça c'est important une bouffée d'oxygène parce que finalement en expliquant on essaie d'analyser le problème des autres souvent on explique son propre problème on prend du recul sur soi-même et puis surtout parce qu'après il y a des moments de brief, débrief et finalement c'est là où il débrief c'est là où il y a cet esprit de meute Euh... Mais il y a un esprit de mode où aussi on s'entraide nous-mêmes sur nos problèmes.
- Speaker #1
Parce qu'on en a eu des problèmes là, est-ce qu'on peut un petit peu se rappeler de nos deux galères qu'on avait eues ? Parce qu'il y a des groupes qui ne s'entendent pas du tout. Moi j'ai toujours aimé un peu les branleurs, ceux qui ne bossaient pas trop, parce que finalement il y a un moment donné peut-être qu'ils me rappelaient un peu mon truc, mais du coup quand on arrive à les retourner, ils sont géniaux. Il y a un peu de ça, finalement, mais c'est beaucoup de problèmes de management. Il y a quand même pas mal de choses. Rappelons-nous des débats, je me rappelle aussi, 1G, école de commerce, les 1G, c'est des bosseurs dès le départ, donc en général, ils rentrent tout de suite dans le gras. Les business, ils sont quand même un peu plus à la cool. Ils savent pitcher, mais ce n'est pas forcément eux qui vont... Souvent, les ingénieurs disent des... Des business schools qui ne foutent rien, les business schools disent aux ingénieurs qu'ils ne sont pas très sociables, qu'ils ne savent pas trop parler. Je tire un peu les traits, mais du coup, fondamentalement, il y a des problèmes d'équipe.
- Speaker #0
Sur les mixités, oui, deux fois plus.
- Speaker #1
Et puis même genré, même dans la même école.
- Speaker #0
Même école, etc. Ce sont des projets qui sont plus ou moins longs et c'est un vrai travail d'équipe. non pas simplement faire un exposé ensemble je ne désignifierais absolument pas mais c'est un vrai travail où il y a des vrais choix et des moments où les membres internes ne partagent pas les mêmes choix et du coup on arrive sur oui je vais redire ça mais sur des stats qui sont à peu près 25%
- Speaker #1
de problème ok 25% c'est pas c'est pas
- Speaker #0
Ok. Et alors, du coup, est-ce que c'est cette fraîcheur que viennent chercher les sponsors ? Ils viennent chercher quoi, les sponsors, en fait ? Quand vous arrivez à leur parler comme ça, comment vous faites pour les intéresser ? Que ce soit Régis avec son PC, je pense qu'on aura l'occasion, j'espère, d'en parler avec lui en direct. Mais toi, là, les sponsors, là, bon, alors je sais qu'il y a des affinités, peut-être qui passent par d'anciens, d'élèves qui... Comment ça se passe d'aller chercher des sponsors ? Parce que je crois qu'il y a la pédagogie, toutes les pédagogies de France aimeraient bien avoir des sponsors.
- Speaker #1
Les sponsors, on va dire que c'est assez récent. À part toi, ça fait 20 ans, je crois. En règle générale, ça fait 10 ans que l'entrepreneuriat a vraiment un impact sur les étudiants et sur le futur des étudiants. Ça ne veut pas dire qu'il y a 20 ans, ce n'était pas le cas, mais c'était très spécifique. par rapport à des écoles, etc. Il n'y avait pas que des généralistes. Aujourd'hui, toutes les écoles ont un mini parcours d'entreprenariat, donc ça veut dire qu'il y a un impact. On ne le reconnaît pas assez, par contre, ça c'est autre chose.
- Speaker #0
Qui c'est qui ne donne pas la reconnaissance ?
- Speaker #1
Ce n'est pas qui sait, c'est variable. En fait, c'est des soft skills, c'est toujours le même problème. On a l'impression que c'est un impact, mais on ne sait pas quel impact, contrairement à des écoles d'ingé qui ont un rendu à faire et c'est tangible, direct. L'entrepreneuriat, par contre, ça fait bouger un petit peu les regards et ça a un réel impact. Moi, j'y crois en tout cas et je pense qu'en fait, pour avoir quand même pas mal de recul, je suis à peu près, on va dire... 15 000 étudiants par an. Ce que je veux dire par là, c'est que l'entrepreneuriat, c'est un vrai plus dans la carrière, c'est un vrai plus au niveau des coachs par rapport à ce qu'on peut apporter, et au regard, et au feedback, et aux prises de recul qu'on peut avoir. C'est aussi quelque chose où les sponsors, en fait, viennent chercher des nouvelles idées. C'est un fait. Des moments, ça marche. Des moments, ça ne marche pas.
- Speaker #0
Il y a déjà eu, alors, des idées comme ça qui...
- Speaker #1
Oui, je crois, notamment au niveau des bus. Je crois qu'il y avait un projet il y a 4-5 ans au niveau de le million, où il y avait un étudiant qui avait été embauché avant même de commencer ses études, du coup. Parce qu'il avait des bonnes idées sur des entreprises qui... qui gênent les entreprises de bus.
- Speaker #0
Si on revient plus sur l'ESDS, parce que c'est quand même un épisode qui leur est dédié, il y a des success stories, je me rappelle avoir, je me rappelle de Simon Hadjé, qui...
- Speaker #1
C'est un produit à peu près, mais ça c'est pas, c'est propre à l'ESDS. À l'ESDS, on est des bons entrepreneurs, mais pas que, j'aime pas, on bosse tous ensemble. Les SDES, on a des très bons entrepreneurs. Il y a Chénestor qui s'est créé. Historiquement, il y en a plein qui...
- Speaker #0
Chénestor, Chénestor,
- Speaker #1
c'est PropTech. PropTech sur la location d'appartements pour les étudiants. Maintenant, ils ont revendu. Ça appartient à un groupe. On a fait du skier. On a fait du skier, des yachts un petit peu finlandais. Ah oui, oui. Pareil, ils ont revendu. Si moi, Jazz, je marche toujours avec Boulmois Musique. C'est une très belle boîte qui vend des events.
- Speaker #0
Son histoire, elle est hallucinante. Il commence par les Paris-Va, il finit par faire les 30 ans de je ne sais plus quelle marque, à la Altonie-Garnier. C'est juste dingue.
- Speaker #1
Oui, mais après, c'est des bosseurs. C'est des créateurs, des bosseurs. Ils ont un énorme réseau. Ils ont travaillé aussi. Puis, on a un très, très bon réseau d'entrepreneurs à AISES. Donc, ça fonctionne. On a 150 personnes à peu près sur le réseau.
- Speaker #0
D'ailleurs, est-ce qu'il y a des projets de DPE qui terminent au cube ? Parce qu'on n'en a pas parlé, mais tu es responsable de l'entrepreneuriat sur le master. Plus ou moins, vous avez développé un petit incubateur, le cube. Il y a combien de projets en ce moment au cube ?
- Speaker #1
On a à peu près en ce moment 12 projets intramuraux. C'est à peu près 17 projets en tout.
- Speaker #0
Enfin, 17 projets.
- Speaker #1
et sur à peu près 5 projets alumnis
- Speaker #0
Et ça fait du chiffre d'affaires ? Ça vend ? C'est l'objectif.
- Speaker #1
Par contre, je catégorise que tant on peut faire de la sensibilisation sur du DPE, autant par contre, en incubateur, que ce soit l'Ecube ou en incubateur, ça veut dire que globalement, on a créé la boîte ou on va la créer. Et l'objectif, c'est pas forcément de devenir millionnaire, parce que c'est pas mon choix, déjà, d'une part. Ouais, ah bon ? Non, mais pas de moi, mais... Non, mais ce que je veux dire, c'est...
- Speaker #0
Moi, je ne suis pas contre un petit million quand même, parce que j'ai...
- Speaker #1
Le choix de l'impact de l'entrepreneur, ce n'est pas moi que ça regarde. Je ne juge pas ce côté-là. On ne prend pas des entreprises à l'incubateur pour se dire tiens, c'est des licornes de demain. L'objectif, c'est par contre qu'ils survivent et qu'ils soient autonomes. Donc, il y a de la viabilité. Du moment où on rentre à l'incubateur, l'objectif, c'est quand même d'être diable.
- Speaker #0
Oui, parce qu'en plus, on n'est pas assez... On n'a pas non plus parlé de Sisu, mais tu as quand même cofondé un entrepreneur studio. Ce n'est pas un incubateur. Oui,
- Speaker #1
on aime bien ça. Je vais jouer sur les mots, mais principalement pour nous.
- Speaker #0
C'est quoi la différence ? C'est intéressant quand même. L'entrepreneur studio versus un incubateur.
- Speaker #1
Parce qu'en fait, un projet, c'est un projet, mais l'entrepreneur qui le porte, c'est quand même plus important.
- Speaker #0
Oui, donc ça revient un peu à dire, finalement, c'est la team, parce que même un solopreneur, c'est plus compliqué. donc si vous avez Si c'est un tandem ou un trio, c'est la qualité de l'équipe qui fait le...
- Speaker #1
Après, il y a un côté très subjectif, je ne vais pas nier, où en fait, encore une fois, ce n'est pas une question de l'icône ou pas, c'est juste qu'il faut que, éthiquement parlant, ça corresponde aux valeurs que nous, on est cibles de l'entrepreneuriat, et vice-versa.
- Speaker #0
Donc là, les valeurs, si on revient dessus, tu as dit créativité...
- Speaker #1
C'est sur la sensibilisation, créativité, plaisir et réseau. C'est sur la sensibilisation. Après, sur l'incubation pure, il faut être éthique. C'est-à-dire qu'on est là pour avoir un impact positif. Et je ne parle pas de SS, je parle, tant mieux si c'est un éco-responsable, etc. Mais ce que je veux dire, c'est que le but du jeu, c'est d'avoir un impact positif sur le marché d'aujourd'hui.
- Speaker #0
Hyper intéressant. tu parles souvent d'avant et après le Covid j'ai l'impression que ça a été un moment incroyablement compliqué qui a déstructuré un petit peu ce que vous aviez construit ou qui a beaucoup changé la donne notamment
- Speaker #1
pour les coachs et les élèves j'ai horreur de parler de ça parce que je trouve que c'est pas vous et c'est pas vous c'est à dire que justement la meute s'est un peu disparue au profit d'intérêts individuels non j'essaie de maturer ça personnellement dans le sens où il y a des choses j'aime pas que le Covid soit une excuse moi personnellement je trouve que depuis 2020-2021 mais c'est pas une question que d'entrepreneuriat je trouve que la société s'est beaucoup individualisée ah c'est clair donc avec tout ce que ça et moi j'aime travailler avec les gens sans jalousie pour développer. Voilà.
- Speaker #0
Ah ouais, ouais, ouais. Ok, ok. Bah écoute, c'est passionnant. Moi, je pourrais encore parler des 10 000 ans, mais je pense que c'est pas mal qu'on commence à conclure. Ce serait quoi ? Déjà, j'ai une première question. DPE, c'est quoi le petit truc en plus de DPE par rapport à d'autres concours, d'autres écoles ?
- Speaker #1
Il y a un côté familial, mais ça c'est du côté Zest-Ukli.
- Speaker #0
Tu veux dire que c'est les grandes familles lyonnaises qui... Et du coup, ce côté fratrie, ce côté familial ?
- Speaker #1
Ah oui, c'est un côté fratrie, parce que les gens, en fait, sont un peu du même monde, mais même pas, mais c'est... De toute façon, dans les lieux, on ne peut pas accueillir 3000 personnes. Donc forcément, il y a un côté beaucoup familial pour une école de commerce, que sur un lieu qui est immense. Et puis, il y a le côté pluridisciplinaire qui est suralimenté par le fait que l'ESDES est, avant tout, un membre d'une université. Ce qui est très rare pour une école de commerce.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
c'est vrai, c'est ça aussi l'aspect de l'Église de Lyon.
- Speaker #0
C'est de cette école, oui, bien sûr.
- Speaker #1
Et du coup, il y a un côté où on côtoie tous les jours des gens de différents horizons, que ce soit... Régénieur, langue, physique chimie, qualité, fin de l'année. Un ensemble de domaines qu'on compte à tous les jours. et qui rend la chose plus bonne.
- Speaker #0
Alors, si tu avais trois conseils à donner aux trois communautés, puisque du coup, on a parlé de pédagogie, on a parlé des étudiants, on a parlé des sponsors, on va commencer... Peut-être que tu as un appel à sponsors à faire. La prochaine session de DPE, c'est quand ? Ça a commencé là ?
- Speaker #1
Ça a commencé aujourd'hui.
- Speaker #0
Ah ben voilà. OK. Donc ça arrive, j'imagine qu'on n'a pas encore finalisé encore le sponsor. Qu'est-ce que tu as envie de leur dire ?
- Speaker #1
Wake up.
- Speaker #0
Comment tu fais pour un wake up ? Comment tu fais pour... Je crois que tu es malin, il y a une asso d'entrepreneurs qui essayent de...
- Speaker #1
D'air up.
- Speaker #0
Ouais ?
- Speaker #1
Ouais, d'air up, d'air up, c'est une manière de toucher des étudiants. C'est quoi ?
- Speaker #0
D'air up, peut-être qu'ils se disent, c'est quoi ce mot en verlan ?
- Speaker #1
C'est eux qui l'ont créé. C'est le nom de l'association. C'est des très bons étudiants qui ont aimé l'entreprenariat et qui ont beaucoup travaillé. C'est le nom d'une association. Ils veulent un petit peu voir l'entreprenariat à la manière d'un étudiant de deuxième, troisième année avec les bons côtés et les mauvais côtés. Mais moi, je les adore. Ils sont très proactifs et je trouve ça magnifique.
- Speaker #0
Et du coup, tu leur as proposé d'aller évangéliser autour du DPE et de trouver des sponsors.
- Speaker #1
Alors, on peut le voir comme ça. Je n'ai pas envie de dire ça, parce que je ne sais pas s'il y aura des résultats. Et je n'attends pas de résultats. Moi, ce que j'attends, c'est d'avoir un impact au moins psychologique positif.
- Speaker #0
Je comprends.
- Speaker #1
Par contre, ils ont carte blanche et moi, je suis en backup. C'est-à-dire, en fait, moi, je veux qu'ils s'amusent, qu'ils s'éclatent, qu'ils fassent leur CV d'une manière positive ou négative, mais qu'ils le fassent. Et derrière, c'est créer des events, c'est avoir des rendez-vous. Il y a des choses qui marchent.
- Speaker #0
Ce serait quoi le montant idéal pour avoir une belle carotte pour des peuples ? Comment il faudrait idéalement ? pour faire kiffer un peu tout le monde, faire arriver un peu...
- Speaker #1
On va dire le seuil de rentabilité, si on parle un petit peu finance, il y a accès de 2500 euros, dont l'idéal, ce sera d'avoir 4000, voire 5000, mais plus après c'est déraisonné, parce que moi j'aime bien le côté un peu aussi... Règle sur terre. Règle sur terre, oui.
- Speaker #0
Tu ne penses pas que s'il y avait 10 000 balles, il y aurait encore plus de compètes ?
- Speaker #1
Non, je préfère mettre 4 000 euros, 5 000 euros de dotation, on va dire. Derrière, de créer un vrai événement pour créer de l'émotion avec. Mais après, je trouve que pour des sujets de sensibilisation, on ne sait pas si on va aller en entrepreneuriat ou pas encore. Moi, je préfère garder les grosses dotations pour des vrais entrepreneurs qui ont des réels... besoin pour créer une entreprise. Ça, c'est important pour moi. Après, est-ce que c'est vrai ou pas, c'est autre chose.
- Speaker #0
Ok. Donc, du coup, ce serait quoi le conseil que tu donnerais aux entreprises sponsors ?
- Speaker #1
Encore une fois, je crois que les trois sont liés. Que ce soit étudiant, école ou sponsor, on va dire professionnel qui cherche un petit peu de... de lien avec les universitaires. Mon premier mot, c'est « wake up » , parce que c'est un peu le mouvement qu'on veut faire, mais le « wake up » , il a un vrai sens dans le sens où, « wake up » , parce qu'à un moment donné, si on veut que les entreprises comprennent le monde du marché aujourd'hui, le meilleur moyen, c'est d'être à l'intérieur des universités, de participer et de créer pour mieux se rendre compte, aussi avoir des nouvelles idées. et peut-être avoir des futurs talents. Moi, je trouve que tout le monde a un talent. Le seul problème, c'est de trouver quel est le talent, quel est ce pouvoir magique, notamment. Wake-up aux étudiants, parce que les étudiants, des moments, c'est bien, mais c'est un peu facile où on ne se rend pas trop compte. Et à un moment donné, rien n'est facile. Il faut se donner, il faut sortir un petit peu du cadre pour savoir quel est le cadre. Et le meilleur moyen, c'est de participer à des actions, de créer, que ce soit en entrepreneuriat ou autre chose, mais d'avoir un vrai lien avec l'entreprise, et pas simplement demander à l'école de payer quelque chose qui finalement est inutile, et vraiment avoir un regard. de la réalité, en fait, de ce qui se passe en dehors de l'école, parce que c'est important. Et puis, wake up à l'école, parce qu'une école, c'est particulier, c'est pas du clientélisme, parce que sinon, ça ne fonctionne pas. Nous, on est là pour faire un vrai apprentissage, et d'un autre côté, on a besoin d'avoir des étudiants, parce que si on n'a pas d'étudiants, etc., on doit participer à leur bien-être. Mais néanmoins... On doit les accompagner à des moments sans être trop gentil, savoir comment ça fonctionne à l'extérieur. Et du coup, de participer sur des actions, ce qu'on appelle l'extra-scolaire. Et quelque part, plus de rewards sur l'extra-scolaire que des moments sur l'intra-scolaire, si je puis dire.
- Speaker #0
Est-ce qu'on n'est pas dans un siècle du soft-skis qui s'annonce ? De toute façon, l'extra-scolaire, tu vois, finalement...
- Speaker #1
C'est parti, mais... La problématique c'est toujours de calibrer et de participer parce que, quand tu sais comme moi, la problématique c'est qu'on se donne à 300% sur plein de choses et le problème c'est que nous on est limité par... et on a besoin de budget pour nous pour vivre déjà d'une part, parce que je ne vais pas le nier. Mais surtout aussi de faire vivre des actions, d'avoir des actions...
- Speaker #0
T'es évalué, toi, par les écoles ? Il y a un retour sur DPE ? Qu'est-ce qu'ils regardent, du coup ?
- Speaker #1
Ils regardent les retours, c'est satisfaction étudiants, et puis après c'est satisfaction, mais c'est pour les accréditations. Ça, c'est une double évaluation qui sont sur ce qu'on appelle les learning goals, les learning objectives, les compétences, etc. mais ça c'est du factuel, chiffré Alors après, oui, des pourcentages, mais c'est chiffré techniquement par rapport à des compétences.
- Speaker #0
Écoute, moi, je trouve que les étudiants ont bien de la chance de te croiser sur leur chemin. Je crois qu'on a bien. Merci pour cette transparence. Le panda est toujours un peu secret et là je trouve qu'on a pu accéder à quelques anecdotes conscientes et comprendre comment cette passion pour l'humain et pour l'entrepreneuriat te permet aujourd'hui de mener ta barque et de mener notre barque, parce que du coup on est nombreux dans ta barque. Et franchement j'espère que ceux qui vont nous écouter, j'espère qu'ils prennent bien la mesure et qu'ils prennent conscience qu'il y a vraiment des gens en or dans les services pédagogiques. J'espère aussi que les entreprises vont plus nous solliciter pour recruter autrement, pour justement s'intéresser aux candidats, aux berceaux entre guillemets. C'est-à-dire finalement, il y en a marre de ces entreprises aussi qui se plaignent parce qu'elles ont mal recruté. Moi, j'ai envie de leur dire, vous n'avez qu'à vous intéresser plutôt.
- Speaker #1
Après, il y a le recrutement, il y a le financement comme on avait dit, mais plus que ça, il y a aussi donner des cas concrets pour les étudiants parce que ça leur fait un réseau, une vraie expérience.
- Speaker #0
C'est sûr.
- Speaker #1
Pour le résultat de ce qu'on fournit, ça on ne sait jamais à l'avance, mais ça donne toujours des belles idées de nos entreprises, des nouvelles perspectives. Et c'est vrai que les cas d'entreprise, c'est un sujet à tous les jours.
- Speaker #0
Du coup, pour finir, ce serait quoi ton plus beau cadeau ? Ce serait quoi ton vrai kiff sur DPE ? Si tu pouvais commander un génie là ? « Allez, cette année, mon DPE, je veux ça parce que je l'ai bien mérité, parce que pour moi, ce serait ça le kiff de réussir un DPE collectivement. » Il n'y a pas de gens qui sont mis sur le carreau et tout. Mais comment tu mesurerais une satisfaction ultime sur un bon DPE ? Est-ce que c'est à l'applaudimètre quand on est en train de faire les séries énormes ? À un moment donné, on regarde les teasers. Du coup, ce qu'il faut quand même préciser, c'est qu'il y a plusieurs prix sur DP. Il y a le prix business, il y a le prix, évidemment, le coup de cœur du coup de cœur. Et puis, il y a le prix de créativité. Et je me rappelle, à l'applaudiment, c'était dingue. Dans le grand amphi avec tous les participants.
- Speaker #1
Ouais, après, moi, c'est plus un sujet de grandeur.
- Speaker #0
Tu voudrais plus de participants ?
- Speaker #1
Plus d'écoles, plus de participants, moins de jalousie. Moi, en fait, mon rêve, c'est le jour où on arrête des jaloux entre nous et on fait vraiment... On bosse les uns avec les autres pour justement pousser une nouvelle génération qui, pour moi, est le futur de demain. C'est pas très beau, le futur de demain, mais... Mais pour moi, la nouvelle génération, c'est un peu ce qui va nous arriver dans 20 ans, 30 ans, pour mes enfants, pour tout. Et ça, ça passe une vraie collaboration. C'est aussi un beau futur de demain. Et en fait, moi, j'estime que je sais faire beaucoup de choses. Mais personnellement, je pense que je suis nul de partout. Et j'adore m'entourer d'experts, de gens qui me fascinent parce qu'ils ont un savoir autre que le mien. Et il n'y a aucune jalousie. Et justement, quand on arrive à collaborer, c'est là où c'est magique. Et en fait, c'est en termes de pédagogie, c'est cette fusion qui se transmet le jour où c'est fluide.
- Speaker #0
Tu seras content. Eh bien, on va terminer sur ces mots doux. Merci beaucoup. Et à bientôt pour de nouvelles aventures.
- Speaker #1
Avec plaisir. Salut.
- Speaker #0
Bye bye. Ciao !