- Speaker #0
Hello amis multi-passionnés, multi-potentiels, curieux, curieuses, weirdos et bienvenue, bienvenue dans le podcast Walk With Me qui fait pétiller ta multi-potentialité. Alors aujourd'hui j'ai envie de te parler d'un pilier, d'un moteur de notre intériorité, c'est l'estime de soi. Et oui j'ai dit estime de soi et pas confiance en soi. Je sais pas toi mais moi pendant longtemps j'ai pensé que ma légitimité allait venir de quelque chose d'extérieur, de la reconnaissance sociale, de cette espèce d'accomplissement ultime et là enfin... enfin je me dirais c'est bon. Et j'ai beaucoup cherché avant de trouver des solutions et des réponses durables dont on va discuter pendant cet épisode. Parce que tu vois, autant j'ai toujours eu confiance en ma capacité à relever des défis, des challenges, à apprendre rapidement, mais autant quand il s'agissait de ma valeur, j'avais toujours besoin de cette validation extérieure pendant tellement longtemps. Et franchement, j'étais tétanisée par le regard des autres parce que ça impactait ma vision de moi-même et de ma valeur. Et tu vois, je parle souvent de mon expérience d'élue, mais le problème, c'était pas les personnes qui juste te méprisent par principe, le problème, c'est des personnes qui remettent vraiment profondément en question ta valeur en allant appuyer exactement là où ça fait mal. Et alors ça, mais sur moi, ça marchait trop bien, c'était une catastrophe. Et donc du coup, ça me tétanisait un peu, le regard de l'autre me tétanisait forcément, parce qu'il y avait quand même un enjeu énorme là-dessus. Ce besoin permanent d'être comprise, reconnue, validée, c'était vraiment la cause de tempêtes émotionnelles. qui était hyper douloureuse pour moi, mais aussi pour mon entourage proche, parce que j'étais complètement émotionnellement dérégulée dès qu'il se passait quelque chose qui me faisait remettre en question ma valeur. Et comme tu peux imaginer, ça arrive souvent, surtout quand t'es assez exposée, comme moi je l'ai été en tant qu'élue et que gérante d'un lieu. Et donc ça m'a questionnée sur l'estime de soi. Qu'est-ce que je suis soulagée aujourd'hui d'avoir dépassé ça, je te jure, c'est vraiment un life changer, un game changer pour moi. Et donc aujourd'hui je te propose d'explorer comment notre société nous programme pour chercher notre valeur au mauvais endroit. et comment tu peux retrouver et reconstruire cette estime de toi qui est mise à mal depuis le plus jeune âge et surtout chez les personnes atypiques dont tu fais probablement partie si tu écoutes ce podcast aujourd'hui. Alors avant d'aller dans le deep, on va un peu poser les bases. Donc la différence entre confiance en soi et estime de soi, ça peut sembler un peu abstrait, mais je vais t'expliquer en détail. La confiance en soi, c'est le fait de croire en notre capacité à agir concrètement, à se dire oui, je peux faire ça. Et ça se place souvent dans des situations assez spécifiques. Tu peux avoir confiance en toi dans un homel et pas du tout dans un autre, par exemple. Mais l'estime de soi, c'est une évaluation un peu globale de notre valeur en tant qu'être humain. C'est est-ce que je vaux quelque chose ? Et il y a une personne qui l'exprime super bien, c'est Brené Brown, elle parle justement du lien entre les deux. Et elle dit, on ne peut pas avoir une confiance en soi durable sans s'estimer profondément. Et c'est vrai parce qu'en fait, si tu veux, l'estime de toi, c'est comme les fondations d'une maison. Et la confiance en toi, ça serait comme quand tu construis un étage. Donc tu vois, si tu n'as pas la base, c'est un peu compliqué. Et entre les deux, tu peux rajouter un escalier et ça, ça serait l'autocompassion. La particularité chez les personnes atypiques, c'est que ces fondations, elles sont souvent fragilisées d'office. Oui, parce que nous, les multipotentiels, les multipassionnés, les weirdos, on galère souvent un peu plus avec notre estime de nous-mêmes. Mais il y a des raisons très logiques pour ça, et je vais te les expliquer dans la première partie de cet épisode. Et tu vas voir, c'est vraiment passionnant. Alors déjà, on grandit sans avoir des modèles qui nous ressemblent. C'est-à-dire qu'on évolue dans une société qui est construite pour une norme neurotypique. donc il n'y a pas de chiffre précis sur les personnes multipotentielles, puisque comme je te le disais en épisode 1, il n'y a pas une caractérisation clinique, c'est plutôt une grille de lecture. Mais pour te donner un ordre d'idée, d'après Hélène Aron, qui est une spécialiste de l'hypersensibilité, il y a environ 15 à 20% de la population qui serait hautement sensible. Et beaucoup de personnes multipassionnées et multipotentielles que je rencontre se reconnaissent dans cette sensibilité-là, donc encore une fois, ce n'est pas une vérité absolue, mais ça se vérifie quand même souvent. Et c'est pareil avec le TDAH, le trouble de la tension avec ou sans hyperactivité. qui touchera à peu près 4 à 8% de la population, pour te donner une idée. Et donc là encore, on retrouve souvent des points communs, l'hyperfocus, la pensée en arborescence, l'intensité émotionnelle, la curiosité débordante, et la difficulté à rentrer dans les cases. Bref, tu vois, tous ces profils, ils sont uniques, et chaque personne, chaque profil a ses caractéristiques, mais ça reste une petite partie de la population qui fonctionne de ses façons un peu différentes. Donc le résultat, c'est que souvent, on grandit sans modèle qui nous ressemble. Donc on se sent forcément défaillant ou défaillante, que ce soit conscientisé ou pas, d'ailleurs, et ça, ça arrive dès les bancs de l'école où tu vois tes... contraintes d'évoluer dans un espace qui n'est pas du tout adapté à ta curiosité, à ton besoin de connexion, à tes spécificités d'attention et d'apprentissage par l'expérience, par exemple. Et puis, il y a la pression constante de rentrer dans le moule. Un des experts les plus connus du TDAH, qui s'appelle Dr. Barkley, Dr. Russell Barkley, explique que les enfants neurodivergents reçoivent, en moyenne, et alors tiens-toi bien parce que vraiment, c'est vraiment le moment de faire un câlin à ton enfant intérieur, mais en moyenne, 20 000 messages correctifs de plus que les enfants neurotypiques avant l'âge de 12 ans. Donc t'imagines ces 20 000 fois où on te dit, arrête, c'est pas comme il faut, concentre-toi, tais-toi. 20 000 fois, c'est énorme ! Et donc forcément, ça t'affecte, tu te construis comme ça. Donc là, en fait, on a déjà un début de réponse quand on se demande pourquoi est-ce que autant de personnes multipassionnées et sensibles, en quête de sens, doutent d'elles-mêmes. Et puis il y a aussi ce mythe de la sensibilité comme une faiblesse. Je te parlais plutôt d'Hélène Aron, qui a étudié le sujet des personnes hypersensibles. donc ces personnes qui ressentent plus fort plus vite, plus profondément. Et en fait, notre société n'est pas vraiment calibrée pour accueillir cette intensité-là, et donc pour aussi nous apprendre à la naviguer. Donc il faut quelque part qu'on trouve nos propres réponses, parce que notre société va plutôt valoriser la maîtrise de soi, l'efficacité, la distance émotionnelle, et c'est souvent pas le fonctionnement des multipassionnés. J'ai pu le constater à plusieurs reprises. Donc en fait, ce qui pourrait être un super pouvoir, ça devient vite un poids. Et donc pour s'adapter... il y a quelque chose qui se met en place parfois, et c'est cette idée du faux self. C'est une sorte de carapace que tu mets, un masque en fait, que tu construis pour faire comme si de rien n'était, te suradapter au monde qui n'a pas l'air de te vouloir comme tu es. C'est un concept qui a été établi par le psychanalyste Averio Tomasella et qui fait beaucoup sens pour plein de personnes multipassionnées qui se reconnaissent là-dedans et qui disent « Mais oui, j'ai fait semblant des années, et je ne me rendais même pas compte parce que je pensais juste que tout le monde devait faire ça. » Donc on se met tous les jours à porter un masque pour se sentir à la hauteur, pour ne pas déranger, pour pas être rejeté aussi. Et puis parce que ressentir...
- Speaker #1
fort, être hyper touché,
- Speaker #0
vibrer avec les choses, ça a été longtemps vu comme une faiblesse, quelque chose de trop, et d'associer beaucoup à la féminité aussi, et donc forcément en moins bien, parce que patriarcat, n'est-ce pas ? Et ça, c'est la dimension culturelle qu'il y a aussi derrière ça. C'est comment notre société occidentale et en l'occurrence française, nous impose des modèles qui sont des modèles patriarcaux. mais qui n'impacte pas du tout que les hommes ou les personnes qui sont sociabilisés comme garçons en grandissant. Ça impacte en réalité tout le monde. Alors qu'en fait, non, ressentir les choses, ça peut être vraiment une force. C'est apprendre à le naviguer qui peut être plus délicat. mais une fois que tu le sais C'est ok, et tu vis justement avec ta spécificité. Et donc ce qui est intéressant et qui a été démontré, c'est que le fameux syndrome de l'imposteur dont on entend beaucoup parler, il toucherait particulièrement les personnes qui se sentent différentes de leur environnement. C'est des recherches qui ont été faites par Pauline Clance et Suzanne Himes sur le sujet, et en fait elles montrent que pour nous les personnes atypiques c'est hyper amplifié, on doute tout le temps de nos succès, parce qu'on a intériorisé cette idée que de toute façon on ne fonctionne pas correctement. Et je rajouterais aussi que les personnes multipotentielles, dans mon expérience, ont tendance à se remettre énormément en question justement de par leurs différences, et donc elles ont tendance à encore plus... questionner leurs valeurs et leur estime d'elle-même. Et pour revenir sur cette idée du lien entre le patriarcat et le masking, le faux self, cette idée de porter un masque, c'est aussi amplifié par les conditionnements de genre. C'est-à-dire que c'est prouvé que les petits garçons sont très encouragés à faire preuve de masculinité par exemple. Et donc les personnes élevées comme des petites filles et les personnes queer qui se sentent toujours senties différentes vont forcément avoir beaucoup plus d'injonctions à se conformer, à ne pas être comme elles sont. Donc ça va les impacter d'autant plus. Et alors là, j'évoque le fait d'être queer, mais donc le fait d'être queer et atypique, d'être une personne racisée, d'être une personne neurodivergente, ça impacte l'estime de soi. Et ça, c'est aussi prouvé. Il y a un psychologue qui s'appelle Devon Price qui a écrit un livre qui s'appelle Unmasking Autism, et il montre comment les minorités développent une hypervigilance complètement épuisante et qui affecte l'estime de soi. Et donc là, les questions de féminisme et d'intersectionnalité rentrent en compte aussi, puisqu'elles impactent clairement notre rapport à nous-mêmes. Et en fait, tout ça mis ensemble, là, tu vois, je t'avais fait un portrait quand même un peu rock'n'roll, ben en fait, ça crée une sorte de spirale d'auto-invalidation, tu vois. On finit par devenir notre propre critique le plus sévère parce qu'on a internalisé tout ce que la société et les gens autour nous ont dit depuis la plus tendre enfance. Et franchement, c'est logique, on se dit, ben les autres y arrivent, pourquoi est-ce que moi, c'est pas pareil ? Pourquoi est-ce que moi, je peux pas faire comme les autres ? Pourquoi est-ce que j'ai cette différence-là qui me... qui me pèsent en fait, ça peut peser énormément dans notre développement. D'autant plus quand on n'a pas de personnes à qui s'identifier ou de personnes autour de nous qui nous ressemblent et qui nous proposent des modèles différents. Et en fait, à un moment, on se rend compte qu'on a essayé de jouer à un jeu qui n'était pas du tout conçu pour nous. Et il y a cette phrase d'Einstein qui dit très justement « Si vous jugez un poisson sur ses capacités à grimper un arbre, il croira toute sa vie qu'il est stupide. » C'est un peu ce que peuvent ressentir les personnes atypiques une grande partie de leur vie. Je ne sais pas si ça te parle, et j'espère que oui, mais il y a une bonne nouvelle dans tout ça donc t'inquiète pas ça me semble un peu déprimant comme ça Mais en fait, de plus en plus de recherches, elles nous montrent que notre différence, c'est pas des bugs dans la matrice, mais c'est des super pouvoirs. Et tu vois, multipassion, c'est souvent curiosité, capacité d'apprentissage, une intuition pratiquement magique, une capacité de t'adapter, de faire des ponts complètement uniques parce que t'as exploré mille choses dans ta vie. Et en fait, quand tu comprends que t'es pas cassé, mais que t'es juste autre, il y a un truc qui se déverrouille en toi et tu te dis,
- Speaker #1
tout va bien,
- Speaker #0
tout va bien. T'arrêtes de chercher à réparer un truc qui n'a jamais été cassé. Et t'apprends juste à le naviguer, avec tes ressources, avec tes vulnérabilités, et tu crées ton chemin qui est unique, qui est joyeux, qui est apaisé. Grâce à ça, tu peux cultiver ton estime de toi, pas malgré tes différences, mais grâce à tes différences. Et tu peux surtout éviter de tomber dans ce méga piège de notre monde, qui est celui qu'on nous a convaincus dès la naissance que notre valeur, c'était la reconnaissance sociale aussi.
- Speaker #1
Tu vois,
- Speaker #0
la réussite sociale, elle sous-entend souvent des parcours plus classiques, mais aussi des possessions de matériel, cette forme de réussite matérielle, la reconnaissance sociale, l'acquisition d'une forme de pouvoir aussi. et alors j'entre pas dans la question dynamique de classe parce que là ça durerait des heures et c'est pas mon sujet mais tu vois il y a quelques temps j'ai vu un discours qui illustrait vraiment parfaitement l'absurdité de tout ça et c'était un discours de Jim Carrey en 2016 quand il présentait une partie des Golden Globes et Jim Carrey à ce moment là il dit je te l'ai traduit mais je t'invite à le regarder si tu comprends l'anglais et donc il dit ça je suis Jim Carrey double lauréat d'un Golden Globe et vous savez quand je vais me coucher le soir je suis pas juste un gars qui va dormir je suis Jim Carrey double lauréat d'un Golden Globe qui va chercher un peu de repos bien mérité. Et quand je rêve, je rêve pas de n'importe quoi,
- Speaker #1
non, non.
- Speaker #0
Je rêve d'être Jim Carrey, triple lauréat dans Golden Globe, parce que là, je serai enfin suffisant. Et là,
- Speaker #1
ce sera enfin vrai. Et je pourrai arrêter, arrêter cette terrible quête,
- Speaker #0
cette quête de quelque chose dont je sais au fond que ça me comblera jamais. Et ce passage, tu vois, je le trouve puissant, parce qu'il pointe exactement le problème quand on recherche notre estime de nous à l'extérieur. c'est qu'en fait, ça sera jamais assez. Et d'ailleurs, dans un discours qu'il a fait deux ans plus tôt, il parlait du fait que c'était jamais assez et que ces victoires-là aient amené cette satisfaction, mais de façon tellement éphémère que t'en voulais toujours plus. Et tu sais quoi ? C'est prouvé aussi. Il y a des recherches aussi là-dessus. Les recherches de Tim Kasser, qui est psychologue à l'université de Rochester, il a démontré que plus on poursuit des objectifs matérialistes et de reconnaissance externe, plus on développe de l'anxiété et de la dépression. Et le docteur James Doty, qui est un neuroscientifique à Stanford dont je te reparlerai dans cette émission parce que son travail est extraordinaire. Il explique bien pourquoi. En fait, notre cerveau, il s'habitue très vite aux récompenses externes. Donc, il y a besoin de toujours plus. Donc, ça crée une sorte d'addiction, en fait. Ça s'appelle l'adaptation hédonique. Et donc, cette validation, c'est comme une drogue, et t'as besoin de doses toujours plus fortes, et ça ne te comblera jamais. C'est pas seulement une intuition, ou une idée, ou un vœu pieux, c'est une réalité scientifique et physiologique aussi. Et en fait, quand on comprend... que tout ça, c'est des chimères, et qu'on peut, qu'on doit même, puisque c'est notre seule vraie option durable, réaliser et créer notre propre estime de nous, mais là, c'est un game changer, parce que là, tu comprends que tu cherchais pas au bon endroit. Mon maître spirituel, Ram Dass, il disait, vous êtes déjà ce que vous cherchez à devenir. Et notre valeur, elle est pas conditionnée à notre performance, tout est déjà là. Et comme souvent, la spiritualité, elle rejoint la science. L'intuition, elle se mesure dans des faits concrets. Il y a un effet qui est appelé la neuroplasticité dirigée, qui démontre qu'on peut littéralement recâbler notre cerveau pour renforcer les circuits de l'auto-validation plutôt que ceux de la dépendance externe. Et ça, c'est quand même magique. Et en fait, chaque fois que tu te reconnais, que tu t'offres de la compassion et que tu célèbres tes petites victoires, tu renforces ces chemins neuronaux. Et petit à petit, avec une vraie pratique quotidienne et une certaine forme de discipline, tu peux complètement recréer ton intériorité ton paysage intérieur. Et c'est hyper important parce que notre cerveau reptilien, il interprète le jugement des autres comme une menace à sa survie. Historiquement, c'est justifié parce qu'être exclu du groupe, c'était égal à mourir. Donc en gros, ton cerveau, il essaye juste de te protéger quand il fait ça. Et c'est ça qui se joue quand t'as peur du jugement des autres. Donc pareil, te juge pas trop durement d'être sensible au jugement des autres, c'est le cas de tout le monde, c'est physiologiquement ancré dans notre cerveau humain. Mais le savoir, ça te donne des pistes sur... comment faire évoluer ça. Et quand ça arrive, t'es vraiment physiologiquement en alerte et donc le fait de recâbler ton cerveau va t'aider à t'apaiser. Il y a toute la théorie polyvagale à propos de ça, je pense que j'en parlerai aussi dans un autre épisode. Non mais en fait, il faut que je fasse le Seigneur des Anneaux en podcast, c'est pas possible. Bref, moi je trouve qu'en France, on a aussi cette culture de, tu vois, c'est la honte, qu'est-ce qu'on va penser de moi, tout ça, c'est quand même un truc qui est aussi culturellement ancré et qu'il faut dépasser et c'est aussi toute une aventure. mais promis ça se fait, ça ne veut pas dire que ça disparaît complètement. mais tu peux vraiment recréer tout ça pour toi-même. Parce que dans tout ça, il y a aussi cette idée que pour avoir de la valeur, il faut qu'on soit aimé par tout le monde. Aimé, validé, apprécié, célébré. Et tu vois, même les personnalités les plus adorées, même les œuvres d'art les plus adulées, elles sont aussi critiquées, elles ont aussi des haters, elles ont aussi des personnes qui n'en comprennent pas l'intérêt. D'ailleurs, si tu veux vérifier ça, je t'invite à faire un jeu, à chercher ce que tu considères comme le plus grand chef-d'œuvre du cinéma. Tu feras le ciné, et tu regardes les notes 1 étoile ou 0 étoile, et tu verras que même ce que toi, tu considères comme un plus grand chef d'oeuvre, si toi t'avais été ça, mais t'aurais été la reine du monde... Même sur ce chef-d'oeuvre-là, il y a des personnes qui trouvent ça nul. Et une fois que tu as compris ça, tu ne cours plus après ce truc-là de la validation absolue qui en fait n'existe pas. C'est un mythe. Un mythe que ton cerveau te crée et dont tu n'as pas besoin et qui juste te pourrit la vie. Donc une fois que tu as accepté que jamais tu seras aimé et apprécié de tout le monde, tu vas te sentir hyper libéré. Et avec ça, tu vas aussi comprendre que la réussite des autres n'a pas à t'impacter négativement parce que c'est aussi quelque chose qu'on peut ressentir quand notre estime de nous est faible. parce que tu sais célébrer les autres et célébrer leurs réussites et leurs accomplissements, ça booste aussi notre estime de nous-mêmes et ça augmente notre bien-être. Et donc en fait, quand tu comprends ça, c'est pareil. C'est comme si tu découvrais que s'élever ensemble, ça t'élèvera beaucoup plus haut que ce que la compétition aurait jamais fait et ça, c'est hyper précieux. Bref, développer ton estime de toi, c'est une révolution personnelle. C'est passer de « qu'est-ce que je dois faire pour qu'on m'aime, pour qu'on me valide et pour que je me sente enfin assez » à « comment est-ce que je peux honorer qui je suis vraiment, être juste et me donner assez d'amour et de compassion pour ça ? » C'est comprendre que notre valeur, elle n'est pas négociable. qu'elle dépend pas de nos performances, qu'elle dépend pas de l'opinion des autres et qu'elle est intrinsèque à qui on est. Parce que t'es une personne unique, personne n'a ta façon de fonctionner exacte, personne n'a ton vécu, personne n'a connu ce que tu as connu, personne n'a ton regard sur les situations. Et ça rappelle tant, dans les moments où tu doutes, connecte-toi à ce sentiment et à cette réalité.
- Speaker #1
Et tu vas voir,
- Speaker #0
ça te fera du bien. En écrivant cet épisode, je me suis dit que ça serait vraiment un flouette de faire une méditation guidée qui peut t'aider à connecter tout ça et à ressentir un peu ce dont on a parlé pour renforcer ton estime de toi. Alors si ça te dit, on va faire une méditation très courte de 3-4 minutes. Pour se connecter à ça, ça sera une méditation visuelle comme la dernière fois. Et je vais t'emmener ailleurs pour te reconnecter à une vérité profonde.
- Speaker #1
Alors je vais t'inviter à t'installer confortablement,
- Speaker #0
assise, debout, allongée,
- Speaker #1
comme tu préfères.
- Speaker #0
Idéalement,
- Speaker #1
assise en fermant les yeux,
- Speaker #0
c'est en général le plus efficace.
- Speaker #1
Et tu vas pouvoir prendre une grande inspiration et expirer lentement par la bouche en relâchant toute la tension dans tes épaules. Inspire profondément par le nez et expire en détendant ta mâchoire, ton front, tes tempes. Et maintenant, ancre-toi bien dans ton corps, sans tes pieds qui touchent le sol, ton dos qui s'appuie, sans ce sentiment de sécurité. Ici et maintenant, ce moment que tu prends pour toi, où que tu sois. Et là, je t'invite à laisser ton imagination voyager, à t'autoriser à visualiser des choses que seul toi pourras voir. Visualise-toi dans une grande salle, magnifique. C'est ta cérémonie personnelle. Il y a tous les gens qui comptent pour toi, mais aussi cette partie de toi qui t'observe avec bienveillance. tous tes mentors, toutes les personnes que tu admires dans ta vie, même celles que tu n'as jamais rencontrées. C'est une cérémonie pour un Noir que tu rêves d'avoir une remise de prix. Ça peut être un prix Nobel, ça peut être un Golden Globe, ça peut être un doctorat, tout ce que tu veux. Là, on appelle ton nom et tu avances vers la scène pour recevoir cette récompense dont tu as toujours rêvé. Celle qui pourrait enfin prouver que tu vaux quelque chose parce que tu l'as fait. Alors tu es assez. Prends le temps de la visualiser. À quoi elle ressemble ? Le poids dans tes mains, la matière, la texture. Tu entends les applaudissements qui résonnent, la chaleur des projecteurs sur ton visage, et tu ressens cette vague de reconnaissance, de fierté, d'appartenance. Enfin, c'est tellement joyeux. C'est tellement de bonheur et de fierté. Laisse cette sensation qui t'envahit complètement. Savoure ce moment où tu te sens vu, validé, célébré. Sens-la dans tout ton corps. Essaye de lui donner une forme, une couleur si tu peux. Et maintenant tu vas rester avec cette sensation. Mais lâcher la récompense, elle disparaît, elle s'évanouit. Des applaudissements, ils s'estompent. Mais cette chaleur dans ta poitrine, ou dans ton ventre, cette sensation de valeur, elle reste, elle est tout le brulat. Au fur et à mesure que tout disparaît autour, tu ressens et tu réalises quelque chose de révolutionnaire. Tu réalises que tu avais déjà tout ça en toi. Cette sensation, elle n'a jamais eu besoin de cette récompense pour exister. Cette sensation, elle te revient. Et c'est pas parce que tu as accompli quelque chose d'extraordinaire, mais juste parce que tu es. Juste parce que tu existes, tel que tu es. Respire un peu avec cette vérité. Ta valeur, ce n'est pas tes accomplissements, ce n'est pas ce que tu produis ou ce que tu réussis. Ta valeur, c'est toi. Ta sensibilité unique, qui te permet de percevoir des nuances que personne d'autre ne voit. Ton parcours si particulier que tu es la seule personne au monde à avoir vécu comme ça. Tes pensées, tes souvenirs, la façon dont tu aimes, dont tu crées, dont tu rêves. Tout ça, c'est une constellation humaine unique. Il n'y aura jamais quelqu'un comme toi dans toute l'histoire de l'humanité. Et même tes moments de doute, tes blessures, tes fragilités, tes échecs, ils font partie de cette œuvre d'art vivante que tu fais. Ils t'ont donné cette profondeur, cette empathie, cette capacité à comprendre les autres dans leur humanité. Et cette façon unique que tu as d'être au monde, cette hypersensibilité qui fait parfois souffrir, mais qui te permet aussi de sentir la beauté avec une intensité rare, toutes tes passions qui te font voir des connexions invisibles pour d'autres. Tout ça, c'est ton trésor, c'est ta valeur inestimable. Alors ressens-le fort et dis-toi avec toute la tendresse du monde, je me reconnais, je me célèbre, je suis déjà assez. Et bien plus qu'assez. Cette validation que tu cherchais à l'extérieur, elle était déjà là en toi. Toujours disponible. Tu peux t'y connecter, et maintenant que tu l'as ressenti, tu pourras t'y reconnecter quand tu voudras. Prends encore une grande inspiration, et quand tu seras prête, ou prêt, tu pourras doucement rouvrir les yeux, et emporter cette sensation avec toi. Cette vérité. Tu es ton propre prix, ton cadeau le plus précieux. Et personne ne peut t'enlever ça. Alors, qu'est-ce que ça te fait de te reconnaître comme ça dans ces conditions ? Tu peux ouvrir les yeux doucement, bouger tes orteils, tes doigts, et cette méditation, tu peux la refaire à chaque fois que cette petite voix te dit que t'es pas assez. Rappelle-toi que tu es déjà tout ce que tu cherches à devenir. Tout est déjà là. Et pour ancrer tout ça dans le réel, je te propose un défi créatif qui s'appelle « Ce que je cache par peur du jugement » . Ce défi créatif cette semaine, ça va être de faire la liste complète de tout ce que tu n'oses pas faire, pas montrer, pas expérimenter. Mais alors je te demande de faire une liste vraiment très très longue, tout ce que tu n'oses pas faire, tout ce que tu oserais faire si tu étais quelqu'un d'autre ou si tu te sentais assez. Et chaque jour pendant une semaine, je vais te demander soit de faire un pas vers la réalisation d'une de ces choses de ta liste, soit de révéler des éléments à une personne de confiance. Et chaque jour, essaye de faire même un tout petit pas vers quelque chose que tu n'oses pas faire par peur du jugement. T'as pas besoin d'y aller complètement, tout de suite. Il faut que tu le sentes aussi, te force pas. Mais si t'as cette petite sensation dans le ventre qui te dit « ça me fait peur mais j'ai quand même envie d'y aller et je pense que c'est le moment » , vas-y, fonce. Et surtout fais-moi des retours parce que j'adore savoir comment vous expérimentez avec vos défis créatifs. On arrive à la fin de cet épisode, je te remercie d'avoir suivi mes réflexions du jour, et je te le rappelle aujourd'hui, on passe sur Terre que très rapidement. On n'a pas le temps d'écouter toutes ces injonctions, on n'a pas le temps pour ça. Et c'est pour ça que travailler sur son estime de soi, c'est indispensable, et pour moi c'est un des premiers pas vers ton bonheur et kiffer vraiment ta vie. Et tu sais ce que c'est l'autre super magie qui va en découler ? C'est que tu pourras enfin arrêter de te comparer, et passer en mode collaboration joyeuse et vertueuse, et ça c'est un méga cadeau qu'on explorera aussi ensemble très prochainement. Avant de se quitter, si ce podcast t'a plu, n'oublie pas de t'abonner, de lui mettre 5 étoiles sur ta plateforme préférée, ça m'aide vraiment, et de me rejoindre sur Instagram, je te mets tous les liens en description. Tout ça, ça m'aide à te proposer un podcast qui gagne chaque semaine en qualité, et évidemment j'aime trop, comme je te le disais, avoir tes retours, tes réactions, tes réflexions. Merci, merci d'avoir suivi ce deuxième épisode de Walk With Me, le podcast qui fait pétille et ta créativité et ta multipotentialité, et je conclue par une citation de Ram Dass, nous souffrons seulement parce que nous avons oublié qui nous sommes. A bientôt, ciao !