Speaker #0Hello ! Je suis Charlee et bienvenue dans Walk With Me ! Aujourd'hui on va parler d'un truc qui me tient vraiment à cœur et j'en suis sûre ça va résonner chez toi si tu es multipotentiel, atypique, un peu en dehors des cases, c'est nos fameux ratés ! Alors ça va être autant les petits ratés où on se dit ah bah mince j'ai un peu foiré ça, que les grands ratés où on avait l'impression d'avoir tout gâché, où on se plante complètement avec des conséquences concrètes sur notre vie perso ou sur notre carrière. Et bien aujourd'hui, on va voir que tes échecs, c'est des trésors qui peuvent te montrer le chemin et devenir tes plus grands super pouvoirs. Que chaque fois que tu te plantes, tu fais une mini révolution. Et on verra comment cette culture française du échouer c'est la honte nous sabote complètement notre potentiel créatif et comment on peut dépasser et transformer ça. Parce que moi tu vois, mes plus beaux ratés, ils ont littéralement transformé ma vie. Et je pense que ça peut être pareil pour toi si tu décides de changer ta perspective sur l'échec. Et c'est ce qu'on va faire ensemble aujourd'hui, on va déconstruire cette peur de l'échec. Ce gros épouvantail. terrifiant et hostile qui nous paralyse. Dans cet épisode, je vais te donner des outils concrets pour transformer tes ratés en tremplin, même rétroactivement, oui oui. Et tu vas voir que ton identité, elle n'est pas définie par ton dernier échec ou ton dernier succès. Et heureusement. À la fin de l'épisode, je vais te proposer une mise en pratique concrète autour de ça. Juste avant, il y aura évidemment la méditation thématique. Et comme d'habitude, on va commencer par se plonger dans le sujet. Tu viens avec moi ? Alors avant tout, et pour qu'on soit bien sûr de parler de la même chose, je te propose de définir l'échec. Selon le Larousse, un échec c'est résultat négatif d'une tentative d'une entreprise, manque de réussite, défaite, insuccès. Revers, subir un échec. Synonyme, faillite, fiasco, four, veste. Contraire, réussite, succès, victoire. Voilà, alors ça nous dit quoi ce résultat négatif ? Selon qui, selon quoi ? Je vais te dire, la plupart du temps, on appelle un échec, ce qui ne correspond pas à nos attentes initiales. Tu lances un projet et ça marche pas comme prévu. Échec. Tu postules pour un job et tu l'as pas. Échec. Tu essayes une nouvelle approche créative et le résultat est pas du tout ce que t'avais imaginé. Échec. Mais moi je te propose de redéfinir l'échec comme ça. Un échec c'est juste un résultat différent de celui qu'on attendait, qui nous donne des informations précieuses sur nous, sur le monde, sur ce qui fonctionne ou pas. Alors oui, on sait bien que certains échecs ont des conséquences plus lourdes que d'autres. Perdre son job quand on a des factures à payer, c'est pas la même chose que rater sa tatatatin. On est d'accord. Et de la même façon, planter sa boîte quand on a un statut social élevé et un patrimoine familial, économique et socio-culturel, c'est pas la même chose que de le faire sans filet de sécurité. Un petit clin d'œil à nos amis de la Silicon Valley qui souvent ne prennent pas ça en compte dans leur théorie. C'est hyper important de reconnaître ça et de pas décorréler la notion d'échec des dynamiques systémiques qui l'accompagnent aussi. Donc l'échec, il a des degrés et des conséquences différentes, c'est sûr, et c'est d'autant plus intéressant de s'y préparer et de savoir comment l'appréhender. Parce que souvent, l'intensité de notre souffrance face à un échec, elle est directement liée à nos attentes et à ce qu'on a projeté sur notre mission. Plus on s'était attaché à un résultat précis, plus ça nous fait mal quand ça se passe pas comme prévu. Et c'est là que le reframing, ça devient super magique. Parce que même dans les échecs les plus douloureux, il y a toujours quelque chose à apprendre et une redirection possible. On peut se l'autoriser, et on peut se l'autoriser en conscience surtout. Mais avant d'aller toucher au reframing, le reframing c'est appréhender une situation sous un angle différent, on va commencer par déconstruire un truc ensemble. Dans notre culture française, on a cette espèce d'obsession de ne pas se tromper. À l'école, on nous apprend qu'il faut avoir la bonne réponse du premier coup, sinon c'est rouge, c'est une faute, c'est mal. Et ça, c'est le début d'une construction qui est dangereuse et, si tu veux mon avis, un peu bancale. C'est celle qui relie l'échec à la honte. Et la honte, elle fait trembler toutes les fondations mêmes de notre identité, puisqu'elle nous raconte qu'on est intrinsèquement défaillant ou défaillante. On l'a vu dans l'épisode précédent sur l'estime de soi. Donc on associe les idées et les ressentis, et on crée ce lien solide. échec égale honte, échec à fuir et qu'est-ce que ça fait ? Ça nous crée une peur d'essayer, d'oser, une immobilité qui nous dit que nos rêves sont bien conditions dans notre tête, mais hors de question de les sortir de là, parce que se planter, c'est non. Mais tu vois, rien qu'aux Etats-Unis, par exemple, c'est complètement différent. Là-bas, si t'as jamais échoué, ça veut dire que t'as jamais pris de risque, et ça, c'est un peu chelou. Dans la Silicon Valley, justement, j'en parlais tout à l'heure, mais ils ont cette expression « fail fast, fail often » . Échoue vite, échoue souvent. Parce qu'ils ont compris un truc qu'on a du mal à intégrer ici parfois, c'est que l'échec c'est le meilleur moyen de grandir et d'avancer. Elizabeth Gilbert dans Big Magic, un de mes livres préférés, elle explique très bien que la créativité, elle s'en fout de nos résultats. Elle, ce qu'elle veut, c'est qu'on ose, qu'on essaye, qu'on se lance même si on n'est pas sûr. Et oser essayer quelque chose dont on n'est pas sûr dans un monde qui nous demande constamment d'être en maîtrise, de contrôler, d'être sûr de nous, d'être productiviste à fond, dans ce monde-là, oser prendre le risque d'échouer, c'est un vrai acte de rébellion. et c'est aussi la preuve d'un grand courage. Dans la culture du cringe où avoir l'air blasé c'est plus cool qu'être enthousiaste, échouer c'est savoir que t'as été cette personne méga badass qui a osé faire un pas vers ses rêves et vers ses envies. Qui est sorti de sa zone de confort ? Napoleon Hill qui était un auteur de développement perso et pro américain méga old school, il est mort en 70 pour te donner une idée. Dans son livre culte qui s'appelle Think and Grow Rich, il écrivait un truc toujours aussi vrai aujourd'hui, chaque échec apporte avec lui la graine d'un succès équivalent. Et les personnes qui ont réalisé des projets à impact puissant te le diront toujours. Ton échec, il n'est pas vide, creux ou inutile. Il est plein d'apprentissages, plein de croissances, plein de possibilités. Il porte la graine qui fera pousser tes accomplissements de demain. Et on peut le prendre de façon plus légère aussi, hein. Pas se prendre tout le temps au sérieux, moi j'adore cette phrase légendaire des Shadoks, plus ça rate, plus on a de chances que ça marche. C'est dans un épisode où les Shadoks sont en train de construire une fusée. Et ils savent que la fusée a une chance sur un million de décollés. Donc ce qu'ils font, c'est qu'ils essayent de le faire rater le plus possible. 999 999 lancements. pour pouvoir en lancer un millionième qui, statistiquement, devrait fonctionner. C'est très drôle, c'est une démonstration par l'absurde, mais cette démonstration, elle contient aussi une vérité. C'est que chaque échec, il élimine quelque chose qui ne fonctionne pas, et il te rapproche de ce qui va fonctionner. Et là, on touche à quelque chose d'hyper important en coaching, la différence entre qui tu es et ce qui t'arrive. C'est le fameux reframing. C'est aussi simple que ça. Ton identité, elle n'est pas ton dernier projet qui a foiré. Elle n'est pas ce job que tu n'as pas eu. Elle n'est pas cette relation qui s'est mal passée. Et comme l'exemple est souvent plus parlant que la théorie, je vais te parler de plusieurs personnes qui ont essuyé des gros échecs avant de pouvoir savourer des grandes réussites. Et ces échecs, ils ont fait partie intégrante de leur chemin. D'abord, on peut parler de RuPaul. RuPaul a galéré pendant des années. Il a vécu dans sa voiture, il a été viré de la belle à cause de ventes pas assez nombreuses, il a été en précarité financière pendant des années, ce qu'il pouvait vivre comme un échec, mais il n'a jamais confondu ses échecs temporaires avec sa valeur en tant que personne. Aujourd'hui, il a révolutionné la culture mainstream, la culture du drag, il a inspiré des millions de personnes, et on n'oublie pas son mantra, If you can't love yourself, How the hell are you going to love somebody else ? Si tu ne peux pas t'aimer toi-même, comment diable va tu aimer quelqu'un d'autre ? Je peux te parler aussi de Roxane Gay, avant d'être connue pour son best-seller Bad Féministe, on lui a refusé des dizaines de manuscrits, et ça a même fini par la faire douter de sa légitimité littéraire. Elle a été recalée par plusieurs programmes universitaires, elle a dû se construire son chemin hors des voies classiques, parce que son oeuvre était jugée trop personnelle, trop radicale, et pourtant c'est précisément grâce à ça qu'elle a fini par ouvrir toute une nouvelle voie littéraire pour l'expression des expériences marginalisées. Malgré ses échecs, elle a appris, elle a persévéré et elle a une raison de le faire. Mais là, tu vois, avec mes exemples, tu peux penser que l'échec n'a de valeur que s'il est un tremplin vers une réussite sociale et une reconnaissance mondiale, parce que je te donne des exemples qui ont eu vraiment ce succès social aussi. Et rassure-toi, c'est pas du tout l'idée, et on l'a vu dans l'épisode 2 avec l'exemple de Jim Carrey, la réussite sociale, c'est souvent un piège addictif et les échecs peuvent justement les aider à la remettre à sa juste place. Et je vais te parler d'ailleurs d'exemples plus proches de moi. Dans le monastère bouddhiste où je pratique régulièrement, on a plusieurs monastiques qui sont arrivés par cette voie par des moments d'échec. Ces moments d'échec ont créé un vrai désespoir Et face à ce désespoir La pratique de la pleine conscience a été une porte de sortie salutaire et une façon vraiment nouvelle de voir la vie et de grandir. Et c'est comme ça que beaucoup de personnes choisissent de devenir monastiques pour trouver leur bonheur autrement, sans attente, mais dans chaque moment. Ça leur ouvre une voie vers une nouvelle compréhension de la vie. Et tu vois, moi, c'est grâce à mes échecs et à mon méga burn-out que j'ai rencontré cette pratique et le trésor qu'est la pleine conscience. Et je suis tellement reconnaissante, parce que ça m'a permis aujourd'hui d'être tellement plus heureuse et épanouie que je l'aurais été si je n'avais pas fait cette rencontre. Les échecs peuvent apporter ton plus grand bonheur sous des formes hyper variée et hyper inattendue. Mais on doit aussi redéfinir ce que c'est pour nous la réussite. Pour moi, la réussite, c'est trouver son bonheur, trouver sa paix, sa créativité, et contribuer au monde positivement, que ce soit à mon entourage direct, ou plus largement, diffuser un maximum de ce que j'ai pu apprendre pour l'apporter aux autres et les accompagner sur leur chemin. Et dans chaque échec, je sais que je peux trouver une leçon qui peut transformer ma vie pour le meilleur. Ça, j'en suis convaincue. Et c'est pas étonnant, parce que quand tu échoues, ton cerveau, il se met en mode update, il analyse ce qui s'est passé, il intègre des nouvelles informations, il crée des nouvelles connexions. Mais attention, il y a plusieurs conditions que tu dois créer pour ça. Dans une recherche publiée en 2022, deux chercheuses, Lauren S. Grace Winkler et Ayelet Fishback, ont démontré qu'apprendre de l'échec, ça peut être compliqué. Parce que émotionnellement déjà, on trouve l'échec menaçant pour notre ego. Et on a des barrières émotionnelles et cognitives qui vont se mettre en place face à un échec. Donc on a tendance à détourner le regard, à pas vraiment regarder notre échec pour protéger notre estime de soi. Et c'est encore plus subtil au niveau cognitif. L'information que tu obtiens par l'échec, elle est moins directe que l'information obtenue par le succès. Donc ça peut être plus difficile pour toi à décrypter. Quand tu réussis, c'est hyper simple, bah ok, ça marche, bah je fais pareil. Quand t'es chou, ça peut être un peu plus flou. Mais où je me suis plantée ? Qu'est-ce qui s'est mal passé ? Mais la bonne nouvelle, c'est que ces chercheuses ont montré que quand on surmonte ces barrières consciemment, donc quand on accepte de regarder notre échec avec curiosité plutôt qu'avec le spectre de la honte, quand on prend le temps de décortiquer ce qui s'est passé au niveau émotionnel et au niveau cognitif, là, on peut vraiment créer de nouvelles choses à partir de ces échecs. C'est aussi vrai dans la créativité. Du Lac-Ameron, dans The Artist's Way, elle en parle très bien. Nos échecs créatifs, ils sont super importants. Parce qu'ils ont la capacité de nourrir notre artiste intérieur. Ils lui donnent de la matière, de l'expérience, de la profondeur. Mais encore faut-il qu'on accepte consciemment les émotions qui vont avec l'échec et qu'on décide de travailler activement à leur transformation comme apprentissage. Moi je peux te parler de mes plus beaux ratés. Et je pense que c'est important de le faire parce que j'en parlais plus haut, parfois on n'arrive pas trop à s'identifier à ça. Tu vois moi cette fois par exemple où j'ai pas eu mon année de médiation culturelle parce que je pensais que je pouvais valider des diplômes sans aucun travail personnel, bah ça m'a vraiment appris à travailler quand je veux quelque chose. Et ça a changé ma perspective sur le travail. Ou quand j'ai mis trois ans à vendre mon fonds de commerce parce que j'étais butée comme pas possible sur les conditions, ce qui au final m'a fait perdre honnêtement tellement de temps, d'argent, d'énergie. Quand j'ai pas écouté mon intuition sur des recrutements aussi, j'ai laissé le mental diriger et ça m'a... explosé à la figure, mais plus d'une fois, t'imagines même pas les histoires que j'ai vécues. Honnêtement, je pense que j'ai accompli beaucoup dans ma vie et j'en suis heureuse, mais alors qu'est-ce que je me suis plantée ? Combien de moments de colère, de désespoir, de frustration, surtout avant de découvrir les pratiques de pleine conscience qui font que maintenant j'ai une vision de la vie totalement différente et une gestion de mes émotions qui n'a plus rien à voir, mais ça ne veut pas dire que je ne suis pas encore en train d'essuyer des échecs régulièrement. Mais aujourd'hui, je sais que ces erreurs m'ont tellement appris. Mais justement, elles m'ont appris que j'avais besoin d'être plus ouverte, moins têtue. d'arrêter de m'accrocher aux attentes et aux résultats que je voulais exactement, précisément, comme je le voulais. Et elles m'ont appris l'humilité. Parce que je peux te dire que tout ça, ça te remet l'unité en place. Bref, mes erreurs, elles sont précieuses. Et youpi, tralala, je continue à en faire tous les jours. Et c'est cool, parce que ça veut dire que je grandis et que j'avance. Et franchement, le jour où je considérerai que je ne fais plus d'erreurs, il faudra honnêtement que je m'inquiète. Parce que ça voudra dire soit que je ne prends plus aucun risque dans ma vie pour faire des choses qui me tiennent à cœur, soit que je me suis complètement endormie et que j'apprends plus rien de nouveau, soit encore... que je pense que je suis un être supérieur qui ne peut plus se tromper. Et franchement, je ne souhaite aucune de ces trois possibilités. Et d'ailleurs, dans son livre The Code of the Extraordinary Mind, l'auteur Vishen Lakhiani, il dit que les gens extraordinaires ont tous un point commun, c'est qu'ils ont échoué plus souvent que les autres. Parce qu'ils ont osé plus souvent que les autres. Et moi, je te dis ça aujourd'hui, ose, fais-le, prends le risque d'échouer. C'est comme ça que t'apprends que tu grandis. Et c'est pas si grave d'échouer, même si c'est public, et même si parfois tu peux te dire que c'est la honte, que c'est humiliant, mais... tu peux dépasser tout ça et tu peux le transformer comme on vient de le voir. Et d'ailleurs, si tu veux des exemples, il y a ce podcast français qui s'appelle La Leçon, dans lequel l'animatrice Pauline Grisonni invite des personnalités dans plein de domaines différents, en trombotaria, art, cuisine, qui racontent l'histoire d'un de leurs échecs et ce qu'elles ont pu en apprendre. Et ça te permet de voir comment les plus grands échecs peuvent être à l'origine des plus grandes réussites de façon très inattendue parfois. Parce que quand on est en plein dedans, quand tu viens de rater un examen ou te faire virer, tout a tendance à être très sombre et négatif. Alors qu'avec le recul, tu pourras sûrement y trouver le cadeau. Et en entraînant ton esprit, tu peux même trouver le cadeau potentiel avant ou pendant ce que tu considères être un échec. Peut-être que cet examen raté va te permettre de te réorienter, que ce licenciement va t'ouvrir la voie vers un chemin tout nouveau que t'osais pas imaginer. Peut-être que tu vas te faire larguer et ça va te donner envie de faire le voyage qui va changer ta vie et t'aider à te retrouver. Oui, je pense à moi, je prie, aime. C'est ça qui est magique, c'est que les coups durs, c'est souvent nos plus beaux tremplins. Traverser pour de vrai, pleure si t'en as besoin, laisse la colère, la frustration te traverser et occupe-toi avec amour de ses émotions. Mais garde à l'esprit que ce moment difficile il sera peut-être l'un des plus importants dans la construction de ton bonheur futur. Et pour t'accompagner dans cette nouvelle vision de l'échec, je te propose de prendre un moment ensemble pour intégrer tout ça dans ton corps. On est parti pour la méditation du jour. Je t'invite à t'installer confortablement, à fermer les yeux si tu le souhaites, et à te préparer pour un voyage intérieur. Prends une première grande inspiration, lente, profonde, et relâche complètement sur l'expiration. Tu commences à te détendre. Maintenant, ressens bien tous les points de contact avec ton corps, avec ta chaise, ton canapé, le sol. Que tu sois assis, assise, allongé. Ressens cette connexion, cet ancrage. Tu es en sécurité. Tu prends ce moment pour toi, ici et maintenant. Prends une nouvelle inspiration et sur ton expiration, laisse tes épaules se détendre complètement. Inspire à nouveau et sur ton expiration, relâche ta mâchoire, ton front, ton visage. Porte maintenant ton attention sur ta respiration, naturelle, tranquille. Sans rien forcer, juste observe-la. Observe ce va-et-vient de la respiration qui te traverse. Et maintenant, imagine-toi dans la nature, les pieds nus, sur la terre, sur l'herbe, sans cette nature sous tes pieds, cette terre riche, nourrissante. Et imagine que tu deviens comme un arbre. Imagine des racines qui partent de tes pieds et qui s'étendent doucement dans cette terre. Inspire maintenant et sur ton expiration, pense à un de tes échecs récents. Aucun jugement ici. Cet échec, tu vas pouvoir l'observer, avec curiosité. Comment il se manifeste dans ton corps ? Où est-ce que tu ressens cet échec ? Tu peux lui donner une couleur, une texture, une forme, le visualiser quelque part dans ton corps. Maintenant, imagine que cet échec... Ce moment difficile, cette épreuve, c'est comme une graine que tu places délicatement dans cette terre nourrissante à tes côtés. Cette graine, pour grandir et devenir un magnifique arbre, elle doit d'abord accepter de se casser, de se fendre pour laisser sortir la petite pousse de la possibilité. Inspire la possibilité. Expire la résistance. Inspire l'apprentissage, expire le jugement. Laisse tes racines puiser dans cette terre tout ce dont tu as besoin pour grandir. Visualise maintenant cette petite pousse qui sort de ta graine et échec. Elle grandit, elle devient plus forte, plus belle. Et au fur et à mesure, elle s'intègre à ton tronc, à tes racines. Vous ne faites qu'un. Cet échec t'a nourri, il t'a fait grandir, il est avec toi, il t'accompagne. Sans cette force nouvelle qui monte de tes racines vers tout ton être, cet échec te consolide, te fait grandir, évoluer. Cet échec, il t'a donné les ressources, des ressources que tu ne connaissais pas jusqu'à présent. Prends une dernière grande inspiration, et sur ton expiration, envoie de la gratitude à tous tes échecs passés. Ces échecs t'ont mené exactement là où tu dois être aujourd'hui. Et quand tu es prête ou prêt, ramène doucement ton attention dans la pièce. Ici, maintenant. Commence à bouger tes orteils, tes doigts, à t'étirer et quand tu le souhaites tu peux rouvrir les yeux. Ouh ! Bienvenue ! T'es de retour dans ton espace, et alors maintenant on va passer à l'action. Oui, parce que tu sais que chaque semaine je te propose concrètement d'expérimenter avec le sujet de l'épisode de podcast, et cette semaine je te propose un exercice de reframing d'un échec. Je vais t'inviter à choisir deux échecs. Un récent, quelque chose qui est encore douloureux pour toi. Et un plus ancien, que tu as aujourd'hui complètement intégré, mais quelque chose d'important, pas un petit échec. Sur une feuille ou dans ton téléphone, je préfère toujours que ce soit sur une feuille parce que l'écriture à la main est plus efficace que l'écriture digitale, mais je te propose de lister 5 cadeaux que cet échec t'a apporté. D'abord l'échec ancien, il va t'aider à faire cet exercice pour l'échec plus récent. Ça peut être des compétences, des connexions, de la résilience, de l'humilité, une redirection vers quelque chose de mieux, vraiment creuse. 5 cadeaux de ton échec le plus ancien. Une fois que tu as fait ce travail, tu vas pouvoir lister 5 leçons concrètes que cet échec t'a enseigné. Pareil, l'échec ancien, puis l'échec le plus récent qui est encore douloureux. Qu'est-ce que tu ferais différemment maintenant ? Qu'est-ce que tu as compris sur toi, sur les autres, sur ta vie ? Qu'est-ce que tu peux en retirer ? Une fois que tu as identifié ces cinq leçons de ton échec ancien et du plus récent, tu vas pouvoir pousser l'exercice. Alors, c'est optionnel, mais c'est vraiment efficace et je te le conseille. Et écrire une courte lettre de gratitude à ton échec. Remercie-le pour ce qu'il t'a apporté. Ça peut paraître chelou, mais je t'assure, c'est une bonne façon d'intégrer vraiment cet apprentissage. Fais-le pour ton échec ancien et pour ton échec récent aussi, évidemment. Et dis-lui merci. Dis-lui merci et liste bien les cadeaux et les leçons que tu as pu en retirer. Si tu te sens à l'aise, Tu peux partager un de ces échecs, que ce soit sur tes réseaux sociaux ou avec une personne de confiance, quelqu'un de proche à qui tu as envie d'en parler, et montrer comment cet échec t'a fait grandir. Comment ces échecs t'ont fait grandir. Tu verras, c'est hyper libérateur et ça peut vraiment aussi inspirer et déculpabiliser les autres. Et là, tu retrouves aussi ta place dans un écosystème, dans ce lien qu'on a avec tout. les gens autour de nous. Et envoie-moi tes découvertes si tu le souhaites. Moi, j'adore savoir comment vous expérimentez avec vos défis créatifs. Et ça me fait toujours plaisir d'avoir des nouvelles des personnes qui écoutent ce podcast. Cet exercice, il est précieux. Il peut être hyper efficace. Et je te conseille de le faire à chaque fois que tu traverses un échec. On arrive à la fin de cet épisode et j'espère vraiment qu'aujourd'hui, tu repartiras avec une nouvelle relation à tes échecs. Parce que Tu sais ce que c'est la vraie révolution ? C'est de ne plus avoir peur d'essayer. Comprendre que ton échec d'aujourd'hui, c'est peut-être le tremplin vers ta plus belle réussite de demain. Dans notre société de l'image parfaite des réseaux sociaux, où tout le monde semble avoir sa vie en main, savoir exactement ce qu'il, elle ou fait, où on va, et ne jamais vivre d'échec, oser montrer ses failles, ses apprentissages, ses erreurs, c'est loin d'être anodin. C'est dire aux autres, moi aussi je galère, moi aussi j'apprends, et c'est cool. C'est aussi pouvoir créer des liens plus authentiques, parce qu'ils sont plus sincères. Des liens où tu ne parles jamais de tes échecs, qu'est-ce qu'il raconte sur toi. Cette semaine, paix avec tes échecs. Ils sont comme des badges d'honneur, ils prouvent que t'oses vivre pleinement, ils prouvent que t'as osé essayer. Avoir le courage, la vulnérabilité de le faire. Parce que la seule façon de jamais échouer, c'est de jamais tenter. Et rappelle-toi, tu n'es pas ton dernier échec. Tu n'es pas ton dernier succès non plus d'ailleurs. T'es quelqu'un qui grandit, qui apprend, qui ose. Et ça, c'est merveilleux. Si ce podcast t'a plu, n'oublie pas de t'abonner, de lui mettre 5 étoiles sur les plateformes et de me rejoindre sur Instagram. Ça m'aide vraiment à faire grandir cette communauté de multipassionnés, d'atypiques, de sensibles engagés. Et pour répondre à vos demandes, les références de ce podcast et les liens vers mes plateformes sont listées dans la description si t'as envie d'explorer le sujet un peu plus en profondeur. Et je conclue aujourd'hui avec cette citation de Adrienne Marie Brown dans son livre Emergent Strategy, un livre engagé sur le changement social. Elle y nomme comme un des principes de base du changement Never a failure, always a lesson Jamais un échec, toujours une leçon. Alors accepte la leçon avec amour et laisse-toi guider par tes échecs. Tu verras, c'est révolutionnaire. Je suis Charlee et tu viens d'écouter World Cuisine. A bientôt, ciao !