Speaker #0Hello et bienvenue à nouveau dans Walk With Me, le podcast de la transformation personnelle au service du collectif. Oui ça a un peu changé ici, je vais vous raconter. Il y a quelques mois en juin, je roulais vers une retraite de pleine conscience et j'ai eu cette sensation un peu bizarre. C'était un peu comme une pièce qui manquait au puzzle. Et cette pièce elle vient tout remettre en place et on en parle ensemble aujourd'hui. Alors oui, nouvelle année, nouvelle saison pour ce podcast, nouvelle direction. Quel bonheur de vous retrouver, de se retrouver ici après une pause de plusieurs mois. Je sais pas vous mais ici, l'année 2025 a été surprenante, intense et pleine de remises en question. Alors j'ai fait une pause, une pause dans ce podcast mais aussi une pause dans mon activité pour expérimenter, réfléchir, tester. Alors ça a été beaucoup de doutes, plein de joie, des moments de... Eureka, mais bien sûr à répétition. En 2025 aussi je me suis entourée. J'ai travaillé avec des esprits brillants pour m'aider à avancer sur mon chemin. Parce que si je crois en quelque chose c'est bien ça. On n'est pas des îles et on a besoin du soutien des autres pour avancer. Et quand on est coach, quand on a tous les outils, c'est facile de se dire qu'on peut tout faire seul. Mais en réalité rien ne vaut la collaboration. Et cette année, cette année me l'a vraiment encore confirmé. Et si j'ai décidé de m'entourer, c'est parce que j'ai réalisé, un jour de juin en route vers une retraite de pleine conscience, que quelque chose dans mon engagement manquait. Que ce soit dans mon activité de coach, comme dans mon podcast, j'adorais ce que je faisais, mais il y avait comme une pièce manquante au puzzle. Et cette pièce, c'était la certitude que l'évolution personnelle ne peut pas se décorréler de l'évolution collective. 2025, au niveau global, ça a été aussi une année de violence systémique où le monde nous a de nouveau offert un spectacle de plus en plus décomplexé de racisme, sexisme, transphobie, autoritarisme, capitalisme débridé, d'horreur en absurdité. On avait vraiment de quoi rester sans voix cette année. Alors comme d'habitude, je me suis interrogée. Est-ce que je fais assez ? Quelle est ma contribution à ce monde et qu'est-ce que moi, je veux et je peux apporter ? La créativité, elle fait partie, j'en suis convaincue, de la solution pour transformer nos réalités et nos systèmes. Mais une créativité sans conscience, quel sens est-ce qu'elle a ? La créativité peut servir à détruire des écosystèmes, à inventer des technologies de plus en plus addictives, à hacker les cœurs et les cerveaux, parce qu'il en faut de la créativité pour concevoir les armes de guerre intellectuelle et physique qui défilent et qui s'amplifient depuis des années devant nous. Alors la créativité, elle ne suffit pas, elle ne suffit plus. Et la pleine conscience alors ? Et la recherche du bonheur à chaque pas ? Eh bien, j'ai vu beaucoup d'illusions du bonheur se jouer devant moi sur les réseaux sociaux et ailleurs. de l'utilisation dévoyée de la spiritualité dans un but complètement mercantile, même si c'est parfois fait et je pense sincèrement avec la meilleure des volontés. Mais quand on pense les limites à poser comme une excuse à l'individualisme extrême, quand on pense l'abondance pour soi, sans conscience écologique ou sociale, quand on décide d'ignorer les conséquences de nos modes de vie dans un système profondément inégal, qu'est-ce qu'on construit ? Quel est le sens de la paix intérieure et du bonheur si on ne le met qu'au service de nous-mêmes ? C'est aussi oublier la nature profondément interconnectée de chaque chose. On peut ignorer sciemment les souffrances qu'on cause, et dans une certaine mesure honnêtement on le fait toutes et tous, ne serait-ce qu'en utilisant nos ordinateurs portables et nos téléphones, mais en réalité quelle forme de bonheur est-ce qu'on crée si le sens de notre vie ne va pas vers une diminution de ces souffrances pour le monde ? Alors c'est une pente glissante, parce qu'elle peut mener comme elle l'a fait pour moi, et peut-être pour vous aussi, à un besoin de pureté militante tel qu'il conduit nécessairement au burn-out et à la dépression, à se sentir responsable de tout ce qui nous fait souffrir. de toutes les souffrances du monde, à se sentir condamné, à ne jamais faire assez, ne jamais être assez. En parallèle j'ai aussi assisté à énormément de coach bashing et de spiritual bashing, rejetant toute connexion à notre intériorité et à nos spiritualités, les considérant comme rien de plus que des délires new age inventés pour faire chauffer la planche à billets. C'est un procès qui pour moi traduit la profonde déconnexion de notre société à ce lien qui est précieux, indispensable à l'invisible. Celui grâce auquel on se sent ressourcé dans la nature, Celui qui nous fait avoir une connexion instantanée avec une personne ou une œuvre d'art. Celui qui nous tord les entrailles sans qu'on puisse vraiment se l'expliquer intellectuellement. L'invisible qui peut aussi nous dire ce qui est juste pour nous quand on apprend à le décrypter. Et ça peut être aussi simple que de comprendre comment une émotion s'exprime dans notre corps par exemple. Cette déconnexion nous fait du mal, que ce soit individuellement ou collectivement. Et puis opposer l'intellectuel à l'intériorité et au spirituel, c'est une trend qui est bien vivante. Là où au contraire la science pure nous invite... à considérer toute hypothèse comme une réalité potentielle. Impossible peut en quelques siècles devenir une réalité scientifique démontrée. Oui, la Terre est ronde et tourne autour du Soleil, on le sait maintenant. Mais le doute n'a pas sa place dans un monde qui considère l'humilité comme une faiblesse. Pourtant, je ne sais pas vous, mais moi, il y a beaucoup de choses que je ne sais pas et que je ne saurais certainement pas de mon vivant. Il y a aussi beaucoup de choses que je sais, et spécialement en tant que mentor en leadership régénératif. Ça, c'est mon métier en dehors du podcast. Par exemple, je sais grâce au CNRS qu'il est prouvé que la méditation agit directement sur notre stress. Je sais aussi que 80% des dirigeants et des dirigeantes coachées rapportent une confiance en elles et eux accrue et que 73% disent avoir de meilleures relations interpersonnelles. Je sais dans l'entrepreneuriat que les entreprises créatives ont une fois et demie plus de chances d'être les leaders de leur secteur. Mais il y a aussi tellement de choses que j'ignore. Et plus j'apprends, plus j'ai conscience de mon ignorance, de notre ignorance. Parce qu'il y a tellement de choses qu'on ne comprendra certainement jamais. Mais est-ce que ce n'est pas là aussi la beauté de notre humanité ? Alors ce que je vous propose, c'est un instant de revenir à notre corps pour ressentir tout ça et de respirer en conscience. Et juste pour faire une pause dans ce podcast, je vous invite à prendre une grande inspiration par le nez Et à inspirer lentement par la bouche. Encore une fois, on inspire. Et une expiration pour bien revenir à notre corps. Ah, ça fait du bien ! Ok, je reprends. Ça peut être difficile de s'engager, c'est ça que je voulais vous dire, quand on n'a pas de réponse toute faite à toutes les questions qu'on peut se poser et les questions qu'on peut nous poser aussi. Et pourtant, moi je pense que c'est indispensable de faire de la place Pour des engagements qui sont pluriels, imparfaits, créatifs, vibrants, trouver l'équilibre ça peut être le plus grand des challenges. Faire sa part, rester en conscience, ne pas se fermer aux souffrances. Et avec autant de puissance, cultiver la joie, le bonheur, l'amour de soi, la créativité, les moments simples, s'autoriser des ambitions personnelles et collectives puissantes et l'accès à l'abondance matérielle utilisée en conscience. Choisir ce à quoi on contribue. Transformer ses idéaux parfois, c'est inévitable pour moi avec une conscience écologique et sociale. On n'a plus les mêmes rêves. Et c'est bien, c'est positif. Et c'est pourquoi moi, personnellement, en 2026, j'ai décidé de me concentrer en particulier sur l'accompagnement des femmes et des personnes queer. Celles et ceux qui se contorsionnent en permanence pour répondre aux attentes qu'on leur impose, qui n'osent pas prendre leur place ou avoir des ambitions grandioses pour leurs projets d'impact. C'est de vous, de nous, dont on a besoin à la table à laquelle les décisions se prennent. Et que tu sois entrepreneur, salarié, mais même en tant que citoyenne ou citoyen, dans nos vies personnelles, le changement, il vient de la pluralité de nos voix. Et pour l'obtenir, on doit savoir exprimer nos voix et parfois les imposer quand ça ne nous est pas donné. En prenant cette décision pour ma vie professionnelle, j'ai fait un tour du côté des chiffres et j'ai été déçu mais pas étonné. Ces chiffres, ils parlent d'entrepreneuriat, mais reste avec moi, ils disent tout sur notre société et nous concernent toutes et tous. Écoute ça, les entreprises 100% féminines sont 4,3 fois moins financées que les équipes masculines. Et les femmes représentent 68% des effectifs salariés dans l'ESS, l'économie sociale et solidaire, qui est un secteur absolument sous-financé parce qu'il propose une économie plus juste et plus vertueuse. C'est une narration complètement différente. Et quand il s'agit d'entrepreneuriat, les entrepreneurs LGBTQ+, ça a été démontré, font face à des pratiques de prêts discriminatoires avec des taux d'intérêt basés beaucoup plus élevée et des critères beaucoup plus stricts. D'ailleurs, une personne LGBTQ+, sur deux, cache son orientation dans sa vie professionnelle par peur des conséquences que ça pourrait avoir. Alors aux discriminations externes, on va ajouter des mécanismes intérieurs similaires à ceux des femmes cisgenres chez les personnes queer, et ces limitations, elles impactent nos capacités d'agir, autant dans le domaine personnel que professionnel, que ce soit le sexisme intériorisé, le syndrome de l'imposteur amplifié ou l'auto-limitation des ambitions et la délégitimation constante. Alors Mona Chollet nous l'a montré à une grande échelle et avec un livre très grand public dans Sorcière. L'histoire, elle a été marquée par un rapport très guerrier qui s'est développé tant à l'égard des femmes que de la nature. Et cette culture patriarcale, elle valorise la certitude absolue, la domination et la violence comme définition de la masculinité. Elle a façonné nos organisations, nos structures de pouvoir, notre façon même de concevoir le leadership. Elle nuit à tout le monde et elle nous prive d'une existence de connexion, de collaboration, de joie. Mais on peut réinventer tout ça ? On peut inventer un monde, imaginer un monde qui fait place aux doutes créatifs, à la vulnérabilité consciente, à la force dans la collaboration plutôt que dans la domination. Qui que nous soyons, notre façon d'exister est politique. Ma pratique est donc passée de coach pour personnes multipotentielles et créatives à coach pour entrepreneurs, artistes et leaders engagés. Parce qu'on a des places privilégiées pour imaginer un monde nouveau. Connaître l'oppression, c'est potentiellement pouvoir imaginer des moyens d'inventer des systèmes plus justes. Marie-Éloi nous l'explique dans son livre « Les femmes sauveront-elles le monde ? » Les résultats sont systématiquement meilleurs quand les femmes sont à la table des décisions. L'ONU le confirme, entre 1992 et 2019, donc ça fait quand même presque 30 ans d'études, les femmes représentaient seulement 13% des négociateurs et 6% des médiateurs dans les processus de paix. Et pourtant, les recherches prouvent que les accords de paix ont plus de chances d'aboutir et d'être durables quand des femmes participent aux négociations. Plus il y a de mixité, plus l'environnement est protégé, plus la paix est durable et plus l'économie est adaptée aux enjeux. S'engager pour moi c'est réinventer, c'est incarner un nouveau leadership, c'est se donner les moyens de ses ambitions pour transformer nos systèmes. Et ma vocation aujourd'hui, c'est de proposer un mode de leadership qui profite à toutes et tous. Je le pense conscient, sage, ambitieux, efficace, humain, respectueux mais aussi fun et créatif. C'est la direction que prend mon entreprise, mais aussi ce podcast. Alors on y parlera toujours de créativité, de pleine conscience et d'évolution, mais au service du collectif et du monde qu'on mérite. Et ici, dans mes accompagnements, je m'adresse principalement aux entrepreneurs, aux artistes et aux leaders. Ce type de leadership et ce podcast s'adressent à toutes et tous, parce que c'est pas une affaire de titre ou de statut. C'est une philosophie de vie ancrée dans la justice climatique, sociale et l'interdépendance. Régénérer, c'est reconnaître qu'on fait partie d'un grand organisme vivant. que chaque geste compte. Que diriger une entreprise, animer un projet associatif, mener une initiative citoyenne, diffuser un projet artistique ou simplement cultiver sa propre conscience, tout ça, ça participe à la régénération du monde. C'est passer d'une logique d'extraction à une logique de soin, d'une posture de contrôle à une posture d'écoute, de la domination à la collaboration. Et on n'a pas besoin d'être PDG pour incarner ce leadership, on a juste besoin de décider que notre présence au monde sera régénératrice. Alors à l'aube de 2026, cette année pleine de promesses s'étalant devant nous en 12 bons mois bien joufflus, il est temps d'ouvrir un nouveau chapitre. Ou même d'écrire un nouveau livre. En tout cas on continue l'histoire. Et j'espère qu'on pourra l'écrire ensemble. Au confins entre pleine conscience, créativité, sensibilité, atypie et impact, il y a quelque chose d'extrêmement précieux. Et c'est notre flamme. Et moi je souhaite qu'on la fasse brûler ensemble. Et qu'on allume un grand feu de joie autour duquel on peut danser pour rappeler le nouveau monde. Parce qu'il est vraiment temps ! Vraiment temps. Bon, on va s'arrêter un petit instant parce que je vous ai dit beaucoup de choses et je sens qu'on a besoin de poser tout ça quelque part. Alors dans la version précédente du podcast j'avais un vrai temps de méditation et je vais le remplacer à présent par des petits moments de pleine conscience dans le podcast pour prendre le temps de s'arrêter dans sa vie quotidienne. Alors maintenant peu importe d'où tu écoutes ce podcast, que ce soit dans ton lit, en train de cuisiner, dans les transports, en faisant ton sport, je t'invite à faire une petite pause avec moi. Ferme les yeux si tu peux, sinon pose juste ton regard sur quelque chose de neutre ou quelque chose qui t'inspire. Inspire profondément, expire lentement et pose-toi cette question sans chercher de réponse immédiate. Quelle flamme est-ce que je veux faire brûler dans ce monde ? Reste un instant avec elle, laisse-la résonner en toi. Puis prends une dernière grande inspiration et à l'expiration reviens doucement ici avec moi. Merci d'avoir fait cette pause ensemble. J'espère que ça t'aura inspiré et que ça aura rallumé cette flamme qui est toujours en toi. Et pour finir ce podcast, je t'invite à une nouvelle version de notre rendez-vous qui passe du mental au concret et à l'action. Pour cette nouvelle peau de Walk With Me, le défi créatif se transforme. Désormais, je te propose l'invitation de la semaine. Aujourd'hui, cette invitation, ça va être de nommer ton ambition interdite. Cette semaine, je t'invite à faire un exercice tout simple mais qui peut révéler de nombreux trésors cachés à l'intérieur de toi. Prends un moment pour toi, quelques respirations, un carnet et réponds en toute sincérité. De toi à toi, à cette question. Quelle est l'ambition que je m'interdis d'avoir ? Celle que tu te refuses parce qu'elle te semble trop grande, trop égoïste, trop risquée, ou peut-être même pas assez utile socialement, valorisante, engagée, parfaite. Celle que tu n'oses même pas formuler à voix haute. Celle qui te fait peur autant qu'elle te fait vibrer. Je t'invite à l'écrire, à la nommer, à la faire exister. Parce que nos ambitions ce ne sont pas des trahisons, ce sont des boussoles. Et les ambitions qu'on s'interdit, elles nous parlent souvent de ce que le monde nous a appris à ne pas voir. Alors attention, nos ambitions, elles peuvent et doivent évoluer. Tout comme nos imaginaux. Parce que notre vision du succès évolue. Et ça c'est la plus belle chose qui soit. Alors cette semaine, ton invitation. Reconnais cette ambition. Accueille-la. Tu n'es pas obligé d'agir là-dessus maintenant. Mais au moins donne-lui le droit d'exister dans ton paysage. Et si tu veux, tu peux la partager avec moi en DM sur Instagram ou juste la garder précieusement pour toi. Mais surtout, arrête de te l'interdire. C'est pas un ordre, tu fais ce que tu veux. La semaine prochaine, on parlera de réinventer l'ambition. Comment créer nos propres définitions du succès dans un système aussi incertain et extractif ? Cet épisode, il sera pour toi si tu es un ou une entrepreneur engagée qui a du mal à trouver l'équilibre entre ses valeurs et ses ambitions. Mais aussi si tu es une personne sensible ou atypique qui souhaite avoir une vie différente des modèles de réussite classiques sans réussir avec le doigt sur les dissonances que tu ressens. Et enfin, si tu es une personne créative qui n'a pas forcément envie de choisir entre son engagement, sa vie intérieure et sa sécurité matérielle. Je te donne rendez-vous dans le prochain épisode de Walk With Me, le podcast de la transformation personnelle au service du collectif. A bientôt !