- Speaker #0
Bienvenue dans Wave, les elles de l'auto. Dans l'automobile, les véritables révolutions ne se cachent plus uniquement sous le capot. Elles prennent forme dans les usines, les ateliers, les bureaux et sur les circuits, grâce à des femmes qui osent, innovent et tracent de nouvelles trajectoires. Pourtant, pendant longtemps, cette filière a été perçue comme un univers très technique et masculin. Ce manque de modèles féminins visibles, alimentés par de nombreuses idées reçues, crée une barrière dès le plus jeune âge. Notre rôle est précisément de casser cette image, car pour se projeter dans un secteur, il faut avant tout pouvoir s'y reconnaître. Dans ce podcast, nous parlons de mixité, d'opportunités et d'avenir. Nous décryptons les métiers en pleine évolution, les compétences essentielles et la manière dont les entreprises pionnières ouvrent concrètement la voie à plus de mixité. Notre ambition ? Vous donner la preuve que, peu importe votre âge, votre histoire ou votre chemin professionnel, Vous aussi, vous pouvez le faire. Ce milieu est accessible à toutes celles qui souhaitent l'explorer, car oser, c'est déjà avancé. Envie de prendre le volant de votre carrière professionnelle et de contribuer concrètement au changement ? Pour cela, vous pouvez agir tout de suite. Si cette mission vous parle, aidez-nous à grandir. Laissez-nous un avis 5 étoiles et un commentaire sur votre plateforme d'écoute. C'est simple, mais c'est un pas essentiel. Regardez d'où nous venons. Le secteur est passé de 8% à 25% de femmes en quelques années. Alors si nous continuons à nous mobiliser, pourquoi pas viser les 50% ? Votre soutien fait de vous le moteur de cette accélération. Ne manquez rien, abonnez-vous au podcast Wave les elles de l'auto et rejoignez le mouvement. Nous rayonnons de Paris à Marseille en passant par Lyon et Bordeaux. Alors où que vous soyez, suivez nos actualités et avancez avec nous ! Bonjour à tous, l'année 2025 touche bientôt à sa fin, c'est bientôt les fêtes de fin d'année. Et si on commençait l'année 2026 avec une bonne résolution, oser faire du réseau. Aujourd'hui j'ai le plaisir d'accueillir Elisabeth Young, présidente de l'association Wave les elles de l'auto. Elisabeth s'engage en faveur de la mixité dans la filière de l'automobile et de la mobilité. Donc ensemble, on va parler un peu de réseau, comment on construit ce réseau, comment on fait évoluer ce réseau et comment aussi ce réseau peut nous faire grandir. Donc si vous êtes de l'automobile ou si vous êtes en reconversion professionnelle ou si tout simplement vous avez envie de rencontrer des personnes de l'automobile, cet épisode est fait pour vous. Aujourd'hui, c'est le lancement officiel du podcast Wave les elles de l'auto. Alors bienvenue à tous et c'est parti pour ce premier épisode. Bonjour Elisabeth.
- Speaker #1
Bonjour Sabrina.
- Speaker #0
Donc Elisabeth, peux-tu nous dire comment tu es arrivée dans le secteur de l'automobile ?
- Speaker #1
Alors pour moi c'était une opportunité en fait de carrière. Je voulais absolument travailler à l'étranger et je me suis retrouvée un jeune diplômé, toute fraîche sortie de ma région PACA d'origine à Birmingham qui était à l'époque donc le berceau de l'automobile anglaise. Et j'ai fait mes pas comme ça pendant un an en tant que stagiaire dans différents secteurs. Chez Rover, donc groupe automobile britannique qui a disparu depuis malheureusement. Et après l'Angleterre, je suis ensuite retournée en Europe, la vraie Europe on va dire, mais c'était avant le Brexit. Je suis retournée en Espagne et puis après en France où j'ai eu différents postes, toujours chez Rover. du stockage des pièces détachées, de l'activité pièce détachée de Rover. Voilà donc j'ai évolué comme ça et c'est un secteur que j'aime beaucoup. Je trouve qu'on a énormément de chance parce que les métiers sont très différents. Les personnes qu'on rencontre aussi sont passionnantes, très variées et en fait moi j'ai un message depuis c'est aux femmes, oser l'auto parce que la filière est très riche, on peut y faire carrière, il y a de belles opportunités et puis surtout... Comme ça manque de femmes, on a envie d'en avoir plus. Donc au niveau des ressources humaines, les entreprises de la filière cherchent des femmes.
- Speaker #0
Super. Et par rapport à ton parcours professionnel, comment tu as fait pour évoluer ? Parce qu'il me semble que ton dernier poste, c'était chez Dekra. Donc, comment tu as fait pour évoluer à chaque fois de changer d'entreprise plutôt ? Est-ce que ça a été par recommandation ?
- Speaker #1
Alors moi, je crois beaucoup aux opportunités et au réseau. Donc, c'est vraiment deux choses qui ont fait que ma carrière a décollé à un moment. Être au bon moment quand on a besoin de nous, mais avant, ça veut dire avoir bâti un réseau solide, se faire connaître. Avoir de la visibilité, c'est important pour que quand il y a un poste, quand il y a des opportunités, les gens pensent à nous. Donc vraiment deux choses, opportunité et réseau.
- Speaker #0
Surtout qu'on lève la main, on dit qu'on est là.
- Speaker #1
Ne nous oubliez pas.
- Speaker #0
C'est ça. Si tu retraces un petit peu ton parcours professionnel, qu'est-ce qui t'a manqué dans ton parcours ? Est-ce qu'il y aurait un moment donné, tu aurais eu besoin d'aide pour ta carrière ?
- Speaker #1
pas l'idée qu'il fallait se faire connaître, être visible. Donc je faisais mon travail très bien j'imagine, je vais me jeter des fleurs aujourd'hui mais je faisais mon travail et j'attendais un peu une reconnaissance et d'évoluer comme ça petit à petit et je me suis aperçue finalement que le réseau était important dans une entreprise, se faire connaître, montrer aussi ce qu'on avait fait parce que souvent on est un peu dans l'ombre au début d'une carrière. Donc, ne pas hésiter à communiquer sur ce qu'on a fait tout autour de nous et à tous les échelons. En fait, en parler à tout le monde. Et le réseau, c'est pas qu'à l'extérieur, mais aussi dans l'entreprise pour être au courant et être visible encore une fois.
- Speaker #0
à mettre un petit peu des pierres sur son chemin pour construire son réseau et le bâtir progressivement.
- Speaker #1
Voilà, et être à l'écoute aussi. Alors c'est vrai qu'on sait que les hommes savent très bien réseauter, sont au bon moment, au bon endroit. Les femmes un petit peu moins parce qu'une fois qu'elles ont fini leur travail, elles coupent et elles passent à leur vie personnelle plus facilement. Donc il ne faut pas hésiter dans son agenda à se mettre de temps en temps des petites... Des petites réunions, réseaux, rencontrer les gens, parler avec les gens. Et que ça devienne une habitude pour faire en sorte encore une fois que si on dit quelque chose, s'il y a une opportunité qui se dessine, on a déjà bien positionné nos billes ou nos petits cailloux pour pouvoir être au courant de ce qui se passe. Et puis après, bien sûr, c'est un travail de fond pour postuler, pour être vraiment avec les meilleures capacités.
- Speaker #0
professionnelle possible mais en tout cas avoir voilà ces antennes pour être au courant de ce qui se passe dans les entreprises et pour rebondir par rapport à ce que tu dis c'est ce qui t'a poussé à créer wave les ailes de l'auto en 2008 en fait non c'est surtout ce qui m'a poussé à cofonder l'association wave les ailes de l'auto c'était
- Speaker #1
un ras-le-bol en fait on était avec florence lagarde à une réunion automobile où il n'y avait encore que des hommes, c'était vraiment assez banal et ennuyeux. Et un jour on s'est dit, ça n'évolue pas, il y a toujours autant peu de femmes. Celles qu'on voit, on les connaît, ça se compte sur les dix doigts de la main, les deux mains. Et on s'est dit, il faut faire quelque chose, ce n'est pas possible. C'est vraiment parti sur un coup de tête. Alors moi je suis plutôt du genre calme, pas énervée, mais pour le coup ça m'a bien énervée. les entreprises savent qu'il y a un problème mais ne savent pas comment le gérer donc en fait l'association est très vite apparue comme un moyen pour les entreprises de communiquer sur leurs actions envers la mixité, la féminisation des métiers et puis voilà ce coup de tête s'est développé on a eu des bénévoles qui nous ont rejoints qui avaient la même envie mais dès le début on a décidé d'impliquer les hommes puisqu'on pense que les hommes sont aussi partie prenante de ces sujets de mixité et qu'il faut qu'ils soient avec nous. Donc voilà, l'association s'est construite sur cette volonté d'avoir un réseau professionnel mixte. Et aujourd'hui d'ailleurs, dans les 3 300 membres de l'association, on a 40 % d'hommes. Et les hommes jouent le jeu, sont nos ambassadeurs régulièrement. Ils prennent la parole dans nos événements pour parler de la mixité et pour dire que la mixité c'est vraiment un enjeu social, mais aussi un enjeu de performance dans les entreprises.
- Speaker #0
Tout à fait. Et c'est vrai que depuis que tu as créé l'association, on est passé de 8% à 25%. 18 ans quand même ! Oui, 18 ans, mais on peut faire mieux, c'est vrai. Mais on est en progression en tout cas. Par rapport à Wave, quelles sont les actions concrètes ou une action concrète que tu pourrais nous citer, que Wave a mis en place pour aider les femmes à faire du réseau ?
- Speaker #1
Alors, on a des événements tous les mois. Donc ça c'est vraiment des événements de réseau professionnel et là nos adhérents l'ont bien compris, on y va pour se rencontrer, échanger, donner sa carte de visite par les business, par les jobs. Donc ça tout le monde l'a bien compris mais par contre ce qu'on met vraiment en avant en action emblématique ce sont les trophées de la femme de l'année. Ce sont nos ambassadrices, chaque année c'est un jury de journalistes professionnels qui se réunit pour élire la femme emblématique. qui va faire changer la vision des personnes sur l'automobile. Cette année, c'est Dorianne Pain, pilote automobile de 21 ans et qui porte beaucoup de choses sur ses épaules. Elle vient d'être sacrée en F1 Académie. Donc voilà, on a vraiment ces événements réseau, des événements d'entraide où les hommes et les femmes vraiment parlent de leurs actions. Et puis, on a cette action emblématique, le Trophée de la femme de l'année.
- Speaker #0
Super ! Est-ce que tu as constaté une différence entre le réseau Wave et les autres réseaux professionnels ?
- Speaker #1
Alors, la différence, c'est peut-être qu'on est très bienveillante. On accueille tout le monde. Il y a moins de pression. C'est un réseau très large qui s'adresse vraiment à tous les âges, tous les métiers de la filière ou même simplement les passionnés d'automobile qui ont envie de parler automobile, filière. Je dirais que la spécificité de l'association, c'est vraiment sa diversité. Tout le monde est bienvenu, on met en avant tous les profils. Et puis également, il y a cette notion d'entraide qui est assez particulière pour que les femmes aient envie de venir dans la filière auto.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a un exemple concret que tu peux nous donner sur l'entraide ? Une femme que vous avez aidée à travers l'association ?
- Speaker #1
Alors, il y en a beaucoup.
- Speaker #0
Il y en a beaucoup, j'imagine.
- Speaker #1
Il y en a beaucoup, mais le plus emblématique et qu'on a eu du mal à faire sortir, c'est le programme WISE pour les femmes seniors, les femmes sages, en fait, expérimentées, où on aide des femmes qui sont très éloignées de l'emploi à revenir dans un emploi et si possible dans la filière auto. Donc, c'est un programme qui est porté par la Fondation Renault qui nous soutient. Et là, c'est vraiment de l'entraide. pour aller chercher des femmes en difficulté, seniors, donc à partir de 45 ans. C'est tôt, seniors ? C'est vrai que les seniors, à partir de 45 ans, c'est bien vite. C'est à partir du moment où on fait les bilans de carrière, donc c'est pour ça. Mais effectivement, c'est un programme qui a eu trois éditions. La dernière se finit en décembre et qui permet aux femmes de reprendre confiance en elles et de retrouver un travail. Et on a eu des bons succès. avec des femmes qui étaient vraiment en difficulté, soit suite à une longue maladie, soit des problèmes personnels et qui ont repris pied sur des métiers. Elles ne pensaient vraiment pas y arriver et finir en difficulté. Et elles ont repris un travail. Donc je pense que c'est vraiment ce programme qui est intéressant.
- Speaker #0
Super ! D'ailleurs, je rajoute aussi qu'il y a un programme pour les jeunes.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. On fait un programme de mentoring génération YZ. où on met des personnes plus expérimentées, là il n'y a pas de limite d'âge, des hommes ou des femmes de toute la filière, donc à la fois les constructeurs, les équipementiers mais jusqu'au service de l'automobile et à la distribution. Et en fait ces personnes expérimentées sur une durée de 6 mois qui est supervisée par un coach professionnel spécialisé dans le mentoring vont apporter leur aide sur des sujets qui ont été définis ensemble avec le mentoré. On se limite à trois. trois, quatre objectifs. Mais le but c'est vraiment de les aider, de leur donner des actions concrètes à faire, des bonnes pratiques et de les faire progresser dans leur carrière, toujours dans l'automobile et la mobilité. Mais effectivement pour les jeunes c'est un bon moyen en fait d'avoir des conseils en dehors de leur entreprise par des personnes qui donnent de leur temps. Ce sont toujours des bénévoles. Mais des deux côtés, à la fois le mentor et le mentoré. Ils trouvent un avantage. Le mentor, parce qu'il va être en contact avec des plus jeunes, il va voir un peu comment ils réagissent, comment ils envisagent la vie professionnelle, la carrière. C'est très différent entre la jeune génération et les plus expérimentés. Et puis les plus jeunes, ça les aide dans leur carrière. Donc ça peut être des objectifs, par exemple, d'évolution professionnelle ou tout simplement comment demander une augmentation, comment se positionner sur des postes. entre la vie professionnelle et la vie personnelle ? Comment faire pour que le travail ne mange pas trop sur la vie personnelle et vice-versa ?
- Speaker #0
C'est vrai que cette génération-là, elle est plus préoccupée par la conciliation vie privée.
- Speaker #1
Et puis pour les femmes, bien sûr, il y a le sujet de la parentalité. Comment faire en sorte que notre carrière continue, qu'on ne soit pas freiné, parce qu'on s'aperçoit notamment au niveau des augmentations de l'air Et aujourd'hui, on est à environ 6% d'écart de salaire entre les hommes et les femmes dans un même poste. Et ça s'explique principalement par ces ruptures de carrière. Donc voilà, on aide également à ce niveau-là.
- Speaker #0
Super. Et du coup, si on parle plus concrètement réseau-réseau dans le dur... Imaginons une femme veut démarrer le réseau parce qu'on comprend bien qu'à travers cet épisode il faut commencer le plus tôt possible. Quand on commence à faire du réseau et je sais aussi pour ma part que quand j'ai démarré je me suis retrouvée seule, isolée, c'était pas évident en fait d'aller vers les autres. On a un peu ce sentiment de solitude quelque part, c'est difficile de se projeter, c'est difficile d'aller vers les autres. Est-ce que tu aurais un petit peu des tips à nous partager ?
- Speaker #1
Oui, parce que je suis passée par là aussi. En fait, il faut bien choisir ses événements. Y aller en ayant préparé un minimum, c'est-à-dire qu'on ne va pas aller dans un événement réseau sans savoir ce qu'on en attend. Donc, il faut les choisir. Peut-être aller accompagner avec un ami, une amie. À deux, c'est souvent plus facile de faire les premiers pas. Et puis surtout, savoir quoi dire. pour casser la glace. Le fameux icebreaker en bon anglais. Donc, savoir se présenter et puis y aller assez naturellement en disant, voilà, moi je suis Elisabeth, je travaille dans l'auto depuis un certain nombre d'années et vous, qu'est-ce que vous faites ? Et puis petit à petit, la conversation va s'engager. Les gens qui sont dans les événements de type réseau, ils viennent aussi pour réseauter. Donc, ils sont comme nous en face. Ils ont peut-être un petit peu peur, ils ne savent pas comment s'y prendre. Donc, y aller sans pression On n'attend pas forcément un retour média du réseau. Mais moi, je crois aussi qu'il faut y aller en étant très sincère, en étant naturelle, en disant clairement ce qu'on attend et en se disant le réseau, je le construis sur du long terme. Ça ne va pas être demain que je vais appeler cette personne pour lui demander un service, mais peut-être dans 5, 10 ans même. En attendant, je bâtis. Pour moi, le réseau, c'est de l'authenticité. C'est-à-dire qu'on n'y va pas pour dire « donnez-moi des choses » , on y va d'abord pour proposer des échanges, faire quelque chose plutôt de sympathique. On est bien dans le professionnel, mais avec un côté, je dirais, un peu amical. Enfin, en tout cas, c'est moi qui le prends comme ça parce que je m'intéresse aussi aux gens. Et je crois que, alors parmi tout ce que je vous ai dit, les bonnes pratiques, c'est vraiment aller à des événements qui vous plaisent, aller peut-être accompagner. Et puis, se préparer un minimum pour lancer la conversation. Et après, ce qui est fondamental dans le réseau, c'est de donner avant de vouloir en attendre quelque chose.
- Speaker #0
Justement, quand on fait du réseau et admettons qu'on a un contact, il y a une personne, on échange les cartes comme tu me disais tout à l'heure ou lors du networking après un événement WAVE, comment on fait pour donner suite justement à un contact une fois qu'on échange les mails ou les cartes ? On envoie un mail tout de suite, le soir même ?
- Speaker #1
Alors moi, j'aime beaucoup LinkedIn. C'est le réseau professionnel vraiment de référence. Donc on a même un petit QR code. Et moi souvent dans les soirées, je sors mon téléphone, j'ouvre LinkedIn et je monte mon QR code. Alors je ne suis pas un numéro mais un QR code à ce moment-là. Et puis le contact se fait comme ça. Et après souvent on est sollicité sur des choses. Ou peut-être la bonne façon, c'est de dire quand vous avez rencontré quelqu'un à un événement réseau, que vous connaissez un petit peu son parcours, son profil, son centre d'intérêt. C'est d'envoyer des informations qui vont l'intéresser. Donc moi, effectivement, souvent, c'est des informations sur la féminisation des métiers. Donc s'il y a quelqu'un, et d'ailleurs je le fais souvent avec des hommes que je rencontre, je leur montre et je leur envoie des liens sur des articles qui parlent de féminisation. ou sur des femmes qui ont pris des postes et qui ont des avancements de carrière, ou sur des études. Donc voilà, j'envoie par LinkedIn, pas par mail moi, mais vraiment par LinkedIn, des informations qui peuvent l'intéresser en disant, ben voyez, on en a discuté, regardez, là je vous montre par cet article, il y a vraiment besoin de femmes dans l'automobile et que grâce à elles, il y a une meilleure performance dans les entreprises. Donc voilà, ça peut être vraiment... en connaissant un petit peu la personne, en regardant son profil LinkedIn. Faire des recherches aussi, si c'est une personne qui parle dans les médias par exemple. Une des bonnes façons, ça peut être de rebondir sur quelque chose qu'il a dit ou qu'elle a dit, sur un poste, sur un article en disant « j'ai bien aimé ce que vous avez dit, je m'y retrouve » . C'était bien de pouvoir lire ce que vous avez dit. Donc voilà, il y a plusieurs méthodes mais le minimum je dirais aujourd'hui c'est à LinkedIn et d'envoyer un petit message suite à une rencontre. à un événement professionnel en disant merci d'avoir passé un peu de temps avec moi et puis ça suffit, ça commence comme ça.
- Speaker #0
C'est déjà pas mal. Mais par rapport à ce que tu as souligné, c'est quelque part, il faut s'intéresser à l'autre pour pouvoir créer un peu cette connexion, ce lien avec cette personne. Parce que forcément, je pense que si on parle de soi d'abord, ça peut créer un malaise. Justement, quelle est la pire erreur ? à ne pas commettre pour commencer son réseau ou développer son réseau. Parce que des fois, il y a aussi pas mal de personnes qui se plaignent en disant « Moi, le réseau, ça ne marche pas. J'ai commencé. » Ou des personnes se désinscrivent de certaines organisations parce qu'ils n'ont pas de résultat, parce qu'ils attendent aussi des résultats immédiats. C'est ce que tu partageais tout à l'heure. Donc, quelle serait pour toi la pire erreur à ne pas commettre ?
- Speaker #1
La pire erreur, c'est vraiment de faire semblant. Faire semblant, s'intéresser à quelqu'un, poser des questions, essayer de comprendre et puis après oublier complètement et ne pas donner suite. Et ne pas se souvenir même d'avoir rencontré la personne. Donc il faut être très vigilant quand on rencontre des gens dans le cadre d'un réseau, d'y aller en authenticité et en faisant vraiment attention à la personne en face. Parce que comme on disait tout à l'heure, ce n'est pas du court terme. et ne pas abandonner. Donc, c'est de la persévérance, du temps. Mais c'est aussi agréable de rencontrer des personnes régulièrement. Si c'est une personne qui est très intéressante, peut-être pas pour aujourd'hui, mais pour plus tard ou que vous avez envie de continuer à échanger, vous pouvez aussi proposer des réunions hors événements de réseau, en tête-à-tête, des déjeuners ou des petits déjeuners. pour faire connaissance plus avec la personne. Mais là, il faut vraiment que vous mainteniez l'intérêt et que vous montrez que vous êtes vraiment intéressé et que ce n'est pas pour recevoir quelque chose pour tout de suite, mais que vous aussi, vous pouvez donner quelque chose. Donc, la pire erreur, c'est de faire semblant et de s'intéresser aux gens et de ne pas être intéressé. Moi, je déteste ça.
- Speaker #0
Ah oui, je te rejoins complètement. Quel serait un petit moyen mnémotechnique ? Je parle que quand on commence vraiment à développer son réseau, on rencontre beaucoup de personnes. Et justement, comme on montre de l'intérêt à cette personne, des fois, on oublie les prénoms. On a un peu les pieds dans le plat. Donc du coup, est-ce que toi, tu as un moyen mnémotechnique pour te rappeler des prénoms ? Parce que moi, je sais que je galère.
- Speaker #1
Alors souvent, nos événements wavent les ailes de l'automne à des badges avec les noms. Donc ça, ça fait cérite. Après, il ne faut pas hésiter à noter avec les outils numériques. Vous notez les personnes que vous avez rencontrées, la date, les points marquants qui vous ont semblé importants pour vous en souvenir pour plus tard parce qu'effectivement, plus le réseau va grandir, plus ça va être compliqué de se souvenir des gens. Et puis après, vous verrez, les gens sont aussi dans le même environnement donc ils ne vous en voudront pas. pas si sur le moment vous n'avez pas du prénom, donc après on rattrape. Mais effectivement je pense que c'est pas mal d'avoir un petit carnet digital avec les gens que vous avez bien aimés. Sur LinkedIn aussi une fois que vous avez envoyé un petit message vous pouvez retrouver avec l'historique des conversations. Il faut un peu noter.
- Speaker #0
Il faut travailler donc. Super. Concrètement Pour toi, le réseau, on va arriver un petit peu à la fin de cet épisode. Le réseau, ça peut vraiment changer fondamentalement la carrière de... Là, on est dans les femmes, l'automobile. Ça peut vraiment changer la carrière d'une femme ?
- Speaker #1
Oui, oui, tout à fait parce qu'il y a peu de femmes, comme on disait tout à l'heure dans la filière. Donc, à partir du moment où on est visible et qu'il y aura des postes de l'intérêt puisque les recruteurs recherchent des femmes dans l'automobile. Le fait d'avoir du réseau, d'avoir les bons contacts ou un contact qui va parler de vous, ça va permettre au bon moment d'être au bon endroit encore une fois. Et les recruteurs cherchent des femmes. Nous chez Wave, les ailes de l'auto, on a des rencontres emploi. C'était la huitième édition le 6 novembre dernier. On les fait également sous format digital pour que ça couvre toute la France. Et on a énormément de recruteurs qui cherchent spécifiquement des femmes. Puisqu'ils ont un objectif de féminisation de leurs équipes. Encore une fois, ce n'est pas des quotas, c'est juste du bon sens pour les équipes avoir un meilleur équilibre. Donc grâce à ce réseau, vous pouvez entendre parler de postes. Vous pouvez également avoir votre nom qui va ressortir par différentes personnes pour un job qui va vous convenir. Donc encore une fois, ce n'est pas immédiat le réseau, mais ça permet à des moments de... sauter des pas dans la carrière et de se retrouver avec des jobs plus intéressants.
- Speaker #0
Par rapport à ce que tu partages, l'association WAVE Les Ailes de l'Auto, je vais rebondir sur le côté bénévolat, parce qu'on parle du réseau professionnel, la carte de visite, mais il y a aussi l'aspect bénévolat, parce qu'on est engagé pour WAVE. Est-ce que tu dirais que le bénévolat peut aussi contribuer à faire grandir son propre réseau ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Sabrina, d'ailleurs, merci d'être bénévole dans l'association Le lancement de l'antenne PACA. Et puis, on va faire énormément de choses. Donc, le bénévolat aussi, c'est un moment où on donne du temps. Et ça revient toujours à un moment ou à un autre parce qu'on rencontre des gens. On se fait connaître encore une fois. Alors nous, le bénévolat chez WAIF, c'est toujours sur des sujets qui intéressent les personnes, qui sont prêtes à donner du temps parce que le bénévolat, il faut que ce soit un peu une passion. Ce n'est pas quelque chose qu'on fait... par-dessus la jambe.
- Speaker #0
En question, c'est avec plaisir. Élisabeth ne torture personne.
- Speaker #1
Il faut qu'on ait envie de le faire. Et qu'on amène quelque chose d'intéressant pour l'association. Donc nous, on fonctionne avec des petits groupes de travail qui vont pendant 6 à 9 mois travailler sur un sujet spécifique, qui vont le faire évoluer. Et tant que le bénévole ou la bénévole a du temps, C'est cette personne-là qui s'en occupe. Et puis après, il y a d'autres bénévoles qui viennent. Donc effectivement, il n'y a pas une pression de résultat ou de temps. On fonctionne avec différentes personnes. Parfois, ça peut être même des binômes qui prennent en charge un sujet. Là, on a un exemple sur le cercle des femmes dirigeantes. Et voilà, donc le bénévolat aussi, c'est une façon de redonner. Et comme dans le réseau, on est beaucoup sur le partage, ça permet de rencontrer des gens. on voit tous les jours, de se faire connaître. Donc oui, c'est une façon également de faire du réseau et d'être utile en même temps.
- Speaker #0
On apprend à connaître aussi d'autres personnes, on sort aussi un peu de notre mode de vie. Alors moi je suis chef d'entreprise, mais c'est vrai que ça nous permet de sortir de ce quotidien et d'apprendre parce qu'on fait du réseau, mais on apprend des autres. Donc c'est vrai que c'est très enrichissant aussi. Donc voilà, devenez bénévole de Wave.
- Speaker #1
On apprend et on est utile. Oui, chaque action... a pour but de faire connaître ces métiers, la variété des métiers de la filière pour aider les femmes. On est aussi utile parce qu'on montre aux hommes qu'il faut plus de femmes. Donc voilà, plus on est nombreux, plus on fait d'actions, la visibilité sera plus forte. Et puis à terme, on espère qu'il y ait plus de femmes qui soient convaincues de rejoindre l'automobile parce qu'encore une fois, c'est des métiers passionnants et très variés.
- Speaker #0
S'il y avait une bonne résolution pour toi pour l'année 2026 ? Tu dirais que ça serait quoi pour le réseau ?
- Speaker #1
Pour le réseau ou pour moi personnellement ? Parce que sinon, moi j'en ai plein de résolutions.
- Speaker #0
T'as une to-do liste ?
- Speaker #1
J'ai une to-do liste.
- Speaker #0
Alors une pour toi et une pour le réseau.
- Speaker #1
Pour moi, ça va être très long. Mais pour moi, quand même par rapport à Wave, les ailes de l'auto, donc on se développe en région en France, donc avec la région PACA, on a ouvert aussi... Au Verne-Rhône-Alpes, on vient de fêter les 1 an de l'antenne de Bordeaux. Donc il nous manque un petit peu les Hauts-de-France à finir. Mais après pour l'association, la bonne résolution ça serait d'aller à l'étranger. Et j'aimerais bien commencer par l'Espagne puisque les femmes sont assez nombreuses dans la filière auto. Là on est plutôt vers les 35%. Et je pense que c'est utile aussi de créer ce réseau de femmes dans l'auto en Espagne. Donc on va voir si j'arrive à mener à bien ce projet. Et puis sinon, pour tout le monde, si vous voulez avoir une bonne résolution, je ne dirais pas facile, mais quand même utile et importante, c'est de commencer en fait. Même si aujourd'hui on n'a pas de réseau, qu'on ne sait pas comment le faire, commencez à trouver des événements qui vous plaisent. Allez-y avec des amis, vous trouverez que c'est intéressant et c'est agréable. Donc la bonne résolution, ce serait de cocher encore une fois dans votre calendrier. une petite plage horaire avec des dates et de vous y tenir. Donc, ce n'est pas du sport. Donc, le sport, je sais qu'on met des dates et après on ne les tient pas. Mais c'est de voir un réseau des événements qui vous intéressent et d'y aller avec plaisir. Après, ça vous reviendra.
- Speaker #0
Bon, mais du coup, il faut commencer. Et par rapport à tout ce que tu as partagé, donc quelque part, le CV, c'est un peu obsolète. Il faut se mettre un peu en lumière, il faut montrer, il faut que les gens apprennent à nous connaître quelque part. Parce que le CV, c'est classique, c'est traditionnel. Mais là, de ce que j'entends, comme on cherche de plus en plus de femmes, il vaut mieux commencer à activer son réseau et être visible.
- Speaker #1
Oui, parce qu'en fait dans l'automobile, aujourd'hui, les femmes n'ont pas... forcément toute une expérience dans l'auto, mais viennent d'autres secteurs. Donc c'est vrai que le CV, c'est toujours important à un moment ou à un autre quand on cherche un emploi, mais le fait de venir d'un autre secteur n'est pas un problème. Donc n'ayez pas peur, regardez l'auto, commencez à vous imprégner un petit peu. Le plus facile, c'est d'adhérer à Wave et puis de voir tout ce qu'on fait et de venir à nos événements. Mais surtout ne pas se mettre de limite parce qu'on ne vient pas de ce secteur ou qu'on rêvait d'aller ailleurs. En fait, l'automobile permet des métiers très différents entre les métiers techniques. Alors, on cherche beaucoup de techniciennes pour la pré-vente, pour la carrosserie, la mécanique. C'est très rare encore, mais les femmes sont très recherchées. Et puis après, il y a des métiers de la distribution qui accueillent les femmes et qui font des passerelles avec d'autres secteurs, avec le retail. Là, ça peut être de la vente pure. Ça peut être aussi des métiers de finance, d'assurance. Il y a une palette très riche et il ne faut pas se dire, moi je ne connais pas l'auto, j'en ai jamais fait, j'ai aucune raison d'y aller. Donc voilà, il faut ouvrir.
- Speaker #0
Bon, du coup, il faut oser faire du réseau. En tout cas, merci Elisabeth pour cet épisode.
- Speaker #1
Merci Sabrina, c'était très agréable en fait de parler réseau et puis de transmettre aussi. Moi, je crois beaucoup à la transmission. Donc merci encore Sabrina de m'avoir invitée.
- Speaker #0
Avec plaisir. Et puis on vous retrouve bientôt pour un nouvel épisode. Vous venez d'écouter Wave les ailes de l'auto. Si cet épisode vous a parlé, le plus simple pour nous soutenir, c'est de vous abonner au podcast et de laisser un avis 5 étoiles ainsi qu'un commentaire sur votre plateforme d'écoute. Vos retours comptent vraiment, ils nous permettent de faire rayonner ces parcours et d'amplifier le mouvement. Surtout, dites-nous ce que vous aimeriez entendre dans les prochains épisodes. Wave est un espace qui se construit avec vous. A très vite pour un nouvel épisode et d'ici là... Continuez d'oser apprendre votre place.