- Speaker #0
Bonjour à tous et à toutes et bienvenue dans ce premier épisode de Waze, le podcast où on reçoit des étudiants, des alumnis, des professeurs aux horizons variés et au parcours inspirant. Aujourd'hui pour ce premier épisode, on reçoit Jocelyn. Salut Jocelyn.
- Speaker #1
Salut Gaspard.
- Speaker #0
Aujourd'hui, on va revenir sur ton parcours, toi qui es étudiant à Audencia comme moi, voir un petit peu quels ont été tes choix impactants depuis que tu es à Audencia, en apprendre un peu plus, nous inspirer. Mais avant tout, comment tu vas ?
- Speaker #1
Ça va super.
- Speaker #0
D'abord Jocelyn, je vais te demander de te présenter. nous donner quelques éléments sur d'où tu viens, quel a été ton parcours scolaire, si tu peux nous en dire un peu plus, ce qu'on apprend à te connaître.
- Speaker #1
Oui, carrément. Moi, c'est Jocelyn, j'ai 23 ans. Je viens du nord de Nantes à la base. J'ai toujours un peu vécu dans la région. J'ai fait mon collège dans la région. Ensuite, je suis allé à Nantes même pour le lycée. Et j'ai fait aussi une classe prépa ECS. A l'époque, ça s'appelait comme ça. Parce que j'avais fait scientifique. Donc prépa éco. Pendant deux ans à Clémenceau, aussi à Nantes. Et à la suite des concours, j'ai rejoint Audentia. Et à quel point tu veux ? Très bien. C'est ok.
- Speaker #0
On va revenir un petit peu sur l'aspect de la prépa. Donc prépa ECS, je traduis parce que maintenant ça a changé. Maintenant c'est maths approfondie et géopolitique. C'est une belle bêtise. Pourquoi ce choix après le lycée ? Comment est-ce que t'as vécu la prépa ?
- Speaker #1
En fait... Au lycée, il y avait des matières que j'aimais bien, il y en avait d'autres que j'aurais bien aimé découvrir là-bas. Et il y a un moment où il faut faire des choix sur Parcoursup. Et à la base, moi j'étais même plutôt dirigé vers une prépa BL littéraire. Et c'est mon professeur principal de l'époque qui m'a dit qu'il existait la prépa ECS et que ça me correspondrait plutôt pas mal. Et donc en fait, j'y suis allé surtout pour les matières. Et c'est après que j'ai découvert petit à petit que ça menait vers les écoles de commerce. On y entre en fait.
- Speaker #0
C'est vrai que les prépas BL et les prépas littéraires mènent aussi aux écoles de commerce. Oui, c'est vrai.
- Speaker #1
D'ailleurs, j'ai plein d'amis qui ont fait littéraire.
- Speaker #0
Et la prépa, est-ce que tu peux nous dire comment ça s'est passé ? Également, la période des concours est sur tes choix à Audencia. Pourquoi Audencia ? Qu'est-ce qui t'a plu dans l'école ?
- Speaker #1
La prépa, académiquement, c'est toujours très stimulant, toujours très sympa. Je pense que pour beaucoup, c'est le cas. Mais après, c'est vrai que j'étais bien content d'avoir un horizon un peu différent à sa suite. Donc, la première année, c'était surtout découverte, la première année de prépa. Et puis ensuite, c'était préparation des concours, d'être carrément dans une bulle un peu hors de tout. Et au moment des concours écrits, je ne sais pas, ça s'est bien passé pour moi. J'ai fait plein d'oraux, le Tour de France, le fameux. Et puis, j'hésitais. Avant de passer les oraux, j'hésitais avec Schema. Et en fait, après avoir fait les oraux dans les deux écoles, j'ai plus aimé l'ambiance qu'il y avait à Audencia. Et donc voilà, il faut faire un choix et j'ai suivi mon cœur. À Audencia, il y a de l'implication étudiante un peu de toutes parts. D'ailleurs, deux ans après, j'ai fait admisseur pour les AST. Donc, c'est deux semaines où on accueille plein de gens qui découvrent l'école.
- Speaker #0
C'était quoi ton rôle un petit peu parmi les amis ?
- Speaker #1
J'étais à la com,
- Speaker #0
moi.
- Speaker #1
J'ai fait des TikTok. Ma grande passion. Plein de montage, plein de musique. C'était génial. C'était très drôle et puis il y a une bonne ambiance, il y a des croissants le matin, enfin quel kiff quoi.
- Speaker #0
Si tu dis les heureux à Dencia, je les ai passés assez récemment vu que je suis en première année et c'était une expérience de fou. Tout le monde trop gentil, on nous offre des trucs à manger, on nous ramène chez nous, on prend soin de nous donc c'était trop bon.
- Speaker #1
Et puis il y a aussi le fait qu'à Nantes, on ne connaît pas forcément la ville et donc les admisseurs ça permet aussi de faire un petit tour de la ville et d'appréhender ça. Et puis voilà, et puis rentrée septembre, je me suis retrouvé encore à Nantes pour une rentrée. J'étais très content parce que c'était aussi une manière pour moi de redécouvrir la ville. Parce que comme je t'avais dit, en fait, j'étais au lycée avant à Nantes. Mais au lycée, je n'ai pas découvert grand-chose. Je faisais les allers-retours avec là où habitaient mes parents.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Puis après, la prépa, ce n'est pas non plus là où on sort. Mais en fait, c'est vraiment en arrivant à l'école que j'ai commencé vraiment à découvrir ce que c'était que vivre à Nantes. Et en particulier en tant qu'étudiant.
- Speaker #0
C'est vrai, moi qui suis arrivé en septembre, c'est vrai que la vie étudiante, on s'acclimate très vite à la ville. Vraiment, c'est super sympa.
- Speaker #1
En possession de la ville. C'est vrai,
- Speaker #0
parce qu'en prépa, on est toujours dans sa bulle. Comme tu l'as dit, en première année, vraiment découvert des matières. Et deuxième année, c'est focus concours, donc on n'a pas trop l'occasion de sortir. Et donc concernant ton arrivée à Audencia en septembre, comment se sont passés tes premiers mois ? Est-ce que tu peux revenir dessus, nous expliquer un petit peu les différents cours, les associations ? Parce qu'on va parler aussi de toi.
- Speaker #1
ton parcours associatif qui est très important oui carrément la rentrée, moi j'avais pas beaucoup d'attentes très honnêtement, juste je voulais changer d'air après la prépa c'est légitime et puis même rencontrer plein d'autres gens il y avait cet aspect social qui m'importait beaucoup et rapidement en fait dès le début d'année il y a des liens qui se sont créés Mais vraiment, l'intégration s'est faite quand j'ai commencé à lister pour le bureau des arts, le BDA. Et c'est via ça que j'ai vraiment eu l'impression de me faire un groupe d'amis, d'encontrer des gens avec des horizons mine de rien différents. Et c'était très sympa de pouvoir avoir ces moments nouveaux pour moi. Et donc, les débuts de l'école, c'était surtout marqué par cette ouverture. cette ouverture sociale d'un coup.
- Speaker #0
Très bien. On va revenir sur les listes. D'abord, je vais expliquer un petit peu, pour vous donner du contexte, mais il y a certaines associations dans l'école, parce que la vie étudiante de l'école est rythmée par les associations, qui nécessitent de lister, c'est-à-dire monter un groupe secret dans un premier temps, de personnes, et se présenter à l'ensemble de la promo et à tous les étudiants de Densia, comme un petit peu une liste électorale, pour se faire élire et devenir le nouveau mandat de l'association. Donc, toi ? Tu as listé pour le Bureau des Arts.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Donc est-ce que tu peux nous parler de cette expérience associative ? Comment ça a démarré ? Comment est-ce qu'on t'a contacté ? Quelles ont été les premières prémices de mise en place ? Parce qu'actuellement, on est en plein là-dedans, en période de liste avec le
- Speaker #1
BNK. C'est une période très exaltante qui dure un bon bout de temps. Et comme c'est secret au début, c'est un peu en parallèle de la vie normale qui se passe sans cours. Et moi, j'étais intégré via une amie qui est aujourd'hui ma colocataire. Donc c'est pour dire que les liens sont forts. En fait, elle m'a proposé, parce que je disais au début que je voulais le bureau des arts, parce que je n'avais pas du tout l'idée que ça devait être secret. Elle a entendu et puis elle m'a contacté. Et un jour, un samedi pas fait comme un autre, je me suis retrouvé chez elle avec d'autres gens que je n'avais jamais vus avant et qui sont devenus tous et toutes des amis très proches après. Parce que du coup, le projet s'est lancé via ça. Donc chacun a pris possession un peu d'un rôle. Mais en fait, on apprend tout sur le tas, parce que comme c'est secret, on ne peut pas trop avoir des échanges avec les gens qui l'ont fait. Il n'y a pas de manuel. Donc moi, j'étais secrétaire et petit à petit, je me suis construit un peu mon rôle. Commence dès septembre l'intégration dans les listes, petit à petit. On construit, on trouve des gens, on recrute, tout en secret. Et en parallèle, les bureaux, les mandats actuels des bureaux, forment ou préparent, on va dire, les listes, pour être prêts pour les deux semaines de campagne qui ont lieu plus tard. Et donc, on a plusieurs dossiers à rendre, on a des tâches de trésorerie. des trucs aussi un peu plus fun à faire, mais qui nous apprennent pas mal. Le tout, sachant qu'on prépare les vraies campagnes qui ont lieu ensuite en février. Et tout ça nécessite d'avoir, comment dire, une capacité de long terme un peu, qui n'est pas forcément évidente et qui crée forcément les premières tensions, en tout cas des premiers débats. Puisqu'il faut trouver un nom pour la liste, parce qu'il faut trouver des projets, mine de rien, parce que comme c'est... Et on est élu dessus. Il y a une forme de démocratie. Il faut pouvoir promouvoir un projet vis-à-vis des autres étudiants. Et donc, ce projet, c'est une idée qu'on veut transmettre. Mais c'est aussi des trucs très concrets. Quels événements on veut créer ou on veut continuer à appliquer. Enfin, ce qu'on peut faire les mandats précédents. Et tout ça se fait petit à petit. Et c'est en février qu'on a pu lancer tout ça. Fin février pour nous. Et c'était le coup d'envoi de deux semaines un peu hors du temps, c'est sûr.
- Speaker #0
Et donc liste pour le bureau des arts, on verra plus tard que c'est un lien avec ton parcours, sans vouloir spoiler le petit master culture ensuite, mais est-ce que tu peux nous parler un peu plus de ton lien avec l'art ? Pourquoi avoir décidé de lister bureau des arts ? Tu nous as dit que dès septembre tu étais directement branché sur le bureau des arts, pourquoi ? Qu'est-ce qui te plaît dans l'art ? Est-ce que tu as des activités artistiques ?
- Speaker #1
Oui, oui, tout ça. Alors, le bureau des arts en tant que tel, c'est parce que dès septembre, on m'a dit que c'était... ce bureau qui organisait des événements. Et moi, faire des événements, ça me botte. D'autant plus quand ils sont culturels. C'est vrai que j'ai toujours eu une appétence pour la culture. J'ai fait du piano, j'ai fait du théâtre. Mais les gros moments qui me marquent, ça va être... Quand j'étais plus petit, il y avait eu Royal Deluxe qui était passé à Nantes. Et je me souviens encore super bien, parce que c'est des énormes marionnettes qui défilent dans la ville. Et ça fait rêver de mettre toute une ville en stop autour d'un imaginaire hyper fou. C'est un conte pour enfants qui est fait en géant. C'est fantastique. Et donc ça, ça trottait dans ma tête. Et puis après, ça s'est un peu développé quand j'ai commencé à être un peu fan de pop culture, concerts, pareil, de grande ampleur. Donc mon icône absolue, c'est Beyoncé. Mais pour le côté performance, quoi. Oui,
- Speaker #0
bien sûr, ça fonctionne.
- Speaker #1
Je ne sais pas si tu as déjà pu voir des vidéos de concerts. C'était des trucs de partout, plein de gens. Et cet esprit-là, moi, je trouve ça génial. Et donc, bon, il n'y a pas eu Beyoncé qui est venu pour le Bureau des Arts, pas encore, mais il y avait une volonté de créer des événements pour le plus grand nombre. Et c'est pour ça que j'ai listé Bureau des Arts. Mais voilà, du coup, il y avait un peu deux mouvements, à la fois le fait que j'ai fait du théâtre, du piano, et le fait que je voulais tout simplement créer des événements. Et même, voilà, aujourd'hui, c'est encore un peu mon parcours. Enfin, j'aimerais pouvoir continuer à faire ça ensuite.
- Speaker #0
C'est top ! parce que ça réunit vraiment toutes tes passions à la fois l'événementiel, le théâtre, le piano c'était vraiment le temps parfait pour toi et donc ensuite les campagnes,
- Speaker #1
donc deux semaines très intenses comme tu l'as dit et ça finit par une victoire une victoire très serrée sans rancune vis-à-vis des autres qui ont fait des campagnes super et qui sont tous aujourd'hui des amis les réincarner,
- Speaker #0
mais c'est les gardiens qui ont gagné ouais et donc rôle de secrétaire ? Tu peux nous en parler au niveau associatif ?
- Speaker #1
Oui, carrément. C'est un rôle un peu méconnu. Parce que je pense que le fait que ce soit associatif, c'est toujours difficile de mobiliser plein de monde. Et donc, ceux et celles qui sont très mobilisés, ça va être président, présidente, VP, vice-président, vice-présidente. Mais secrétaire, on en parle un peu moins. Mais en fait, c'est un rôle qui... Le fait que j'étais seul, ça m'a permis un peu de le créer comme je le voulais. J'étais un peu vice-président aussi, dans le sens où il y avait un côté un peu ressources humaines, Fallait gérer les... les tensions, en tout cas un peu discuter tout ça avec tout le monde, essayer de voir ce qui pouvait émerger. Et puis tu as l'aspect hyper administratif, le journal officiel, la déclaration qu'il y a un changement de bureau. Sinon, comme tâche, j'ai réécrit les statuts de l'association, parce qu'ils dataient de 2006, un truc comme ça. Et donc il fallait un peu mettre à jour plein de choses, et puis reconsidérer un peu nos engagements. Bref, c'est mettre au propre des choses. Et même, en fait, si j'ai été élu secrétaire au début, enfin, quand je me suis engagé, je ne pensais pas que j'allais être secrétaire, c'était parce que j'avais tendance à faire beaucoup de listes, parce que je trouve que j'ai l'impression d'avoir une très mauvaise mémoire. Et donc, je listais tout ce qu'ils disaient pendant les réunions. Et puis, comme c'était celui qui prenait des notes, j'ai été secrétaire.
- Speaker #0
L'heure a continué un peu rapide.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Une fois ton rôle de secrétaire mis en place, une fois le mandat élu, il y a eu différents projets. Je pense par exemple à la Commu, la Comédie musicale, le TDA, le Tournoi des Arts. Est-ce que tu peux nous parler du Trophée des Arts ?
- Speaker #1
Ouais, Trophée des Arts, c'est ça.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous parler un peu de tous ces projets ? Comment toi, en tant que membre du bureau, t'as pu participer à l'organisation, à la fois au niveau des équipes, mais aussi ton implication personnelle là-dedans ?
- Speaker #1
Bah alors, j'avoue que mon implication dans l'association s'est faite un peu en deux temps. Le premier étant quand j'étais secrétaire, et puis ensuite il se trouve que mon amie qui était présidente a décidé de partir du Bureau des Arts, et donc la place s'est un peu libérée, et toujours l'idée de saisir des opportunités. J'ai candidaté et puis le mandat m'a élu et donc du coup j'ai pris le relais. Et donc c'était un peu deux rôles différents. D'abord j'étais surtout en soutien sur le côté pour les événements. Donc qu'est-ce qu'on a fait, première semestre, enfin première semestre où on a été élu, deuxième semestre. On a fait Audence avec les stars. Donc ça c'est un truc très rigolo, j'étais présentateur. Ah,
- Speaker #0
génial !
- Speaker #1
Et c'était génial. c'est des duos, des groupes de danseurs qui ont deux semaines pour répéter une chorégraphie et qui la présentent dans le Grand Amphi de Densia. C'était très rigolo, c'est deux heures pleines d'action et d'émotion. Après se met toujours en parallèle la Comu en place, la comédie musicale.
- Speaker #0
Gros projet.
- Speaker #1
Oui, très gros projet.
- Speaker #0
T'as participé au Théâtre Gralin, j'ai eu la chance de participer à la régie.
- Speaker #1
Ah trop bien,
- Speaker #0
ouais. C'était très intense. J'imagine. C'était génial.
- Speaker #1
Non mais bien sûr. Alors moi j'étais pas impliqué au niveau artistique, mais j'ai pu trouver un peu ma place au niveau logistique. Je conduisais le camion en gros pour arrêter les décors. Et puis je bipais les tickets à l'entrée. Mais en tout cas je voyais bien ce qui se passait en coulisses, l'émulsion. C'est assez dingue parce que ça mobilise une centaine de personnes en fait. Les gens de deuxième année qui écrivent, qui composent, et ceux de première année qui vont jouer.
- Speaker #0
C'est ça. C'est super la commu parce que c'est tous les deuxièmes années qui préparent à la fin de l'année scolaire la comédie musicale. Et quand les premières années arrivent directement, ils les recrutent dans différents pôles. Acteurs, chanteurs, danseurs, musiciens. Et tout se fait en quelques semaines à peine et c'est génial.
- Speaker #1
Et puis ça crée des liens de fou quoi. En fait, entre deuxième année et première année, des fois il peut y avoir une rupture. Mais là, ça créait des liens super forts. Et puis même, je sais qu'il y en a encore qui s'appellent entre elles. J'ai des amis qui ont joué dedans et qui s'appellent encore entre elles avec leur prénom d'artiste.
- Speaker #0
Génial.
- Speaker #1
Leur nom de scène. Donc vraiment des trucs marquants.
- Speaker #0
Tu nous disais aussi qu'en première année, tu avais une double compétence.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu peux nous en parler aussi peut-être un petit peu ?
- Speaker #1
La double compétence, tu veux parler du fait que j'étais en politique publique ? Oui,
- Speaker #0
c'est ça.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. J'étais à la fois un English track. Donc la plupart de ma cour est en anglais. Et puis du coup, politique publique, c'est parce que... Mais c'est lié un peu au côté événementiel, c'est l'idée de pouvoir parler au plus grand nombre et faire des choses pour le plus grand nombre. Et du coup, je voulais un peu me former à ça, et peut-être qu'en école de commerce, on en parle moins, de cet aspect politique, le mot politique peut parfois un peu faire peur. Et donc là, il y a eu deux cours. Le premier, c'était politique de développement économique local, donc un peu sombre. Mais en fait, c'est vraiment super. Et on a étudié les projets, en gros, qui se faisaient dans la région. c'était le Je crois que c'était l'ancien président de la Chambre du Commerce et de l'Industrie qui avait fait ça, qui nous donnait cours, et même on avait cours à côté. Et puis, deuxième semestre, c'était grands enjeux européens. Donc là, voir les structures européennes, les institutions, voilà. Donc un peu deux échelles, à la fois vrai local, comment ça se passe pour les entreprises sur le terrain, mais pas que, comment ça interagit avec les citoyens et tout. Et puis ensuite, l'aspect européen, ce cadre-là, pareil, on ne connaît pas forcément. C'était un peu en continuité de certains cours que j'avais en prépa. Et c'était très sympa. Je me souviens de la fin du premier cours, la politique développement économique locale. On devait tous jouer pour une candidature, je crois que c'était de mairie. Donc chacun jouait en gros un parti inventé. On avait un cadre, un peu jeu de rôle. Chacun avait des films qu'il fallait respecter et l'évaluation s'était faite là-dessus. Il fallait transmettre d'abord un dossier de campagne,
- Speaker #0
des projets.
- Speaker #1
C'est une campagne très présente à cette époque.
- Speaker #0
Et d'ailleurs en première année, t'as fait un stage donc ?
- Speaker #1
Ouais, en fin de première année, juin-juillet, fallait que je trouve un stage à l'international. Donc c'est pas évident, mais j'ai trouvé un stage du coup assistant communication et administration dans une association en Suisse, à Lausanne. Et alors, il y avait la partie stage qui était sympa en elle-même, mais c'était surtout la vie en Suisse qui était super chouette, ce qui faisait magnifique, et que c'est un pays que je connaissais pas du tout. Je suis tombé en hébergement dans une famille d'accueil adorable. Ouais, qui notamment avait un voilier. Et donc, il faut m'imaginer sur le lac Clément, en plein mois de juin, le soleil suisse. C'était génial.
- Speaker #0
Donc, une année de pré-master super rythmé et après l'année de M1. Quel parcours t'as choisi ? Qu'est-ce qui s'est passé pendant cette année ? Est-ce que tu peux nous en parler un petit peu ?
- Speaker #1
Le choix du parcours. En fait, ça me plaisait tellement d'être au BDA. Et puis, en fait, t'es trânante. Voilà, j'avais plein d'amis et tout. Je me suis dit que je ne m'en vais pas trop partir tout de suite. et que je voulais un peu profiter du moment le plus longtemps possible. Et donc, j'ai fait le choix de me mettre en parcours engagement, c'est-à-dire que plutôt que de partir un semestre plus tard, de faire cours que le matin, et donc le semestre éclaté en deux, et du coup, de rester un an.
- Speaker #0
C'est ça, l'année complète scolaire sur le campus de Nantes.
- Speaker #1
Ouais, c'est ça. Et voilà, et donc c'était engagement et Gaïa.
- Speaker #0
Ça aussi, tu peux nous en parler un petit peu de Gaïa.
- Speaker #1
Ouais, j'ai choisi Gaïa pour que ce soit un plus par rapport à ce que d'autres étudiants et étudiantes d'autres écoles pourraient avoir. Donc... Avoir un peu une double compétence avec des connaissances très techniques.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux juste revenir sur ce qu'est Gaïa, pour ceux qui ne connaissent pas cette opportunité à Odentia ?
- Speaker #1
Gaïa, c'est l'école de la transition écologique. C'est des profs et des intervenants qui viennent pour à la fois sensibiliser et apprendre des outils, et comment les utiliser, sur... à la fois comment s'adapter face à la transition écologique et en même temps l'atténuer. C'est des gros angles. Et donc c'est sur plein d'aspects parce qu'à ce moment-là, on n'est pas spécialisé encore sur des domaines. Et donc on aborde un peu tous les secteurs. Et le tout avec un peu de connaissances scientifiques. Il y avait un cours que j'ai beaucoup aimé sur tout simplement la mesure des impacts carbone d'une entreprise, etc. Où là c'était très concret et c'était vraiment chouette. Un autre cours qui m'a beaucoup plu, c'était le cours qui s'appelait Sustainable Compliance. Je ne sais pas trop comment le traduire, ça fait très école de commerce. Mais en gros, c'est quels sont les mécanismes qui ne sont pas forcément juridiques, mais qui peuvent être mis en place dans les organisations pour inciter et pour sécuriser vraiment une mise en place d'une vraie transition écologique et sociale. Et voilà, quand on avait des outils très concrets, c'est sûr que c'est... Très sympa, et puis ça permet de se projeter aussi un peu sur la suite. Peut-être un peu plus optimiste vis-à-vis du futur. En tout cas, en se disant qu'il y a moyen de faire des choses.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Donc voilà, ça c'était mon arrivée en deuxième année. Donc à la fois avec Gaïa et puis le BDA toujours. Et à côté, je donnais des cours quand même.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Pour un peu, je dirais, arrondir la fin de mois. En tout cas, profiter du temps libre qui m'était laissé par le parcours d'engagement. donner des cours de maths à des collégiens et des lycéens.
- Speaker #0
On est sur deux années super rythmées.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et après, année de césure.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Donc, comme tu as fait le parcours d'engagement, normalement, c'était une année d'échange académique, puis une année de stage. D'abord, pour revenir sur l'échange académique, où est-ce que tu es parti ?
- Speaker #1
Ouais, je suis parti au Canada.
- Speaker #0
Canada.
- Speaker #1
J'étais très content de partir là-bas, c'était mon premier choix. Donc, à l'université de Victoria.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Alors, où est Victoria ? On ne connaît pas forcément. C'est sur une île au large de Vancouver, donc vraiment tout à l'ouest du Canada. Ça parle anglais. Et j'avais choisi parce que j'avais regardé sur Google Images et que c'était magnifique. Incroyable. Et donc, en vrai, je n'ai pas été déçu du tout. Je suis parti avec deux autres étudiants de Dentia. Et on a fait une coloc et c'est super bien passé.
- Speaker #0
Génial.
- Speaker #1
Ouais. Et voilà. Et on a fait des road trips, en dehors des cours, bien sûr, sur les routes. canadienne voir des paysages vraiment de fous furieux quoi et j'ai adoré en vrai mon échange à la fois donc évidemment pour le contexte le fait d'être loin de découvrir de nouvelles choses et puis aussi qu'il y avait quelques rencontres en tout cas un peu la confrontation avec mine de rien notre pays avec une autre culture c'est sûr et voilà
- Speaker #0
tout ça m'a beaucoup plu une fois rentré c'était le moment de trouver un stage est-ce que tu peux nous parler de ce stage Comment tu l'as trouvé ? De quoi il s'agissait ?
- Speaker #1
En fait, je l'ai trouvé pendant l'échange très précis, ce qui n'était pas évident. Je l'avais... Enfin bref, de faire les recherches un peu avec cette heure de décalage. Et du coup, j'ai fait mon stage dans un programme de l'Union Européenne qui est centré sur le développement urbain des villes européennes. Et c'était un stage où moi j'étais stagiaire événementiel parce que... Ce programme, il a pour but de faire se rencontrer des experts, des maires, etc. pour construire justement un peu les villes de demain, si on peut dire, de l'Europe. Et donc, pour faire que tout ce petit monde se rencontre, il faut des cadres, il faut des événements où ils puissent se parler, etc. Et donc, j'ai aidé à ça, dans une équipe hyper sympa à Paris. J'étais super content aussi d'être à Paris, parce que comme j'étais toujours à Nantes, j'allais dans une autre ville et puis Paris, quoi. Pour quelqu'un qui aime bien la culture comme moi, ça m'a fait bien plaisir. Oui, c'est sûr. Et donc, voilà, plein de découvertes encore, y compris de découvertes humaines. Je me suis très bien entendu avec mes collègues.
- Speaker #0
Les stages, c'est quelque chose qui est dur à trouver.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Comment est-ce que tu t'y es pris ? Parce que c'était pendant l'échange. Si tu devais donner des conseils, qui est-ce qu'il faudrait potentiellement contacter pour trouver des stages ?
- Speaker #1
Oui, en fait, moi, ça s'est fait un peu en deux temps. mon stage. C'est-à-dire que j'en avais un dès mars avant de partir. Parce qu'à la base, je m'étais dit que je voulais partir l'esprit serein au Canada et donc avoir déjà mon stage. Et à cette période-là, je me disais que d'avoir des compétences en finance pour ensuite produire des événements, ce serait intéressant. Et donc, je m'étais mis en tête de faire mon stage en audit financier. Et donc, j'ai fait mes petites recherches et j'ai... un peu galéré avec mon profil plus culture et tout, pour comment orienter et convaincre un recruteur que l'audit financier ça pourrait être intéressant. Donc je suis notamment allé voir le Career Center à ce moment-là, et leur parler un peu de ma problématique, qui peut paraître paradoxale mais qui n'était pas tant dans ma tête, et justement de mettre un peu à jour le CV et de savoir ce qu'il fallait dire. Et ils m'ont surtout rassuré, en vrai, sur le fait que c'était tout à fait possible et que ça restait un parcours cohérent. Et donc, j'ai réussi à avoir un stage. Mais en fait, j'ai dit non, parce qu'en m'écoutant, je me suis dit que ce n'était pas forcément ce qui me beautait le plus. Et donc, voilà, c'était le premier temps. Et ensuite, le deuxième temps, c'est fait au Canada. Et là, c'est surtout écumé tous les sites qui passent des annonces, candidatés à fond. Et puis croiser les doigts, avoir des entretiens. Je n'osais pas trop dire que j'étais loin. Et donc, j'ai fait plusieurs entretiens en pleine nuit. Il ne fallait pas trop réveiller les colocataires. Mais ça a bien payé quand même.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
C'est vrai qu'il y a le Career Center à Denisa qui permet de trouver des stages plus facilement. C'est une chance pour pas mal d'étudiants. Parce que c'est une problématique quand même dans les études qui peut arriver.
- Speaker #1
Mais au moins,
- Speaker #0
on est dans des bonnes dispositions pour réussir à trouver des stages.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Et donc, une fois rentré du Canada et du stage, le choix du master, quel a été ce choix ? Pourquoi ?
- Speaker #1
C'est le choix qui me conduit à être là où je suis aujourd'hui, c'est-à-dire dans le master, dans le MSC Culture and Arts Management. Parce que... En fait, quand j'écoutais mon cœur, c'était vraiment ça que je voulais faire. La continuité, bureau des arts, et puis cette idée de vouloir construire des événements. J'ai fait ce choix-là. Et donc, la retour à Nantes, mais pas pour me déplaire. Pour une dernière année d'études, de profiter pleinement d'une ville qui est adaptée aux étudiants. Et puis... Retrouver plein de copains et de copines aussi évidemment parce qu'on se connaissait pas mal tous ceux qui étaient inspirés par ces thèmes culture et art. Et donc voilà il y a deux classes qui permet d'avoir deux groupes et puis c'est surtout qu'au deuxième semestre qui arrive on est spécialisé dans deux modules. Donc voilà on espère en tout cas des actions très concrètes.
- Speaker #0
T'as choisi le sien ?
- Speaker #1
Ouais moi je vais en audiovisuel.
- Speaker #0
Ok génial.
- Speaker #1
Ouais. Ouais, ouais, carrément. Si toi tu fais des vidéos, ça peut être... Ça m'intéresse, hein. Ouais, je veux bien le croire. Parce qu'en gros, là, l'idée, c'est d'avoir surtout des compétences production-distribution qui pourront être utiles. Et dans ce cadre-là, mi-médias, mi-ciné, mi-musique qui, encore une fois, me parlaient. Voilà. Et donc, là, on va être encore plus avec des gens avec les mêmes centres d'intérêt. Donc j'ai un peu hâte.
- Speaker #0
C'est ça, c'est en lien avec tes centres d'intérêt, si c'est événementiel, artistique, ce master correspond parfaitement.
- Speaker #1
J'espère, ouais.
- Speaker #0
Et une petite question, si tu devais, là maintenant, parler au toi qui rentre à Audencia, lui de 20 ans, qu'est-ce que tu lui dirais ?
- Speaker #1
Le petit Jocelyn qui rentrait à Audencia, il n'était pas forcément hyper à l'aise, parce qu'il sortait de prépa, il sortait d'un cadre pas forcément ouvert. Du coup, je lui dirais de profiter pleinement. de foncer et de choper toutes les opportunités possibles parce qu'en fait, je vais trouver plein d'amis et plein de personnes qui me permettront de découvrir des nouvelles choses et au final, d'être beaucoup plus... beaucoup plus... beaucoup plus...
- Speaker #0
Beaucoup plus libre, je sais pas, beaucoup plus... Ouais,
- Speaker #1
ouais, beaucoup plus à même de faire ce que j'ai envie de construire. C'est ça. Ouais.
- Speaker #0
Et c'était quoi pour toi le choix le plus impactant ? Ça fait une fois Audencia, celui qui a été vraiment décisif.
- Speaker #1
Le plus impactant, du coup, c'est certainement d'avoir fait Parcours Engagement. Parce que c'est un choix, même moi en vrai, ça m'a un peu surpris de me dire non, non, mais là je reste. Et en fait, via ça, j'ai pu vraiment m'impliquer au Bureau des Arts, être président. Et puis, c'est sûr que c'est encore une fois des opportunités que je suis très content d'avoir saisies.
- Speaker #0
Très bien, merci beaucoup Jocelyn d'avoir partagé ton parcours avec nous. C'était vraiment super inspirant. on a pu en apprendre beaucoup à la fois sur comment se passe la vie d'un étudiant la vie associative aussi, rythme et comment toi tu l'as vécu c'était vraiment super intéressant donc merci à toi et merci à vous de nous avoir écouté on se dit à bientôt pour un prochain épisode de Waze c'était Gaspard, à bientôt