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Wedding Divan - Le Podcast des pros du mariage (par Magaly ZARKA)

120. Comment montrer son unicité, avec Pascal Délé, vidéaste de renom !

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42min |04/04/2024|

375

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42min |04/04/2024|

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Description

Hellooooo le gang ✌️

J’espère que tu vas bien !

Aujourd’hui, je te propose de découvrir l’interview que j’ai mené avec Pascal Délé, vidéaste de renom !

Une interview vraiment inspirante qui j’espère, te plaira autant qu’à moi !


Je t'en dis pas plus et je te laisse écouter.

🎧 Montage réalisé par : @intothewavesstudio 

✨ Le Wedding Divan : @leweddinggang


Les comptes instagram cités dans l'épisode :

🎥 Pascal Délé : @pascaldelefilmaker

🍓The Wild Strawberry : @thewildstrawberry.picture 



Présentation des invités du jour :


Je suis un cinéaste de mariage français résidant dans le sud-est de la France et ayant une profonde passion pour le cinéma. Cette passion ma naturellement conduit à me spécialiser dans une esthétique cinématographique et artistique dans les vidéos de mariage de manière très personnelle. J’ai été reconnu comme l'un des meilleurs cinéaste de mariage au monde par Harper's Bazaar US. Cette reconnaissance international à changé pas mal de chose sur ma clientèle uniquement international à ce jour.

🎧 L'épisode t'as plu ? ⭐

Pour me soutenir, laisse moi 5 étoiles et un commentaire sur Apple Podcast ! Merci ! ...........................................................................................................................................................................


Hey ! Moi, c'est Mag 👋 Je suis coach pour les professionnels du mariage qui (re)lancent leur activité 🚀 

Je t'aide à prendre confiance🔥, à remplir tes saisons 👰🏻🤵🏻 et à devenir une référence 👑grâce à mes formations et coachings sur-mesure !

Rejoins moi sur Insta !   ✌️

XOXO 💋   


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Merci. Hello et bienvenue dans Wedding Divan, le podcast dédié aux pros du mariage. Je suis Magali Zarka, formatrice du Wedding Gang, officiante de cérémonie laïque et ancienne wedding planner avec plus de 100 mariages à mon actif. Si tu es entrepreneur dans le milieu du mariage ou que tu souhaites te lancer, ce podcast est fait pour toi. Comment réussir, comment se démarquer et surtout, comment durer dans le mariage ? Autant de questions auxquelles nous répondrons ici, via des interviews sans tabou de prestataires de mariage ou qui peuvent t'aider à améliorer ton business. on y abordera leur parcours, leur réussite et leurs erreurs aussi parfois. Je partagerai également avec toi tous mes conseils, astuces et outils pour te donner un accès direct à la réussite dans le Wedding World. Allez, pose-toi dans ton canapé, écoute-nous dans ta voiture ou même en faisant la vaisselle. Et surtout, abonne-toi pour ne manquer aucun épisode. Hello, hello, le gang, j'espère que tu vas bien. Aujourd'hui, je te propose de découvrir l'interview que j'ai menée avec Pascal Délé, vidéaste de Renaud. Une interview vraiment, vraiment inspirante qui, j'espère, te plaira autant qu'à moi. Je te laisse écouter. Hello Pascal, je suis ravie de t'accueillir ici. Je te suis depuis tes débuts finalement, qui étaient en même temps que les miens. On a commencé la même année, en 2012. Et tu es un des pionniers finalement de la vidéo dans le mariage. Donc je suis vraiment très heureuse de te recevoir aujourd'hui.

  • Speaker #1

    Eh bien écoute, c'est un immense plaisir que tu m'accueilles justement. et c'est avec grand plaisir que j'ai accepté ton invitation et comme tu dis, oui, là je commence à accuser le coup du temps j'ai des petits poils blancs sous le menton et oui, on a commencé ensemble en 2012, donc je suis ravi d'être ici aujourd'hui je me souviens même que je t'avais,

  • Speaker #0

    alors c'est finalement François de Ricordio qui avait fait la vidéo de mon lancement quand j'étais wedding planner, parce que j'avais fait une soirée de lancement et je t'avais quand même contacté en premier je crois c'est bon ? ouais, ouais, ouais

  • Speaker #1

    C'est trop bon !

  • Speaker #0

    C'était 2012, donc ça date un peu. Je me souviens de ça parce que, pour moi, je te l'ai mis dans le guide de préparation de cette interview, tu as été un des premiers à introduire le storytelling, une dimension vraiment cinématographique dans tes vidéos. Et je me souviens même d'une vidéo particulière qui m'a particulièrement touchée, c'était celle... à Marrakech. Je ne sais pas si tu te souviens de celle-là, mais moi, je m'en souviens.

  • Speaker #1

    Oui, je me rappelle de toutes mes vidéos. Mais bien sûr, Marrakech, je m'en souviens très, très bien.

  • Speaker #0

    Mais celui-là, on aurait dit un film. C'est genre, ça commençait par la nuit étoilée.

  • Speaker #1

    Oui, j'avais fait un time-lapse dans la nuit. C'était un mariage incroyable et d'autant plus incroyable que le photographe qui m'accompagnait était Xavier Navarro sur ce mariage-là. Et on a été accueillis par des mariés extraordinaires et d'une gentillesse incroyable.

  • Speaker #0

    Ça se voyait.

  • Speaker #1

    Et c'était mon premier mariage déjà au Maroc. Et en plus dans le désert, c'était quelque chose de fou. Franchement, honnêtement, on n'en voyait pas encore des tonnes de vidéos de mariages comme ça, en plein désert, donc c'était quelque chose de fou. Et j'avais shooté en raw, alors pour les spécialistes, ils sauront de quoi je parle, mais j'avais shooté avec Magic Lantern, ce qui avait apporté aussi... une qualité supplémentaire à cette production-là.

  • Speaker #0

    Pour ceux qui ne sont pas d'Aviz, ça veut dire quoi ?

  • Speaker #1

    En fait, à l'époque, la plus grande partie de mes collègues et de mes confrères ont bossé tous avec un Canon 5D Mark II. Je ne sais pas si tu te souviens. Pas du tout. Canon, non. C'était le boîtier, l'appareil photo avec lequel on… Ce boîtier-là, en fait, on l'avait poussé à ses limites puisqu'il y avait un espèce de hacking qui était sorti à l'époque qui s'appelait Magic Lantern, qui permettait d'augmenter la qualité de l'image. Et donc, du coup, ce mariage-là, je l'ai fait, je l'ai tourné en RAW avec Magic Lantern. Et forcément, ça a rajouté une dimension supplémentaire à la production au film de mariage que j'avais rendu. J'en avais profité pour apporter cette dimension documentaire sur ce mariage-là, accentuer le côté storytelling et le côté cinématique. C'était le début de ma nouvelle identité visuelle.

  • Speaker #0

    Ça va être notre sujet du jour un peu. Mais déjà, on va revenir un tout petit peu en arrière. Comment tu es devenue vidéaste et qu'est-ce que tu faisais avant ? Parce que je ne sais même pas.

  • Speaker #1

    Ouais, en fait, j'ai fait des études. de plombier chauffagiste et j'étais en sport études. Donc plombier chauffagiste, j'ai eu mon CAP BEP que j'ai eu. J'ai commencé à... Je vais te faire ça assez rapidement. J'ai bossé pendant un an et demi en tant que plombier dans la Meuse. Ensuite, au bout d'un an et demi, je suis parti parce que je ne m'entendais pas très bien avec mon patron. Et j'ai atterri dans la téléphonie parce que j'étais fan de technologie. Et donc, j'achetais avec ma paie, j'achetais des téléphones portables à l'époque. Et j'ai bossé après, j'ai gravi un peu les échelons dans... Dans le commerce, où j'étais au départ vendeur, après je suis passé responsable des boutiques, et après j'ai navigué un peu dans différentes enseignes, mais au total ça a concilié à peu près 10 ans dans le commerce entre SFR, différentes enseignes. Et à l'aube de mes 30 ans, j'ai voulu changer, puisque j'avais mon frère qui était infirmier libéral, j'allais tous les étés à Marseille chez lui en vacances. Et un jour, il m'a dit de faire une tournée avec lui. Donc, j'ai fait une tournée. Donc, une tournée, c'est on se lève le matin à 5h du matin et puis on fait une tournée pour aller voir les patients. Et à la fin de cette journée-là, en fait, j'ai eu comme une espèce de révélation où je me suis vu à travers lui et je me suis dit, mais j'adorerais faire ce qu'il fait. Et donc, j'avais commencé à... J'ai commencé à... Comment dirais-je ? À faire les démarches pour... Pour être aide-soignant, j'ai passé mon concours, j'ai eu mon concours, je suis rentré à l'école d'aide-soignant, j'ai eu mon diplôme et j'ai commencé à travailler à l'hôpital. Je faisais des vacations de nuit à Marseille et à l'époque j'habitais à Arles et après j'ai bossé à l'hôpital de Arles en gériatrie. Et à côté de ça, en fait... Je faisais un peu de vidéos, mais vraiment de la vidéo loisir, un peu de photos aussi de loisir. D'ailleurs, j'ai commencé par la photo. J'ai commencé par la photo, en fait, avant d'être dans la vidéo. J'ai commencé par la photo. Et très vite, cette passion pour la vidéo m'a... m'a submergé, c'est-à-dire que ça devenait un peu obsessionnel, puisque j'avais compris que le but de ma vie, en tout cas, je prenais du plaisir à raconter des histoires, que ce soit des histoires pour ma famille, pour des amis. Et voilà comment j'ai commencé la vidéo. Au bout d'un peu plus de six mois à travailler à l'hôpital de Arles, j'ai fait une vidéo, un save the date, d'amis qui se mariaient au lac de Côme. Et je l'ai... Vous avez bien commencé déjà. Ouais, j'avais bien commencé, mais bien sûr, ça a été un formidable tremplin puisque c'était un terrain de jeu extraordinaire, le lac de Combes, très romantique. Et puis c'était à l'époque où les saves the date étaient vachement à la mode. Je regarde aujourd'hui, il n'y en a quasiment plus. Il y en a quasiment plus. Et donc le saves the date, c'était quelque chose d'incontournable avant la vidéo de mariage. Et puis c'était une manière originale aussi d'annoncer la date de mariage aux invités, à la famille et les amis. Donc cette vidéo-là a été publiée sur le blog de la Mario Piennu. Et ma vie a changé à ce moment-là. Je me rappelle, c'était un... La date de publication, si je ne dis pas de bêtises, ça devait être le 21 octobre 2011.

  • Speaker #0

    Oui. C'était avant 2012, finalement. Tu t'es lancé avant moi, finalement.

  • Speaker #1

    Je n'étais pas officiel. J'étais micro-entrepreneur à ce moment-là, avant que la vidéo sorte. Mais officiellement, je m'étais lancé en micro-entreprise pour me dire que ça allait être un petit complément de mon salaire d'aide-soignante. Mais je n'avais aucunement vocation à faire que ça dans la vie. J'aimais mon travail. Pour moi, c'était vraiment du truc loisir.

  • Speaker #0

    C'est incroyable ce parcours. Tu as bien fait de te poser la question.

  • Speaker #1

    Oui, c'est incroyable. C'est ce qui fait aussi, je pense, c'est ce qui me construit en tout cas aujourd'hui. C'est ce qui m'a construit, c'est sûr.

  • Speaker #0

    Et comment t'as eu l'idée et l'envie finalement d'introduire justement cette partie storytelling, cinématographie dans tes vidéos ? Est-ce que c'est venu au fur et à mesure ? Est-ce que c'était un truc que t'as eu tout de suite ?

  • Speaker #1

    Non, c'est pas un truc que j'ai eu tout de suite. C'était un peu enfui au fond de moi-même. C'est-à-dire que j'ai été, en fait, sans être cinéphile... J'aime qu'on me raconte des histoires en images, donc je suis quelqu'un qui est ultra sensible à ce que j'entends, à ce que je vois. Donc dans les films qui ont bercé mon enfance, j'ai été vachement sensible à certains films cultes qui m'ont marqué et qui provoquent des émotions très fortes. Et en fait, dans la vidéo de mariage, on parle réellement d'émotion. Donc c'est quelque chose de très important. Et on est obligé de raconter des histoires. Et en fait, quand j'ai commencé la vidéo de mariage, à faire des vidéos de mariage, moi je m'étais basé sur un modèle qui existait à l'époque, qui s'appelait Still Motion. Still Motion, c'est... le papa de tous les cinéastes de mariage au monde puisque c'est eux qui ont commencé et qui ont développé et qui ont introduit la vidéo de mariage nouvelle génération avec ces fameux boîtiers Canon 5D Mark II et en fait leur film, donc c'était une boîte américaine et en fait leur film était conçu comme il y avait un vrai storytelling en fait il y avait un vrai storytelling c'était des gars qui sortaient d'école de... d'école de cinéma aux Etats-Unis, et puis ils ont dit, tiens, on va faire la vidéo de mariage. Mais les mecs, ils ont fait la vidéo de mariage, mais à un niveau hyper élevé et très cinématographique. En tout cas, très cinématographique dans l'approche, dans l'image et dans les compositions. Et en fait, ils ont irradié le monde entier. Sauf que l'erreur que la plupart des personnes ont fait, c'est qu'on a voulu reproduire exactement ce qu'ils faisaient eux à l'époque. C'est-à-dire que leur film a été une inspiration pour le monde entier. Et le problème, c'est qu'à un moment donné... Moi, je me sentais un peu coincé dans cette espèce de notice, parce que pour moi, c'était une notice, en fait. C'était, il fallait regarder ce qu'ils font pour voir ce qui est bien de faire.

  • Speaker #0

    Pour l'appliquer directement sans réfléchir. Oui,

  • Speaker #1

    c'est exactement ça. C'est-à-dire qu'à un moment donné, je me suis posé la question, pourquoi je dois faire un travelling sur les chaussures ? Non, mais... En fait, ça a du sens. Ça a du sens de se poser la question. Parce que ça n'a pas de sens de faire un travelling sur des chaussures. Tu vois ? Et je me suis posé la question, pourquoi je dois accrocher la robe sur un arbre ? Voilà, sur un arbre. À quel moment ? Pourquoi ? Qui a dicté, qui a dit, tu te dois d'avoir ce plan-là ? Pourquoi je dois avoir le travelling en avant, dans l'église, par terre, avec ? Pourquoi ? Donc, c'était des choses... Je pense qu'on faisait machinalement parce qu'on avait vu ce qui se faisait. Et on pensait que c'était ça qu'il fallait faire. Et en fait, pendant, je crois... Une saison et demie, j'ai avancé, mais malgré que j'avais quand même... Ça faisait partie des plans que tu ne pouvais pas échapper, en fait, quand tu voyais une vidéo de mariage à l'époque, c'était, il fallait ces plans-là. Et durant un an et demi, mes premiers mariages, je les ai faits, ces plans-là. Quasi tout le monde les faisait, en fait. Donc, je n'en ai pas honte. Et puis après, c'est dans la manière dont toi, tu vas amener ces plans-là, dans ta vision aussi, dans la focale que tu vas choisir, ainsi de suite. Donc, tu vas quand même déjà commencer à te démarquer. Mais ce qui était important, c'est qu'au bout d'à peu près d'un an et demi, je suis tombé sur une vidéo de mariage. Il s'appelle Francisco Montoro. Tu ne connais pas ? Non, je ne connais pas. C'est un Espagnol. Et en fait, il m'a ouvert l'esprit sur le fait que la vidéo de mariage, telle qu'on la connaissait à l'époque, il suffit juste d'ouvrir les portes de la créativité et en fait, on se retrouve sur un terrain. de créativité infinie. C'est-à-dire qu'on se mettait des barrières, et lui, il a cassé ces barrières-là. Et donc, en fait, j'ai eu un déclenchement dans ma tête en me disant, mais en fait, la vidéo de mariage n'a pas de frontières, elle n'a pas de limites, c'est-à-dire que c'est pas fermé, et qu'on peut réaliser tout ce qu'on veut. en fait. Donc, j'ai ouvert mon esprit à Mais qu'est-ce que toi, Pascal, tu veux réaliser comme film de mariage ? Qu'est-ce que t'aimerais faire ? C'est-à-dire que là, tu deviens ultra égoïste, en fait. Tu ne penses plus au marié, mais tu penses qu'à toi. Parce que c'est avant tout de te faire plaisir, en fait. Parce que c'est un métier de passion, c'est un métier de plaisir. Et il faut prendre du plaisir à ce que tu fais et à ce qu'on fait. Donc, à partir de ce moment-là, j'ai ouvert mon esprit à me dire Ok, moi, ce qui me fait kiffer, c'est de... C'est de partir dans cet univers-là. C'est d'apporter une touche très cinématographique, très personnelle aussi, en choisissant des musiques que j'adore et qui me font vibrer. Et donc, je vais l'imposer aux gens. Je vais l'imposer aux mariés.

  • Speaker #0

    Oui, mais finalement, c'est ça qu'ils aiment, non ?

  • Speaker #1

    En fait, c'est un...

  • Speaker #0

    Ils viennent tout de suite pour ta patte, pour ce que tu es.

  • Speaker #1

    Oui, c'est un pari qui est pris à ce moment-là. C'est-à-dire que je vois à côté de moi... des univers bien définis, bien distincts. Et puis, moi, par exemple, deux semaines avant, je suis peut-être sorti en boîte Electro House, et en fait, il y a une musique qui m'a submergé. Et en fait, cette musique-là, dans ma tête, je vois des images de mariage. C'est des images de mariage qui se projettent. Et là, je me dis, mais c'est un truc de fou. Donc, je chazame cette musique, je rentre chez moi, je fais le mariage. Et en fait, je veux absolument ressentir ce que j'ai ressenti au moment où j'ai ressenti la musique, parce que j'ai ressenti des émotions. Et en fait, je veux les coller avec les images de mariage. En fait, ça marche à ce moment-là. Et là, je me dis, bingo, en fait, j'ai compris que les émotions et que la musique se transmettaient, enfin, que les émotions se transmettaient via la musique, pas uniquement que l'image.

  • Speaker #0

    Eh oui. Ça, c'est un vrai truc. Quand tu regardes une vidéo sans le son, ce n'est pas du tout le même rendu.

  • Speaker #1

    Non, mais c'est quelque chose de physiologique, en fait. C'est-à-dire que je pense que, je ne sais pas, c'est peut-être de la physique quantique. C'est-à-dire que les vibrations provoquent en nous, chez les humains, quelque chose qui va nous toucher directement dans le cœur, en fait. Donc, il n'y a pas uniquement que l'image. Mais l'image, c'est un peu la cerise sur le gâteau. Ça rajoute quelque chose. Mais avant tout, la musique. c'est quelque chose qui se ressent à l'intérieur du cœur. On pense... En fait, les oreilles, c'est juste le tunnel, c'est juste le chemin. Mais après, ça arrive directement dans le cœur.

  • Speaker #0

    Je me souviens d'un shoot que j'ai fait avec Marisa et Gislain. C'était un shooting sur Noël. Et en fait, ils avaient mis une musique qui était hyper importante pour elles dedans. Donc, The Wild Strawberry. Ils me l'ont envoyée. Moi, j'étais dans le métro. donc je ne faisais rien mais j'ai voulu regarder quand même la vidéo et je leur ai dit que c'était super mais ils m'ont dit mais la musique elle était bien et tout, je me suis dit bah j'ai pas entendu ils m'ont dit quoi ?

  • Speaker #1

    en plus c'est marrant que tu me parles d'eux puisque je les vois très prochainement la semaine prochaine ils viennent, je leur fais une formation donc ils vont venir à la maison pendant deux jours et on va pouvoir justement voir échanger sur beaucoup de sujets. Donc, voilà. C'est marrant que tu me parles d'eux.

  • Speaker #0

    On s'est rencontrés pour cette vidéo et en fait, ça leur a donné envie que je fasse leur cérémonie. Donc, c'est mes chouchous.

  • Speaker #1

    Ouais. C'est des gens extraordinaires. et je suis assez fier de leur parcours là on sort un peu du truc mais je suis assez fier de leur parcours parce que je les ai découvert sur les réseaux sociaux en premier lieu j'ai vu quelques vidéos et puis je les ai rencontrés en vrai au kikas d'ailleurs c'est là que t'as écouté ils en parlent dans leur interview de toi peut-être oui peut-être exact et en fait ça a été t'as des espèces de visions comme ça qui qui voit le talent, parce que le talent t'éclate aux yeux en fait. Donc tu dis, attendez les gars, mais vous êtes là quoi. Voilà, vous êtes là, donc c'est bien, continuez et tout, mais sachez déjà que vous êtes là. Donc voilà, c'est super.

  • Speaker #0

    donc je suis très content pour eux ils ont un vrai style unique ça c'est clair on va revenir justement au style unique mais dans tout ce que t'as dit j'ai retenu aussi que t'avais des films cultes qui t'avaient inspiré est-ce que tu peux nous donner des titres qui te reviennent en tête ?

  • Speaker #1

    j'ai notamment un film Un film qui s'appelle l'histoire sans fin. C'est typiquement, là je peux t'en parler parce que j'arrive à ressentir exactement les mêmes émotions que lorsque j'ai vu ce film-là pour la première fois et j'ai encore les frissons qui me traversent le corps. Et c'est typiquement le genre de film où à la fin tu restes, tu viens de te prendre une claque cinématographique, tu viens de vivre des émotions intenses et tu restes. Et en plus, à la fin, une fois que le film est fini, tu as une musique qui te maintient perché en fait. En fait, le film t'a perché. et t'as la musique de fin qui fait nanana nanana nanana donc c'est un truc qui te maintient en fait suspendu et tu redescends pas parce que tu viens de vivre tellement d'émotions et puis t'as la musique qui te maintient encore et puis toi t'es là devant ton écran et là t'arrives plus à bouger tu sais plus quoi faire juste t'es en train de repenser et repenser à tout ce que tu viens de voir Et après ça, tu fais des rêves de la princesse Fantasia pendant 15 jours et tout. Enfin, c'est des trucs de tarés. Mais en fait, quand je te dis que c'est des trucs de tarés, c'est que c'est des émotions qui sont tellement fortes qu'un film puisse te provoquer justement ce type d'émotions. Ou en fait, tu vas rêver d'être le héros du film ou tu vas rêver parce que forcément, tu es amoureux de la princesse Fantasia. La petite blonde là qui était super mignonne et tout, magnifique. Non mais l'histoire est extraordinaire. Donc ça mélange le fantastique, l'héroïque, il y a tout. Tous les éléments sont compris dans ce film-là. Donc ça fait partie de ce type de film qui m'a vachement marqué en fait. Tu t'échappes totalement.

  • Speaker #0

    où en fait pendant je sais plus 1h30 ou 2h t'es ailleurs quoi donc si je devais en retenir un c'est celui-là et puis quand tu regardes à la fin qui l'a réalisé bah c'est Spielberg quoi enfin je me souviens très bien c'est pas vrai je me souviens pas très bien de ce film je me souviens très bien que j'avais adoré ce film que je l'ai vu plusieurs fois mais j'arrive pas à me souvenir enfin je vois le...

  • Speaker #1

    je sais pas comment c'était le dragon le chien le chien dragon

  • Speaker #0

    Voilà, je me suis intéressée bien de ça, mais par contre, il faudrait que je le regarde à nouveau, parce que je sais que j'ai adoré ce film.

  • Speaker #1

    Et il y a une chose qui, à l'intérieur de ce film-là, m'a profondément marquée. C'est à un moment donné, il y a le géant de pierre qui parle. En fait, le géant de pierre, il est costaud, il est énorme, mais il a peur d'une seule chose. Et tu te dis, ce gros géant de pierre, il n'a pas peur, puisqu'il est déjà très fort. Mais il a peur d'une seule chose, il a peur du néant. Ce film-là a réussi... à retranscrire en images le néant. Et j'ai trouvé ça fou, fascinant, mais horrifiant. Enfin, j'étais effrayé en même temps. Donc, c'est un sentiment de fascination et de peur, en fait. Et j'ai mis un mot, je pouvais mettre une image sur ce que pouvait représenter le néant. C'était dans le film et je trouvais ça extraordinaire.

  • Speaker #0

    Bon, dites-nous sur Insta si vous l'avez vu ce film, et si vous ne l'avez pas vu, allez le voir. Moi, je me souviens que c'était génial, mais je me souviens plus.

  • Speaker #1

    C'est l'histoire sans fin, c'est un classique, c'est très culte, et c'est pour toute la génération des... Les personnes nées en 1980, je pense que tout le monde connaît ce film. Les Goonies, tout ça, toute la clique.

  • Speaker #0

    Mais on n'est plus si nombreux.

  • Speaker #1

    Oui, je sais. Je sais, je sais. Oui, je sais.

  • Speaker #0

    Maintenant, il y a 90, il y a 2000. Il y a 2010.

  • Speaker #1

    Ce qui est assez intéressant, c'est que j'ai ma fille de 15 ans qui me dit Papa, j'aurais aimé vivre à… Enfin, j'aurais aimé…

  • Speaker #0

    N'être en même temps que toi ?

  • Speaker #1

    J'aurais préféré être née en même temps que toi, oui. C'est-à-dire, genre, elle veut être ma pote, quoi. Parce que, et puis, pour revivre tout ce qu'on a, nous, on a vécu dans notre enfance, c'est-à-dire dans les années 80, comparé à la jeunesse d'aujourd'hui qui, voilà, c'est un autre sujet, mais c'est assez marrant qu'elle soit nostalgique des années 80, quoi.

  • Speaker #0

    Clairement.

  • Speaker #1

    80 à 90, voilà.

  • Speaker #0

    ça c'est marrant et donc revenons au sujet dont on parle depuis le début mais on n'a pas encore été en profondeur dessus c'est quoi les stratégies que tu as adoptées pour développer et maintenir ce style unique que tu as créé finalement ?

  • Speaker #1

    alors la stratégie elle a été au départ pas une stratégie c'est à dire que c'était pas quelque chose de calculé par contre ça a été quelque chose de volontaire et de volonté c'est à dire que je voulais absolument montrer aux gens ce que je voulais réellement montrer. C'est-à-dire que je ne voulais pas avoir de pression à me dire tu dois forcément filmer telle chose, tu dois forcément filmer telle chose ou montrer telle chose à l'image Donc je voulais pouvoir être libre de... de mes choix artistiques. En fait, ça, c'est un premier point. C'est-à-dire que quand tu commences à penser comme ça, tu commences à construire ton identité. Parce que ça veut dire que les gens ne vont pas s'attendre à ce qui va se passer à l'écran. Ils ne savent pas ce qu'ils vont voir. Et ce sera uniquement ta vision. C'est-à-dire uniquement ce que toi, tu as envie de retransmettre. Et donc, ma stratégie, elle est venue par la suite au final, puisque quand j'ai commencé à... à découvrir un peu mon identité visuelle. Tu le fais pendant un an, pendant deux ans. Après, tu te rends compte qu'il faut que tu puisses, et c'est super parce que tu as trouvé ton style visuel, mais il faut que tu puisses après adapter ton style au marié. Tu comprends ? Et c'est là où ça peut commencer à devenir un peu compliqué, où en fait, tu traverses des univers où... Des styles peuvent un peu être à l'encontre de ce que t'aimes ou de ce que t'as envie. C'est-à-dire que tu vas avoir peut-être une clientèle très haut de gamme ou qui ne va pas forcément peut-être adhérer à ton style. Ou l'inverse, tu vois. Peut-être une clientèle un peu moins haut de gamme, mais toi, tu as un style complètement taré, enfin, tu as un ré très artistique. Il va falloir en fait faire matcher ces deux mondes-là. Donc ça, c'est... C'est compliqué et c'est de là où tu commences à sortir une stratégie et une communication visuelle, tout simplement en refaisant et en refaisant et en étant le plus linéaire possible, mais tout en étant original. Alors être linéaire, c'est-à-dire avoir une construction de ton film global qui restera toujours la même avec des... des marqueurs forts qui vont faire que les gens vont reconnaître que c'est toi qui as fait la vidéo. Donc, ces marqueurs-là, alors bien sûr, ça commence par ton logo, mais au-delà de ça, ça va être une introduction de vidéo où tu commences avec un écran noir qui se découvre, ainsi de suite, avec des crédits que j'ai instaurés au fur et à mesure, comme des crédits qu'on peut voir au cinéma. Donc, c'est tous ces petits marqueurs-là que j'ai intégrés au fur et à mesure pour... dire voilà, mon style c'est ça, mon évolution c'est ça aujourd'hui. Donc une fois que j'avais compris ça, je me suis dit, c'est simple, autour de moi commencent à émerger pas mal de mondes, de mondes de tendances en tout cas, et donc la stratégie c'est de ne pas aller vers ces tendances-là, ou ne pas essayer de reproduire les autres tendances qu'on peut voir ailleurs, mais juste... de continuer à faire ce qu'on aime, et comme on sait le faire, en fait. Et ça ne sert à rien d'aller regarder à droite, à gauche. Et à partir de là, j'ai commencé à arrêter de regarder à droite, à gauche. C'est-à-dire, j'ai commencé à arrêter de regarder les autres vidéos de mariage et à me concentrer sur ce que j'allais produire, moi.

  • Speaker #0

    Non, mais ce que tu décris, c'est le parcours de quelqu'un qui débute et qui, après, prend sa confiance, je trouve.

  • Speaker #1

    Oui, bien sûr. Oui, qui prend sa confiance sur... Ce qui est... Ce qu'il est sûr de ce qui va lui faire plaisir, parce que c'est très égoïste à ce moment-là, c'est de me dire, je vais dans une direction, j'attends pas que les gens me suivent, je le fais pas pour les gens, je le fais pour moi. Par contre, si je peux inspirer des gens, très bien, tant mieux. Je sais qu'à une époque, il y avait beaucoup de vidéos qui étaient inspirées de Pascal Delay, entre guillemets. C'est ce que je regardais un peu sur les réseaux et tout. Premièrement, ça me faisait plaisir, tant mieux. Mais deuxièmement, je ne comprenais pas trop ce qui se passait, en fait, parce que j'étais un peu dans ma bulle. Je m'en suis rendu compte après par la suite et c'est les gens qui me disaient Ouais mais attends, parce que tu te rends compte de ce que tu fais, c'est génial, c'est super et tout, donc du coup tu nous inspires et tout ceci, cela. Et là, j'avais compris que j'étais devenu inspirant, mais que j'étais aussi créateur. Et en fait, en tant que créateur, quand je voyais les gens avec un certain talent et tout, essayer peut-être de s'inspirer de mon travail ou de faire un peu comme moi, je me disais mais c'est sur le mauvais chemin en fait. Le bon chemin c'est de... d'aller chercher au fond de toi-même exactement ce que toi, tu aimes. Et là, si tu sais ce que tu aimes, après, tu le délivres avec ta personnalité, tu le délivres en vidéo, tu vois. Et on est tous uniques. Donc, ce sera forcément des vidéos différentes, en fait.

  • Speaker #0

    C'est là, donc, du coup, que tu as compris que tu distinguais finalement un peu des autres, entre guillemets, et que tu t'inspirais. Donc, c'est à ce moment-là.

  • Speaker #1

    Oui, exactement. Je me suis dit, OK, il y a quelque chose. que certaines personnes retrouvent dans mes vidéos, qu'elles ne vont pas retrouver ailleurs. Mais c'est uniquement parce que je fais ce que j'aime. Et si je suis inspiré par ce que je peux regarder à droite ou à gauche, je perds mon identité, je perds ce pour quoi les gens viennent me voir. Donc ma stratégie, elle est de rester moi-même, toujours, à n'importe quel moment, et pour n'importe quel client. Voilà. Et de ne pas... me vendre sur quelque chose que je n'aimerais pas faire ou que je n'aimerais pas être, en fait. Donc, la stratégie, elle est là.

  • Speaker #0

    Est-ce qu'il y a des opportunités que tu as vécues grâce à ce fait de rester toi-même et à créer une identité personnelle ? Des trucs auxquels tu ne t'attendais pas et on est venu te chercher ?

  • Speaker #1

    Oui, oui, bien sûr. Bien sûr, oui, oui. Ce qui est fou, c'est que la vidéo de mariage apporte justement... Non. C'est un chemin direct sur des mondes parallèles, entre guillemets, où en fait, ça t'amène à travailler avec des grandes marques ou avec des grands groupes qui n'ont rien à voir avec la vidéo de mariage, mais ce sont des personnes qui faisaient partie du mariage, en tout cas qui étaient des invités, qui ont été touchés par la suite, par ma vidéo, et qui m'ont contacté. Post mariage, en me disant, on a vu la vidéo que vous avez faite pour tel ou tel couple, c'est complètement dingue. Écoutez, j'ai une société, j'aimerais bien vous embaucher pour une vidéo promo, ceci, ainsi de suite. Et c'est comme ça aussi que j'ai commencé aussi à faire... du corporate qui m'a emmené même à travailler pour eBay. Je me rappelle quand j'avais fait ma première vidéo pour eBay, la nana qui était responsable communication chez eBay, qui me dit Mais j'ai vu ce que vous faisiez, c'est vous qui faites les vidéos de Rimarodaki aussi ? Elle était fan et tout, donc ce qui était… Ce qui était marrant...

  • Speaker #0

    C'est qu'à la base, cette vidéo de mariage-là t'amène à faire de la vidéo de mode, t'amène à faire de la vidéo corporate. Donc t'amènes au final sur des opportunités juste incroyables. À bosser pour des marques ou des grands groupes ou alors on t'invite à tel ou tel endroit à cause et grâce à la vidéo de mariage.

  • Speaker #1

    Alors ça me fait penser alors on a jamais travaillé pour de vrai ensemble c'est ce que je te disais à la love mais je me souviens d'une anecdote qu'on a en commun, je sais pas si tu te souviens c'était avec Arthur où en fait tu sais je l'avais booké moi sur des mariages, il se lançait donc je l'avais booké sur des mariages gratuitement, je sais pas si on peut le dire c'est une bonne chose c'est bon bon Mais, enfin, je l'avais, voilà, il se lançait, donc je l'avais booké sur un mariage.

  • Speaker #0

    Ah mais oui, c'était avant qu'il travaille pour moi.

  • Speaker #1

    C'était avant qu'il travaille pour toi.

  • Speaker #0

    Oui, oui, c'était avant, ouais.

  • Speaker #1

    Et du coup, il m'a annulé ses mariages pour travailler avec toi. Et je t'avais appelé. je sais pas si tu te souviens ou pas et je t'avais dit écoute je suis deg parce que il va falloir que je retrouve quelqu'un mais après c'est mon métier de wedding planner mais je suis tellement fière parce que j'étais sûre qu'il allait être génial ce mec et tu m'as dit putain si

  • Speaker #0

    tout le monde pouvait réagir comme toi si tu t'es fait pourrir non mais bien sûr mais tu sais en fait ce dont ce que enfin je suis fière d'une chose c'est que Quand je vois le parcours d'Arthur ou les personnes qui ont pu travailler autour de moi ou avec moi, je suis content en fait, parce que je suis quelqu'un qui... Je trouve ça super gratifiant de pouvoir... élever certaines personnes, en tout cas, montrer le chemin, ou accompagner, ou montrer comment délivrer des émotions à travers une image. Donc, c'est tout. Mais oui, je ne me rappelais plus de cette histoire avec Arthur, mais oui, effectivement, je me rappelle qu'il avait...

  • Speaker #1

    il avait des mariages à faire et donc ok oui oui je me rappelle et tu m'avais dit que c'était fait en fait moi je t'avais dit bah après c'est mon taf je vais retrouver quelqu'un c'est pas un problème et tu m'as dit je me suis fait ruiner par d'autres wedding men parce que non mais oui oui et puis non non mais c'est clair c'est un comme on dit c'est j'étais fière parce que je suis une des premières qui l'a booké finalement et j'ai vu tout de suite c'est ce que tu disais tout à l'heure j'ai vu tout de suite que ça allait être une pépite ce mec Ce que j'ai vécu, ce que j'ai lu aussi avec Marisa et Justin. C'est un don finalement qu'on a de voir le potentiel quand même, je trouve.

  • Speaker #0

    Ouais, ouais, ouais. Non, mais ça se ressent quand même assez vite chez les gens, tu vois.

  • Speaker #1

    Je ne sais pas si tout le monde a ce don de voir le potentiel chez les gens. Je ne suis pas sûre. Je pense qu'on a un don quand on a ça.

  • Speaker #0

    Ce qui est marrant, c'est que tu peux voir le potentiel des gens rien qu'en... Parce qu'il y a un truc qui ne te trompe pas, c'est leur travail en fait. Donc, tu peux ne pas voir en physique la personne. Mais tu as juste à regarder le travail et en fait, ça te donne déjà un aperçu de l'image de son âme, de ce que représente cette personne-là. Enfin, pour moi, c'est ça en fait. Et je l'ai toujours dit d'ailleurs, c'est que mon travail est à mon image. Je ne sais pas, mais en tout cas, montre-moi tes vidéos, je te dirai qui tu es. En gros, c'est ça.

  • Speaker #1

    Après, je pense à Solène, que tout le monde sait, c'est ma coachée préférée, c'est ma chouchoute. Je ne devrais pas le dire, mais c'est comme ça. C'est la première. C'est Solène de Damour et d'Ancre. Elle était à la Love, je ne sais pas si tu vois. Oui, oui. Elle, pareil. Elle ne m'avait rien montré. Elle m'a juste contactée une première fois en me disant qu'elle trouvait que j'étais inspirante, justement. En fait, j'ai tout de suite senti que cette fille était talentueuse. Je ne sais pas comment... Je ne peux pas expliquer. Et pourtant, elle n'a pas fait de vidéo.

  • Speaker #0

    Oui, non, mais c'est de l'ultra sensibilité. Et puis, moi, je l'ai ressenti chez certaines personnes. Peut-être après d'autres, on lâchait en cours de route parce que c'est très dur comme métier. Il ne faut pas croire. C'est bien beau tout ça, les paillettes, tout ça, machin et tout. Mais ce n'est pas évident. Ce n'est pas un parcours facile.

  • Speaker #1

    Justement, c'est une très bonne transition. Ce que j'allais te demander, c'était quoi tes plus grandes difficultés dans ce métier ? Surtout pour le fait de te démarquer peut-être. Et comment tu les as surmontées ?

  • Speaker #0

    La plus grande difficulté, ça a été de savoir dire non. C'est l'une des plus grosses difficultés de ma vie, c'est de savoir dire non, parce que c'est une souffrance de dire non, et de dire toujours oui. Oui, voilà, mais c'est aussi une délivrance, mais c'est aussi quelquefois une délivrance de dire non. Et aujourd'hui, je dis, je sais dire non, que je ne savais pas faire avant. C'est important. En fait, c'est super important, je te dis ça, parce que ça fait partie effectivement des grosses difficultés de... Quand tu es un passionné comme moi, parce que je n'ai pas fait d'école de ciné, en fait, je n'ai pas été formé pour être vidéaste de mariage, pour être réalisateur, pour être chef d'entreprise, qui doit gérer une boîte de production, et ainsi de suite. C'est juste ma passion qui m'a construit et qui m'a animé. Et aussi, mon entourage, bien sûr, j'ai été très bien entouré. Ma famille, mes amis. La grosse difficulté, déjà, de savoir dire non. Et puis ensuite, il faut quand même avoir une âme de communicant, d'aimer les gens et aussi d'être chef d'entreprise. Enfin, il ne faut pas se leurrer, quoi. Je veux dire, la passion, c'est très bien. Si tu peux en vivre, c'est encore mieux. Mais pour savoir en vivre... il faut aimer la gestion. La gestion aussi bien de ses sentiments que la gestion administrative et financière. Sauf que moi, la gestion administrative, ça me gâve. Et je pense que...

  • Speaker #1

    Comme tous les créatifs.

  • Speaker #0

    Je vais poser la question. Ben voilà, c'est exactement ça. Je veux dire, c'est relou. J'ai envie de me concentrer sur ce que j'aime faire, pas sur...

  • Speaker #1

    Le bilan que je dois faire, moi, dans cinq minutes.

  • Speaker #0

    Ouais, tu vois. Non mais voilà, par exemple, tu vois, je m'en fous de tout ça. Moi, je vais juste me concentrer à être créatif en fait. Donc, je veux avoir le plus de temps possible pour explorer des nouveaux univers et pour évoluer dans ce que je fais.

  • Speaker #1

    Tu fais combien de mariages aujourd'hui par an ?

  • Speaker #0

    J'en fais à peu près 4-5. Voilà, 4-5 mariages. Alors, ça dépend des saisons parce que des fois, suivant le corpo, après, je peux peut-être en avoir un peu plus. Généralement, maintenant, 4, 5, 6. C'est très bien pour moi. Je n'en veux pas forcément plus.

  • Speaker #1

    Et combien de corpos ?

  • Speaker #0

    De corpos, ça ne se compte pas en nombre, mais c'est plutôt des contrats que j'ai avec des clients. C'est des groupes. Ça peut être comme Maison du Monde. En ce moment, je suis avec Lagardère. J'ai Rima Rodaki sur la mode. Donc tout ça, c'est aussi un peu récurrent.

  • Speaker #1

    Première et fidèle cliente chez toi, du coup ?

  • Speaker #0

    Ah bah ouais, ouais, ouais. Non mais il rime, voilà, c'est pareil, ça c'est une histoire. C'est une histoire d'amour professionnel et d'amitié aussi. Et donc, le corpo, j'arrive à l'étaler tout le long de l'année, plus avec quelques projets personnels. Et donc, c'est ce qui me fait vivre aujourd'hui.

  • Speaker #1

    Ok. Comment parviens-tu à équilibrer l'innovation et la cohérence de ton identité perso ?

  • Speaker #0

    La première chose, c'est que chaque lieu, chaque client est unique. ce qui te permet dans tous les cas d'innover. Ce sera une autre vidéo, ce sera encore différent. La seule chose qui va différer, c'est comment tu vas pouvoir ressentir l'émotion des gens que les gens vont te donner, que tes clients vont te donner. Et qu'est-ce que tu en fais après de cette émotion-là ? C'est-à-dire que j'ai vécu une expérience extraordinaire sur ce mariage-là. Ça a été soit une émotion triste ou de joie. et qu'est-ce que j'en fais avec ça ? Et donc, je rentre dans un processus de, je vais aller rechercher une musique, et je vais aller m'inspirer d'une émission de télé, d'un documentaire, d'une pub, de quelque chose que j'ai vécu, enfin, j'en sais rien, mais je vais aller me raccrocher à des émotions que j'ai ressenties, peut-être six mois avant ou six mois après. En fait, je vais essayer, je vais reconnecter les mêmes émotions que j'ai ressenties sur le mariage, et cette émotion que j'ai pu ressentir, ailleurs, 6 mois avant ou 6 mois après. Enfin, 6 mois après, 6 mois avant. Et je vais essayer de recoller tout ça et de réunir, en fait, la musique, les émotions, les images, ma composition d'images. Et ce qui fait qu'à chaque fois, c'est quelque chose d'unique. Ce qui fait que, en fait, c'est tout le temps différent, en fait, tu vois. Mais mon processus, mon processus, en fait, il est là. C'est toujours dans un souci de... Faire ressentir des émotions et faire ressentir quelque chose aux téléspectateurs, ou en tout cas aux personnes qui verront cette vidéo-là. En premier lieu, bien sûr, les mariés. Je ne sais pas si j'ai été clair.

  • Speaker #1

    Oui. Je vais te poser la question que je préfère, que je ne t'ai pas envoyée, mais que je préfère. Donc, si tu as écouté, tu la connais sûrement. C'était à quel âge la pire période de ta vie ?

  • Speaker #0

    À quel âge la pire période de ma vie ? Ça dépend, en fait. Enfin, c'est pas que ça dépend, c'est qu'il y en a eu plusieurs. Il y en a eu un peu dans mon enfance. Et après, il y en a eu récemment. Ouais, il y a cinq ans. Où, en fait, j'ai fait un petit burn-out, quoi. Voilà, comme beaucoup. Enfin, comme beaucoup, en tout cas. Je pense être un être humain. Et voilà, c'est quelque chose de pas forcément facile à dire, à avouer, et voilà. Donc voilà, ça fait partie de ces mauvais moments de vie que tu as envie d'oublier.

  • Speaker #1

    Et du coup, tu dirais quoi au Pascal qui a vécu ces deux moments-là aujourd'hui, avec le recul que tu as ?

  • Speaker #0

    Eh bien, que ces moments-là, que ce soit dans son enfance où il y a... Il y a cinq ans récemment, c'est à la fois destructeur, mais ça te construit aussi. Donc, c'est en gros de se dire, c'est un mal pour un bien. et ça te rend plus fort. Donc aujourd'hui, ce que j'ai vécu dans mon enfance m'a fait être la personne que je suis aujourd'hui. Ce que j'ai vécu récemment me fait être la personne que je suis encore aujourd'hui. Ce ne sont pas des défaites, mais ce sont des reconstructions. Et je trouve ça très bien et très fort de pouvoir le voir dans cette vision-là, en tout cas, sur cette vision-là.

  • Speaker #1

    Je suis... totalement aligné à ce que tu dis en tout cas merci infiniment Pascal c'était hyper intéressant merci à toi et puis peut-être à très vite je ne sais pas peut-être à très vite merci encore merci Pascal à bientôt ciao et voilà le gang merci d'avoir écouté cette interview jusqu'au bout j'espère que tu l'auras aimé autant que moi si c'est le cas partage-la sur Insta en nous taguant Pascal et moi ça nous fera trop trop plaisir et bien sûr tu sais que tu peux toujours mettre 5 étoiles et un super avis au podcast sur Apple Podcast ou Spotify c'est ce qui m'aide le plus à le faire connaître tu le sais maintenant un immense merci à toi et à très vite pour le prochain épisode

Description

Hellooooo le gang ✌️

J’espère que tu vas bien !

Aujourd’hui, je te propose de découvrir l’interview que j’ai mené avec Pascal Délé, vidéaste de renom !

Une interview vraiment inspirante qui j’espère, te plaira autant qu’à moi !


Je t'en dis pas plus et je te laisse écouter.

🎧 Montage réalisé par : @intothewavesstudio 

✨ Le Wedding Divan : @leweddinggang


Les comptes instagram cités dans l'épisode :

🎥 Pascal Délé : @pascaldelefilmaker

🍓The Wild Strawberry : @thewildstrawberry.picture 



Présentation des invités du jour :


Je suis un cinéaste de mariage français résidant dans le sud-est de la France et ayant une profonde passion pour le cinéma. Cette passion ma naturellement conduit à me spécialiser dans une esthétique cinématographique et artistique dans les vidéos de mariage de manière très personnelle. J’ai été reconnu comme l'un des meilleurs cinéaste de mariage au monde par Harper's Bazaar US. Cette reconnaissance international à changé pas mal de chose sur ma clientèle uniquement international à ce jour.

🎧 L'épisode t'as plu ? ⭐

Pour me soutenir, laisse moi 5 étoiles et un commentaire sur Apple Podcast ! Merci ! ...........................................................................................................................................................................


Hey ! Moi, c'est Mag 👋 Je suis coach pour les professionnels du mariage qui (re)lancent leur activité 🚀 

Je t'aide à prendre confiance🔥, à remplir tes saisons 👰🏻🤵🏻 et à devenir une référence 👑grâce à mes formations et coachings sur-mesure !

Rejoins moi sur Insta !   ✌️

XOXO 💋   


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Merci. Hello et bienvenue dans Wedding Divan, le podcast dédié aux pros du mariage. Je suis Magali Zarka, formatrice du Wedding Gang, officiante de cérémonie laïque et ancienne wedding planner avec plus de 100 mariages à mon actif. Si tu es entrepreneur dans le milieu du mariage ou que tu souhaites te lancer, ce podcast est fait pour toi. Comment réussir, comment se démarquer et surtout, comment durer dans le mariage ? Autant de questions auxquelles nous répondrons ici, via des interviews sans tabou de prestataires de mariage ou qui peuvent t'aider à améliorer ton business. on y abordera leur parcours, leur réussite et leurs erreurs aussi parfois. Je partagerai également avec toi tous mes conseils, astuces et outils pour te donner un accès direct à la réussite dans le Wedding World. Allez, pose-toi dans ton canapé, écoute-nous dans ta voiture ou même en faisant la vaisselle. Et surtout, abonne-toi pour ne manquer aucun épisode. Hello, hello, le gang, j'espère que tu vas bien. Aujourd'hui, je te propose de découvrir l'interview que j'ai menée avec Pascal Délé, vidéaste de Renaud. Une interview vraiment, vraiment inspirante qui, j'espère, te plaira autant qu'à moi. Je te laisse écouter. Hello Pascal, je suis ravie de t'accueillir ici. Je te suis depuis tes débuts finalement, qui étaient en même temps que les miens. On a commencé la même année, en 2012. Et tu es un des pionniers finalement de la vidéo dans le mariage. Donc je suis vraiment très heureuse de te recevoir aujourd'hui.

  • Speaker #1

    Eh bien écoute, c'est un immense plaisir que tu m'accueilles justement. et c'est avec grand plaisir que j'ai accepté ton invitation et comme tu dis, oui, là je commence à accuser le coup du temps j'ai des petits poils blancs sous le menton et oui, on a commencé ensemble en 2012, donc je suis ravi d'être ici aujourd'hui je me souviens même que je t'avais,

  • Speaker #0

    alors c'est finalement François de Ricordio qui avait fait la vidéo de mon lancement quand j'étais wedding planner, parce que j'avais fait une soirée de lancement et je t'avais quand même contacté en premier je crois c'est bon ? ouais, ouais, ouais

  • Speaker #1

    C'est trop bon !

  • Speaker #0

    C'était 2012, donc ça date un peu. Je me souviens de ça parce que, pour moi, je te l'ai mis dans le guide de préparation de cette interview, tu as été un des premiers à introduire le storytelling, une dimension vraiment cinématographique dans tes vidéos. Et je me souviens même d'une vidéo particulière qui m'a particulièrement touchée, c'était celle... à Marrakech. Je ne sais pas si tu te souviens de celle-là, mais moi, je m'en souviens.

  • Speaker #1

    Oui, je me rappelle de toutes mes vidéos. Mais bien sûr, Marrakech, je m'en souviens très, très bien.

  • Speaker #0

    Mais celui-là, on aurait dit un film. C'est genre, ça commençait par la nuit étoilée.

  • Speaker #1

    Oui, j'avais fait un time-lapse dans la nuit. C'était un mariage incroyable et d'autant plus incroyable que le photographe qui m'accompagnait était Xavier Navarro sur ce mariage-là. Et on a été accueillis par des mariés extraordinaires et d'une gentillesse incroyable.

  • Speaker #0

    Ça se voyait.

  • Speaker #1

    Et c'était mon premier mariage déjà au Maroc. Et en plus dans le désert, c'était quelque chose de fou. Franchement, honnêtement, on n'en voyait pas encore des tonnes de vidéos de mariages comme ça, en plein désert, donc c'était quelque chose de fou. Et j'avais shooté en raw, alors pour les spécialistes, ils sauront de quoi je parle, mais j'avais shooté avec Magic Lantern, ce qui avait apporté aussi... une qualité supplémentaire à cette production-là.

  • Speaker #0

    Pour ceux qui ne sont pas d'Aviz, ça veut dire quoi ?

  • Speaker #1

    En fait, à l'époque, la plus grande partie de mes collègues et de mes confrères ont bossé tous avec un Canon 5D Mark II. Je ne sais pas si tu te souviens. Pas du tout. Canon, non. C'était le boîtier, l'appareil photo avec lequel on… Ce boîtier-là, en fait, on l'avait poussé à ses limites puisqu'il y avait un espèce de hacking qui était sorti à l'époque qui s'appelait Magic Lantern, qui permettait d'augmenter la qualité de l'image. Et donc, du coup, ce mariage-là, je l'ai fait, je l'ai tourné en RAW avec Magic Lantern. Et forcément, ça a rajouté une dimension supplémentaire à la production au film de mariage que j'avais rendu. J'en avais profité pour apporter cette dimension documentaire sur ce mariage-là, accentuer le côté storytelling et le côté cinématique. C'était le début de ma nouvelle identité visuelle.

  • Speaker #0

    Ça va être notre sujet du jour un peu. Mais déjà, on va revenir un tout petit peu en arrière. Comment tu es devenue vidéaste et qu'est-ce que tu faisais avant ? Parce que je ne sais même pas.

  • Speaker #1

    Ouais, en fait, j'ai fait des études. de plombier chauffagiste et j'étais en sport études. Donc plombier chauffagiste, j'ai eu mon CAP BEP que j'ai eu. J'ai commencé à... Je vais te faire ça assez rapidement. J'ai bossé pendant un an et demi en tant que plombier dans la Meuse. Ensuite, au bout d'un an et demi, je suis parti parce que je ne m'entendais pas très bien avec mon patron. Et j'ai atterri dans la téléphonie parce que j'étais fan de technologie. Et donc, j'achetais avec ma paie, j'achetais des téléphones portables à l'époque. Et j'ai bossé après, j'ai gravi un peu les échelons dans... Dans le commerce, où j'étais au départ vendeur, après je suis passé responsable des boutiques, et après j'ai navigué un peu dans différentes enseignes, mais au total ça a concilié à peu près 10 ans dans le commerce entre SFR, différentes enseignes. Et à l'aube de mes 30 ans, j'ai voulu changer, puisque j'avais mon frère qui était infirmier libéral, j'allais tous les étés à Marseille chez lui en vacances. Et un jour, il m'a dit de faire une tournée avec lui. Donc, j'ai fait une tournée. Donc, une tournée, c'est on se lève le matin à 5h du matin et puis on fait une tournée pour aller voir les patients. Et à la fin de cette journée-là, en fait, j'ai eu comme une espèce de révélation où je me suis vu à travers lui et je me suis dit, mais j'adorerais faire ce qu'il fait. Et donc, j'avais commencé à... J'ai commencé à... Comment dirais-je ? À faire les démarches pour... Pour être aide-soignant, j'ai passé mon concours, j'ai eu mon concours, je suis rentré à l'école d'aide-soignant, j'ai eu mon diplôme et j'ai commencé à travailler à l'hôpital. Je faisais des vacations de nuit à Marseille et à l'époque j'habitais à Arles et après j'ai bossé à l'hôpital de Arles en gériatrie. Et à côté de ça, en fait... Je faisais un peu de vidéos, mais vraiment de la vidéo loisir, un peu de photos aussi de loisir. D'ailleurs, j'ai commencé par la photo. J'ai commencé par la photo, en fait, avant d'être dans la vidéo. J'ai commencé par la photo. Et très vite, cette passion pour la vidéo m'a... m'a submergé, c'est-à-dire que ça devenait un peu obsessionnel, puisque j'avais compris que le but de ma vie, en tout cas, je prenais du plaisir à raconter des histoires, que ce soit des histoires pour ma famille, pour des amis. Et voilà comment j'ai commencé la vidéo. Au bout d'un peu plus de six mois à travailler à l'hôpital de Arles, j'ai fait une vidéo, un save the date, d'amis qui se mariaient au lac de Côme. Et je l'ai... Vous avez bien commencé déjà. Ouais, j'avais bien commencé, mais bien sûr, ça a été un formidable tremplin puisque c'était un terrain de jeu extraordinaire, le lac de Combes, très romantique. Et puis c'était à l'époque où les saves the date étaient vachement à la mode. Je regarde aujourd'hui, il n'y en a quasiment plus. Il y en a quasiment plus. Et donc le saves the date, c'était quelque chose d'incontournable avant la vidéo de mariage. Et puis c'était une manière originale aussi d'annoncer la date de mariage aux invités, à la famille et les amis. Donc cette vidéo-là a été publiée sur le blog de la Mario Piennu. Et ma vie a changé à ce moment-là. Je me rappelle, c'était un... La date de publication, si je ne dis pas de bêtises, ça devait être le 21 octobre 2011.

  • Speaker #0

    Oui. C'était avant 2012, finalement. Tu t'es lancé avant moi, finalement.

  • Speaker #1

    Je n'étais pas officiel. J'étais micro-entrepreneur à ce moment-là, avant que la vidéo sorte. Mais officiellement, je m'étais lancé en micro-entreprise pour me dire que ça allait être un petit complément de mon salaire d'aide-soignante. Mais je n'avais aucunement vocation à faire que ça dans la vie. J'aimais mon travail. Pour moi, c'était vraiment du truc loisir.

  • Speaker #0

    C'est incroyable ce parcours. Tu as bien fait de te poser la question.

  • Speaker #1

    Oui, c'est incroyable. C'est ce qui fait aussi, je pense, c'est ce qui me construit en tout cas aujourd'hui. C'est ce qui m'a construit, c'est sûr.

  • Speaker #0

    Et comment t'as eu l'idée et l'envie finalement d'introduire justement cette partie storytelling, cinématographie dans tes vidéos ? Est-ce que c'est venu au fur et à mesure ? Est-ce que c'était un truc que t'as eu tout de suite ?

  • Speaker #1

    Non, c'est pas un truc que j'ai eu tout de suite. C'était un peu enfui au fond de moi-même. C'est-à-dire que j'ai été, en fait, sans être cinéphile... J'aime qu'on me raconte des histoires en images, donc je suis quelqu'un qui est ultra sensible à ce que j'entends, à ce que je vois. Donc dans les films qui ont bercé mon enfance, j'ai été vachement sensible à certains films cultes qui m'ont marqué et qui provoquent des émotions très fortes. Et en fait, dans la vidéo de mariage, on parle réellement d'émotion. Donc c'est quelque chose de très important. Et on est obligé de raconter des histoires. Et en fait, quand j'ai commencé la vidéo de mariage, à faire des vidéos de mariage, moi je m'étais basé sur un modèle qui existait à l'époque, qui s'appelait Still Motion. Still Motion, c'est... le papa de tous les cinéastes de mariage au monde puisque c'est eux qui ont commencé et qui ont développé et qui ont introduit la vidéo de mariage nouvelle génération avec ces fameux boîtiers Canon 5D Mark II et en fait leur film, donc c'était une boîte américaine et en fait leur film était conçu comme il y avait un vrai storytelling en fait il y avait un vrai storytelling c'était des gars qui sortaient d'école de... d'école de cinéma aux Etats-Unis, et puis ils ont dit, tiens, on va faire la vidéo de mariage. Mais les mecs, ils ont fait la vidéo de mariage, mais à un niveau hyper élevé et très cinématographique. En tout cas, très cinématographique dans l'approche, dans l'image et dans les compositions. Et en fait, ils ont irradié le monde entier. Sauf que l'erreur que la plupart des personnes ont fait, c'est qu'on a voulu reproduire exactement ce qu'ils faisaient eux à l'époque. C'est-à-dire que leur film a été une inspiration pour le monde entier. Et le problème, c'est qu'à un moment donné... Moi, je me sentais un peu coincé dans cette espèce de notice, parce que pour moi, c'était une notice, en fait. C'était, il fallait regarder ce qu'ils font pour voir ce qui est bien de faire.

  • Speaker #0

    Pour l'appliquer directement sans réfléchir. Oui,

  • Speaker #1

    c'est exactement ça. C'est-à-dire qu'à un moment donné, je me suis posé la question, pourquoi je dois faire un travelling sur les chaussures ? Non, mais... En fait, ça a du sens. Ça a du sens de se poser la question. Parce que ça n'a pas de sens de faire un travelling sur des chaussures. Tu vois ? Et je me suis posé la question, pourquoi je dois accrocher la robe sur un arbre ? Voilà, sur un arbre. À quel moment ? Pourquoi ? Qui a dicté, qui a dit, tu te dois d'avoir ce plan-là ? Pourquoi je dois avoir le travelling en avant, dans l'église, par terre, avec ? Pourquoi ? Donc, c'était des choses... Je pense qu'on faisait machinalement parce qu'on avait vu ce qui se faisait. Et on pensait que c'était ça qu'il fallait faire. Et en fait, pendant, je crois... Une saison et demie, j'ai avancé, mais malgré que j'avais quand même... Ça faisait partie des plans que tu ne pouvais pas échapper, en fait, quand tu voyais une vidéo de mariage à l'époque, c'était, il fallait ces plans-là. Et durant un an et demi, mes premiers mariages, je les ai faits, ces plans-là. Quasi tout le monde les faisait, en fait. Donc, je n'en ai pas honte. Et puis après, c'est dans la manière dont toi, tu vas amener ces plans-là, dans ta vision aussi, dans la focale que tu vas choisir, ainsi de suite. Donc, tu vas quand même déjà commencer à te démarquer. Mais ce qui était important, c'est qu'au bout d'à peu près d'un an et demi, je suis tombé sur une vidéo de mariage. Il s'appelle Francisco Montoro. Tu ne connais pas ? Non, je ne connais pas. C'est un Espagnol. Et en fait, il m'a ouvert l'esprit sur le fait que la vidéo de mariage, telle qu'on la connaissait à l'époque, il suffit juste d'ouvrir les portes de la créativité et en fait, on se retrouve sur un terrain. de créativité infinie. C'est-à-dire qu'on se mettait des barrières, et lui, il a cassé ces barrières-là. Et donc, en fait, j'ai eu un déclenchement dans ma tête en me disant, mais en fait, la vidéo de mariage n'a pas de frontières, elle n'a pas de limites, c'est-à-dire que c'est pas fermé, et qu'on peut réaliser tout ce qu'on veut. en fait. Donc, j'ai ouvert mon esprit à Mais qu'est-ce que toi, Pascal, tu veux réaliser comme film de mariage ? Qu'est-ce que t'aimerais faire ? C'est-à-dire que là, tu deviens ultra égoïste, en fait. Tu ne penses plus au marié, mais tu penses qu'à toi. Parce que c'est avant tout de te faire plaisir, en fait. Parce que c'est un métier de passion, c'est un métier de plaisir. Et il faut prendre du plaisir à ce que tu fais et à ce qu'on fait. Donc, à partir de ce moment-là, j'ai ouvert mon esprit à me dire Ok, moi, ce qui me fait kiffer, c'est de... C'est de partir dans cet univers-là. C'est d'apporter une touche très cinématographique, très personnelle aussi, en choisissant des musiques que j'adore et qui me font vibrer. Et donc, je vais l'imposer aux gens. Je vais l'imposer aux mariés.

  • Speaker #0

    Oui, mais finalement, c'est ça qu'ils aiment, non ?

  • Speaker #1

    En fait, c'est un...

  • Speaker #0

    Ils viennent tout de suite pour ta patte, pour ce que tu es.

  • Speaker #1

    Oui, c'est un pari qui est pris à ce moment-là. C'est-à-dire que je vois à côté de moi... des univers bien définis, bien distincts. Et puis, moi, par exemple, deux semaines avant, je suis peut-être sorti en boîte Electro House, et en fait, il y a une musique qui m'a submergé. Et en fait, cette musique-là, dans ma tête, je vois des images de mariage. C'est des images de mariage qui se projettent. Et là, je me dis, mais c'est un truc de fou. Donc, je chazame cette musique, je rentre chez moi, je fais le mariage. Et en fait, je veux absolument ressentir ce que j'ai ressenti au moment où j'ai ressenti la musique, parce que j'ai ressenti des émotions. Et en fait, je veux les coller avec les images de mariage. En fait, ça marche à ce moment-là. Et là, je me dis, bingo, en fait, j'ai compris que les émotions et que la musique se transmettaient, enfin, que les émotions se transmettaient via la musique, pas uniquement que l'image.

  • Speaker #0

    Eh oui. Ça, c'est un vrai truc. Quand tu regardes une vidéo sans le son, ce n'est pas du tout le même rendu.

  • Speaker #1

    Non, mais c'est quelque chose de physiologique, en fait. C'est-à-dire que je pense que, je ne sais pas, c'est peut-être de la physique quantique. C'est-à-dire que les vibrations provoquent en nous, chez les humains, quelque chose qui va nous toucher directement dans le cœur, en fait. Donc, il n'y a pas uniquement que l'image. Mais l'image, c'est un peu la cerise sur le gâteau. Ça rajoute quelque chose. Mais avant tout, la musique. c'est quelque chose qui se ressent à l'intérieur du cœur. On pense... En fait, les oreilles, c'est juste le tunnel, c'est juste le chemin. Mais après, ça arrive directement dans le cœur.

  • Speaker #0

    Je me souviens d'un shoot que j'ai fait avec Marisa et Gislain. C'était un shooting sur Noël. Et en fait, ils avaient mis une musique qui était hyper importante pour elles dedans. Donc, The Wild Strawberry. Ils me l'ont envoyée. Moi, j'étais dans le métro. donc je ne faisais rien mais j'ai voulu regarder quand même la vidéo et je leur ai dit que c'était super mais ils m'ont dit mais la musique elle était bien et tout, je me suis dit bah j'ai pas entendu ils m'ont dit quoi ?

  • Speaker #1

    en plus c'est marrant que tu me parles d'eux puisque je les vois très prochainement la semaine prochaine ils viennent, je leur fais une formation donc ils vont venir à la maison pendant deux jours et on va pouvoir justement voir échanger sur beaucoup de sujets. Donc, voilà. C'est marrant que tu me parles d'eux.

  • Speaker #0

    On s'est rencontrés pour cette vidéo et en fait, ça leur a donné envie que je fasse leur cérémonie. Donc, c'est mes chouchous.

  • Speaker #1

    Ouais. C'est des gens extraordinaires. et je suis assez fier de leur parcours là on sort un peu du truc mais je suis assez fier de leur parcours parce que je les ai découvert sur les réseaux sociaux en premier lieu j'ai vu quelques vidéos et puis je les ai rencontrés en vrai au kikas d'ailleurs c'est là que t'as écouté ils en parlent dans leur interview de toi peut-être oui peut-être exact et en fait ça a été t'as des espèces de visions comme ça qui qui voit le talent, parce que le talent t'éclate aux yeux en fait. Donc tu dis, attendez les gars, mais vous êtes là quoi. Voilà, vous êtes là, donc c'est bien, continuez et tout, mais sachez déjà que vous êtes là. Donc voilà, c'est super.

  • Speaker #0

    donc je suis très content pour eux ils ont un vrai style unique ça c'est clair on va revenir justement au style unique mais dans tout ce que t'as dit j'ai retenu aussi que t'avais des films cultes qui t'avaient inspiré est-ce que tu peux nous donner des titres qui te reviennent en tête ?

  • Speaker #1

    j'ai notamment un film Un film qui s'appelle l'histoire sans fin. C'est typiquement, là je peux t'en parler parce que j'arrive à ressentir exactement les mêmes émotions que lorsque j'ai vu ce film-là pour la première fois et j'ai encore les frissons qui me traversent le corps. Et c'est typiquement le genre de film où à la fin tu restes, tu viens de te prendre une claque cinématographique, tu viens de vivre des émotions intenses et tu restes. Et en plus, à la fin, une fois que le film est fini, tu as une musique qui te maintient perché en fait. En fait, le film t'a perché. et t'as la musique de fin qui fait nanana nanana nanana donc c'est un truc qui te maintient en fait suspendu et tu redescends pas parce que tu viens de vivre tellement d'émotions et puis t'as la musique qui te maintient encore et puis toi t'es là devant ton écran et là t'arrives plus à bouger tu sais plus quoi faire juste t'es en train de repenser et repenser à tout ce que tu viens de voir Et après ça, tu fais des rêves de la princesse Fantasia pendant 15 jours et tout. Enfin, c'est des trucs de tarés. Mais en fait, quand je te dis que c'est des trucs de tarés, c'est que c'est des émotions qui sont tellement fortes qu'un film puisse te provoquer justement ce type d'émotions. Ou en fait, tu vas rêver d'être le héros du film ou tu vas rêver parce que forcément, tu es amoureux de la princesse Fantasia. La petite blonde là qui était super mignonne et tout, magnifique. Non mais l'histoire est extraordinaire. Donc ça mélange le fantastique, l'héroïque, il y a tout. Tous les éléments sont compris dans ce film-là. Donc ça fait partie de ce type de film qui m'a vachement marqué en fait. Tu t'échappes totalement.

  • Speaker #0

    où en fait pendant je sais plus 1h30 ou 2h t'es ailleurs quoi donc si je devais en retenir un c'est celui-là et puis quand tu regardes à la fin qui l'a réalisé bah c'est Spielberg quoi enfin je me souviens très bien c'est pas vrai je me souviens pas très bien de ce film je me souviens très bien que j'avais adoré ce film que je l'ai vu plusieurs fois mais j'arrive pas à me souvenir enfin je vois le...

  • Speaker #1

    je sais pas comment c'était le dragon le chien le chien dragon

  • Speaker #0

    Voilà, je me suis intéressée bien de ça, mais par contre, il faudrait que je le regarde à nouveau, parce que je sais que j'ai adoré ce film.

  • Speaker #1

    Et il y a une chose qui, à l'intérieur de ce film-là, m'a profondément marquée. C'est à un moment donné, il y a le géant de pierre qui parle. En fait, le géant de pierre, il est costaud, il est énorme, mais il a peur d'une seule chose. Et tu te dis, ce gros géant de pierre, il n'a pas peur, puisqu'il est déjà très fort. Mais il a peur d'une seule chose, il a peur du néant. Ce film-là a réussi... à retranscrire en images le néant. Et j'ai trouvé ça fou, fascinant, mais horrifiant. Enfin, j'étais effrayé en même temps. Donc, c'est un sentiment de fascination et de peur, en fait. Et j'ai mis un mot, je pouvais mettre une image sur ce que pouvait représenter le néant. C'était dans le film et je trouvais ça extraordinaire.

  • Speaker #0

    Bon, dites-nous sur Insta si vous l'avez vu ce film, et si vous ne l'avez pas vu, allez le voir. Moi, je me souviens que c'était génial, mais je me souviens plus.

  • Speaker #1

    C'est l'histoire sans fin, c'est un classique, c'est très culte, et c'est pour toute la génération des... Les personnes nées en 1980, je pense que tout le monde connaît ce film. Les Goonies, tout ça, toute la clique.

  • Speaker #0

    Mais on n'est plus si nombreux.

  • Speaker #1

    Oui, je sais. Je sais, je sais. Oui, je sais.

  • Speaker #0

    Maintenant, il y a 90, il y a 2000. Il y a 2010.

  • Speaker #1

    Ce qui est assez intéressant, c'est que j'ai ma fille de 15 ans qui me dit Papa, j'aurais aimé vivre à… Enfin, j'aurais aimé…

  • Speaker #0

    N'être en même temps que toi ?

  • Speaker #1

    J'aurais préféré être née en même temps que toi, oui. C'est-à-dire, genre, elle veut être ma pote, quoi. Parce que, et puis, pour revivre tout ce qu'on a, nous, on a vécu dans notre enfance, c'est-à-dire dans les années 80, comparé à la jeunesse d'aujourd'hui qui, voilà, c'est un autre sujet, mais c'est assez marrant qu'elle soit nostalgique des années 80, quoi.

  • Speaker #0

    Clairement.

  • Speaker #1

    80 à 90, voilà.

  • Speaker #0

    ça c'est marrant et donc revenons au sujet dont on parle depuis le début mais on n'a pas encore été en profondeur dessus c'est quoi les stratégies que tu as adoptées pour développer et maintenir ce style unique que tu as créé finalement ?

  • Speaker #1

    alors la stratégie elle a été au départ pas une stratégie c'est à dire que c'était pas quelque chose de calculé par contre ça a été quelque chose de volontaire et de volonté c'est à dire que je voulais absolument montrer aux gens ce que je voulais réellement montrer. C'est-à-dire que je ne voulais pas avoir de pression à me dire tu dois forcément filmer telle chose, tu dois forcément filmer telle chose ou montrer telle chose à l'image Donc je voulais pouvoir être libre de... de mes choix artistiques. En fait, ça, c'est un premier point. C'est-à-dire que quand tu commences à penser comme ça, tu commences à construire ton identité. Parce que ça veut dire que les gens ne vont pas s'attendre à ce qui va se passer à l'écran. Ils ne savent pas ce qu'ils vont voir. Et ce sera uniquement ta vision. C'est-à-dire uniquement ce que toi, tu as envie de retransmettre. Et donc, ma stratégie, elle est venue par la suite au final, puisque quand j'ai commencé à... à découvrir un peu mon identité visuelle. Tu le fais pendant un an, pendant deux ans. Après, tu te rends compte qu'il faut que tu puisses, et c'est super parce que tu as trouvé ton style visuel, mais il faut que tu puisses après adapter ton style au marié. Tu comprends ? Et c'est là où ça peut commencer à devenir un peu compliqué, où en fait, tu traverses des univers où... Des styles peuvent un peu être à l'encontre de ce que t'aimes ou de ce que t'as envie. C'est-à-dire que tu vas avoir peut-être une clientèle très haut de gamme ou qui ne va pas forcément peut-être adhérer à ton style. Ou l'inverse, tu vois. Peut-être une clientèle un peu moins haut de gamme, mais toi, tu as un style complètement taré, enfin, tu as un ré très artistique. Il va falloir en fait faire matcher ces deux mondes-là. Donc ça, c'est... C'est compliqué et c'est de là où tu commences à sortir une stratégie et une communication visuelle, tout simplement en refaisant et en refaisant et en étant le plus linéaire possible, mais tout en étant original. Alors être linéaire, c'est-à-dire avoir une construction de ton film global qui restera toujours la même avec des... des marqueurs forts qui vont faire que les gens vont reconnaître que c'est toi qui as fait la vidéo. Donc, ces marqueurs-là, alors bien sûr, ça commence par ton logo, mais au-delà de ça, ça va être une introduction de vidéo où tu commences avec un écran noir qui se découvre, ainsi de suite, avec des crédits que j'ai instaurés au fur et à mesure, comme des crédits qu'on peut voir au cinéma. Donc, c'est tous ces petits marqueurs-là que j'ai intégrés au fur et à mesure pour... dire voilà, mon style c'est ça, mon évolution c'est ça aujourd'hui. Donc une fois que j'avais compris ça, je me suis dit, c'est simple, autour de moi commencent à émerger pas mal de mondes, de mondes de tendances en tout cas, et donc la stratégie c'est de ne pas aller vers ces tendances-là, ou ne pas essayer de reproduire les autres tendances qu'on peut voir ailleurs, mais juste... de continuer à faire ce qu'on aime, et comme on sait le faire, en fait. Et ça ne sert à rien d'aller regarder à droite, à gauche. Et à partir de là, j'ai commencé à arrêter de regarder à droite, à gauche. C'est-à-dire, j'ai commencé à arrêter de regarder les autres vidéos de mariage et à me concentrer sur ce que j'allais produire, moi.

  • Speaker #0

    Non, mais ce que tu décris, c'est le parcours de quelqu'un qui débute et qui, après, prend sa confiance, je trouve.

  • Speaker #1

    Oui, bien sûr. Oui, qui prend sa confiance sur... Ce qui est... Ce qu'il est sûr de ce qui va lui faire plaisir, parce que c'est très égoïste à ce moment-là, c'est de me dire, je vais dans une direction, j'attends pas que les gens me suivent, je le fais pas pour les gens, je le fais pour moi. Par contre, si je peux inspirer des gens, très bien, tant mieux. Je sais qu'à une époque, il y avait beaucoup de vidéos qui étaient inspirées de Pascal Delay, entre guillemets. C'est ce que je regardais un peu sur les réseaux et tout. Premièrement, ça me faisait plaisir, tant mieux. Mais deuxièmement, je ne comprenais pas trop ce qui se passait, en fait, parce que j'étais un peu dans ma bulle. Je m'en suis rendu compte après par la suite et c'est les gens qui me disaient Ouais mais attends, parce que tu te rends compte de ce que tu fais, c'est génial, c'est super et tout, donc du coup tu nous inspires et tout ceci, cela. Et là, j'avais compris que j'étais devenu inspirant, mais que j'étais aussi créateur. Et en fait, en tant que créateur, quand je voyais les gens avec un certain talent et tout, essayer peut-être de s'inspirer de mon travail ou de faire un peu comme moi, je me disais mais c'est sur le mauvais chemin en fait. Le bon chemin c'est de... d'aller chercher au fond de toi-même exactement ce que toi, tu aimes. Et là, si tu sais ce que tu aimes, après, tu le délivres avec ta personnalité, tu le délivres en vidéo, tu vois. Et on est tous uniques. Donc, ce sera forcément des vidéos différentes, en fait.

  • Speaker #0

    C'est là, donc, du coup, que tu as compris que tu distinguais finalement un peu des autres, entre guillemets, et que tu t'inspirais. Donc, c'est à ce moment-là.

  • Speaker #1

    Oui, exactement. Je me suis dit, OK, il y a quelque chose. que certaines personnes retrouvent dans mes vidéos, qu'elles ne vont pas retrouver ailleurs. Mais c'est uniquement parce que je fais ce que j'aime. Et si je suis inspiré par ce que je peux regarder à droite ou à gauche, je perds mon identité, je perds ce pour quoi les gens viennent me voir. Donc ma stratégie, elle est de rester moi-même, toujours, à n'importe quel moment, et pour n'importe quel client. Voilà. Et de ne pas... me vendre sur quelque chose que je n'aimerais pas faire ou que je n'aimerais pas être, en fait. Donc, la stratégie, elle est là.

  • Speaker #0

    Est-ce qu'il y a des opportunités que tu as vécues grâce à ce fait de rester toi-même et à créer une identité personnelle ? Des trucs auxquels tu ne t'attendais pas et on est venu te chercher ?

  • Speaker #1

    Oui, oui, bien sûr. Bien sûr, oui, oui. Ce qui est fou, c'est que la vidéo de mariage apporte justement... Non. C'est un chemin direct sur des mondes parallèles, entre guillemets, où en fait, ça t'amène à travailler avec des grandes marques ou avec des grands groupes qui n'ont rien à voir avec la vidéo de mariage, mais ce sont des personnes qui faisaient partie du mariage, en tout cas qui étaient des invités, qui ont été touchés par la suite, par ma vidéo, et qui m'ont contacté. Post mariage, en me disant, on a vu la vidéo que vous avez faite pour tel ou tel couple, c'est complètement dingue. Écoutez, j'ai une société, j'aimerais bien vous embaucher pour une vidéo promo, ceci, ainsi de suite. Et c'est comme ça aussi que j'ai commencé aussi à faire... du corporate qui m'a emmené même à travailler pour eBay. Je me rappelle quand j'avais fait ma première vidéo pour eBay, la nana qui était responsable communication chez eBay, qui me dit Mais j'ai vu ce que vous faisiez, c'est vous qui faites les vidéos de Rimarodaki aussi ? Elle était fan et tout, donc ce qui était… Ce qui était marrant...

  • Speaker #0

    C'est qu'à la base, cette vidéo de mariage-là t'amène à faire de la vidéo de mode, t'amène à faire de la vidéo corporate. Donc t'amènes au final sur des opportunités juste incroyables. À bosser pour des marques ou des grands groupes ou alors on t'invite à tel ou tel endroit à cause et grâce à la vidéo de mariage.

  • Speaker #1

    Alors ça me fait penser alors on a jamais travaillé pour de vrai ensemble c'est ce que je te disais à la love mais je me souviens d'une anecdote qu'on a en commun, je sais pas si tu te souviens c'était avec Arthur où en fait tu sais je l'avais booké moi sur des mariages, il se lançait donc je l'avais booké sur des mariages gratuitement, je sais pas si on peut le dire c'est une bonne chose c'est bon bon Mais, enfin, je l'avais, voilà, il se lançait, donc je l'avais booké sur un mariage.

  • Speaker #0

    Ah mais oui, c'était avant qu'il travaille pour moi.

  • Speaker #1

    C'était avant qu'il travaille pour toi.

  • Speaker #0

    Oui, oui, c'était avant, ouais.

  • Speaker #1

    Et du coup, il m'a annulé ses mariages pour travailler avec toi. Et je t'avais appelé. je sais pas si tu te souviens ou pas et je t'avais dit écoute je suis deg parce que il va falloir que je retrouve quelqu'un mais après c'est mon métier de wedding planner mais je suis tellement fière parce que j'étais sûre qu'il allait être génial ce mec et tu m'as dit putain si

  • Speaker #0

    tout le monde pouvait réagir comme toi si tu t'es fait pourrir non mais bien sûr mais tu sais en fait ce dont ce que enfin je suis fière d'une chose c'est que Quand je vois le parcours d'Arthur ou les personnes qui ont pu travailler autour de moi ou avec moi, je suis content en fait, parce que je suis quelqu'un qui... Je trouve ça super gratifiant de pouvoir... élever certaines personnes, en tout cas, montrer le chemin, ou accompagner, ou montrer comment délivrer des émotions à travers une image. Donc, c'est tout. Mais oui, je ne me rappelais plus de cette histoire avec Arthur, mais oui, effectivement, je me rappelle qu'il avait...

  • Speaker #1

    il avait des mariages à faire et donc ok oui oui je me rappelle et tu m'avais dit que c'était fait en fait moi je t'avais dit bah après c'est mon taf je vais retrouver quelqu'un c'est pas un problème et tu m'as dit je me suis fait ruiner par d'autres wedding men parce que non mais oui oui et puis non non mais c'est clair c'est un comme on dit c'est j'étais fière parce que je suis une des premières qui l'a booké finalement et j'ai vu tout de suite c'est ce que tu disais tout à l'heure j'ai vu tout de suite que ça allait être une pépite ce mec Ce que j'ai vécu, ce que j'ai lu aussi avec Marisa et Justin. C'est un don finalement qu'on a de voir le potentiel quand même, je trouve.

  • Speaker #0

    Ouais, ouais, ouais. Non, mais ça se ressent quand même assez vite chez les gens, tu vois.

  • Speaker #1

    Je ne sais pas si tout le monde a ce don de voir le potentiel chez les gens. Je ne suis pas sûre. Je pense qu'on a un don quand on a ça.

  • Speaker #0

    Ce qui est marrant, c'est que tu peux voir le potentiel des gens rien qu'en... Parce qu'il y a un truc qui ne te trompe pas, c'est leur travail en fait. Donc, tu peux ne pas voir en physique la personne. Mais tu as juste à regarder le travail et en fait, ça te donne déjà un aperçu de l'image de son âme, de ce que représente cette personne-là. Enfin, pour moi, c'est ça en fait. Et je l'ai toujours dit d'ailleurs, c'est que mon travail est à mon image. Je ne sais pas, mais en tout cas, montre-moi tes vidéos, je te dirai qui tu es. En gros, c'est ça.

  • Speaker #1

    Après, je pense à Solène, que tout le monde sait, c'est ma coachée préférée, c'est ma chouchoute. Je ne devrais pas le dire, mais c'est comme ça. C'est la première. C'est Solène de Damour et d'Ancre. Elle était à la Love, je ne sais pas si tu vois. Oui, oui. Elle, pareil. Elle ne m'avait rien montré. Elle m'a juste contactée une première fois en me disant qu'elle trouvait que j'étais inspirante, justement. En fait, j'ai tout de suite senti que cette fille était talentueuse. Je ne sais pas comment... Je ne peux pas expliquer. Et pourtant, elle n'a pas fait de vidéo.

  • Speaker #0

    Oui, non, mais c'est de l'ultra sensibilité. Et puis, moi, je l'ai ressenti chez certaines personnes. Peut-être après d'autres, on lâchait en cours de route parce que c'est très dur comme métier. Il ne faut pas croire. C'est bien beau tout ça, les paillettes, tout ça, machin et tout. Mais ce n'est pas évident. Ce n'est pas un parcours facile.

  • Speaker #1

    Justement, c'est une très bonne transition. Ce que j'allais te demander, c'était quoi tes plus grandes difficultés dans ce métier ? Surtout pour le fait de te démarquer peut-être. Et comment tu les as surmontées ?

  • Speaker #0

    La plus grande difficulté, ça a été de savoir dire non. C'est l'une des plus grosses difficultés de ma vie, c'est de savoir dire non, parce que c'est une souffrance de dire non, et de dire toujours oui. Oui, voilà, mais c'est aussi une délivrance, mais c'est aussi quelquefois une délivrance de dire non. Et aujourd'hui, je dis, je sais dire non, que je ne savais pas faire avant. C'est important. En fait, c'est super important, je te dis ça, parce que ça fait partie effectivement des grosses difficultés de... Quand tu es un passionné comme moi, parce que je n'ai pas fait d'école de ciné, en fait, je n'ai pas été formé pour être vidéaste de mariage, pour être réalisateur, pour être chef d'entreprise, qui doit gérer une boîte de production, et ainsi de suite. C'est juste ma passion qui m'a construit et qui m'a animé. Et aussi, mon entourage, bien sûr, j'ai été très bien entouré. Ma famille, mes amis. La grosse difficulté, déjà, de savoir dire non. Et puis ensuite, il faut quand même avoir une âme de communicant, d'aimer les gens et aussi d'être chef d'entreprise. Enfin, il ne faut pas se leurrer, quoi. Je veux dire, la passion, c'est très bien. Si tu peux en vivre, c'est encore mieux. Mais pour savoir en vivre... il faut aimer la gestion. La gestion aussi bien de ses sentiments que la gestion administrative et financière. Sauf que moi, la gestion administrative, ça me gâve. Et je pense que...

  • Speaker #1

    Comme tous les créatifs.

  • Speaker #0

    Je vais poser la question. Ben voilà, c'est exactement ça. Je veux dire, c'est relou. J'ai envie de me concentrer sur ce que j'aime faire, pas sur...

  • Speaker #1

    Le bilan que je dois faire, moi, dans cinq minutes.

  • Speaker #0

    Ouais, tu vois. Non mais voilà, par exemple, tu vois, je m'en fous de tout ça. Moi, je vais juste me concentrer à être créatif en fait. Donc, je veux avoir le plus de temps possible pour explorer des nouveaux univers et pour évoluer dans ce que je fais.

  • Speaker #1

    Tu fais combien de mariages aujourd'hui par an ?

  • Speaker #0

    J'en fais à peu près 4-5. Voilà, 4-5 mariages. Alors, ça dépend des saisons parce que des fois, suivant le corpo, après, je peux peut-être en avoir un peu plus. Généralement, maintenant, 4, 5, 6. C'est très bien pour moi. Je n'en veux pas forcément plus.

  • Speaker #1

    Et combien de corpos ?

  • Speaker #0

    De corpos, ça ne se compte pas en nombre, mais c'est plutôt des contrats que j'ai avec des clients. C'est des groupes. Ça peut être comme Maison du Monde. En ce moment, je suis avec Lagardère. J'ai Rima Rodaki sur la mode. Donc tout ça, c'est aussi un peu récurrent.

  • Speaker #1

    Première et fidèle cliente chez toi, du coup ?

  • Speaker #0

    Ah bah ouais, ouais, ouais. Non mais il rime, voilà, c'est pareil, ça c'est une histoire. C'est une histoire d'amour professionnel et d'amitié aussi. Et donc, le corpo, j'arrive à l'étaler tout le long de l'année, plus avec quelques projets personnels. Et donc, c'est ce qui me fait vivre aujourd'hui.

  • Speaker #1

    Ok. Comment parviens-tu à équilibrer l'innovation et la cohérence de ton identité perso ?

  • Speaker #0

    La première chose, c'est que chaque lieu, chaque client est unique. ce qui te permet dans tous les cas d'innover. Ce sera une autre vidéo, ce sera encore différent. La seule chose qui va différer, c'est comment tu vas pouvoir ressentir l'émotion des gens que les gens vont te donner, que tes clients vont te donner. Et qu'est-ce que tu en fais après de cette émotion-là ? C'est-à-dire que j'ai vécu une expérience extraordinaire sur ce mariage-là. Ça a été soit une émotion triste ou de joie. et qu'est-ce que j'en fais avec ça ? Et donc, je rentre dans un processus de, je vais aller rechercher une musique, et je vais aller m'inspirer d'une émission de télé, d'un documentaire, d'une pub, de quelque chose que j'ai vécu, enfin, j'en sais rien, mais je vais aller me raccrocher à des émotions que j'ai ressenties, peut-être six mois avant ou six mois après. En fait, je vais essayer, je vais reconnecter les mêmes émotions que j'ai ressenties sur le mariage, et cette émotion que j'ai pu ressentir, ailleurs, 6 mois avant ou 6 mois après. Enfin, 6 mois après, 6 mois avant. Et je vais essayer de recoller tout ça et de réunir, en fait, la musique, les émotions, les images, ma composition d'images. Et ce qui fait qu'à chaque fois, c'est quelque chose d'unique. Ce qui fait que, en fait, c'est tout le temps différent, en fait, tu vois. Mais mon processus, mon processus, en fait, il est là. C'est toujours dans un souci de... Faire ressentir des émotions et faire ressentir quelque chose aux téléspectateurs, ou en tout cas aux personnes qui verront cette vidéo-là. En premier lieu, bien sûr, les mariés. Je ne sais pas si j'ai été clair.

  • Speaker #1

    Oui. Je vais te poser la question que je préfère, que je ne t'ai pas envoyée, mais que je préfère. Donc, si tu as écouté, tu la connais sûrement. C'était à quel âge la pire période de ta vie ?

  • Speaker #0

    À quel âge la pire période de ma vie ? Ça dépend, en fait. Enfin, c'est pas que ça dépend, c'est qu'il y en a eu plusieurs. Il y en a eu un peu dans mon enfance. Et après, il y en a eu récemment. Ouais, il y a cinq ans. Où, en fait, j'ai fait un petit burn-out, quoi. Voilà, comme beaucoup. Enfin, comme beaucoup, en tout cas. Je pense être un être humain. Et voilà, c'est quelque chose de pas forcément facile à dire, à avouer, et voilà. Donc voilà, ça fait partie de ces mauvais moments de vie que tu as envie d'oublier.

  • Speaker #1

    Et du coup, tu dirais quoi au Pascal qui a vécu ces deux moments-là aujourd'hui, avec le recul que tu as ?

  • Speaker #0

    Eh bien, que ces moments-là, que ce soit dans son enfance où il y a... Il y a cinq ans récemment, c'est à la fois destructeur, mais ça te construit aussi. Donc, c'est en gros de se dire, c'est un mal pour un bien. et ça te rend plus fort. Donc aujourd'hui, ce que j'ai vécu dans mon enfance m'a fait être la personne que je suis aujourd'hui. Ce que j'ai vécu récemment me fait être la personne que je suis encore aujourd'hui. Ce ne sont pas des défaites, mais ce sont des reconstructions. Et je trouve ça très bien et très fort de pouvoir le voir dans cette vision-là, en tout cas, sur cette vision-là.

  • Speaker #1

    Je suis... totalement aligné à ce que tu dis en tout cas merci infiniment Pascal c'était hyper intéressant merci à toi et puis peut-être à très vite je ne sais pas peut-être à très vite merci encore merci Pascal à bientôt ciao et voilà le gang merci d'avoir écouté cette interview jusqu'au bout j'espère que tu l'auras aimé autant que moi si c'est le cas partage-la sur Insta en nous taguant Pascal et moi ça nous fera trop trop plaisir et bien sûr tu sais que tu peux toujours mettre 5 étoiles et un super avis au podcast sur Apple Podcast ou Spotify c'est ce qui m'aide le plus à le faire connaître tu le sais maintenant un immense merci à toi et à très vite pour le prochain épisode

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Description

Hellooooo le gang ✌️

J’espère que tu vas bien !

Aujourd’hui, je te propose de découvrir l’interview que j’ai mené avec Pascal Délé, vidéaste de renom !

Une interview vraiment inspirante qui j’espère, te plaira autant qu’à moi !


Je t'en dis pas plus et je te laisse écouter.

🎧 Montage réalisé par : @intothewavesstudio 

✨ Le Wedding Divan : @leweddinggang


Les comptes instagram cités dans l'épisode :

🎥 Pascal Délé : @pascaldelefilmaker

🍓The Wild Strawberry : @thewildstrawberry.picture 



Présentation des invités du jour :


Je suis un cinéaste de mariage français résidant dans le sud-est de la France et ayant une profonde passion pour le cinéma. Cette passion ma naturellement conduit à me spécialiser dans une esthétique cinématographique et artistique dans les vidéos de mariage de manière très personnelle. J’ai été reconnu comme l'un des meilleurs cinéaste de mariage au monde par Harper's Bazaar US. Cette reconnaissance international à changé pas mal de chose sur ma clientèle uniquement international à ce jour.

🎧 L'épisode t'as plu ? ⭐

Pour me soutenir, laisse moi 5 étoiles et un commentaire sur Apple Podcast ! Merci ! ...........................................................................................................................................................................


Hey ! Moi, c'est Mag 👋 Je suis coach pour les professionnels du mariage qui (re)lancent leur activité 🚀 

Je t'aide à prendre confiance🔥, à remplir tes saisons 👰🏻🤵🏻 et à devenir une référence 👑grâce à mes formations et coachings sur-mesure !

Rejoins moi sur Insta !   ✌️

XOXO 💋   


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Merci. Hello et bienvenue dans Wedding Divan, le podcast dédié aux pros du mariage. Je suis Magali Zarka, formatrice du Wedding Gang, officiante de cérémonie laïque et ancienne wedding planner avec plus de 100 mariages à mon actif. Si tu es entrepreneur dans le milieu du mariage ou que tu souhaites te lancer, ce podcast est fait pour toi. Comment réussir, comment se démarquer et surtout, comment durer dans le mariage ? Autant de questions auxquelles nous répondrons ici, via des interviews sans tabou de prestataires de mariage ou qui peuvent t'aider à améliorer ton business. on y abordera leur parcours, leur réussite et leurs erreurs aussi parfois. Je partagerai également avec toi tous mes conseils, astuces et outils pour te donner un accès direct à la réussite dans le Wedding World. Allez, pose-toi dans ton canapé, écoute-nous dans ta voiture ou même en faisant la vaisselle. Et surtout, abonne-toi pour ne manquer aucun épisode. Hello, hello, le gang, j'espère que tu vas bien. Aujourd'hui, je te propose de découvrir l'interview que j'ai menée avec Pascal Délé, vidéaste de Renaud. Une interview vraiment, vraiment inspirante qui, j'espère, te plaira autant qu'à moi. Je te laisse écouter. Hello Pascal, je suis ravie de t'accueillir ici. Je te suis depuis tes débuts finalement, qui étaient en même temps que les miens. On a commencé la même année, en 2012. Et tu es un des pionniers finalement de la vidéo dans le mariage. Donc je suis vraiment très heureuse de te recevoir aujourd'hui.

  • Speaker #1

    Eh bien écoute, c'est un immense plaisir que tu m'accueilles justement. et c'est avec grand plaisir que j'ai accepté ton invitation et comme tu dis, oui, là je commence à accuser le coup du temps j'ai des petits poils blancs sous le menton et oui, on a commencé ensemble en 2012, donc je suis ravi d'être ici aujourd'hui je me souviens même que je t'avais,

  • Speaker #0

    alors c'est finalement François de Ricordio qui avait fait la vidéo de mon lancement quand j'étais wedding planner, parce que j'avais fait une soirée de lancement et je t'avais quand même contacté en premier je crois c'est bon ? ouais, ouais, ouais

  • Speaker #1

    C'est trop bon !

  • Speaker #0

    C'était 2012, donc ça date un peu. Je me souviens de ça parce que, pour moi, je te l'ai mis dans le guide de préparation de cette interview, tu as été un des premiers à introduire le storytelling, une dimension vraiment cinématographique dans tes vidéos. Et je me souviens même d'une vidéo particulière qui m'a particulièrement touchée, c'était celle... à Marrakech. Je ne sais pas si tu te souviens de celle-là, mais moi, je m'en souviens.

  • Speaker #1

    Oui, je me rappelle de toutes mes vidéos. Mais bien sûr, Marrakech, je m'en souviens très, très bien.

  • Speaker #0

    Mais celui-là, on aurait dit un film. C'est genre, ça commençait par la nuit étoilée.

  • Speaker #1

    Oui, j'avais fait un time-lapse dans la nuit. C'était un mariage incroyable et d'autant plus incroyable que le photographe qui m'accompagnait était Xavier Navarro sur ce mariage-là. Et on a été accueillis par des mariés extraordinaires et d'une gentillesse incroyable.

  • Speaker #0

    Ça se voyait.

  • Speaker #1

    Et c'était mon premier mariage déjà au Maroc. Et en plus dans le désert, c'était quelque chose de fou. Franchement, honnêtement, on n'en voyait pas encore des tonnes de vidéos de mariages comme ça, en plein désert, donc c'était quelque chose de fou. Et j'avais shooté en raw, alors pour les spécialistes, ils sauront de quoi je parle, mais j'avais shooté avec Magic Lantern, ce qui avait apporté aussi... une qualité supplémentaire à cette production-là.

  • Speaker #0

    Pour ceux qui ne sont pas d'Aviz, ça veut dire quoi ?

  • Speaker #1

    En fait, à l'époque, la plus grande partie de mes collègues et de mes confrères ont bossé tous avec un Canon 5D Mark II. Je ne sais pas si tu te souviens. Pas du tout. Canon, non. C'était le boîtier, l'appareil photo avec lequel on… Ce boîtier-là, en fait, on l'avait poussé à ses limites puisqu'il y avait un espèce de hacking qui était sorti à l'époque qui s'appelait Magic Lantern, qui permettait d'augmenter la qualité de l'image. Et donc, du coup, ce mariage-là, je l'ai fait, je l'ai tourné en RAW avec Magic Lantern. Et forcément, ça a rajouté une dimension supplémentaire à la production au film de mariage que j'avais rendu. J'en avais profité pour apporter cette dimension documentaire sur ce mariage-là, accentuer le côté storytelling et le côté cinématique. C'était le début de ma nouvelle identité visuelle.

  • Speaker #0

    Ça va être notre sujet du jour un peu. Mais déjà, on va revenir un tout petit peu en arrière. Comment tu es devenue vidéaste et qu'est-ce que tu faisais avant ? Parce que je ne sais même pas.

  • Speaker #1

    Ouais, en fait, j'ai fait des études. de plombier chauffagiste et j'étais en sport études. Donc plombier chauffagiste, j'ai eu mon CAP BEP que j'ai eu. J'ai commencé à... Je vais te faire ça assez rapidement. J'ai bossé pendant un an et demi en tant que plombier dans la Meuse. Ensuite, au bout d'un an et demi, je suis parti parce que je ne m'entendais pas très bien avec mon patron. Et j'ai atterri dans la téléphonie parce que j'étais fan de technologie. Et donc, j'achetais avec ma paie, j'achetais des téléphones portables à l'époque. Et j'ai bossé après, j'ai gravi un peu les échelons dans... Dans le commerce, où j'étais au départ vendeur, après je suis passé responsable des boutiques, et après j'ai navigué un peu dans différentes enseignes, mais au total ça a concilié à peu près 10 ans dans le commerce entre SFR, différentes enseignes. Et à l'aube de mes 30 ans, j'ai voulu changer, puisque j'avais mon frère qui était infirmier libéral, j'allais tous les étés à Marseille chez lui en vacances. Et un jour, il m'a dit de faire une tournée avec lui. Donc, j'ai fait une tournée. Donc, une tournée, c'est on se lève le matin à 5h du matin et puis on fait une tournée pour aller voir les patients. Et à la fin de cette journée-là, en fait, j'ai eu comme une espèce de révélation où je me suis vu à travers lui et je me suis dit, mais j'adorerais faire ce qu'il fait. Et donc, j'avais commencé à... J'ai commencé à... Comment dirais-je ? À faire les démarches pour... Pour être aide-soignant, j'ai passé mon concours, j'ai eu mon concours, je suis rentré à l'école d'aide-soignant, j'ai eu mon diplôme et j'ai commencé à travailler à l'hôpital. Je faisais des vacations de nuit à Marseille et à l'époque j'habitais à Arles et après j'ai bossé à l'hôpital de Arles en gériatrie. Et à côté de ça, en fait... Je faisais un peu de vidéos, mais vraiment de la vidéo loisir, un peu de photos aussi de loisir. D'ailleurs, j'ai commencé par la photo. J'ai commencé par la photo, en fait, avant d'être dans la vidéo. J'ai commencé par la photo. Et très vite, cette passion pour la vidéo m'a... m'a submergé, c'est-à-dire que ça devenait un peu obsessionnel, puisque j'avais compris que le but de ma vie, en tout cas, je prenais du plaisir à raconter des histoires, que ce soit des histoires pour ma famille, pour des amis. Et voilà comment j'ai commencé la vidéo. Au bout d'un peu plus de six mois à travailler à l'hôpital de Arles, j'ai fait une vidéo, un save the date, d'amis qui se mariaient au lac de Côme. Et je l'ai... Vous avez bien commencé déjà. Ouais, j'avais bien commencé, mais bien sûr, ça a été un formidable tremplin puisque c'était un terrain de jeu extraordinaire, le lac de Combes, très romantique. Et puis c'était à l'époque où les saves the date étaient vachement à la mode. Je regarde aujourd'hui, il n'y en a quasiment plus. Il y en a quasiment plus. Et donc le saves the date, c'était quelque chose d'incontournable avant la vidéo de mariage. Et puis c'était une manière originale aussi d'annoncer la date de mariage aux invités, à la famille et les amis. Donc cette vidéo-là a été publiée sur le blog de la Mario Piennu. Et ma vie a changé à ce moment-là. Je me rappelle, c'était un... La date de publication, si je ne dis pas de bêtises, ça devait être le 21 octobre 2011.

  • Speaker #0

    Oui. C'était avant 2012, finalement. Tu t'es lancé avant moi, finalement.

  • Speaker #1

    Je n'étais pas officiel. J'étais micro-entrepreneur à ce moment-là, avant que la vidéo sorte. Mais officiellement, je m'étais lancé en micro-entreprise pour me dire que ça allait être un petit complément de mon salaire d'aide-soignante. Mais je n'avais aucunement vocation à faire que ça dans la vie. J'aimais mon travail. Pour moi, c'était vraiment du truc loisir.

  • Speaker #0

    C'est incroyable ce parcours. Tu as bien fait de te poser la question.

  • Speaker #1

    Oui, c'est incroyable. C'est ce qui fait aussi, je pense, c'est ce qui me construit en tout cas aujourd'hui. C'est ce qui m'a construit, c'est sûr.

  • Speaker #0

    Et comment t'as eu l'idée et l'envie finalement d'introduire justement cette partie storytelling, cinématographie dans tes vidéos ? Est-ce que c'est venu au fur et à mesure ? Est-ce que c'était un truc que t'as eu tout de suite ?

  • Speaker #1

    Non, c'est pas un truc que j'ai eu tout de suite. C'était un peu enfui au fond de moi-même. C'est-à-dire que j'ai été, en fait, sans être cinéphile... J'aime qu'on me raconte des histoires en images, donc je suis quelqu'un qui est ultra sensible à ce que j'entends, à ce que je vois. Donc dans les films qui ont bercé mon enfance, j'ai été vachement sensible à certains films cultes qui m'ont marqué et qui provoquent des émotions très fortes. Et en fait, dans la vidéo de mariage, on parle réellement d'émotion. Donc c'est quelque chose de très important. Et on est obligé de raconter des histoires. Et en fait, quand j'ai commencé la vidéo de mariage, à faire des vidéos de mariage, moi je m'étais basé sur un modèle qui existait à l'époque, qui s'appelait Still Motion. Still Motion, c'est... le papa de tous les cinéastes de mariage au monde puisque c'est eux qui ont commencé et qui ont développé et qui ont introduit la vidéo de mariage nouvelle génération avec ces fameux boîtiers Canon 5D Mark II et en fait leur film, donc c'était une boîte américaine et en fait leur film était conçu comme il y avait un vrai storytelling en fait il y avait un vrai storytelling c'était des gars qui sortaient d'école de... d'école de cinéma aux Etats-Unis, et puis ils ont dit, tiens, on va faire la vidéo de mariage. Mais les mecs, ils ont fait la vidéo de mariage, mais à un niveau hyper élevé et très cinématographique. En tout cas, très cinématographique dans l'approche, dans l'image et dans les compositions. Et en fait, ils ont irradié le monde entier. Sauf que l'erreur que la plupart des personnes ont fait, c'est qu'on a voulu reproduire exactement ce qu'ils faisaient eux à l'époque. C'est-à-dire que leur film a été une inspiration pour le monde entier. Et le problème, c'est qu'à un moment donné... Moi, je me sentais un peu coincé dans cette espèce de notice, parce que pour moi, c'était une notice, en fait. C'était, il fallait regarder ce qu'ils font pour voir ce qui est bien de faire.

  • Speaker #0

    Pour l'appliquer directement sans réfléchir. Oui,

  • Speaker #1

    c'est exactement ça. C'est-à-dire qu'à un moment donné, je me suis posé la question, pourquoi je dois faire un travelling sur les chaussures ? Non, mais... En fait, ça a du sens. Ça a du sens de se poser la question. Parce que ça n'a pas de sens de faire un travelling sur des chaussures. Tu vois ? Et je me suis posé la question, pourquoi je dois accrocher la robe sur un arbre ? Voilà, sur un arbre. À quel moment ? Pourquoi ? Qui a dicté, qui a dit, tu te dois d'avoir ce plan-là ? Pourquoi je dois avoir le travelling en avant, dans l'église, par terre, avec ? Pourquoi ? Donc, c'était des choses... Je pense qu'on faisait machinalement parce qu'on avait vu ce qui se faisait. Et on pensait que c'était ça qu'il fallait faire. Et en fait, pendant, je crois... Une saison et demie, j'ai avancé, mais malgré que j'avais quand même... Ça faisait partie des plans que tu ne pouvais pas échapper, en fait, quand tu voyais une vidéo de mariage à l'époque, c'était, il fallait ces plans-là. Et durant un an et demi, mes premiers mariages, je les ai faits, ces plans-là. Quasi tout le monde les faisait, en fait. Donc, je n'en ai pas honte. Et puis après, c'est dans la manière dont toi, tu vas amener ces plans-là, dans ta vision aussi, dans la focale que tu vas choisir, ainsi de suite. Donc, tu vas quand même déjà commencer à te démarquer. Mais ce qui était important, c'est qu'au bout d'à peu près d'un an et demi, je suis tombé sur une vidéo de mariage. Il s'appelle Francisco Montoro. Tu ne connais pas ? Non, je ne connais pas. C'est un Espagnol. Et en fait, il m'a ouvert l'esprit sur le fait que la vidéo de mariage, telle qu'on la connaissait à l'époque, il suffit juste d'ouvrir les portes de la créativité et en fait, on se retrouve sur un terrain. de créativité infinie. C'est-à-dire qu'on se mettait des barrières, et lui, il a cassé ces barrières-là. Et donc, en fait, j'ai eu un déclenchement dans ma tête en me disant, mais en fait, la vidéo de mariage n'a pas de frontières, elle n'a pas de limites, c'est-à-dire que c'est pas fermé, et qu'on peut réaliser tout ce qu'on veut. en fait. Donc, j'ai ouvert mon esprit à Mais qu'est-ce que toi, Pascal, tu veux réaliser comme film de mariage ? Qu'est-ce que t'aimerais faire ? C'est-à-dire que là, tu deviens ultra égoïste, en fait. Tu ne penses plus au marié, mais tu penses qu'à toi. Parce que c'est avant tout de te faire plaisir, en fait. Parce que c'est un métier de passion, c'est un métier de plaisir. Et il faut prendre du plaisir à ce que tu fais et à ce qu'on fait. Donc, à partir de ce moment-là, j'ai ouvert mon esprit à me dire Ok, moi, ce qui me fait kiffer, c'est de... C'est de partir dans cet univers-là. C'est d'apporter une touche très cinématographique, très personnelle aussi, en choisissant des musiques que j'adore et qui me font vibrer. Et donc, je vais l'imposer aux gens. Je vais l'imposer aux mariés.

  • Speaker #0

    Oui, mais finalement, c'est ça qu'ils aiment, non ?

  • Speaker #1

    En fait, c'est un...

  • Speaker #0

    Ils viennent tout de suite pour ta patte, pour ce que tu es.

  • Speaker #1

    Oui, c'est un pari qui est pris à ce moment-là. C'est-à-dire que je vois à côté de moi... des univers bien définis, bien distincts. Et puis, moi, par exemple, deux semaines avant, je suis peut-être sorti en boîte Electro House, et en fait, il y a une musique qui m'a submergé. Et en fait, cette musique-là, dans ma tête, je vois des images de mariage. C'est des images de mariage qui se projettent. Et là, je me dis, mais c'est un truc de fou. Donc, je chazame cette musique, je rentre chez moi, je fais le mariage. Et en fait, je veux absolument ressentir ce que j'ai ressenti au moment où j'ai ressenti la musique, parce que j'ai ressenti des émotions. Et en fait, je veux les coller avec les images de mariage. En fait, ça marche à ce moment-là. Et là, je me dis, bingo, en fait, j'ai compris que les émotions et que la musique se transmettaient, enfin, que les émotions se transmettaient via la musique, pas uniquement que l'image.

  • Speaker #0

    Eh oui. Ça, c'est un vrai truc. Quand tu regardes une vidéo sans le son, ce n'est pas du tout le même rendu.

  • Speaker #1

    Non, mais c'est quelque chose de physiologique, en fait. C'est-à-dire que je pense que, je ne sais pas, c'est peut-être de la physique quantique. C'est-à-dire que les vibrations provoquent en nous, chez les humains, quelque chose qui va nous toucher directement dans le cœur, en fait. Donc, il n'y a pas uniquement que l'image. Mais l'image, c'est un peu la cerise sur le gâteau. Ça rajoute quelque chose. Mais avant tout, la musique. c'est quelque chose qui se ressent à l'intérieur du cœur. On pense... En fait, les oreilles, c'est juste le tunnel, c'est juste le chemin. Mais après, ça arrive directement dans le cœur.

  • Speaker #0

    Je me souviens d'un shoot que j'ai fait avec Marisa et Gislain. C'était un shooting sur Noël. Et en fait, ils avaient mis une musique qui était hyper importante pour elles dedans. Donc, The Wild Strawberry. Ils me l'ont envoyée. Moi, j'étais dans le métro. donc je ne faisais rien mais j'ai voulu regarder quand même la vidéo et je leur ai dit que c'était super mais ils m'ont dit mais la musique elle était bien et tout, je me suis dit bah j'ai pas entendu ils m'ont dit quoi ?

  • Speaker #1

    en plus c'est marrant que tu me parles d'eux puisque je les vois très prochainement la semaine prochaine ils viennent, je leur fais une formation donc ils vont venir à la maison pendant deux jours et on va pouvoir justement voir échanger sur beaucoup de sujets. Donc, voilà. C'est marrant que tu me parles d'eux.

  • Speaker #0

    On s'est rencontrés pour cette vidéo et en fait, ça leur a donné envie que je fasse leur cérémonie. Donc, c'est mes chouchous.

  • Speaker #1

    Ouais. C'est des gens extraordinaires. et je suis assez fier de leur parcours là on sort un peu du truc mais je suis assez fier de leur parcours parce que je les ai découvert sur les réseaux sociaux en premier lieu j'ai vu quelques vidéos et puis je les ai rencontrés en vrai au kikas d'ailleurs c'est là que t'as écouté ils en parlent dans leur interview de toi peut-être oui peut-être exact et en fait ça a été t'as des espèces de visions comme ça qui qui voit le talent, parce que le talent t'éclate aux yeux en fait. Donc tu dis, attendez les gars, mais vous êtes là quoi. Voilà, vous êtes là, donc c'est bien, continuez et tout, mais sachez déjà que vous êtes là. Donc voilà, c'est super.

  • Speaker #0

    donc je suis très content pour eux ils ont un vrai style unique ça c'est clair on va revenir justement au style unique mais dans tout ce que t'as dit j'ai retenu aussi que t'avais des films cultes qui t'avaient inspiré est-ce que tu peux nous donner des titres qui te reviennent en tête ?

  • Speaker #1

    j'ai notamment un film Un film qui s'appelle l'histoire sans fin. C'est typiquement, là je peux t'en parler parce que j'arrive à ressentir exactement les mêmes émotions que lorsque j'ai vu ce film-là pour la première fois et j'ai encore les frissons qui me traversent le corps. Et c'est typiquement le genre de film où à la fin tu restes, tu viens de te prendre une claque cinématographique, tu viens de vivre des émotions intenses et tu restes. Et en plus, à la fin, une fois que le film est fini, tu as une musique qui te maintient perché en fait. En fait, le film t'a perché. et t'as la musique de fin qui fait nanana nanana nanana donc c'est un truc qui te maintient en fait suspendu et tu redescends pas parce que tu viens de vivre tellement d'émotions et puis t'as la musique qui te maintient encore et puis toi t'es là devant ton écran et là t'arrives plus à bouger tu sais plus quoi faire juste t'es en train de repenser et repenser à tout ce que tu viens de voir Et après ça, tu fais des rêves de la princesse Fantasia pendant 15 jours et tout. Enfin, c'est des trucs de tarés. Mais en fait, quand je te dis que c'est des trucs de tarés, c'est que c'est des émotions qui sont tellement fortes qu'un film puisse te provoquer justement ce type d'émotions. Ou en fait, tu vas rêver d'être le héros du film ou tu vas rêver parce que forcément, tu es amoureux de la princesse Fantasia. La petite blonde là qui était super mignonne et tout, magnifique. Non mais l'histoire est extraordinaire. Donc ça mélange le fantastique, l'héroïque, il y a tout. Tous les éléments sont compris dans ce film-là. Donc ça fait partie de ce type de film qui m'a vachement marqué en fait. Tu t'échappes totalement.

  • Speaker #0

    où en fait pendant je sais plus 1h30 ou 2h t'es ailleurs quoi donc si je devais en retenir un c'est celui-là et puis quand tu regardes à la fin qui l'a réalisé bah c'est Spielberg quoi enfin je me souviens très bien c'est pas vrai je me souviens pas très bien de ce film je me souviens très bien que j'avais adoré ce film que je l'ai vu plusieurs fois mais j'arrive pas à me souvenir enfin je vois le...

  • Speaker #1

    je sais pas comment c'était le dragon le chien le chien dragon

  • Speaker #0

    Voilà, je me suis intéressée bien de ça, mais par contre, il faudrait que je le regarde à nouveau, parce que je sais que j'ai adoré ce film.

  • Speaker #1

    Et il y a une chose qui, à l'intérieur de ce film-là, m'a profondément marquée. C'est à un moment donné, il y a le géant de pierre qui parle. En fait, le géant de pierre, il est costaud, il est énorme, mais il a peur d'une seule chose. Et tu te dis, ce gros géant de pierre, il n'a pas peur, puisqu'il est déjà très fort. Mais il a peur d'une seule chose, il a peur du néant. Ce film-là a réussi... à retranscrire en images le néant. Et j'ai trouvé ça fou, fascinant, mais horrifiant. Enfin, j'étais effrayé en même temps. Donc, c'est un sentiment de fascination et de peur, en fait. Et j'ai mis un mot, je pouvais mettre une image sur ce que pouvait représenter le néant. C'était dans le film et je trouvais ça extraordinaire.

  • Speaker #0

    Bon, dites-nous sur Insta si vous l'avez vu ce film, et si vous ne l'avez pas vu, allez le voir. Moi, je me souviens que c'était génial, mais je me souviens plus.

  • Speaker #1

    C'est l'histoire sans fin, c'est un classique, c'est très culte, et c'est pour toute la génération des... Les personnes nées en 1980, je pense que tout le monde connaît ce film. Les Goonies, tout ça, toute la clique.

  • Speaker #0

    Mais on n'est plus si nombreux.

  • Speaker #1

    Oui, je sais. Je sais, je sais. Oui, je sais.

  • Speaker #0

    Maintenant, il y a 90, il y a 2000. Il y a 2010.

  • Speaker #1

    Ce qui est assez intéressant, c'est que j'ai ma fille de 15 ans qui me dit Papa, j'aurais aimé vivre à… Enfin, j'aurais aimé…

  • Speaker #0

    N'être en même temps que toi ?

  • Speaker #1

    J'aurais préféré être née en même temps que toi, oui. C'est-à-dire, genre, elle veut être ma pote, quoi. Parce que, et puis, pour revivre tout ce qu'on a, nous, on a vécu dans notre enfance, c'est-à-dire dans les années 80, comparé à la jeunesse d'aujourd'hui qui, voilà, c'est un autre sujet, mais c'est assez marrant qu'elle soit nostalgique des années 80, quoi.

  • Speaker #0

    Clairement.

  • Speaker #1

    80 à 90, voilà.

  • Speaker #0

    ça c'est marrant et donc revenons au sujet dont on parle depuis le début mais on n'a pas encore été en profondeur dessus c'est quoi les stratégies que tu as adoptées pour développer et maintenir ce style unique que tu as créé finalement ?

  • Speaker #1

    alors la stratégie elle a été au départ pas une stratégie c'est à dire que c'était pas quelque chose de calculé par contre ça a été quelque chose de volontaire et de volonté c'est à dire que je voulais absolument montrer aux gens ce que je voulais réellement montrer. C'est-à-dire que je ne voulais pas avoir de pression à me dire tu dois forcément filmer telle chose, tu dois forcément filmer telle chose ou montrer telle chose à l'image Donc je voulais pouvoir être libre de... de mes choix artistiques. En fait, ça, c'est un premier point. C'est-à-dire que quand tu commences à penser comme ça, tu commences à construire ton identité. Parce que ça veut dire que les gens ne vont pas s'attendre à ce qui va se passer à l'écran. Ils ne savent pas ce qu'ils vont voir. Et ce sera uniquement ta vision. C'est-à-dire uniquement ce que toi, tu as envie de retransmettre. Et donc, ma stratégie, elle est venue par la suite au final, puisque quand j'ai commencé à... à découvrir un peu mon identité visuelle. Tu le fais pendant un an, pendant deux ans. Après, tu te rends compte qu'il faut que tu puisses, et c'est super parce que tu as trouvé ton style visuel, mais il faut que tu puisses après adapter ton style au marié. Tu comprends ? Et c'est là où ça peut commencer à devenir un peu compliqué, où en fait, tu traverses des univers où... Des styles peuvent un peu être à l'encontre de ce que t'aimes ou de ce que t'as envie. C'est-à-dire que tu vas avoir peut-être une clientèle très haut de gamme ou qui ne va pas forcément peut-être adhérer à ton style. Ou l'inverse, tu vois. Peut-être une clientèle un peu moins haut de gamme, mais toi, tu as un style complètement taré, enfin, tu as un ré très artistique. Il va falloir en fait faire matcher ces deux mondes-là. Donc ça, c'est... C'est compliqué et c'est de là où tu commences à sortir une stratégie et une communication visuelle, tout simplement en refaisant et en refaisant et en étant le plus linéaire possible, mais tout en étant original. Alors être linéaire, c'est-à-dire avoir une construction de ton film global qui restera toujours la même avec des... des marqueurs forts qui vont faire que les gens vont reconnaître que c'est toi qui as fait la vidéo. Donc, ces marqueurs-là, alors bien sûr, ça commence par ton logo, mais au-delà de ça, ça va être une introduction de vidéo où tu commences avec un écran noir qui se découvre, ainsi de suite, avec des crédits que j'ai instaurés au fur et à mesure, comme des crédits qu'on peut voir au cinéma. Donc, c'est tous ces petits marqueurs-là que j'ai intégrés au fur et à mesure pour... dire voilà, mon style c'est ça, mon évolution c'est ça aujourd'hui. Donc une fois que j'avais compris ça, je me suis dit, c'est simple, autour de moi commencent à émerger pas mal de mondes, de mondes de tendances en tout cas, et donc la stratégie c'est de ne pas aller vers ces tendances-là, ou ne pas essayer de reproduire les autres tendances qu'on peut voir ailleurs, mais juste... de continuer à faire ce qu'on aime, et comme on sait le faire, en fait. Et ça ne sert à rien d'aller regarder à droite, à gauche. Et à partir de là, j'ai commencé à arrêter de regarder à droite, à gauche. C'est-à-dire, j'ai commencé à arrêter de regarder les autres vidéos de mariage et à me concentrer sur ce que j'allais produire, moi.

  • Speaker #0

    Non, mais ce que tu décris, c'est le parcours de quelqu'un qui débute et qui, après, prend sa confiance, je trouve.

  • Speaker #1

    Oui, bien sûr. Oui, qui prend sa confiance sur... Ce qui est... Ce qu'il est sûr de ce qui va lui faire plaisir, parce que c'est très égoïste à ce moment-là, c'est de me dire, je vais dans une direction, j'attends pas que les gens me suivent, je le fais pas pour les gens, je le fais pour moi. Par contre, si je peux inspirer des gens, très bien, tant mieux. Je sais qu'à une époque, il y avait beaucoup de vidéos qui étaient inspirées de Pascal Delay, entre guillemets. C'est ce que je regardais un peu sur les réseaux et tout. Premièrement, ça me faisait plaisir, tant mieux. Mais deuxièmement, je ne comprenais pas trop ce qui se passait, en fait, parce que j'étais un peu dans ma bulle. Je m'en suis rendu compte après par la suite et c'est les gens qui me disaient Ouais mais attends, parce que tu te rends compte de ce que tu fais, c'est génial, c'est super et tout, donc du coup tu nous inspires et tout ceci, cela. Et là, j'avais compris que j'étais devenu inspirant, mais que j'étais aussi créateur. Et en fait, en tant que créateur, quand je voyais les gens avec un certain talent et tout, essayer peut-être de s'inspirer de mon travail ou de faire un peu comme moi, je me disais mais c'est sur le mauvais chemin en fait. Le bon chemin c'est de... d'aller chercher au fond de toi-même exactement ce que toi, tu aimes. Et là, si tu sais ce que tu aimes, après, tu le délivres avec ta personnalité, tu le délivres en vidéo, tu vois. Et on est tous uniques. Donc, ce sera forcément des vidéos différentes, en fait.

  • Speaker #0

    C'est là, donc, du coup, que tu as compris que tu distinguais finalement un peu des autres, entre guillemets, et que tu t'inspirais. Donc, c'est à ce moment-là.

  • Speaker #1

    Oui, exactement. Je me suis dit, OK, il y a quelque chose. que certaines personnes retrouvent dans mes vidéos, qu'elles ne vont pas retrouver ailleurs. Mais c'est uniquement parce que je fais ce que j'aime. Et si je suis inspiré par ce que je peux regarder à droite ou à gauche, je perds mon identité, je perds ce pour quoi les gens viennent me voir. Donc ma stratégie, elle est de rester moi-même, toujours, à n'importe quel moment, et pour n'importe quel client. Voilà. Et de ne pas... me vendre sur quelque chose que je n'aimerais pas faire ou que je n'aimerais pas être, en fait. Donc, la stratégie, elle est là.

  • Speaker #0

    Est-ce qu'il y a des opportunités que tu as vécues grâce à ce fait de rester toi-même et à créer une identité personnelle ? Des trucs auxquels tu ne t'attendais pas et on est venu te chercher ?

  • Speaker #1

    Oui, oui, bien sûr. Bien sûr, oui, oui. Ce qui est fou, c'est que la vidéo de mariage apporte justement... Non. C'est un chemin direct sur des mondes parallèles, entre guillemets, où en fait, ça t'amène à travailler avec des grandes marques ou avec des grands groupes qui n'ont rien à voir avec la vidéo de mariage, mais ce sont des personnes qui faisaient partie du mariage, en tout cas qui étaient des invités, qui ont été touchés par la suite, par ma vidéo, et qui m'ont contacté. Post mariage, en me disant, on a vu la vidéo que vous avez faite pour tel ou tel couple, c'est complètement dingue. Écoutez, j'ai une société, j'aimerais bien vous embaucher pour une vidéo promo, ceci, ainsi de suite. Et c'est comme ça aussi que j'ai commencé aussi à faire... du corporate qui m'a emmené même à travailler pour eBay. Je me rappelle quand j'avais fait ma première vidéo pour eBay, la nana qui était responsable communication chez eBay, qui me dit Mais j'ai vu ce que vous faisiez, c'est vous qui faites les vidéos de Rimarodaki aussi ? Elle était fan et tout, donc ce qui était… Ce qui était marrant...

  • Speaker #0

    C'est qu'à la base, cette vidéo de mariage-là t'amène à faire de la vidéo de mode, t'amène à faire de la vidéo corporate. Donc t'amènes au final sur des opportunités juste incroyables. À bosser pour des marques ou des grands groupes ou alors on t'invite à tel ou tel endroit à cause et grâce à la vidéo de mariage.

  • Speaker #1

    Alors ça me fait penser alors on a jamais travaillé pour de vrai ensemble c'est ce que je te disais à la love mais je me souviens d'une anecdote qu'on a en commun, je sais pas si tu te souviens c'était avec Arthur où en fait tu sais je l'avais booké moi sur des mariages, il se lançait donc je l'avais booké sur des mariages gratuitement, je sais pas si on peut le dire c'est une bonne chose c'est bon bon Mais, enfin, je l'avais, voilà, il se lançait, donc je l'avais booké sur un mariage.

  • Speaker #0

    Ah mais oui, c'était avant qu'il travaille pour moi.

  • Speaker #1

    C'était avant qu'il travaille pour toi.

  • Speaker #0

    Oui, oui, c'était avant, ouais.

  • Speaker #1

    Et du coup, il m'a annulé ses mariages pour travailler avec toi. Et je t'avais appelé. je sais pas si tu te souviens ou pas et je t'avais dit écoute je suis deg parce que il va falloir que je retrouve quelqu'un mais après c'est mon métier de wedding planner mais je suis tellement fière parce que j'étais sûre qu'il allait être génial ce mec et tu m'as dit putain si

  • Speaker #0

    tout le monde pouvait réagir comme toi si tu t'es fait pourrir non mais bien sûr mais tu sais en fait ce dont ce que enfin je suis fière d'une chose c'est que Quand je vois le parcours d'Arthur ou les personnes qui ont pu travailler autour de moi ou avec moi, je suis content en fait, parce que je suis quelqu'un qui... Je trouve ça super gratifiant de pouvoir... élever certaines personnes, en tout cas, montrer le chemin, ou accompagner, ou montrer comment délivrer des émotions à travers une image. Donc, c'est tout. Mais oui, je ne me rappelais plus de cette histoire avec Arthur, mais oui, effectivement, je me rappelle qu'il avait...

  • Speaker #1

    il avait des mariages à faire et donc ok oui oui je me rappelle et tu m'avais dit que c'était fait en fait moi je t'avais dit bah après c'est mon taf je vais retrouver quelqu'un c'est pas un problème et tu m'as dit je me suis fait ruiner par d'autres wedding men parce que non mais oui oui et puis non non mais c'est clair c'est un comme on dit c'est j'étais fière parce que je suis une des premières qui l'a booké finalement et j'ai vu tout de suite c'est ce que tu disais tout à l'heure j'ai vu tout de suite que ça allait être une pépite ce mec Ce que j'ai vécu, ce que j'ai lu aussi avec Marisa et Justin. C'est un don finalement qu'on a de voir le potentiel quand même, je trouve.

  • Speaker #0

    Ouais, ouais, ouais. Non, mais ça se ressent quand même assez vite chez les gens, tu vois.

  • Speaker #1

    Je ne sais pas si tout le monde a ce don de voir le potentiel chez les gens. Je ne suis pas sûre. Je pense qu'on a un don quand on a ça.

  • Speaker #0

    Ce qui est marrant, c'est que tu peux voir le potentiel des gens rien qu'en... Parce qu'il y a un truc qui ne te trompe pas, c'est leur travail en fait. Donc, tu peux ne pas voir en physique la personne. Mais tu as juste à regarder le travail et en fait, ça te donne déjà un aperçu de l'image de son âme, de ce que représente cette personne-là. Enfin, pour moi, c'est ça en fait. Et je l'ai toujours dit d'ailleurs, c'est que mon travail est à mon image. Je ne sais pas, mais en tout cas, montre-moi tes vidéos, je te dirai qui tu es. En gros, c'est ça.

  • Speaker #1

    Après, je pense à Solène, que tout le monde sait, c'est ma coachée préférée, c'est ma chouchoute. Je ne devrais pas le dire, mais c'est comme ça. C'est la première. C'est Solène de Damour et d'Ancre. Elle était à la Love, je ne sais pas si tu vois. Oui, oui. Elle, pareil. Elle ne m'avait rien montré. Elle m'a juste contactée une première fois en me disant qu'elle trouvait que j'étais inspirante, justement. En fait, j'ai tout de suite senti que cette fille était talentueuse. Je ne sais pas comment... Je ne peux pas expliquer. Et pourtant, elle n'a pas fait de vidéo.

  • Speaker #0

    Oui, non, mais c'est de l'ultra sensibilité. Et puis, moi, je l'ai ressenti chez certaines personnes. Peut-être après d'autres, on lâchait en cours de route parce que c'est très dur comme métier. Il ne faut pas croire. C'est bien beau tout ça, les paillettes, tout ça, machin et tout. Mais ce n'est pas évident. Ce n'est pas un parcours facile.

  • Speaker #1

    Justement, c'est une très bonne transition. Ce que j'allais te demander, c'était quoi tes plus grandes difficultés dans ce métier ? Surtout pour le fait de te démarquer peut-être. Et comment tu les as surmontées ?

  • Speaker #0

    La plus grande difficulté, ça a été de savoir dire non. C'est l'une des plus grosses difficultés de ma vie, c'est de savoir dire non, parce que c'est une souffrance de dire non, et de dire toujours oui. Oui, voilà, mais c'est aussi une délivrance, mais c'est aussi quelquefois une délivrance de dire non. Et aujourd'hui, je dis, je sais dire non, que je ne savais pas faire avant. C'est important. En fait, c'est super important, je te dis ça, parce que ça fait partie effectivement des grosses difficultés de... Quand tu es un passionné comme moi, parce que je n'ai pas fait d'école de ciné, en fait, je n'ai pas été formé pour être vidéaste de mariage, pour être réalisateur, pour être chef d'entreprise, qui doit gérer une boîte de production, et ainsi de suite. C'est juste ma passion qui m'a construit et qui m'a animé. Et aussi, mon entourage, bien sûr, j'ai été très bien entouré. Ma famille, mes amis. La grosse difficulté, déjà, de savoir dire non. Et puis ensuite, il faut quand même avoir une âme de communicant, d'aimer les gens et aussi d'être chef d'entreprise. Enfin, il ne faut pas se leurrer, quoi. Je veux dire, la passion, c'est très bien. Si tu peux en vivre, c'est encore mieux. Mais pour savoir en vivre... il faut aimer la gestion. La gestion aussi bien de ses sentiments que la gestion administrative et financière. Sauf que moi, la gestion administrative, ça me gâve. Et je pense que...

  • Speaker #1

    Comme tous les créatifs.

  • Speaker #0

    Je vais poser la question. Ben voilà, c'est exactement ça. Je veux dire, c'est relou. J'ai envie de me concentrer sur ce que j'aime faire, pas sur...

  • Speaker #1

    Le bilan que je dois faire, moi, dans cinq minutes.

  • Speaker #0

    Ouais, tu vois. Non mais voilà, par exemple, tu vois, je m'en fous de tout ça. Moi, je vais juste me concentrer à être créatif en fait. Donc, je veux avoir le plus de temps possible pour explorer des nouveaux univers et pour évoluer dans ce que je fais.

  • Speaker #1

    Tu fais combien de mariages aujourd'hui par an ?

  • Speaker #0

    J'en fais à peu près 4-5. Voilà, 4-5 mariages. Alors, ça dépend des saisons parce que des fois, suivant le corpo, après, je peux peut-être en avoir un peu plus. Généralement, maintenant, 4, 5, 6. C'est très bien pour moi. Je n'en veux pas forcément plus.

  • Speaker #1

    Et combien de corpos ?

  • Speaker #0

    De corpos, ça ne se compte pas en nombre, mais c'est plutôt des contrats que j'ai avec des clients. C'est des groupes. Ça peut être comme Maison du Monde. En ce moment, je suis avec Lagardère. J'ai Rima Rodaki sur la mode. Donc tout ça, c'est aussi un peu récurrent.

  • Speaker #1

    Première et fidèle cliente chez toi, du coup ?

  • Speaker #0

    Ah bah ouais, ouais, ouais. Non mais il rime, voilà, c'est pareil, ça c'est une histoire. C'est une histoire d'amour professionnel et d'amitié aussi. Et donc, le corpo, j'arrive à l'étaler tout le long de l'année, plus avec quelques projets personnels. Et donc, c'est ce qui me fait vivre aujourd'hui.

  • Speaker #1

    Ok. Comment parviens-tu à équilibrer l'innovation et la cohérence de ton identité perso ?

  • Speaker #0

    La première chose, c'est que chaque lieu, chaque client est unique. ce qui te permet dans tous les cas d'innover. Ce sera une autre vidéo, ce sera encore différent. La seule chose qui va différer, c'est comment tu vas pouvoir ressentir l'émotion des gens que les gens vont te donner, que tes clients vont te donner. Et qu'est-ce que tu en fais après de cette émotion-là ? C'est-à-dire que j'ai vécu une expérience extraordinaire sur ce mariage-là. Ça a été soit une émotion triste ou de joie. et qu'est-ce que j'en fais avec ça ? Et donc, je rentre dans un processus de, je vais aller rechercher une musique, et je vais aller m'inspirer d'une émission de télé, d'un documentaire, d'une pub, de quelque chose que j'ai vécu, enfin, j'en sais rien, mais je vais aller me raccrocher à des émotions que j'ai ressenties, peut-être six mois avant ou six mois après. En fait, je vais essayer, je vais reconnecter les mêmes émotions que j'ai ressenties sur le mariage, et cette émotion que j'ai pu ressentir, ailleurs, 6 mois avant ou 6 mois après. Enfin, 6 mois après, 6 mois avant. Et je vais essayer de recoller tout ça et de réunir, en fait, la musique, les émotions, les images, ma composition d'images. Et ce qui fait qu'à chaque fois, c'est quelque chose d'unique. Ce qui fait que, en fait, c'est tout le temps différent, en fait, tu vois. Mais mon processus, mon processus, en fait, il est là. C'est toujours dans un souci de... Faire ressentir des émotions et faire ressentir quelque chose aux téléspectateurs, ou en tout cas aux personnes qui verront cette vidéo-là. En premier lieu, bien sûr, les mariés. Je ne sais pas si j'ai été clair.

  • Speaker #1

    Oui. Je vais te poser la question que je préfère, que je ne t'ai pas envoyée, mais que je préfère. Donc, si tu as écouté, tu la connais sûrement. C'était à quel âge la pire période de ta vie ?

  • Speaker #0

    À quel âge la pire période de ma vie ? Ça dépend, en fait. Enfin, c'est pas que ça dépend, c'est qu'il y en a eu plusieurs. Il y en a eu un peu dans mon enfance. Et après, il y en a eu récemment. Ouais, il y a cinq ans. Où, en fait, j'ai fait un petit burn-out, quoi. Voilà, comme beaucoup. Enfin, comme beaucoup, en tout cas. Je pense être un être humain. Et voilà, c'est quelque chose de pas forcément facile à dire, à avouer, et voilà. Donc voilà, ça fait partie de ces mauvais moments de vie que tu as envie d'oublier.

  • Speaker #1

    Et du coup, tu dirais quoi au Pascal qui a vécu ces deux moments-là aujourd'hui, avec le recul que tu as ?

  • Speaker #0

    Eh bien, que ces moments-là, que ce soit dans son enfance où il y a... Il y a cinq ans récemment, c'est à la fois destructeur, mais ça te construit aussi. Donc, c'est en gros de se dire, c'est un mal pour un bien. et ça te rend plus fort. Donc aujourd'hui, ce que j'ai vécu dans mon enfance m'a fait être la personne que je suis aujourd'hui. Ce que j'ai vécu récemment me fait être la personne que je suis encore aujourd'hui. Ce ne sont pas des défaites, mais ce sont des reconstructions. Et je trouve ça très bien et très fort de pouvoir le voir dans cette vision-là, en tout cas, sur cette vision-là.

  • Speaker #1

    Je suis... totalement aligné à ce que tu dis en tout cas merci infiniment Pascal c'était hyper intéressant merci à toi et puis peut-être à très vite je ne sais pas peut-être à très vite merci encore merci Pascal à bientôt ciao et voilà le gang merci d'avoir écouté cette interview jusqu'au bout j'espère que tu l'auras aimé autant que moi si c'est le cas partage-la sur Insta en nous taguant Pascal et moi ça nous fera trop trop plaisir et bien sûr tu sais que tu peux toujours mettre 5 étoiles et un super avis au podcast sur Apple Podcast ou Spotify c'est ce qui m'aide le plus à le faire connaître tu le sais maintenant un immense merci à toi et à très vite pour le prochain épisode

Description

Hellooooo le gang ✌️

J’espère que tu vas bien !

Aujourd’hui, je te propose de découvrir l’interview que j’ai mené avec Pascal Délé, vidéaste de renom !

Une interview vraiment inspirante qui j’espère, te plaira autant qu’à moi !


Je t'en dis pas plus et je te laisse écouter.

🎧 Montage réalisé par : @intothewavesstudio 

✨ Le Wedding Divan : @leweddinggang


Les comptes instagram cités dans l'épisode :

🎥 Pascal Délé : @pascaldelefilmaker

🍓The Wild Strawberry : @thewildstrawberry.picture 



Présentation des invités du jour :


Je suis un cinéaste de mariage français résidant dans le sud-est de la France et ayant une profonde passion pour le cinéma. Cette passion ma naturellement conduit à me spécialiser dans une esthétique cinématographique et artistique dans les vidéos de mariage de manière très personnelle. J’ai été reconnu comme l'un des meilleurs cinéaste de mariage au monde par Harper's Bazaar US. Cette reconnaissance international à changé pas mal de chose sur ma clientèle uniquement international à ce jour.

🎧 L'épisode t'as plu ? ⭐

Pour me soutenir, laisse moi 5 étoiles et un commentaire sur Apple Podcast ! Merci ! ...........................................................................................................................................................................


Hey ! Moi, c'est Mag 👋 Je suis coach pour les professionnels du mariage qui (re)lancent leur activité 🚀 

Je t'aide à prendre confiance🔥, à remplir tes saisons 👰🏻🤵🏻 et à devenir une référence 👑grâce à mes formations et coachings sur-mesure !

Rejoins moi sur Insta !   ✌️

XOXO 💋   


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Merci. Hello et bienvenue dans Wedding Divan, le podcast dédié aux pros du mariage. Je suis Magali Zarka, formatrice du Wedding Gang, officiante de cérémonie laïque et ancienne wedding planner avec plus de 100 mariages à mon actif. Si tu es entrepreneur dans le milieu du mariage ou que tu souhaites te lancer, ce podcast est fait pour toi. Comment réussir, comment se démarquer et surtout, comment durer dans le mariage ? Autant de questions auxquelles nous répondrons ici, via des interviews sans tabou de prestataires de mariage ou qui peuvent t'aider à améliorer ton business. on y abordera leur parcours, leur réussite et leurs erreurs aussi parfois. Je partagerai également avec toi tous mes conseils, astuces et outils pour te donner un accès direct à la réussite dans le Wedding World. Allez, pose-toi dans ton canapé, écoute-nous dans ta voiture ou même en faisant la vaisselle. Et surtout, abonne-toi pour ne manquer aucun épisode. Hello, hello, le gang, j'espère que tu vas bien. Aujourd'hui, je te propose de découvrir l'interview que j'ai menée avec Pascal Délé, vidéaste de Renaud. Une interview vraiment, vraiment inspirante qui, j'espère, te plaira autant qu'à moi. Je te laisse écouter. Hello Pascal, je suis ravie de t'accueillir ici. Je te suis depuis tes débuts finalement, qui étaient en même temps que les miens. On a commencé la même année, en 2012. Et tu es un des pionniers finalement de la vidéo dans le mariage. Donc je suis vraiment très heureuse de te recevoir aujourd'hui.

  • Speaker #1

    Eh bien écoute, c'est un immense plaisir que tu m'accueilles justement. et c'est avec grand plaisir que j'ai accepté ton invitation et comme tu dis, oui, là je commence à accuser le coup du temps j'ai des petits poils blancs sous le menton et oui, on a commencé ensemble en 2012, donc je suis ravi d'être ici aujourd'hui je me souviens même que je t'avais,

  • Speaker #0

    alors c'est finalement François de Ricordio qui avait fait la vidéo de mon lancement quand j'étais wedding planner, parce que j'avais fait une soirée de lancement et je t'avais quand même contacté en premier je crois c'est bon ? ouais, ouais, ouais

  • Speaker #1

    C'est trop bon !

  • Speaker #0

    C'était 2012, donc ça date un peu. Je me souviens de ça parce que, pour moi, je te l'ai mis dans le guide de préparation de cette interview, tu as été un des premiers à introduire le storytelling, une dimension vraiment cinématographique dans tes vidéos. Et je me souviens même d'une vidéo particulière qui m'a particulièrement touchée, c'était celle... à Marrakech. Je ne sais pas si tu te souviens de celle-là, mais moi, je m'en souviens.

  • Speaker #1

    Oui, je me rappelle de toutes mes vidéos. Mais bien sûr, Marrakech, je m'en souviens très, très bien.

  • Speaker #0

    Mais celui-là, on aurait dit un film. C'est genre, ça commençait par la nuit étoilée.

  • Speaker #1

    Oui, j'avais fait un time-lapse dans la nuit. C'était un mariage incroyable et d'autant plus incroyable que le photographe qui m'accompagnait était Xavier Navarro sur ce mariage-là. Et on a été accueillis par des mariés extraordinaires et d'une gentillesse incroyable.

  • Speaker #0

    Ça se voyait.

  • Speaker #1

    Et c'était mon premier mariage déjà au Maroc. Et en plus dans le désert, c'était quelque chose de fou. Franchement, honnêtement, on n'en voyait pas encore des tonnes de vidéos de mariages comme ça, en plein désert, donc c'était quelque chose de fou. Et j'avais shooté en raw, alors pour les spécialistes, ils sauront de quoi je parle, mais j'avais shooté avec Magic Lantern, ce qui avait apporté aussi... une qualité supplémentaire à cette production-là.

  • Speaker #0

    Pour ceux qui ne sont pas d'Aviz, ça veut dire quoi ?

  • Speaker #1

    En fait, à l'époque, la plus grande partie de mes collègues et de mes confrères ont bossé tous avec un Canon 5D Mark II. Je ne sais pas si tu te souviens. Pas du tout. Canon, non. C'était le boîtier, l'appareil photo avec lequel on… Ce boîtier-là, en fait, on l'avait poussé à ses limites puisqu'il y avait un espèce de hacking qui était sorti à l'époque qui s'appelait Magic Lantern, qui permettait d'augmenter la qualité de l'image. Et donc, du coup, ce mariage-là, je l'ai fait, je l'ai tourné en RAW avec Magic Lantern. Et forcément, ça a rajouté une dimension supplémentaire à la production au film de mariage que j'avais rendu. J'en avais profité pour apporter cette dimension documentaire sur ce mariage-là, accentuer le côté storytelling et le côté cinématique. C'était le début de ma nouvelle identité visuelle.

  • Speaker #0

    Ça va être notre sujet du jour un peu. Mais déjà, on va revenir un tout petit peu en arrière. Comment tu es devenue vidéaste et qu'est-ce que tu faisais avant ? Parce que je ne sais même pas.

  • Speaker #1

    Ouais, en fait, j'ai fait des études. de plombier chauffagiste et j'étais en sport études. Donc plombier chauffagiste, j'ai eu mon CAP BEP que j'ai eu. J'ai commencé à... Je vais te faire ça assez rapidement. J'ai bossé pendant un an et demi en tant que plombier dans la Meuse. Ensuite, au bout d'un an et demi, je suis parti parce que je ne m'entendais pas très bien avec mon patron. Et j'ai atterri dans la téléphonie parce que j'étais fan de technologie. Et donc, j'achetais avec ma paie, j'achetais des téléphones portables à l'époque. Et j'ai bossé après, j'ai gravi un peu les échelons dans... Dans le commerce, où j'étais au départ vendeur, après je suis passé responsable des boutiques, et après j'ai navigué un peu dans différentes enseignes, mais au total ça a concilié à peu près 10 ans dans le commerce entre SFR, différentes enseignes. Et à l'aube de mes 30 ans, j'ai voulu changer, puisque j'avais mon frère qui était infirmier libéral, j'allais tous les étés à Marseille chez lui en vacances. Et un jour, il m'a dit de faire une tournée avec lui. Donc, j'ai fait une tournée. Donc, une tournée, c'est on se lève le matin à 5h du matin et puis on fait une tournée pour aller voir les patients. Et à la fin de cette journée-là, en fait, j'ai eu comme une espèce de révélation où je me suis vu à travers lui et je me suis dit, mais j'adorerais faire ce qu'il fait. Et donc, j'avais commencé à... J'ai commencé à... Comment dirais-je ? À faire les démarches pour... Pour être aide-soignant, j'ai passé mon concours, j'ai eu mon concours, je suis rentré à l'école d'aide-soignant, j'ai eu mon diplôme et j'ai commencé à travailler à l'hôpital. Je faisais des vacations de nuit à Marseille et à l'époque j'habitais à Arles et après j'ai bossé à l'hôpital de Arles en gériatrie. Et à côté de ça, en fait... Je faisais un peu de vidéos, mais vraiment de la vidéo loisir, un peu de photos aussi de loisir. D'ailleurs, j'ai commencé par la photo. J'ai commencé par la photo, en fait, avant d'être dans la vidéo. J'ai commencé par la photo. Et très vite, cette passion pour la vidéo m'a... m'a submergé, c'est-à-dire que ça devenait un peu obsessionnel, puisque j'avais compris que le but de ma vie, en tout cas, je prenais du plaisir à raconter des histoires, que ce soit des histoires pour ma famille, pour des amis. Et voilà comment j'ai commencé la vidéo. Au bout d'un peu plus de six mois à travailler à l'hôpital de Arles, j'ai fait une vidéo, un save the date, d'amis qui se mariaient au lac de Côme. Et je l'ai... Vous avez bien commencé déjà. Ouais, j'avais bien commencé, mais bien sûr, ça a été un formidable tremplin puisque c'était un terrain de jeu extraordinaire, le lac de Combes, très romantique. Et puis c'était à l'époque où les saves the date étaient vachement à la mode. Je regarde aujourd'hui, il n'y en a quasiment plus. Il y en a quasiment plus. Et donc le saves the date, c'était quelque chose d'incontournable avant la vidéo de mariage. Et puis c'était une manière originale aussi d'annoncer la date de mariage aux invités, à la famille et les amis. Donc cette vidéo-là a été publiée sur le blog de la Mario Piennu. Et ma vie a changé à ce moment-là. Je me rappelle, c'était un... La date de publication, si je ne dis pas de bêtises, ça devait être le 21 octobre 2011.

  • Speaker #0

    Oui. C'était avant 2012, finalement. Tu t'es lancé avant moi, finalement.

  • Speaker #1

    Je n'étais pas officiel. J'étais micro-entrepreneur à ce moment-là, avant que la vidéo sorte. Mais officiellement, je m'étais lancé en micro-entreprise pour me dire que ça allait être un petit complément de mon salaire d'aide-soignante. Mais je n'avais aucunement vocation à faire que ça dans la vie. J'aimais mon travail. Pour moi, c'était vraiment du truc loisir.

  • Speaker #0

    C'est incroyable ce parcours. Tu as bien fait de te poser la question.

  • Speaker #1

    Oui, c'est incroyable. C'est ce qui fait aussi, je pense, c'est ce qui me construit en tout cas aujourd'hui. C'est ce qui m'a construit, c'est sûr.

  • Speaker #0

    Et comment t'as eu l'idée et l'envie finalement d'introduire justement cette partie storytelling, cinématographie dans tes vidéos ? Est-ce que c'est venu au fur et à mesure ? Est-ce que c'était un truc que t'as eu tout de suite ?

  • Speaker #1

    Non, c'est pas un truc que j'ai eu tout de suite. C'était un peu enfui au fond de moi-même. C'est-à-dire que j'ai été, en fait, sans être cinéphile... J'aime qu'on me raconte des histoires en images, donc je suis quelqu'un qui est ultra sensible à ce que j'entends, à ce que je vois. Donc dans les films qui ont bercé mon enfance, j'ai été vachement sensible à certains films cultes qui m'ont marqué et qui provoquent des émotions très fortes. Et en fait, dans la vidéo de mariage, on parle réellement d'émotion. Donc c'est quelque chose de très important. Et on est obligé de raconter des histoires. Et en fait, quand j'ai commencé la vidéo de mariage, à faire des vidéos de mariage, moi je m'étais basé sur un modèle qui existait à l'époque, qui s'appelait Still Motion. Still Motion, c'est... le papa de tous les cinéastes de mariage au monde puisque c'est eux qui ont commencé et qui ont développé et qui ont introduit la vidéo de mariage nouvelle génération avec ces fameux boîtiers Canon 5D Mark II et en fait leur film, donc c'était une boîte américaine et en fait leur film était conçu comme il y avait un vrai storytelling en fait il y avait un vrai storytelling c'était des gars qui sortaient d'école de... d'école de cinéma aux Etats-Unis, et puis ils ont dit, tiens, on va faire la vidéo de mariage. Mais les mecs, ils ont fait la vidéo de mariage, mais à un niveau hyper élevé et très cinématographique. En tout cas, très cinématographique dans l'approche, dans l'image et dans les compositions. Et en fait, ils ont irradié le monde entier. Sauf que l'erreur que la plupart des personnes ont fait, c'est qu'on a voulu reproduire exactement ce qu'ils faisaient eux à l'époque. C'est-à-dire que leur film a été une inspiration pour le monde entier. Et le problème, c'est qu'à un moment donné... Moi, je me sentais un peu coincé dans cette espèce de notice, parce que pour moi, c'était une notice, en fait. C'était, il fallait regarder ce qu'ils font pour voir ce qui est bien de faire.

  • Speaker #0

    Pour l'appliquer directement sans réfléchir. Oui,

  • Speaker #1

    c'est exactement ça. C'est-à-dire qu'à un moment donné, je me suis posé la question, pourquoi je dois faire un travelling sur les chaussures ? Non, mais... En fait, ça a du sens. Ça a du sens de se poser la question. Parce que ça n'a pas de sens de faire un travelling sur des chaussures. Tu vois ? Et je me suis posé la question, pourquoi je dois accrocher la robe sur un arbre ? Voilà, sur un arbre. À quel moment ? Pourquoi ? Qui a dicté, qui a dit, tu te dois d'avoir ce plan-là ? Pourquoi je dois avoir le travelling en avant, dans l'église, par terre, avec ? Pourquoi ? Donc, c'était des choses... Je pense qu'on faisait machinalement parce qu'on avait vu ce qui se faisait. Et on pensait que c'était ça qu'il fallait faire. Et en fait, pendant, je crois... Une saison et demie, j'ai avancé, mais malgré que j'avais quand même... Ça faisait partie des plans que tu ne pouvais pas échapper, en fait, quand tu voyais une vidéo de mariage à l'époque, c'était, il fallait ces plans-là. Et durant un an et demi, mes premiers mariages, je les ai faits, ces plans-là. Quasi tout le monde les faisait, en fait. Donc, je n'en ai pas honte. Et puis après, c'est dans la manière dont toi, tu vas amener ces plans-là, dans ta vision aussi, dans la focale que tu vas choisir, ainsi de suite. Donc, tu vas quand même déjà commencer à te démarquer. Mais ce qui était important, c'est qu'au bout d'à peu près d'un an et demi, je suis tombé sur une vidéo de mariage. Il s'appelle Francisco Montoro. Tu ne connais pas ? Non, je ne connais pas. C'est un Espagnol. Et en fait, il m'a ouvert l'esprit sur le fait que la vidéo de mariage, telle qu'on la connaissait à l'époque, il suffit juste d'ouvrir les portes de la créativité et en fait, on se retrouve sur un terrain. de créativité infinie. C'est-à-dire qu'on se mettait des barrières, et lui, il a cassé ces barrières-là. Et donc, en fait, j'ai eu un déclenchement dans ma tête en me disant, mais en fait, la vidéo de mariage n'a pas de frontières, elle n'a pas de limites, c'est-à-dire que c'est pas fermé, et qu'on peut réaliser tout ce qu'on veut. en fait. Donc, j'ai ouvert mon esprit à Mais qu'est-ce que toi, Pascal, tu veux réaliser comme film de mariage ? Qu'est-ce que t'aimerais faire ? C'est-à-dire que là, tu deviens ultra égoïste, en fait. Tu ne penses plus au marié, mais tu penses qu'à toi. Parce que c'est avant tout de te faire plaisir, en fait. Parce que c'est un métier de passion, c'est un métier de plaisir. Et il faut prendre du plaisir à ce que tu fais et à ce qu'on fait. Donc, à partir de ce moment-là, j'ai ouvert mon esprit à me dire Ok, moi, ce qui me fait kiffer, c'est de... C'est de partir dans cet univers-là. C'est d'apporter une touche très cinématographique, très personnelle aussi, en choisissant des musiques que j'adore et qui me font vibrer. Et donc, je vais l'imposer aux gens. Je vais l'imposer aux mariés.

  • Speaker #0

    Oui, mais finalement, c'est ça qu'ils aiment, non ?

  • Speaker #1

    En fait, c'est un...

  • Speaker #0

    Ils viennent tout de suite pour ta patte, pour ce que tu es.

  • Speaker #1

    Oui, c'est un pari qui est pris à ce moment-là. C'est-à-dire que je vois à côté de moi... des univers bien définis, bien distincts. Et puis, moi, par exemple, deux semaines avant, je suis peut-être sorti en boîte Electro House, et en fait, il y a une musique qui m'a submergé. Et en fait, cette musique-là, dans ma tête, je vois des images de mariage. C'est des images de mariage qui se projettent. Et là, je me dis, mais c'est un truc de fou. Donc, je chazame cette musique, je rentre chez moi, je fais le mariage. Et en fait, je veux absolument ressentir ce que j'ai ressenti au moment où j'ai ressenti la musique, parce que j'ai ressenti des émotions. Et en fait, je veux les coller avec les images de mariage. En fait, ça marche à ce moment-là. Et là, je me dis, bingo, en fait, j'ai compris que les émotions et que la musique se transmettaient, enfin, que les émotions se transmettaient via la musique, pas uniquement que l'image.

  • Speaker #0

    Eh oui. Ça, c'est un vrai truc. Quand tu regardes une vidéo sans le son, ce n'est pas du tout le même rendu.

  • Speaker #1

    Non, mais c'est quelque chose de physiologique, en fait. C'est-à-dire que je pense que, je ne sais pas, c'est peut-être de la physique quantique. C'est-à-dire que les vibrations provoquent en nous, chez les humains, quelque chose qui va nous toucher directement dans le cœur, en fait. Donc, il n'y a pas uniquement que l'image. Mais l'image, c'est un peu la cerise sur le gâteau. Ça rajoute quelque chose. Mais avant tout, la musique. c'est quelque chose qui se ressent à l'intérieur du cœur. On pense... En fait, les oreilles, c'est juste le tunnel, c'est juste le chemin. Mais après, ça arrive directement dans le cœur.

  • Speaker #0

    Je me souviens d'un shoot que j'ai fait avec Marisa et Gislain. C'était un shooting sur Noël. Et en fait, ils avaient mis une musique qui était hyper importante pour elles dedans. Donc, The Wild Strawberry. Ils me l'ont envoyée. Moi, j'étais dans le métro. donc je ne faisais rien mais j'ai voulu regarder quand même la vidéo et je leur ai dit que c'était super mais ils m'ont dit mais la musique elle était bien et tout, je me suis dit bah j'ai pas entendu ils m'ont dit quoi ?

  • Speaker #1

    en plus c'est marrant que tu me parles d'eux puisque je les vois très prochainement la semaine prochaine ils viennent, je leur fais une formation donc ils vont venir à la maison pendant deux jours et on va pouvoir justement voir échanger sur beaucoup de sujets. Donc, voilà. C'est marrant que tu me parles d'eux.

  • Speaker #0

    On s'est rencontrés pour cette vidéo et en fait, ça leur a donné envie que je fasse leur cérémonie. Donc, c'est mes chouchous.

  • Speaker #1

    Ouais. C'est des gens extraordinaires. et je suis assez fier de leur parcours là on sort un peu du truc mais je suis assez fier de leur parcours parce que je les ai découvert sur les réseaux sociaux en premier lieu j'ai vu quelques vidéos et puis je les ai rencontrés en vrai au kikas d'ailleurs c'est là que t'as écouté ils en parlent dans leur interview de toi peut-être oui peut-être exact et en fait ça a été t'as des espèces de visions comme ça qui qui voit le talent, parce que le talent t'éclate aux yeux en fait. Donc tu dis, attendez les gars, mais vous êtes là quoi. Voilà, vous êtes là, donc c'est bien, continuez et tout, mais sachez déjà que vous êtes là. Donc voilà, c'est super.

  • Speaker #0

    donc je suis très content pour eux ils ont un vrai style unique ça c'est clair on va revenir justement au style unique mais dans tout ce que t'as dit j'ai retenu aussi que t'avais des films cultes qui t'avaient inspiré est-ce que tu peux nous donner des titres qui te reviennent en tête ?

  • Speaker #1

    j'ai notamment un film Un film qui s'appelle l'histoire sans fin. C'est typiquement, là je peux t'en parler parce que j'arrive à ressentir exactement les mêmes émotions que lorsque j'ai vu ce film-là pour la première fois et j'ai encore les frissons qui me traversent le corps. Et c'est typiquement le genre de film où à la fin tu restes, tu viens de te prendre une claque cinématographique, tu viens de vivre des émotions intenses et tu restes. Et en plus, à la fin, une fois que le film est fini, tu as une musique qui te maintient perché en fait. En fait, le film t'a perché. et t'as la musique de fin qui fait nanana nanana nanana donc c'est un truc qui te maintient en fait suspendu et tu redescends pas parce que tu viens de vivre tellement d'émotions et puis t'as la musique qui te maintient encore et puis toi t'es là devant ton écran et là t'arrives plus à bouger tu sais plus quoi faire juste t'es en train de repenser et repenser à tout ce que tu viens de voir Et après ça, tu fais des rêves de la princesse Fantasia pendant 15 jours et tout. Enfin, c'est des trucs de tarés. Mais en fait, quand je te dis que c'est des trucs de tarés, c'est que c'est des émotions qui sont tellement fortes qu'un film puisse te provoquer justement ce type d'émotions. Ou en fait, tu vas rêver d'être le héros du film ou tu vas rêver parce que forcément, tu es amoureux de la princesse Fantasia. La petite blonde là qui était super mignonne et tout, magnifique. Non mais l'histoire est extraordinaire. Donc ça mélange le fantastique, l'héroïque, il y a tout. Tous les éléments sont compris dans ce film-là. Donc ça fait partie de ce type de film qui m'a vachement marqué en fait. Tu t'échappes totalement.

  • Speaker #0

    où en fait pendant je sais plus 1h30 ou 2h t'es ailleurs quoi donc si je devais en retenir un c'est celui-là et puis quand tu regardes à la fin qui l'a réalisé bah c'est Spielberg quoi enfin je me souviens très bien c'est pas vrai je me souviens pas très bien de ce film je me souviens très bien que j'avais adoré ce film que je l'ai vu plusieurs fois mais j'arrive pas à me souvenir enfin je vois le...

  • Speaker #1

    je sais pas comment c'était le dragon le chien le chien dragon

  • Speaker #0

    Voilà, je me suis intéressée bien de ça, mais par contre, il faudrait que je le regarde à nouveau, parce que je sais que j'ai adoré ce film.

  • Speaker #1

    Et il y a une chose qui, à l'intérieur de ce film-là, m'a profondément marquée. C'est à un moment donné, il y a le géant de pierre qui parle. En fait, le géant de pierre, il est costaud, il est énorme, mais il a peur d'une seule chose. Et tu te dis, ce gros géant de pierre, il n'a pas peur, puisqu'il est déjà très fort. Mais il a peur d'une seule chose, il a peur du néant. Ce film-là a réussi... à retranscrire en images le néant. Et j'ai trouvé ça fou, fascinant, mais horrifiant. Enfin, j'étais effrayé en même temps. Donc, c'est un sentiment de fascination et de peur, en fait. Et j'ai mis un mot, je pouvais mettre une image sur ce que pouvait représenter le néant. C'était dans le film et je trouvais ça extraordinaire.

  • Speaker #0

    Bon, dites-nous sur Insta si vous l'avez vu ce film, et si vous ne l'avez pas vu, allez le voir. Moi, je me souviens que c'était génial, mais je me souviens plus.

  • Speaker #1

    C'est l'histoire sans fin, c'est un classique, c'est très culte, et c'est pour toute la génération des... Les personnes nées en 1980, je pense que tout le monde connaît ce film. Les Goonies, tout ça, toute la clique.

  • Speaker #0

    Mais on n'est plus si nombreux.

  • Speaker #1

    Oui, je sais. Je sais, je sais. Oui, je sais.

  • Speaker #0

    Maintenant, il y a 90, il y a 2000. Il y a 2010.

  • Speaker #1

    Ce qui est assez intéressant, c'est que j'ai ma fille de 15 ans qui me dit Papa, j'aurais aimé vivre à… Enfin, j'aurais aimé…

  • Speaker #0

    N'être en même temps que toi ?

  • Speaker #1

    J'aurais préféré être née en même temps que toi, oui. C'est-à-dire, genre, elle veut être ma pote, quoi. Parce que, et puis, pour revivre tout ce qu'on a, nous, on a vécu dans notre enfance, c'est-à-dire dans les années 80, comparé à la jeunesse d'aujourd'hui qui, voilà, c'est un autre sujet, mais c'est assez marrant qu'elle soit nostalgique des années 80, quoi.

  • Speaker #0

    Clairement.

  • Speaker #1

    80 à 90, voilà.

  • Speaker #0

    ça c'est marrant et donc revenons au sujet dont on parle depuis le début mais on n'a pas encore été en profondeur dessus c'est quoi les stratégies que tu as adoptées pour développer et maintenir ce style unique que tu as créé finalement ?

  • Speaker #1

    alors la stratégie elle a été au départ pas une stratégie c'est à dire que c'était pas quelque chose de calculé par contre ça a été quelque chose de volontaire et de volonté c'est à dire que je voulais absolument montrer aux gens ce que je voulais réellement montrer. C'est-à-dire que je ne voulais pas avoir de pression à me dire tu dois forcément filmer telle chose, tu dois forcément filmer telle chose ou montrer telle chose à l'image Donc je voulais pouvoir être libre de... de mes choix artistiques. En fait, ça, c'est un premier point. C'est-à-dire que quand tu commences à penser comme ça, tu commences à construire ton identité. Parce que ça veut dire que les gens ne vont pas s'attendre à ce qui va se passer à l'écran. Ils ne savent pas ce qu'ils vont voir. Et ce sera uniquement ta vision. C'est-à-dire uniquement ce que toi, tu as envie de retransmettre. Et donc, ma stratégie, elle est venue par la suite au final, puisque quand j'ai commencé à... à découvrir un peu mon identité visuelle. Tu le fais pendant un an, pendant deux ans. Après, tu te rends compte qu'il faut que tu puisses, et c'est super parce que tu as trouvé ton style visuel, mais il faut que tu puisses après adapter ton style au marié. Tu comprends ? Et c'est là où ça peut commencer à devenir un peu compliqué, où en fait, tu traverses des univers où... Des styles peuvent un peu être à l'encontre de ce que t'aimes ou de ce que t'as envie. C'est-à-dire que tu vas avoir peut-être une clientèle très haut de gamme ou qui ne va pas forcément peut-être adhérer à ton style. Ou l'inverse, tu vois. Peut-être une clientèle un peu moins haut de gamme, mais toi, tu as un style complètement taré, enfin, tu as un ré très artistique. Il va falloir en fait faire matcher ces deux mondes-là. Donc ça, c'est... C'est compliqué et c'est de là où tu commences à sortir une stratégie et une communication visuelle, tout simplement en refaisant et en refaisant et en étant le plus linéaire possible, mais tout en étant original. Alors être linéaire, c'est-à-dire avoir une construction de ton film global qui restera toujours la même avec des... des marqueurs forts qui vont faire que les gens vont reconnaître que c'est toi qui as fait la vidéo. Donc, ces marqueurs-là, alors bien sûr, ça commence par ton logo, mais au-delà de ça, ça va être une introduction de vidéo où tu commences avec un écran noir qui se découvre, ainsi de suite, avec des crédits que j'ai instaurés au fur et à mesure, comme des crédits qu'on peut voir au cinéma. Donc, c'est tous ces petits marqueurs-là que j'ai intégrés au fur et à mesure pour... dire voilà, mon style c'est ça, mon évolution c'est ça aujourd'hui. Donc une fois que j'avais compris ça, je me suis dit, c'est simple, autour de moi commencent à émerger pas mal de mondes, de mondes de tendances en tout cas, et donc la stratégie c'est de ne pas aller vers ces tendances-là, ou ne pas essayer de reproduire les autres tendances qu'on peut voir ailleurs, mais juste... de continuer à faire ce qu'on aime, et comme on sait le faire, en fait. Et ça ne sert à rien d'aller regarder à droite, à gauche. Et à partir de là, j'ai commencé à arrêter de regarder à droite, à gauche. C'est-à-dire, j'ai commencé à arrêter de regarder les autres vidéos de mariage et à me concentrer sur ce que j'allais produire, moi.

  • Speaker #0

    Non, mais ce que tu décris, c'est le parcours de quelqu'un qui débute et qui, après, prend sa confiance, je trouve.

  • Speaker #1

    Oui, bien sûr. Oui, qui prend sa confiance sur... Ce qui est... Ce qu'il est sûr de ce qui va lui faire plaisir, parce que c'est très égoïste à ce moment-là, c'est de me dire, je vais dans une direction, j'attends pas que les gens me suivent, je le fais pas pour les gens, je le fais pour moi. Par contre, si je peux inspirer des gens, très bien, tant mieux. Je sais qu'à une époque, il y avait beaucoup de vidéos qui étaient inspirées de Pascal Delay, entre guillemets. C'est ce que je regardais un peu sur les réseaux et tout. Premièrement, ça me faisait plaisir, tant mieux. Mais deuxièmement, je ne comprenais pas trop ce qui se passait, en fait, parce que j'étais un peu dans ma bulle. Je m'en suis rendu compte après par la suite et c'est les gens qui me disaient Ouais mais attends, parce que tu te rends compte de ce que tu fais, c'est génial, c'est super et tout, donc du coup tu nous inspires et tout ceci, cela. Et là, j'avais compris que j'étais devenu inspirant, mais que j'étais aussi créateur. Et en fait, en tant que créateur, quand je voyais les gens avec un certain talent et tout, essayer peut-être de s'inspirer de mon travail ou de faire un peu comme moi, je me disais mais c'est sur le mauvais chemin en fait. Le bon chemin c'est de... d'aller chercher au fond de toi-même exactement ce que toi, tu aimes. Et là, si tu sais ce que tu aimes, après, tu le délivres avec ta personnalité, tu le délivres en vidéo, tu vois. Et on est tous uniques. Donc, ce sera forcément des vidéos différentes, en fait.

  • Speaker #0

    C'est là, donc, du coup, que tu as compris que tu distinguais finalement un peu des autres, entre guillemets, et que tu t'inspirais. Donc, c'est à ce moment-là.

  • Speaker #1

    Oui, exactement. Je me suis dit, OK, il y a quelque chose. que certaines personnes retrouvent dans mes vidéos, qu'elles ne vont pas retrouver ailleurs. Mais c'est uniquement parce que je fais ce que j'aime. Et si je suis inspiré par ce que je peux regarder à droite ou à gauche, je perds mon identité, je perds ce pour quoi les gens viennent me voir. Donc ma stratégie, elle est de rester moi-même, toujours, à n'importe quel moment, et pour n'importe quel client. Voilà. Et de ne pas... me vendre sur quelque chose que je n'aimerais pas faire ou que je n'aimerais pas être, en fait. Donc, la stratégie, elle est là.

  • Speaker #0

    Est-ce qu'il y a des opportunités que tu as vécues grâce à ce fait de rester toi-même et à créer une identité personnelle ? Des trucs auxquels tu ne t'attendais pas et on est venu te chercher ?

  • Speaker #1

    Oui, oui, bien sûr. Bien sûr, oui, oui. Ce qui est fou, c'est que la vidéo de mariage apporte justement... Non. C'est un chemin direct sur des mondes parallèles, entre guillemets, où en fait, ça t'amène à travailler avec des grandes marques ou avec des grands groupes qui n'ont rien à voir avec la vidéo de mariage, mais ce sont des personnes qui faisaient partie du mariage, en tout cas qui étaient des invités, qui ont été touchés par la suite, par ma vidéo, et qui m'ont contacté. Post mariage, en me disant, on a vu la vidéo que vous avez faite pour tel ou tel couple, c'est complètement dingue. Écoutez, j'ai une société, j'aimerais bien vous embaucher pour une vidéo promo, ceci, ainsi de suite. Et c'est comme ça aussi que j'ai commencé aussi à faire... du corporate qui m'a emmené même à travailler pour eBay. Je me rappelle quand j'avais fait ma première vidéo pour eBay, la nana qui était responsable communication chez eBay, qui me dit Mais j'ai vu ce que vous faisiez, c'est vous qui faites les vidéos de Rimarodaki aussi ? Elle était fan et tout, donc ce qui était… Ce qui était marrant...

  • Speaker #0

    C'est qu'à la base, cette vidéo de mariage-là t'amène à faire de la vidéo de mode, t'amène à faire de la vidéo corporate. Donc t'amènes au final sur des opportunités juste incroyables. À bosser pour des marques ou des grands groupes ou alors on t'invite à tel ou tel endroit à cause et grâce à la vidéo de mariage.

  • Speaker #1

    Alors ça me fait penser alors on a jamais travaillé pour de vrai ensemble c'est ce que je te disais à la love mais je me souviens d'une anecdote qu'on a en commun, je sais pas si tu te souviens c'était avec Arthur où en fait tu sais je l'avais booké moi sur des mariages, il se lançait donc je l'avais booké sur des mariages gratuitement, je sais pas si on peut le dire c'est une bonne chose c'est bon bon Mais, enfin, je l'avais, voilà, il se lançait, donc je l'avais booké sur un mariage.

  • Speaker #0

    Ah mais oui, c'était avant qu'il travaille pour moi.

  • Speaker #1

    C'était avant qu'il travaille pour toi.

  • Speaker #0

    Oui, oui, c'était avant, ouais.

  • Speaker #1

    Et du coup, il m'a annulé ses mariages pour travailler avec toi. Et je t'avais appelé. je sais pas si tu te souviens ou pas et je t'avais dit écoute je suis deg parce que il va falloir que je retrouve quelqu'un mais après c'est mon métier de wedding planner mais je suis tellement fière parce que j'étais sûre qu'il allait être génial ce mec et tu m'as dit putain si

  • Speaker #0

    tout le monde pouvait réagir comme toi si tu t'es fait pourrir non mais bien sûr mais tu sais en fait ce dont ce que enfin je suis fière d'une chose c'est que Quand je vois le parcours d'Arthur ou les personnes qui ont pu travailler autour de moi ou avec moi, je suis content en fait, parce que je suis quelqu'un qui... Je trouve ça super gratifiant de pouvoir... élever certaines personnes, en tout cas, montrer le chemin, ou accompagner, ou montrer comment délivrer des émotions à travers une image. Donc, c'est tout. Mais oui, je ne me rappelais plus de cette histoire avec Arthur, mais oui, effectivement, je me rappelle qu'il avait...

  • Speaker #1

    il avait des mariages à faire et donc ok oui oui je me rappelle et tu m'avais dit que c'était fait en fait moi je t'avais dit bah après c'est mon taf je vais retrouver quelqu'un c'est pas un problème et tu m'as dit je me suis fait ruiner par d'autres wedding men parce que non mais oui oui et puis non non mais c'est clair c'est un comme on dit c'est j'étais fière parce que je suis une des premières qui l'a booké finalement et j'ai vu tout de suite c'est ce que tu disais tout à l'heure j'ai vu tout de suite que ça allait être une pépite ce mec Ce que j'ai vécu, ce que j'ai lu aussi avec Marisa et Justin. C'est un don finalement qu'on a de voir le potentiel quand même, je trouve.

  • Speaker #0

    Ouais, ouais, ouais. Non, mais ça se ressent quand même assez vite chez les gens, tu vois.

  • Speaker #1

    Je ne sais pas si tout le monde a ce don de voir le potentiel chez les gens. Je ne suis pas sûre. Je pense qu'on a un don quand on a ça.

  • Speaker #0

    Ce qui est marrant, c'est que tu peux voir le potentiel des gens rien qu'en... Parce qu'il y a un truc qui ne te trompe pas, c'est leur travail en fait. Donc, tu peux ne pas voir en physique la personne. Mais tu as juste à regarder le travail et en fait, ça te donne déjà un aperçu de l'image de son âme, de ce que représente cette personne-là. Enfin, pour moi, c'est ça en fait. Et je l'ai toujours dit d'ailleurs, c'est que mon travail est à mon image. Je ne sais pas, mais en tout cas, montre-moi tes vidéos, je te dirai qui tu es. En gros, c'est ça.

  • Speaker #1

    Après, je pense à Solène, que tout le monde sait, c'est ma coachée préférée, c'est ma chouchoute. Je ne devrais pas le dire, mais c'est comme ça. C'est la première. C'est Solène de Damour et d'Ancre. Elle était à la Love, je ne sais pas si tu vois. Oui, oui. Elle, pareil. Elle ne m'avait rien montré. Elle m'a juste contactée une première fois en me disant qu'elle trouvait que j'étais inspirante, justement. En fait, j'ai tout de suite senti que cette fille était talentueuse. Je ne sais pas comment... Je ne peux pas expliquer. Et pourtant, elle n'a pas fait de vidéo.

  • Speaker #0

    Oui, non, mais c'est de l'ultra sensibilité. Et puis, moi, je l'ai ressenti chez certaines personnes. Peut-être après d'autres, on lâchait en cours de route parce que c'est très dur comme métier. Il ne faut pas croire. C'est bien beau tout ça, les paillettes, tout ça, machin et tout. Mais ce n'est pas évident. Ce n'est pas un parcours facile.

  • Speaker #1

    Justement, c'est une très bonne transition. Ce que j'allais te demander, c'était quoi tes plus grandes difficultés dans ce métier ? Surtout pour le fait de te démarquer peut-être. Et comment tu les as surmontées ?

  • Speaker #0

    La plus grande difficulté, ça a été de savoir dire non. C'est l'une des plus grosses difficultés de ma vie, c'est de savoir dire non, parce que c'est une souffrance de dire non, et de dire toujours oui. Oui, voilà, mais c'est aussi une délivrance, mais c'est aussi quelquefois une délivrance de dire non. Et aujourd'hui, je dis, je sais dire non, que je ne savais pas faire avant. C'est important. En fait, c'est super important, je te dis ça, parce que ça fait partie effectivement des grosses difficultés de... Quand tu es un passionné comme moi, parce que je n'ai pas fait d'école de ciné, en fait, je n'ai pas été formé pour être vidéaste de mariage, pour être réalisateur, pour être chef d'entreprise, qui doit gérer une boîte de production, et ainsi de suite. C'est juste ma passion qui m'a construit et qui m'a animé. Et aussi, mon entourage, bien sûr, j'ai été très bien entouré. Ma famille, mes amis. La grosse difficulté, déjà, de savoir dire non. Et puis ensuite, il faut quand même avoir une âme de communicant, d'aimer les gens et aussi d'être chef d'entreprise. Enfin, il ne faut pas se leurrer, quoi. Je veux dire, la passion, c'est très bien. Si tu peux en vivre, c'est encore mieux. Mais pour savoir en vivre... il faut aimer la gestion. La gestion aussi bien de ses sentiments que la gestion administrative et financière. Sauf que moi, la gestion administrative, ça me gâve. Et je pense que...

  • Speaker #1

    Comme tous les créatifs.

  • Speaker #0

    Je vais poser la question. Ben voilà, c'est exactement ça. Je veux dire, c'est relou. J'ai envie de me concentrer sur ce que j'aime faire, pas sur...

  • Speaker #1

    Le bilan que je dois faire, moi, dans cinq minutes.

  • Speaker #0

    Ouais, tu vois. Non mais voilà, par exemple, tu vois, je m'en fous de tout ça. Moi, je vais juste me concentrer à être créatif en fait. Donc, je veux avoir le plus de temps possible pour explorer des nouveaux univers et pour évoluer dans ce que je fais.

  • Speaker #1

    Tu fais combien de mariages aujourd'hui par an ?

  • Speaker #0

    J'en fais à peu près 4-5. Voilà, 4-5 mariages. Alors, ça dépend des saisons parce que des fois, suivant le corpo, après, je peux peut-être en avoir un peu plus. Généralement, maintenant, 4, 5, 6. C'est très bien pour moi. Je n'en veux pas forcément plus.

  • Speaker #1

    Et combien de corpos ?

  • Speaker #0

    De corpos, ça ne se compte pas en nombre, mais c'est plutôt des contrats que j'ai avec des clients. C'est des groupes. Ça peut être comme Maison du Monde. En ce moment, je suis avec Lagardère. J'ai Rima Rodaki sur la mode. Donc tout ça, c'est aussi un peu récurrent.

  • Speaker #1

    Première et fidèle cliente chez toi, du coup ?

  • Speaker #0

    Ah bah ouais, ouais, ouais. Non mais il rime, voilà, c'est pareil, ça c'est une histoire. C'est une histoire d'amour professionnel et d'amitié aussi. Et donc, le corpo, j'arrive à l'étaler tout le long de l'année, plus avec quelques projets personnels. Et donc, c'est ce qui me fait vivre aujourd'hui.

  • Speaker #1

    Ok. Comment parviens-tu à équilibrer l'innovation et la cohérence de ton identité perso ?

  • Speaker #0

    La première chose, c'est que chaque lieu, chaque client est unique. ce qui te permet dans tous les cas d'innover. Ce sera une autre vidéo, ce sera encore différent. La seule chose qui va différer, c'est comment tu vas pouvoir ressentir l'émotion des gens que les gens vont te donner, que tes clients vont te donner. Et qu'est-ce que tu en fais après de cette émotion-là ? C'est-à-dire que j'ai vécu une expérience extraordinaire sur ce mariage-là. Ça a été soit une émotion triste ou de joie. et qu'est-ce que j'en fais avec ça ? Et donc, je rentre dans un processus de, je vais aller rechercher une musique, et je vais aller m'inspirer d'une émission de télé, d'un documentaire, d'une pub, de quelque chose que j'ai vécu, enfin, j'en sais rien, mais je vais aller me raccrocher à des émotions que j'ai ressenties, peut-être six mois avant ou six mois après. En fait, je vais essayer, je vais reconnecter les mêmes émotions que j'ai ressenties sur le mariage, et cette émotion que j'ai pu ressentir, ailleurs, 6 mois avant ou 6 mois après. Enfin, 6 mois après, 6 mois avant. Et je vais essayer de recoller tout ça et de réunir, en fait, la musique, les émotions, les images, ma composition d'images. Et ce qui fait qu'à chaque fois, c'est quelque chose d'unique. Ce qui fait que, en fait, c'est tout le temps différent, en fait, tu vois. Mais mon processus, mon processus, en fait, il est là. C'est toujours dans un souci de... Faire ressentir des émotions et faire ressentir quelque chose aux téléspectateurs, ou en tout cas aux personnes qui verront cette vidéo-là. En premier lieu, bien sûr, les mariés. Je ne sais pas si j'ai été clair.

  • Speaker #1

    Oui. Je vais te poser la question que je préfère, que je ne t'ai pas envoyée, mais que je préfère. Donc, si tu as écouté, tu la connais sûrement. C'était à quel âge la pire période de ta vie ?

  • Speaker #0

    À quel âge la pire période de ma vie ? Ça dépend, en fait. Enfin, c'est pas que ça dépend, c'est qu'il y en a eu plusieurs. Il y en a eu un peu dans mon enfance. Et après, il y en a eu récemment. Ouais, il y a cinq ans. Où, en fait, j'ai fait un petit burn-out, quoi. Voilà, comme beaucoup. Enfin, comme beaucoup, en tout cas. Je pense être un être humain. Et voilà, c'est quelque chose de pas forcément facile à dire, à avouer, et voilà. Donc voilà, ça fait partie de ces mauvais moments de vie que tu as envie d'oublier.

  • Speaker #1

    Et du coup, tu dirais quoi au Pascal qui a vécu ces deux moments-là aujourd'hui, avec le recul que tu as ?

  • Speaker #0

    Eh bien, que ces moments-là, que ce soit dans son enfance où il y a... Il y a cinq ans récemment, c'est à la fois destructeur, mais ça te construit aussi. Donc, c'est en gros de se dire, c'est un mal pour un bien. et ça te rend plus fort. Donc aujourd'hui, ce que j'ai vécu dans mon enfance m'a fait être la personne que je suis aujourd'hui. Ce que j'ai vécu récemment me fait être la personne que je suis encore aujourd'hui. Ce ne sont pas des défaites, mais ce sont des reconstructions. Et je trouve ça très bien et très fort de pouvoir le voir dans cette vision-là, en tout cas, sur cette vision-là.

  • Speaker #1

    Je suis... totalement aligné à ce que tu dis en tout cas merci infiniment Pascal c'était hyper intéressant merci à toi et puis peut-être à très vite je ne sais pas peut-être à très vite merci encore merci Pascal à bientôt ciao et voilà le gang merci d'avoir écouté cette interview jusqu'au bout j'espère que tu l'auras aimé autant que moi si c'est le cas partage-la sur Insta en nous taguant Pascal et moi ça nous fera trop trop plaisir et bien sûr tu sais que tu peux toujours mettre 5 étoiles et un super avis au podcast sur Apple Podcast ou Spotify c'est ce qui m'aide le plus à le faire connaître tu le sais maintenant un immense merci à toi et à très vite pour le prochain épisode

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