- Stéphane
Bienvenue sur Wishinlight Channel WLC, vous êtes en direct de l'émission Curiosité, l'émission qui fait l'histoire de l'invité à sa musique.
- Ayam
Nous accueillons notre invité du jour, Léna, chanteuse et coach au Wishinlight Label Musique.
- Vincent
Autour de la table, nous avons Isabelle,
- Ayam
Ayam, Gaëlle,
- Léna : Invitée
Stéphane et Léna.
- Vincent
Léna, peux-tu nous parler de ton itinéraire, ce qui t'a amené au chant et à la chanson ?
- Léna : Invitée
Oui, alors en fait, mes parents et mon père surtout est un grand mélomane. Et donc, depuis toute petite, à la maison, il y avait des vinyles. Ma mère jouait de la guitare quand j'étais toute petite, même quand elle était enceinte de moi. Alors, c'est peut-être passé dans l'ADN, je ne sais pas. Ils m'ont offert des cours de flûte traversière quand j'étais petite. J'ai même fait partie de la fanfare du village d'à côté, s'il vous plaît. Mais bon, je dois dire que je crois que c'était ma meilleure expérience musicale. Voilà, je conseille à tout le monde de faire de la fanfare. C'est absolument génial, c'est intergénérationnel. Voilà, et puis on se prend au jeu, quoi, vraiment. Et puis alors après, j'ai fait de la musique de chambre. Là, je suis passée dans un répertoire baroque. Donc rien à voir avec les cours de chant que j'avais pris en province. Et on avait le pavillon de la musique dans le grand parc de mon école. Donc très chanceuse. Et je me suis attaquée au répertoire baroque. Et j'ai un peu arrêté. À la fin de l'adolescence, parce que mes copains jouaient du jazz manouche. Et en fait, j'étais incapable d'improviser parce que vraiment, je jouais avec partition. Enfin, c'était très, très carré. Zéro groove, mes amis.
- Gaëlle
Impossible, je n'y crois pas.
- Léna : Invitée
C'est sur le temps. Et puis, j'ai complètement lâché l'affaire. Et j'ai retrouvé la musique sur le tard. Donc, il y a à peu près, je ne sais pas, 6, 7 ans. Peut-être que finalement, la flûte traversière, ça m'avait... Quelque part, fermer la bouche, empêcher de m'exprimer, les mains attachées. Enfin, si on lâche la flûte, elle tombe. Donc, on ne peut pas taper dans les mains. Et donc, je me suis dit peut-être que ce n'était pas l'instrument qu'il me fallait du tout. Et le chant, c'était une révélation pour ça. Et je me suis sentie pousser des ailes, quoi. Vraiment, je me... Voilà. J'ai commencé à faire des cours de chant collectif et puis c'était parti.
- Stéphane
Parce que la voix, c'est aussi un instrument.
- Léna : Invitée
Alors la voix est un instrument. Nous sommes un instrument avant. Effectivement, il y a une soufflerie, il y a la partifonation. Il faut faire résonner. Il faut une caisse de résonance pour que le son prenne toute son ampleur. Et effectivement, j'ai découvert la technique vocale. Là, on est encore dans autre chose.
- Gaëlle
Merci Léna.
- Léna : Invitée
nous allons maintenant passer à ta première chanson alors la première chanson que j'ai choisie elle s'appelle les mots qu'on ne peut pas dire c'est une chanson absolument magnifique qui me touche particulièrement c'est Johan Fridjey que vous connaissez parce qu'il a gagné The Voice il y a quelques années c'est son papa qui lui a écrit cette chanson et si vous connaissez cet artiste vous savez peut-être pas qu'il est bègue depuis l'enfance Et c'est une chanson que son papa lui a écrite sur ce sujet. Et lui-même, il est devenu chanteur, c'est un secret pour personne, mais quand on chante, on ne bégaye plus. C'est très étonnant. Et donc j'ai choisi cette chanson pour Johan Fridje, bien sûr, et pour le thème qui est très touchant.
- Speaker
Le temps reste suspendu à mes lèvres et nous sommes tous deux dans le même mauvais rêve. J'essaie de cracher, j'essaie de ruser, mais j'ai beau re-re-re-re-re-relativiser les mots qu'on m'a pas dit, c'est moi qui m'a pas dit. Ne veulent tout simplement pas sentir les mots qu'on ne peut pas dire, ces mots que je voudrais fuir. Je ne peux les laisser me défendre, rester calme, respirer, ne pas les laisser me défendre. Laissez l'humain trop libre de se faire démasquer Les chemins de tournée, je le vois dans un drôle de langage où les mots sont piégés. Je suis canonnette, homme mitraillette, celui dont on dit qu'il me bégait. Et quelquefois, quand c'est trop net, je préférais presque être tué. Les mots qu'on ne peut pas dire, ces mots que je ne peux pas dire Ne veulent tout simplement pas sortir Les mots qu'on ne peut pas dire, ces mots que je voudrais fuir C'est un mot que je ne peux pas dire Je ne veux tout simplement pas sortir Un mot qu'on ne peut pas dire C'est un mot que je voudrais fuir Je ne peux laisser me définir Ah Les mots qu'on ne peut pas dire Ceux-là que je ne peux pas dire Ne veulent tout simplement pas sortir Les mots qu'on ne peut pas dire Je voudrais fuir Je ne peux laisser me définir
- Gaëlle
Merci pour cette chanson Léna, j'ai maintenant une question à te poser. En tant que chanteuse, est-ce que tu préfères chanter sur une bande son ou accompagnée de musiciens ?
- Léna : Invitée
Alors, excellente question, je crois qu'il y a un temps pour tout. Donc dans ma jeunesse de chanteuse, quand j'étais on va dire chanteuse en devenir... Et évidemment que j'étais bien embêtée parce que je n'avais pas assez de bouteilles pour me confronter aux musiciens dans les scènes ouvertes, etc. Des musiciens qui avaient déjà une grosse expérience de la scène. Et donc, à chaque fois, pas de chance, c'était loupé, raté, nul. Je n'y arrivais pas. Je me faisais, comme on dit, entre guillemets, manger par les musiciens. Ils étaient trop forts. Et donc, c'est là que j'ai découvert le Wishing Light et les open mics de Cody. Donc là, pour moi, c'était incroyable. J'ai enfin pu chanter mes chansons que personne ne connaît ou alors des versions qui ne sont pas les versions qu'on connaît. Enfin bref, ce n'était pas du tout des chansons qu'on peut entendre habituellement dans les open mic. Et là, j'ai enfin pu travailler les chansons à fond et les chanter comme je voulais, sans qu'il y ait... Un musicien qui trouve que c'est moyen, ou alors qu'il fasse un solo de 5 minutes, après je n'ai plus le temps de finir mes couplets. Enfin bref. Et donc là, pour moi, c'était le confort absolu. Je me suis dit, j'ai enfin trouvé l'open mic parisien qui est pour moi. Alors maintenant que j'ai un peu progressé, je me tourne un peu vers la musique live. C'est-à-dire que là, maintenant, c'est vrai que ça me tient à cœur de pouvoir faire de la... entre guillemets de la vraie musique, de ne pas être contrainte par un format qui est déjà préenregistré, de pouvoir aussi improviser, de faire des nouvelles versions à chaque fois, et puis surtout de ne pas être toute seule sur scène.
- Gaëlle
Ok, à ce sujet justement, je crois qu'Eléa a une question à te poser.
- Éléa
Alors je voulais te demander, que fais-tu exactement dans des ateliers chant ?
- Léna : Invitée
Alors les ateliers chant, c'est pas vraiment un cours de chant parce que bon on n'a pas le temps, c'est un cours collectif, enfin c'est un atelier collectif plutôt. Et donc je fais beaucoup de jeux vocaux, j'essaye de donner des trucs et astuces, des choses que j'aurais peut-être voulu qu'on me donne au démarrage ou que j'ai mis trop longtemps à comprendre toute seule finalement. J'ai eu des super profs de chant et puis j'en ai eu d'autres en fait où... avec le temps, je me suis un peu lassée parce qu'en fait c'était pas très personnalisé, leurs échauffements vocaux, les exercices qu'ils proposaient c'était un petit peu les mêmes pour tout le monde et finalement on est tous différents donc moi je fais beaucoup de jeux vocaux mon but c'est qu'à la fin tout le monde puisse, des gens qui se connaissent pas ou qui ont jamais chanté, enfin vraiment il n'y a pas de niveau, puissent et chanter tous ensemble, improviser tous ensemble. En fait, on a l'impression que c'est ce qu'il y a de plus dur, mais en vrai, ça fonctionne à chaque fois.
- Gaëlle
Très bien, merci. On va passer maintenant à ta deuxième chanson.
- Léna : Invitée
Alors, ma deuxième chanson, c'est Adagio de Lara Fabian.
- Speaker
I don't know what to do, I don't know how to do I hear your voice in the wind, I feel you under my
- Ayam
Léna, tu peux nous dire pourquoi tu as choisi cette deuxième chanson ?
- Léna : Invitée
Alors Lara Fabian, pour moi c'est une icône absolue. J'ai adoré son concert en toute intimité qu'elle avait fait, c'était pas tout début, mais disons qu'au début de sa carrière, quand elle a été lancée vraiment. Et pour moi ce morceau c'est la référence, c'est la clé pour moi pour chanter. Voilà, j'adore l'artiste, j'adore la femme aussi et son univers. Et puis je trouve que c'est assez beau finalement. Je l'ai entendu en interview récemment où elle disait qu'au début, il n'y avait pas de producteur qui voulait miser sur elle. Ça paraît fou, mais c'est comme ça. Et donc, en fait, elle a produit elle-même. Voilà, elle est sa propre productrice, en tout cas pour les chansons en français, si j'ai bien compris.
- Stéphane
Tu as un vaste répertoire de chants. Quel genre de chansons aimes-tu ?
- Léna : Invitée
Alors, en musique, j'aime tout. Mais vraiment tout. Je ne me limite pas, il n'y a pas de frontières. Moi, quand je vous dis, j'ai fait de la musique classique, du baroque, et je chante du Britney Spears. Aucun problème, vraiment. J'aime tout, j'aime tous les styles, je suis curieuse de tout. Après, il y a des chanteuses américaines qui m'ont vraiment emballée. J'ai trouvé que c'était très ludique à chanter. Ça poussait la voix. Donc, je me suis mise un peu dans la pop, la variété internationale, que je reprends parfois en mode un peu jazzy. Donc, non, vraiment, je ne me limite pas. Et puis, même parfois, je m'ai même pioché dans le répertoire religieux, dans l'oriental. Enfin, vraiment, c'est illimité. C'est infini, la musique.
- Ayam
En fait, c'est tout ce qui touche ton cœur.
- Léna : Invitée
Oui, c'est ça. Et puis des voix. Et puis, on est surpris. Et puis, on découvre. Moi, j'ai découvert la musique orientale il y a, on va dire, deux, trois ans. Vraiment découvert, vraiment découvert. Des grandes chanteuses, voilà, féroces, tout ça. Bon, mais je ne comprends pas comment ça m'avait échappé toutes ces années. Enfin, vraiment. Oui, oui.
- Ayam
Je crois y avoir plus.
- Gaëlle
Merci Léna Maintenant on va pouvoir écouter la chanson qu'on a choisie pour toi
- Speaker #7
Je suis blanc de peau. Quand on veut chanter l'espoir, quel manque de peau. Oui, j'ai beau voir le ciel. L'oiseau, rien, rien, rien de lui là-haut. Les anges, c'est roche, je suis blanc de peau. Armstrong, tu te fends la poire, on voit toutes tes dents. Moi, je bois plutôt du noir, du noir en dedans. Chante pour moi, Louis, oh oui, chante, ça devient chaud, j'ai froid, oh moi qui suis blanc de peau. Armstrong, la vie, quelle histoire, c'est pas très marrant. Qu'on l'écrive blanc sur noir, ou bien noir sur blanc, on voit surtout du rouge, du rouge. Sans, sans, sans traître, il faut qu'on soit mal. Ce serait rigolo, alléluia, alléluia, au-delà de nos oripeaux. Noir et blanc sont ressemblants Comme deux gouttes d'eau
- Gaëlle
Léna, maintenant nous avons Ayam qui a une question particulière à te poser.
- Ayam
Deux questions courtes avec réponse courte. Un portrait chinois. Si tu es une chanson... Laquelle ? Une seule ?
- Léna : Invitée
I Wish I Knew How de Nina Simone.
- Ayam
Admettons que tu crois à la réincarnation. Oui, j'y crois. Ça tombe bien. Si tu dois choisir de te réincarner dans une artiste, chanteuse, chanteur connu, tu choisirais qui ? C'est tellement difficile ! C'est le portrait chinois.
- Léna : Invitée
Une artiste, une chanteuse ?
- Ayam
Ou un chanteur.
- Léna : Invitée
Ou un chanteur ? Mon Dieu, quelle question. Me réincarner. C'est trop difficile. Si ça n'avait pas été une chanteuse, j'aurais dit Cléopâtre. Peut-être qu'elle chantait. Sûrement. Dans sa baignoire, au Léda. Absolument. Elle est enjouée, intelligente, stratégique.
- Ayam
Elle aimait faire des fêtes. Elle a dû pousser la chansonnette. Elle chantait, c'est sûr. Elle chantait dans son bain. En tout cas, c'est ton choix. On l'accepte et c'est magnifique.
- Éléa
Alors, Léna ? Est-ce que tu peux nous dire quelle est ton actualité ?
- Léna : Invitée
Alors mon actualité, alors là vraiment je suis comme une petite fille dans un magasin de jouets. Mon actualité c'est que j'ai rencontré un artiste, un guitariste qui s'appelle Yul Sun. Et alors Yul Sun, je crois que c'est devenu un ami. Déjà c'est un guitariste de jazz de formation. Il anime lui aussi des open mics, c'est un artiste incroyable. Il est également chanteur. Et il a... accepté, donc c'est un grand honneur, un grand plaisir pour moi, il a accepté de m'accompagner sur certains titres, pour des concerts, pour, voilà, et donc on est en train d'y réfléchir, on est en train de vous préparer quelque chose, ça va être top.
- Ayam
Ah bah voilà, du coup la transition où tu lâches les bandes sonores et là, tu vois la musique live. C'est ça,
- Léna : Invitée
c'est ça. Et puis si c'est pas bien, il est viré quoi. Non, je plaisante. Vous couperiez,
- Gaëlle
Léna, encore quelques questions à te poser. On aimerait savoir, qu'est-ce que tu ressens quand tu chantes ?
- Léna : Invitée
Alors, qu'est-ce que je ressens quand je chante ? Je crois que j'oublie qui je suis, où je suis, avec qui je suis. C'est un moment où plus rien n'existe à part le son, les efforts que je peux faire pour que ça soit beau, que ce soit bien chanté. que j'arrive à dérouler la chanson vraiment sur un fil. Je crois que ça m'a permis de sortir un peu du cadre social. Parce que je suis maman d'un grand garçon qui a 18 ans, qui fait 1m85. J'ai un métier à côté, j'ai fait des études de graphisme, etc. Et on est quand même très conditionnés par la vie en société. Il y a des règles de politesse, etc. Et j'avoue, comme je ne peux pas toujours chanter à la maison, je ne suis pas toute seule, et puis les murs, il y a des voisins. Eh bien, pour répéter mes chansons, par exemple, je répartis le son sur la totalité du boulevard. Voilà, donc ça, si vous voulez, avant la mode du portable, on pouvait parler tout seul dans la rue à son téléphone, on passait pour une fofolle. Bon, aujourd'hui, je n'en ai rien à faire, j'ai ma chanson à apprendre un peu tous les jours et j'y vais. Et donc, même parfois, il y a une chorégraphie qui va avec, etc. Je croise maintenant mes voisins, je leur dis bonjour, ils le savent, je suis chanteuse.
- Stéphane
Alors, chanter, c'est faire du bruit. Mon petit doigt m'a dit que tu avais trois octaves.
- Léna : Invitée
Oui, même plus.
- Stéphane
Même plus ? Et deux notes. Tu pourrais nous expliquer comment tu as trouvé ta tessiture, le timbre de ta voix ?
- Léna : Invitée
Au tout début, quand je chantais, ce n'était pas tellement mon problème, la tessiture. Déjà, c'était un mot un peu savant même. Mais c'est vrai qu'une fois, j'ai pris un cours de chant et le professeur, il y avait un piano dans le studio de répétition. Et donc, je me suis bien échauffée dans les graves, dans les aigus, etc. Et donc, on a compté les notes. Donc, ça faisait effectivement trois octaves et deux notes. Ce qui est pas mal parce qu'il y a des chanteuses comme Nina Simone, on en parlait, je crois qu'elle avait deux octaves. C'est pas énorme. Trois, c'est chanteuse d'opéra déjà. Et puis, ça peut monter jusqu'à 5. Mais après, il y a la voix de sifflet. C'est bon, on triche un peu. On rajoute des octaves, mais finalement, c'est encore autre chose. Ça permet vraiment de chanter beaucoup de répertoires. Et alors, on peut gagner. On peut gagner des notes en travaillant sa voix avec la technique vocale. On peut descendre dans les graves. On peut les améliorer, surtout. Si on n'a pas une voix qui brille dans les graves naturellement, on peut vraiment améliorer. Et puis, pareil pour les aigus. Donc ça, c'est grâce à la technique vocale. Ça fait un peu peur au début, la technique vocale, on se demande ce que c'est. Mais non, non, ça permet déjà de ne pas se fatiguer la voix quand on chante, de chanter d'une manière qui ne va pas fatiguer les cordes vocales. C'est très embêtant quand on a des problèmes de santé à ce niveau-là, qu'on aime chanter. On a besoin de sa voix, même pour tous les jours. Ça permet aussi d'enlever des blocages qu'on peut avoir, travailler la justesse, le rythme, la diction. La technique vocale, c'est indispensable. C'est comme un sport, le chant. C'est-à-dire que non, on ne fait pas le grand écart comme ça en arrivant. Il faut quand même un petit peu anticiper les choses, avoir une stratégie. Et puis des objectifs, parfois ça peut être une chanson qu'on aime bien, elle n'est pas faite pour vous, c'est pas grave, on l'aime bien, donc on va la chanter quand même, on va l'adapter à sa tessiture déjà. Et puis parfois on s'arrange, on peut modifier la tonalité de la chanson pour pouvoir la chanter. Il y a une chanson de Nougaro que j'adore, je la chante à l'octave parce que c'est trop grave pour moi.
- Gaëlle
Tu travailles aussi ton souffle, tu disais que tu avais des moyens de ne pas trop te fatiguer pour chanter. En fait, quand on t'écoute chanter ou quand on te regarde, tu n'as jamais l'air essoufflé ?
- Léna : Invitée
Oui, alors au tout début, oui.
- Gaëlle
Alors qu'il y a certaines personnes, on le voit, ils reprennent leur souffle, on l'entend.
- Léna : Invitée
C'est ça. Alors... Au tout début, j'ai travaillé la capacité pulmonaire réellement comme un plongeur qui fait de l'apnée. Donc pour travailler ça, ça se fait avec de la respiration très lente. Il ne faut pas s'amuser à faire ça tout seul chez soi. Donc pareil, c'est une technique. Et donc, j'avais dans l'idée de devenir une castafiore, c'est-à-dire qu'on voit la castafiore, elle est comme ça, elle est tout en tout le monde, on va dire. Et je me suis dit, il faut avoir une réserve d'air absolument pour bien chanter. Le coffre. Le coffre.
- Ayam
Est-ce que tu t'es servi des techniques du pranayama, du souffle en yoga, des respirations yogiques ou pas ?
- Léna : Invitée
Alors, pas du tout. En fait, je n'y connais rien en yoga. Enfin, je connais le chant des voyelles, c'est déjà pas mal pour quelqu'un qui n'y connaît rien. Mais non, je ne me suis pas inspirée du yoga. Moi, je sais qu'il y a beaucoup de gens qui pratiquent le chant et en même temps la méditation et que ça les aide beaucoup. Déjà à se recentrer, enfin, il y a vraiment... Le chant, ce n'est pas que physique, c'est aussi très mental. Et donc, je sais qu'il y a beaucoup de gens qui vont vers justement le yoga comme quelque chose de très complémentaire. Moi j'avoue que je ne suis pas du tout sportive, le yoga je n'ai pas eu l'occasion mais c'est sûr que ça m'intéresserait beaucoup parce qu'il y a une philosophie aussi derrière forcément, c'est passionnant. Non, je me suis vraiment entraînée comme une sportive au début pour finalement m'en détacher, c'est-à-dire que maintenant je ne fais pas d'exercice pour... à pouvoir faire des phrases très très longues, j'arrive à les faire sans problème, enfin je ne me sens pas limitée, et je pense aussi que j'ai réussi à travailler sur le débit d'air. C'est-à-dire qu'il n'y a pas seulement la capacité d'air, l'air disponible dans les poumons, il y a aussi la manière dont on respire, parce que la respiration du chanteur, ce n'est pas du tout la respiration de tous les jours. Donc tous les jours, on utilise les 20% du haut des poumons, alors que quand on chante, on utilise jusqu'à 100%. Donc en fait, la partie basse des poumons. Donc il y a une question aussi de musculature, c'est-à-dire que plus on chante, plus on se muscle, plus on assouplit. c'est un... un équilibre à trouver entre être musclé et être souple. On utilise des muscles, on n'a même pas idée. C'est-à-dire que moi, à répéter certaines chansons type Aretha Franklin, à répéter ce genre de chansons, je me suis réveillée un matin avec des courbatures au visage. C'est-à-dire que tout mon visage, je sentais des muscles que je n'avais jamais sentis de toute ma vie. Et maintenant, je dirais même plus à l'intérieur. Les facières. à l'intérieur carrément. C'est-à-dire que j'arrive à basculer le son plutôt nasal, plutôt derrière, dans le larynx, etc. Je le sens et donc il faudrait que je me filme en train de le faire parce que parfois, c'est-à-dire que sans mouvement de la bouche, par exemple, j'arrive à faire circuler le son. dans ma tête non mais c'est très
- Ayam
c'est très proche du yoga je me doute bien on va discuter on va discuter yoga je voudrais te poser une question pour justement les débutants t'as commencé à donner en effet quelques petites techniques que tu as utilisées justement pour aller chercher du souffle mais pour un débutant qu'est-ce que tu conseillerais des petits trucs et astuces tout basique
- Léna : Invitée
Alors tout basique, la première chose je dirais c'est le rythme. Donc il faut se mettre dans le rythme et le rythme ça passe par le corps. Donc il faut mettre une musique qu'on aime bien, plutôt entraînante, et commencer à, pas à danser, mais enfin à se mettre dans le rythme, vraiment de sentir le rythme dans son corps. Je trouve que c'est très important. Après on peut, par exemple, un exercice que j'aime beaucoup, On frappe avec ses mains, par exemple. La variété actuelle, c'est plutôt des chansons à quatre temps. Quand on est danseur, on le sait. Par exemple, on peut taper sur les quatre temps avec les mains, bien en rythme avec la chanson. Et puis après, on peut s'amuser à taper que sur le 1, qui est le temps fort, très important. Et puis après, on augmente la difficulté, on peut taper sur le 1 et le 3. où le 2 et le 4, et on voit par exemple, on commence à sentir quand ça groove, par exemple, quand c'est le 2 et le 4.
- Stéphane
En fait, tu joues sur les pulsations.
- Léna : Invitée
Sur les pulsations, voilà. Donc déjà le rythme. Après, je dirais, il faut vaincre sa timidité, parce que, en quelque sorte, ça dépend du répertoire, ça dépend de la voix qu'on a, bien évidemment, mais en quelque sorte, quand on chante... On projette sa voix et donc c'est un peu comme crier en chantant, c'est un peu caricatural. Mais avant c'était le cas parce qu'il n'y avait pas de micro, donc un chanteur d'opéra, il faut qu'on l'attende au troisième balcon, au fond de la salle, quand on chante dans la rue, si on n'a pas de micro, il faut que la voix porte. Donc je dirais pour des débutants, débutants, pour un peu sortir de cette timidité parce que moi par exemple chanter fort j'avais l'impression d'être mal polie c'est à dire que moi je me fais pas remarquer dans la vie normalement je me fais pas remarquer donc je n'élève pas la voix spécialement sur les gens qui sont proches de moi je rentre pas dans une pièce en disant hé ho, y'a quelqu'un ?
- Gaëlle
et je me disais qu'on allait finir sur ces derniers mots et que peut-être le dernier conseil ce serait de Merci. simplement réserver sa place à l'atelier de Léna.
- Léna : Invitée
Vous êtes tous les bienvenus.
- Gaëlle
Et on va conclure l'émission avec...
- Stéphane
Léa.
- Éléa
Un grand merci à tous d'avoir suivi notre podcast Curiosité sur WLC. Merci à Léna de s'être prêtée au jeu de nos questions.
- Léna : Invitée
Merci à vous. Merci pour l'invitation. J'étais vraiment ravie et vous êtes une super équipe. Je reviendrai.
- Éléa
Avec plaisir. Et n'hésite pas à nous donner ton information quant à d'autres actualités. Et rendez-vous la semaine prochaine, même jour, même heure, avec notre nouvel invité, Nina Ibrich, pour la sortie de son dernier livre, QUOTES.
- Vincent
Lena, nous avons pris connaissance de tes ateliers et malheureusement, il arrive qu'on les rate. Est-ce que tu pourrais nous faire une petite présentation de tes talents maintes fois ? présenter et partager.
- Léna : Invitée
C'est là, on va voir s'il y a des inscriptions au cours de chant. Donc je vais vous chanter The House of the Rising Sun que vous connaissez parce qu'en français c'est les portes du pénitencier. They call the rising sun And it's been the ruin Of many a poor boy And God, I know I'm one Merci à vous, c'était vraiment un grand plaisir. Merci pour votre accueil, merci pour les belles questions.
- Vincent
Merci.
- Léna : Invitée
Et puis, merci à Kody et Manon pour tout ce qu'ils font, Gaël, j'en oublie, mais vraiment, c'est une grande chance pour moi de vous avoir, déjà de pouvoir monter sur une scène, parce qu'à un moment donné, sans public, on n'est rien. Et puis de toujours innover, de toujours être en action, de toujours proposer des nouvelles choses, c'est toujours un grand bonheur. Merci à vous. Merci.