- Speaker #0
Bienvenue dans Entrepreneur's Story, le podcast qui met en lumière les femmes qui font bouger la deck. Ici, Orange donne la parole à celles qui ont osé. Fondatrices, chefs d'entreprise qui ont intégré le programme Femmes Entrepreneuses pour raconter le moment qui a tout changé. On parle de passage à l'échelle, de mentorat, de résilience et de ces rencontres qui transforment une trajectoire. Chaque épisode est une invitation à vous reconnaître, à vous inspirer. et à passer un cap. Quand un salarié envoie un contrat client à Tchad GPT, qui protège ses données ? Alina Holcroft, fondatrice d'Ethiquet, a décidé de répondre à cette question. Mais dans cet épisode, on ne parle pas que de cybersécurité. On parle du jour où elle a failli tout lâcher et de ce qui l'a fait tenir.
- Speaker #1
Bonjour, je suis Alina Holcroft, je suis la CEO d'Ethiquet. Ethiquet, c'est une start-up à Strasbourg qui existe depuis 2024. et qui s'occupe d'aider les entreprises à travers la plateforme Etiquet à adopter l'IA à grande échelle, sans risque et en toute sécurité. Etiquet protège les données stratégiques, il protège aussi votre responsabilité juridique et aussi le capital confiance pour des entreprises comme vous pour que vous puissiez déployer l'IA à grande échelle et sans risque. Le mieux, c'est de prendre un cas réel. Quand un salarié d'une entreprise, il fait un copier-coller, d'un contrat client, par exemple dans ChatGPT, il y a trois choses qui se passent avec le save word étiquette. On détecte en temps réel les données sensibles qui s'apprêtent à sortir vers cet IA public, ChatGPT. Deuxième chose, on ne l'assume pas le salarié d'une interdiction toute sèche. On va l'alerter et surtout on lui explique pourquoi c'est un risque. Et troisième chose, c'est qu'on détecte l'incident de ce type. qui devient par la suite une donnée de pilotage pour les équipes de gouvernance de l'entreprise. Lors d'un salon important de la tech, il s'agissait d'un homme influent qui m'a donné son engagement ce jour-là d'être présent pour une table ronde thématique. Ce jour-là, il n'est pas venu. Ce qui m'a plus frappée, en fait, ce n'était pas vraiment le laisser tomber à la dernière minute, mais c'était vraiment le doute que j'avais moi. sur le fait si j'étais la personne légitime de porter ce sujet. La question que je me posais, c'était qui viendra écouter une femme qui parle de l'IA et qui représente une start-up ? Et c'est là, en fait, que je me souviens de m'être dit que tu dois le faire. Et surtout, tu dois le faire avec tes valeurs. Et c'est ce que j'ai fait, en fait. J'étais transparente, transparente envers les personnes qui organisaient l'événement. Notre valeur, c'est aussi l'excellence, mais je devais être... excellente et je devais me faire confiance que cette excellence, en fait, on l'a et surtout, en fait, la confiance. Du coup, je devais me faire confiance moi-même. Et donc, c'est ces trois choses, ces trois valeurs, en fait, que j'ai pris en main. C'est des choses que j'ai transmises à Etiquette, à mon équipe, j'ai transmises à mon entreprise et que je dois être forte, les appliquer tous les trois d'un coup, là, maintenant. Quand on est une fondatrice d'une startup, femme, Et qu'en plus, on s'attaque à un marché très spécialisé, on porte une responsabilité immense. Et parfois, ce syndrome d'imposteur ou même d'exigence propre et personnelle, en fait, nous freine. Quand Sandrine m'a dit cela, là, j'ai compris, en fait, que mon manque de confiance n'était pas de l'humilité, c'était vraiment un frein pour mon entreprise et pour mon projet. Et surtout quand Sandrine m'a regardée dans les yeux et qui m'a dit que je suis la bonne personne de le faire. Et c'est là où j'ai eu, en fait, concrètement un changement. Parce qu'au niveau du commercial, par exemple, j'ai cessé de demander surtout la permission d'exister. C'est-à-dire que j'allais frapper au port des entreprises, de grands groupes, mais sans que je ne me sente pas la personne légitime. Mais aussi, en fait, en tant que leader dédiqué, j'ai aussi accepté de prendre ma place, en fait, ce qui est tout à fait la mienne en tant que CEO. Parce qu'on a en fait une plateforme européenne souveraine sur ce segment de marché et j'ai senti en fait que je suis la personne légitime. Alors Etiquette est aujourd'hui la plateforme souveraine européenne de référence en France et en Europe. On a trois modules sur lesquels en fait on accompagne les entreprises, donc le Spotlight, le Trust Ops et le Safeguard, mais qui couvrent 100% le cycle de vie. d'adoption des projets d'IA et évaluer en fait aussi la conformité de ce qu'on appelle le AI Act, le règlement IA Act, mais aussi d'autres réglementations, RGPD, ISO, etc. Alors concrètement, dans deux ans, Etiquet sera la plateforme souveraine européenne incontournable de la gouvernance et de la sécurité de l'adoption de l'IA. Toute organisation qui va déployer de l'IA, que ce soit de l'IA gentille, des systèmes d'IA propres, mais à grande échelle en Europe, ils vont tous utiliser Etiquet. Nous serons en fait le pont de confiance indispensable entre toutes ces réglementations européennes, la sécurité. et la performance tech et opérationnelle des entreprises sur les déploiements des systèmes et des agents IA. Nous, étiquettes, on va être un peu comme le tableau de bord et la ceinture de sécurité, on va dire, qui permet à toute entreprise au monde d'accélérer sur l'IA.
- Speaker #0
Maintenant, nous allons écouter Sambrine Joseph, qui est la directrice nationale du programme Femmes Entrepreneuses d'Orange. Depuis plusieurs années, elle accompagne des fondatrices de startups dans la tech. à travers toute la France, des métropoles aux Outre-mer. Dans chacun de ces épisodes, elle prend la parole pour parler des femmes qu'elle a vu évoluer, douter, oser et passer en cap.
- Speaker #2
On était à Vivatech et ce que j'ai vu ce jour-là, j'ai vu quelqu'un qui doutait fortement d'elle, alors que quand je l'ai accueillie dans ce programme, j'ai vu un potentiel énorme qui était en train de se réaliser et je me suis dit que ce moment-là... en particulier, si moi, en tant qu'accompagnatrice et directrice de ce programme, je ne l'aidais pas à dépasser ce moment-là, ça serait quelque chose qui risquerait de continuer à s'inscrire en elle. Donc, je lui ai dit, et j'étais extrêmement sincère, quand je lui ai dit que je voyais un potentiel énorme en elle qu'elle ne voyait pas, parce qu'elle était dans le doute, plein de questions qui étaient liées aussi au fait qu'elle soit multiculturelle, tout comme moi, je puisse l'être. Alors ça, c'est un mot qui, en ce moment, je répète souvent, c'est le manque de respect qui est généralisé quand une femme fait quelque chose. dès le début. par, on l'inscrit dans quelque chose qui est forcément petit, dans quelque chose qui a besoin d'aide, ou on la ramène toujours à quelque chose qui n'est pas la puissance, mais c'est tout le contraire, c'est la faiblesse. Ça arrive une fois, deux fois, et quand effectivement ce phénomène se répète encore et encore, le doute finit par s'installer dans la personne qui est en pleine puissance. Nous construisons ensemble et chacun conserve sa singularité, sa personnalité, ce qui fait qu'à un moment donné, elle brise finalement, quelque part, ses chaînes mentales. Elle se libère complètement. Et pour certaines d'entre elles, c'est fulgurant. C'est comme si c'était la lune et le soleil, le jour et la nuit. C'est vraiment impressionnant. Il ne faut pas grand-chose finalement. C'est comme une étincelle pour allumer une flamme. C'est un programme, on dit oui, tu ne prends que des femmes. Certes, il n'y a pas plus inclusif que ce programme, parce que les femmes qui bénéficient de ce programme, elles ont d'une vingtaine d'années jusqu'à plus de 60 ans, quel que soit son lieu de résidence. L'autre chose, c'est qu'on a également, et on accueille toute la diversité. ethno-culturelles. Par contre, quand il y a, par exemple, des personnes en situation de handicap, visibles ou invisibles, on est tout à fait, de par aussi notre politique interne de diversité, notamment notre vigilance au handicap, et j'en suis d'ailleurs un bel exemple, d'accueillir, c'est à nous de nous adapter, ce n'est pas l'inverse. Et puis, il y a d'autres sujets aussi. C'est des personnes qui sont dans la neurodiversité, des personnes qui seraient TSA, qui auraient un trouble du spectre autistique, et qui, une fois de plus, nous le disent. On est tout à fait capable d'adapter le mentorat et le soutien en expertise. Et pour moi, c'est important de le maintenir, sinon on ne serait pas non plus dans de l'innovation. Je pense que pour entreprendre, un, c'est un chemin qui est difficile. Ce qui implique qu'il faut savoir bien s'entourer dès le départ et faire évoluer son cercle de conseillers utiles et performants à mesure que l'entreprise change de dimension. Ça, c'est important. La deuxième chose, c'est prendre soin de soi. Cette sixième de vie est importante pour pouvoir ensuite pouvoir trouver les ressources nécessaires pour aller plus loin quand c'est facile, mais aussi surtout quand c'est très difficile. Toutes celles qui réussissent sont celles qui ont une foi, mais indestructible dans ce qu'elles font. Ce sont des personnes aussi qui savent écouter et être challengées au bon moment et qui prennent le temps de prendre des décisions. Elles ne sont jamais dans la précipitation. Et les femmes qui ont les entreprises les plus florissantes sont celles qui ont une stratégie qui dépasse celle des trois mois ou de l'année. Ça aussi, c'est notre caractéristique de ce programme, c'est qu'on ne regarde pas les diplômes, ce n'est pas important. Par contre, cette capacité à avoir une vision, on peut l'avoir en ayant Bac-10 comme Bac-12. Là où on est très forte et là où on soit accompagné, c'est le plus important. Et dans tout ce que vous faites, identifiez un sponsor, la personne qui va parler de vous, qui va vous ouvrir la porte, même quand vous n'êtes pas là. Et ça, ces personnes-là, c'est ce qu'on appelle faire du networking de bon niveau. Et ça, ce sont des choses qui s'apprennent par moment ou que l'on peut effectivement acquérir à mesure. Mais si vous avez envie d'entreprendre... Faites-le, quoi qu'il arrive, au bout du compte, vous apprendrez toujours quelque chose, mais surtout sur vous-même.
- Speaker #0
Alena nous dit, je ne sens pas que je suis une alumnie, je sens que je suis toujours une entreprise avec Orange. Je me sens chez moi. La confiance, parfois, ça s'apprend et ça change tout. Merci d'avoir écouté cet épisode d'Entrepreneur Story. Si cet épisode vous a plu, abonnez-vous, laissez 5 étoiles et partagez-le autour de vous. Entrepreneur Story, le podcast d'Orange, parle les femmes dans la tech. On se retrouve le mois prochain pour un nouvel épisode. Pour plus d'informations sur le programme Femmes Entrepreneuses et l'ouverture des inscriptions à la prochaine saison, le lien est dans la description. A très bientôt.