- THOMAS
Bonjour à toutes, bonjour à tous et bienvenue dans 12 points, le podcast qui décrypte l'Eurovision. Merci Vincent, merci d'être là avec nous car c'est un épisode spécial ce soir, un épisode pour vous les auditeurs et auditrices, pour vous membres du club 12 points. Idon Ausha,
- VINCENT
ce serait pas un... Ce ne serait pas un peu le téléphone sonne de Fabienne Saintez ce soir ?
- THOMAS
Exactement, ce soir le téléphone sonne. Ce soir, on vous donne la parole. Un nouveau format dans le podcast 12 points. On n'arrête plus cette saison de nouveaux formats, mais l'actualité nous y oblige plus que jamais.
- VINCENT
L'actualité brûlante, incandescente de l'Eurovision. Les prises de parole se multiplient autant chez les artistes qu'au niveau des gouvernements ou des choses comme ça. Et c'est vrai qu'on a du mal à suivre un peu le raz-de-marée qui est en train de s'abattre sur l'Union Européenne de Radio-Télévision qui, ne nous mentons pas, fait la sourde oreille.
- THOMAS
Chaque jour suffit sa peine, j'ai envie de dire, puisqu'on n'arrête pas d'encher les annonces à droite, à gauche. mais également les défections multiples. Depuis notre dernier épisode, l'Islande a annoncé qu'elle se retirait du concours. Pour la sélection portugaise, on apprend que 12 candidats sur les 17 refuseront de participer à l'Eurovision si jamais ils venaient à y gagner. Que Nemo, dernière action en date, a décidé de rendre son trophée de manière symbolique, de le renvoyer par la poste au siège de l'UR à Genève pour signifier... son mécontentement, ça devient un pugilat, clairement.
- VINCENT
Et puis surtout, en fait, pour renvoyer un trophée, c'est considéré comme un gros colis. Donc du coup, le timbre est assez cher, je pense. Il faut avoir envie de le faire, c'est important de le dire.
- THOMAS
Peut-être passe-t-il par FedEx ? Ah,
- VINCENT
quelle bonne idée !
- THOMAS
Alors écoutez, sans plus attendre, parce que c'est ça qui nous intéresse ce soir, c'est votre avis à vous qui participez activement à cette émission, car vous en faites son succès. de prendre la parole ce soir dans 12 points. Vincent.
- VINCENT
Thomas.
- THOMAS
C'est parti.
- VINCENT
Allez.
- THOMAS
Et au standard de 12 points, le podcast ce soir, le premier à nous appeler, c'est Damien. Bonsoir Damien. Hello,
- VINCENT
tout le monde va bien ? Bonsoir Damien.
- THOMAS
Écoute, on a connu des périodes plus agréables. Comment vas-tu ?
- Speaker #2
Écoute, moi ça va. Je suis dans mon lit en presque dépression.
- THOMAS
Tu nous appelles d'où Damien ?
- Speaker #2
Je vous appelle de l'Orient, en Bretagne La Bretagne, grande nation de l'Eurovision Depuis ?
- THOMAS
Oui c'est vrai, vous êtes nombreux et nombreux à nous écouter depuis Rennes, Nantes Alors qu'est-ce qui te plaît toi Damien dans l'Eurovision ?
- Speaker #2
Alors moi ce qui me plaît, donc déjà j'ai découvert l'Eurovision très récemment En 2019, presque par accident puisque c'est à l'occasion de vacances à Tel Aviv où j'ai découvert le concours, puisque j'y ai été la semaine juste avant. Et j'ai été immédiatement captivé par l'énergie, la diversité et la communauté de fans incroyable. Je n'ai pas décroché quand j'ai vu les paillettes apparaître dans mon téléviseur, les émotions, la célébration de cette diversité. C'est vrai que l'Eurovision, c'est un espace où les artistes se rencontrent, où les fans partagent leur passion et où chaque édition nous réserve des surprises. Et j'adore vraiment cet aspect communautaire où des créateurs de contenu comme vous ou comme d'autres comme Eurovision Tom ou Alessia Michel rendent l'expérience encore plus riche pour vivre l'Eurovision de novembre à juin.
- THOMAS
Et alors la question brûlante, comment toi tu vis la situation actuellement ?
- Speaker #2
Alors actuellement je suis très partagé. En fait, je vis cette situation avec une vraie déception. Les décisions de l'UER me semblent complètement opaques et justement politisées. Quand on voit le vote récent où accepter de nouvelles règles venait à renoncer à un débat sur la participation d'Israël, moi ça m'a particulièrement choqué, les deux questions en une. On a l'impression que les fans qui ont contribué à la reconnaissance de l'événement et qui font vivre ce concours, qui ont vraiment participé en plus à faire grandir ce concours, sont complètement mis de côté. Et puis alors quand on voit la lettre justement de Martin Green, le directeur de l'Eurovision, qui a fait une lettre de fan aux fans aujourd'hui, d'un creux. abyssal et absolu, ça me met hors de moi.
- VINCENT
Comment est-ce que tu avais prévu de suivre l'Eurovision en 2026 ? Tu devais aller sur place ? Tu devais faire une soirée entre amis ? Qu'est-ce que tu avais prévu ?
- Speaker #2
J'avais juste prévu de pourrir la soirée de mon mari. Et d'ailleurs, pas que la soirée, puisque l'Eurovision, ça commence dès les sélections nationales. Donc, à partir de là, on se met en route. Mais non. Par contre, en l'état actuel des choses, je ne regarderai pas. Si je le fais, ce sera surtout pour les artistes et les performances, mais aussi et surtout parce qu'éventuellement Israël aura su faire un pas de côté et éventuellement suivre les recommandations de la chanteuse Noah qui disait il y a quelques jours qu'effectivement elle recommandait Merci. aussi au pays de se mettre en retrait pendant une année, le temps n'étant pas à la fête pour eux en ce moment. Mais par contre, je ne m'infligerai pas une soirée où les dispositifs anti-UE seront à bloc, alors que ça s'entend quand même, et avec un screen surtout angoissant en fin de soirée où on prie non pas pour un gagnant, mais pour... pour que le deuxième éventuellement perde.
- THOMAS
Oui, donc toi, ce que tu reproches clairement à cette organisation, c'est qu'en fait, ce n'est plus du tout une fête, que ça va être plus de l'angoisse qu'autre chose et que tu n'as pas envie de subir ça.
- Speaker #2
C'est complètement toxique. Du coup, non, pas du tout. Quand on voit d'ailleurs les réactions sur les réseaux, etc., je pense qu'effectivement, on va être de nombreuses personnes, en tout cas, à y réfléchir à deux fois avant de vivre la soirée.
- THOMAS
Toxique, c'est le mot. Vincent, tu voulais rajouter quelque chose ?
- VINCENT
Je me disais, on n'est pas aussi à l'abri. C'est peu probable parce que le vote du public est assez conséquent. il n'est pas dit que Israël passe les demi-finales.
- THOMAS
Oui, alors ça, on se le souhaite.
- Speaker #2
C'est une possibilité, oui.
- THOMAS
On se le souhaite. Écoute, merci beaucoup, Damien, pour ton témoignage ce soir.
- VINCENT
Merci à ton mari de supporter l'Eurovision également. Je lui passerai.
- THOMAS
Merci beaucoup, Damien. Bonne soirée.
- VINCENT
Merci.
- Speaker #2
Ciao.
- THOMAS
Alors, on va passer à notre deuxième appel, mais en tout cas, on se rend compte clairement que c'est une année compliquée pour les fans qui suivent l'Eurovision depuis très longtemps. Et vraiment, les messages qu'on ne comprend pas, qui sont envoyés depuis ceux qui suivent l'Eurovision assidûment depuis maintenant trois ans à l'UER, ne sont pas compris. Moi, ça me met assez en colère. Je l'ai déjà dit dans ce programme et je le redis là. Et on va continuer du coup de vous écouter ce soir à ce propos.
- VINCENT
Ding-a-dong, Thomas ! Ding-a-dong !
- THOMAS
Ah, ding-a-dong ! Il n'y a bien que ça qui nous fait plaisir ! Oui, moi,
- VINCENT
c'est ça qui me met en joie, dès qu'on entend les modèles.
- THOMAS
Allô, qui avons-nous au téléphone ?
- Speaker #3
C'est moi, Noé.
- THOMAS
Oui, bonsoir, Noé ! Comment vas-tu ?
- Speaker #3
Je vais plutôt bien, même si le solitaire est en vision linéaire, mais ce n'est pas grave.
- THOMAS
Alors, tu nous appelles d'où, Noé ?
- Speaker #3
D'une autre mine de chemin. La profonde campagne de la France.
- THOMAS
De Chaumont, c'est ça ?
- Speaker #3
Oui, en Haute-Marne. Mais il y a un château ! C'est entre Chaumont, Dijon et Troyes.
- THOMAS
Entre Dijon et Troyes. Oh, mais ce n'est pas si loin !
- Speaker #3
Non, ça va.
- THOMAS
Il y a le parc d'attractions pas loin de Troyes, là, comment ça s'appelle ? Nigue-Lolande. Eh,
- VINCENT
Nigue-Lolande ! Ah oui, c'est vrai.
- THOMAS
Alors Noé, toi, tu suis l'Eurovision depuis quand ?
- Speaker #3
Alors, j'ai fui l'Eurovision depuis très récemment, 2018, parce que j'ai un samedi. Et ce soir, je m'ennuyais devant la télé, je zappais, j'ai vu sur France 2 l'Eurovision et j'ai regardé. Et donc la première prestation que j'ai vue, c'était l'Ukraine avec le Dracula, le vampire.
- THOMAS
Et ça, forcément, ça a marqué.
- Speaker #3
Ça m'a marqué. L'année d'après, j'ai suivi la sélection française et j'ai quand même regardé l'Eurovision sans savoir qu'il y avait des sélections nationales, des demi-finales. Donc j'étais comme un spectateur lambda qui écoutait pour la première fois presque tout. toutes les chansons à part la France.
- THOMAS
Et quel est ton meilleur souvenir de l'Eurovision depuis que tu regardes aujourd'hui ?
- Speaker #3
Mon meilleur souvenir, ça doit être l'Eurovision 2021 avec le combat Italie-France. On était en Alsace avec ma famille, ma soeur et mon père et ma mère. Et on a regardé l'Eurovision tous ensemble. Et ma mère voulait que l'Italie gagne parce qu'elle était fan de mon estime. Et moi, c'était la France. Et on était complètement stressés.
- VINCENT
Ah oui, on vit l'Eurovision en famille chez toi, si j'ai bien compris.
- Speaker #3
Moi, je les ai plutôt, depuis quelques années, forcés à regarder. Je pense que sans moi, ils ne regarderaient pas. Ils regardaient il y a très longtemps, dans les années 2000, parce que ça tombait au même moment que les infos. Donc, ils se sont dit, autant regarder l'Eurovision faisant les feuilles d'infos. Ce sera plus simple. Parce que l'Eurovision, ils disaient, c'est chiant. C'est à pas besoin de se concentrer comme un film. Donc, on peut faire les infos en même temps.
- THOMAS
C'est une bonne distraction en même temps que de faire ses feuilles d'impôt.
- Speaker #3
J'aime beaucoup l'anecdote.
- THOMAS
Et alors, comment tu vis actuellement la situation, toi, Noé ?
- Speaker #3
Actuellement, je suis un peu énervé, très énervé de la décision de l'UER parce qu'ils ne se rendent pas compte qu'Israël, on ne parle pas du concours, ils ont été condamnés par des instances internationales pour ce qu'ils ont fait, même si c'était le pays agressé. Ils ont répliqué 100 fois pire et ils ont détruit complètement la bande de Gaza, si on peut le dire, avec des milliers de morts à la clé. Et c'est pas rien, une heure à la fin de semer un peu des œillères. Ils s'en foutent royalement de cette situation.
- THOMAS
On est entièrement d'accord. Et en fait, c'est cette vision-là, en fait, aujourd'hui, qui gangrène le concours, puisque collectivement, on a du mal à imaginer qu'on puisse... Et que ce soit Israël ou un autre pays, et je le redis encore à cette émission parce qu'on reçoit des commentaires incompris du traitement de l'information par notre podcast, mais que ce soit l'Israël ou n'importe qui d'autre, à partir du moment où on est dans une situation reconnue par les instances internationales de crimes contre l'humanité, de génocide, on ne peut décemment pas accueillir un pays sur une scène avec des projecteurs, des paillettes, des feux d'artifice, et décemment... les applaudir ou faire comme si de rien n'était. C'est juste insupportable.
- VINCENT
Et surtout en n'étant pas à l'abri qu'il y ait une chanson politique de la part d'Israël. Parce que comme souvent d'ailleurs, les messages sont à peine cachés à chaque fois.
- THOMAS
Est-ce que tu envisageais d'aller à Vienne, toi, Noé, cette année ?
- Speaker #3
Au départ, j'avais tout prévu. J'ai le logement, j'avais le billet. Je prévoyais le billet. Je n'ai pas encore l'avion. Et avec l'annonce d'Israël qui participe, plus le boycott de plusieurs pays, je me dis, est-ce que c'est une bonne idée d'y aller avec l'ambiance, la pression ? Est-ce qu'il vaut mieux garder ça pour une autre année, plus calme et plus apaisée ? Merci. Je doute fortement que je vais y aller.
- THOMAS
Vincent, est-ce qu'on peut quand même donner un conseil à Noé sur son choix aujourd'hui pour avoir vécu les deux précédentes années sur place, notamment celle de Malmeux qui suit la première sous très haute tension et je crains que cette année soit une année sous très très très haute tension également puisque là, en gros, l'UER fait un gros fuck à l'opinion publique. Clairement, il faut qu'on se le dise. Et je pense que ça va être très compliqué sur place.
- VINCENT
Je pense qu'on n'est pas à l'abri de grosses manifestations pour l'année qui vient. Vu la réaction sur les réseaux sociaux et de la presse à l'échelle européenne, je pense qu'il y aura des manifestations dans tous les coins de Vienne afin de protester contre la décision de l'UER. Maintenant, est-ce que c'est pas, et je pose une question, est-ce que c'est pas aussi un acte politique d'y aller et d'y participer en faisant entendre nos voix sur les réseaux sociaux ou des choses comme ça, en montrant une autre facette de l'Eurovision, en disant, regardez, il y a ça qui se passe, il y a ça qui se passe, il y a ça qui se passe. Est-ce que c'est pas aussi dénoncer quelque chose ? Je ne sais pas, je demande.
- THOMAS
Oui, mais est-ce qu'on va s'y amuser ? Comme si on y était sans qu'il y ait eu tous ces sujets. Moi, c'est plus ça qui m'empêche, tu vois. C'est-à-dire qu'y aller avec une colère, les colères saines... Les colères justes ! Y aller avec une colère saine, c'est quand même pas y aller avec cet esprit de fantaisie qui pourrait et qui devrait nous animer sur cet événement.
- VINCENT
En effet. Après, le truc, c'est qu'il faut pas oublier, Thomas, que nous, on a notre podcast. euh on a une communauté qui nous suit, etc. Je mets quand même au défi, allez, je vais pas parler en pourcentage, mais 70% des Français de ne pas savoir ce qui se passe à l'Eurovision et qu'ils vont tomber sur le programme et je dirais, ah bah tiens, c'est l'Eurovision, je le regarderai bien, en vrai. Ils ne sont pas du tout au courant des boycotts ou des choses comme ça.
- THOMAS
Donc Noé, tu te donnes encore un peu de temps avant de prendre une décision ?
- Speaker #3
Je me donnais jusqu'à 100% mais après j'aimerais bien prendre ma décision pour être sûr. Mais je continuerai quand même à le regarder, ça c'est clair et net, je le regarderai. Je voterai quand même pour contrer Israël, parce que si on boycotte et les gens ne votent pas, ça laisse plus de place à Israël, pour malheureusement s'il s'en arrivait là. Mais si on ne vote pas, on laisse de la place à Israël pour gagner.
- THOMAS
En tout cas Noé, merci beaucoup de ton témoignage. On se souhaite tous collectivement que la situation se détende clairement et qu'on puisse... et qu'on puisse profiter de cette émission comme on l'aime le faire. On t'embrasse très vite. À très bientôt dans 12 points. Et profite bien de ces moments de musique. À bientôt. À bientôt. C'est un vrai sujet, Vincent, quant à est-ce qu'on va suivre, est-ce qu'on suit, est-ce que nous, en tant que fans, on doit aussi boycotter le programme comme le font certains pays. C'est une question qu'on peut aborder, qu'on n'a pas encore abordée au sein du podcast, parce que collectivement, on ne s'est pas mis d'accord clairement sur ce qu'on voulait faire ou pas du futur. Mais c'est un vrai sujet. Allez, on accueille tout de suite notre nouvel auditeur.
- Speaker #4
Et encore un petit coup de bingedong, c'est parti.
- THOMAS
Oui, allô, allô, qui avons-nous au bout du fil ?
- Speaker #5
Oui, salut Thomas, salut Vincent, c'est Mathieu de Rennes.
- THOMAS
Ah, salut Mathieu, l'âme d'aliment puissant, c'est encore ce soir. Comment vas-tu ?
- Speaker #5
C'est encore eux. Ça va et toi ?
- THOMAS
Écoute, ça va super, ça va super. Merci de nous appeler pour cette émission Le Téléphone Sonne. Alors toi, tu suis l'Eurovision depuis quand ?
- Speaker #5
Alors moi, je suis l'Eurovision par intermittence en fait. J'ai connu l'Eurovision grâce à mon ex. qui était un fan absolu. Ensuite, j'ai un peu arrêté de regarder le concours. Et j'ai repris récemment, là, depuis 2018. En gros, je connais l'Eurovision depuis 2009, je dirais, à peu près.
- THOMAS
Ah oui ? Wow ! Ah, bien !
- Speaker #5
Ah ouais !
- THOMAS
Beau score, beau score. Et alors, qu'est-ce que t'aimes dans ce programme ?
- Speaker #5
Ce que j'aime dans ce programme déjà, c'est découvrir des musiques qui viennent un peu d'autres pays, des sonorités que je n'ai pas l'habitude d'entendre. Et surtout, chercher mes voisins avec des musiques étranges.
- THOMAS
En parlant de musiques étranges, c'est quoi ton meilleur souvenir à l'Eurovision ?
- Speaker #5
Mon meilleur souvenir à l'Eurovision, c'était une soirée déguisée d'Halloween. Ma mère débarque déguisée en Conchita Wurtz. Donc autant dire que c'était assez choquant de voir ma mère avec une barbe. Ça me sera pour moi un bon souvenir autour de l'Eurovision en tout cas.
- VINCENT
Donc pareil, ta mère avec une barbe. L'Eurovision se vit en famille aussi chez toi visiblement, puisque ta mère se déguise à 7 nuits et se déguise en telle veste.
- THOMAS
J'adore, j'adore. Et alors du coup, comment tu vis cette situation actuellement et qu'est-ce que tu as envie de nous partager ?
- Speaker #5
Bah écoute, moi je vis cette situation avec... Déception, un peu de dégoût. Je t'avoue que c'est pas l'Eurovision que je connais. L'Eurovision ouverte, tolérante, qui accepte tout le monde. J'ai l'impression qu'on se réjouit en plus de faire une Eurovision qu'on n'aime pas. C'est-à-dire une Eurovision très politique, très près de ses sous. Et je trouve que ça dénature et ça pourrit le concours. On n'est pas trop United by Music, mais plus United by Money. Donc c'est dommage.
- THOMAS
Tu as entièrement raison. Effectivement, depuis le début, on le dit, ces prises de décision répondent en sous-texte à des sujets liés au financement du concours. Et au-delà de ça, un financement de l'organisation de l'UER, peut-être, c'est très opaque. En tout cas, sans être complotiste, c'est des questions qu'on est en légitimité de se poser, puisque l'organisation n'est en rien transparente sur ces sujets. et de fait, forcément, le deux bois deux mesures entre des décisions prises pour les télédiffuseurs russes, par exemple. Et le télédiffuseur israélien pose clairement question.
- Speaker #5
Tout à fait.
- THOMAS
Et d'ailleurs, personne n'a jamais posé la question à l'UER combien a porté Moroccan Oil à l'organisation du concours.
- VINCENT
Ou alors ça n'a pas été dévoilé. En fait, ça a déjà été posé comme question et ça n'a pas été dévoilé derrière, de toute manière. Parce que je me doute qu'on n'est pas les seuls à se poser ce genre de questions, de toute manière.
- THOMAS
Oui, c'est certain. Et alors, du coup, toi, Mathieu, qu'est-ce que tu comptes faire cette année ?
- Speaker #5
C'est comme ça. Un peu comme Noé, c'est-à-dire que je vais regarder le concours, mais pas avec la même passion, mais plus avec l'inquiétude. En gros, je vais faire un vote barrage. L'idée, c'est de ne pas laisser passer un pays avec des idées contraires à ce qu'en présente la religion. L'idée, c'est de regarder, de voter juste quand même, de ne pas voter pour un pays au pif, voter pour un pays dont la chanson me plaît, mais surtout faire barrage à Israël, très clairement.
- THOMAS
Ouais, faire barrage à Israël. Ou alors même, j'ai envie de vous dire, quitte à mettre l'UR dans la merde, mais votons tous à fond pour l'Israël et voyons si l'Israël remporte. Comment le sujet sera traité ? Quitte à souffrir, mais autant souffrir jusqu'au bout. Enfin, je doute que d'ici l'année prochaine, la situation se sera détendue. Mais là, malgré le cessez-le-feu, on le voit encore aujourd'hui, c'est le feu que médiatique. Sur place, les bombardements continuent.
- Speaker #5
On n'est pas à l'abri que la chanson israélienne soit bonne.
- THOMAS
Mais elle a été bonne les deux précédentes années. C'est le problème. C'est qu'ils mettent le paquet en plus. Ben oui.
- VINCENT
Non, New Day Will Rise n'était pas une bonne chanson. Je suis désolé. Avant, ce n'était pas October Rain, mais c'était... Merde, comment elle s'appelait ?
- THOMAS
Hurricane.
- VINCENT
Hurricane, mais c'était October Rain. Je trouvais mieux que celle de l'année dernière, New Day Will Rise. qui était trop plaintive et trop géniarde. Mais oui, c'est vrai que le problème étant qu'ils nous sortent quand même des chansons de qualité parce qu'ils ont envie de gagner, ils ont envie de faire tout leur washing qui est à leur disposition par rapport au concours. Et c'est là que c'est dangereux parce que c'est-à-dire que plein de gens qui ne connaissent pas la situation actuelle géopolitique ou des choses comme ça vont se dire « Oh, c'est une bonne chanson, votons pour elle ! » Et puis, c'est comme ça qu'on se retrouve avec des résultats pareils.
- THOMAS
Oui, et puis la vraie question qu'on est en légitimité de se poser également, c'est est-ce que finalement, ces effets de choc qu'on observe dans la fanosphère et dans les participants actuellement, ce n'est pas une goutte dans un verre d'eau ? Est-ce que les 180 millions de téléspectateurs, donc tu enlèves le million qu'on est de fans, donc les 179 qui restent, se foutent du sujet ? ou pas au moment où ils voient demain sur France Télé Eurovision et ils n'y ont pas pensé de l'année jusqu'à ce qu'ils voient ce trailer, tu vois. Ça, c'est une vraie question aussi.
- Speaker #5
Après, tout dépendra de la couverture médiatique qu'il y aura entre-temps, tu vois.
- THOMAS
Oui. Mais en tout cas, toi, Mathieu, tu ne boycotteras pas le programme, tu le regarderas quand même malgré tout.
- Speaker #5
Oui, je le regarderai, mais toujours avec ce petit stress et cette petite inquiétude.
- THOMAS
Ce qui est dingue, et c'est vrai que j'ai une question que j'aurais aimé poser aussi aux précédents intervenants, c'est que c'est les 70 ans du concours cette année. J'imagine qu'ils voulaient en faire un beurre incroyable, notamment en termes de goodies. On est d'accord que personne ne va dépenser un seul euro de goodies pour cette 70e édition ?
- Speaker #5
Tu ne le verras pas avec le t-shirt de cette année, c'est sûr.
- VINCENT
Mais avec le t-shirt tartufferie, bien entendu.
- THOMAS
12 points Eurovision Tartufferie par 12 points Bon bah Mathieu merci beaucoup pour ton appel merci de ton soutien encore dans le podcast on se retrouve très vite je l'espère dans le sous de meilleurs hospices
- Speaker #5
Ouais avec grand plaisir et merci à vous aussi de maintenir cette passion
- THOMAS
On se le souhaite A très bientôt
- VINCENT
Salut
- THOMAS
Alors Vincent, j'ai également eu des gens qui m'ont laissé des messages sur le répondeur de 12 points et je te propose d'écouter tout de suite un message de
- VINCENT
Vince. Je ne tiens plus, je ne tiens plus.
- Speaker #6
Salut, c'est Vince de Tokyo. Alors je suis l'Eurovision depuis 2012 maintenant et la raison pour laquelle j'aime autant l'Eurovision, eh bien, j'ai un peu honte de le dire, mais c'est notamment pour les propositions What The Fuck. Toujours est-il que mon meilleur souvenir, en tout cas le plus marquant, c'est la finale de 2021. La fin des votes, la fin des résultats, lorsque Barbara Pravi était sur le point de gagner. L'émotion était assez intense, puisqu'une victoire de la France à l'Eurovision, c'est quelque chose que je n'ai jamais connu. J'étais vraiment devant mon écran avec une grande fébrilité, si vous voulez. Et puis bon bah non, pas cette fois-là, dommage. Maintenant, bon, aujourd'hui on est fin 2025, et ces dernières années on a eu quelques petits soucis avec un certain pays qui s'appelle Israël. Je trouve que la position de l'UER là-dessus est assez lâche, mais... Je vais mettre un gros mais. parce que c'est très simple, nous de notre côté, j'entends beaucoup dans le club 12 points de gens dire « Ah, il faudrait directement exclure machin truc, etc. » J'imagine que c'est pas aussi facile que ça en a l'air de prendre une telle décision. Il est possible que si on était à la place de dirigeants, soit de l'UR ou soit des télédiffuseurs, on n'ait pas forcément le même discours. Bon, voilà, c'est pas forcément quelque chose d'aussi. évident qui n'y paraît lorsque on n'a jamais été dans une telle position de décision. J'ai envie d'être optimiste. Bon, on verra bien ce que ça donne par rapport à 2025. Est-ce que les nouvelles règles vont faire quelque chose, vont avoir un effet ? J'ose espérer. J'ai envie d'être optimiste, j'ai envie d'y croire. De toute façon, c'est pas comme si on pouvait y faire grand-chose. Le fait d'avoir quelques spectateurs de plus ou de moins, je ne pense pas que ça change grand chose. Donc je vais juste apprécier mon visionnage de la finale de l'Eurovision et de demi-finale aussi, bien sûr, au printemps en mai 2026. Et puis j'espère que ça va bien se passer. Mais par contre, ouais, là, c'est vraiment en mode dernière chance pour moi. C'est-à-dire que si ça ne marche pas en 2026... Ah putain mais... Ouais, je vais avoir peu d'espoir restant. Voilà, bonne émission à toutes et tous.
- THOMAS
Alors... Il espère que les choses aillent bien l'année d'après. Mais en fait, c'est déjà l'année de trop pour moi, 2026.
- VINCENT
Oui, c'est exactement ce que j'allais dire, Thomas. C'est-à-dire qu'en fait, il y a déjà eu deux années précédentes qui étaient déjà assez tendaxes comme ça, en fait, en disant genre « C'est la dernière année, on laisse une dernière chance. » Non, ras-le-cul des dernières chances. Non, je ne sais pas. Personnellement, j'en ai un peu marre, mais...
- THOMAS
Oui, je suis d'accord avec toi. Et puis après, tu vois, sur ton idée, Vincent, en fait, la situation... La décision à prendre n'est pas si facile que ça quand on doit y être à l'intérieur. Évidemment, mais si on doit vraiment se dire quels peuvent être les facteurs qui empêchent de prendre une décision qui va à l'encontre de l'opinion publique, elles ne sont pas très nombreuses. Moi, j'en vois deux. La première, elle est financière, c'est-à-dire que l'Israël et ses pendants, sponsors, lobbying, etc., finance de manière... incommensurable le concours à bas bruit. Mais ça, comme on n'a jamais eu la transparence sur les financements, on ne peut pas l'affirmer.
- VINCENT
Oui, c'est des spéculations, encore une fois. Mais bon, enfin, on se doute que vu le traitement de faveur, il doit y avoir une histoire de fric là-dedans de toute manière.
- THOMAS
La deuxième, elle est politique, où il y a une ingérence de ce pays dans des instances de direction, soit de l'État d'Israël, soit de la diaspora ... juives dans ces différentes mêmes institutions, et à juste titre, puisque l'Israël est un pays qui repose sur sa religion, et qui du coup empêche ceux qui assument cette religion de se dire « je ne peux décemment pas aller à l'encontre de mon pays ou refuser ce que mon pays soit représenté au sein du concours » . Et je peux le comprendre tout à fait, mais ça pose néanmoins des questions de positionnement par rapport à ce décalage des condamnations des institutions internationales versus ce qu'on observe dans ce concours c'est assez déplorable et c'est David qui nous rejoint je crois bonsoir les garçons bonsoir David comment vas-tu ? bonsoir David
- Speaker #4
Mode infusion et je suis en train de détruire ma boîte de chocolat de Noël. Je me calme.
- THOMAS
Bordel, ça commence.
- VINCENT
Attention à la crise de foie. Attention à la crise de foie.
- Speaker #4
Ils font tout pour qu'on soit obligé de bouffer du chocolat pour ne pas déprimer.
- THOMAS
Alors, tu nous appelles d'où, toi, David ?
- Speaker #4
Alors, moi, je vous appelle de Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, région Île-de-France. Il en faut un peu, quand même.
- THOMAS
Alors, David, toi, tu suis l'Eurovision depuis quand ?
- Speaker #4
Je voudrais juste faire un tout petit aparté, si tu me le permets Thomas.
- THOMAS
Mais évidemment.
- Speaker #4
Je te laisse vous remercier, toi Thomas, Vincent et toute l'équipe, que ce soit Quentin, Agathe, tout ça, pour le petit mot et l'hommage que vous avez fait à mon grand ami qui nous a quittés cette année. Ça m'a énormément touché ce que vous avez fait. Avec plaisir. Et je suis orphelin de sa présence, de son avis sur la situation actuelle et voilà. Je tenais à vous remercier vraiment énormément du fond du cœur.
- VINCENT
On t'embrasse très fort, David. Très, très fort.
- Speaker #4
Merci. Moi, depuis quand je regarde l'Eurovision, depuis tout petit, mon premier gros souvenir que j'ai de l'Eurovision, c'est Victoire Célibion 88. Oh, wow ! Tu l'as vécu ! Tu l'as vécu ! Oui, je l'ai vécu, cette superbe tenue où on n'a pas su choisir entre un costume et une jupe tic-tic. Oui, j'ai vécu cette époque-là.
- VINCENT
Et la coiffure !
- Speaker #4
Le superbe tenue rose de Lara Fabian pour le Luxembourg. La même année !
- VINCENT
Bien sûr, avec les épaulettes XXL. La version stabilo.
- Speaker #4
On avait envoyé Gérard Lenormand.
- VINCENT
Absolument. Une année de soif.
- Speaker #4
C'est mon premier souvenir de l'Eurovision. J'avais 11 ans.
- THOMAS
Moi, je suis né avec Marie-Myriam.
- VINCENT
Donc, toi, tu as l'Eurovision dans la peau.
- THOMAS
C'est exactement ça. Je suis tombé dedans quand j'étais petit. C'est les fameux samedis soirs où les parents sont sortis avec les adultes et laissent les enfants devant la télé regarder n'importe quoi. Et donc, l'Eurovision.
- VINCENT
Du coup, toi, qu'est-ce que t'aimes dans ce programme ?
- THOMAS
Ce que j'aime dans ce programme, à l'époque, c'était un peu le truc vieux jeu où ils donnaient les points de 1 à 12. C'était interminable. Moi ce que j'aime c'est l'ouverture au monde, aux gens, à leur culture parce qu'à l'époque c'était vraiment les chansons qu'on pourrait appeler maintenant folklorique où ils chantaient dans leur langue. On voyait vraiment l'identité du pays dans les chansons, beaucoup moins maintenant je trouve et je trouve ça un petit peu dommage de mon point de vue. Après là actuellement j'aime bien, c'est toujours bien de s'intéresser à la culture musicale des autres pays et ça permet aussi de nous nous intéresser et voir ce qu'il passe en Suède, en Allemagne, en Espagne, en Grèce. Et je trouve ça génial. On découvre plein d'artistes vraiment très talentueux.
- VINCENT
Là, je suis d'accord avec toi. Et justement, voir ce qui se passe ailleurs aussi, c'est comprendre avec tout ce marasme comment chacun se positionne sur la scène internationale et géopolitique. Et du coup, regarde la situation. Comment tu le vis, toi, actuellement ?
- THOMAS
Alors, je sais que dans les années 90-2000, on critiquait beaucoup les votes des pays de l'Est, entre eux, tous les pays de l'ex-Yougoslavie, on critiquait déjà beaucoup de ça à l'époque. Ils votaient entre eux.
- Speaker #2
Oui, c'était très factuel. C'était très factuel, ça se voyait vraiment.
- THOMAS
On arrivait quand même à avoir un pays qui ressortait du lot. Là, moi, ce qui me dérange dans la situation actuelle, c'est d'une... L'UER qui ne sait pas prendre une décision d'elle-même, ou comme tu dis, fait un espèce de vote un peu bidon sur des nouvelles règles et pas sur vraiment le fonctionnement du concours. Moi, de mon point de vue, il y aurait dû y avoir exactement le même traitement qu'avec la Russie et la Biélorussie. J'irais peut-être même un peu plus loin. Moi, je serais d'avis qu'à partir du moment où des pays sont en conflit, peu importe de savoir qui est l'agresseur, qui est l'agressé, qui a raison, qui a tort, les pays devraient être mis en retrait.
- VINCENT
Oui,
- THOMAS
absolument. Peut-être même l'Ukraine aurait dû être mise en retrait parce que soit on va avoir un vote de plébiscite pour l'Ukraine, les pauvres sont attaqués, ils sont en vie, ou c'est des méchants chez les Russes et c'est méchant chez les Israéliens. Pour moi, il faudrait enlever les pays en conflit, quels qu'ils soient, pour ne pas qu'il n'y ait ni d'approbation d'un, ni de critique de l'autre.
- VINCENT
ça je l'entends, c'est un argument qu'on défend Vincent vas-y tu voulais dire quelque chose ?
- Speaker #2
C'est quelque chose que dit beaucoup Quentin dans le podcast de toute manière, que ce soit un pays agresseur ou un pays agressé, privé d'Eurovision tant que la situation n'est pas débloquée après en effet on peut voir ça de manière assez injuste pour le pays agressé mais c'est vrai que si on veut dans le meilleur des mondes que le concours reste apolitique, c'est ce qui doit se passer malheureusement.
- VINCENT
Tu vois, si on doit établir cette règle là, déjà moi J'ai aimé le plébiscite qu'a subi l'Ukraine. Je trouve que ça m'a beaucoup ému en 2022 de les voir gagner et ce nombre de scores qu'ils ont eu. Et surtout cette ouverture 2023 avec The Best Prestation de l'Ukraine qui était franchement génialissime et que j'ai adoré. Et l'intelligence collective a fait le travail après. Ils n'ont pas gagné les deux années suivantes.
- Speaker #2
Non, bien sûr que oui. Mais Thomas, quand même, je veux dire, en 2022, ils ont volé la victoire à Sam Raider. De Chanel, tu veux dire Chanel, c'est le mot. Non, non, de Sam Raider. Je ne suis pas d'accord, Thomas. Je ne suis pas d'accord, c'est tout.
- THOMAS
On ne va pas refaire le débat de Sam Raider.
- Speaker #2
Mais non, parce qu'on sait qui gagne.
- THOMAS
Mais tu vois, indirectement, Thomas, je suis d'accord avec toi. Moi aussi, clairement, j'avais envie qu'il y ait ce plébiscite pour l'Ukraine, pour leur dire on est avec vous. Mais est-ce que c'était l'endroit pour le faire ? Je ne sais pas. Je n'ai pas de réponse à cette question. Oui,
- VINCENT
et c'est vrai que si l'UER, après, veut que ce concours ne soit pas politique, à ce moment-là, on arrête les flag parades. On arrête de venir représenter un pays à l'Eurovision. Et on vient avec le nom du télédiffuseur, un chanteur, une chanson et point barre. Et on ne met plus les drapeaux sur la scène de l'Eurovision. Est-ce que ça ne peut pas être une solution ?
- THOMAS
Je ne sais pas. Je trouve ça dénaturé un petit peu parce qu'il y a quand même ce côté un petit peu compète qu'on aime bien entre pays. On charrie un petit peu. Moi, j'ai des amis, moi, je suis à moitié portugais, donc j'ai ma famille au Portugal. On charrie un petit peu. À chaque fois, je leur dis « Eh, le Portugal donne pas de poids à la France. » Eh ben, c'est du pète ! Ce qui est surprenant tout de même. « Eh, les Belges, c'est nos voisins. » Toujours rien. « Et les Suisses, on en parle. » Toujours rien non plus. Mais on s'en amuse parce qu'on trouve ça drôle. C'est un peu... Ce qu'on aime aussi dans le concours de l'Eurovision, c'est cette petite compétition amicale entre des fois quand on a des amis qui viennent d'horizons différents. On charrie un petit peu parce que c'est ça qui fait le lien aussi. C'est pour ça aussi que j'aime l'Eurovision. C'est que moi, depuis 2001... C'est ce que j'appelle moi la semaine sainte, clairement. C'est l'occasion de se réunir entre amis. On n'habite pas tous à Paris, donc on essaye de se trouver cette semaine-là pour tous se réunir un peu à droite, à gauche. Tout le monde monte à Paris, on se fait des soirées, on rigole. Effectivement, on a le stress du résultat parce qu'on est plutôt fan d'un pays ou d'un autre. Mais là, j'ai l'impression que ça a tout cassé.
- VINCENT
Comment tu vas l'envisager cette semaine sainte, cette année ?
- THOMAS
Pour l'instant, je n'ai pas de réponse à cette question. Parce qu'il y a déjà une personne qui va manquer. Et j'ai l'impression qu'on me recasse tout une deuxième fois. C'est très compliqué. Pour l'instant, je n'ai pas pris de décision. Je pense que mon cercle d'agneux va me dire « Allez, ne fais pas le con. » On va boire des bières, on va rigoler, puis on s'en fout du résultat. C'est peut-être comme ça que ça va se terminer.
- VINCENT
Mais pour le moment, l'enthousiasme n'est pas là, et pas nécessairement que par la situation géopolitique, mais ça y contribue.
- THOMAS
Oui, mais j'ai l'impression que l'UR est en train de tout casser, en fait. Soit par des influences lobbyistes quelconques, financiers, sponsorings, j'en sais rien. Mais j'ai l'impression qu'ils sont, entre guillemets, c'est des pantins, en fait. Je n'ai même pas l'impression que c'est eux qui décident vraiment.
- VINCENT
C'est fort probable. C'est fort probable au regard des messages crus qu'on reçoit et notamment, par exemple, de la lettre dont nous parlait David en début d'émission, pardon, d'Amia en début d'émission, de Martin Green, qui fait deux pages pour s'adresser aux fans d'un discours complètement creux, en mode « je comprends votre tristesse, mais c'est cru » .
- Speaker #2
Mais donnez du fric, donnez du fric. quand même et venez.
- VINCENT
Mais s'il vous plaît, achetez nos goodies et venez faire la fête avec nous parce qu'en fait, quoi qu'il arrive, c'est nous qui décidons. Ok, très bien. Sauf que sans audience, il peut aussi ne pas y avoir de fête. J'ai vraiment hâte, peut-être qu'on se met le doigt dans l'œil jusqu'au coude, mais de voir à quel point les places de l'événement vont se vendre et à quelle vitesse cette année.
- THOMAS
Moi, ce que j'attends de voir, c'est aux sélections nationales, voir si les artistes des sélections nationales vont se positionner aussi. Je suis en train de s'annoncer au Portugal. Si on dit festivalon, le gagnant va dire j'ai gagné, alors l'Eurovision, ça sera sans moi.
- Speaker #2
Absolument. Parce qu'en fait, c'est un truc aussi où on se dit, et tu as raison en disant que c'est prématuré de prendre une décision maintenant, parce que on voit que le côté merdique du concours qui est en train d'arriver. C'est-à-dire que la géopolitique qui pourrit tout, etc. On n'a pas vu encore d'artistes, on n'a pas entendu de chansons, on ne connaît pas la position des artistes, et forcément, ça va changer. la vision du concours à ce moment-là parce qu'il y a plein de gens qui vont dire « J'aime bien cette chanson, la mise en scène elle a l'air cool, tant pis, je ferme les yeux sur la géopolitique parce que j'ai envie de voir cette chanson sur scène ou des choses comme ça. » Je pense que tant qu'on n'a pas tous les éléments, il est vrai que c'est difficile de prendre une décision à partir de ce moment-là.
- VINCENT
C'est vrai aussi qu'on peut avoir la hype qui nous revienne tout au long de l'année et je pense que l'UR va se donner les moyens de toute façon de faire monter la hype parce qu'ils ne peuvent aujourd'hui faire fonctionner que cela. Mais du coup, tu vois, On est dans une situation où nos convictions sont tellement remises en question par cette situation qu'en fait, même prendre une décision honnête de se dire « Ok, je boycotte et je m'y tiens » , là pourrait me paraître prématuré. Néanmoins, c'est vraiment quelque chose que j'ai envie d'hurler vent debout depuis des mois, moi maintenant, sur cet état de situation. Mais je suis incapable de prendre la décision aujourd'hui parce que je ne sais pas, en l'espace de huit mois, ce qui peut encore se passer.
- THOMAS
Exact. Je pense que je vais rester au grand avril, une fois que les sélections nationales sont passées. Mais comme dirait Vincent, moi, en ce moment, je suis colère.
- Speaker #2
C'est plutôt Quentin qui dit ça. Mais oui, on peut le dire.
- THOMAS
Pour moi, vous êtes un tout. Ah,
- Speaker #2
vous disiez ça. On est en...
- VINCENT
on est un monstre à quatre têtes j'ai pas envie en ce moment j'ai pas envie qu'on me parle d'Eurovision parce que je serais pas gentil ben voilà on en est là ben écoute merci beaucoup David pour ton témoignage on te souhaite une bonne soirée et puis on espère à tout je vais finir la boîte de chocolat c'est quoi des chocolats c'est des perreiros
- THOMAS
Non, c'est des petits chocolats de l'atelier Nestlé. Oh ! Oh ! Un peu de pub déguisé, là.
- Speaker #2
On ne se refuse rien !
- THOMAS
Ah bah tiens !
- Speaker #2
On sait vivre à Ivry-sur-Seine, dis donc !
- THOMAS
On va envoyer la facture à Martin Green.
- VINCENT
Ah bah voilà, c'est une bonne chose à faire. Merci, merci beaucoup David, à très bientôt. Merci, bonne soirée. Alors, avant de passer à l'auditeur suivant, Vincent, je te propose d'écouter un nouveau répondeur.
- Speaker #3
un autre pour le folklore désuet, un troisième pour une tenue amétable, etc. J'adore le côté camp, les rires entre amis, la visibilité que ce show offre aux communautés LGBTQ+. Ce qui fait le sel de cette émission, ce sont les rituels, le cœur qui palpite au son du tédéum, le charme du « Good evening Europe » . Ce que je préfère, ce sont les gimmicks des annonceurs de 12 points qui veulent leurs 30 secondes de gloire sur fond vert. Bref, je vénère cette caverne d'Ali Baba, où il y a des pépites d'or musical, Un peu de tout et quand même pas mal de n'importe quoi. Putain, c'est vachement bien. Nous sommes tous des Européens, comme chanterait l'autre. Une prestation résume bien tout cela. C'est mon meilleur souvenir. Il remonte à 2007. Verka Serdouchka, une drag queen ukrainienne habillée en boule à facettes étoilée, débarque sur scène pour chanter et danser Ausha Tum Bay, entendu comme Rasha Goodbye. Une manière détournée d'affirmer une Ukraine européenne et démocratique. Une célébration des événements de la place Maïdan. C'est une chanson géopolitique pour le meilleur et surtout pour le fun. Mais en ce moment, c'est la géopolitique pour le pire. La situation est à mes yeux un vrai scandale, une meurtrissure pour les eurofans. C'est une honte absolue que de foutre en l'air une telle institution et une si belle célébration de l'unité européenne juste à cause d'un seul pays pour lequel un intolérable deux poids deux mesures est appliqué. Je suis excédé de voir toutes les pirouettes diplomatiques mises en place pour ne rien régler. Je suis ulcéré par les communiqués robotiques de l'UER qui mettent la poussière sous le tapis et se dédouanent de toute forme de responsabilité. L'UER a préféré ne pas voir l'éléphant dans la pièce. L'UER a choisi de laisser l'éléphant foutre en l'air le magasin de porcelaine. L'UER a tranché que 5 départs valaient mieux qu'un. L'UER a décidé de dégoûter les plus fidèles amateurs de son programme. Et tout ça pourquoi ? Pour le fric de Moroccan Oil, le sponsor israélien officiel du concours et son foutu turquoise carpet ? L'UER a décidé que son United by Music et sa fiction d'entente cordiale entre les pays prévalaient sur la propre survie du concours et sur les droits humains. Bien entendu, je n'irai pas à Vienne assister à cette farce hypocrite, je n'irai pas constater le ravalement de façade, alors que l'arrière-boutique est un peu plus dégueulasse. Mais de là à boycotter le concours, je m'en sens incapable, car je suis trop accro à cette drogue. Les règles ont changé, en vain, le résultat sera donc le même. Pour que rien ne change, il faut que tout change, pour paraphraser Lampedusa. Maintenant que tout est détruit, Il faut tout reconstruire en revenant sur ce qui a fait la réussite de ce concours. Je préconise de la transparence à tous les étages, des votes uniques pour les téléspectateurs. Un jury mieux choisi, car leurs votes, à l'image de ceux des diasporas, peuvent conduire à des arrangements entre amis. Je ne parle pas que de la Grèce et de Chypre, on vous a vu France et Albanie l'an dernier. Surtout, je réclame un gros coup de pied dans la fourmilière. Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément, comme disait Boileau. Alors je le dis clairement, démission ! vous m'entendez Delphine Ernotte et Martine Green démission merci encore 12 points, vous êtes les meilleurs continuez votre super boulot,
- VINCENT
à bientôt et bah écoute j'en ai les poils, merci beaucoup Julien pour ce texte plein d'émotions, de vérité et de partage, merci pour ce moment, Vincent je sais pas ce que t'en as pensé mais moi ça m'a beaucoup touché
- Speaker #2
Déjà, il y avait beaucoup de vérité dans ses propos, surtout la fin quand il a dit qu'on était les meilleurs. Ça, c'est indéniable. Merde, attends, il n'est pas là pour répondre, alors on peut du coup interpréter ses propos comme on veut. En effet, cet homme a une plume qui est assez aiguisée, donc c'est bien. Et les mots sont justes, en effet. Et puis, on ressent vraiment toute l'émotion qu'il y a derrière parce qu'on sent qu'il est touché, ce garçon. Et ça fait plaisir, en fait, quelque part, de voir à quel point c'est pris à cœur, avec sérieux et surtout avec réflexion.
- VINCENT
Exactement. Mais c'est justement bien ça, aujourd'hui, qui est assez douloureux à subir. Vraiment, moi, je trouve qu'on le subit. C'est-à-dire que... On a énormément de gens qui regardent ce concours, mais avec toute l'intelligence. C'est-à-dire que quand on est Eurofan, on connaît les backstage de ce concours plus que les gens qui vont le regarder parce que ça passe, comme je le disais tout à l'heure, dans le trailer de demain sur votre chaîne. Et du coup, en connaissance de cause, on le soutient, on y va, on dépense des fortunes sur place, on achète des goodies, on prend de notre temps pour le... soutenir, pour le supporter, notamment en France, pour faire en sorte que c'est une image de moins en moins ringarde en faisant depuis des dizaines d'années monter le concours sur l'estrade où il devrait se trouver aujourd'hui. Et d'avoir aucun, mais aucune considération de la délégation française sur ce que pense sa fanosphère, sur ce que peut penser l'opinion publique. Et du coup de se dire Ok, so what, Delphine Ernotte, présidente de l'UER, Delphine Ernotte, présidente de France Télé, on n'est pas capable de prendre des positions chez France Télé qui puissent être ne serait-ce que différentes de l'UER ? Ça, pour le coup, on est dans un cadre, comme le disait Mathieu tout à l'heure, de vraiment impossible, inextricable. Mais du coup, moi, en tant que Français qui regarde ce programme, je ne supporte pas l'idée de me dire que mes instances qui me représentent cautionnent cette situation. Parce qu'en fait, la France cautionne cette situation à l'inverse de l'Espagne, de la Slovénie ou de l'Irlande. Et moi, je ne m'y reconnais pas du tout.
- Speaker #2
Le problème, c'est qu'il y a tellement de choses qu'on ne sait pas, Thomas, en vrai. Tellement de choses, tellement de décisions qui sont prises. Mais parce que, je ne sais pas, Delphine Ernotte... une israélienne lui a prêté une culotte un jour où elle avait ses règles, j'en sais rien tu vois elle lui est éternellement reconnaissante de cette culotte qui a été prêtée à ce moment là et en fait il y a tellement de choses qu'on ne sait pas, tellement de paramètres qu'on ne peut pas parce qu'en fait comme il n'y a pas de transparence ni au niveau des fonds, ni au niveau des décisions on est dans le flou et donc en fait tout le monde spécule et après ça crée des tensions, des angoisses, des machins, des trucs et en fait un peu de transparence un peu de communication et surtout arrêter de prendre les fans pour des cons, finalement, ce serait plutôt intelligent.
- VINCENT
Eh bien, sur ce, je te propose qu'on accueille tout de suite un nouvel auditeur passionnant autour...
- Speaker #2
Eh bien,
- VINCENT
nous allons voir dans quelques instants. Allô, Julien, je crois, bonsoir. Ah, bienvenue dans le téléphone de 12 points !
- Speaker #4
Je vous remercie de m'accueillir, je suis un petit nouveau dans votre podcast et je tenais vraiment à vous remercier pour la liberté de parole de ce podcast et ça fait plaisir parce que sur les discours lisses, eurovisuels de ces dernières années, entendre des gens qui s'affirment et qui peuvent dire ce qu'ils pensent, ça fait vraiment plaisir.
- Speaker #2
Ah bah tu sais... On s'est jamais gêné, hein ?
- VINCENT
Non, mais c'est vrai qu'on marche sur des oeufs, on va pas se mentir. On se prend des scuds compliqués. Exposer son opinion sur ce sujet, c'est prendre un risque. Mais on regarde la situation. Évidemment, on ne peut pas rester silencieux, c'est pas possible. Donc Julien, tu dis que t'as un petit nouveau, tu nous as découvert comment alors ?
- Speaker #4
Alors, je vous ai découvert sur YouTube, j'ai écouté votre podcast, j'en avais déjà entendu, mais bon, j'ai franchi le pas de rejoindre la communauté, et du coup, voilà, depuis quelques jours je suis là, un petit peu omniprésent par écrit, il faut bien le reconnaître, je parle beaucoup. Dans le club 12 points. Oui, mais quel plaisir, ça fait vraiment plaisir. Donc, dans ma présentation, j'ai l'impression d'être un petit peu un sudiste. quand j'entends les gens qui se sont intervenus, puisque moi, je suis d'Auvergne, je suis de Clermont-Ferrand, et que la plupart sont Mauriciens, Bretons, du Nord.
- VINCENT
Alors, on a des Bordelais, on a des gens du Sud aussi, mais qui ne sont pas connectés avec nous ce soir. Mais tu as raison, tu as raison. Vous êtes dans le Sud en minorité, je devrais dire.
- Speaker #2
Mais alors, pardon, pardon, excusez-moi, pour moi, Clermont-Ferrand, c'est le centre, non ?
- Speaker #4
Oui. C'est pour ça que j'ai l'impression ce soir, à la vue des personnes qui sont intervenues, d'être du Sud.
- Speaker #2
Voilà, oui, bien sûr. J'ai jamais foutu les pieds à Clermont-Ferrand. C'est bien d'ailleurs ou pas ?
- Speaker #4
Alors, on ne va pas se mentir, ce n'est pas la ville la plus joyeuse du monde. Parce qu'on est fait de pierres.
- VINCENT
Les pierres noires.
- Speaker #4
Merci, les pierres noires. Et du coup, bon, mais après, comme disait un certain tenteur décédé, Les Auvergnens ont quand même le cœur sur la main et ça va cueillir. Quand ils vous font confiance, c'est des gens qui s'investissent totalement.
- VINCENT
Alors, c'est sur la table, crois-nous qu'on va y venir. Vive l'Auvergne !
- Speaker #4
Je sens le côté breton.
- VINCENT
Alors, Julien, toi, tu suis l'Eurovision depuis quand ?
- Speaker #4
Moi, c'est l'histoire d'une vie. Mes premières Eurovisions sont quand j'étais enfant, donc ça remonte un petit peu. Mon premier souvenir de l'Eurovision date de Joël Ursul, White & Black Blues, en 1990. Si j'ai bonne mémoire de l'année, parce que c'est un peu Alzheimer. Mais sinon, je suis tous les ans, j'ai eu la chance d'y accéder 5 fois, en 2018, 22, 23, 24,
- VINCENT
25. Oh, super !
- Speaker #4
Voilà, avec franchement, entre 2018 et les années suivantes... Un changement radical, on ne va pas se mentir.
- VINCENT
Pour toi, 2018, ça reste la meilleure année ?
- Speaker #4
C'est l'année où j'ai découvert, avec une scène immense, une scène monumentale aussi, j'ai de très bons souvenirs, mais mon meilleur souvenir, parce que c'est aussi pour ça que j'adore aller sur les lieux de l'Eurovision, c'est la découverte des autres fans, et en 2022, de ce fan norvégien avec qui j'ai fait la file d'attente. qui était venu avec son épouse en voyage de noces post-Covid, et son épouse a chopé le Covid à Dure. Donc, il n'a pas pu rentrer dans la salle.
- Speaker #2
Ah putain ! La tuile !
- VINCENT
Nous, on a adoré Turin aussi.
- Speaker #2
Ah oui, j'étais bien. Sauf la tante au gitoun.
- Speaker #4
Oui, c'est vrai.
- VINCENT
Il n'y avait pas assez de gitoun.
- Speaker #4
Et dans l'évolution dont je vous parlais, qui me semble plutôt négative, C'est effectivement après, pas 2023, qui était une belle année pour moi aussi, mais plutôt 2024, ce souvenir terrible de voir ces snipers sur les toits à l'entrée de la Malmö Arena, de se sentir dans une espèce de blocage où on voyait les choses en... Ah, excusez-moi, un peu d'émotion. En béton, pour empêcher les véhicules dans la rue, vous y étiez, vous avez dû voir également la même chose. ces manifestations, ces huées pendant le spectacle, bien masquées à la télévision, là, je me suis dit, il se passe quelque chose. Heureusement, Slimane et Nemo m'ont permis de passer quand même une bonne soirée. On va se mentir en termes de résultats.
- VINCENT
Collectivement, c'était un peu ça,
- Speaker #4
oui. Et puis, l'année dernière, en Suisse, désolé.
- Speaker #2
Heureusement qu'il a fait beau,
- VINCENT
j'ai envie de te dire.
- Speaker #2
Et que la ville est... et que la ville de Bâle est plus agréable que la ville de Malmeux aussi, concrètement.
- Speaker #4
Effectivement, effectivement.
- VINCENT
Mais oui, on est d'accord avec toi. Pour avoir vécu Turin et Liverpool, c'était effervescent, effervescent. Et ce qu'on défend du concours, justement, cette joie de rencontrer nos... nos voisins européens se faire des accolades, chanter les chansons des uns des autres avec 3 litres de bière dans le bide dans les rues comme un immense festival à ciel ouvert ça l'Eurovision l'a complètement foutu en l'air à malmeux et à balles sur les événements récents je
- Speaker #4
vais peut-être apporter un petit point de réflexion quand même parce qu'en écoutant la conversation je me suis rendu compte qu'on était un petit peu amnésique je pense Merci. Parce que... Il me semble qu'on a accepté la Biélorussie au sein de l'Eurovision. La Biélorussie qui est quand même reconnue comme notoirement une dictature. Où sont les valeurs de l'Eurovision au sein de ce pays ? J'en sais rien. Enfin, j'en ai plutôt une idée. Et je ne soutiens pas Israël. Je vous l'ai dit, je ne suis ni juge, ni soutien d'Israël. Mais à un moment donné, on ne peut pas appliquer deux poids, deux mesures. Il faut vraiment être juste. Et maintenant, la Biélorussie a été retirée, non pas par ce qu'elle faisait à sa propre population, ce qui est dramatique, soutenons-le, mais plutôt par son soutien à la Russie. Donc en fait, ce concours est très politique depuis très longtemps. Beaucoup de choses ont été faites et dites à d'autres époques. Israël n'est que le résultat final d'années et d'années de guerre devant les yeux. sur ce que pouvait être le concours et ce que pouvaient en faire les politiques. C'est ce qu'on appelle le soft power. Donc, c'est vraiment ça.
- VINCENT
C'est vrai que la nuance que tu apportes permet aussi de se dire, écoute, après tout, nous ne sommes que des spectateurs assidus de ce concours. Certes, ça nous faut en rendre de perdre l'Espagne, l'Irlande, la Slovénie, l'Islande et les Pays-Bas. pour couvrir la défection d'un pays qui aurait dû avoir lieu. Mais pour autant, est-ce que notre plaisir réside dans les enjeux géopolitiques ou juste de voir des chansons sur scène se succéder avec des tableaux qui peuvent être comme des Miss France plus ou moins réussis et en rire entre potes ? C'est pour ça que je disais, la décision de la couverture du podcast au regard de... de prochains événements, on ne peut pas la trancher aujourd'hui. On la tranchera sans doute courant de l'année, mais à voir. Et puis, il peut se passer encore tellement de choses d'ici le mois de mai. C'est vrai que ça permet de remettre un peu de nuance et merci pour ça.
- Speaker #4
Je me permets aussi d'intervenir par rapport toujours à Israël. Je voulais citer, j'ai des proches qui sont de confession juive qui m'ont dit, qui m'ont expliqué que cette année, Ils avaient voté 20 fois chacun. Donc, c'est un couple. 20 fois chacun pour la chanteuse. Et quand je leur ai dit, vous connaissez la chanson, on s'en fout, en fait. Mais on avait reçu un petit peu la mission de voter pour. Donc, quand l'UER dit, non, non, les votes sont valides, enfin, moi, je veux bien. Je veux bien, effectivement, ils sont valides, ils ont payé. Donc, à partir du moment où tu payes, ils les ont validés. Mais concrètement, il y a eu des vraies consignes de vote. Donc,
- VINCENT
oui. Et je trouve que d'ailleurs, le règlement n'y change rien. Passer de 20 à 10, ça ne changera strictement rien du coup aux plébiscites que pourrait recevoir encore l'Israël cette année. Ce qu'il aurait été intelligent de faire et ce qui n'a pas été fait, ce qui questionne du coup les questions en cascade, ce qui questionne du coup le règlement de l'UER et du coup l'implication de l'UER dans cette prise de décision successive. Mais ce qu'il aurait fallu faire, c'est comme à l'Eurovision Junior, c'est-à-dire qu'en fait, tu veux voter ? Très bien. peux voter effectivement jusqu'à 10 fois, mais tu n'as pas le droit de voter plus d'une fois pour un seul pays. C'est-à-dire qu'au maximum, tu peux voter 10 fois pour 10 pays différents. C'est-à-dire un vote, tu ne peux attribuer avec ton numéro qu'un seul vote. Qu'un seul vote à un seul pays.
- Speaker #2
Alors, attendant, Thomas, calmons-nous. On ne va pas non plus prendre en exemple l'Eurovision Junior, s'il te plaît.
- VINCENT
Non, mais tu vois, pour éviter justement le poids des diasporas et... On parle de la diaspora israélienne très bien, mais parlons des autres diasporas, de les mettre sous le même pied d'égalité. Bien sûr, la diaspora arménienne, etc. Tu vas soutenir un territoire plus pour ce qu'il est que pour ce qu'il fait. Excusez-moi, oui, à ce moment-là, changeons les règles des télévotes. Changeons les règles des télévotes.
- Speaker #4
Oui, très clairement. Mais après, il faut aussi voir au-delà et se dire qu'il n'y a pas que de la géopolitique. Je regrette que le concours soit devenu purement commercial, puisque la question c'est effectivement les sponsors, on l'a entendu à plusieurs reprises. C'est également le coût des votes payés pour voter. Enfin, c'est du bid'net, c'est du bid'net. Et vous êtes Eurofan autant que moi, vous savez aussi à quel point on est un peu les vaches à traire. C'est-à-dire que les places pour l'Eurovision, avant on pouvait en prendre une, moi en 2018, on m'a proposé une place. pour un spectacle, maintenant, c'est des packages. Tu dois tout prendre pour rien. Oui,
- VINCENT
quand t'es membre fan de l'OGE, mais tu peux toujours acheter une place, comme t'achèterais une place à un concert de Lady Gaga sur la billoterie standard. C'est mission impossible, mais la proposition est toujours...
- Speaker #2
C'est vrai que c'est mission impossible. C'est vrai que c'est mission impossible. Ah oui, c'est mission impossible. T'es pire que cliquer sur tous les feux rouges de l'Indonésie pour pouvoir accéder à la file d'attente de Lady Gaga.
- VINCENT
Donc toi, tu iras à Vienne cette année ou pas ?
- Speaker #4
Pour avoir une place, vous venez de dire un petit peu ce qu'il en était, c'est toujours très compliqué. Concrètement, j'ai souhaité y aller parce que, encore une fois, me retrouver à côté d'amis finlandais complètement bourrés, une belge braillarde et une espagnole qui me racontent sa vie, ça n'a pas de prix.
- THOMAS
Mais la fête n'y sera pas parce que pour moi aussi, le vainqueur de cette année, il n'a pas eu un grand impact. Il ne m'a pas beaucoup plus musicalement parlant non plus. Et le concours a été pour moi biaisé. Et je n'ai pas envie de revivre ça. Je n'ai pas envie de revoir des snipers sur les toits. Je n'ai pas envie de me retrouver en zone de conflit. Je n'y vais pas pour ça. C'est un vrai sacrifice financier d'y aller. C'est un vrai engagement. Oui, ça coûte cher. Oui, et puis les prix augmentent bien quand on arrive en général, au passage.
- VINCENT
Et puis sur place, on a soif. Oui,
- THOMAS
oui, oui.
- Speaker #2
Tu vois, ce qui est assez dingue quand même, c'est que c'est annoncé, c'est dans le logo et tout, etc. C'est en 2026, les 70 ans du concours. c'est-à-dire que Ils veulent en faire quelque chose d'extraordinaire, mais ils arrivent quand même. Et c'est ça la prouesse de l'UER. Ils arrivent à faire passer ce côté exceptionnel comme un non-événement face au reste. C'est-à-dire que tous les fans les plus aiguisés, et on ne parle pas de fans depuis 2-3 ans, des gens comme toi qui sont fans depuis des décennies du concours, aujourd'hui acceptent en totale réflexion de ne pas y aller sans que ça leur fasse ni chaud ni froid. c'est-à-dire sans... se dire que je vais rater quelque chose d'exceptionnel. C'est quand même triste à mourir.
- VINCENT
Parce qu'ils se disent que de toute manière, ils récupéreront d'autres personnes. Ils ne sont pas fous aussi.
- THOMAS
Mais pour moi, il est important que des podcasts comme Le Vote continuent d'exister et à se développer. Parce que ça fait plaisir, et je le répète, et je le répéterai tant que c'est nécessaire, d'entendre une liberté de parole. Parce que jusqu'à maintenant, vous parliez de la délégation française. Je ne vais pas vous mentir. Avec ce que vous avez dit un petit peu plus tôt dans l'émission, je ne suis pas sûr que Mme Ernotte et Mme Red, Alexandra Red, pardon.
- VINCENT
Red Amiel.
- THOMAS
Merci. Vous donne le droit, je mets bien ça entre guillemets, d'avoir accès aux chanteurs ou à la chanteuse qui nous représentera cette année. Puisque de toute façon, on n'a pas le droit de critiquer. Les Eurofans, on est... Je vais être très honnête avec toi.
- Speaker #2
Je vais être très honnête avec toi, la dernière artiste à laquelle on a eu droit d'avoir accès, ça a été Lazara. C'est-à-dire que depuis Lazara, nous n'avons pas eu le droit d'approcher les artistes de la délégation française. Donc ça dit beaucoup, ça dit beaucoup de la manière dont sont traités aussi les fans du spectacle et les fans de l'émission.
- THOMAS
Et je lève mon doigt pour justement féliciter d'avoir vu Lazara.
- Speaker #2
Ah ! Écoute, avec plaisir.
- THOMAS
Merci.
- Speaker #2
Merci à toi et bienvenue dans le club 12 points, Julien. À très bientôt. Vincent, on arrive à la fin de cette émission. Le téléphone sonne. Mais du coup, avant tout, je te propose d'écouter un dernier témoignage sur le répondeur, cette fois encore.
- VINCENT
Allez, un dernier, un dernier.
- Speaker #3
Bonjour les quatre mousquetaires de l'Eurovision et tous les fans présents. Martial de Paris. Je ne vais pas monopoliser du temps de parole, mais je tenais juste à faire un petit témoignage. Je suis d'Eurovision depuis mes 8 ans. Oui, j'ai vu la victoire de Marie Myriam, elle est calculée. Oui, je suis un vétéran d'Eurovision. Bref, je suis d'accord avec vous, je ne comprends pas qu'Israël ait un traitement différent de la Russie. Et ras le bol que ça gangrène la bonne humeur que nous devrions avoir à l'approche du concours. En même temps, paradoxalement, le show qui m'a le plus marqué, ça reste celui de Tel Aviv en 2019. Franchement, un show, un spectacle, pour moi, jamais égalé. Mais bon, ça n'efface rien à la situation d'aujourd'hui. Et ce qui me rend triste, c'est vraiment qu'on va avoir un anniversaire, on va fêter un anniversaire, mais pathétique. Néanmoins, je ne boycotterai pas la diffusion. Non, je ne vais pas non plus me priver de mon plaisir annuel. Cela dit, je reste persuadé que nous vivons une année charnière. Le concours va forcément changer, il doit être reconstruit, ainsi ça doit perdurer. Mais je pense que je serai toujours là. Bref, je vous souhaite un bon débat à tous, des bons échanges. comme vous savez faire. Et puis j'ai envie de dire, Thomas, c'est quand qu'on se fait une petite fête sur une péniche ? Allez, bonne soirée à vous.
- Speaker #2
Ah, une petite fête sur une péniche, tu penses ? Moi, j'aimerais bien en faire beaucoup plus souvent. Mais on ne sort pas un livre tous les jours.
- VINCENT
On adore Martial, parce que Martial, il est là tout le temps. Il était dans le bop ou flop. Il est venu à la péniche pour l'enregistrement en live, etc. C'est un fidèle de 12 points. Et quelque part, tu vois, j'aime son optimisme qui dit que de toute manière, le concours va changer. Moi aussi, j'y crois. Moi aussi, je me dis que de toute manière, tout le monde ne peut pas faire la sourde oreille indéfiniment et qu'à un moment donné, ils vont se dire genre bon, allez, on arrête les conneries maintenant, on fait passer les 70, là, on va faire le concours et puis après, on va dire genre bon, allez, on arrête les conneries, on essaie de faire un truc. Peut-être que c'est le concours de la dernière chance. Peut-être que c'est la dernière chance de faire de la merde. Qui sait ?
- Speaker #2
Ah bah écoute j'aimerais bien que ce soit la dernière chance de faire de la merde, en tout cas j'espère que c'était pas le dernier épisode de 12 points.
- VINCENT
Mais ça va pas non ? Parce que tu sais quoi Thomas ? On nous a félicité je trouve pendant tout le long de l'émission pour notre liberté de ton. Et sache qu'il y a un épisode avec une grande liberté de ton qui arrive ! Mais genre, on le sent arriver parce que samedi, il y a un événement qui se passe, Thomas. Samedi, c'est l'Eurovision Junior. Et je sais que vous attendez toutes et tous avec fébrilité, impatiente, le débrief de l'Eurovision Junior par ma propre personne. Et je peux vous dire que j'ai invité en guest star la liberté de ton.
- Speaker #2
J'espère que vous serez trois avec quelques verres autour de la table.
- VINCENT
J'espère également.
- Speaker #2
Merci pour cette dévotion, Vincent, tu le sais.
- VINCENT
Je t'en supplie, Thomas. C'est vraiment mon pouvoir d'abnégation qui prend le dessus des fois. Tu sais, plaisir d'offrir.
- Speaker #2
Tout pour le podcast. Merci beaucoup, Vincent. Merci à toutes et tous. En tout cas, on se souhaite une bonne soirée. Un bon week-end et à très bientôt pour le débrief de l'Eurovision Junior avec toi, Vincent.
- VINCENT
Allez !
- Speaker #2
Allez, des bisous !