- Speaker #0
Pourquoi les pandas font le poirier ? On est vraiment sur le thème. C'est adorable, c'est adorable les pandas, voilà. Pour irriguer leur cerveau, pour uriner, ou parce que c'est des mecs libres qui se moquent des cantiratons.
- Speaker #1
J'aimerais que ce soit la dernière, parce que je sais qu'ils en ont rien à foutre, regarde.
- Speaker #0
33 minutes avant que la planète brûle. Bonjour Eric-Antoine.
- Speaker #1
Salut Julia.
- Speaker #0
Ça me fait très plaisir de te recevoir dans ce 33 minutes avant que la planète brûle. on en a pour 33 minutes ensemble ce titre est un optimisme infini on va s'éclater ensemble on va parler de ton rapport à la nature à l'écologie je vais te poser plein de questions à faire des petits jeux si il me restait vraiment 33 minutes à vivre je suis pas sur le choix là c'est vrai ?
- Speaker #1
je serais avec ma femme mes enfants oui c'est vrai non mais oui Julia je t'apprécie je t'apprécie mais bon tout à fait les 33 dernières minutes on va quand même passer un bon moment ensemble je pense dans 33 minutes c'est la fin on va finir par un petit jeu voilà Voilà.
- Speaker #0
En tout cas, première question que je pose à tous mes invités, évidemment, comment ça va ?
- Speaker #1
Écoute, il y a un mot, je ne sais plus quel sociologue a dit ça, c'est difficile d'aller bien dans un monde qui part en vrille. Pour moi, je trouve ça très difficile de dire que je vais bien dans un monde qui me semble marcher sur la tête à tellement de niveaux. Mais quand je fais abstraction de tout ça, je trouve que ça va plutôt bien. C'est-à-dire, je trouve qu'il y a plein d'espaces d'espoir, de jeux, je vois des choses qui émergent. Je vois de l'amour, je vois de l'envie d'autre chose, d'autre monde. Donc ça, ça me fait aller bien. Et puis, j'essaie de ne pas culpabiliser trop aussi. Parce que justement, dans toute cette quête qui est la mienne de conscience d'écologie, j'ai un moment, j'étais tout le temps en souffrance. Je dis oui, mais si je fais ça... Je dis OK, maintenant, on fait les choses du mieux qu'on peut. Et c'est déjà pas mal.
- Speaker #0
Est-ce que c'est important pour toi de voir la vie du bon côté, d'être toujours enthousiaste et d'avoir de l'espoir ?
- Speaker #1
C'est essentiel parce que déjà, dans tous les métiers que je pratique, le point commun, c'est la joie. Et c'est la transmission de la joie, la transmission de la fête. Presque le sous-titre de ma vie, ça pourrait être un orgasme festif. Donc je voudrais, à chaque fois que les gens me rencontrent, qu'ils passent d'un espace qui est le leur, de leur quotidien, qu'ils passent un moment avec moi et qu'ils se sentent un tout petit peu plus légers. La philosophie de la joie,
- Speaker #0
c'est que c'est une vraie philosophie dans la vie. Bien sûr, évidemment. Une routine même pour certaines personnes. Il y a un très bel auteur qui parle de la joie, c'est Frédéric Lenoir, que j'aime beaucoup.
- Speaker #1
Oui, j'aime bien Frédéric Lenoir, je l'ai rencontré plusieurs fois. C'est vrai ? Oui, et puis je suis passionné de Jung. Il est aussi passionné par Carl Jung, qui est pour moi l'un des penseurs de la psyché humaine le plus pointu qui ait jamais existé. Donc j'ai été faire des conférences autour de Jung, où je l'ai croisé en effet, et c'est un grand spécialiste et très fin.
- Speaker #0
Je sens que cette conversation va être très... de haut vol. En tout cas, ça me fait très plaisir. C'est une émission qui est imaginée par WWF France, une association qu'on affectionne tout particulièrement. C'est le Petit Panda. Est-ce que ton imaginaire t'a croisé ce Petit Panda de WWF ?
- Speaker #1
Je l'ai croisé un paquet de fois. Je le croise tous les jours sur les réseaux parce que je regarde beaucoup, beaucoup le travail qu'ils font. Je l'ai croisé. En fait, pendant un moment, ils étaient très présents dans les lieux de transport et les lieux de voyage. Ils avaient des grandes boules partout dans les aéroports et tout. Moi qui ai passé ma vie sur la route à cause de mes tournées. Je voyais tout le temps les boules WWF avec les billets de tout le monde entier qu'il fallait remplir. Et puis, il y a évidemment un de mes engagements au quotidien, c'est envers le vivant. Donc, je ne peux pas ne pas connaître le travail de la
- Speaker #0
WWF. Eric Antoine, tu es un homme de scène, tu es un performeur. Moi, ce qui m'intéresse, c'est ton rapport à l'écologie. Il faut toujours, à mon avis, remonter à l'enfance. C'est quoi ton premier souvenir de nature ?
- Speaker #1
J'ai la chance d'avoir été élevé, en tout cas en partie, dans mon enfance à Chamonix. au milieu de ces montagnes donc c'est de la haute montagne c'est un lieu qui est dangereux aussi bien en hiver qu'en été donc des grandes randonnées mais j'avais un grand-père qui était chasseur alpin j'avais une mère qui était en équipe olympique de ski en Italie j'avais une cousine qui était prof de ski qui emmenait les gens en hélico dans des hors-pistes c'était pas possible donc on avait un rapport quand même à la nature très puissant avec une nature qui est une nature à respecter et une nature dangereuse aussi et puis ce qui est Merci. dur pour moi à Chamonix, c'est que je vois, j'ai bientôt 50 ans, je vois sur le temps de ma vie, à quel point la nature a changé. À quel point le glacier du Mont Blanc, la mer de glace ont disparu, ont été divisées par 10 quasiment. À quel point la faune et la flore se sont appauvries. À quel point l'air est devenu une catastrophe. À quel point finalement l'homme a vraiment détruit l'habitat. Et là, c'est une vallée. Donc c'est extrêmement intéressant à voir parce que c'est une vallée, c'est fermé. Et on voit dans cette espèce de biosphère un biotope complet. Et dans ce biotope, on voit vraiment la dégradation du vivant.
- Speaker #0
Concrètement, tu y retournes à Chamonix, dans cette région. Et qu'est-ce que tu vois vraiment changer ?
- Speaker #1
Quand j'étais gamin, je pouvais passer des ouches au début du glacier du Mont-Blanc, on pouvait aller à pied. Là, c'est quasiment impossible, c'est-à-dire que c'est à des kilomètres. Tu vois la mer de glace, en fait, tu as de la montagne, donc c'est dans des falaises comme ça, tu montais par un petit tchouk-tchouk et t'arrivais là-haut, tu faisais deux pas, t'étais sur la mer de glace. Pendant toute ma vie, ils ont construit des escaliers. à cause de la fonte pour descendre. Maintenant, ils ont construit un ascenseur, tellement il y avait d'escaliers. Les gens ne pouvaient plus descendre en escalier tellement il y en avait le long de la paroi. C'est pour te dire à quel point tu vois les choses disparaître. Par exemple, on a vu qu'au moment où il y a eu un incendie dans le tunnel du Mont-Blanc, et le jour où il y a eu l'incendie, le tunnel a été fermé pendant un temps assez long. Je ne pourrais pas te dire exactement, mais je pense presque deux ans, quelque chose comme ça. Tout s'est mis à vivre. C'est-à-dire le fait de réduire la circulation de camions, la circulation autoroutière dans la vallée, tout s'est mis à vivre. Donc on voit qu'il y a vraiment un impact de l'humain sur cet espace qui est incroyable.
- Speaker #0
Et quelle place ça a donné dans ta vie, dans ta vie d'adulte après, quand t'as grandi ? Est-ce que l'écologie, le rapport à la nature a été présent dans la manière dont tu vis aujourd'hui ? Je sais que t'es végane, on va en parler, mais... Quel est l'impact de l'écologie dans ta vie ?
- Speaker #1
Je pense que le plus grand impact, c'est celui que tu viens de citer, c'est-à-dire c'est le choix profond de ne plus exploiter le vivant. De dire pourquoi est-ce que ma joie passerait par le vivant ? Parce que c'est ça, c'est bouffer de la viande, bouffer des animaux, c'est rien d'autre que des cadavres d'animaux, c'est tout. C'est des organes et des cadavres d'animaux que tu te fous dans le bidon. Ben, est-ce que je peux faire autrement que comme ça ? Je me rends compte que oui, ça fait presque 10 ans que je suis végétarien, 7-8 ans que je suis vegan. Et je n'ai jamais été aussi heureux, aligné, bien mangé, léger, endurant alors que je prends de l'âge. Donc j'ai vu l'impact en termes de santé. J'ai pris des décisions, au début c'était vraiment une décision écologique. C'est-à-dire que j'ai découvert qu'en fait il y avait 8 fois plus de champs pour les bêtes que pour les humains. Mais je ne comprends pas le principe. Si on arrive à nourrir 100 milliards de bêtes tous les jours, on n'arrive pas à nourrir 9 milliards d'humains. Et en fait, si on divisait ne serait-ce que par deux notre consommation de viande, c'est juste une consommation, tu la divises par deux, tu récupères l'Inde en entier en forêt. C'est-à-dire que tellement tu réduis les espaces, la déforestation par exemple en Amazonie, qui est faite pour la grande majorité pour du soja, du blé qui va en direction des animaux, c'est 94% pour les animaux, c'est 6% pour les humains. Donc en fait, c'est une aberration en termes d'écologie que de continuer à exploiter les animaux. Et puis en dehors de ça, il y a trois sujets. Il y a le sujet de santé. Bon, là, ça y est, l'OMS a sorti depuis quelques années des études hallucinantes. Par exemple, on sait que le jambon, cancérigène numéro 1, cancérigène stade 1, au même niveau que la cigarette. Pourquoi on fait ça ? Le jambon ? Le jambon, le jambon. Et la viande rouge, les études commencent à sortir, on voit que c'est pareil, c'est cancérigène entre stade 1 et stade 2. C'est donc aussi une catastrophe.
- Speaker #0
Mais quoi, il ne faudrait plus du tout en manger ?
- Speaker #1
Oui, il faudrait vraiment ne plus en manger. Et puis après, tu as un sujet de santé. T'as un sujet écologique et puis t'as un sujet d'empathie. Ici, je sais que la WWF est plutôt tournée vers le monde sauvage. Alors, c'est pareil, le monde sauvage, on le sait, c'est une catastrophe. Le temps de ma vie, c'est à peu près 74% de toutes les... espèces sauvages qui ont disparu en 40 ans. T'imagines ? 74%. C'est hallucinant. Et pourquoi ? Pour mettre des espèces qui sont des espèces domestiques, c'est-à-dire la vache, le cochon, etc., les chèvres, les moutons et tout, pour... pour faire de l'espace pour ces autres espèces. Et donc c'est une aberration, c'est une aberration du vivant, et ces espèces qui sont des espèces qui sont mâles. C'est-à-dire que c'est des espèces exploitées, c'est des espèces violentées. On fait une différence entre le veau et la vache, on fait une différence, mais toutes ces espèces sont tuées au tout début de leur vie. Elles vivent maximum 10% de leur vie, même ce que tu appelles un animal adulte vit 10% de ce qu'il doit vivre. Et puis c'est que de la violence, c'est des enfermements, c'est des univers carcéraux. Merci. C'est des vols d'enfants. Tu voles le veau à une vache, et puis après, tu lui voles le lait, qui est fait pour le veau que tu lui as volé. Et puis, tu lui as réinsimilé artificiellement, et c'est un viol. Et puis après, tu continues. En fait, il n'y a pas un seul endroit où ça va bien. Et en plus, ce qui est terrible, c'est que les humains qui font ça sont mal. C'est-à-dire que les éleveurs, c'est une des populations les plus violentées qu'il soit. C'est une population qui est obligée d'utiliser des engrais qui les tuent, eux-mêmes. Donc on voit les explosions de cancers, de mauvaise santé chez les agriculteurs. C'est des gens qui sont obligés d'exploiter leurs animaux comme ils ne le faisaient pas. Moi, mon grand-père était agriculteur et éleveur. Il avait... 12 vaches, ils vivaient complètement. Là, si t'as pas 200 têtes, tu peux pas vivre. C'est un modèle qu'on leur a imposé. Par exemple, l'école agricole, mon grand-père me disait qu'ils se foutaient d'eux, enfin mon arrière-grand-père me disait que les écoles se foutaient d'eux parce qu'ils donnaient des prénoms à leurs vaches. T'avais la Noireaule, la Marguerite, et puis certaines d'entre elles qui restaient avec eux toute leur vie, parce que c'est des gens qu'ils aimaient. les animaux et qui étaient dans un rapport à la nature, un rapport à la terre, un rapport aux animaux, qui était un bon rapport, un beau rapport. Ils étaient heureux, ils étaient en équilibre. Je ne dis pas que tout était mieux avant, c'est une connerie. Tout n'était pas mieux avant. Beaucoup de choses sont beaucoup mieux aujourd'hui.
- Speaker #0
Tu as l'air très intensément investi par le sujet et c'est génial parce que du coup, on est au bon endroit, donc c'est trop bien. C'était quoi le déclic qui a fait que tu es passé vegan ? D'abord végétarien et ensuite vegan à 100%.
- Speaker #1
En fait, le Déclic, c'est un premier documentaire. Là, je vois des documentaires produits par la WWF au cœur de la jungle. C'est vraiment, je trouve que c'est vraiment chouette parce que ça te permet de regarder les choses dans une réalité. Par exemple, là, les mots que je te donne, les chiffres que je te donne, finalement, on voit très bien que les gens ne changent pas de comportement avec des chiffres. Ça ne leur parle pas. Je trouve que le doc, c'est la porte d'entrée. Et moi, le doc qui a été très puissant pour moi, c'est un doc qui s'appelle Cospiracy. qui a été produit il y a un moment déjà, qui est assez génial, et qui montre... Donc c'est un jeu de mots entre la conspiration et les cows, qui veut dire vaches en anglais, et donc la conspiration autour des vaches, et comment tout ce système fonctionne, qui sont les sociétés derrière, qui sont les milliardaires. Et puis finalement ce qui est fou, c'est que tu as des incroîtances, alors là ça va faire un peu conspirationniste, mais tu as vraiment des gens, tu as les milliards qui sont entre les entreprises pharmaceutiques qui nous soignent, après nous avoir donné de la bouffe de merde, après avoir tué le sol, donc en fait c'est que des boîtes. qui font des milliards sur ça, sur un mode de fonctionnement. Et puis, ça, ça a été très fort pour moi, parce que quand j'ai vu ça, je me suis dit, mais je ne peux pas continuer à bouffer de la viande. Et j'adorais le poisson. Donc, je mangeais énormément de poisson. Pendant longtemps, j'ai mangé beaucoup de poisson. Puis, un peu plus tard, j'ai vu un autre documentaire qui s'appelait... C'est un peu le CISPIRACI. CISPIRACI. Et j'ai dit, ben non, je ne peux pas continuer à bouffer du poisson. La mer est encore plus un poumon, l'océan est encore plus le poumon de la terre que la terre. Elle produit encore plus d'oxygène que la forêt amazonienne. Donc non, je ne peux pas continuer à faire ça en toute conscience. Et puis après, je dis bon, ok, mais alors les œufs, le lait, enfin je ne tue personne. Et puis si, je me rends compte que les œufs... Le broyage de poussins, le lait, évidemment l'exploitation des vaches, les veaux qui sont retirés, etc. Donc en fait, au fur et à mesure que je me suis intéressé au sujet, je suis tombé sur des réalités qui m'ont fait changer le comportement.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu penses de la méfiance, voire la défiance que les gens peuvent avoir sur les personnes véganes ? Je trouve qu'il y a beaucoup de violence envers les personnes qui sont véganes. Moi, personnellement, je ne suis pas végane, mais par contre, je respecte absolument les gens qui font ce pas-là. que je les encourage, ils sont géniaux et ils m'inspirent même à baisser ma consommation de viande, etc. Mais je trouve qu'il y a un problème de violence.
- Speaker #1
En fait, si tu veux, quand tu es face à une réalité et que tu te la prends dans la face, c'est violent. Quand on te dit une vérité, c'est violent. Et quand, en plus, tu sais que maintenant, avoir de la viande dans ton assiette, c'est pas une nécessité, c'est un choix que tu fais. C'est violent pour les gens. Donc, ça leur est... En plus, toute leur vie, on les a éduqués autrement. Gamins, on leur dit, et surtout chez les masculinistes, etc., on leur dit la viande, c'est la force, la viande, c'est le muscle, etc. Donc, tous les jours, c'est un dogme, et ils sont embrigadés comme ça dans une... Et donc, le jour où tu découvres qu'en fait, cette réalité n'est pas... est une illusion. Alors moi, mon premier métier, c'est quand même illusionniste. Je suis quand même un escroc à la base. Donc c'est quand même de créer de l'illusion. Une de mes passions, c'est d'essayer de sortir des dogmes, de sortir d'une règle qu'on t'a imposée et de comprendre pourquoi il y a cette règle. Est-ce que cette règle a fait sens ou est-ce que cette règle, non, elle est... juste posée, elle a des intérêts qui sont autres que des intérêts profonds d'humanité, d'amour, de liberté, d'empathie. Est-ce que c'est une règle qui est en dehors de ce champ-là ? Et donc, dès le moment où je découvre une règle qui est en dehors de ce champ-là, j'essaye de changer de règle. Et ça, c'est très violent. Parce que quand, gamin, on t'éduque, on te dresse à ça, il n'y a rien de plus difficile que de désapprendre et d'apprendre quelque chose de nouveau. C'est beaucoup plus facile d'apprendre. On serait à l'école, On te dirait, bon ben, oui, nous sommes des omnivores. C'est vrai que nous sommes physiquement, biologiquement, nous sommes des omnivores. Nous pouvons intégrer des matières animales et des matières végétales dans nos... Notre corps est transformé en énergie. C'est une réalité biologique. Sauf que dans la réalité biologique qui est la nôtre, par exemple tous les herbivores ont des intestins très très longs, parce que c'est des intestins de digestion long. Tous les carnivores ont des intestins très courts. Le lion, tous les félins ont des intestins très courts, parce que la viande est agressive et très acide. Et donc, pour ne pas développer de cancer, justement, pour ne pas développer les problèmes de colon et tout ça, que les humains meurent, qui est la première cause de mortalité quand même, il ne faut pas justement trop en manger. D'ailleurs, tous les cancérologues vous diront, oui, mais la viande, c'est vraiment déconseillé. Par exemple, les carnivores, tous les fénins, tu verras que tous les carnivores, purs carnivores, les animaux carnivores, ont tous des mâchoires qui vont de haut en bas. Ils ne ruminent pas. Les vaches ruminent, elles ont des mâchoires. C'est pour ça qu'ils ont des dents plates, quasiment que des molaires, qui font que... ils peuvent ruminer, d'ailleurs, régurgiter et ruminer, et les carnivores, eux, traînent comme ça, ils ont des dents extrêmement pointues, extrêmement tranchantes, ils arrachent, ils avalent. Nous, on a la mandibule d'un herbivore. Les herbivores, les mammifères herbivores, sont les plus costauds du monde. Tu vois les masquilles qui disent tous les jours il faut faire du muscle, il faut faire de la viande. Regarde un éléphant, regarde un hippopotame, regarde un rhinocéros. Je fais 2 mètres et 120 kilos.
- Speaker #0
T'es quand même un sacré gaillard. Bien fort, etc. Je suis costaud.
- Speaker #1
Je manque de rien. Pour te dire à quel point il y a... Tout ça, c'est de l'éducation. Ce ne sont que des dogmes. Jour après jour, on t'explique que... Et moi, j'essaie de me poser la question. Est-ce que ce qu'on m'explique est vrai ou faux ? Est-ce qu'en tant qu'illusionniste, en tant que créateur d'illusions, est-ce que c'est vrai ou faux ? Et vraiment, pour être simple, il y a trois angles. C'est l'angle de la santé, l'angle de l'écologie et l'angle de l'empathie au niveau du vivant. Et ces trois angles-là, il n'y a pas un seul endroit dans ces trois angles où la réponse pour la viande ou pour la consommation de viande est bonne. Ça n'existe pas. C'est là où pour moi il y a quelque chose qui se joue aujourd'hui et j'ai l'impression que ça fait tâche d'huile, que ça grandit. Et pour revenir à ta première question, pourquoi est-ce que ça crée cette violence chez les gens ? Parce que c'est très difficile de se prendre une réalité dans la face qui bouleverse ton quotidien.
- Speaker #0
Mais justement, tu parles d'éducation. Toi, tu as des enfants. Comment on élève des enfants en leur transmettant justement cette passion pour le vivant et pour le véganisme aussi ? Est-ce que tu leur demandes d'être végane à tes enfants ?
- Speaker #1
Avec moi, alors ils sont à moitié chez leur maman, à moitié avec moi. Déjà, ils ont le choix. Il n'y a pas de choses qui sont imposées. Parce que si je leur impose... Je sais que ce n'est pas leur choix, donc le chemin n'est pas fait, et donc ça ne s'ancre pas. Il faut que ça soit quelque chose qui soit profond. Je pense que quand ils sont avec moi, ils font aussi le choix du véganisme pour me faire plaisir. Je crois qu'ils ont un amour, un respect pour moi, ils me disent « Papa, je ne vais pas mettre du jambon sur ma pizza parce que je sais que ça te fait de la peine. »
- Speaker #0
Adorable.
- Speaker #1
Mais je crois qu'au fur et à mesure des discours, des dialogues qu'on peut avoir comme on a... Tous les deux aujourd'hui, ils switchent petit à petit, ils prennent conscience. Mais je ne veux pas que ce soit quelque chose qui leur soit imposé. Moi, je ne l'ai pas été vegan pendant 40 ans, donc je ne vais pas leur dire, les gars, c'est obligé, c'est comme ça. Non, c'est votre choix, c'est votre cheminement, vous avez d'autres pressions au quotidien, vos copains, vos ceci, vos cela, la vie sociale, le monde. Moi, je t'avoue que je sais que, par exemple, ce choix de véganisme est un choix très impopulaire. Ce qui est une catastrophe pour l'animateur populaire que je suis. Si j'étais dans la course à la popularité, jamais je dirais que je suis végane. Parce que c'est extrêmement impopulaire. C'est... Tu ne peux pas savoir...
- Speaker #0
C'est horrible, ça, qu'on ne puisse pas assumer qui on est sur des pans de notre personnalité qui sont quand même très humains.
- Speaker #1
C'est comme ça, mais en même temps, qu'est-ce que tu veux ? Par exemple, à la télévision... J'ai fait les premières émissions véganes, c'est-à-dire que le Juste Prix, qui est quand même une émission de consommation, où tu avais justement des cadavres d'animaux partout, d'exploitation, des produits de beauté, des sièges auto, tout en peau d'animal et tout. J'ai dit, moi, il est hors de question qu'il y ait une seule exploitation dans tous les produits qui sont proposés. Ils ont dit mais t'es fou. J'ai dit c'est comme ça ou c'est pas moi qui l'anime ?
- Speaker #0
Oh, ah ouais !
- Speaker #1
Et ils m'ont dit ok. J'ai dit il est hors des questions qu'il y ait une nana en jupe courte, en décolleté, et qu'on fasse de la réification du féminin. On ne réifie ni les animaux, ni les femmes, ni les humains, ni personne. Et ils me disent oui mais Eric quand même, on peut mettre... Non.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Bah justement j'allais te poser la question, toi qui es homme de scène mais animateur télé, producteur, etc. Tu fais énormément de choses. Justement comment tu intègres ça ? dans ton métier ? Qu'est-ce que tu économises sur des tournages ou sur scènes ? Comment ça se passe ?
- Speaker #1
Dans les cantines, il y a beaucoup de gens. Dans les productions sur lesquelles je suis, on peut être une centaine tous les jours. Par exemple, sur Traître, on est 120. Sur La Roue de la Fortune, on est 70. Il y a toujours un choix végétarien, un choix végan. Et j'ai un chef...
- Speaker #0
Stylé. ...
- Speaker #1
qui est génial. C'est génial, et je le fais goûter. Et en fait, c'est par le plaisir. Je pense que ce qui est chouette, c'est la joie. C'est la joie de partager un truc. Je dis, goûtez ça. Oh, c'est une tuerie ! Vas-y, tu peux nous le refaire demain. Ouais, on le refait demain. Et au lieu de se dire, bon, les gars, on peut éviter de buter des animaux, vous savez que c'est mieux pour la planète et tout ça, ben non, juste on a appris, on a partagé un truc qui était chouette. Et je me dis, ça, ça c'est... Et puis, ce que je te disais il y a quelques instants, par contre, parfois, j'ai des convictions sur lesquelles je ne transige pas avec des productions et je leur dis c'est comme ça et pas autrement. Si c'est pas comme ça, ce sera sans moi. C'est pas grave. Il y a d'autres personnes qui peuvent le faire.
- Speaker #0
Et t'as déjà refusé des trucs et tout ? Tu les as pas faits ?
- Speaker #1
Ah ouais,
- Speaker #0
énorme Ah ouais t'es un mec vraiment plein de convictions C'est génial
- Speaker #1
C'est à dire que sinon je peux pas me lever le matin Je peux pas me regarder dans le miroir, je peux pas sourire aux gens Je peux pas être heureux D'être en vie Je peux pas être Reconnaissant De vivre cette vie Si je sais que je trouve que je suis pas à la hauteur des réalités que j'ai découvertes au fur et à mesure de cette aventure qu'est la vie.
- Speaker #0
J'adore cette phrase. Justement, tu parles de la joie. C'est un truc qui revient à beaucoup dans cette conversation. Nous, avec WWF France, on aime bien parler des bonnes nouvelles, des choses sympathiques. Ça, c'est cool ! Mais aussi, on adore quand il y a des animaux qui réapparaissent, notamment le rhinocéros indien. C'est un animal qui était au bord de l'extinction. évidemment hyper braconnée. Je crois que la corne de rhinocéros, on peut la vendre jusqu'à 500 000 euros. C'est terrifiant. D'ailleurs, que ça vale ce prix-là. Donc les rhinocéros, effectivement, mouraient en XXe siècle. Il y en avait à peu près 2 000 dans le monde et c'est descendu jusqu'à une centaine d'individus. Et donc, voilà, WWF, en 2005, a lancé un programme de réintroduction de l'espèce en Inde et aujourd'hui, ça a doublé, leur population a doublé, donc ça... J'arrête pas de regarder ce panda là, mais j'ai l'impression que c'est le biais du fait des choses. Mais merci beaucoup. C'est des actions comme ça qui font plaisir à entendre et qu'il faut partager, je pense.
- Speaker #1
Il y a un truc qui me parle très fort dans ce que tu dis, c'est qu'on entend quand même le point commun de toutes ces disparitions, de toutes ces violences, c'est l'exploitation. C'est avant tout l'idée que la Terre appartienne à des gens qui n'y vivent pas, mais qui vont l'exploiter pour gagner de l'argent. au détriment des animaux, du vivant, des plantes, des humains qui y vivent déjà. Donc il y a vraiment, pour moi, le cœur de tout ce qu'on dit, c'est de se dire, mais attends, pourquoi est-ce qu'il y aurait quelqu'un qui serait supérieur à l'autre ? Pourquoi ? D'où vient ça à ce moment-là ? Et pour moi, il y a quelque chose qui est très puissant, c'est un outil que j'utilise de temps en temps, qui s'appelle les cartes de la conscience. Et en fait, quand on est enfant, il n'y a qu'une seule conscience, c'est l'égocentrisme. C'est-à-dire un bébé, c'est un nombril, c'est un ventre, il a soif, il a faim, il chiale, il n'en a rien à foutre que ses parents n'aient pas dormi pendant trois nuits, et il n'y a qu'une seule conscience, c'est son égocentrisme, donc il n'y a qu'un seul intérêt, c'est le tien. Après, il y a une conscience qui grandit un petit peu, donc c'est quand même des cercles concentriques, c'est l'ethnocentrisme, c'est celui de ta tribu, ta mère, ton père, ton frère, ta sœur, et ceux-là sont plus importants que tout le reste. Et t'es prêt à beaucoup, voire au pire, pour protéger ceux-là. Et ça, ça donne toutes les guerres, toutes les violences. Et souvent, cet ethnocentrisme, il est autour d'un individu qui est le mâle blanc, quadra, hétéro. J'en ai un devant moi, c'est parfait. Voilà. Et celui-là, c'est souvent celui qui se croit supérieur et qui veut défendre à tout prix son précaré parce qu'il a été maître du monde pendant très longtemps. Au détriment de toutes les autres races, de toutes les autres couleurs de peau, des femmes, des enfants, etc. Et il a exploité de la terre et du vivant. Après, et donc cette conscience-là, tu reconnaîtras qu'il y a encore beaucoup de gens qui sont dans cette conscience-là, énormément. Après, il y a un cercle plus grand, c'est l'humanocentrisme. L'humanocentrisme, c'est déjà de se dire que tous les humains, quels qu'ils soient, que tu sois handicapé, que tu sois un enfant, quelle que soit la couleur de ta peau, quelle que soit ta langue, ont la même valeur. Que ce soit ta sexualité, quelque chose. Et ça déjà, il y a très très peu de personnes qui sont là-dedans. Et d'ailleurs, nos politiques, quand ils vont faire un grand discours dans une ONG, ils vont à l'UNESCO, ils font un discours humaniste, et puis ils reviennent dans leur pays et ils font un discours ethnocentré, la frontière, le machin, qui est aussi quelque part un dogme et une illusion. Et puis encore plus grand, il y a le mondocentrisme. C'est-à-dire que le vivant a une valeur. Et que pourquoi l'humain aurait une valeur supérieure à tout le reste du vivant ? Et juste ça, de se dire, mais attends, pourquoi j'aurais plus de valeur que ces animaux ? Si on me lâche dans une forêt pendant deux semaines, à mon avis, la poule a plus de chances de survivre que moi. Et c'est dû à une notion, c'est le capacitisme. C'est-à-dire, oui, mais l'humain sait faire des trucs que les autres ne savent pas faire. On se prend pour qui ? Oui, et puis, pourquoi est-ce qu'on donne de la valeur aux gens, aux êtres, en fonction de ce qu'ils peuvent faire ou pas faire ? Est-ce que l'être n'est pas pas tout aussi important que le faire. En fait, il y a l'être, l'avoir, le faire, si tu veux. L'avoir est plus important pour certains, le faire est plus important pour d'autres, l'être est plus important pour d'autres. Il y a un moment, sur ce mondo centriste, se dire, mais pourquoi ? Pourquoi est-ce que je me vis au sommet de cette pyramide et les autres sont à mon service ? Et le monde est à mon service. Il y a derrière quelque chose, je crois, de l'ordre de la peur aussi. C'est-à-dire le fait de se dire, oui, mais attends, si je laisse rentrer les immigrés, ils vont prendre mon truc à moi. En fait, on ne se rend pas compte à quel point cette planète est richissime et qu'elle est juste mal organisée. Que juste une meilleure organisation... Je te le dis, il y a huit fois plus de champs pour les bêtes que pour les humains. C'est une aberration. Juste tu changes ça. tu donnes à manger à tout le monde. Et puis après, il y a une conscience qui est quasiment plus spirituelle, qui est ésotérique, c'est le cosmocentrisme. C'est-à-dire sortir même de la notion du vivant de la planète Terre, mais de se vivre comme une partie d'un univers infini. Alors là, évidemment, c'est très difficile, parce que ça sous-entend... de se rendre compte qu'on n'est rien. Et en même temps, tout. C'est ça qui est beau. C'est ce vivant, cet essentiel. Il y a quelque chose d'absolument magique dans le vivant. Le fait qu'on puisse discuter, qu'on puisse échanger, les questions, ton parcours, ta vie, tous tes combats et tout, les miens. Et le fait qu'on s'enrichisse l'un l'autre, c'est complètement magique. Et en même temps, par rapport à l'univers, c'est tout.
- Speaker #0
En fait, il faut que tu sois gourou. J'ai compris. Je ne sais pas, là je suis captivée. Non mais c'est vrai, en fait, tu es très investi par le sujet et ça fait super plaisir. Parce que moi, ce qui m'intéresse, c'est ton côté aussi magicien. Les magiciens, souvent, dans l'imaginaire collectif, ils utilisent aussi beaucoup d'animaux dans leurs tours, sur scène, etc. Bon, toi, j'imagine que ce n'est pas quelque chose que tu fais aujourd'hui, mais est-ce que tu l'as fait et quel a été ton déclic par rapport à ça ?
- Speaker #1
Le déclic, c'est 30 millions d'amis. qui m'a attaqué une charge très forte il y a une bonne dizaine d'années. J'étais sur scène et il y avait une petite fille qui rêvait d'avoir un chat. Et je fais rentrer un tigre sur scène et je lui dis « voilà ton chat » . Et je lui dis « non, non, t'en fais pas » . Et je transforme le tigre en chat et je donne le chat à la petite fille. Et là, je me suis pris une charge il y a dix ans de ça. « Mais on ne peut pas faire ça, pourquoi vous exploitez des animaux pour faire du spectacle et tout ça ? » Moi, je travaillais avec un gars. qui élève ces félins en forêt de Sologne. Donc c'était quelqu'un en qui j'avais une vraie confiance, que j'allais voir les animaux. Enfin, c'est pas un zoo, quoi. C'est vraiment... Il y a des zoos plus ou moins bons, mais... Vraiment, c'était des animaux en semi-liberté. Et je trouvais que le mot semi-liberté, c'était chouette. Puis maintenant, j'entends semi-prison quand j'entends semi-liberté. Et le jour où ils m'ont dit ça, je me suis dit, mais ils ont raison, en vrai. Alors que, quand j'étais gamin, j'ai vu un magicien faire apparaître une colombe. Moi, pendant un moment, je travaillais des colombes, donc j'avais des volières, j'avais des colombes. Et puis, j'ai découvert les techniques de magie. Et dans les techniques de magie pour des apparitions de colombes rapides, t'as des magiciens, ils mettent des laisses sur les oiseaux, et pire, t'en as qui cousent des fils de couture dans la peau de la colombe pour leur mettre une boucle. pour que ça sorte à toute vitesse et qu'il n'y ait pas de tissu, etc. Et moi, j'utilisais ce qu'on appelle la « friendly magic » , c'est-à-dire que je mettais la colombe dans une poche, puis je la mettais dans ma poche, et donc c'est sur la poche qu'il y avait la tension, et je sortais la poche et je sortais la colombe de la poche. Donc j'étais dans une éthique qui me semblait bonne. Mais ce qui est terrible, c'est que quand on a une conviction, on se permet d'être violent par rapport aux gens qui n'ont pas compris cette conviction. Mais pardon, mais... C'est ce que j'essaye de ne pas faire. J'essaye juste de vous dire, voilà où j'en suis. Tu me poses la question, je te dis où j'en suis. Mais ce n'est pas parce que moi j'en suis là et que quelqu'un en est ailleurs que je vais aller violent avec l'autre personne. Je dis, t'en es où toi ? C'est ça qui m'intéresse. C'est son parcours, c'est sa question, c'est sa conscience. Et puis c'est ce que lui a compris que je n'ai pas encore compris.
- Speaker #0
Je vais donner des petits fun facts sur des animaux. Et tu vas me dire, je vais donner à chaque fois trois réponses et tu vas choisir la bonne, celle qui te semble être la bonne. Qu'est-ce que n'ont pas les girafes ? Première chose, de sensibilité à la chaleur. Deuxième chose, de jambes. Troisième chose, de cordes vocales.
- Speaker #1
Je crois qu'elles n'ont pas de cordes vocales.
- Speaker #0
Très juste. Tu es très fort.
- Speaker #1
Tu es très très fort. Je sais pas si je suis très fort, mais je crois qu'elles n'ont pas de cordes vocales. Très très fort.
- Speaker #0
Si on mange la tête de certaines crevettes, qu'est-ce qu'on mange avec ? Leur petit. Leur sexe, leur cœur.
- Speaker #1
Les trois sont horribles.
- Speaker #0
T'as son temps,
- Speaker #1
mange pas. J'en ai aucun, ah non, depuis très longtemps. Ça serait drôle que ce soit leur sexe, parce que ça serait plus... Ma préférée, mais malheureusement je pense que c'est leur petit.
- Speaker #0
Non en vrai moi j'aurais préféré que ce soit leur sexe, mais c'est leur cœur. On mange leur cœur, les pauvres crevettes.
- Speaker #1
De toute façon quand on les bouffe, on bouffe tout. Bien sûr. De toute façon, mortel.
- Speaker #0
Pourquoi les pandas font le poirier ?
- Speaker #1
C'est tellement ludique les pandas.
- Speaker #0
C'est adorable les pandas, voilà. Pour irriguer leur cerveau, pour uriner, ou parce que c'est des mecs libres qui se moquent des cantiratons.
- Speaker #1
J'aimerais que ce soit la dernière, parce que je sais qu'ils en ont rien à foutre de rien. Je pense que c'est pour irriguer, je pense, non ?
- Speaker #0
C'est pour uriner. Les pandas, ils font le poirier pour uriner.
- Speaker #1
Donc ils se font pipi dessus ?
- Speaker #0
Ouais, c'est un peu leur délire. Non, ils font ça pour marquer plus largement leur territoire, et ils font ça... Environ 40 fois par jour.
- Speaker #1
Bah, chacun son trip.
- Speaker #0
Ils marquent leur territoire comme ça.
- Speaker #1
Je les respecte dans leur liberté. Allez les pandas !
- Speaker #0
Comment les bisons font pour choisir une direction ? Ils suivent le mâle dominant. Ils se repèrent à l'humidité dans l'air. Ou ils votent.
- Speaker #1
Ah Ça serait tellement génial que la troisième soit vraie. C'est le mal, j'imagine, non ?
- Speaker #0
Alors figure-toi qu'ils votent. Ils se mettent tous d'accord. Chacun se tourne dans la direction où ils veulent aller et c'est le plus grand nombre qui l'emporte. Donc il y a un truc de communauté. Ah,
- Speaker #1
pas mal. Donc c'est la majorité.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Ils sont même plus démocratiques que nous, tu vois.
- Speaker #1
Ouais, je te confirme. C'est pas mal. Parce que moi, j'ai pas la folie.
- Speaker #0
Et pour conclure cette émission, d'ailleurs merci pour cette conversation hyper enrichissante. Je te découvre là et je découvre quelqu'un de très intéressant, j'aime beaucoup. Belle rencontre. J'aimerais que tu prennes ce Tokiwalki qui est juste ici. Et que tu laisses un message à l'humanité. Tu es le dernier humain sur Terre. Ça y est, voilà, ça fait 33 minutes qu'on est là ensemble. Il n'y a plus d'humains sur la planète. Tu laisses un dernier message pour l'humanité, pour la prochaine espèce.
- Speaker #1
Pour la prochaine espèce ?
- Speaker #0
Pour les extraterrestres qui vont venir. Découvrir ce message, qu'est-ce que tu dirais au nom de l'humanité ?
- Speaker #1
Au nom de l'humanité...
- Speaker #0
Merci beaucoup. Éric Antoine, t'es au top. Je t'adore. Merci, merci. T'es très sympa, vraiment. Merci, merci à toi.
- Speaker #1
Toi aussi. Il en faut un pour reconnaître un autre. On ne peut reconnaître que les qualités qui nous appartiennent.
- Speaker #0
Tout à fait. Qu'est-ce qu'on fait ? On se casse. Non, mais qu'est-ce qu'on regarde avec Éric Antoine ? La roue de la fortune.
- Speaker #1
La roue de la fortune, incroyable talent, les traîtres, et mon one man qui va revenir bientôt, les 20 ans de 7.
- Speaker #0
Ça bosse, hein ?
- Speaker #1
Oui, ça bosse, ça bosse. Très fort.
- Speaker #0
Merci beaucoup, Éric-Antoine. Salut, à bientôt.
- Speaker #1
À bientôt, salut. Salut, les amis.