Speaker #0Bonjour, bonsoir, bonne nuit. Bienvenue dans ce nouvel épisode de cet été, le podcast qui vous accompagne tout l'été. On poursuit cette saga estivale avec aujourd'hui 7 films ayant remporté le César du meilleur film. Lentement, des femmes investissent la salle de bal, suivent les hommes tous ensemble. Puis au fil de la musique, l'histoire de France défile. Les époques se succèdent, toujours dans le même lieu, jusqu'à l'époque contemporaine. De 1936 à l'avènement du Front Populaire, à la libération et mai 68 jusqu'aux années 80, sur fond de jazz, de rock et de disco, c'est tout un point de l'histoire qui nous est présenté ici, sans jamais qu'aucune parole ne soit prononcée. C'est le résumé du bal d'Ettorescola, 16 heures du meilleur film en 1984. Un casting franco-italien dont je ne connais aucun nom, mais dont il faut reconnaître le talent, pour arriver à faire comprendre avec autant de facilité ce qui se... passe dans les différentes époques uniquement par le jeu du corps et du visage. Étienne Guichard, Régis Banquet, Francesco De Rosa, Arnaud Le Carpentier, Liliane Deval, Martine Chouin et Marc Berman pour ne citer qu'eux. C'était un peu déroutant au début de se retrouver devant un film de cet acabit. Je ne savais pas avant de le voir que c'était un film muet et ça m'a beaucoup déstabilisé. Je n'aime pas beaucoup les films muets habituellement car je n'aime pas le surjeu que cela demande, mais ici il n'y en a pas. C'est la musique et les chorégraphies qui nous font comprendre les choses. l'histoire et les relations entre les personnages. Les costumes et le placement dans le cadre nous font, eux, comprendre le passé des protagonistes. On devine un homme timide ou au hasard, un homme qui n'a jamais eu honte, quand bien même il aurait dû. Des femmes qui ne sont pas là pour se laisser faire, des femmes qui font avec ce que la situation leur amène, rien de plus. J'aime beaucoup le travail de la reconstitution qui est faite sur les différentes époques. C'est très resserré car on sera toujours dans la même pièce. Et les possibilités sont donc limitées, mais un peu de déco, un éclairage, et tout de suite on sait à quelle époque on se trouve. L'image n'est pas très belle, mais c'est peut-être qu'elle est simplement très datée et que pour 1983 c'est ok. Il me semble quand même qu'on manque de couleur et d'intensité, mais ça me fait penser à la pâte visuelle d'autres films de cette époque, donc c'est sans doute assez cohérent. Je suis contente d'avoir vu ce film vers lequel je n'aurais jamais été si ce n'est pour cet épisode. Le bal dure 1h52 et il est disponible en format physique. Montauban 1944. Le chirurgien Julien Dandieu y mène une vie paisible avec sa femme Clara et leur fille Florence. Cependant, l'invasion allemande ne peut le laisser indifférent. Préférant les savoirs éloignés des tourments de cette guerre, Julien demande à son ami François de les conduire à la campagne où cette famille possède un château. Une semaine plus tard, ne supportant plus l'absence des siens, Julien rejoint sa famille pour découvrir avec effroi que les Allemands ont déjà semé la terreur dans le village. Le vieux fusil de Robert Enrico avec Philippe Noiret, Romy Schneider, Jean Bouize, Joachim Hensen et Robert Hoffman. Je savais que le film était difficile, mais les images qu'il me laisse en tête alors que je l'ai vu il y a plusieurs mois maintenant, je ne m'attendais pas à cela. La cruauté appelle la cruauté, et si on comprend, en tout cas je comprends, que Julien décide de se venger et de faire payer pour ce qui est arrivé à sa famille, on sait aussi que c'est un homme brisé et que jamais il ne s'en remettra. Il ne se remettra pas de ce qui est arrivé à sa famille, à son village, évidemment, mais il ne se remettra jamais non plus de cette violence qui l'a habité pendant ces quelques heures. Ce n'est pas sa vraie nature et l'adrénaline l'a poussé à l'innommable. Il va devoir vivre avec ça pour le reste de sa vie et on voit lors des dernières scènes où il retrouve son ami François, qu'il ne pourra jamais passer au-dessus de ça et que sa vie s'est arrêtée en même temps que celle des autres. J'aime beaucoup la réalisation du film, quand on suit Julien dans les dédales de son château et du village, les coins secrets, les passages. Ça me fait penser à Bruce Willis dans Die Hard. Sauf que John McClane a des raisons de savoir faire tout cela, Julien Dandieu est un médecin et parfois ça m'a un peu sorti du film, même si cela donne des scènes très plaisantes à voir. J'ai un peu de mal avec les anses dont il fait preuve pour mettre ses plans à exécution avec autant de facilité. Philippe Noiret est impeccable dans le rôle, sa prestation est vraiment parfaite, qu'il soit médecin mentant aux allemands, mari aimant, ami fidèle ou à soifet de vengeance, il n'est jamais à côté et le film repose entièrement sur ses épaules sans que ça soit un problème. Le film est disponible un peu partout et c'est un classique du cinéma français que je vous conseille très chaudement. On change radicalement d'ambiance pour ce troisième film. César du meilleur film et César du meilleur premier film, décerné à titre posthume à Cyril Collard, décédé trois jours avant la cérémonie, le 5 mars 1993. Je vous parle tout de suite des Nuits Fauves. Le film, qui se déroule en 1986 à Paris, met en scène le trentenaire Jean, un teint du sida, à la sexualité débridée et consommant de la cocaïne. Bien qu'il suive un traitement contre la maladie, il a de nombreux partenaires sexuels, dont l'adolescente Laura. Lorsqu'il entame des relations avec ses partenaires, et notamment Laura, il ne les informe pas forcément de sa séropositivité. Avec au casting Cyril Collard dans le rôle de Jean, Romane Boranger, Claude Winter, Maria Schneider, Clémentine Scellarié et René-Marc Bigny. C'est une adaptation de l'autobiographie de Cyril Collard qui se s'est malade depuis le début des années 80 et qui, comme le personnage de Jean, collectionne les histoires d'amour et les partenaires. Le rôle sera refusé par Patrick Bruel, Hippolyte Girardot ou encore Jean-Hugues Anglade et c'est le principal intéressé qui se glisse dans son propre rôle en puisant dans ses dernières forces. C'est un film dont j'entends parler depuis longtemps et que je redoutais un peu. J'avais peur d'un côté trop misérabiliste, trop apitoyé sur son sort, mais pas du tout. A l'instar du fauvisme dont se réclame le titre, Jean est un personnage flamboyant, haut en couleur, qui sait ce qu'il veut, ou du moins, il sait ce qu'il ne veut pas. Choisir. Il veut tout, tout le monde, tout le temps. Samy, Laura et les autres, il les veut tous, dans sa vie, dans son lit. Il veut cumuler les projets pros sans jamais s'arrêter. Car s'arrêter, ce serait le début de la fin. J'aime beaucoup l'urgence qui se dégage de ce personnage. Il y a de très jolies images et une très belle lumière à plusieurs endroits du film. Les scènes au petit matin ou dans les rues de Paris, ou encore la scène de fin sur une plage sont vraiment très belles et apportent le contraste annoncé par le titre. Cette opposition entre le sombre et l'ombre de la mort qui plane et les couleurs vives et éclatantes des nuits et fêtes parisiennes. Le personnage de Laura est agaçant, mais terriblement bien écrit. Oui, elle est agaçante comme une ado de 17 ans peut l'être quand elle est amoureuse d'un garçon plus âgé, dont le mode de vie n'a rien de commun avec le sien. Elle veut tout apprendre et découvrir avec lui, avec passion, et la passion souvent ça fait mal et ça ne se passe pas comme prévu. J'aime beaucoup son évolution et leur dernière scène ensemble est très touchante. Romane Borragé s'en sort à la perfection, et c'est je crois la première fois que je la vois jouer dans quelque chose, et j'aime beaucoup ce qu'elle dégage. Le film dure deux heures, il est disponible lui aussi en format physique. Rémi, divorcé, la cinquantaine, est à l'hôpital. Son ex-femme, Louise, rappelle d'urgence leur fils Sébastien installé à Londres. Ce dernier hésite. Son père et lui n'ont plus rien à se dire depuis longtemps. Finalement, il accepte de venir à Montréal pour soutenir sa mère. Les invasions barbares réalisées par Denis Arcand sorties en 2003 avec Rémi Girard, Stéphane Rousseau, Marie-Josée Croze, Dorothée Berryman et Louise Portal. C'est un film que j'aime beaucoup et qui tranche un peu avec le cinéma québécois que je vois habituellement. Ici nous sommes dans une production franco-canadienne, peut-être que ça joue un peu. C'est le deuxième volet d'une trilogie entre le déclin de l'Empire américain et l'âge des ténèbres et on suit les mêmes personnages sur ces trois films. Nous sommes donc 17 ans après le déclin de l'Empire américain, et pour Rémi, l'heure est au bilan. Dans sa chambre d'hôpital, tout le monde se succède pour un dernier au revoir, mais surtout pour en profiter pour faire le point sur sa propre vie. J'aime beaucoup les films qui servent de bilan pour ces personnages. C'est un film pessimiste, à l'humour noir et finement ciselé, interprété avec brio par son casting, notamment Stéphane Rousseau, qu'on aurait aimé voir plus souvent dans ce genre de rôle tellement ça lui va bien, et Marie-Josée Croce qui remportera le prix d'interprétation à Cannes pour ce rôle. J'aime aussi la réalisation, même si elle est très classique, et que faire quelque chose de joli dans des couloirs d'hôpital, ce n'est pas une chose facile, surtout quand un des propos du film est de démontrer la déliquescence du système de santé canadien et le manque d'investissement et de rénovation, parce que la gestionnaire est trop occupée à ne rien foutre et à accepter des pots de vin. Je n'ai pas vu le reste de la trilogie parce que j'aime tellement celui-ci que je ne veux pas prendre le risque de découvrir le vrai passé des personnages, comme décrit dans le premier film. Je veux rester sur ce que je comprends de leur background par ce film-là et laisser mon imagination faire le travail pour leur vie d'après les invasions barbares. Je ne veux pas que mon opinion sur les personnages soit changée. Si vous voulez découvrir du cinéma québécois qui ne soit pas un Xavier Dolan ou une comédie comme c'est si bien les Fermoni à Chaucri, intéressez-vous au cinéma de Denis Arcand, aucun doute que ça vous plaira. Le film dure 1h40, il est disponible en VOD. Sorti en 2010, après avoir reçu le Grand Prix du Jury au Festival de Cannes, Des Hommes et des Dieux de Xavier Beauvoir remporte le César du meilleur film en 2011. Un monastère perché dans les montagnes du Maghreb dans les années 90. 8 moines chrétiens français vivent en harmonie avec leurs frères musulmans. Quand une équipe de travailleurs étrangers est massacrée par un groupe islamiste, la terreur s'installe dans la région. L'armée propose une protection aux moines, mais ceux-ci refusent. Doivent-ils partir ? Malgré les menaces grandissantes qui les entourent, la décision des moines de rester coûte que coûte se concrétise jour après jour. Ce film s'inspire librement de la vie des moines cisterciens de Tibhirine, en Algérie de 1993 jusqu'à leur enlèvement en 1996. Lambert Wilson, Michael Lansdale, Olivier Rabourdin, Xavier Mali, Abdelhafid Matalsi, Loïc Pichon, Philippe Laudenbach, Jacques Erlin et Jean-Marie Frein composent ce casting 5 étoiles. Si seulement Lambert Wilson avait pu jouer comme ça dans les traducteurs, ça aurait été merveilleux. C'est toujours un peu difficile de faire un film sur une histoire vraie, et donc connue. Tout le monde a envie de la commenter, de juger si oui ou non l'adaptation est fidèle à la réalité. Xavier Beauvois le dit dès le début, c'est une adaptation libre, pas un documentaire. Oui, il y aura forcément des différences avec la réalité, mais ce n'est pas le plus important. Ici, ce qui compte, c'est de raconter la vie de ces moines avant leur enlèvement, savoir comment ils vivaient dans cette communauté, comment ils avaient réussi à s'installer et à faire corps avec le reste de la région. Le titre est très clair à ce sujet, d'ailleurs. Des hommes et des dieux, rien de plus. C'est ce qui poussera les huit hommes à refuser la protection de l'armée, quand les choses commenceront à se compliquer. Accepter l'aide de l'armée, ce serait renier ce pourquoi ils sont là et trahir leur mission monacale. Et si on sait comment ça a fini en vrai, Xavier Beauvois décide ici de ne pas le montrer. On a un plan très sobre à la place, qui vient clôturer le film avant des cartons de texte expliquant la situation après le dénouement tragique que l'on connaît. J'aime beaucoup ce film, parce que si je connaissais l'histoire dans les grandes lignes, je n'avais pas le contexte ni le pourquoi du comment, et ce film permet d'aborder le sujet et de le faire avec plus de mise en scène qu'un documentaire classique, ce qui est toujours bon à prendre. Des âmes et des yeux durent deux heures, et il est disponible sur les canaux habituels. Au début des années 90, le sida se propage et tue depuis près de 10 ans. Les militants d'Act Up Paris s'activent pour lutter contre l'indifférence générale. Ils mettent en place diverses actions choc ou de sensibilisation. Parmi eux, Nathan est nouveau dans le groupe et va être bouleversé par la radicalité de Sean, séropositif et qui consomme ses dernières forces dans l'action. Sean est en conflit avec Thibaut, médiateur, qui privilégie la discussion avec les autorités et les laboratoires, alors que Sean a besoin de forces et d'actions concrètes, entraînant Nathan avec lui. Vous l'aurez sans doute reconnu, c'est le résumé de 120 battements par minute de Robin Campilo, avec Arnaud Valois, Nawel Perez-Biskayart, Adèle Haenel, Antoine Reynard, Ariel Borenstein et Simon Bourgade. Que dire sur ce film ? C'est un film aussi intense qu'il est déchirant, articulé en deux grandes parties, le fonctionnement d'Act Up Paris avec ses membres, leurs différences et les dysfonctionnements que cela peut engendrer au sein d'une association, et l'histoire d'amour de Sean et Nathan, brute, incandescente, fougueuse et pressée par une fin tragique. inévitable. Ces deux parties ont parfois du mal à s'articuler ensemble, mais je ne trouve pas ça si dérangeant. Il y a beaucoup de scènes qu'on pourrait dire scènes de liaison, une scène de boîte de nuit, avec un focus sur les particules de poussière qui flottent dans l'air, un arrosage de plantes, un gros plan sur une scène avec un très joli effet de couleur pour la faire rougir et penser à du sang. J'ai l'impression que Robin Campilo est conscient de cette faiblesse et qu'il a justement travaillé ces scènes-là pour servir de transition et pour moi ça fonctionne très bien. J'aime beaucoup le jeu des acteurs. Nahuel Pérez-Biscayart est sublime dans ce rôle. C'est un acteur que j'adore et il provitie encore une fois son grand talent pour se fondre dans des rôles difficiles en les faisant sien. Le film est inspiré plus ou moins librement des vraies actions menées par Act Up Paris au début des années 90 et par les vraies personnes qui faisaient partie de cette association-là. Hugues Charbonneau, coproducteur du film, était vice-président d'Actop dans les années 90, et il est depuis 1994 président de Cidaction. Et si le film prend quelques libertés avec la réalité, certaines scènes sont telles qu'elles se sont passées pour de vrai, et si vous avez déjà vu le film, vous savez sans doute de quoi je parle. C'est un film déchirant et je vous conseille d'être très bien équipé en mouchoir pour votre visionnage. Le film dure 2h20, il est disponible en format physique et VOD. Myriam et Antoine Besson ont divorcé et Myriam demande la garde exclusive de leur fils Julien pour le protéger d'un père qu'elle qualifie de violent. Antoine plaide son cas comme un papa méprisé dont les enfants ont été retournés contre lui par leur mère. Porté par le duo Léa Drucker et Denis Ménochet, Jusqu'à la garde de Xavier Legrand remporte 4 Césars en 2019. J'adore ce film qui sous couvert de drames familiales est en fait un vrai film d'épouvante. Antoine est un boogeyman, il est terrifiant et chacune de ses apparitions à l'image est à glacer le sang et on ne sait jamais jusqu'où il est capable d'aller. Rapidement, on comprend que Myriam dit la vérité et qu'elle est véritablement terrifiée par son ex-mari. On ne saura jamais vraiment ce qu'Antoine a pu lui faire subir, mais elle a tenu pour les enfants jusqu'au point de se faire enlever. au point de rupture, et maintenant elle veut tout faire pour se mettre en sécurité elle et ses enfants. J'aime beaucoup la réalisation de Xavier Legrand, et il prouvera des années plus tard avec le successeur qu'il est particulièrement doué pour faire de l'horreur avec le quotidien. L'image est très froide, et ce dès la première scène, où une juge lit impassiblement la déclaration de l'enfant qui réclame le droit de vivre exclusivement chez sa mère, pour échapper à la violence paternelle. Puis des discussions avec les avocats, glaciales. Qui ment, qui manipule l'enfant ? Et au milieu, le couple qui a cessé de s'aimer et dont l'un est désormais craint. Tout au long du film, on redoute l'explosion finale que l'on sait inévitable. On est en apnée pendant 90 minutes et sans rien en dire, la fin ne nous épargnera rien en lançant son générique dans un silence assourdissant qui vient nous enfermer dans une chope de plomb. On pourra reprendre notre souffle, mais pas tout de suite. Il y a plein de choses à digérer avant ça. Xavier Legrand est un vrai virtuose dans sa mise en scène. Rien ne sera frontal, tout sera insinué, suggéré, et dans sa direction de comédien, il est brillant aussi. Léa Drucker n'a jamais eu l'air aussi fragile, et on la sent prête à se briser d'un instant à l'autre. Denis Ménochet, lui, n'a jamais eu l'air aussi effrayant. Je ne sais pas comment on peut interpréter un rôle comme ça et s'en sortir indemne après. Je ne le conseille malheureusement pas à tout le monde si c'est un sujet qui vous est difficile ou douloureux. Protégez-vous. C'est un film que j'aime beaucoup et que je vous recommande si vous vous sentez capable de le regarder. Je ne sais pas trop comment annoncer ça, surtout en fin d'épisode, mais cette semaine va faire une petite pause. Je ne sais pas dire combien de temps exactement, peut-être juste quelques semaines, quelques mois, peut-être définitivement. Ça fait plusieurs semaines maintenant que j'ai beaucoup de mal à préparer, écrire, enregistrer et monter les épisodes. Et cette saga de l'été est venue achever le peu d'énergie qui me restait pour ce projet. J'ai mal choisi mes thèmes et je me suis enfermée dedans beaucoup trop tôt. Et j'ai pas eu l'énergie de changer mon fusil d'épaule quand j'ai compris que ça n'allait pas marcher. Donc vous n'aurez pas l'épisode dans deux semaines qui était consacré à cette... à 7 romans ayant eu le prix Renaudot. Parce qu'on ne va pas se mentir, déjà trouver 7 bons prix Goncourt, c'était compliqué. 7 bons prix Renaudot, ça relève presque de l'exploit. Et je n'ai pas envie de faire ce podcast en me forçant. J'ai juste envie de prendre du plaisir à regarder des films, lire des livres, et me dire que, ah oui, ce serait intéressant d'en parler. Sauf qu'en ce moment, ce plaisir-là, je ne l'ai plus. Et donc je fais une pause plus ou moins longue. À l'heure actuelle, je suis encore incapable de dire combien de temps ça va prendre. Je vais essayer de communiquer à ce sujet sur les réseaux sociaux, mais ça fait plus d'un an, je crois, que je n'ai rien posté sur la page Instagram. Donc, je ne vous promets rien. Peut-être un jour, si vous ne vous êtes pas désabonnés, vous aurez la surprise de voir que, hop, un nouvel épisode a popé sans que vous ayez été mis au courant. Je vous souhaite une très bonne fin d'été. J'espère que vous ça va et que si ça va pas, vous avez des gens pour prendre soin de vous. Moi je vais tout faire pour aller mieux et essayer de revenir en grande forme et le plus rapidement possible. C'est la fin de cet épisode, les liens sont dans la description comme d'habitude. Bonne semaine et bon été et à très bientôt j'espère.