- Marie-Laure
Bonjour, bienvenue sur 82.Insider, je m'appelle Marie-Laure et je suis votre hôte pour ce podcast qui explore les coulisses de la Hallyu. Je vous invite à partir avec moi à la rencontre des entrepreneurs, créatifs, artistes, décideurs qui font vivre la Corée en France. À travers leur parcours, leurs ambitions et leurs histoires, découvrons ensemble la Corée sous toutes ses facettes. Pour ce deuxième épisode, j'ai eu le plaisir de rencontrer Marion Martinez. Marion est une personnalité aussi passionnante que passionnée. Je pense vraiment qu'on aurait pu parler des heures. Il me semble que l'interview fait pas loin de 45 minutes, 50 minutes. Mais j'espère que vous prendrez plaisir à découvrir son parcours et toutes ses facettes, aussi bien artistiques que entrepreneuriales. Elle a vraiment touché à tout quand il s'agit de la Corée. Et donc j'espère que vous prendrez plaisir à écouter cette interview autant que j'en ai pris à l'enregistrer. Bonne écoute ! Bonjour Marion, merci de m'accueillir chez toi dans ta boutique pour ce deuxième épisode de 82.Insider. Aujourd'hui on va parler un petit peu de toi, de ton parcours, de la boutique évidemment et un peu aussi de ta vision sur la Corée. Donc pour commencer, moi quand j'ai préparé cet épisode, j'ai vu que tu avais plein de casquettes. Donc qui es-tu Marion ?
- Marion
Alors moi, évidemment, je suis une passionnée de la Corée, de la culture coréenne. Je suis un peu une personne de long, mais j'ai fait énormément de choses. J'ai travaillé beaucoup dans le milieu coréen. J'ai commencé par faire un peu d'événementiel. Donc, c'est un peu le Japon qui m'a emmenée à la Corée. Vraiment, j'ai commencé par faire les premières éditions du Mangazur à Toulon en tant qu'organisatrice. Donc, on était toute une équipe. Et puis, après, je suis revenue sur Lyon. J'ai travaillé pour un magazine sur la culture coréenne, donc le premier magazine qui a existé sur la culture coréenne, qui s'appelait K-Pop Life Magazine. J'ai travaillé pendant plusieurs années. J'ai aussi fait des... Enfin, j'ai accompagné des voyageurs à Séoul pour leur faire découvrir la ville en tant qu'accompagnatrice. Qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai fait beaucoup beaucoup d'événementiel que ce soit en participant à des événements, à des salons etc. ou aussi en tant qu'organisatrice notamment des Korea Days qui ont lieu à Lyon chaque année. Donc voilà là le prochain a lieu en octobre donc voilà et puis à côté de ça j'ai aussi un gros côté artistique donc je fais de la photo, je fais des portraits artistiques notamment en tenue traditionnelle coréenne donc le Hanbok. Et je mélange, on va dire, les contes et légendes avec cette tenue traditionnelle qui représente, pour moi, qui est le meilleur représentant de la culture traditionnelle coréenne. Et puis maintenant, évidemment, je travaille ici, je suis responsable de K-Beauty Cosmetics, donc de la boutique de Lyon. On a aussi une boutique à Nice et à Cannes. Donc voilà, tout ça, en fait, tout ce que j'ai fait est parti de rencontres humaines. Voilà, donc voilà. Ma passion pour la Corée m'a fait rencontrer des personnes et qui m'ont emmenée à avoir des expériences professionnelles très différentes et très enrichissantes. Et maintenant, nouvelle passion débloquée, pour moi, c'est les cosmétiques coréens. Je vis dans cette boutique littéralement. J'aide les gens à prendre soin de leur peau, à prendre soin d'eux. C'est très important. À ce qu'ils fassent des choix éclairés aussi. Ici, il n'y a pas de vendeur. Il y a des spécialistes en skincare coréenne. et en diagnostic de peau, et on est là pour suivre les clients, pour qu'ils sachent ce qu'ils achètent au mieux, qu'ils comprennent, et voilà, pour les suivre dans le temps, voilà, pour améliorer leur peau, etc. Donc voilà.
- Marie-Laure
Ça, on va en reparler, mais nous, quand on avait échangé, tu m'avais dit qu'effectivement, c'était le Japon qui t'avait amené à la Corée, mais que tu avais déjà une petite appétence pour le cinéma coréen.
- Marion
Tout à fait.
- Marie-Laure
Donc ça a été le cinéma. Le cinéma,
- Marion
ça a été la K-pop, ensuite les dramas, et puis beaucoup la culture, l'histoire de la Corée, en fait. Vraiment, c'est... Alors, je pense que grâce au cinéma et au drama, déjà, je trouvais que l'histoire de la Corée était très intéressante, mais j'ai voulu aller plus loin, donc j'ai étudié l'histoire de la Corée. D'accord. Tout ce qui est... Enfin, moi, je suis très culture traditionnelle, d'où, voilà, mon fil de rouge de Hamburg, voilà. Et voilà, tout ce qui est les arts coréens, la danse, la peinture. Moi, j'ai un côté artistique que j'ai, je ne vais pas dire refoulé, mais que j'ai longtemps mis de côté et qui a explosé. C'est grâce à la culture coréenne que j'ai réussi à développer vraiment mon univers et à montrer mon art tout simplement.
- Marie-Laure
Mais c'est vrai que les dramas ou le cinéma, c'est une vitrine, mais qu'il y a plein de choses à découvrir au-delà quand on commence à... Moi, je commence à m'y intéresser et je trouve que c'est vaste et passionnant.
- Marion
Mais en fait, on ne s'arrête pas. C'est une chose, on en découvre une autre, puis une autre, puis une autre. Et en fait, ça ne s'arrête jamais. C'est une passion qui est assez dévorante parce que c'est une histoire... La chorale est une histoire tellement passionnante. En fait, c'est un peuple qui a tellement... de courage qui a énormément souffert et tout n'est pas tout beau tout rose mais comme n'importe où il faut savoir faire la part des choses il faut accepter le bon comme le mauvais il faut comprendre pourquoi il ya toujours un pourquoi en fait pourquoi ça ça va pas pourquoi ça ça va et en fait c'est passionnant parce que c'est un peuple qui a beaucoup souffert et qui arrive à souffrir aujourd'hui malgré tout ce qu'ils ont subi en fait et ils sont très ouverts d'esprit adorent partager moi j'ai fait des rencontres j'ai pas mal d'amis coréens maintenant et à chaque fois que je vais les voir c'est un partage en fait c'est un partage de culture donc ils sont vraiment très ouverts par rapport à ça et c'est vraiment un bonheur moi j'adore la France, j'adore ma culture mais du coup mon deuxième pays de coeur c'est vraiment la Corée du Sud
- Marie-Laure
A quel moment il y a eu vraiment ce déclic à quel moment tu t'es dit tiens il y a quelque chose avec la Corée ?
- Marion
Alors, je m'en souviens très bien parce que c'est vrai que j'ai toujours été cinéphile. Donc, je regardais des films coréens. J'adorais le cinéma coréen, mais pas consciemment parce que c'était la Corée du Sud. C'était pas... J'aimais, mais je connaissais pas encore le pays, la culture, etc. Mais c'est vraiment... En faisant des salons, je pense que c'était au Mang'Azure. Il y avait un concours de danse, comme beaucoup le font. Et il y avait des petites jeunes qui avaient dansé sur une chanson d'une artiste coréenne. Et à l'époque, c'était 15 ans, donc c'était très peu connu. Et en fait, j'ai eu un coup de cœur pour ces petites danseuses, pour cette musique. Et j'ai voulu savoir, on ne connaît plus sur la chanteuse, etc. Et c'est parti de là, en fait, où j'ai vraiment découvert la K-pop. Et là, je me suis dit, je regarde déjà des films coréens. Donc, ça m'a fait un rapprochement. Et petit à petit, après, c'était la K-pop, c'était les dramas. Et l'histoire se poursuit. Donc, c'est vraiment venu du Japon comme ça. Parce que le Japon était très accessible. Il l'est toujours, d'ailleurs. Donc, c'est vrai que moi, j'ai baigné dans le club Dorothée, ce genre de choses. Donc, c'est quelque chose qui est ancré dans la culture française, mine de rien. Des gens de mon époque. Et donc, voilà, par la suite, la découverte grâce à la musique. Voilà.
- Marie-Laure
Quand on regarde ce parcours un peu touche-à-tout, où on sent quand même que l'art et le contact humain sont un peu les deux points qui ont été peut-être les fils conducteurs, quel regard vous portez sur toutes ces expériences que vous avez pu avoir ?
- Marion
En fait, je ne suis pas quelqu'un qui regarde beaucoup en arrière. J'ai toujours l'impression que je n'en fais pas assez.
- Marie-Laure
D'accord.
- Marion
Et c'est souvent... Ça me paraît bizarre, mais c'est souvent mes amis, en fait, ceux qui m'ouvrent les yeux, en fait, surtout. sur tout ce que j'ai fait, sur tout mon parcours. Moi, je continue d'avancer. Moi, je fais plutôt les choses avec le cœur, avec passion, avec l'envie. Moi, je suis une vraie bosseuse, j'aime ça. Je n'aime pas m'ennuyer. Je suis multipotentielle. J'ai fait plein de métiers différents en dehors de la cour, etc. Et je ne sais pas. Oui, quand je regarde, je me rends compte que je commence à avoir beaucoup de choses, effectivement, à mon actif. Mais j'ai beaucoup aidé les autres à développer leurs projets, etc. Et aujourd'hui, je commence un peu à vieillir. Je passais 40 ans déjà, j'ai 43 ans, donc ça commence à faire. Et là, je commence à avoir envie de plus développer mes propres projets. J'ai mes propres envies. J'ai beaucoup aidé les autres à développer leurs projets, des salons. J'ai fait une émission de télé aussi. J'ai fait plein de choses, en fait, il y a même des choses que j'oublie tout le temps de dire, parce qu'au bout d'un moment, je ne compte pas les points, en fait. Donc voilà, je fais les choses, j'avance, j'apprends, et après j'évolue. Et voilà, donc aujourd'hui, j'ai un beau parcours, je suis très fière, mais ça ne va pas s'arrêter là.
- Marie-Laure
Il y a de quoi être fière, et je pense que c'est juste aussi maintenant de t'occuper de toi et de tes projets. Et donc du coup, les projets, il y a la boutique, et après il y avait une facette qu'on avait dit qu'on allait un petit peu approfondir. C'est la photographie, parce que tu as une fibre artistique qui est quand même importante. Et tu me disais que c'est quelque chose qui te vient de l'enfance, qui a un lien avec ta famille. Est-ce que tu veux un petit peu nous raconter ce parcours ?
- Marion
C'est vrai que la photo, ça a toujours fait partie de ma vie, en fait, même quand j'ai arrêté d'en faire à un moment. Quand j'étais petite, mon oncle faisait de la photo de paysage en noir et blanc. Il était très doué, il faisait des expos, etc. Et il avait dans son garage, il avait organisé une chambre noire. pour faire ses propres développements, etc. Ses propres tirages. Et quand j'étais petite, mon oncle, c'était mon parrain. Donc voilà, c'est mon deuxième papa, vraiment. Et j'allais avec lui, je regardais ce qu'il faisait, etc. Et en fait, ça m'a passionnée. Quand j'étais petite, je ne sais pas, il y a une passion artistique et il y a aussi une passion de chimie. Comment ça se développe, les photos, c'était... J'ai toujours été attirée par plusieurs mondes, donc j'ai toujours été très curieuse. Et donc, il m'a emmenée avec lui. Il m'a appris à développer des photos. Et puis après, quand j'ai grandi un petit peu, il m'a emmenée avec lui en montagne. On faisait des photos, etc. Donc, j'ai commencé par l'argentique. J'ai grandi, évidemment, ça a évolué. Il y a eu la photo numérique, etc. Donc, j'ai continué à en faire, mais vraiment comme un passe-temps. D'accord. Et puis, bon, je suis tombée très malade. Donc, j'ai dû arrêter. J'ai revendu tout mon matériel, même après ma guérison. En fait, je n'avais pas la force de le faire. Donc, pour moi, je me suis dit, bon, laisse tomber. Tu n'as pas la force, tu n'as pas le temps, etc. Donc, passe à autre chose. Et puis, le temps a passé. Donc, j'allais mieux. Je suis revenue. Bon, je me suis exilée, entre guillemets, à Toulon quelques années. Je suis revenue sur Lyon. Et c'est là, en fait, que j'ai eu de nouveau, en fait, le déclic. En fait, ça me manquait. C'était vraiment un manque, comme quelqu'un qui a besoin de sa dose de café. C'était vraiment un manque. Et à chaque fois, ça t'a appelé. J'imaginais des situations. Là, je pourrais prendre une belle photo, etc. Et puis, très bizarrement, ce qui m'a vraiment donné envie de racheter un appareil photo, c'est un smartphone. D'accord. En fait, j'ai une amie qui m'a dit... Tiens, il y a un... concours d'un organisme coréen, etc. Et dans, j'ai parti d'un concours, c'est un concours photo où il faut faire des photos en box. On est allé faire des photos, etc. J'ai été remarquée comme ça, j'ai fait des très belles photos avec un téléphone, un smartphone, quoi. Et là, je me suis dit non, c'est bon, il faut que je reprenne la photo, en fait. Et en fait, je suis passée de Et je me fermais, du coup,
- Marie-Laure
c'est là que tu es passée du paysage au portrait. Tout à fait,
- Marion
tout à fait. Parce que moi, j'étais très paysage, street photo, etc. Et je n'avais jamais réellement fait de vrais portraits artistiques, etc. Et j'ai adoré ça. J'ai adoré ça et je n'ai plus jamais arrêté. Du coup, je continue à faire des portraits artistiques, des portraits aussi un petit peu plus classiques, de l'événementiel aussi, j'adore. J'adore faire de la photo de concert. Je trouve ça... Je ne sais pas, grisant, passionnant. Et donc, voilà, j'ai repris la photo comme ça et je fais des portraits artistiques. Et en même temps, voilà, je suis ici. C'est deux parties de ma vie. C'est l'ensemble de ma vie maintenant. C'est vraiment côté photographie artistique et côté skincare coréenne.
- Marie-Laure
Et sur la photo, tu me disais que du coup, c'était vraiment le Hanbok qui était devenu central, mais il y avait aussi une part où tu alliais les... Comptes et légendes, c'est ça ?
- Marion
Voilà, c'est ça, tout à fait. Moi, c'est vraiment... En fait, j'ai toujours adoré les Comptes et légendes. Je suis une vraie... En fait, j'ai un vrai cœur d'enfant, même si je suis responsable, je ne montre pas. Mais vraiment, si je pouvais vivre dans Alice au Pays des Merveilles, je le ferais. Mais toujours, quoi. C'est quelque chose qui m'a toujours fascinée, les Comptes et légendes, que ce soit asiatiques, européens, etc. Et je suis passionnée par ça. Et donc, j'aime beaucoup mélanger les Comptes et légendes. des légendes avec le Hanbok, donc avec des on va dire un univers coréen donc j'aime en fait le mélange des cultures, j'aime le mélange des mondes il y a une chose que je n'aime pas je ne veux pas dire que je déteste parce que c'est un mot qui est un peu fort mais que j'évite parce que je n'aime vraiment pas, c'est mettre des barrières je déteste ça, je vais toujours m'adapter par exemple si j'ai une personne qui veut qui veut faire des photos pour être dans le monde d'Alice, etc. Je vais toujours lui demander, mais toi, tu viens d'où ? Moi, j'aime bien mélanger les cultures, mélanger les codes, etc. et recréer quelque chose soit d'unique qui ressemble à la personne, soit quelque chose qui représente des valeurs tout simplement, ou un état d'âme, quelque chose. Je trouve que vouloir mettre des barrières, même c'est pareil, j'adore faire mélanger les portraits avec de la street photo. D'accord. Je ne veux pas me mettre de barrières. Je trouve que l'art, ce n'est pas fait pour rentrer dans des cases. Et je ne veux pas rentrer dans des cases. Très bien. Donc voilà, mon univers, ça se mélange de la culture coréenne avec les comtés légendes parce que c'est ce que j'aime et que je veux faire les deux en un en fait. C'est tout. Je ne veux pas faire un côté contes et légende et un côté culture coréenne. Je veux mélanger les deux.
- Marie-Laure
Donc pour finir un peu sur la photographie ce que tu veux véhiculer à travers ton art et ta photo c'est ce mélange des univers c'est ce pays un peu rêvé sans frontières, c'est quoi ?
- Marion
C'est ça en fait je veux montrer aux gens déjà qu'ils peuvent être différents de ce qu'ils montrent donc ça c'est hyper important pour moi parce qu'il y a une partie qu'on montre aux gens dans la société et il y a une partie où on est vous me voyez tout seul dans ma chambre à mes parents. Voilà, avec mes livres de cendrillon. Et voilà, c'est comme ça. Et je veux que les gens rêvent. En fait, je veux les faire rêver. Je veux qu'ils aient l'impression... Enfin, je veux qu'ils se sentent bien et qu'ils se sentent surtout libres d'être comme ils ont envie d'être. Que ce soit à un moment donné ou que ce soit ce qu'ils sont réellement. Je veux vraiment... Oui, je veux vraiment que ce soit une safe place. Vraiment, chacun doit être comme il veut. et ne doit pas en avoir honte.
- Marie-Laure
Et c'est un moment d'expression et de liberté.
- Marion
Tout à fait. Tout à fait. Donc ça, c'est hyper important. Et pareil, dans mes projets perso, j'essaie de créer des univers magiques, féeriques, etc. pour que les gens aient envie, en fait, d'avoir un tableau, de moins une photo, en fait, qui, quand c'est affiché chez eux, ça leur donne un moment de détente. Ils voient ça et ça les rend heureux, en fait. Donc voilà.
- Marie-Laure
C'est chouette. Donc, du coup, on disait photographie, événementiel, journalisme, plein de casquettes. Et donc, finalement, pas grand-chose de prédestiné à la K-beauty, à la cosmétique.
- Marion
Absolument pas. Absolument pas.
- Marie-Laure
Moi je sais que ça vient d'une rencontre humaine, mais est-ce que, du coup, tu veux bien nous raconter comment tu es arrivée ?
- Marion
Alors, il faut savoir, déjà, que moi, à la base, je suis vraiment... Alors, je dirais pas souvent que le client me fallait faire rire, mais c'est vrai, j'étais une sauvage. C'est-à-dire que je ne me maquillais pas. Je n'avais jamais acheté de crème. Je ne prenais pas soin de ma peau. Je me lavais le visage avec du gel douche de grande surface. Je n'étais pas du tout faite pour être dans cet univers. Vraiment, moi, j'étais là. Je bossais, je bossais, je faisais mes projets. Je ne prenais pas soin de moi. Et en fait, je travaillais pour les Coréades, le salon sur la culture coréenne à Lyon. Et je m'occupais des stands. J'étais responsable des stands. Et cette année-là, ça va faire 3 ans maintenant, 4 ans même, cette année-là, je cherchais un stand de K-beauty, donc de cosmétiques coréens, mais je ne voulais pas un site internet, je voulais une boutique physique qui vienne à notre salon, qui soit, voilà, qui ait, on va dire, pignon sur rue, qui ait une adresse que les gens puissent, voilà, avoir. Je ne voulais pas quelque chose qui soit uniquement sur internet. Et c'est là que j'ai découvert, donc à Nice, il y avait une boutique de cosmétiques coréennes qui avait ouvert, il y avait six mois, six, huit mois, quelque chose comme ça. Une jeune boutique, donc voilà, sur Nice. Donc, je les ai contactés. Évidemment, ils venaient d'ouvrir, ils n'avaient jamais fait de salon. Donc, au début, c'était un peu réticent. Et puis, je les ai rencontrés et on a eu vraiment un coup de cœur humain. En fait, on s'est super bien entendus. Du coup, ils sont venus au salon, je les ai mis bien, bon emplacement, etc. Ils ont cartonné, vraiment, les gens ont adoré le public qui est venu. J'ai été super fière parce que franchement, c'est des gens qui méritent. De toute façon, maintenant, je travaille avec eux, donc forcément, voilà. Si je travaille avec eux, ce n'est pas pour rien. Donc, ils ont cartonné et puis on a continué à se voir. On était en contact, etc. On a vraiment eu un vrai coup de cœur humain, déjà, nous ensemble. Et puis, la responsable, donc la directrice, a eu un coup de cœur pour Lyon. Un peu grâce à moi. Je suis très fière parce que j'aime beaucoup ma ville. Donc, je suis fière d'avoir fait aimer la ville de Lyon à des niçois. Et elle a toujours dit, la prochaine boutique que j'ouvre, c'est à Lyon. et voilà votre enseignement je te vois toi responsable de la boutique etc donc le temps a passé, le moment est venu d'ouverture et puis bon bah voilà j'ai quitté mon boulot je fais un résumé mais j'ai quitté mon travail je suis venue ici travailler, me former etc et j'ai jamais été aussi heureuse dans un travail qu'ici c'est vrai que moi je parle avec le coeur je suis vraiment nature mais c'est vrai que j'ai fait beaucoup de travail de boulot différents mais vraiment je crois que celui où je me sens le mieux c'est j'ai des super filles j'arrive à les aider, quand ils reviennent et qu'ils me disent vous m'avez conseillé une super routine ma peau va beaucoup mieux etc c'est une récompense.
- Marie-Laure
C'est quelque chose de satisfaisant, on est fiers, on a aidé les gens.
- Marion
Ca nourrit et on se dit on n'a pas travaillé dur pour rien Et ici, il y a une forme de reconnaissance qu'on a tous besoin, on ne va pas se mentir. Il y a de la bienveillance. Même, voilà, mes responsables sont Anis et Cane, mais on communique très souvent. Je ne me sens pas abandonnée. Je me sens respectée, écoutée. Et franchement, je crois que ça doit être la première fois où je me sens aussi bien dans un travail. C'est un peu plus qu'un travail, du coup.
- Marie-Laure
Oui, c'est un projet de vie, en réalité, quand on devient responsable de boutique.
- Marion
C'est ça, tout à fait. Donc voilà, je suis très bien ici. On a une façon de travailler qui respecte mes valeurs, en fait. Et ça, je trouve ça génial. C'est-à-dire qu'on sélectionne les produits qu'on vend. On fait vérifier les formulations par une pharmacienne toxicologue, on les teste au maximum suivant notre type de peau. On travaille beaucoup avec les retours clients aussi. En fait, on ne veut pas vendre parce que c'est la mode sur TikTok, etc. On se renseigne avant, on écoute les laboratoires en Corée, on travaille avec les marques. donc voilà on a peut-être pas autant de produits que d'autres boutiques à Lyon ou à Paris etc mais on connait très bien nos produits et on sait que c'est des bons produits.
- Marie-Laure
Il y a un vrai travail de recherche de sélection tout à fait vous approfondissez vraiment le sujet la boutique a ouvert quand ? Le 10 septembre 2024 ça va faire deux ans bientôt ok félicitations on va bientôt fêter les deux ans de la boutique et donc on a une à Lyon il y en a une à Lyon voilà Nice et Cannes
- Marion
Et donc, Nice et Cannes, il y a aussi, eux, ils sont réunis au même endroit, il y a l'Institut. Donc, il y a la boutique et l'Institut. Donc, Nice, il y a un Institut du soin du cuir chevelu et du visage. Et à Cannes, il y a les soins du cuir chevelu. Et nous, ici, donc là, on est au 32, moi, j'ai la boutique. On va bientôt, enfin, on sera bientôt réunis. Et au 22, il y a l'Institut avec soins visage et cuir chevelu. Donc, voilà. On veut vraiment faire un univers à 360, ne pas s'arrêter juste au visage et aux cosmétiques. On fait des soins et après, on va se développer petit à petit. Évidemment, si on peut faire le corps, on a d'autres projets pour satisfaire au maximum nos clients et puis aussi leur faire découvrir la qualité des soins coréens, qui n'est plus trop approuvée, je pense, vu le succès que ça a en France maintenant.
- Marie-Laure
Ce qui est beau, c'est qu'on sent la passion quand tu parles de tout ça. Il y a une lumière dans le regard et on sent la passion. Mais du coup, c'est vrai que ça m'amène à une question. Il y en a beaucoup qui pensent que la K-beauty et tout ça, c'est un peu une tendance qui est peut-être vouée à s'estomper et à s'arrêter. Toi, je vois que tu as plein de projets, donc j'imagine que tu n'es pas d'accord avec cette affirmation.
- Marion
Tout à fait.
- Marie-Laure
Est-ce que tu peux nous donner ton point de vue ?
- Marion
En fait, on dit toujours ça. On a dit ça... On a dit ça d'accueil. culture japonaise qui maintenant est ancrée dans notre culture, on dit ça pour plein de choses, mais quand on regarde tout ce qui est recherche et développement tout ce qui est nouveauté en termes de formulation d'actifs etc il y a plein de choses que la K-Beauty a réussi à changer à améliorer, ne serait-ce qu'un exemple le plus flagrant, les crèmes solaires ah oui, les crèmes solaires non mais Écoute, il n'y a pas... Moi, combien de clients ne veulent pas... Ils veulent acheter des soins, mais ils ne veulent pas mettre de crème solaire. Je leur fais le test, ils repartent avec, ils viennent en racheter. Parce que ça n'a rien à voir avec nos crèmes solaires à nous. Et là, ça commence à changer, notamment en France, parce qu'ils se rendent compte que les crèmes solaires coréennes sont tellement agréables à appliquer. Elles ne sont pas grasses, elles ne graissent pas dans le temps, elles ne font pas de film blanc, rien du tout. Elles pénètrent vite. Du coup, la France dit qu'il faut qu'on cravache un peu. Donc là, ça commence à changer. Mais grâce à qui ? Grâce à la K-Beauty. En fait, il y a du bon et du mauvais partout. Il n'y a pas que des bons produits. Il y a des produits qui sont un peu controversés parce qu'ils sont polluants, etc. Mais il y en a aussi en France. En fait,
- Marie-Laure
il y en a partout.
- Marion
Moi, je ne veux pas de cette guerre. Oui, la K-Beauty, c'est mieux que ça. Mais par contre... Je veux qu'on soit transparent et honnête. Les produits de cosmétiques français ne sont pas meilleurs que ceux de Corée. Ça dépend avec qui on les compare. On va comparer le pire produit de Corée avec le meilleur de France. Forcément.
- Marie-Laure
On a tous de la grande surface. On a tous des gammes.
- Marion
C'est ça. Et même en pharmacie. Moi, j'ai voulu acheter un nettoyant visage en pharmacie parce que j'avais besoin. Je n'en ai trouvé aucun sans parfum. Je ne suis peut-être pas tombée sur la bonne pharmacie ou je n'ai peut-être pas cherché assez longtemps. Je suis quand même restée 15 minutes devant le rayon. Mais il faut être juste honnête. Il y a des bons produits en France, il y a des bons produits aux États-Unis, il y a des bons produits en Corée. Il y en a aussi des mauvais. Il faut savoir choisir. C'est ça.
- Marie-Laure
Pour revenir sur la crème solaire, je crois que c'est une marque que j'ai vue tout à l'heure ici qui est là. Et moi, c'est le premier produit que j'ai acheté parce que j'ai une peau à tendance grasse. Et dès que j'ai metté de la crème solaire, un, j'avais une couche énorme, deux, ça coulait toute la journée. Oui, ça ne pénètre pas, ça laisse un petit peu gras. Et je détestais ça et je savais bien qu'il fallait que je protège ma peau parce que j'ai aussi une peau claire, ce qui fait que je brûle assez vite. Et j'ai trouvé une crème solaire qui n'est pas grasse, qui ne me fait pas une peau qui brille de trop, qui n'a pas une odeur forte, elle n'a pas d'odeur du tout même. Il n'y a pas d'odeur, il n'y a pas de parfum. et j'ai trouvé ça extraordinaire et moi c'est comme ça que je suis arrivée au cosmétique coréen c'est que tout le monde me vendait les crèmes solaires coréennes et j'ai dit je vais tester parce que quand même tu penses vraiment que c'est joué à ça va être il y a du bon à prendre partout sur les formulations mais tu penses vraiment que c'est une tendance de fond qui va rester quand même
- Marion
Quand on voit même, ne serait-ce que les produits topiques, ils arrivent à développer basé sur les soins de médecine esthétique, ne serait-ce que le PDRN, rien n'est parfait, ça va évoluer, ça va s'améliorer. Mais je suis désolée, il y a la bave d'escargot, vulgairement la bave d'escargot, ce qu'on appelle la mucine, c'est un produit qui vient de Corée. Il y a plein de choses qu'ils utilisent comme ça. En fait, ils développent des technologies en termes de cosmétiques. Ils sont quand même très en avance sur nous. Donc voilà, il y a des choses, même par exemple, alors je vais peut-être me faire des ennemis, mais un bon herborien. Non, herborien, ce n'est pas une marque 100% coréenne. Elle est vendue en Corée depuis peu de temps. Quand ils ont sorti ici en France leur sérum à base de spicules avec du ginseng blanc, c'est quelque chose qui a été vanté comme révolutionnaire, etc. Ça fait des années que ça existe en Corée. Ça fait des années, nous, ça fait plus d'un an qu'on vend des sérums à base de spicules. Donc, en fait, c'est des micro-aiguilles qui vont créer des micro-canaux dans la peau pour une meilleure absorption des produits. Et en fait, dans le temps, comme la peau va devoir réparer ses micro-trous, entre guillemets, ça va augmenter le renouvellement cellulaire et laisser le grain de peau. C'est issu du micro-needling. On appelle ça un peu le micro-needling à la maison. Bon, ce n'est pas violent du tout, c'est moins profond, etc. Mais c'est un soin à la maison. Au départ, comme tout le monde, je n'y croyais pas. Avant de vendre, j'ai testé. Du coup, j'en ai toujours dans ma routine. Aujourd'hui, je ne m'en passe plus. J'ai toujours un produit à base de spicules dans ma routine.
- Marie-Laure
Il y a une vraie régénérescence de la peau.
- Marion
Moi, j'ai vu mon grain de peau changer.
- Marie-Laure
D'accord.
- Marion
Clairement.
- Marie-Laure
Je testerai.
- Marion
Je ne cache pas que j'ai vu mon grain de peau changer. Je n'avais pas cette Ausha avant. Donc, vraiment, j'aime beaucoup. Je trouve que c'est même pour le renouvellement cellulaire, pour... tout ce qui est absorption des produits, etc. Après, je trouve que c'est un super produit.
- Marie-Laure
Ok.
- Marion
Donc, voilà.
- Marie-Laure
D'accord. Et je reviens sur le petit côté un peu sauvage puisque je suis moi-même un peu sauvage. J'ai une routine. Pendant longtemps, j'ai une routine avec une crème hydratante le matin et ça s'arrêtait là. Je me maquille assez peu et assez rarement. est-ce que quelqu'un du coup comme toi et moi est-ce qu'une routine coréenne c'est forcément 15 étapes ? est-ce qu'on est obligé de faire des routines ? Parce que moi ce qui me freinait c'était ce côté j'ai pas 30 minutes le matin pour faire 56 étapes.
- Marion
Moi non plus j'ai pas 30 minutes moi j'ai 10 minutes le matin ma routine c'est pas en 10 minutes donc non évidemment que non on peut toujours simplifier ce qu'il faut c'est expliquer, dire le plus plus pour que tu aies le choix en fait. Moi, si je te fais une routine, je vais te faire une routine complète qui sera pour le matin et le soir. Donc, forcément, je vais te proposer 7 produits. Mais les 7 produits, ce n'est pas 7 le matin, 7 le soir. C'est 7 produits qui vont faire tes routines pour le matin et le soir. C'est-à-dire que pour moi, le plus important, il y a 3 points. Il y a le double nettoyage le soir. Donc, un nettoyage à base d'huile, un nettoyant à base d'huile et un nettoyant à base d'eau, d'accord, pour que la peau soit 100% propre. qu'il n'y ait plus de filtres UV, de pollution, etc., plus de bactéries. Et ensuite, le deuxième plus important, c'est la crème solaire le matin, parce que c'est la meilleure crème anti-rides, anti-âge, anti-tâches, anti-tout ce que tu veux. Tu peux dépenser des milliers d'essences dans des crèmes, des sérums, etc. Si tu ne protèges pas ta peau du soleil, tu vas avoir des tâches, tu vas avoir des rides, tu vas avoir la peau plus irritée, bref. Donc, ça aussi, c'est quelque chose qu'il faut comprendre et c'est une, entre guillemets, j'aime pas ce mot, mais une éducation que j'essaie de faire envers mes clients. C'est-à-dire qu'après, c'est leur choix. S'ils décident de ne pas écouter mes recommandations, il n'y a pas de souci. Ici, ce n'est pas un jugement, c'est un mieux pour essayer d'acquiser la plus belle peau possible. Mais pour moi, on va dire les soins obligatoires, c'est le double nettoyage le soir et la crème solaire le matin. Et après, le soir, double nettoyage. Donc après, on hydrate avec un toner, on traite avec un sérum, on s'aide l'hydratation avec une crème. Donc en soi... ça paraît beaucoup mais c'est assez rapide à faire ça se fait vite donc voilà et le matin le matin ne nettoie pas le visage puisqu'on a dormi donc on n'est pas allé dehors il n'y a pas de pollution etc moi je sais que quand je transpire un peu ou que j'ai moi j'ai la peau mixte également donc voilà un gant avec de l'eau ou un toner pad puisque j'adore ça je pour que c'est très pratique. Et puis, toner, sérum, crème et crème solaire. Après, l'été, quand il fait canicule, je préfère mettre que la crème solaire. J'hydrate, donc je mets mon sérum et ma crème solaire. Au moins, c'est ce que je conseille aux clients. On peut toujours essayer de réduire. Après, c'est aux personnes de voir ce qu'elles sont prêtes à faire et à ne pas faire. Et puis, on peut toujours y aller petit à petit.
- Marie-Laure
S'adapter progressivement.
- Marion
Voilà. Si la personne ne veut pas un toner et un sérum, je vais essayer de trouver une solution pour prendre peut-être une essence qui va être plus hydratante que le sebum et qui va en même temps être assez concentrée pour hydrater et traiter en même temps.
- Marie-Laure
Qui passe en deux en un.
- Marion
Voilà, c'est ça. Ce n'est pas l'idéal. Je ne suis pas là pour mentir. Ce n'est pas l'idéal. Mais s'il y a une personne qui veut réduire sa routine, moi, c'est ce que je conseille toujours. Je vais toujours chercher à m'adapter à la personne. Et puis, je sais très bien que quand elle va voir sa peau se transformer, elle va revenir. Elle va vouloir prendre la routine complète. Merci. Je sais que ça... Enfin, on n'est jamais sûr à 100% puisque toutes les peaux sont différentes. Mais j'étudie énormément. Moi, je suis vraiment une passionnée. Vraiment, quand je mets dans quelque chose, j'y vais à fond. Donc, voilà, je cherche toutes les nouvelles études. Je lis des études, que ce soit américaines, coréennes, etc. Je teste aussi. Donc, voilà. En général, je sais quand ça va marcher ou pas. Donc, voilà.
- Marie-Laure
Ok, pour clôturer un peu sur cette partie cosmétique, qui est ta deuxième facette en ce moment, qu'est-ce que tu voudrais dire aux personnes qui hésitent encore à passer la porte de la boutique ? Qu'est-ce que tu voudrais transmettre aux personnes qui ne connaissent pas forcément encore ? C'est quoi le mot de la fin ?
- Marion
Le mot de la fin, ce serait, n'hésitez pas. Surtout ici, on est là. En fait, que les personnes s'y connaissent un petit peu ou pas, qu'ils aient déjà fait des soins ou pas, il ne faut pas hésiter à venir. Moi, je suis le meilleur exemple. Je ne faisais rien avant, mais quand je dis rien, c'est rien du tout. Je n'avais jamais acheté un pot de crème, etc. Et voilà, j'ai vu la différence en fait. Si je travaille ici maintenant, ce n'est pas pour rien. C'est que j'ai testé, ne serait-ce que le double nettoyage. Je me suis sentie tellement bien que je n'ai plus jamais arrêté. Donc, c'est aussi quelque chose que j'ai vu sur moi-même, sur ma propre peau. Et voilà, je pense que je suis très bien placée pour conseiller les gens. Je n'aime pas trop me lancer des fleurs, mais j'ai beaucoup étudié pour ça et je suis très observatrice et je fais vraiment très attention justement à quoi conseiller, etc. Donc, n'hésitez pas, ne serait-ce que pour venir voir, poser des questions sans forcément acheter. Moi, j'ai beaucoup de personnes qui viennent poser des questions, qui viennent tester des produits. On a des testeurs qui viennent juste se renseigner pour... pourquoi, comment. Il n'y a pas d'obligation d'achat. Vous pouvez passer la porte que vous ayez envie d'acheter ou pas. Juste si vous êtes curieux, vous voulez en savoir plus, n'hésitez pas. Je suis là.
- Marie-Laure
Pour en parler avec passion. Voilà. Très bien. J'aimerais avoir un peu ton avis sur l'évolution de la culture coréenne et comment la France s'en imprègne de plus en plus. Tu parlais des Korea Days où tu cherchais une boutique. C'était en quelle année, ça ?
- Marion
C'était en 2000. C'était en 2022 ou 23 il me semble. Donc ça fait 3-4 ans.
- Marie-Laure
3-4 ans. Donc c'est pas si vieux. À l'époque boutique il y en avait une, tu disais. Aujourd'hui boutique il y en a plusieurs. Comment tu vois toute cette évolution ? Parce que c'est vrai qu'avant c'était très K-pop, K-drama. Comment tu vois cette évolution ? C'est quoi ta vision à toi qui est bercée par ça depuis longtemps maintenant ?
- Marion
La Corée, en fait, elle rentre dans nos vies. Vraiment, petit à petit, ça commence par une chose, par exemple la K-pop, les dramas, le cinéma, c'est un peu particulier parce que ça date d'un peu plus longtemps, la cuisine, la K-beauty. Et petit à petit, en fait, une fois que c'est ancré, on va dire, en nous qu'on connaît bien, on pense que c'est fini, mais non, il y a encore autre chose. Donc, il y a toujours des choses à apprendre. Il y a de plus en plus d'artistes qui font des concerts en France. enfin moi je me rappelle, le premier concert c'était le SMTOWN, je me rappelle même plus l'année, c'était en 2000 et quelques C'était extraordinaire. On n'aurait jamais pensé qu'aujourd'hui, il y ait autant de concerts, autant d'événements, autant de boutiques, de restaurants coréens, etc. C'est différent. Je trouve que l'évolution de la culture coréenne, ça se fait vraiment pas à pas, mais de manière sûre. C'est-à-dire qu'ils savent la valeur qu'ils ont en termes de... Ils savent qu'ils sont forts en cosmétique, qu'ils sont forts en cinéma. Ils sont forts en nourriture, ils ont beaucoup à partager. Et ils ont cette envie, en fait, de partager leur culture qui est très forte. Et je pense que c'est pour ça que ça marche aussi. C'est parce qu'ils le font. Alors, évidemment, il y a un côté financier, etc. Mais pas que pour ça. Je pense que c'est vraiment... Ils sont restés longtemps enfermés, en fait, dans leur pays, dans leur culture, etc. Et ils ont vu que les gens s'intéressaient à eux. Ils ont tellement cette envie de partager, les Coréens, cette envie de faire découvrir leur monde, que du coup, en fait, de voir que ça marche petit à petit. On dit bon, on commence par la K-pop, après les dramas, après les cosmétiques, etc. Il y aura toujours des choses à apprendre. Et je pense qu'au fil du temps, c'est une culture qui va être un peu ancrée dans notre propre culture. Comme le Japon, en réalité. Comme le Japon, tout à fait.
- Marie-Laure
Un chemin parallèle, on va aller quelques années après.
- Marion
C'est ça, tout à fait. Je pense vraiment que c'est quelque chose qui va rester. Je ne vois pas pourquoi la K-beauty disparaîtrait du jour au lendemain. Quand on voit à quel point ils sont en avance sur nous, c'est pareil. On a commencé par parler de la K-beauty et maintenant, il y a aussi la J-beauty qui arrive. À l'inverse, on a commencé par parler de la J-pop et maintenant, c'est la K-pop. Donc, c'est vraiment quelque chose qui va rester. Il n'y a aucune raison pour que ça disparaisse, pour que ce soit juste une hype. C'est comme si on disait, il y a une tendance maquillage, elle va disparaître, oui, mais elle va revenir. Elle va évoluer, elle va s'implanter. Il n'y a aucune raison pour que ça disparaisse au vu de la qualité des produits et du nombre de personnes qui découvrent et qui voient leur peau changer. Quand on sait que même les plus grands comme Chanel vont faire produire en Corée.
- Marie-Laure
Oui, ils créent des partenariats avec des marques coréennes. Oui, tout à fait.
- Marion
Ils vont faire créer dans les laboratoires en Corée. Et ça, on n'en parle pas beaucoup, mais les plus grandes marques font fabriquer en Corée maintenant. Donc, ce n'est pas pour rien.
- Marie-Laure
Moi, c'est ce que je disais sur l'épisode 1. Ce qui m'a marquée aussi, c'est la restauration. Je trouve que ces dernières années, mais on parle de deux ans, avant, c'est vrai que quand on voulait manger un thai ou japonais, on trouvait et on trouvait peu. de restauration coréenne et maintenant, ne serait-ce qu'à Lyon, on a quand même 3-4 restos assez sympas. En tout cas, moi, j'en connais 3-4.
- Marion
Je ne vais pas dire que ça pousse comme des petits pains mais on a beaucoup de chance à Lyon. On a d'excellents restos coréens. Franchement, on n'a pas ce plan-là.
- Marie-Laure
Et pour toi, quand est-ce que ça a un peu commencé à changer de dimension quand on est passé de... une petite niche de fans de K-pop, sans vouloir dénigrer personne, à quelque chose qui vient vraiment s'implanter dans la culture et qui touche un public plus large, au-delà de là. Parce que finalement, le cosmétique, en réalité, ça touche tout le monde.
- Marion
Fans de Corée ou pas. Fans de Corée ou pas.
- Marie-Laure
N'importe quelle femme qui ouvre un Elle magazine ou peu importe quel autre magazine féminin ou qui s'intéresse un peu ou qui suit quelques influenceurs beauté sur les réseaux va être touchée. La gastronomie, on a tous un jour envie de tester une nouvelle adresse. Donc on n'est pas forcément obligé d'être un fan de Corée. Pour toi, est-ce qu'on est en plein dans ce changement ? Est-ce que ça fait il y a quelques années ? Quand est-ce qu'on a changé de dimension ?
- Marion
En fait, on ne peut pas dire à tel moment. C'est vraiment une évolution sur des années. C'est vraiment ça. Et je pense que la jeune génération... Alors, il y a quelques années, donc c'était ma génération à moi. Quand on a commencé, on a vraiment... montrer cette passion pour la K-pop, pour la culture, etc. Et on a subi des moqueries, comme beaucoup de modes de jeunes, etc. Mais peu importe, en fait, on a montré une solidarité, sans pour autant s'enfermer dans un cercle hyper fermé où personne ne peut rentrer, etc. Je pense que c'est les jeunes, alors maintenant aussi, toujours d'autres générations, mais qui aident beaucoup à ce changement. Et je pense que c'est vraiment progressif, en fait. On ne peut pas dire à telle période que ça a changé. C'est vraiment une évolution qui s'est faite au fur et à mesure des années. Et voilà, avec aussi le développement au niveau du gouvernement coréen aussi. C'est eux qui ont dit, bon, là, on va mettre plus d'argent pour la K-pop. On va mettre plus d'argent pour montrer la culture culinaire, etc. Là, c'est la K-beauty. Voilà, c'est ça aussi, c'est une évolution qui se fait pas à pas, il n'y a pas de... Je ne pense pas qu'il y ait de switch, de période vraiment...
- Marie-Laure
Charnière.
- Marion
Charnière, voilà. C'est vraiment une évolution qui s'est faite au fil des années. En tout cas, moi, c'est comme ça que je le vois. Il y a eu d'abord, comme je te disais tout à l'heure, d'abord avec le hip-hop, le drama, etc. Et en fait, au fur et à mesure, plus de gens connaissaient la Corée. On en parlait de plus en plus à la télé aussi. Tous les reportages, qu'ils soient positifs ou négatifs. Il y a eu beaucoup de reportages qui parlaient de la Corée, des fans de K-pop, etc. Et puis donc les gens se sont intéressés. Et ne serait-ce que si tu ne t'intéresses pas à la culture moderne, il y a toujours eu ce côté traditionnel, ce côté géographique aussi qui intéressait beaucoup les gens. Moi, j'ai vu beaucoup de personnes, j'ai rencontré beaucoup de personnes de ma génération, voire plus âgées, qui y sont allées parce qu'ils étaient curieux au niveau d'aller voir Séoul, d'aller voir les montagnes. la culture culinaire, etc. la culture traditionnelle, pour autant s'intéresser à la K-pop et au drama donc ça aussi, c'est un pays qui offre de tout pour tout le monde donc vraiment c'est un pays qui reste ouvert qui, je ne vais pas dire qui s'adapte mais qui partage pour tous les âges pour tous les goûts et je pense que c'est ça qui fait que ça va rester parce que...
- Marie-Laure
Toi qui es une vraie passionnée de la Corée, est-ce que tu penses qu'il y a des facettes qui sont encore, peut-être pas sous-exploitées, mais sous-explorées ? Parce qu'on a quand même déjà le cinéma, les dramas, la musique, la cosmétique. Voilà, ça commence à... Le culinaire commence à prendre. Le culinaire,
- Marion
voilà. Moi, je pense qu'il y a encore un travail à faire sur le culinaire, notamment. En fait, pour moi, ça va après plus aller du côté traditionnel. Le culinaire, ça commence à prendre. Il y a la street food, etc. Je pense qu'on peut aller encore plus loin parce qu'au niveau culinaire, il y a beaucoup de traditions aussi. Il y a des plats qui sont moins modernes, qu'on voit moins dans les restaurants et qui sont pourtant excellents pour la santé. Je pense qu'il y a vraiment un travail à faire là-dessus au niveau de la cuisine coréenne et de la santé vraiment physique. Ça, c'est hyper intéressant. Et après, de toute façon, on peut toujours évoluer sur plein de choses. évidemment les cosmétiques encore évolué. Là, je pense qu'il y a le make-up qui arrive aussi. Ça aussi, ça commence à arriver fort. Donc forcément, une continuité des cosmétiques coréens. Et puis après, ce qui serait bien, c'est tout ce qui est soins. Nous, on arrive avec nos soins du visage, côté bien-être aussi, qui a beaucoup d'importance en Corée. Il n'y a pas que la chirurgie esthétique et la médecine esthétique en Corée. Il y a aussi beaucoup ce côté prendre soin de soi, prendre le temps. Tu vis à midi à l'heure, mais tu prends quand même le temps une fois par mois de faire des soins, des massages, etc. Donc, il y a aussi ce côté-là de bien-être. Parce qu'on parle beaucoup de la Corée. La Corée va vite. C'est pali-pali, etc. Mais ils prennent aussi beaucoup soin d'eux, en fait. Que ce soit chez eux avec des cosmétiques coréens ou dans des... dans des cabinets de soins esthétiques, de médecine esthétique, etc. Donc là aussi, il y a encore quelque chose qui...
- Marie-Laure
Qui va arriver.
- Marion
Je pense.
- Marie-Laure
On n'en a pas fini.
- Marion
Très bien.
- Marie-Laure
Merci pour tout ça. Dans chaque épisode, je demande à l'invité d'amener un à trois objets qui, pour lui, représentent son lien avec la Corée. Tu en as amené deux. Oui. Qu'est-ce que tu nous as amené ? On commence par lequel ?
- Marion
On va commencer par le premier. Celui-là, ça représente vraiment mon univers photographique, c'est-à-dire le mélange entre la culture coréenne, donc le Hanbok et les comtés légendes.
- Marie-Laure
C'est une histoire de cendrillon.
- Marion
Voilà, donc en fait, c'est une autrice coréenne que j'ai rencontrée, donc qui m'a dédicacé mon livre et qui a réécrit l'histoire de cendrillon, mais version coréenne. Donc ça représente tout à fait mon univers, on va dire, artistique. au niveau de la photo. Donc voilà, je mélange le Hanbok avec les contes et légendes. Donc je trouvais que ça représentait bien cet univers-là.
- Marie-Laure
J'aime beaucoup parce que les dessins sont...
- Marion
Très colorés.
- Marie-Laure
Oui, très colorés. On voit que les femmes sont en habit traditionnel et en même temps, je me permets de le montrer, il y a de la couleur. C'est très moderne en termes d'esthétique. Je trouve que ça fait très coréen, en fait, ce mélange tradition-modernité. Il y a beaucoup de couleurs. C'est joyeux. Je trouve que les dessins sont magnifiques. Je ne sais pas si on a le droit de les montrer ou pas, mais ils sont très, très beaux. On ne le montrera pas toute l'histoire. Mais voilà, c'est aussi l'histoire d'une rencontre, en fait, parce que cet artiste-là a vu mes photos, a aimé mes photos. Donc, du coup, quand on s'est rencontrés au Coréa d'Est, puisque je savais qu'elle venait, puisque c'est moi qui devais donner le contact, donc on s'est vraiment rencontrés et on a eu vraiment un coup de cœur. Pour ma part, ça a été un coup de cœur artistique. Je ne vais pas parler pour elle, mais je pense que voilà, c'est artistique et amical. Donc, on a beaucoup échangé sur nos deux univers, donc qui se correspondent bien. Donc voilà. Très bien pour le premier.
- Marion
Voilà.
- Marie-Laure
Et le second, du coup ?
- Marion
Alors, le second, c'est assez particulier. Et c'est vrai que je suis un peu gênée. On en a parlé. Je n'ai pas l'habitude de mettre en avant. C'est un prix que j'ai eu, en fait, du gouvernement coréen pour... Tout ce que j'ai fait, en fait, tout ce que j'ai partagé au niveau culturel, au niveau artistique en Corée. Donc voilà, c'est un prix d'honneur que j'ai reçu avec une médaille que je n'ai pas emmenée parce que bon, ça faisait beaucoup. Mais donc voilà, j'étais très fière de ça. Donc je suis allée en Corée pour récupérer ce prix. Je l'ai eu avec Madame Park, donc de l'association France-Corée avec laquelle je travaille aussi. Il y a trop de choses pour tout dire. Donc voilà, et je suis très fière parce que c'est vrai que je travaille beaucoup dans l'ombre. Je sais que j'ai beaucoup contribué au développement de la culture coréenne en France, mais je n'ai jamais reçu de prix. Peu importe, ce n'est pas la question, mais je ne pensais pas avoir été remarquée par des institutions. coréenne, etc. Et quand on m'a appelée, c'est une amie coréenne qui m'a appelée, c'est une artiste, une danseuse traditionnelle qui m'a appelée pour me dire, tu as ton prix, on doit te remettre ce prix, etc. pour que tu viennes en Corée. J'étais extrêmement fière parce que je me suis dit, ça veut dire que j'ai bien fait les choses. C'est surtout ça. Au-delà de recevoir un prix, c'est que Merci. de se dire j'ai bien fait des choses et voilà ils savent que j'existe que je continue je contribue vraiment à on va dire à apprendre à faire découvrir cette culture coréenne sous tous ses angles j'ai reçu ce prix aussi bien pour mon travail artistique que mon travail associatif avec Madame Park j'en suis très fière, c'est la première fois que je le montre non mais il faut,
- Marie-Laure
Il faut ! C'est bien,il faut célébrer.
- Marion
C'est ma mère qui m'a fait penser « Mais pourquoi tu ne montres pas ton prix ? »
- Marie-Laure
Oui, parce qu'en vrai, effectivement, on n'en a pas parlé, mais tu es aussi dans l'association France-Corée, si j'ai bien compris. Mais je pense qu'en réalité, il va falloir qu'on mette fin à cette interview,
- Marion
mais on pourrait parler pendant des heures.
- Marie-Laure
Mais je trouve que c'est une très bonne idée de célébrer des années d'investissement dans l'ombre. C'est une belle preuve que c'est un travail qui a été recconu et bravo, ca mérite d'être célébré.
- Marion
J'en étais vraiment très fière et puis du coup ça me me pousse à continuer parce que c'est vrai qu'on se dit toujours on ne le fait pas pour l'éprime, on ne le fait pas pour la gloire mais le fait de savoir que ça a touché des gens en fait c'est ça ça fait plaisir donc je suis très contente j'espère qu'il y en aura d'autres du coup.
- Marie-Laure
Je trouve que c'est une belle note de fin en réalité de terminer sur cet accomplissement, enfin pas accomplissement parce qu'il y en aura d'autres, beaucoup, mais voilà ce certificat qui est là vraiment pour honorer le travail que tu as fait donc bravo Marion et merci d'avoir pris le temps d'échanger avec moi.
- Marion
Merci à toi d'être venue et d'avoir accepté que je partage mon histoire parce que je ne le fais pas souvent donc je suis très contente et j'espère que ça va motiver les gens à voir que on n'a pas besoin de diplôme, il y a juste besoin de passion et de travail Et on peut faire ce qu'on veut. Voilà. Si vous rêvez d'aller en Corée, allez-y. Travailler est dur, mettez de côté, allez-y. Si vous voulez apprendre des choses, moi, je n'ai pas de diplôme. J'ai tout appris en Corée avec, voilà, avec les marques, avec ma responsable, avec mon travail personnel aussi. Et maintenant, je sais que, voilà, je suis confiante, en fait, quand je conseille quelqu'un. Mais c'est du travail, c'est tout. Donc, tout travail, permet d'arriver là où on a envie d'aller.
- Marie-Laure
Le parcours est hyper inspirant et je suis hyper contente que tu le partages parce qu'on voit que tu as touché à plein d'aspects de la Corée que ce qui t'a toujours habité c'était la passion en réalité et que tu t'es pas mis de frein et je pense que ça peut servir à beaucoup de se dire si je veux aller par là je peux y aller ça prendra du temps, ça prendra de l'énergie d'investissement mais en fait c'est possible c'est pas linéaire il n'y a pas de deadline il n'y a pas de...
- Marion
Moi j'ai 43 ans, je continue et voilà, quel que soit l'âge, c'est jamais trop tard en fait, on s'en fiche. Ce qui importe c'est qu'on fasse ce qu'on a envie de faire, qu'on se donne les moyens. On se casse la figure, on se relève en fait. Ça n'a pas toujours été facile, je n'ai pas les côtés positifs, mais je me suis pris des claques, il ne faut pas croire. Et pourtant, j'ai continué, j'ai travaillé dur, j'ai étudié dur, j'ai fait ce que j'avais envie de faire. J'ai appris à faire abstraction des critiques non constructives. dérabaissement et autre chose parce que voilà il y en a toujours et puis voilà le fait de faire les choses avec le coeur j'ai trouvé des bonnes personnes au final qui me respectent, qui m'écoutent qui voient mon travail qui me valorisent et voilà, il y a plein de gens qui ne me connaissent pas mais je suis sûre qu'il y a plein de gens en vérité qui connaissent mon travail donc en fait c'est ça qui est assez drôle et qui me va tout à fait mais du coup voilà Il ne faut jamais perdre espoir. C'est le travail et la passion qui permettent de vraiment tout faire. Top. Merci beaucoup. Merci à toi.
- Marie-Laure
Merci d'avoir écouté cet épisode de 82.Insider. Si cette conversation vous a plu, abonnez-vous sur votre plateforme de podcast préférée, laissez une note ou un commentaire et parlez-en autour de vous. C'est encore le meilleur moyen de soutenir ce projet. Je vous retrouve le mois prochain pour une nouvelle conversation. En attendant, vous pouvez retrouver 82.Insider sur Instagram ou me contacter sur LinkedIn. À très bientôt à la rencontre de celles et ceux qui font rayonner la Corée en France.