- Speaker #0
Bonjour, bienvenue dans 82 Insider, le podcast qui explore les coulisses de la Hallyu Wave en France. J'y reçois les entrepreneurs, créatifs, artistes et décideurs qui façonnent le rayonnement de la Corée entre business, culture et influence. Pour ce tout premier épisode, je suis très heureuse de recevoir Sophie de la Korean Touch, un festival qui met à l'honneur la pop culture et la culture traditionnelle coréenne et qui aura lieu... à Lyon, c'est 4 et 5 juillet. Bonne écoute. Bonjour Sophie.
- Speaker #1
Bonjour Marie-Laure.
- Speaker #0
Bienvenue sur ce premier épisode de 82 Insiders. Merci d'être là. Merci à toi. Pour commencer, Sophie, peut-être, est-ce que tu peux te présenter et nous dire qui tu es ?
- Speaker #1
Alors moi je suis Sophie, je suis la vice-présidente de l'association Neohan et je viens de l'événementiel et je suis une fan inconditionnelle de la Corée sous toutes ses formes.
- Speaker #0
D'accord, ça sent bien, on va parler de la Corée aujourd'hui. Avec Béthiane qui n'est pas là aujourd'hui mais qui est à tes côtés pour ce projet de la Corée Untouched, vous avez repris dans l'intégralité cette nouvelle édition qui est la cinquième édition. Est-ce que tu peux nous raconter peut-être un petit peu l'histoire de la Corée Untouched sur ces cinq dernières années et comment elle a évolué ?
- Speaker #1
Pas de souci. Donc, en fait, la Korean Touch, à la base, c'est une aventure humaine portée par la passion pour la Corée, des membres qui organisent. Bettyann, elle s'est investie depuis le début dans la Korean Touch. Au fil des ans, elle a pris de plus en plus de responsabilités. Et donc, l'année dernière, après la dernière édition, après la quatrième édition, lorsque l'organisateur a voulu cesser de s'en occuper, tout naturellement, Bettyann s'est proposée. Elle a créé son association. Et elle a eu le courage de tout reprendre. Comme moi, je suis arrivée l'année dernière avec 20 ans d'expérience dans l'événement. Ça a plutôt bien matché avec Betty. Donc, elle m'a tout naturellement proposé de partager l'aventure avec elle. Et je suis la vice-présidente de l'association.
- Speaker #0
Ma félicitation, c'est un beau projet. Et du coup, au sein de l'association et de ce festival, quel est plus précisément ton rôle ?
- Speaker #1
Alors moi, je gère toute la partie relations avec les exposants. Les exposants, restaurateurs et la trésorerie.
- Speaker #0
D'accord, ce qui est déjà pas mal pour une seule personne. Alors, ça fait cinq ans, quand ça a commencé. Cinq ans, c'était une niche. C'est toujours une niche, mais la vague à l'IU est quand même croissante. Pour vous, en tant qu'organisatrice, et pour toi aussi peut-être, à quel moment s'est fait ce point de bascule entre un épiphénomène et un vrai soft power et un vrai phénomène culturel ? Alors, si on prend,
- Speaker #1
en fait, je pense que la porte d'entrée pour la... La Corée, la culture coréenne, c'est surtout la K-pop, les dramas, tout ça. Et je pense que le point de bascule, c'est à partir du moment où les gens ont commencé à s'intéresser à autre chose, à vouloir découvrir plus de choses sur la Corée. Les traditions, l'astronomie, toutes ces choses-là qui sont très riches et très intéressantes.
- Speaker #0
Toi qui es fan de la Corée depuis longtemps, du coup, c'est ça ?
- Speaker #1
Depuis longtemps, parce que c'est depuis le Covid, depuis 2020. Voilà, ça a aidé depuis 5-6 ans. Mais effectivement, je me suis beaucoup intéressée. J'ai commencé par la K-pop, les K-dramas, le cinéma. Après, l'histoire de la Corée. Et j'apprends le coréen aussi.
- Speaker #0
C'est super, joli projet. Je m'y suis mise aussi. C'est un beau challenge. Du coup, tu as le sentiment que cette bascule, elle s'est faite quand ? Est-ce que c'est quelque chose de très récent ? Est-ce que ça a maintenant deux, trois ans ?
- Speaker #1
Je pense que ça s'est fait petit à petit. Et plus on avance dans le temps, plus on avance. plus cet intérêt pour la Corée s'amplifie.
- Speaker #0
Moi, je trouve qu'on le voit peut-être par les commerces. C'est vrai que la restauration, on avait peu de restaurants coréens, notamment à Lyon, on en a qui ont ouvert. On a des salons de beauté qui ont ouvert. Donc, je trouve que petit à petit, on voit quand même cet intérêt grandissant. Et au-delà de ça, sur les festivals, on a tout un penchant culturel qui prend aussi. Les flacs, les culturas, ça prend un petit peu plus de place. Revenons au festival. Moi, je suis très admirative parce qu'honnêtement, j'adorerais faire un festival, mais je trouve que c'est un challenge énorme. J'imagine que c'est un peu un parcours du combattant qui a plein de défis. Quels sont les plus gros défis auxquels vous faites face avec la Coréa de Touch ?
- Speaker #1
Alors effectivement, il y a beaucoup de défis à gérer pour gérer la Coréa. La programmation, la gestion des exposants, artistes, restaurateurs, toutes ces choses-là, effectivement, c'est des défis. Maintenant, notre plus gros défi, je pense qu'il est financier. Parce que nous... on... Comment dire ? Après, nous, c'est surtout la passion. On n'a pas les fonds. Donc, on avance avec prudence et détermination. Et on espère pour les années futures, essayer de trouver des subventions, des aides, pour pouvoir agrandir et faire plus de choses pour la Corée.
- Speaker #0
Aujourd'hui, la Corée n'a pas d'aide institutionnelle et de subventions.
- Speaker #1
Aujourd'hui, non, pas pour l'instant. Mais c'est notre but pour le futur. Est-ce qu'il y a des partenaires privés,
- Speaker #0
peut-être ?
- Speaker #1
Oui, après, on a des partenaires qui sont là depuis le début, qui nous aident sur l'organisation, certains sur le financement. Donc oui, des aides internes.
- Speaker #0
Et des sponsors ?
- Speaker #1
Et quelques sponsors.
- Speaker #0
On les remercie, parce que grâce à eux, la Coréenne peut vivre. Alors moi, instinctivement, étonnamment, j'aurais pensé, parce que vous avez quand même des invités et vous travaillez à la frontière entre deux cultures, la culture française, puisque c'est ici que se fait ce festival, et la culture coréenne, puisque c'est la culture qui est mise à l'honneur. Et ça, pour toi, tu me disais un peu en off tout à l'heure, c'est pas forcément un challenge, alors que moi, instinctivement, ce que je te disais, c'est que j'aurais trouvé, enfin j'aurais pensé que ça en aurait été un.
- Speaker #1
Je pense que pour les personnes qui connaissent la Corée, son fonctionnement, qui s'intéressent à l'histoire, aux traditions... C'est pas étrange pour eux.
- Speaker #0
C'est pas étrange.
- Speaker #1
Par contre, effectivement, si c'est quelqu'un qui connaît pas grand-chose, qui connaît et qui sort pas de la K-pop ou des K-dramas, ça peut être un petit bizarre.
- Speaker #0
Ou qui commence à s'y intéresser, comme moi, parce que je commence à m'y intéresser depuis moins longtemps que toi. Et du coup, peut-être qu'au début, c'est un peu plus étrange.
- Speaker #1
Ça peut être un peu bizarre. Mais c'est vrai qu'après, nous, les organisateurs, on est des passionnés. On va au-delà. On connaît un petit peu l'histoire, la culture. Et même s'il y a certains aspects un petit peu... difficile à comprendre d'un point de vue européen. Comme on connaît l'histoire, on connaît ça, on peut s'adapter facilement.
- Speaker #0
Moi, ce que je remarque quand même, c'est que le succès de la Corée vient vraiment de ce mélange entre la tradition et la modernité. Comment vous, au sein de la Corée Untouched, vous travaillez cet équilibre-là ?
- Speaker #1
Alors, très bonne question. C'est ça qui est fascinant, en fait, dans la culture coréenne. C'est leur capacité à faire coexister les traditions et la modernité.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Voilà. Et c'est pour ça qu'on propose aussi au niveau de la Korean Touch. Donc, on a de la K-pop, on a de la danse, mais on a aussi des ateliers, calligraphie, des noeuds coréens, des jeux traditionnels coréens, des expositions. qui vont présenter la culture coréenne, tout un espace culture coréenne pour aider justement tout le monde, les visiteurs, les au-delà de la K-pop. Oui,
- Speaker #0
parce qu'il y a toute la pop culture qui est un peu ce qui nous a saisis. Et c'est vrai qu'il y a tout un pont culturel énorme qui est hyper intéressant. Et jeux de société, moi, je serais hyper curieuse de voir ça parce que dans les K-dramas, il y a deux jeux de société que je vois. C'est les petits... cartes,
- Speaker #1
on en parlait tout à l'heure.
- Speaker #0
Et l'autre, il y en a où ils jettent des bâtonnets et ça retombe. Et en fonction de la fonction où ça retombe, j'ai jamais réussi à comprendre les règles. Je ne sais pas si vous l'aurez ou pas. Non, les bâtons, on n'en aura pas.
- Speaker #1
Le go-stop ou le godori.
- Speaker #0
Et donc ça, tu me dis tes règles ?
- Speaker #1
Non, je connais pas les règles. Je voudrais apprendre à jouer, mais je l'ai acheté quand je suis allée en Corée. Mais non, je connais pas les règles. Mais j'aimerais apprendre.
- Speaker #0
Et du coup, celui-là, on a peut-être une chance de l'apprendre à la Korean Touch. Oui. Super.
- Speaker #1
Le dimanche après-midi, on aura un avion.
- Speaker #0
Le dimanche après-midi. Bon, pour ceux qui veulent apprendre à jouer, c'est le dimanche après-midi. Le public français devient avec les années de plus en plus exigeant parce qu'ils se sont appropriés la pop culture. Aujourd'hui, il y a aussi toute la partie traditionnelle. Comment vous vous renouvelez et comment vous allez à la rencontre de ce public qui est de plus en plus exigeant ? Quelle est l'ADN un peu de cette Korean Touch 2026 ?
- Speaker #1
Alors pour 2026, on va rester, vu que c'est la première année pour Neohan, on va rester un petit peu sur la même vague. Il n'y a pas énormément de choses de nouvelles. On aura toujours le concours de danse, le concert de K-pop.
- Speaker #0
C'est la vraie ADN de la Coréenne, le concours de danse. Voilà,
- Speaker #1
on a les exposants, les restaurateurs. Quelques exposants qu'on n'avait pas. On a des nouveaux exposants par rapport aux années précédentes. Cette année, on aura notamment une librairie coréenne. On aura des travel planners. Enfin voilà, ça va être divers et variés.
- Speaker #0
Tu me disais tout à l'heure qu'il y avait des tatoueurs,
- Speaker #1
des librairies, des jeux, des ateliers. Tout ce qui tourne autour de la food. Et tout ce qui n'est pas forcément spécialement coréen, mais aussi un petit peu autour de l'Asie. Des créateurs, des illustrateurs. C'est le même concept que les années précédentes. Donc pour en revenir à nous, pour l'édition. Comme je disais, pour cette année, on va rester sur la même vague. Par contre, après, effectivement, c'est d'évoluer et de faire connaître, au-delà de la K-pop, la culture, tout ça, tout ce qui est cinéma coréen et qui est drama.
- Speaker #0
Ok, c'est pas mal. Parce que c'est hyper intéressant et c'est vrai qu'en France, je trouve qu'il y a encore peu de visibilité sur les K-dramas, alors qu'il y a beaucoup, beaucoup de fans de K-dramas. Il y a beaucoup de fans de K-pop, on les salue, mais il y a aussi beaucoup de fans de K-dramas. Super. Et si du coup, on se projette, je rebondis, si on se projette à 5 ans, tu dis, voilà, vous voulez intégrer les K-dramas, vous voulez intégrer le cinéma, toute une autre facette de la culture. Comment vous voyez l'évolution de la Korean Touch ? À 5 ans, à moyen, à long terme ?
- Speaker #1
Alors, à 5 ans, on va dire qu'on va rester modeste. Nous, pour l'instant, notre objectif, c'est de faire grandir la coréenne à notre rythme, sans se fixer d'objectifs à tout prix de grandeur ou de choses comme ça. On veut vraiment progresser, pour garder une même qualité, en proposant des choses nouvelles à chaque année, comme je disais, les kédramas, le cinéma. Et faire grandir la coréenne. On veut déjà... avant d'aller plus loin, que ça devienne un rendez-vous incontournable dans la région lyonnaise. Et puis après, pourquoi pas en France, en Europe ?
- Speaker #0
Oui, il faut rêver grand.
- Speaker #1
On n'en est pas là.
- Speaker #0
Si on rêve grand, vous l'imaginez, ou peut-être toi, Sophie, tu l'imagines évoluer comment, cette Coréenne ? Est-ce qu'on va vers un modèle à la Japan Expo avec un gros événement qui maintenant est à Paris, est à Marseille ? Est-ce que vous voulez quand même rester sur quelque chose de plus intimiste ? Est-ce que c'est quelque chose qui n'a peut-être pas encore été défini complètement ?
- Speaker #1
Après, ça n'a pas été défini entre Battyann, la présidente et moi, et le reste de l'équipe. Moi, ce que j'aimerais, après, ce n'est pas dit que ça sera, c'est déjà effectivement de faire grandir la coréenne, que ça devienne un rendez-vous, un contour. Éventuellement, deux coréennes, peut-être une plus petite, en hiver, janvier, février, et garder celle d'été. Et après, par contre, faire d'autres petits événements à côté. Voilà, mon rêve, ce serait de pouvoir organiser des fan meetings. Qu'on puisse organiser des fan meetings en France comme il y en a en Corée.
- Speaker #0
On en parlait en off. Indépendamment de la croissance de la Corée Untouched, je pense que c'est une excellente idée d'organiser des fan meetings parce qu'il y a une énorme fan base en France et en Europe. Et je trouve qu'il y a assez peu de choses qui sont... En fait,
- Speaker #1
je ne sais même pas si dans les autres... pays d'Asie. Je sais qu'en Corée, il y en a. C'est vrai aussi qu'ils font des fan meetings. C'est pour ça qu'après, nous, en France, on est un peu frustrés parce qu'on paye un complément pour avoir une photo avec l'artiste et avoir des petits goodies. Et on paye un certain prix. Et en fait, on a juste le temps de passer. Ça dure deux minutes. Le manager est là, il prend notre téléphone, il fait la photo. Deux secondes, même pas le temps d'avoir un autographe. On est obligés de repartir. Si on s'attarde, on nous attrape par le col, on nous met dehors parce qu'il y a tout le monde qui va passer. Et en Corée, ça, ça n'arrive pas parce que eux, avant les concerts, ils ont les fan meetings. Et je pense que si en France, on pouvait faire des fan meetings, je pense que les gens seraient prêts à payer pour avoir une conférence avec leur idole et pouvoir après y voir, avoir un autographe, pouvoir échanger deux, trois mots sans passer 20 minutes avec eux, mais pouvoir échanger deux, trois mots avec eux et repartir avec un autographe et une vraie photo.
- Speaker #0
Ça me fait penser, je pense qu'il y aurait peut-être en plus moins de frustration que ce temps de la photo soit très court. Si avant, on a eu un vrai temps de questions-réponses, d'échanges pendant le fan meeting.
- Speaker #1
C'est pareil, en Corée, les fan meetings sont limités à un certain nombre de personnes. Là, comparé à ce qu'on a au concert avant ou après, ça dépend, des fois c'est avant, des fois c'est après. Il y a beaucoup trop de personnes qui ont accès. à l'accès via IT. Ça fait des attentes trop longues. C'est pour ça qu'en fait, l'artiste, il est là, il fait ses photos.
- Speaker #0
Il a un temps qui est limité. À un moment donné, il faut qu'il aille se reposer aussi ou faire son concert si c'est avant. Donc forcément, ça réduit le temps. Je repense un peu à cette Korean Touch. Si vous aviez un budget illimité, que, Béthiane et toi, vous avez un rêve pour cette Korean ?
- Speaker #1
Pouvoir faire venir des acteurs.
- Speaker #0
C'est vrai ? C'est votre rêve à toutes les deux. Ah, c'est chouette.
- Speaker #1
Des acteurs et peut-être des idoles de K-pop un petit peu plus... qui sont confirmées. Parce que là, on fait venir surtout des personnes qui ne sont pas forcément connues en France. On fait découvrir des nouveaux talents. Ça ferait venir du monde aussi. Après, ça, c'est mon avis. Je ne sais pas si Pétienne... Je pense que pour tout ce qui est acteur, après, idole de K-pop, je ne sais pas. Peut-être moi.
- Speaker #0
Bon, on lui demandera son avis. Quoique si. À l'occasion.
- Speaker #1
Quoique si, elle aussi. Après, c'est toute une autre dimension. Après, c'est toute une autre dimension. C'est notre salle, c'est des agents de sécurité. C'est un autre budget.
- Speaker #0
Oui, c'est des coûts plus importants, forcément. OK. Non, mais c'est un joli rêve, ceci dit. Très bien. Merci. Du coup, on parlait des exposants. est-ce qu'on peut peut-être dire deux mots aussi sur les invités parce que tu disais faire découvrir les personnalités qui sera présent à la Korean Touch Pour les workshops K-pop on a deux danseurs cette année,
- Speaker #1
on a un danseur et une danseuse. Comme danseur on a Hwi et comme danseuse on a Jungkook et ensuite pour les concerts, on a un concert en journée le samedi et un concert en journée le dimanche de Joje et le samedi soir on aura un concert alors en première partie on a Doyul Merci. un chanteur coréen. Et on a Mathew my world et M&Squad.
- Speaker #0
Alors, je sais que c'est Béthiane qui s'occupe plutôt de la partie programmation. Donc, pas de problème si tu n'as pas la réponse. Est-ce que tu sais si la majorité de ses talents viennent de Corée ? Ils sont plutôt basés en Europe ?
- Speaker #1
Alors, les deux danseurs et Doyoul viennent de Corée.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Joje vient d'Angleterre.
- Speaker #0
D'accord. OK, oui, il me semble que c'est ce qu'elle m'avait dit. On avait eu l'occasion d'en parler. D'en discuter. Est-ce que tu as un petit mot de la fin ? La Korean Touch, c'est très bientôt, c'est les 4 et 5 juillet. Pour les personnes qui hésitent encore à prendre leur billet, qu'est-ce qu'on veut leur dire ?
- Speaker #1
Qu'est-ce qu'on veut leur dire ? Qu'au-delà de la K-pop et des K-dramas, il y a toute une histoire très intéressante et très riche autour de la Corée, les traditions, la culture coréenne, l'histoire, la culture, les traditions. Franchement, tout ça, c'est très, très riche. Et en fait, ce qu'on voudrait, nous, à travers la Corée Untouched, c'est partager notre passion pour la Corée, pour son histoire et pas se cantonner à cette image de K-pop et de K-drama. Parce que ça va bien au-delà.
- Speaker #0
Merci pour tous aussi. Pour la fin de cet épisode, je t'avais demandé d'amener un objet qui représente pour toi ton lien à la Corée. Qu'est-ce que tu nous as apporté ?
- Speaker #1
Alors voilà, j'ai ramené Histoire de la Corée de Pascal D'Aïs-Burgeon. Donc, l'histoire de la Corée, ses origines à nos jours.
- Speaker #0
D'accord. Et pourquoi ce livre, du coup ?
- Speaker #1
En fait, j'aime énormément la Corée. Ça,
- Speaker #0
je pense que tout le monde l'a compris. C'est le thème de l'épisode.
- Speaker #1
Je pense qu'il est important de faire la différence entre ce qu'on voit dans les kdramas, la K-pop, et ce qu'est réellement la Corée, la société coréenne. Parce que c'est deux choses qui sont complètement différentes sur certains aspects. Bien sûr. Effectivement, tout ce qui est kdrama... Surtout les comédies romantiques, ça idéalise un petit peu. Il y a beaucoup de gens qui regardent des kédramas, qui sont fans de kédramas et qui, quand vont en Corée, sont déçus parce que ce n'est pas...
- Speaker #0
J'allais te demander parce que moi, je sais que tu as été en Corée. Est-ce que tu as vécu un écart entre... Non,
- Speaker #1
pas du tout. Pas du tout parce que j'avais conscience de cet écart entre ce qu'on voit dans les kédramas et l'histoire. de la Corée et de ce qu'elle est réellement.
- Speaker #0
C'est comme regarder un rom-com et penser que la vie aux Etats-Unis, c'est la vie à Hollywood dans nos séries télévisées. Il y a forcément un écart entre ce qu'on donne à voir sur des séries télé et le cinéma.
- Speaker #1
et la réalité de la vie la plus et en fait c'est ça qui m'a aussi donné envie d'aller plus loin et plus j'en apprends sur la Corée, sur ses traditions, sur son histoire plus j'ai envie d'aller loin et de creuser le sujet et après ce que j'admire aussi parce qu'ils n'ont pas tout au long de l'histoire coréenne on voit qu'il y a eu beaucoup d'occupations tout ça et en fait j'admire beaucoup la manière dont ils se sont relevés de tous ces défis qu'ils ont eues au cours du temps, qui date de l'époque de Jocelyne jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, jusqu'à la fin de l'occupation japonaise. Et c'est vraiment beaucoup... Je suis admirative de tout ça. Ils ont réussi à se relever. Alors, tout n'est pas parfait. Encore des choses, beaucoup de choses à corriger. Il y a beaucoup au sein de la société. Tout ce qui est harcèlement, c'est encore très présent, que ce soit dans les entreprises ou à l'école. Voilà, ça, c'est... partie parmi tant d'autres. La corruption, pareil, c'est des choses qui existent. Et d'ailleurs, il y a beaucoup de kédramas. Oui, il y a de plus en plus, je trouve,
- Speaker #0
de kédramas qui traitent un peu de ces sujets. Ces dernières années, je trouve qu'il y en a un peu plus qui sont sortis.
- Speaker #1
Le dernier kédrama que j'ai regardé sur le harcèlement, c'était... Bon, il y a eu The Glory, bien évidemment, mais c'était le dernier que j'ai regardé, c'était Que ça vous serve de leçon sur Netflix. Ah,
- Speaker #0
je ne l'ai pas encore regardé, mais il est dans ma liste.
- Speaker #1
Excellent.
- Speaker #0
Le harcèlement à la place de la femme, il y a beaucoup de sujets qui sont la hiérarchie dans les entreprises, il y a beaucoup de sujets qui sont de plus en plus traités, parce que je pense que les jeunes générations qui maintenant sont hyper ouvertes sur le monde ont peut-être aussi d'autres aspirations que le travail. Mais je pense que c'est des sujets de société qu'en réalité, on retrouve aussi chez nous. Oui, on les retrouve un peu partout. Corruption, place de la femme, aspirations professionnelles qui sortent du travail, c'est quand même des sujets qui... Oui, oui. font société, je pense.
- Speaker #1
Et sur lesquels aussi, ils essayent d'évoluer, ils essayent d'arranger, voilà.
- Speaker #0
Oui. Non, bah, merci beaucoup, Sophie. Est-ce qu'il y avait autre chose que tu voulais rajouter sur ta passion pour la Corée ? Je sais que tout à l'heure, tu me disais que tu avais un rêve. Est-ce que tu veux nous le partager ?
- Speaker #1
Moi, mon rêve, c'est d'aller vivre en Corée à la retraite.
- Speaker #0
C'est un très joli rêve.
- Speaker #1
Oui. Mon rêve, c'est de, bah, pareil, pouvoir échanger avec les... C'est pour ça aussi que j'apprends le coréen. C'est de pouvoir aller vivre là-bas, échanger avec des natifs. de là-bas, on apprend encore plus sur la culture, sur l'histoire, les traditions. Je suis fascinée par ce pays.
- Speaker #0
Moi, je trouve fascinant qu'ils aient réussi, malgré des vagues successives d'occupation, à garder leur identité, à garder leur langue, leur alphabet, ils ont gardé leur identité qui est forte. C'est un pays qui, à la fin de la guerre, était presque à genoux et qui s'est relevé pour être aujourd'hui presque une des plus grosses puissances. qu'on connaisse, terrain de jeu pour le luxe. Je trouve ça absolument fascinant.
- Speaker #1
C'était les caractéristiques.
- Speaker #0
Oui, ils ont créé leur alphabet.
- Speaker #1
Et en fait, ils ont créé... Le roi...
- Speaker #0
J'ai plus son nom non plus. C'était sous le Joséon, mais je ne sais plus.
- Speaker #1
Je ne me rappelle plus du roi qui a créé l'État. Et d'ailleurs, la date de création, c'est un jour national, c'est un jour férié là-bas. C'est en octobre. Je ne me rappelle plus de l'année exacte. Et c'était pour donner accès à la lecture à tout son peuple.
- Speaker #0
C'est précurseur en vrai. C'est pas mal. Bon, merci Sophie pour ce partage autour de la Corée Untouched, puis aussi autour de ta passion pour la Corée.