Speaker #0Salut ! Aujourd'hui, on va parler d'une équitation qui préserve ton cheval et je vais te donner trois clés pour y arriver. Spoiler, on ne va pas parler du niveau technique du cavalier. Salut ! Bienvenue dans À Cheval, le podcast de l'équitation collaborative. Je suis Morgane, je suis coach en équitation et j'accompagne mes élèves, peu importe leur discipline ou leur niveau équipe. faire plus de collaboration dans leurs échanges avec leur cheval. Si tu es cavalière et que tu es à la recherche de connaissances, de tips, de réflexions ou d'exos pour que ton équitation devienne plus collaborative, alors t'es au bon endroit. Dans ce podcast, je te partage, seule ou avec mes invités, tout pour t'inspirer et que tu puisses développer l'équitation dont tu rêves avec ton cheval. T'es prête ? Allez hop, à cheval ! Et on est parti pour l'épisode du jour ! Aujourd'hui... On va parler de « Ton équitation préserve-t-elle ton cheval ? » C'est vraiment le thème que j'ai envie d'aborder. Et en vrai, avant de commencer et de donner les trois clés, j'ai vraiment envie de définir un peu ce que c'est qu'une équitation qui préserve les chevaux. Parce que c'est hyper important de comprendre, dès le départ, que pour moi, une équitation qui préserve les chevaux, ce n'est pas dépendant de la discipline qu'on choisit de pratiquer. Et ce n'est presque pas dépendant... du niveau à laquelle on a décidé de pratiquer cette discipline. Moi, je défends, vous le savez sur ce podcast, l'idée du sport santé pour le cheval. Et le sport santé, il nécessite une régularité. Donc souvent, quand on parle de préserver nos chevaux, on nous parle de ralentir. Et ce n'est pas du tout ce que j'ai envie de défendre sur ce podcast. Et ce n'est pas du tout ce que je défends au quotidien. Parce qu'en fonction de ce qu'on fait au départ, en vrai, ralentir, ça n'a aucun sens. Si on continue à faire les choses telles qu'on les fait. Si aujourd'hui, on pratique une équitation qui flingue nos chevaux, mais qu'on le fait moins souvent, en vrai, peut-être qu'on va un peu moins les flinguer, mais on ne va pas les préserver pour autant. Donc, le plus important pour moi, ce n'est pas tellement... Ce qu'on fait, c'est surtout comment on le fait. Parce que si, en fait, peu importe la discipline qu'on choisit, encore une fois, presque peu importe le niveau auquel on le fait, si on monte, admettons, 5 fois par semaine sur notre cheval et qu'on fait des prises de catch, on nous dit préserve ton cheval, donc on monte plus que 3 fois par semaine pour faire des prises de catch. Au final, le cheval prend quand même des prises de catch et du coup notre équitation est en train de le flinguer. Et c'est vraiment ça que j'ai envie de défendre dans ce que je fais et ce que je défends au quotidien d'ailleurs. Et c'est vraiment vers ça que j'amène mes élèves, peu importe leur niveau technique, peu importe leur discipline et peu importe leurs chevaux finalement, puisque je travaille autant avec des chevaux sans problématiques pathologiques décelées que des très jeunes chevaux. ou jeunes chevaux, les chevaux débourrés, manipulés en tout cas, et que des chevaux à pathologie qui ont besoin en vrai, il y a plein de chevaux à pathologie qui ont besoin de continuer à bouger. Les chevaux avec de l'arthrose par exemple, si on arrête tout et qu'ils ne bougent plus, en vrai ça ne les aide pas au contraire. Donc l'idée c'est de se poser la question de où en est mon cheval, de quoi il a besoin. et de lui amener ça. C'est quoi les exercices de mobilité dont il a besoin et comment il a besoin que je fasse les exercices de mobilité avec lui. Et ça, ça va nous amener à la première clé que j'avais envie de vous transmettre avec cet épisode. C'est, pour moi, on parle souvent de technique. On croit qu'en devenant un meilleur cavalier et en étant capable de faire des épaules en dedans plus précises selon les critères des carrés de dressage, on va en vrai mieux monter. Alors que, d'après moi, le plus important, et vraiment le plus important, c'est de comprendre et de connaître le fonctionnement de notre cheval. Le plus important, c'est de comprendre comment un cheval fonctionne en général, mais surtout comment notre cheval fonctionne, pour pouvoir mettre l'équitation au service de ce fonctionnement. Et aujourd'hui, on nous apprend à mettre les chevaux au service de l'équitation, c'est-à-dire qu'on nous dit une épaule en dedans C'est avec tel degré de séparation de la piste, c'est avec tel pli, mais on nous demande de rentrer notre cheval dans ce moule-là. Alors qu'en vrai, est-ce que vraiment le corps de notre cheval, il a besoin de cette épaule en dedans ? Ou est-ce qu'il aurait besoin d'un angle un peu moins important, ou d'un pli un peu moins important ? Ou est-ce qu'il aurait au contraire plus besoin de marcher droit ? Et ça... On ne nous l'apprend pas. Et pour moi, ça, ça nécessite avant tout de connaître le fonctionnement de notre cheval. Est-ce qu'il est plutôt symétrique ? Est-ce qu'il a une grosse dissymétrie ? S'il a une grosse dissymétrie, dans quel sens elle est ? Ça implique quoi dans son corps ? S'il a une fragilité, un dos long par exemple, ne serait-ce que ça. S'il a un dos plus long que les autres. En vrai, est-ce que ça veut dire que moi dans mon travail, il faut que je le plie plus ? Ou est-ce que moi dans mon travail, il faut que je le plie moins que les autres ? Si l'un d'eux particulièrement court, est-ce que dans mon travail, ça veut dire qu'il faut que je lui demande d'engager plus que les autres ? Ou est-ce qu'il faut que je lui demande d'engager moins que les autres ? Ou est-ce qu'il faut que je mette mon focus plutôt sur son équilibre ? Et mettre mon focus sur son équilibre, est-ce que ça veut dire qu'il faut que je... trottent plus vite ou que je trotte moins vite ? Et en fait, c'est à toutes ces questions-là qu'il est impératif de répondre aujourd'hui, d'après moi, avant de nous apprendre à faire cette fameuse épaule en dedans qui nous permettra d'avoir un 7, un 8, un 9 en reprise de dressage. Parce qu'en vrai, ou de valider notre galop, je ne sais pas combien c'est les épaules en dedans, c'est peut-être galop 6 ou galop 7 quand même, mais en vrai... Ou une transition, ne serait-ce qu'une transition, si vous n'en êtes pas à faire des épaulants dedans, en fait, c'est quoi une bonne transition pour le corps de mon cheval ? Parce qu'une bonne transition pour avoir... Enfin, franchement, plus ça va, plus je me fiche d'avoir 8 sur ma transition en dressage. Bon, la petite... En vrai, je mets un petit astérisque, parce que le jour du concours, la compétitrice chez moi va vouloir avoir ce 8 dans la transition montante de mon cheval. Mais au quotidien... En fait, qu'est-ce que ça implique cette transition ? Et le fait que mon cheval soit dissymétrique, ça veut dire que je la fais comment ma transition pour que mon cheval s'améliore, pour que cette transition serve à mon cheval de s'améliorer. Parce qu'en vrai, si ne serait-ce que sur les transitions, mon cheval s'effondre, on va parler de ça, on en entend beaucoup parler, mon cheval s'effondre dans son garrot dans les transitions montantes. Ok. Ça veut dire qu'il se tire plutôt qu'il se pousse. Ok. Ça c'est son fonctionnement. initial. Déjà, il y a un truc hyper intéressant à comprendre, c'est est-ce que quand je ne suis pas sur son dos, il a déjà ce fonctionnement ? Oui ou non ? Est-ce qu'il l'a plus ou est-ce qu'il l'a moins ? Est-ce que c'est peut-être mon matériel et mon poids sur son dos qui exagèrent ce truc-là ? Ou est-ce que c'est vraiment presque mieux parce qu'on a aussi ça ? Moi, j'ai aussi des élèves avec des chevaux qui ont appris à porter leur cavalier, le cheval se tire avec ses antérieurs dans ses transitions montantes en travail à pied, on met le cavalier dessus, et bien il est beaucoup plus en équilibre naturellement parce que le poids là-haut fait que le cheval se tient mieux. Mais ça, ça arrive parfois, et on voit complètement le contraire. En vrai, on voit le contraire dans 80% des cas. Le poids qu'on met, ne serait-ce que notre poids là-haut, au-delà de qu'est-ce qu'on fait, de où est-ce qu'on tire, où est-ce qu'on pousse. Notre poids là-haut, il engendre quoi sur le corps de notre cheval ? Ça, c'est indispensable de comprendre ce fonctionnement-là, d'abord sur les chevaux en général, mais sur notre cheval précisément, pour pouvoir mettre l'équitation au service de ça. Donc, première clé, si tu veux une équitation qui préserve ton cheval, tu as besoin de... comprendre le fonctionnement physique de ton cheval. Et on va parler que de physique ici, je vais me limiter à ça aujourd'hui. Donc ça, première étape, comprendre le fonctionnement. Deuxième clé qui est très en lien avec celle-là, c'est savoir capter les messages de son corps. Parce qu'en vrai, j'en ai parlé sur l'épisode, juste l'épisode précédent, avant d'avoir des problématiques comportementales, on a des signaux corporels de ce qui se passe chez nos chevaux. Et c'est vraiment... évident. Si, alors, parfois les deux sont liés, c'est-à-dire qu'il va avoir plus de mal à bouger son postérieur gauche, à engager son postérieur gauche qu'avant, et il va intégrer en plus un foie-imam de queue, par exemple, quand il engage son postérieur gauche ou quand je lui demande d'engager plus son postérieur gauche, ok. Donc on a le comportemental lié avec le physique. Mais en vrai, ce foie-imam de queue, c'est là où c'est hyper intéressant. Parce que ce foie-aimant de queue, ça peut être les mouches. Ce foie-aimant de queue, ça peut être parce que j'ai demandé comme un bourrin de passer au trop, par exemple. En vrai, je n'ai pas été fin, moi, dans mes actions. Ce foie-aimant de queue, il peut être parce que je l'ai demandé la transition montante quand il engageait son postérieur gauche et ça lui a demandé d'envoyer encore plus, d'engager encore plus ou de propulser avec son postérieur gauche. Et c'est ça, le problème qui fait foyer la queue. Ce foie-aimant de queue, il vient d'où ? C'est seulement en étant capable de lire finement le fonctionnement du corps de notre cheval qu'on va pouvoir répondre à cette question. Et d'affiner qu'on soit propriétaire de chevaux ou encore plus professionnel de l'enseignement, c'est hyper important de pouvoir orienter notre cheval vers la bonne solution. de pouvoir dire, ok, là, en vrai, dans cette transition montante, ils galèrent parce que... 1. Il n'arrive pas à mobiliser sa sangle thoracique. 2. Il n'arrive pas à engager son postérieur. Et il n'arrive pas à engager son postérieur, pourquoi ? Est-ce qu'il a une faiblesse musculaire de son arrière-main qui fait que ? Ou quelque part dans son arrière-main qui fait que ? Ou est-ce qu'on pense qu'il a plutôt des tensions dans le psoas qui fait que ? On en revient un peu à la faiblesse musculaire ou à la tension de ce qui se passe derrière. Est-ce que c'est une tension qui l'empêche de ? Est-ce que c'est... une faiblesse musculaire ? S'il y a faiblesse musculaire, d'où elle vient ? Est-ce que c'est juste une histoire de fonctionnement ? Ou est-ce qu'il est en train de compenser un truc qui commence à arriver ? Par exemple, il engage moins son postérieur gauche, donc il va compenser quelque chose avec son postérieur droit, peut-être, ou avec son antérieur droit en diagonale. Donc l'idée, vraiment, c'est de... La deuxième étape, elle est pour moi, encore une fois, indispensable, et c'est quelque chose qui s'affine. qui s'apprend et qui s'affine tout au long de notre vie, en vrai, plus on va savoir où regarder, mieux on va pouvoir regarder et mieux on va pouvoir interpréter ce qui se passe chez nos chevaux. Aujourd'hui, avec le développement de l'équitation éthologique, on a une lecture assez comportementale de ce qui se passe. Et c'est super, c'est une première étape qui est géniale. C'est qu'est-ce que ça dit de ce que mon cheval comprend et de ce que mon cheval... fait par rapport à ce que je lui exprime. Ok, qu'est-ce qu'il a compris de l'action et qu'est-ce qu'il fait ? Comment est-ce que c'était assez clair et tout ça ? Maintenant, on a cette vision-là qui se développe beaucoup plus. Ok, il a tel comportement, on va lui apprendre à avoir un autre comportement. Super ! Maintenant, est-ce qu'on peut aller un cran plus loin ? Il a tel comportement parce que dans son corps... il y a telle chose qui me dit que ça c'est difficile pour lui et donc je vais utiliser mes séances d'équitation, peu importe à pied, à cheval, en renforcement positif, en renforcement négatif avec la méthode truc-muche, peu importe la méthode qu'on utilise, la discipline qu'on fait. En fait, ce n'est pas une question de méthode pour moi, c'est une question de comment on lui amène les choses, comment son... corps est capable d'assimiler ce qu'on lui demande. Parce qu'un cheval qui fait un salut de la reine, on va prendre un exemple, on se dit je vais lui apprendre le salut de la reine avec les carottes, en vrai, s'il le fait pour les carottes, ça veut dire qu'il est d'accord de le faire, machin, on fait souvent ces raccourcis-là. Ok, ou le pas espagnol. Allez, on part sur le pas espagnol. On lui apprend le pas espagnol avec les carottes. Mais en vrai, le pas espagnol, sur un cheval qui n'arrive pas à engager ses postérieurs, bah... Sur un cheval qui a des tensions sur le psoas, il va compenser à fond en effondrant encore plus sa cage thoracique et en ayant mal au dos quand il fait son pas espagnol ou la jambette. Et c'est là où c'est hyper important de comprendre que tout ce qu'on demande à nos chevaux, carottes ou pas carottes, renforcement positif, renforcement négatif, ça a une incidence sur son corps. Et en vrai, son corps, il nous dit. En vrai, quand on sait où regarder, le pas espagnol, par exemple, les chevaux, si on sait les regarder et qu'on voit que déjà le mouvement de son bassin, il est difficile, qu'il a sûrement des tensions dans le psoas, On ne va pas demander le pas espagnol. On va d'abord rééduquer son bassin, si c'est possible. On va d'abord aider la mobilité de son bassin par plein d'exercices. Je pense au report de poids, par exemple. Ne serait-ce que ça. Un cheval qui n'est pas capable de faire un report de poids sans se faire mal, ne sera pas capable de faire une jambette sans se faire mal. Et je caricature et je grossis un peu les traits, mais franchement, on n'est pas loin de la vérité. Et je parle vraiment de ça, en plus, exprès, parce que... c'est les trucs qu'on apprend soi-disant pour s'amuser avec nos chevaux mais on ne se rend pas compte à quel point ça a une influence sur leur corps. Et c'est en vrai quelque chose de compliqué qu'on leur demande. Je vais parler du reculer aussi. Souvent, on apprend à reculer à nos chevaux sur 25 mètres. Il y a des exercices de certaines disciplines qui disent à vos chevaux reculer toute la longueur de la carrière. Encore une fois, je suis un peu marseillaise sur le coup. mais qui nous font reculer beaucoup nos chevaux ? Eh bien, il y a plein de chevaux pour qui c'est difficile et qui dédiagonalisent. Mais si on n'est pas capable de le voir, on ne peut pas ajuster. Et donc, on continue à demander à nos chevaux de reculer sur 25 mètres et ils se font mal partout. Et puis, c'est tout, on ne s'en rend pas compte. Donc, c'est vraiment là que c'est hyper important de savoir capter les messages. Un cheval qui dédiagonalise. sur un reculé, c'est un message. C'est ce que tu me demandes, c'est dur. Donc, première clé, si tu veux une équitation qui préserve ton cheval, 1. Connais et comprends le fonctionnement de ton cheval. 2. Apprends à capter les messages de son corps. 3. C'est un sujet qui m'anime au quotidien et c'est le sujet de 80% des séances que je fais. avec mes élèves et 80% des séances que je fais avec mes chevaux d'ailleurs, c'est la décontraction. J'arrête pas de rigoler en disant un jour je vais en faire un t-shirt, mais un muscle qui n'est pas capable de se relâcher n'est pas capable de se contracter de manière optimale. Ok ? Donc, indispensable, si on veut que notre équitation préserve nos chevaux, On se doit de travailler dans la décontraction. Et pareil, on va revenir sur le renforcement positif, le renforcement négatif et tout ça. Ce n'est pas parce qu'on rajoute des carottes que notre cheval est plus relâché. Le plus important dans nos séances, c'est encore une fois, pas tant ce qu'on lui propose. Donc là, je vais opposer les carottes avec la demande classique. Ok ? Donc renforcement positif avec friandise ou renforcement négatif. C'est pas le plus important, c'est absolument pas quel courant on choisit de défendre là-dessus. C'est quel impact ça a sur mon cheval, la manière dont moi je lui demande. Est-ce que quand je rajoute une carotte, ça rajoute de la décontraction ? Est-ce que quand je lui demande plus clairement, ça rajoute de la décontraction ? Est-ce que quand je me tends, ça rajoute de la décontraction ? Est-ce que si je lui demande gentiment, ça rajoute de la décontraction ? Est-ce que si je respire en faisant la demande, ça rajoute de la décontraction ? Ça, c'est indispensable de le cerner, de le capter, de l'entraîner et de le vivre. Parce que, encore une fois, ce n'est pas parce que je demande avec un stick. Un bâton en bambou, un mort, pas de mort, un lit-colle-étau, un lit-colle-plat, une carotte, un carotte-stick ou un stick de dressage. En vrai de vrai, la question, elle n'est pas là pour moi. En vrai de vrai, la question, elle est sur comment je demande avec ce carotte-stick, ce stick de dressage, cette carotte, ce filet. tout ce qu'on veut comme outil, c'est cette cordelette. Comment, je demande, est-ce que l'utilisation de la cordelette me permet à moi d'être plus relâchée et donc de pouvoir avoir un cheval plus relâché dans mes demandes ? Oui, non. Chez certains chevaux, oui. Chez d'autres chevaux, non. Pour certains, c'est en cours d'apprentissage. Donc, on va vers le mieux. Bref, où est-ce que vous en êtes, vous ? avec vos demandes, avec la décontraction de ce que vous faites et la décontraction de votre cheval pendant vos séances. Si, je le répète, si on n'a pas un cheval décontracté, on n'a pas un travail pertinent. Et parfois, la décontraction, c'est le sujet de la séance. Parce qu'en vrai, il y a des moments dans l'apprentissage où effectivement le cheval se tend. Quand il ne comprend pas bien l'exercice, il se tend. Est-ce que cette tension, elle fait partie de l'apprentissage ? Il va trouver la bonne réponse à donner, on va relâcher. Et donc, on amène de la décontraction. Et donc, la fois d'après, il va nous proposer le bon exercice du premier coup. Et en plus, on va pouvoir bosser la décontraction dans cet exercice-là. Est-ce qu'on est en cours d'apprentissage ? Est-ce que toutes les séances, c'est de la bagarre ? Est-ce qu'en extérieur, ça devient la bagarre ? Est-ce qu'en extérieur, il se met à marcher ? Vous connaissez ce pas de chevaux d'extérieur qu'on dit souvent, il est content de sortir. Alors qu'en vrai... Il est au-delà de ce que son physique peut faire et il marche avec un pas qui compense, alors que jusque-là, on ne s'en était pas rendu compte. Parce qu'il marche plus vite que ce qu'il devrait et ce que son corps est capable de faire. Puisqu'il marche plus vite que son membre le plus faible, je vais le placer là aussi pour ceux qui m'écoutent et qui sont intéressés par ça, mais on travaille les chevaux avec le rythme qui leur permet de travailler le membre le plus faible. On se... calent sur le membre le plus faible et le plus lent pour bosser. Si on se cale sur le membre le plus rapide et que ou celui qui porte mieux ou le membre en meilleure santé entre guillemets et qu'on demande au reste des membres de suivre, en vrai on fait compenser nos chevaux. Donc hyper important, calons-nous sur le membre le plus faible, demandons, travaillons la décontraction D'abord et avant tout, apprenons à lire le corps de nos chevaux et apprenons par cœur le fonctionnement de notre cheval. C'est vraiment les trois clés dont j'avais envie de vous parler qui ouvrent en vrai une boîte de Pandore et c'est passionnant. Et même moi, la lecture que j'ai aujourd'hui, la Morgane de dans dix ans, dira que j'ai encore une grande marge de progression. On va faire progresser notre lecture toute notre vie, c'est sûr et certain. Mais aujourd'hui, où est-ce qu'on en est ? Faisons-nous accompagner par des gens qui ont une lecture plus fine que nous, qui peuvent nous apporter ça. Exerçons-nous à regarder nos chevaux. La plupart des gens que je rencontre aujourd'hui, des élèves qui rentrent dans mes programmes, en vrai, ils ne savent pas où regarder. Et c'est normal parce que l'équitation aujourd'hui ne nous l'apprend pas. Aujourd'hui, on nous dit, une session à la jambe, c'est un cheval droit, avec tant de degrés de déplacement sur la piste, ou tant de degrés sur notre diagonale, mais on ne nous dit pas, ah bah t'as vu, ton cheval, il utilise plus son postérieur gauche que son postérieur droit pour croiser. Ah bah t'as vu, en vrai, quand il est droit, il vient vriller sa tête. Ah bah t'as vu, quand il est droit, il vient... Accélérer sa cadence. Pourquoi ? La question c'est pourquoi ? Et comment j'adapte mon exercice ? Est-ce que je me dis, pour ce cheval-là, c'est plus pertinent en vrai, je ferai comme on me dit le jour où je dois être noté sur ma reprise de dressage ? Mais au quotidien, pour arriver à cet exercice le plus juste possible avec les critères de dressage, le jour du dressage, Est-ce que moi au quotidien, je ne peux pas mettre un petit pli ? Accepter que ma diagonale, elle soit avec plus ou moins d'angle ? Accepter que mon cheval y ralentisse ? Ou, enfin bref, qu'est-ce que moi je peux faire au quotidien pour que cette session à la jambe, elle aide mon cheval à se sentir mieux ? Et pas simplement que mon cheval, il m'aide à avoir une meilleure note sur le dressage. Peu importe s'il a mal, s'il compense, machin. Aujourd'hui, on ne nous apprend pas à mettre l'équitation au service de nos chevaux. Et c'est vraiment ça dont j'avais envie de vous parler dans cet épisode de podcast. C'est quelle clé, en vrai, nous, en tant que propriétaires, on a envie de préserver nos chevaux. Nous, on veut qu'ils se... Enfin, ou alors vous ne seriez pas sur ce podcast, mais nous, ce qu'on veut au quotidien, c'est que nos chevaux... ils aillent le mieux possible, le plus longtemps possible. Moi, si je peux encore monter sur mon cheval à 25 ans pour aller faire des balades parce qu'il va bien dans son corps, qu'il est capable de me porter et qu'en vrai, c'est un truc qu'on aime faire ensemble, mais je signe tout de suite. Et c'est vraiment ça qu'en tant que propriétaire, si vous écoutez ce podcast, il y a des chances que vous soyez dans cette même philosophie que moi. c'est que moi je veux un cheval qui se sente bien au quotidien. Je veux que l'équitation ce soit un truc... qui lui permettent de se sentir bien au quotidien. De la même manière que j'utilise moi aujourd'hui mes séances de renforcement musculaire avec ma prof tous les lundis soirs, pour me sentir mieux dans mon corps. Et je ne fais pas exactement le même mouvement que ma voisine. Parce que ma voisine, elle a ses problématiques de fonctionnement, moi j'ai les miennes. Et donc ce squat, on a toutes les deux notre façon de le faire. Mais quel... De quelle manière je peux faire ce squat, moi, pour qu'il renforce les problématiques que j'ai besoin de renforcer, pour que je me sente mieux dans mon corps, plutôt que faire un squat qui va répondre à je ne sais quelle règle de notation de je ne sais quel sport, mais en vrai, si je me fais mal au dos, je me fais mal au dos, quoi. Donc, l'équitation peut devenir le sport santé de notre cheval. L'équitation peut... être une équitation qui préserve nos chevaux et pas qui les bousille. Si on part sur ces trois étapes, je reviens sur mes étapes. 1. Si on connaît le fonctionnement des chevaux en général et de nos chevaux en particulier. 2. Si on apprend à capter les messages de son corps. 3. Si on fait tout ça dans le relâchement. C'est vraiment les trois clés dont j'avais envie de vous parler aujourd'hui. Voilà, je vais m'arrêter là-dessus sur cet épisode. J'espère qu'il t'a plu. J'espère qu'il t'a motivé. Et comme d'hab, si tu aimes le podcast et que tu penses qu'il doit aller dans les oreilles d'autres propriétaires de chevaux, va lui mettre 5 étoiles sur la plateforme d'écoute que tu utilises. Ça m'aide beaucoup à le rendre plus visible. Tu peux aussi... partager cet épisode à quelqu'un à qui il te fait penser. Et si tu veux être mis au courant des prochaines sorties d'épisodes, abonne-toi. En attendant, moi je te laisse et je te dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode de H2V, le podcast de l'équitation collaborative. A plus !