Speaker #0Salut, j'espère que tu vas bien. Aujourd'hui, on va parler d'un sujet hyper intéressant. On va encore parler de décontraction, mais sous un angle un peu différent. Aujourd'hui, on va parler de « est-ce qu'il est vraiment possible d'apprendre à un cheval à se détendre ? » Salut, bienvenue dans « À cheval » , le podcast de l'équitation collaborative. Je suis Morgane, je suis coach en équitation. et j'accompagne mes élèves, peu importe leur discipline ou leur niveau équestre, vers plus de collaboration dans leurs échanges avec leur cheval. Si tu es cavalière et que tu es à la recherche de connaissances, de tips, de réflexions ou d'exos pour que ton équitation devienne plus collaborative, alors t'es au bon endroit. Dans ce podcast, je te partage, seule ou avec mes invités, tout pour t'inspirer et que tu puisses développer l'équitation dont tu rêves avec ton cheval. T'es prête ? Allez hop, à cheval ! Allez, on est parti pour l'épisode du jour. Aujourd'hui, on va parler de décontraction, puisque, je le répète très souvent, donc vous le savez sûrement ici, un muscle qui n'est pas capable de se relâcher n'est pas capable de se contracter de manière optimale. Si un cheval se contracte sans être capable de se relâcher, on est dans la tension et pas dans la tonicité. Donc c'est hyper, hyper, hyper important de permettre à nos muscles et aux muscles de nos chevaux d'être capables de se relâcher. et ça passe par son état émotionnel, on va le dire comme ça. Et aujourd'hui, j'ai envie de vous parler de l'apprentissage de la décontraction. C'est un sujet qui me passionne et d'autant plus qu'il n'y a pas d'apprentissage à faire, que se décontracter chez un cheval, c'est inné. Se décontracter chez les mammifères qui possèdent un système nerveux, C'est naturel. C'est inné. Et je le place ici parce que c'est souvent game changer dans les séances parce que je rencontre parfois des élèves qui se mettent une espèce de pression de se dire « Ouais, je sais que mon cheval est tendu, il est toujours tendu, il faut que je lui apprenne à se détendre. » Et du coup, nous, on se tend parce qu'on voudrait qu'il se détende et on n'arrive pas à le faire. On se dit que c'est de notre faute, on culpabilise, blablabli, blablabla. Non, nous n'avons pas... apprendre à nos chevaux à se relâcher, nous avons simplement à leur permettre de le faire. C'est-à-dire qu'on n'a pas, d'ailleurs, on n'a pas la possibilité de lui dire « relâche-toi » . Par contre, notre job, c'est de mettre les conditions adéquates pour qu'il puisse le faire. On a besoin de lui permettre de le faire à plein de moments dans les séances pour qu'il retrouve un état de d'apprentissage et de tonicité dans son corps. À partir du moment où il y a tension, il y a tension et il n'y a plus tonicité. À partir du moment où notre cheval monte dans l'émotion, et nous aussi d'ailleurs, il vient travailler ses muscles en tension plutôt qu'en tonicité. Nous, on veut des chevaux qui vont bien longtemps. On veut des chevaux qui performent parfois. Si toi qui m'écoutes, tu as envie d'aller en concours. D'ailleurs, j'ai une petite... dédicace à faire à Julia, que j'ai vue il n'y a pas longtemps, avec qui on a bossé ça et qui a performé en concours de dressage notamment, beaucoup plus que ce qu'elle imaginait. Donc on a besoin de performer, on a envie de performer parfois quand on fait du concours, mais on a surtout envie d'avoir un cheval qui se sent bien dans son corps longtemps. Ça c'est le cas de tous les propriétaires de chevaux. Pour ça, on a besoin qu'il ait des muscles toniques et pas en tension. Cette différence, elle est hyper importante à cerner puisque nous passons d'un cheval en tension à un cheval tonique. C'est vraiment, d'un point de vue santé musculaire et du coup santé physique en général, ça fait toute la différence. Mais du coup, si on en revient à cette idée de décontraction, un cheval qu'on veut tonique, on a besoin qu'il soit relâché, qu'il soit capable. de se relâcher pendant nos séances. Donc, n'est-ce pas ? Et donc, notre job à nous, c'est de mettre toutes les conditions nécessaires pour que notre cheval puisse se relâcher. Et ce n'est pas d'apprendre à notre cheval à se relâcher, puisqu'il sait le faire, naturellement. Et donc, une des conditions, allez, on va parler de deux conditions, deux conditions nécessaires au relâchement chez nos chevaux, c'est 1. de se sentir en sécurité. et 2. de se sentir en lien avec d'autres mammifères. On sait que les chevaux, c'est des animaux troupeaux, et donc ils ont besoin de se sentir en troupeau pour se sentir en sécurité. Et dans plein d'occasions, quand on est seul avec notre cheval, le troupeau, c'est nous. Donc, on a besoin déjà nous-mêmes de nous sentir en sécurité. Il va être difficile d'avoir notre propre système nerveux régulé si on ne se sent pas du tout en sécurité. Donc, c'est pour ça qu'on travaille vraiment ça, notamment avec les gens qui ont peur à cheval ou des chevaux explosifs, puisqu'on a vraiment besoin de nous sentir en sécurité pour... Vous avez sûrement, je vais utiliser ce terme-là, vous avez sûrement entendu parler de contagion émotionnelle. Si nous-mêmes on est tendus, il est évident que notre cheval sera tendu et vice-versa. Et pour nous sentir en lien avec notre cheval, on a besoin de se sentir en sécurité avec lui. Donc, première étape, bosser cette notion de sécurité. Deuxième étape, bosser cette notion de connexion, de lien. Et je vais faire un parallèle qui est facile à faire, c'est que dans les accompagnements, je travaille énormément depuis des années, sans avoir d'ailleurs au départ cette conscience-ciences-là, mais avec ce que j'appelle les codes de sécurité et de connexion. Le job de ces codes, c'est de mettre cette fameuse sécurité. et de vérifier cette fameuse connexion. Est-ce qu'on est encore ensemble ? Donc, si on en revient au sujet initial, ce système nerveux autonome, nous n'avons pas besoin de lui apprendre à fonctionner, puisque c'est tinné, instinctif, chez nous tous. D'ailleurs, une des régulations faciles à faire, c'est d'inspirer souffler. C'est un des trucs que je répète le plus et partout. Mais si vous prenez une grande inspiration et vous faites un espèce de... Vous savez le « ah » qui vient quand on s'affale dans le canapé quand notre journée est terminée ? Ça, vous allez le faire. Je pense que vous l'avez fait instinctivement avec moi d'ailleurs, en m'entendant le faire. Ça, c'est une manière de réguler notre système nerveux. Et tous, vous avez dû ressentir un relâchement. D'ailleurs, hyper intéressant, si vous voulez venir me dire sur les réseaux sociaux où est-ce que le relâchement, ça se passe chez vous. Est-ce que c'est un relâchement ? un espèce d'état général, relâché, ou est-ce qu'il y a une partie du corps particulièrement qui se relâche quand vous faites ça ? Vous pouvez le retenter. C'est hyper intéressant. Bref, c'est un sujet passionnant. Donc, ce système nerveux, tout comme chez nous, chez les chevaux, son fonctionnement est inné et autonome. Donc maintenant, à nous de mettre les conditions qui lui permettent de le faire. Donc notre job, ce n'est pas de lui apprendre, c'est bien de lui... permettre de le faire. Et pour ça, on a besoin que le cheval se sente en sécurité et en lien. C'est bien les deux sujets principaux que nous travaillons je dirais le plus en équitation. Un, se sentir en sécurité avec le cheval. Deux, cette fameuse connexion dont on parle beaucoup ces dernières années. Tout ça, de bosser tout ça et de... Ouais, de bosser tout ça et... et que ce soit une de nos... En tout cas, d'avoir ça bien en conscience, ça nous permet d'avoir un cheval qui vient bosser en conscience et donc qui est en collaboration, qui est proactif dans le travail. Et c'est bien la manière la plus qualitéuse de travailler un cheval. Puisque si nous n'avons pas ça, nous avons souvent contrainte et donc tension. et donc tension musculaire, et donc le cheval ne travaille pas de manière optimale pour se sentir bien dans son corps. A l'inverse, une fois qu'on trouve sécurité, connexion, décontraction, nous avons un cheval qui travaille plutôt dans la tonicité, ou en tout cas qui va vers la tonicité, et donc un travail, un travail oui, et un cheval qui travaille de manière optimale, le mieux possible pour sa santé. En travaillant dans la décontraction et en permettant au cheval de se décontracter dans plein de moments dans notre séance, que ce soit à l'arrêt ou en mouvement d'ailleurs, nous avons enfin un travail optimal et le plus de chances possibles d'avoir un travail qui permette à notre cheval de se sentir bien longtemps. C'est bien pour toutes ces raisons-là que l'équitation collaborative est une chose. est née et qu'elle me passionne. tant puisqu'elle prend en compte tous les aspects du cheval, que ce soit physique, émotionnel, psychique, puisque c'est absolument pas dissociable, et les aspects de l'humain de la même manière. Donc on veut un humain et un cheval qui co-créent, nous avons donc pour ça besoin d'un humain et d'un cheval décontractés, et pour ça nous avons besoin d'un humain et d'un cheval en sécurité. et en connexion. Voilà les sujets majeurs que nous travaillons à chaque séance avec toutes les personnes que j'accompagne, même dans les formations en ligne, surtout, j'ai envie de dire, presque dans les formations en ligne, mais en vrai, c'est le cas aussi. Bref, l'un comme l'autre, en ligne ou en présentiel, c'est vraiment des sujets que j'aborde souvent et qui sont une de mes... Ouais, une de mes... Un de mes... points de conscience permanents dans toutes les séances qu'on fait avec vos chevaux. Voilà ce que j'avais envie de vous partager aujourd'hui. J'espère que ça vous aura plu. Si jamais c'est le cas, vous pouvez venir me le dire sur les réseaux sociaux, comme d'hab. Mais n'oubliez pas que pour soutenir le podcast et le faire entendre à plein d'autres propriétaires de chevaux, j'ai besoin de vous. Vous pouvez aller lui mettre 5 étoiles sur la plateforme que vous utilisez, ça m'aide vraiment beaucoup. Et si jamais vous voulez être mis au courant des prochaines sorties d'épisodes, n'oubliez pas de vous abonner. En attendant, moi je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode de H2OVAT, le podcast de l'innovation collaborative. A plus !