- Speaker #0
Parce que nous ne sommes jamais à court de mots pour parler de ce qui nous anime, à cœur d'arguments est née d'une envie simple, comprendre ce qui pousse certaines personnes à avancer avec conviction, malgré les doutes, les obstacles ou le regard des autres, mais aussi celles et ceux qui, portés par l'assurance, avancent avec confiance en eux et en l'avenir. Au fil des rencontres et des interviews, ma ligne éditoriale s'est affinée. Je réalise que ceux qui me touchent le plus, ce sont les vocations, les ambitions et les engagements qui donnent du sens à une vie. Je m'intéresse à des personnalités qui vont trouver une voie. Une raison d'avancer ou encore un terrain d'expression. Qu'ils soient salariés, dirigeants, entrepreneurs, artisans, sportifs, bénévoles, étudiants, artistes, femmes au foyer ou encore à un tournant de leur vie, une volonté commune rassemble mes invités, celle de suivre ceux qui les appellent profondément. Les rues de Combourg sont encore calmes, les volets des commerçants sont fermés, la ville s'éveille doucement. Mais derrière la porte de Maison Coeur, la journée a déjà commencé depuis quelques heures. Dans le laboratoire, les gestes s'enchaînent avec précision. Le chocolat est travaillé, les premières pâtisseries prennent forme, les vitrines se préparent à accueillir les premiers clients. A cette heure-ci, on ne voit pas encore le résultat. On assiste simplement au travail, à la rigueur, à la passion. C'est ici que j'ai choisi de vous amener, parce que derrière les chocolats et les pâtisseries, il y a un entrepreneur, un homme qui, parti d'un CAP, a construit une entreprise reconnue à Combourg et ses environs, tout en s'investissant activement dans la vie économique et locale. Président de l'association des commerçants, Julien Coeur semble animé par une conviction. On réussit rarement seul. Il crée des partenariats et semble faire le pari que les réussites individuelles peuvent aussi servir un territoire. Ce qui m'intéresse aujourd'hui dépasse aussi largement l'histoire de Maison Coeur. Je veux comprendre. le parcours d'un homme, ce qui nourrit son travail, ce qui l'a poussé à entreprendre, à grandir, à prendre des risques. Quand je dis un homme, je parle aussi du couple, puisque Julien n'est pas seul. Je veux parler d'un sujet qui suscite souvent des réactions contrastées, le regard que l'on porte sur celles et ceux qui osent voir grand, sur celles et ceux que l'on appelle les ambitieux. Bonjour Julien.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
Merci de m'accorder cette interview pour À cœur d'argument. Je vais aller un peu loin dans ma première question, je la pose de plus en plus à mes invités. Quand tu étais enfant, est-ce que tu rêvais déjà d'être pâtissier ou alors complètement autre chose ?
- Speaker #1
Rêver, non, mais j'avais envie, oui, parce que c'est vrai que mon père était lui-même pâtissier, chef pâtissier dans certains grands restaurants reconnus et étoilés. Ma mère elle-même... été devenu cuisinière quand j'avais 5 ans, donc c'est vrai que dès petit, disons que ça me semblait une évidence, en plus du fait que j'étais pas forcément... j'aimais pas forcément l'école, donc c'est vrai que ça me paraissait une évidence d'être pâtissier.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, tu as grandi où ?
- Speaker #1
Et bah en fait, moi je suis né à Reims, jusqu'à mes 3 ans, on a habité là-bas, après on a vécu à Grenoble, donc mes parents ils ont eu plusieurs restaurants à Grenoble. Et ensuite, ma mère a habité en Bourgogne, j'ai suivi ma mère et mon père a continué son parcours dans différents hôtels et restaurants en France.
- Speaker #0
Ah oui, donc déjà bien baigné aussi dans cet univers. Tout à fait,
- Speaker #1
même les grands-parents, ils avaient des hôtels sur Paris, tout ça.
- Speaker #0
Donc finalement, le CAP, c'était quand même un choix du cœur, même si ce n'était pas raison du fait que, comme tu le dis, tu n'aimais pas l'école, mais c'était aussi très lié à ton parcours. Oui,
- Speaker #1
depuis la sixième, je savais que je voulais être pâtissier, donc voilà, dans tous les cas.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui t'a donné envie d'être pâtissier quand t'étais petit ? C'était pareil, le fait de voir tes parents ?
- Speaker #1
Je pourrais te dire le fait de voir mes parents travailler, mais du fait qu'ils travaillaient dans une entreprise, je les voyais pas forcément travailler, c'est sûr. Mais je pense que c'est le fait peut-être de les voir aimer leur métier ou je ne sais pas. Mais en tout cas, c'était pas le fait d'avoir une vie de famille ou de les voir travailler, parce que vie de famille, je les voyais pas trop. Et les voir travailler, travailler dans leur entreprise. Donc bon, en tout cas, moi, j'ai baigné dedans, donc je voulais faire ça.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a un professeur ou un patron d'entreprise qui t'a fait comprendre que tu voulais aller loin, justement, et qui a été un peu un modèle pour toi, outre d'avoir vu tes parents s'épanouir dans ces métiers ?
- Speaker #1
Disons que mon premier patron, où est-ce que j'ai passé mon CAP, donc à Clemsy, en Bourgogne, c'est vrai que, bon, pas modèle pour moi, forcément, mais c'est vrai que c'est lui qui me disait, même quand j'étais apprenti ou quand je suis devenu chef dans cette entreprise après, il me disait toujours, il me disait toujours, vu que j'ai décidé. Vu les initiatives que tu prends, vu comment tu te comportes, vu comment t'es, de toute façon, tu seras forcément patron et tu y arriveras. Parce que c'est vrai qu'avoir un leadership dans une entreprise, pousser l'équipe toujours à aller plus haut, toujours pousser l'innovation, aller en boutique, calculer les marges, enfin, il me disait tout ça. Il me dit un jour, tu seras patron. Donc, c'est vrai qu'il ne m'a pas poussé à être patron parce que nous, on ne voulait pas forcément y être à la base. Mais c'est vrai qu'il m'en a inspiré. Et c'est peut-être pour ça qu'on y est aujourd'hui. Et ma mère aussi me l'a toujours dit qu'un jour, de toute façon... j'aurais patron aussi.
- Speaker #0
Oui, donc tu as vraiment un tempérament aussi de meneur un peu.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. J'ai été chef pâtissier dans différentes boîtes. Donc c'est vrai qu'en tant que chef pâtissier, il faut être meneur. Il faut amener le lead dans l'équipe. Mais c'est vrai qu'à un moment donné, tu es restreint quand même par des patrons au-dessus quand tu veux gérer certaines choses. Donc c'est vrai que voilà, oui. C'est pour ça qu'on est devenu patron avec ma femme.
- Speaker #0
Et tu peux nous parler un peu de ta femme, justement, parce que là, c'est vrai, l'interview, je me permets de dire tu, mais maison cœur, c'est deux personnes. Oui, c'est ça, c'est moi et Vanessa. Voilà, Vanessa. Est-ce que tu peux nous en parler ?
- Speaker #1
Vanessa, c'est pareil. À 17 ans ou 16 ans, elle a passé un CAP en vente, donc en boulangerie. À la base, c'était plus en boulangerie, pareil, à Clamsy, où est-ce qu'on était en Bourgogne. Et donc, elle, on l'avait fait deux, trois petits boulots. Puis après, elle est devenue rapidement responsable de vente de différents magasins. et qu'on a déménagé en Bretagne il y a 7 ans. ça fait 7 ans qu'on est là, elle a été responsable de magasin dans 2 ou 3 magasins et pareil elle était aussi responsable de vente donc ça se passait pas forcément bien parce qu'elle voulait insuffler certaines choses que les patrons ne voulaient pas forcément donc elle a dit si je veux travailler comme j'ai envie de travailler il faut qu'on soit à notre compte donc oui c'est à plus de contraintes mais au moins on peut s'organiser et travailler comme on le souhaite et puis vous êtes complémentaire ? ouais c'est ça carrément, moi je fais les gâteaux, elle les vend elle va gérer tout ce qui va être la partie facture, administration, vente moi plus ce qui va être création, gâteau Et puis voilà quoi.
- Speaker #0
Et c'est à quel âge du coup ? Est-ce que tu as 33 ans Vanessa à ton âge ? Voilà mon âge. Et donc à quel âge vraiment vous êtes devenu patron de Maison Coeur ?
- Speaker #1
On avait 27. 27. Oui.
- Speaker #0
Et Maison Coeur à Combourg c'est votre première entreprise. Est-ce que tu crois que le salariat justement il freine la création ? Parce que quand on est entrepreneur, quand on a un tempérament d'entrepreneur finalement être salarié, est-ce que c'est frustrant pour toi dans le fait de créer, de développer quelque chose ?
- Speaker #1
Non, parce que partout où j'étais salarié, aussi bien dans des gros restos que dans des pâtisseries, on m'a toujours laissé carte blanche pour tout créer, pour avoir la main sur tout. Vu que les clients étaient contents, que les patrons étaient contents, on me laissait vraiment carte blanche pour tout. Donc je n'ai jamais été restreint pour créer. Mais c'était plus après dans le management et dans différentes choses que je ne m'entendais pas très bien avec certains patrons.
- Speaker #0
Donc tu t'es retrouvé avec Vanessa, ta femme plutôt jeune à la tête de cette entreprise. Comment on vit ce rôle de patron au départ ?
- Speaker #1
Au départ, vu qu'on ne savait pas trop où on allait, surtout qu'à Combourg, il n'y avait pas de pâtisserie chocolaterie. Donc c'est vrai qu'on arrivait dans Combourg, on se disait bon, est-ce que ça va marcher, pas marcher, en plein Covid ? Est-ce qu'on fait une bêtise, pas de bêtise ? Mais au final, c'est vrai qu'il y avait pas mal d'engouement autour du projet. Donc c'est vrai qu'on s'est initié dans le projet un peu... Un peu, voilà, on ne savait pas où on allait, quoi. Et puis au final, ça a été un peu compliqué parce qu'il n'y avait que moi, Vanessa... Et Arnaud, qui est passé chef pâtissier maintenant, mais qui était pâtissier à la base, on n'était que trois. On s'est dit, on va voir, on va faire ce qu'on va faire. Et puis au final, ça a été très compliqué. Pendant plusieurs mois, je commençais à 1h du matin, je finissais à 23h, Vanessa commençait à 3h, elle finissait à minuit. Donc c'est vrai que pendant un mois, deux mois, trois mois, quatre mois, cinq mois, quand tu as deux enfants plus à côté, c'est vrai que c'était assez compliqué à gérer. Mon chef pâtissier Arnaud aussi, il a pas mal fait d'heures aussi, donc c'était un peu compliqué. Au final, maintenant, on a trouvé notre roulement, on sait comment ça tourne. Et puis voilà. Mais c'est vrai que là-dessus, ce n'était pas facile.
- Speaker #0
Parce qu'en effet, comme tu le dis, c'est aussi votre force, c'est qu'il n'y avait pas d'entreprise comme la tienne à Combourg. Non. Et tu n'es pas natif du tout de Combourg. Donc, tu as quand même senti faire le pari sur cette ville.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. On est venu à Combourg la première fois en vacances il y a huit ans parce qu'en fait, on voulait déménager de Bourgogne avec Vanessa pour aller en Bretagne. Et donc du coup, on avait pris un petit hôtel à côté, puis on s'était baladé à Combon il y a 8 ans, et déjà il y a 8 ans, on faisait le tour des commerces, on avait dit, il n'y a pas de pâtisserie, il n'y a pas de chocolaterie, il n'y a pas de salanté, ils nous disaient tous non, Et donc à l'époque, c'était François, le fleuriste de la Rose d'Essence, qui est maintenant juste à côté de nous, et je m'en rappelle, on avait été le voir, il ne nous connaissait pas, il nous disait, justement, c'est ce qui manque, il n'y a pas de pâtissier, il n'y a pas de salanté, donc on avait dit bon. Et puis au final, trois ans après, on a dit « Bon, on va s'installer, il n'y a toujours personne. » Et bon, il avait raison. Enfin, certains commerces, ils voyaient vraiment un avantage à qu'il y ait ça à Combourg. Parce que c'est vrai qu'à ce qui paraît, mais je ne sais pas, moi je ne suis pas de Combourg, comme tu dis. Mais il y a des clients que certains commerces voient maintenant parce qu'on est arrivé. Parce que du coup, ils se déplacent pour prendre un gâteau ou des chocolats. Donc du coup, maintenant, ils vont dans d'autres commerces à Combourg. Mais moi, je ne sais pas quel client c'est vu qu'on n'est pas de Combourg. Mais bon, donc c'est bien qu'on ait ramené de l'attractivité un petit peu. autour de notre commerce, que les gens se déplacent. Maintenant, ils vont plus être attirés au centre-ville par rapport à notre commerce, ce qui a pu amener du monde pour certains autres commerces aussi.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai, mais pour être du coin, il fut un temps, et qui n'est pas du tout si lointain, justement, où acheter des bons chocolats, comme on voit chez toi, il fallait tout de suite aller dans des villes comme Rennes ou Saint-Malo. C'est ça. Donc c'est en effet une force. Alors j'avais une question sur la confiance en toi, mais je voulais savoir au fil des années où tu as puisé cette confiance pour faire toujours grandir l'entreprise ? J'ai l'impression que dans ton tempérament, de toute façon, la confiance est innée, donc on va passer sur cette question. Quelles ont été les forces, donc outre le fait d'être le seul à Combourg, et le fait d'avoir quand même une grande variété dans les créations proposées, parce qu'à chaque fois on voit que ça bouge beaucoup, C'est quoi ? Qu'est-ce que vous pensez des forces de Maison Coeur pour vous ? Les principales forces dans une ville comme Combourg ?
- Speaker #1
Déjà, la qualité de nos produits. Parce que c'est vrai qu'on travaille avec Valrhona, qui est quand même une grande maison en chocolat. Donc c'est vrai que nos produits, déjà, je pense que c'est une force pour nous. Puis on n'a pas cherché aussi, malgré les augmentations du chocolat, à baisser notre qualité. Bien au contraire, il y a eu des augmentations du chocolat où c'est qu'on a pris du 200 ou 300% sur les prix initials qu'on avait ouverts. Donc notre chocolat, on l'a payé 2, 3, voire 4 fois plus cher, mais on a sorti, mettons, un chocolat signature. Donc c'est un chocolat qu'on a déposé un brevet avec Valrhona qui ne crée que pour nous. Donc ils n'ont le droit d'en vendre à personne d'autre en France. Donc ils créent une recette de chocolat pour nous. Après, pareil au niveau des gâteaux. Au niveau des gâteaux, on ne lésine jamais sur toute la qualité de nos produits, que ce soit nos fruits secs qui sont en IGP, que ce soit nos purées de fruits sans sucre, que ce soit... Nos farines, on travaille avec une minoterie, un moulin qui est à côté de Nantes. Enfin, c'est vrai que la qualité, déjà, ça, c'est une grosse force. Après, aussi, au niveau des tarifs, alors oui, on va être plus cher que certains à Combourg. Mais quand on voit par rapport à Rennes ou Saint-Malo, c'est vrai qu'on va être quand même moins cher que certains de nos concurrents. Après, une autre de notre force aussi, c'est qu'on est naturel, on est nous-mêmes. On ne se donne pas un genre. Je veux dire, moi, je suis au magasin, comme je suis avec les clients, comme je suis avec mon équipe, comme je suis avec mes enfants. Ça ne sert à rien de se faire passer pour quelqu'un d'autre devant les gens. Puis Vanessa, pareil, elle a toujours le sourire, toujours gentille. Donc c'est vrai que ça fait plaisir quand tu rentres dans un commerce et que la patronne est souriante. Et après, de notre force aussi, c'est la passion. Parce que c'est vrai qu'on commence tôt le matin, on travaille les week-ends, on travaille les jours fériés. Mais c'est vrai qu'on est toujours passionné, toujours en train de créer, toujours en train de se remettre en question. Ça, ça ne va pas. Il faut changer. Enfin, c'est vrai que la remise en question, ça fait partie aussi d'un entrepreneur. Si tu ne te remets jamais en question et que tu crois toujours que tu es meilleur que tout le monde, tu n'y arrives pas.
- Speaker #0
Ce qu'on voit aussi chez toi, c'est ce goût, mais je me trompe peut-être, des partenariats. Je pense comme ça, on te voit avec Gatzel, tu pourras peut-être nous en parler. J'ai la sensation que tu aimes faire du lien aussi entre les commerces. Oui, carrément. Donc en clair, tu ne fais pas forcément cavalier seul. Est-ce que tu peux nous parler justement de tout ça, de ta manière de voir aussi une forme d'intelligence collective entre commerçants ? Pour que chacun réussisse ?
- Speaker #1
Oui, parce que nous, c'est bien, on est ouverts, on a un peu de monde, tout ça, c'est très bien. Mais après, plus tout le monde a du monde, plus Combourg est attractif, plus ça va ramener des gens qui vont venir et plus tous les commerces seront contents d'être sur Combourg. Donc c'est vrai, là, tu parles du partenariat avec Maison Gatessel, donc avec René. Donc c'est vrai qu'au début, René, on ne se connaissait pas. Après, on s'est mis à vendre ses gaufres. Après, on fait souvent des partenariats avec lui. Je ne sais pas ce qui peut arriver dans l'avenir. Peut-être qu'un jour, René, avec son food truck, il vendra des glaces. Il pourra vendre mes glaces. Pareil avec l'union des commerçants. L'union des commerçants, on est quand même 70 adhérents, je crois. Donc c'est vrai que tous ensemble, on peut mieux y arriver pour avoir une belle attractivité à Combourg. Je vois quand il y a, admettons, j'ai une bêtise, mais là, la grande braderie de Combourg qui va arriver fin juillet, tous les commerces sont ouverts, tout le monde est entre guillemets main dans la main. Donc c'est vrai qu'il faut tous se soutenir. Même à Combourg, il y a aussi Combourg Animation. Donc on voit l'animation, maintenant c'est une grosse asso qui fait vraiment 90% des animations de la ville, donc heureusement qu'ils sont là, c'est pareil aussi, on essaye d'aller donner un coup de main avec justement René Gattesel pour faire le traçage, mettons, de la braderie le matin, donc on essaye que tous les commerces marchent, et c'est vrai que l'union des commerçants organise cette année le salon de l'habitat et de l'artisanat au mois de novembre, et on organise aussi le marché de Noël le 12 et 13 décembre, je crois, ou 13 et 14, donc c'est vrai que c'est important. de promouvoir le dynamisme de la ville et il faut vraiment qu'il y ait du monde qui vienne. Moi, mon commerce, c'est bien, mais les commerces des autres, plus toute la ville, c'est mieux.
- Speaker #0
Et ça, c'était une dynamique que tu as sentie quand tu es arrivé à Combourg ou tu sens que tu as aimé aussi la proposer ou l'impulser ?
- Speaker #1
Après, je ne l'ai pas proposé ou je ne l'ai pas impulsé forcément parce que quand je suis arrivé à Combourg, je ne connaissais personne. Il y avait déjà une dynamique, mais Combourg Animation venait de se créer. L'union des commerçants, je crois qu'ils venaient de changer de bureau. Donc, ce n'est pas moi qui ai insufflé ça parce qu'il y en a plein d'autres qui sont pareils que moi. Mais c'est vrai que les grands acteurs de Combourg, il faut qu'ils s'y mettent tous pour y aller.
- Speaker #0
Alors, tu as obtenu le prix Audace. C'est un prix qui a été mis en place par la communauté de communes de Bretagne romantique et L'Arbre, qui est un réseau d'entreprises en Bretagne romantique. Je rappelle que ce prix récompense des entreprises, artisans et commerçants du territoire qui se distinguent par... Alors audace justement d'entreprendre, comment tu as vécu cette récompense ?
- Speaker #1
On était fiers, on était heureux parce que c'est vrai qu'on était ouvert je crois quand on l'a reçu depuis deux ans à peine. L'espace entreprise de Combo nous avait donc appelé pour faire partie des candidats. Alors je disais bon bah pourquoi pas sans trop savoir ce que c'était vu que c'était leur première édition. Et puis au final, on est passé devant un jury, et puis ça s'est bien passé, et puis on a gagné un prix. Donc c'est vrai qu'on était vraiment super contents, surpris. Et puis ça, encore une fois, ça met en avant notre commerce, notre dynamisme, et puis les risques qu'on a pris aussi pour en arriver là. Oui,
- Speaker #0
voilà. Tout le travail aussi réalisé. Je voudrais revenir justement sur la présidence de l'Association des commerçants. Alors je ne sais pas si c'était souhaité ou accepté. Est-ce que tu peux nous dire pourquoi ce rôle aujourd'hui ?
- Speaker #1
Ça a plus été accepté que souhaité, déjà. Ce rôle, parce que avant, c'était Julia, la patronne du repère qui était présidente, elle est passée vice-présidente. Et c'était Éric Ricard, qui est dirigeant d'Abeille Assurance à Combourg, qui était vice-président aussi. Donc ces deux-là sont restés en tant que vice-président. Mais ils voulaient vraiment une image d'un président du centre-ville, qui aurait été bien. quelqu'un de dynamique aussi forcément donc du coup ils sont directs pensés à moi donc moi c'était pas forcément une évidence je m'étais pas du tout proposé mais en tout cas bon bah j'ai accepté parce que c'est vrai que bon bah oui t'as été repéré ouais donc c'est vrai que ça fait encore quelque chose en plus du travail que les enfants que la vie qu'on a mais bon bah s'il faut quand même quelqu'un à la tête du truc donc si après il y a personne ou qu'il y a quelqu'un qui est moins dynamique et si l'association elle se meurt parce qu'il y a personne c'est un peu embêtant donc moi maintenant je suis passé président avec les deux vice-présidents Juste à côté, ma voisine Séverine, d'inspiration d'éco, elle est passée secrétaire. C'est top. Je suis président, elle est secrétaire. On est à 10 mètres l'un de l'autre. Dès qu'on a besoin d'échanger, on se voit. C'est vrai que ça va plus vite. Tout le bureau a quand même beaucoup changé. Mais après, Julia et Eric restent quand même là. Comme ça, au moins, c'est top. On est quand même soutenus. On leur demande des conseils. C'est parfait.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, petite parenthèse, enfin personnelle entre guillemets, quand on travaille autant comme toi, est-ce que tu arrives à t'y retrouver aussi dans ta vie de papa, justement comme tu me disais que tu allais avoir un troisième enfant, est-ce qu'on arrive à s'y retrouver ?
- Speaker #1
Ben disons que moi, c'est vrai que le matin je les vois pas, du coup c'est ma femme qui lève les enfants, donc je vois pas les enfants, mais c'est vrai que l'après-midi, généralement, moi je finis, enfin à part les grosses journées, mais j'essaye de finir aller entre 11h et midi, midi 30, vu que je commence tôt le matin, et après, ben les enfants je les vois quand ils sortent de l'école, on est fermé le mercredi, donc je les vois le mercredi, Le dimanche matin, j'essaie de finir plus tôt. Je les vois le dimanche. On passe quand même toutes les soirées avec. Justement, je ne veux pas faire la même erreur que mes parents à avoir des restaurants. Parce que quand tu as des restaurants, tu bosses midi et soir et tous les week-ends. Nous, tous les soirs, on est à la maison avec nos enfants. Donc, c'est ça qui est bien. Et le mercredi,
- Speaker #0
c'était souhaité justement cette pause. Le mercredi,
- Speaker #1
il y en a plein qui me disent qu'on aimerait bien venir avec nos enfants. Oui, nous aussi, on a les nôtres. Donc, voilà.
- Speaker #0
Oui, c'est cette génération bosseur, mais qui aujourd'hui veut aussi un équilibre dans sa vie. Oui,
- Speaker #1
mais on est quand même ouvert tous les jours fériés, tous les dimanches, les Noëls, on passe des journées entières ici, on ne les voit pas, mais on essaie quand même d'être avec eux le plus sain que possible.
- Speaker #0
Oui. Je vais revenir aussi sur les difficultés à créer une entreprise, mais pour qu'on puisse aussi bien comprendre. Qu'est-ce qu'on voit jamais derrière une belle vitrine ? Quelles ont été les étapes les plus difficiles au-delà de la création pur et dur quand on monte une entreprise comme Maison Coeur ?
- Speaker #1
Le plus dur, je ne vais pas le cacher, c'est au niveau du personnel. Donc ça va parce que moi j'ai Arnaud qui est là avec moi depuis l'ouverture, donc nickel avec Arnaud ça se passe bien. Vanessa, elle a Émilie qui est là aussi depuis l'ouverture, elle a eu un enfant aussi donc elle n'était pas là un petit peu de temps mais elle est quand même là depuis l'ouverture. Mais c'est vrai que niveau personnel, vu que nous, on aime bien former aussi, donc c'est vrai qu'on a pas mal d'apprentis. Donc ça tourne beaucoup. Il y a des apprentis qui arrêtent en cours de route. Il y a des apprentis qui n'ont pas le niveau, donc qui n'ont pas leur examen. Donc c'est vrai qu'on a beaucoup de rotation au niveau apprenti. Quand on a des bons, on est content. J'ai un apprenti qui a gagné les meilleurs apprentis de France départemental il y a deux ans. Cette année, j'ai une apprentie chocolatière qui arrive. Elle vient de gagner les départementales il y a deux jours. Elle arrive chez moi dans deux semaines. Donc on a quand même des très bons éléments. Donc c'est vrai que le plus compliqué, on va dire, c'est à fédérer une bonne équipe. Donc là, on a l'air pas trop mal. Moi, au niveau de mes apprentis, Vanessa, au niveau de ses vendeuses, elle est bien aussi. Donc on va dire que c'est ça le plus dur. Après, forcément, l'aspect économique, quand il y a toutes les augmentations. Donc en premier, il y a eu le Covid. Après, augmentation du chocolat. Après, il y a eu la guerre en Ukraine. Là, il y a 4-5 mois, maintenant, c'est l'essence avec le détroit de Hormuz. Donc il y a toujours des trucs. Donc c'est vrai que l'aspect économique, c'est un peu compliqué à gérer. Parce que quand ce n'est pas le chocolat qui monte, c'est nos boîtages qui montent avec le transport. Quand ce n'est pas le boîtage, il y a toujours quelque chose à gérer. On va dire le plus compliqué, c'est l'aspect personnel et l'aspect économique aussi.
- Speaker #0
J'ai cru voir aussi sur les réseaux, il y a quelques mois, vous avez fait un voyage avec Vanessa pour la vanille.
- Speaker #1
Oui, on a été en Asie, c'est ça.
- Speaker #0
Tu peux nous en parler justement de ce voyage-là ?
- Speaker #1
A Stubo, on a été en Asie et puis c'est vrai qu'on tenait à voir des cacaoïers, des fèves de cacao, de la vanille, tout ça. Donc c'est vrai qu'on en a ramené un petit peu, mais on en a déjà pu. Je n'ai pas ramené de fèves de cacao, mais c'est vrai que de la vanille, il y en a déjà pu. Mais on tenait vraiment à voir comment était faite une culture de vanilliers du début à la fin, comment on faisait sécher la vanille, comment on faisait le chocolat. On n'a pas vu la transformation du chocolat sur place, mais on a vu des cacaoïers dans la forêt. Donc c'est vrai que c'est important. de savoir d'où vient ton produit et comment ça se passe aussi. Donc je sais qu'on l'a fait parce que Valrhona, avant, notre fournisseur proposait certains voyages et maintenant, ils ne le font plus. Donc nous, on tenait vraiment à le voir de nous-mêmes, par nos propres yeux, comment c'était cultivé et comment on faisait.
- Speaker #0
Oui, c'est là où on voit la passion aussi du métier de faire ce voyage. Valrhona, pourquoi avoir choisi ce fournisseur d'ailleurs ?
- Speaker #1
Déjà, d'une, d'un point de vue éthique parce que c'est vrai que Valrhona, ils sont éco-responsables, ils rémunèrent bien leurs producteurs. Donc... Donc par rapport à plein d'autres fournisseurs de chocolat qui, les cacaoillers, ils vont faire que 5-10 ans, ils arrachent, ils replantent, ils arrachent, ils replantent, ils font n'importe quoi. Valrhona, c'est vrai qu'ils sont vachement dans quelque chose d'écologique, de pas trop, si tu veux, pas trop traité parce que plein de pays est différent. Donc forcément, les normes ne sont pas pareilles de plein de pays. Il y en a, ils ont droit à tel pesticide, d'autres si. Valrhona ont vraiment une charte pour qu'il n'y ait pas de merdouille, en gros, qui soit mis dans les plans. pour ne pas avoir un chocolat qui soit trop... Enfin, pas bon à la consommation, parce que d'autres fournisseurs le font. Mais enfin, bref, d'un point de vue écologique, c'est vrai que Valrhona est mieux. Donc déjà, 1. De 2, Valrhona, ils sont en France. Donc il faut essayer de faire marcher au maximum la France. Valrhona, ils sont un teint l'ermitage, donc ça, c'est bien. De 3, leur chocolat est d'une excellente qualité. Donc c'est vrai que c'est bien de bosser quand même avec un chocolat de bonne qualité, de cadres. C'est vrai que l'entente avec notre commercial aussi, ça y joue beaucoup. Je vois le commercial, ça fait 6 ans qu'on le connaît. C'est quelqu'un vraiment de très bien. On est passé l'autre fois justement à France Bleu Amorique avec lui. On a été invités tous les deux. Et avec René Gatessel justement, pendant 2h, 2h30, on a été invités tous les 3 à France Bleu Amorique. C'est vrai que c'est vraiment quelqu'un de génial. Donc c'est ce combiné des cadres qui font qu'on prend un Valrhona. Pas parce que c'est le moins cher, parce que c'est sûrement un des plus chers, attention. Mais tu as un suivi. Pareil, j'ai une question. J'appelle l'école Valrhona. Allô, c'est Julien de Maison Coeur. Pourquoi je rencontre ce problème ou ce problème-là sur tel gâteau ou tel chocolat ? Ils vont savoir me répondre. Ils savent être à l'écoute. Valrhona propose aussi plein de stages. On est tout le temps invité à des formations, à des stages. Donc c'est vrai que voilà pourquoi j'ai choisi Valrhona.
- Speaker #0
D'accord. Très bien. Merci beaucoup. Quelles sont tes prochaines ambitions pour Maison Coeur, justement ?
- Speaker #1
J'en ai, mais pour l'instant, je n'en parle pas. Secret,
- Speaker #0
secret défense.
- Speaker #1
Il y en a pour l'instant, mais tant qu'il n'y a rien à acter, je n'en parle pas.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous parler, d'ailleurs, tu as obtenu un prix pour le meilleur phare au pruneau de Bretagne, je crois. C'est ça, ce n'est pas moi qui l'ai obtenu,
- Speaker #1
c'est Arnaud justement. Du coup, c'est le meilleur. En fait, je fais partie aussi de l'association des patients en Bretagne. Une association de plus.
- Speaker #0
Donc t'es partout en fait.
- Speaker #1
Non, là j'en fais juste partie. Je vais aux réunions quand je peux, mais là j'ai pas de rôle ou quoi. Donc du coup qui est présidé, je crois que c'est Gaël Redouté maintenant qui est président. Je suis plus sûr, ça fait longtemps. Enfin bref. Donc du coup on a eu pas mal de patissiers en Bretagne. Donc du coup ils organisent 4 concours. Donc le Faro-Pruneau, le Cuniaman, la Galette Bretonne et un autre que je m'en rappelle plus trop, désolé. Mais donc du coup ils organisent 4 concours. Et donc Gaël Redouté, il a organisé le Grand Aquarium de Saint-Malo, le concours du Faro-Pruneau comme tous les ans. Moi, je l'avais fait il y a 4 ans. On était une trentaine, mais on sait le classement jusqu'au sixième. Je l'avais fait il y a 4 ans. On n'était même pas arrivé dans les 6 premiers. Arnaud l'avait fait il y a 2 ans. Il n'était pas arrivé dans les 6 premiers non plus. Et là, cette année, il l'a fait et arrivé premier. Il avait changé quelque chose dans la recette ? Oui, il a fait plein d'essais, plein de choses. Mais c'est quand même les mêmes ingrédients. Mais bon, aller à 10 grammes près ou la température du four. 10 ou 15 degrés de plus ou de moins, voilà, donc il a gagné, c'est vrai que cette année il a gagné le phare au Pruneau, donc meilleur phare au Pruneau de Bretagne, mais on va dire, vu qu'il n'y a qu'un concours en France, c'est le meilleur phare de France, vu qu'il n'y a qu'un concours en France.
- Speaker #0
Oui, on va dire ça.
- Speaker #1
Cette année on a aussi obtenu une médaille d'argent dans le guide des croqueurs de chocolat, donc c'est un guide qui récompense les meilleurs chocolatiers en gros du monde, donc c'est vrai que c'est top, on a eu une médaille d'argent dans ce chocolat-là, on ne peut pas avoir de médaille d'or forcément. parce qu'en fait pour avoir la tablette d'or, il faut créer son chocolat, donc c'est-à-dire faire du bean to bar, c'est-à-dire que je reçois mes fèves, que je les transforme pour faire du chocolat, chose que je ne peux pas faire parce que je ne suis pas torréfacteur, je suis juste chocolatier, donc on a quand même eu la médaille d'argent, c'est top, donc c'est vrai que médaille d'argent en chocolaterie, donc ça nous a amené vraiment énormément de monde, plus Arnaud qui a gagné le phare au pruneau, ça nous a ramené encore plus de monde, donc c'est vrai que c'était cool d'avoir ça au mois de novembre, c'était bien.
- Speaker #0
Et tu aimes bien être dans une dynamique aussi où régulièrement, il y a des nouveautés.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Par exemple, est-ce que tu peux nous parler après ? Je ne vais pas t'embêter à parler de chaque produit, mais c'est vrai. Tu fais des belles cartes postales à l'effigie de Combourg, en chocolat je crois, et il y a eu aussi le nœud papillon, tu peux nous parler du nœud papillon ?
- Speaker #1
Par exemple le nœud papillon, si tu veux, on a eu, donc pareil, toujours dans une éthique de se remettre en question, on a le champion du monde du pain au chocolat Sébastien Lagru qui est venu faire une formation de deux jours chez nous en viennoiserie, donc boutique, mais il fait des formations partout dans le monde, en Asie, en Amérique... en France et tout, donc il est venu chez nous deux jours, et donc du coup, on a fait, même si on faisait déjà toutes nos viennoiseries maison, on voulait encore que ce soit mieux, donc du coup il nous a fait faire croissant, pain au chocolat, des choses de base, et il voulait nous faire faire une belle viennoiserie, donc du coup il nous a dit, bah écoutez, vous pouvez faire des noeuds papillons, que lui avec lui ils étaient rouges, mais avec Arnaud on a dit, ah bah pour la fête des pères, on va faire des viennoiseries, garni de pâte à tartiner à la noisette maison, en mode noeud papillon, donc c'est vrai que ça prend du temps, on a passé énormément de temps à les faire, mais au moins, c'est vrai que... On fait toujours des nouveautés, comme tu dis, en pâtisserie. En pâtisserie, notre gamme, elle change trois fois par an. Nos bûches de Noël, elles changent tous les ans depuis qu'on est ouvert. Nos chocolats, c'est pareil, mais en viennoiserie, on ne se renouvelait pas trop. Parce que moi, je suis pâtissier chocolatier, Arnaud est pâtissier. Moi, en expérience, j'ai que 4-5 boutiques. Arnaud, en pâtisserie, n'en a que 2. Donc c'est vrai qu'on ne va pas dire qu'on est les meilleurs. On a plein de trucs à apprendre. Donc c'est vrai que du coup, lui, il nous a amené plein de nouveautés qu'on va pouvoir mettre en place dans les années à venir. Pour en événement quoi, pour faire des nouvelles viennoiseries au cours d'événements, parce que c'est vrai qu'en gâteau, on regardait ça l'autre fois quand même, depuis 5 ans, on a quand même inventé une centaine de bûches, et on a quand même inventé quasiment 200 gâteaux individuels, parce que chaque fête des mères, chaque fête des pères, chaque Saint-Valentin, chaque Pâques, chaque Noël, à chaque fois c'est 2-3 nouveaux gâteaux qui ressortent, plus toute notre gamme qui change, donc c'est vrai qu'on est toujours, toujours, toujours en train de renouveler toutes nos pâtisseries, avec des associations, ça peut être avec des légumes, on a déjà fait des gâteaux à la carotte, aux choux-fleurs, à la tomate et la burrata, à la ratatouille, qu'aussi bien avec des épices, avec de la rose d'Ispan, des poivres du monde entier, des vanilles du Mexique, de Madagascar, de l'Asie. Donc c'est vrai qu'on est toujours en train de faire des nouveautés sur tous nos produits, sauf qu'il manquait les viennoiseries.
- Speaker #0
Et donc ça, ça veut dire que c'est un investissement même que tu fais. C'est-à-dire que quand tu accueilles quand même ça un chef qui vous forme, c'est que tu as investi pour la formation dans le sens où c'est un partenariat ? Si tu veux,
- Speaker #1
en fait, quand tu as une entreprise, donc du coup... Du coup, tu cotises à deux organismes, l'OPCO et la FAF CEA. Donc du coup, en tant que patron, je cotise à la FAF et les salariés à l'OPCO. Donc du coup, on a des points de formation. Un salarié lambda, il va avoir les trucs… Le
- Speaker #0
CPF ? Oui,
- Speaker #1
les CPF, mais un patron. Donc du coup, il a le droit de la formation. Donc ça peut être 1 000 ou 2 000 euros par salarié. Donc quand la personne vient en entreprise, ils vont prendre les droits d'Arnaud, les miens. ceux de tout le monde, ça fait une enveloppe globale et avec l'enveloppe globale ou tu vas en formation de former dans d'autres écoles, donc moi j'ai déjà été à Paris deux trois fois, Arnaud pareil mais c'est vrai que te former en école bah t'es dans un labo tout beau tout neuf, tu fais des toutes petites quantités et quand t'arrives chez toi tu dis bah merde c'est pas pareil t'as l'escalade, il vient dans ton entreprise, il s'adapte à ton matériel tu passes des moments d'échanges avec lui, le gars il est là que pour toi t'es pas avec des gens, alors c'est bien de voir des gens de la France entière bosser avec toi Mais on n'a pas le même niveau tous. Et ce n'est pas dans ton labo. Donc là, le gars, il a passé quand même de 4h30 le matin à quasiment 16h avec nous. Donc il a passé des journées de 12h avec nous. On a mangé avec lui le soir. On était avec lui l'après-midi. Mais au moins, il était dans notre labo. Ça ne nous a rien coûté entre guillemets parce que je paye tous les mois ces cotisations-là quand même. Donc, il a passé... Oui,
- Speaker #0
c'est bien mérité d'ailleurs.
- Speaker #1
Donc, du coup, voilà. Et donc, il a passé deux jours avec nous pour s'adapter à notre matériel. Il répondait à nos questions, à nos problématiques. Genre, il voyait un problème, il disait, ça les gars, c'est à cause de ci, de ça. Il voyait ça, ça, vous feriez mieux de faire comme ci, comme ça. Ça a dû être hyper intéressant. C'était intensif parce qu'il fallait envoyer tout notre magasin, plus gérer le personnel, plus faire le stage et la formation. Donc, c'était un peu intensif, mais c'était bien.
- Speaker #0
Et je voulais revenir sur le fait que tu renouvelles, comme tu dis, tous tes produits régulièrement. Comment ça se passe concrètement ? Parce qu'il faut avoir de l'imagination pour à chaque fois se dire on va tout renouveler, on se met autour d'une table avec ton chef. Comment vous le faites concrètement avant de créer les nouveautés ?
- Speaker #1
Déjà pour en revenir à la création, c'est vrai que moi-même quand je suis client dans un resto ou dans une pâtisserie, ça me saoule d'y aller et d'y retourner le mois d'après et de manger les mêmes choses. Tu vas au restaurant, c'est la même carte, tu vas dans la pâtisserie, c'est les mêmes gâteaux, une fois, deux fois, trois fois, ta vie te fait le tour. En tant que salarié, j'avais ce problème-là. tu faisais toujours tous les matins des tartes aux pommes, des éclairs, des machins, les mêmes gâteaux tous les mois de l'année, tous les ans. Enfin, c'est chiant. Donc, c'est vrai que d'un point de vue déjà management, c'est un peu embêtant parce que dès qu'on recrée une recette, il faut reformer toute l'équipe sur la recette. L'équipe commence à être bien formée sur la recette au bout de 2-3 mois que tu la rechanges déjà. Tu rechanges tout le monde. Donc, du coup, avec Arnaud, ce qu'on essaye de faire, donc déjà les idées, on prend les idées de tout le monde. Ça peut être les idées d'un apprenti, ça peut être les idées d'une vendeuse, ça peut être les idées d'Arnaud, les idées de moi. une fois que l'idée est mise. Je me pose avec Arnaud, avec ma femme. Déjà, moi, je vois d'un point de vue coût, vu que c'est moi qui gère les coûts, si ça rentre dans le budget, si on va pouvoir vendre un gâteau, parce que le but, ce n'est pas de mettre un gâteau à 10 euros à nos clients, c'est de rester dans notre gamme de prix. Donc, c'est vrai que moi, déjà, je vois l'aspect financier. Une fois qu'il y a l'aspect financier, avec Arnaud, on voit l'aspect technique. Est-ce que ça ne va pas demander trop de préparation ? Nous, nos gâteaux, ça va être entre 6 et 9 préparations par gâteau. Il y a 6 et 9 préparations différentes par gâteau. Si on voit qu'il y en a 9, mais que c'est vraiment trop compliqué, déjà, on laisse tomber, on essaye d'enlever des trucs.
- Speaker #0
C'est des étapes, les préparations. Donc genre, mettons,
- Speaker #1
tu vas avoir... un biscuit, un confit, une mousse, un crémeux, un glaçage, dessus un Ausha, une déco, ça en fait j'assète. Donc tu vois, on essaye quand même qu'il y ait entre 6 et 9 prépas. Une fois qu'on a vu ça, après les associations de saveurs, ben justement, moi j'ai des fournisseurs, j'ai deux fournisseurs d'épices qui font des épices du monde entier, j'ai Valrhona qui ressort toujours des nouveaux chocolats, mes purées de fruits avec mes fournisseurs, c'est pareil, les purées de fruits, rien que des agrumes, j'ai 11 purées d'agrumes différents, ça va du citron au yuzu au sudachi au calamansi, donc on essaie de... vraiment chercher des associations qui vont bien. S'il y a un truc trop acide, rajouter un petit peu de sucre. S'il y a un truc trop sucré, justement, casser le sucre avec de l'acidité, etc. Et là, on essaie toujours de repimper un peu nos gâteaux. Le but, les gens, ils ne viennent pas ici pour acheter une tarte aux pommes ou une éclair au chocolat. On essaye toujours, même des clients, des fois, je fais des desserts simples, ils me disent « je ne viens pas chez Maison Coeur pour acheter une éclair au chocolat » . Donc du coup, on a arrêté de faire les... On fait des trucs simples, mais pas trop banals. Donc une fois que tout ça, c'est fait, avec Arnaud, on fait nos créations, on fait nos essais. On fait goûter aux gars, on fait goûter à 2-3 commerçants et 2-3 clients qu'on connaît bien, qui viennent souvent. Ils nous disent « Bah, vous feriez mieux de mettre un peu plus de ci, un peu plus de ça, faire comme ci, comme ça. » Puis voilà, on se remet en question. C'est pas parce que moi et Arnaud, on invente un gâteau qu'on va dire « Waouh, il est super bon, c'est magnifique. » Faut demander l'avis aux autres. Les autres, c'est un jury. Ils disent « Si t'as 90% des gens qui disent « Bah non, c'est pas top, on n'est pas con, on va pas dire « Bon bah oui, on fait le gâteau quand même. » » Bah non, on se remet en question. On change ci, ça, ça.
- Speaker #0
Pour le coup, c'est hyper intéressant pour les personnes qui travaillent avec toi aussi parce que du coup, elles apprennent en continu. Oui,
- Speaker #1
mais moi, en tant que patron, ce n'est pas intéressant parce que du coup, on perd du temps de fou. Parce que du coup, je te dis, le temps de remettre une recette en place, de reformer tous tes apprentis dessus, le temps qu'on perd. Moi, je comprends mes collègues à moi que ça fait 5, 10, 15 ans, ils ont leur boîte, c'est toujours les mêmes gâteaux. Ils font des fois une nouveauté, mais leur équipe, elle est rodée. Lui, il fait toujours le même biscuit. Lui, il fait toujours la même mousse. Lui, il fait toujours le même truc. Ils connaissent la recette par cœur. Il y a toujours des erreurs de pesée, des erreurs de procédé, et on recommence, et on jette. Mais moi, je suis dans l'éthique que je me mets à la place du client, je veux aller dans une boutique qui change. Et c'est vrai qu'il y a de plus en plus de restos qui font ça. Ils n'ont que 2-3 entrées, 2-3 plats, 2-3 desserts, mais tous les mois, ils renouvellent, Et c'est vrai que ça attire du monde.
- Speaker #0
Mais tu as quand même des choses qui restent. Par exemple, dans ce qui reste, est-ce qu'il fonctionne, que tu fais au quotidien ? Tu as quoi, par exemple ?
- Speaker #1
Bah rien qui reste...
- Speaker #0
Non mais par exemple le faro pruneau, tous les jours tu vas le proposer. Oui,
- Speaker #1
un faro pruneau et un flan et un croissant, oui, tous les jours je vais le proposer. On va dire, mais tout le reste, je vois nos gâteaux... Dans les desserts. Bah non, il n'y a rien qui reste.
- Speaker #0
Ah ouais, donc ça change vraiment en permanence.
- Speaker #1
Bah là je vois le gâteau là le plus vieux qu'on va avoir en vitrine, ça va être donc le Maelia, qui est à base de notre chocolat signature que je t'expliquais tout à l'heure que Valrhona nous a créé. Ça va faire un an et demi qu'on le fait, donc celui-là il est resté depuis un an et demi. Mais autrement, tous les autres, si, la tarte framboise, brûle la tarte framboise aussi. Mais autrement, tous les autres, le Paris-Brest, on change la forme, on change la... Vu qu'on fait tous nos pralinés maison, on avait déjà fait avec un praliné au sésame noir, un praliné à la pécane, un praliné aux noisettes. En ce moment, on est sur un praliné au sarrasin, par exemple. Donc on change toujours notre gamme de gâteaux, quoi, à 90% quand même.
- Speaker #0
D'accord. C'est quoi le plus important pour toi ? Est-ce que c'est laisser une entreprise dans le sens... Même si ça marchait bien, tu revends, tu vas ailleurs ou laisser une empreinte aussi dans une ville ? Par exemple, qu'est-ce que t'aimerais qu'on dise de toi dans 20 ans dans Combourg ? Même si c'est pas facile de se projeter à 20 ans.
- Speaker #1
J'ai envie de te dire ce qu'on dise de moi dans 20 ans dans Combourg. De Maison Coeur, pas de Julien Coeur mais de Maison Coeur. Ah ouais parce que si ce qu'on dise de moi je m'en fous. qu'on pense n'importe quoi. Non, quand je dis toi, c'est maison cœur. J'aimerais qu'on dise de maison cœur que c'était bien, enfin voilà, tout ce qu'on dit, j'aimerais que les gens disent dans 20 ans ce qu'ils disent déjà aujourd'hui, qu'ils sont très contents. Après, moi, dans 20 ans, je ne sais pas, c'est vrai que si moi, demain, on me propose, pas demain, mais genre dans 10 ans, 15 ans, on me propose de racheter la boîte. Et puis que je parte ouvrir à l'étranger ou qu'on part vivre à l'étranger, il n'y a pas de souci. Si demain, mes enfants, ils veulent reprendre la boîte, il n'y a pas de souci aussi. Si demain, moi, je suis là dans 20 ans à 50 ans à travailler, il n'y a pas de moment. Franchement, moi, à Combourg, je suis bien. Dans certaines villes, je n'ai été pas bien. Mais à Combourg, pour l'instant, je suis très bien. On a notre maison pas loin. On a nos enfants qui sont tous scolarisés à Combourg.
- Speaker #0
Les clients fidèles.
- Speaker #1
Les clients fidèles. C'est pour ça aussi qu'on ne voulait pas ouvrir à Saint-Malo. Parce que tu vois, à Saint-Malo, tu as des clients fidèles, mais tu as beaucoup de touristes. À Rennes, tu as beaucoup de clients fidèles, mais ce n'est pas la même mentalité qu'à Combourg. On va dire, mais c'est vrai qu'à Combo, on kiffe trop, c'est vrai que nos clients, on les adore, ils viennent tous chez nous, pour ce qu'on est, donc c'est vrai qu'on aime bien, mais après, dans 20 ans, que ma boîte, elle soit rachetée, qu'elle soit reprise par mes enfants, que je sois toujours là, pour l'instant, j'ai envie de te dire, un des trois me va. Même si demain on ferme pour x ou y'a que raison, ça m'embêterait, mais on a kiffé être là, c'était trop bien, c'est pour ça.
- Speaker #0
Et toi dans tes valeurs, j'ai l'impression que c'est vraiment le côté authentique qui t'anime, comme tu disais, moi je suis comme je suis et on me prend ou on me prend pas. Est-ce que c'est peut-être ce territoire rural aussi avec une empreinte d'une certaine simplicité qui te convient bien justement ? Ah bah oui,
- Speaker #1
carrément, parce que nous quand on habitait en Bourgogne, c'était dans une ville de 3000 habitants, c'était très bien, là on est quand même deux fois plus grand qu'on mourre. Mais c'est très bien justement, c'est des gens simples, qui ne se prennent pas la tête, ce n'est pas bobo, ce n'est pas en mode ça prend les gens de haut comme dans certaines villes, ce n'est pas non plus que des touristes, que tu ne marches qu'avec des touristes, nous on veut vraiment fidéliser notre clientèle. Tu vois là je ressors le lundi sur le marché, le lundi matin là qu'il fait beau, et c'est vrai que oui il y a un peu de tourisme, mais tu vois je vois tous mes clients, ah bah vous ressortez le lundi matin, alors tu vois ça me fait plaisir vu que moi je passe souvent au magasin, de voir mes clients sur le marché, c'est vrai qu'on aime bien avoir une certaine proximité, et puis le client va se faire Il vient dans ton magasin, il prend les chocolats pour sa famille pour Noël, il prend les gâteaux d'anniversaire pour ses enfants, il prend son gâteau de mariage quand il se marie. Donc c'est vrai que le client, tu lui fais plaisir de plein de choses différentes. Donc c'est vrai que c'est top.
- Speaker #0
Mais d'ailleurs, tout à l'heure, je parlais du partenariat avec Gatsel, mais il y a aussi, je crois, tu fais du partenariat, enfin du partenariat, tu travailles avec La Rose d'Essence aussi dans le cadre de création. Ah oui, oui,
- Speaker #1
oui, on a déjà fait deux gâteaux de mariage ensemble. Je me suis dit mince, je me suis trompé. Non mais parce que je croyais que tu disais que je mettais des fleurs à lui dans mes gâteaux, je ne comprenais pas. Non mais oui, on a fait deux partenariats, si tu veux, pour le château du Grand Val, parce que donc eux, ils font des mariages, mais avec beaucoup d'étrangers, donc c'est ou des Australiens, ou des Canadiens, ou des Américains qui viennent, et donc ils veulent toujours des gros gâteaux à la française, tout ça et tout, et donc moi j'essaie de les emmener sur des trucs un peu plus qui nous ressemblent nous, donc c'est vrai que vu que François, il est à 50 mètres de chez moi, il est très bon aussi. Donc, c'est vrai qu'on essaye, enfin, on a essayé, on n'en a fait que deux fois, mais c'est vrai de faire un gâteau qui faisait 1m40 de haut, qui alternait gâteau-fleur-gâteau-fleur. Donc, ça faisait un gâteau de fleur, un gâteau de gâteau, tout ça. Et c'est vrai que oui, oui, on essaye au maximum de faire des partenariats, comme avec l'union des commerçants. Si tu veux, on fait des jeux, concours qui font gagner des bons d'achat dans d'autres commerces adhérents. Donc, si tu veux, on va tous mettre des affiches. mettons il va y avoir un bon d'achat chez Welldom la petite marchande de fleurs ou mettons Anthony et Sonia de la cour du temple par exemple donc du coup et bien toutes les affiches sont en combours sur tous les commerces adhérents, il y a la pub de tout le monde donc c'est vrai qu'il faut essayer de faire un maximum de partenariat avec Brun d'Amour aussi je crois la nouvelle fromagerie il m'avait appelé, c'était avant Noël il voulait qu'on fasse un fromage au chocolat donc c'est pareil, on a fait des essais, chocolat au lait, chocolat noir on a dit ah bah non ça c'est trop acide ça c'est trop sucré, puis au final on a fait des fromages de chèvre au chocolat très bon, j'ai goûté ah ouais excellent merci mais c'est vrai que si on peut faire un maximum de partenariats avec des trucs de qualité par contre parce que il y a quelqu'un qui fait pas de la qualité ou qui est pas dans la même démarche que nous qui me proposerait de faire un partenariat bien sûr je lui dirais non je vais pas voilà mais je sais qu'au maximum on essaye de faire des partenariats qui marchent bien oui mais c'est pour ça qu'en tant qu'habitant ou client c'est des choses qu'on perçoit et je trouve ça très riche en tous les cas pour ma part de voir tout tout
- Speaker #0
tout ce relationnel en fait et ces liens créés.
- Speaker #1
Même là tu parles l'union des commerçants, oui et non mais tu vois par exemple si tu prends Raoul Bois par exemple pour Noël il prend toutes les boîtes de chocolat chez nous maintenant pour ses clients si tu prends, on a des grosses entreprises aussi de Paris qui nous commandent des chocolats aussi donc c'est vrai que même mon fournisseur Disgroup c'est pareil, lui aussi il m'a commandé beaucoup de boîtes pour tous ses clients aussi l'année dernière donc c'est vrai que là dans une démarche de développement on est un peu court, on est un peu restreint au niveau des murs Et on refuse plein de partenariats avec plein d'usines, plein d'acteurs locaux, parce qu'on n'a pas assez de place.
- Speaker #0
Dans ton laboratoire, tu veux dire qu'il faudrait plus grand ?
- Speaker #1
Le laboratoire, il faudrait plus grand et la boutique plus grande, donc mieux organisée. Parce que là, oui, on n'a vraiment pas... Là, actuellement, on a 80 m², il faudrait au moins passer à 200, à 150-200.
- Speaker #0
Ce serait peut-être un autre projet.
- Speaker #1
Oui, mais surtout développer, je pense... La pâtisserie, on est bon parce que bon, la pâtisserie, tu peux travailler la nuit, enfin tu peux, mais par contre le chocolat, ce qu'il y a, c'est qu'il faut énormément de stockage quand tu fabriques tes chocolats. Donc c'est vrai qu'il faut, pour développer, avoir plus de place.
- Speaker #0
Très bien. À ton avis, qu'est-ce qui fait battre le cœur d'un entrepreneur en 2026, particulièrement en 2026, quand justement il y a des difficultés ? Qu'est-ce que tu aurais à dire à quelqu'un qui se lance, qui n'a pas forcément ton tempérament, qui est bosseur aussi, mais qui n'a pas ton tempérament ? Qu'est-ce que tu dirais pour l'encourager ?
- Speaker #1
Pour l'encourager, déjà qu'il faut prendre des risques, parce que tu dis en 2026 c'est compliqué, il faut prendre des risques. Et pour l'encourager, déjà qu'il soit comme il est, qu'il reste fier de ses valeurs, qu'il transmette sa passion au client, que ce soit un tramponariat, que ce soit un maraîcher, que ce soit un marchand de fromage, que ce soit un restaurant. S'il n'y a pas de passion, s'il n'est pas content d'offrir son service au client. Donc c'est vrai que déjà, voilà, mais après, pour l'encourager, c'est sûr que chacun a ses armes, donc c'est un peu compliqué.
- Speaker #0
C'est vrai. Eh bien, merci pour cette interview. Julien, est-ce qu'il y aurait une question que je ne t'aurais pas posée, je pose souvent ça à la fin, ou un message que tu voudrais faire passer ?
- Speaker #1
Un message particulier, non, mis à part qu'on est, comme je te disais, très content d'être là, très content d'être actif dans la vie locale, et j'espère qu'on sera encore là un petit peu de temps. Pour tous nos clients et que tout le monde soit content.
- Speaker #0
J'espère pour toi et pour vous aussi, avec une pensée justement pour la maman qui attend le troisième enfant.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Merci Julien.
- Speaker #1
Merci à toi.