- Speaker #0
Cet été, on avait envie de bousculer un peu les habitudes d'à contre-jour. Alors pour une fois, ce n'est pas moi qui vais poser les questions, c'est Pauline, ma complice de l'ombre, celle avec qui j'ai imaginé et créé ce podcast. Pauline a décidé de retourner le micro vers moi, pas pour un grand épisode de confession, en tout cas pas encore. Et pour une petite conversation à deux, légère, spontanée et assez courte, et comme un avant-goût de ce qui viendra peut-être un jour. Bref, cette fois, je passe légèrement à contre-jour. Bonne écoute ! C'est parti ! Dis que t'aimes bien faire ça !
- Speaker #1
Je vais te poser la même question que tu poses à tes invités. Quand tu te présentes à quelqu'un qui te connaît pas, comment tu te présentes ?
- Speaker #0
Alors, quand c'est moi qui me présente... Je parle toujours du côté entrepreneur. Je dis que j'ai une entreprise qui s'appelle Poho et qu'on fait de l'accompagnement en création de collectif. Après, je dis que j'ai des enfants. Et tout à la fin, je parle de mon mari. Et encore, généralement, j'évite d'en parler. Le petit truc chouette, c'est que nous, on s'appelle Bertrand. Et donc Bertrand, c'est un nom qui est très commun, ce qui fait que la plupart du temps, les gens ne savent pas du tout, enfin, ne font pas le lien entre mon mari et moi. Et donc, je suis vraiment en mode, personne ne se pose la question. Et c'est très confort parce que pendant très longtemps... Du coup, les gens peuvent ne pas savoir que je suis la femme de Xavier Bertrand. Et parfois, ils le découvrent. C'est toujours très rigolo parce que parfois, ils le découvrent plus tard. Et parfois, ils n'ont pas du tout en tête. Et donc, je vois leur tête hyper surprise en mode, mais parce que ton mari, c'est qui exactement ? Et donc, c'est rigolo. Donc, ça me permet d'être vraiment incognito de façon à se prolonger souvent dans le boulot. Et par contre, quand c'est les autres qui me présentent, très souvent, ils me présentent comme la femme de Xavier Bertrand. directement. Ils ne savent pas en fait. Je vois cette espèce de moment où ils se disent bon je sais que c'est pas bien mais quand même c'est comme ça qu'elle est très identifiée. Donc voilà c'est la femme d'Xavier Bertrand et après ils essayent de se rattraper en disant en rajoutant quelque chose et je me dis mais en fait les gens qui ne sont pas quelqu'un de connu on les présente de façon très simple et sans se poser de questions mais apparemment moi ça fait débat.
- Speaker #1
Pourquoi t'as fait le choix de créer ce podcast à contre-jour ?
- Speaker #0
Pourquoi j'ai créé à contre-jour le podcast ? Parce que j'avais vraiment envie d'entendre les gens qui vivent la même chose que moi, qui sont à l'ombre de personnalités publiques. Je trouvais qu'on avait tous des chemins de vie complètement différents, qu'on abordait la chose de façon aussi très différente, et des gens pour qui c'est vraiment hyper chouette, ils vivent des choses que du plus plus, et je pense que nous en politique on a évidemment des impacts un peu parfois plus négatifs. Mais dans tous les cas, chacun a dû trouver sa place et poser cette question, et je me suis rendue compte que personne ne les interrogeait jamais sur ce rapport à l'autre. On leur demande plein de choses sur la personne connue, mais on les interroge très très peu, eux, sur ce qu'ils vivent et ce qu'ils ressentent dans cette situation. Et donc, j'avais envie de les faire parler, je trouvais que le podcast y prêtait vraiment beaucoup.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu retires là de tes huit premiers épisodes que tu as faits ? Comment tu vis cette aventure ? Qu'est-ce qui t'a marqué sur ce début de podcast ?
- Speaker #0
Aujourd'hui, on a enregistré, je crois, huit ou neuf podcasts. Et ce qui me marque le plus dans cette aventure, qui était à l'origine vraiment une envie perso, c'est déjà que les gens qui étaient autour de moi, mes proches, ils ont tout de suite voulu faire partie de cette aventure parce qu'ils se trouvaient cette idée super chouette. Et donc j'ai eu tout de suite autour de moi une équipe hyper soudée, hyper engagée. Donc je les remercie pour ça, parce que c'est trop chouette de partager cette aventure avec eux. Et surtout, ce que je retiens, c'est les rencontres. En fait, sur ces huit personnalités interrogées, huit-neuf, C'est des gens qui viennent de secteurs complètement différents et surtout de secteurs que je ne côtoie pas du tout. Il y a des gens comme par exemple Jessica, Hortense, en fait tous, je ne les aurais pas rencontrés dans ma vraie vie. C'est des gens que je ne connaissais pas. Et donc ce qui est chouette avec ce podcast, c'est la rencontre. Toujours la rencontre de la personne que je vais interroger, avec laquelle je vais passer un bon moment, en mode vraiment très chill, très bienveillant. Et en fait, on en ressort. tous très contents de s'être rencontrés et d'avoir partagé tout ça ensemble sur un moment, en fait, finalement, pas si long que ça, mais on partage vraiment des choses très chouettes ensemble, on se marre bien. Parfois, c'est assez émouvant. J'ai plein d'exemples d'enregistrements de podcasts qui m'ont marquée. C'est toujours une aventure humaine extraordinaire.
- Speaker #1
Justement, sur des trucs qui t'ont marquée, il y a quoi exactement ?
- Speaker #0
Beaucoup de choses qui me marquent dans les podcasts, à chaque fois je ressors d'un enregistrement en me disant « Ah ouais, tiens, c'est fou ! » Par exemple, il y a plein de choses en commun. Très vite, ce qui m'a marquée, c'est une ligne rouge que je retrouve régulièrement, c'est le fait que nous, quand on vit dans l'ombre de quelqu'un, on se fait des idées de ce que les autres pensent de nous. Et en fait, on est plus impacté par l'image que nous-mêmes on a de cette situation. que la vie réelle des gens. Et je pense qu'il y a beaucoup dans notre tête d'interrogations, de choses qu'on n'ose pas faire, ou en tout cas d'impressions que les gens nous jugent beaucoup, alors qu'en fait, ce n'est pas le cas, en tout cas pas à ce niveau-là, et on a toujours peur de perdre notre identité, et que les gens ne nous voient qu'à travers le prisme de la personnalité avec laquelle on vit, enfin, qui nous entoure. Et en fait, la plupart du temps, ils nous voient, nous aussi, avec nos plus, avec nos moins, évidemment. mais c'est ces fils rouges qu'on retrouve régulièrement chez tout le monde. Et puis il y a aussi les gens qui ont trouvé à exister différemment. Chacun a choisi une voie pour trouver sa place. Parfois, ça a été plus ou moins difficile de savoir comment se positionner, comment exister, comment se faire un prénom. Mais chacun a trouvé une façon à soi de pouvoir vivre sa vie pleinement.
- Speaker #1
C'est intéressant ce que tu dis. Est-ce que tu regardes un peu les... Il y a un truc qui me marque sur la sortie de notre podcast, c'est qu'on est beaucoup repris dans la presse, il y a des commentaires sur les réseaux qui sont des lois chouettes, ou beaucoup moins chouettes. Tu vois, même sur le sujet, on prend le podcast sur le handicap. Je ne m'attendais pas à ce qu'on ait une telle vague de lecteurs. Est-ce que toi, tu regardes les commentaires ? Et qu'est-ce que tu en tiens ? Est-ce que tu t'attendais à ça en termes de retomber médiatique ? C'est quoi un bouton de la vie sur ce côté vendu populaire ?
- Speaker #0
Quand j'ai lancé le podcast, qui était quand même un projet un peu perso, c'était quelque chose que je voulais faire parce que ça me faisait plaisir de le faire avec les équipes. C'était vraiment un truc qu'on lançait en se disant on va voir ce que ça donne. On a été vachement surpris par la réussite et surtout par l'engouement des gens, déjà de nos proches, puis après des gens de manière générale sur le podcast. Mais bien sûr, il y a aussi d'autres choses qui vont avec. Il y a des choses très positives, c'est-à-dire que moi, le truc le plus chouette que j'ai comme retour, C'est quand les gens avec lesquels j'échange, mes invités, m'écrivent quelques jours après la sortie de leur podcast et qu'ils me disent, mais en plus ils me le font tous, ils me disent mais je reçois des tonnes de messages hyper bienveillants, hyper chouettes. Je ne pensais pas que le podcast créerait un tel retour de gens qui me disent je te découvre, je trouve ça chouette, c'est tout à fait toi. J'apprends des choses sur toi. Voilà, des gens qui le connaissent ou des gens qui ne le connaissent pas. Et ça, c'est vraiment le truc le plus chouette. J'ai reçu des SMS, je pense à des SMS de Jessica, d'Hortense. qui était vraiment tellement émouvant parce que je me dis que je suis contente de faire ce podcast. L'envers du décor, c'est les commentaires qu'on a sur les réseaux sociaux puisqu'on a aussi des gens qui, comme sur tous les réseaux sociaux, déversent un petit peu leur aigreur. J'étais hyper surprise, j'avais fait un post là-dessus, de voir que même un sujet comme la gestion au quotidien du handicap pouvait faire polémique. et surtout pouvaient susciter des commentaires négatifs. En fait, je ne voyais même pas dans quel monde on pouvait avoir des commentaires négatifs sur cette question d'une personne qui gère au quotidien son compagnon en situation de handicap. Ça, c'est le revers de la médaille. Moi, j'ai l'habitude d'en avoir, je vous avoue que je ne les dis jamais, donc les gens qui m'écrivent des trucs pourris, vous pouvez continuer en fait ça, je ne les lis pas, ou très rarement, ou alors on les envoie en me disant tiens, regarde ça, et là du coup je réponds ou pas d'ailleurs, mais franchement, moi ça ne me touche pas du tout. Mais en revanche, c'est vrai qu'il y a des thèmes où je pensais qu'on était au-delà de ça et où je me rends compte qu'effectivement, les gens sont en colère de manière générale et ils prennent tout en mode envie, aigreur, je ne sais pas ce qu'il y a derrière. Mais en tout cas, je trouve ça vraiment dommage. Je savais que ça allait avec le fait qu'il y ait beaucoup de vues et beaucoup d'écoutes. Mais là, c'est vrai qu'il y a des thèmes, c'est assez surprenant. Et puis, l'autre côté, c'est les médias. On a eu la chance d'avoir une énorme couverture médiatique sur pas mal de nos podcasts, de nos épisodes. Et là, ce qui me surprend toujours un peu, c'est qu'il y a certains, et c'est pas de la presse, c'est pas des journalistes, je tiens à le préciser, ce sont des médias, des médias souvent digitaux d'ailleurs, des médias digital people, qui vont aller chercher vraiment l'information, enfin détourner, prendre une phrase hors du contexte et en faire un truc parce qu'évidemment, ça appelle les clics, pour rester poli. Donc ça, c'est toujours un peu des aptitudes, ça me fait toujours un peu un pincement au cœur pour mes invités parce que je me dis... Voilà, ils viennent, ils ont du temps long exprès pour pouvoir s'exprimer, dire les choses et que leur idée ne soit pas caricaturée. Et on a quand même des gens qui vont aller caricaturer les propos. C'est le jeu, ma pauvre Lucette, j'ai envie de dire. Mais c'est toujours quand je découvre un peu tout ça, même si j'ai une forme de naïveté là-dessus, parce que je ne disais jamais rien sur la presse clip-on. Et là, je découvre un petit peu ce côté accrocheur. Le côté positif, c'est qu'on parle de nous et on m'a toujours dit, le principal, c'est qu'on parle de nous en bien ou en mal, donc très bien.
- Speaker #1
Tu parlais des commentaires, tu dis que toi tu es vivable, mais est-ce que quand on t'en parle, est-ce que quand on te les envoie, est-ce que ça te touche encore aujourd'hui et est-ce que ça t'attend toi ?
- Speaker #0
Je disais que je ne lisais pas les commentaires, mais c'est vrai que parfois on m'en envoie pour me dire tiens, regarde ça. La plupart du temps, franchement, ça ne me touche pas. parfois ça met Ça m'énerve quand c'est faux et très très faux. Par exemple, on m'envoie souvent des trucs en me disant « Oui, ton mari, de toute façon, il ne fait rien, il gagne plein d'argent. » Bon, voilà, c'est du délire. Les gens, ils ont quand même un fantasme hallucinant sur les hommes politiques, les hommes et les femmes politiques. Parce qu'en réalité, la majorité des élus, en particulier des élus locaux, ils sont au quotidien sur le terrain, ils sont à longueur de journée, tous les week-ends, ils sont partis. Ils sont irrentrapadeurs. Je pense qu'il y a une image très galvaudée du politique. Je pense qu'il y a une colère beaucoup envers le monde politique. Et en fait, ça, c'est vrai que c'est le genre de truc qui peut m'énerver parce que mes enfants sacrifient beaucoup de temps avec leur père notamment, moi avec mon mari, mais c'est peut-être un peu moins grave. Et c'est vrai que ça, ça me fait un peu de peine de me dire que les gens ne savent pas qu'en fait, c'est souvent des gens engagés et que généralement, les gens manquent de reconnaissance. Donc clairement, les politiques, ils n'ont aucune reconnaissance. Parce qu'on pense qu'ils font, de ce que je vois des commentaires, on pense qu'ils ne font rien et qu'ils gagnent énormément d'argent. Ce qui n'est quand même pas trop le cas par rapport au privé. Mais voilà, je sais que c'est des choses que les gens n'entendent pas, donc je ne réponds même pas à ça. Là où je réponds, c'est quand vraiment il y a un truc qui est complètement délirant et je me dis, là ça me permet d'apporter quand même un regard sur une vérité que j'ai envie de dire. Mais c'est rare quand même que je réponde.
- Speaker #1
Est-ce que c'est une question que tu peux vous poser ? délaissé un préjugé sur toi. trois qui, aujourd'hui, t'agacent et auxquels t'aimerais tordre un peu ?
- Speaker #0
Dans les préjugés sur les politiques, qui est vraiment ma gasse, c'est ce côté, ils viennent parce que la soupe est bonne. Franchement, si vous voyez le quotidien d'un élu, et vraiment de la majorité des élus qui sont des élus locaux, très clairement, ce sont des gens qui sont au quotidien dans leur mission. Il faut voir combien gagne un maire d'une petite vie. Franchement, il ne gagne rien. Heureusement qu'il travaille à côté, parce que franchement, ce n'est pas ça qui lui paierait même ses repas. donc voilà, ça me fait de la peine en fait de me dire qu'aujourd'hui la classe politique la politique quand on en fait la plupart du temps c'est pour de bonnes raisons c'est parce qu'en fait on a envie d'aider les gens, on a envie que les choses changent, qu'on apporte du plus qu'on essaie de bousculer un peu les choses qui sont là depuis des années et qui vont plus, qui correspondent plus à notre société et en fait la plupart des élus qui viennent et qui s'engagent ils le font parce qu'ils veulent avoir des résultats ils veulent changer les choses, parfois ils peuvent pas ils y arrivent pas pour plein de raisons différentes Merci. Mais la plupart du temps, c'est des gens qui veulent vraiment changer les choses. Ils ne viennent pas uniquement parce qu'ils vont être au show pendant 5 ans ou je ne sais pas. Et je pense qu'il y en a vraiment très très très peu. On a eu, comme dans tous les secteurs, des gens qui ont profité du système, c'est sûr. Et malheureusement, il y en a certainement encore. Mais ce qui m'embête toujours, c'est qu'on jette le propre sur la majorité des élus locaux, qu'ils ont vraiment des gens bien et engagés, juste parce que quelques-uns, encore une fois, ont fauté et bénéficient du système.
- Speaker #1
C'est drôle, t'as fait la même chose que nos invités. Je t'ai demandé si t'avais un préjugé sur toi que je voulais dire ici.
- Speaker #0
Ah oui, sur la politique. Exact. Eh bien, parce que je suis comme tous mes invités, c'est que généralement, je réponds pour mon mari. Et là, si c'est un préjugé sur moi, je ne sais pas. J'en ai tellement eu, en fait, avec l'écartage avec mon mari, avec le fait que je suis une jeune nana. Enfin, j'en ai tellement que, j'avoue, je ne sais même pas par lequel commencer. Je pense que je n'ai pas le côté très femme de moi. Je crois que je n'ai pas ce côté très madame qui se prend pour la première dame de la région, je ne sais pas quoi, parce que je ne suis pas du tout dans ce modèle-là de femme de politique. Je n'ai pas ça, mais j'ai vraiment le côté écartage et qui est difficile, mais qui est logique, en fait, et que je pense que j'aurais si ça ne me concernait pas, en disant qu'il a pris une plus jeune, ou qu'elle a été attirée par le pouvoir. Ah non, ce qui me saoule, c'est vraiment qu'elle a été attirée par l'argent. Parce que vraiment, j'étais beaucoup plus riche avant qu'après avoir rencontré mon mari. Donc c'est faux. Après, je me suis moi-même posé la question de savoir si je n'étais pas attirée par le pouvoir. Il s'avère que j'y ai répondu comme une grande toute seule. Mais c'est vrai que c'est quelque chose que je peux comprendre. Donc ça ne me saoule pas. C'est logique. C'est comme la différence d'âge. C'est logique. Je pense que naturellement et humainement, tout le monde se pose des questions. Ça, c'est normal. Voilà, après, je pense que j'ai préjugé que tous mes invités ont, quand on pense qu'on a 5 cuisinières, 15 chauffeurs. Voilà, maintenant, je prends le métro, je prends le train pour entrer chez moi. Comme le disait Margot, très justement, j'ai une vie assez classique. Et dans mon quotidien, j'ai un quotidien normal et j'en suis très, très, très, très contente parce que vraiment, c'est très chouette de vivre comme ça.
- Speaker #1
Si on revient sur... le podcast, est-ce que tu t'attendais à ça quand tu l'as lancé ? Est-ce que tu es contente de comment on est aujourd'hui ? Et qu'est-ce que tu attends pour la suite ?
- Speaker #0
Si je fais un petit point d'étape sur le podcast, là, quasiment, on arrive à la fin de la première saison, vraiment, je suis hyper surprise par l'écho qu'il a pu avoir et par les gens qui m'envoient. Encore là, hier, on a sorti un nouvel épisode et j'ai encore eu plein de messages de gens qui me disent « Je suis fan, c'est incroyable, mais quel beau podcast, etc. » Donc en fait j'ai été quand même assez surprise de l'écho et de l'intérêt que les gens pouvaient avoir sur le podcast et des chiffres et des résultats qu'on a parce que vraiment c'est trop chouette alors que c'est qu'un podcast audio qu'on le fait un peu à l'artisanal, on le fait via nos réseaux sociaux, on est finalement sur Instagram et TikTok et c'est vrai que ça a bien pris donc ça c'était une belle surprise. Aujourd'hui la question se pose de savoir ce que j'en fais dans les prochaines saisons, avec les équipes on s'interroge beaucoup. de ce qui va devenir, parce que clairement, on n'a pas envie de l'arrêter, puisque ça fonctionne bien. Et donc, on s'interroge sur des évolutions possibles, mais je n'ai pas trop à en dire et je vous garderai les surprises pour les prochains épisodes. Si on fait des évolutions, peut-être qu'on verra un peu plus les épisodes. Je donne juste des petits indices, on verra. Je ne sais vraiment pas aujourd'hui où on va, mais en tout cas, on a envie de le garder et l'aventure va continuer sa session.
- Speaker #1
Si tu devais donner un conseil à la petite Vanessa qui a le sang 6-7 ans, lui la vit aujourd'hui, qu'est-ce que tu lui dirais ?
- Speaker #0
Si je devais donner un conseil à la Vanessa d'il y a 7-8-10 ans, je lui donnerais un conseil qu'elle n'appliquera jamais, qui sera de prendre confiance en elle. Mais en fait, je pense qu'il faut les années qui s'écoulent, l'expérience, la maturité, s'en prendre des coups, pour qu'on prenne un peu plus confiance en soi. pas encore gagné aujourd'hui alors que je vais avoir 40 ans, et je lui dirais surtout de reprendre peut-être plus vite sa liberté. J'ai mis très très très longtemps à reparler. J'ai un ami qui m'a dit, il n'y a pas longtemps, je l'avais vu, je le connaissais dans ma vie d'avant, et il m'avait vu, on se voit très ponctuellement, mais il m'avait vu depuis que j'étais avec Xavier, il m'a revu là, et il m'a dit un truc qui m'a beaucoup touchée, il m'a dit, tu vois quand t'as rencontré Xavier, je pense que... J'avais l'impression que tu t'étais un peu mise sous cloche. Et je n'avais pas la Vanessa que je connaissais. Et il avait bien compris que c'était pour protéger à la fois Xavier et moi, que j'avais fait ce choix de me cacher, de me planquer un petit peu pour éviter d'avoir d'impact trop important et d'en souffrir. Et en fait, j'ai choisi de reprendre ma liberté, ma voix. Je sais que ça ne plaît pas forcément à tout le monde. Et en fait, je crois que je m'en fous. Et en fait, il m'a dit, je te retrouve. Et ça, c'est le... Plus jolie chose qu'on puisse me dire parce que vraiment, oui, moi je me sens beaucoup plus libre de prendre la parole, d'être moi-même. Et je pense que ce qui a changé, c'est le fait que moi, je me sois sentie prête à le faire, prête à affronter tout ça et que mon mari le soit aussi. Je pense que c'est vrai, j'aurais gardé encore un peu, beaucoup de contrôle si j'avais senti que ça pouvait... que mon mari n'était pas à l'aise avec mes prises de parole. Et c'est vrai que j'ai la chance d'avoir un mari qui me dit, mais en fait, vas-y. Je crois qu'il aime la personne que je suis, avec mes plus, avec mes moins. Il sait mon côté un peu spontané, qui parfois peut poser problème. Et je crois qu'il aime ça aussi chez moi. Et donc, du coup, il m'encourage et je sais qu'il a un soutien. Donc ça, c'est hyper important. Voilà.
- Speaker #1
Tu as deux enfants aujourd'hui, comment tu les protèges justement ? Parce que quand c'est ton papa, tu vois certains commentaires, il y a des gens qui peuvent être un peu mal aimés par rapport à ça. Est-ce que c'est des enfants d'eux ? Comment toi, en tant que maman, tu te possibles ?
- Speaker #0
Gérer des enfants d'eux, pour une maman, c'est toujours un peu difficile. Mais ma principale priorité, c'est que je n'en parle pas. Donc je m'arrête là dans la réponse. Non, j'en parle pas, je les montre très très peu. Je les montre de dos, je fais très attention à tout ça. Quand il y a des photos officielles, je les récupère pour pas qu'elles soient sur les photos. Ça arrivait pas plus tard qu'avant-hier où un monsieur voulait prendre des photos avec Xavier. En fait, je me suis rendu compte que les enfants étaient dans le plan derrière. Et donc, du coup, j'ai demandé de les effacer et qu'ils la reprennent. Voilà, ce qu'il comprend tout à fait. C'est d'à la fois en parler dans ma relation de maman et de femme qui travaille, qui a des enfants, la situation que vivent beaucoup de femmes. Et donc, j'aime bien partager ça. Mais je parle d'eux sans ni les montrer. sans les faire intervenir trop. Vraiment, c'est hyper important. Et en plus, je suis une maman super flippée. Donc, je me dis, il y a toujours des malades qui peuvent penser qu'eux. Et donc, je fais hyper attention. C'est-à-dire que je suis la maman qui ne lâche jamais des yeux ses enfants au parc ou qui leur met des cartes GPS dans leur sac pour être sûre que je puisse les retrouver. Mais à part ça, pour l'instant, l'impact, je le disais, sur le nom, ils ont un nom qui est assez commun, donc ils ne sont pas trop embêtés. Évidemment qu'on a des copains à l'école qui disent « Ah, j'ai vu ton papa à la télé » ou « Tiens, il y a ton papa » ou voilà. Bon, pour l'instant, c'est pas complexe à gérer. Ça va. Et puis l'image de Xavier est pas mauvaise en soi, donc je pense que ça joue aussi beaucoup. Il n'y a pas d'agressivité dans l'approche de mes enfants, donc pour l'instant, tout est OK.
- Speaker #1
J'ai deux dernières questions. La première, c'est comment t'arrives à tout concilier tes entrepreneuses ?
- Speaker #0
Bah, j'arrive pas. On est obligés d'avoir cette question parce que j'ai pas d'adresse. réponse à cette question.
- Speaker #1
Parce que tu disais, voilà, on a l'image d'un mari qui a beaucoup d'argent, etc. Si on sait tout le temps et moi que c'est pas le cas, bon, les auditeurs peut-être un peu moins, mais t'es quand même très complète. Je comprends ta description Instagram, elle est très juste entrepreneur et créatrice d'entreprise. Maman et femme d'eux, et c'est... Comment t'en es arrivée à faire ça ? Comment tu t'en sors aujourd'hui et comment t'essayes de tout consigner ?
- Speaker #0
Moi, c'est clairement un sujet chez moi parce que c'est vrai que j'ai une fâcheuse tendance. à fonctionner à l'instinct et à l'envie. Donc j'ai beaucoup envie de dire oui à des projets qui m'arrivent. Ça, c'est un vrai sujet. Je me lance, le podcast en est un exemple très concret. C'est-à-dire que le podcast n'a rien à faire dans ma vie aujourd'hui. Mais voilà, c'est un projet que j'avais en tête depuis un petit bout de temps, que j'ai eu la chance d'avoir une super team sur ce projet avec Pauline, Thomas, Vincent et Lodi. Et pour le coup, ils étaient tellement engagés aussi que je me suis dit « Bah oui, en fait, il y a vraiment un truc qu'on peut faire ensemble, ça va être trop bien. » Et je ne sais pas dire non à des projets qui m'enthousiasment. Donc ça, c'est un sujet parce que je me retrouve souvent à gérer ma vie d'entrepreneur, où j'ai lancé en plus ma boîte il n'y a pas longtemps, qu'il faut développer dans un contexte qui n'est pas simple. J'ai ma vie de maman, où j'ai quand même deux enfants en bas âge. Et je le disais tout à l'heure, je n'ai pas des équipes qui sont constamment à mes côtés. C'est-à-dire que j'ai fait le choix quand même d'avoir des enfants pour les élever et être présents. Donc parfois, c'est dur parce qu'on est fatigué, on rentre du journée de travail. en pâtissons. pénibles le soir et tu dois les coucher et en fait t'es content de les coucher mais à la fois ils sont insupportables tu mets 35 minutes, 45 minutes à les coucher et t'en peux plus t'es au bout de ta vie et puis cette vie de femme 2 aussi où même si je suis très peu dans la représentation etc, j'accompagne quand même mon mari parce que j'aime la politique, j'ai toujours aimé ça et que aujourd'hui j'ai choisi de faire de la politique de façon différente je ne suis plus élue mais je l'accompagne et ça me nourrit autrement en fait, moi j'ai jamais eu besoin d'avoir un peu, enfin voilà, moi très clairement Je pense que je n'avais pas forcément de besoin et d'envie d'être élue moi-même. Ce que je voulais, c'était avoir la possibilité de changer des choses, mais je le fais aussi en accompagnant mon mari. Donc voilà, j'ai ces casquettes, toutes ces casquettes un petit peu. Et jongler avec, je pense que comme toutes les personnes qui sont comme ça, c'est-à-dire déjà majoritairement toutes les femmes, parce que beaucoup d'hommes ont cette chance de ne pas avoir cette charge mentale, même si de plus en plus, ils prennent part. Et moi, j'ai la chance d'avoir un mari qui prend énormément part. à la vie quotidienne de la famille, mais c'est vrai que les enfants et la gestion du quotidien, c'est souvent chez moi. Et j'y arrive pas toujours bien. J'ai toujours cette impression qu'ont beaucoup de femmes de jamais faire les choses bien parce qu'on les fait pas à fond, on est toujours un peu par là, Et là, en fait, j'ai compris que mon mode de fonctionnement, j'ai appris récemment, compris récemment que mon mode de fonctionnement, c'était par bloc, c'est-à-dire qu'il y a des priorités du moment. Mon fils a eu beaucoup besoin de moi il y a quelques semaines, c'était lui ma priorité et vraiment j'ai pris beaucoup de temps pour pouvoir l'accompagner, être présente, voir les gens avec lui, c'était très important et de toute façon ça reste ma priorité mais il avait besoin de moi à ce moment-là. Donc c'était ma priorité très clairement, puis après il y a eu beaucoup d'actu autour de mon mari pour constituer des socles de choses à venir et donc du coup ça c'était ma priorité à ce moment-là. aujourd'hui. Je suis vraiment sur la partie développement de l'entreprise de Poho. J'ai eu un temps aussi qui était lancement de podcast au mois d'avril-mai. C'était le podcast. Voilà, donc je fonctionne par bloc. Je reviens, j'essaie. Quand il y a des urgences sur les autres, je le fais. Mais vraiment, je fonctionne un peu plus par bloc. Mais c'est une organisation qu'on doit tous trouver pour mener toutes ces différentes casquettes en même temps. Et peut-être que je me mets un peu dedans en disant oui à tout. Mais en même temps, c'est ma façon de vivre. Et c'est comme ça que j'aime vivre ma vie. Donc, c'est OK.
- Speaker #1
La question de fond, c'est celle que tu poses à tous tes invités. Si demain, tu avais un bouton qui te permettait de faire que Xavier n'est pas une personne connue, mais qui soit juste ton mari avec une carrière autre, est-ce que tu appuierais sur ce bouton ?
- Speaker #0
Je n'appuierais pas sur le bouton parce que je pense que le fondement d'un couple, c'est d'admirer l'autre. Et moi, j'admire mon mari parce qu'il est brillant dans ce qu'il fait, parce qu'il est engagé, parce qu'il croit aux changements et qu'on peut changer et améliorer la vie des gens au quotidien. et ça me rend admiratrice de ce qu'il est et de ce qu'il fait. Et je pense que dans un couple, c'est un ciment, c'est important, c'est peut-être le plus important. Donc je n'appuierai pas sur le bouton pour qu'il change de vie, j'appuierai peut-être sur le bouton pour davantage protéger mes enfants. Voilà, ça c'est vraiment le plus important pour moi. C'est le petit côté négatif, vraiment, de toujours être un guide pour ses enfants et de vouloir... Le mieux pour eux, comme toute maman. Et donc peut-être j'appuierai sur le bouton pour qu'ils aient plus leur papa et qu'ils soient plus protégés. Voilà, vous en savez désormais un tout petit peu plus. Juste un peu, il faut quand même que je garde quelques histoires pour la suite. Merci à Pauline d'avoir, le temps de cet épisode, pris les commandes d'à contre-jour. Et pour découvrir ou redécouvrir tous les autres épisodes, retrouvez à contre-jour sur toutes les plateformes d'écoute de podcast. Je vous souhaite une très belle fin d'été et à très vite pour de nouveaux épisodes.