- Speaker #0
2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39, 40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49, 50, 51, 52, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 58, 59, 51, 52, 53, 56, 57, 58, 59, 52, 53, 59, 52, 53, 59, 52, 53, 59, 52, 53, 59, 52, 53, 53, 59, 52, 53, 53, 59, Une silhouette familière qui défile entre deux vidéos virales. Mais derrière l'écran et l'énergie un peu électrique des réseaux, il y a une autre réalité, plus calme, plus ancrée. Sophia est ce qu'on appelle la force tranquille. Elle est artiste événementielle, elle possède son propre nom, son propre univers et surtout, une boussole intérieure très solide. Elle a appris une chose essentielle et parfois un peu complexe, comment aimer de façon fusionnelle une star sans jamais s'oublier soi-même en chemin. Dans cet épisode, on va plonger dans ce que signifie réellement grandir dans la lumière de quelqu'un d'autre. On va parler de ses limites, parfois vitales, que l'on doit poser pour ne pas devenir un simple moyen d'accès vers une célébrité. On va se demander comment on protège son propre nom quand le monde entier ne veut vous appeler que par celui d'un autre. Sophia, bonjour. Merci de nous laisser entrer dans ta zone de calme.
- Speaker #1
Bonjour, merci à vous.
- Speaker #0
Si je te demande qui tu es, sans avoir le droit de parler de ta sœur, tu me réponds quoi ?
- Speaker #1
Je suis Sophia, une femme moderne qui travaille aujourd'hui, presque mariée.
- Speaker #0
Bientôt.
- Speaker #1
Bientôt.
- Speaker #0
On a appris ça tout à l'heure.
- Speaker #1
Oui, artiste de métier qui vit pleinement de sa passion. Voilà, aujourd'hui, bientôt 31 ans.
- Speaker #0
On sait déjà pas mal.
- Speaker #1
On sait déjà pas mal.
- Speaker #0
Et ton enfance, si tu nous en parles un petit peu, elle était comment ?
- Speaker #1
J'ai eu une enfance plutôt... Je ne dirais pas banal, parce que du coup, il y a eu des... Comment dire ça ? Pas mal de mouvements. Pas mal de mouvements, oui, dirait-on. Ma mère qui, du coup, travaillait à l'hôpital, qui travaillait souvent. J'étais l'aînée avec mes deux frères et sœurs, donc Kenza et Wassim. Un père absent.
- Speaker #0
Dans ce sens-là ? C'est toi l'aînée ?
- Speaker #1
C'est moi l'aînée, ma sœur et en dernier, mon petit frère.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Donc en soi, comment je pourrais dire ça ? Mouvementée, ouais. J'ai eu un père absent, mais on a grandi. Ma mère nous a toujours mis sur un pied d'égalité. J'étais un peu la force tranquille et ma sœur l'énergie.
- Speaker #0
On retrouve un peu les caractères de l'anglais en fait.
- Speaker #1
Les caractères déjà très jeunes. Ma mère nous a baigné dans l'univers artistique, elle nous a toujours stimulé. Voilà, j'étais un peu la flemme modèle à l'école. les profs disaient à ma mère c'était toi la bonne élève c'était moi la bonne élève en fait tous les profs disaient à ma mère si tout le monde pouvait être comme votre fille ça serait génial donc du coup j'avais une super scolarité et voilà que sais-je t'as grandi où ? j'ai grandi donc jusqu'à mes 10 ans j'étais dans le nord de la France on habitait à l'époque à côté de Calais ok et on est descendu dans le sud de la France donc j'ai essentiellement vécu toute ma jeunesse dans le sud plutôt dans le sud à Nîmes ouais
- Speaker #0
Ok. Pour les gens qui ne la suivent pas forcément et qui écouteraient ce podcast, elle fait quoi exactement comme contenu ?
- Speaker #1
Au début, c'était essentiellement de la routine capillaire pour entretenir son cheveu. Et c'est devenu vraiment...
- Speaker #0
Parce qu'il faut dire qu'elle a des cheveux bien imposants.
- Speaker #1
Exactement, elle a vraiment un beau volume capillaire et des boucles super bien définies. Donc, c'est devenu vraiment sur TikTok une représentation hyper positive du cheveu texturé.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Nice, elle m'en passe au terme. Mais ça a commencé comme ça et c'est devenu l'acceptation de soi à travers son cheveu. D'où son slogan, je ne sais pas quoi, ma chevelure, ma couronne. Oui, c'est ça. Non,
- Speaker #0
mais tu dois le dire par cœur. Même moi qui commence à le suivre avec toi,
- Speaker #1
je le sais. Je ne l'ai même pas, ça va. En tout cas, ce truc-là, c'est devenu le slogan que les gens utilisent. Mais l'acceptation de soi à travers son cheveu.
- Speaker #0
Donc elle est devenue beaucoup plus sur... sur s'assumer, sur des sujets. Et c'est pour ça que du coup, les gens viennent là-bas en disant « Merci, ça m'a aidé. » À me dire « Ok, j'ai une particularité dans mon physique qui n'est peut-être pas la commune, mais c'est ok, c'est ce qui fait ma force. » Complètement.
- Speaker #1
Et mettre en situation des situations réelles de la vie de tous les jours à travers la discrimination capillaire. C'est les soucis qu'on peut avoir dans le cadre du travail, à l'école, dans sa jeunesse, par rapport à son cheveu. Vous le texturez du moins. Crépu, frisé, bouclé. Voilà. Tout ce qui en... était problématique et qui engendre un problème d'estime de soi.
- Speaker #0
Donc aujourd'hui, cette création de contenu, elle est vraiment centrée sur ces thématiques-là, sa ligne éditoriale.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a un truc qui est vraiment ton truc à toi ? Mon petit truc à toi, Sophia, c'est ton petit lala. Rien qu'à toi.
- Speaker #1
Le truc à moi, je suis quelqu'un qui est très bienveillante envers les autres. Oui, ça c'est vrai, je m'étais toujours l'autre avant moi. Je privilégiais l'autre avant moi, en fait.
- Speaker #0
Ça doit vraiment à la façon dont tu nous as accueillis, tu nous as préparé des petits gâteaux. J'adore comment c'est normal. C'est trop mignon. Si on regarde, un petit truc rigolo, est-ce que tu peux regarder ton historique YouTube ou TikTok ? On tombe sur quoi ?
- Speaker #1
sur tes actus ?
- Speaker #0
Quel genre de contenu ?
- Speaker #1
Tu vas rigoler avec l'actualité. Sur YouTube, non, je suis très cuisine. Je regarde des recettes. D'accord. Ouais, et où les coulisses des mariages ? Les traditions. Évidemment. Pour organiser mon mariage, évidemment. Voilà ce que je retrouve sur mon historique.
- Speaker #0
Il n'y a que des trucs de mariage, en fait, depuis quelques mois.
- Speaker #1
Exactement, depuis quelques mois, c'est que des trucs de mariage. Et sur TikTok, j'y vais moins, mais ma soeur m'a dit, mais c'est génial. Il faut que tu regardes, parce qu'on dirait un moteur de recherche comme Google. Du coup, je regardais quoi dernièrement ?
- Speaker #0
On va tomber sur robe de mariage,
- Speaker #1
sur Kenza.
- Speaker #0
Bizarre.
- Speaker #1
C'est très chelou, mais Kenza.
- Speaker #0
Évidemment, Kenza.
- Speaker #1
Et comme tu dis, repas, manger, mariage, essentiellement.
- Speaker #0
Oui, ça me semble assez logique. Je suis très cuisine,
- Speaker #1
j'adore cuisiner. Donc, je regarde beaucoup ça sur les réseaux.
- Speaker #0
Un peu d'écho aussi ?
- Speaker #1
Un peu d'écho, oui, grave. Ok. Donc,
- Speaker #0
tu ne suis pas forcément des créateurs de contenu en dehors de Kansas, pas forcément ?
- Speaker #1
Non. Oui, non.
- Speaker #0
C'est parce que c'est ta soeur, mais sinon, tu ne regarderas pas forcément.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Est-ce que le regard des autres a été un sujet pour toi ? Est-ce que déjà, même avant ce qui se passe aujourd'hui, quand tu étais petite ou plus jeune, est-ce que tu étais impressionnée par ce que les gens pouvaient penser, le regard des autres ? Est-ce que c'était quelque chose qui te touchait particulièrement ou pas ?
- Speaker #1
Oui, plus jeune, beaucoup. Je faisais beaucoup attention au regard des autres. Je m'adaptais beaucoup à l'autre, par peur de ce que pouvaient dire les gens, en règle générale. Ça a longtemps été le cas, jusqu'à ce que j'en fasse de ma passion mon métier. Alors, de base, je ne suis pas quelqu'un qui aime me mettre en avant, qui est toujours au premier plan, même si on pourrait croire que mon milieu artistique, enfin mon travail, pour contredire ce que je dis, Mais nous, en fait, c'est... Vraiment deux choses différentes. C'est comme si on disait au cinéma, on est acteur, donc on est au premier plan et on aime être devant la caméra. C'est pareil en tant qu'artiste. Tu es sur scène, tu es mis en avant, mais tu es dans un personnage aussi. Tu es toi, mais pas en totalité. Tu te dévoiles en tant qu'artiste. C'est très différent de quand tu es entouré de gens.
- Speaker #0
C'est facile de montrer un personnage et c'est plus difficile de montrer celle que tu es.
- Speaker #1
Je prends l'exemple de mon mariage, puisque c'est bientôt. Je ne suis pas quelqu'un qui a envie de me mettre totalement en avant. être au premier plan,
- Speaker #0
tout le monde sur moi je serais même pas gérée comme tous les gens autour de moi je suis pas comme ça dans la vie de tous les jours je suis pas effacée mais je suis pas non plus au premier plan je suis pas meneuse on pense souvent effectivement en se disant quand tu crées du contenu parce que toi aussi tu crées du contenu sur un réseau on va se mettre en avant lumière, montrer, toi c'est vraiment le côté je montre mon côté artiste plus que j'ai besoin de me montrer moi ou ce côté un peu je veux mettre en avant non ? l'individu que je suis.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Complètement. Je mets en avant mon travail, c'est ma vitrine de travail, les réseaux.
- Speaker #0
Tu l'utilises pour aller fin, notoriété, professionnel. On va en arriver, maintenant qu'on en sait un petit peu plus sur toi. Merci. Au moment où tu as compris qu'il y avait quelque chose qui changeait dans ta vie, dans votre vie, du coup, à ta soeur et à toi, c'était quand et comment ça s'est passé ? Comment tu t'es dit, tiens, Il y a un truc qui se passe là, qui est un peu bizarre. Ce n'est pas mon quotidien.
- Speaker #1
Tu parles du coup à travers la notoriété qu'Enza a pu avoir, mais qui a raison. Je pense que je l'ai beaucoup remarqué au moment où on pouvait se promener dans la rue tout en étant interpellé ou avoir des regards différents, ou insistants. C'est à ce moment-là que je me suis dit, waouh, c'est bizarre. Je n'ai pas l'habitude. Donc, c'est à partir de là où j'ai dit « Waouh, quand même, il y a un impact sur les réseaux sociaux qui est énorme. » Parce que les gens voient une personne, c'est comme tu dirais dans un film. Tu vois un acteur dans un film et quand tu le vois en vrai, c'est « Waouh, quand même, c'est lui que j'ai vu à la télé. »
- Speaker #0
Et tu as vu ça dans le regard des gens ?
- Speaker #1
Je l'ai vu ça dans le regard des gens.
- Speaker #0
Donc, leur comportement, c'était quoi ? Ils étaient curieux, un peu intrusifs ? Ils venaient lui parler ou tu les voyais qu'ils regardaient de loin ?
- Speaker #1
Ça dépend des tranches d'âge. Les plus jeunes, ils ont un regard tellement admiratif, ils vont courir vers Kenza. Ils sont sans peur, sans gêne. Ils viennent et ils prennent des selfies. J'adore ce que tu fais, je voudrais une photo avec toi.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Sans problème. Et les plus âgés, on va regarder... Tout en respectant, en se disant, bon, elle est dans sa vie, personne n'a pas envie de l'embêter, mais quand même, elle est là.
- Speaker #0
Vous voyez qu'ils l'ont connue, qu'ils se disent, tiens, j'ai vu son visage. Oui, tout à fait.
- Speaker #1
On va voir des regards en mode, oh, mais ils m'ont parlé à 600 groupes, elle est connue, waouh, je la reconnais, c'est Kenza et tout. Ou je peux entendre, moi, des fois, ils passent, c'est Kenza. Ah,
- Speaker #0
c'est ça que c'est rigolo quand t'es un peu derrière et que t'entends les commentaires de Kenza.
- Speaker #1
Complètement. Ou ça arrive qu'on est en super... Je dis n'importe quoi, en centre commercial et Kenza... des fois, elle passe devant moi, je suis sur mon téléphone, je passe un peu à l'arrière, je vais voir les gens passer. Au moment où ils passent devant Ken, ils passent à côté de moi et ils vont dire « C'était Kenza des réseaux sociaux ! »
- Speaker #0
« Kenza des réseaux sociaux, c'est ça ? »
- Speaker #1
« Kenza TikTok, beaucoup ! »
- Speaker #0
« Kenza TikTok, c'est la TikTokuse ! » « Vraiment, je crois que c'est un million, plus d'un million de... »
- Speaker #1
« Oui, tout à fait, la plateforme, plus d'abonnés. »
- Speaker #0
« C'est incroyable, ok. Et est-ce que l'image que les gens ont d'elle est la vraie image, est-ce celle que tu connais ? Est-ce que tu as vu, est-ce que tu as pu constater, toi, en disant « C'est bizarre, Et... te pensent comme ça ? Ou peut-être dans les commentaires d'après justement, quand ils la voient et qu'ils vont peut-être faire un commentaire, est-ce qu'il y a des choses qui te surprendent en disant mais l'image qu'ils ont n'est pas exactement celle qu'elle est ?
- Speaker #1
C'est marrant, l'image qu'elle représente sur les réseaux sociaux, c'est super positif parce que quand les gens vont l'interpeller et que je suis là évidemment, ils vont lui dire non mais tu ne te rends pas compte à quel point tu m'as aidée parce que je n'étais pas du tout comme ça. C'est depuis que je suis tombée sur tes vidéos que j'ai changé mon image de moi-même, l'image que j'ai de moi. C'est hyper positif. hyper beau ce que disent les gens. C'est hyper mouvant.
- Speaker #0
Si on revient à toi, du coup, tu réagis comment ? Alors, au début, tu vois, dans tout ce début, quand tu te rends compte qu'il y a des gens qui viennent la voir, déjà, est-ce que tu trouves ça... Est-ce que tu connais ce phénomène des réseaux sociaux ? Est-ce que tu as compris que potentiellement, ça pouvait créer une forme de notoriété hyper forte et qu'on puisse la reconnaître comme ça dans la rue ? Ou est-ce que t'es hyper surpris ? C'est quoi ? Tu te dis quoi quand tu vois ça ?
- Speaker #1
C'est hyper surprenant parce que ma sœur connue, ça fait bizarre ! Ah bon ? Pourquoi ? Encore aujourd'hui ? Ouais, pourquoi ? Bah, waouh, c'est à ce point-là. Ma sœur, tu te dis les gens extérieurs comme ceux que toi, tu suis sur les réseaux, à la limite, ok. Bah, parce que... Pourquoi ? Parce que ma sœur, elle fait la même chose. Au final, elle fait quelque chose de très impactant sur les réseaux sociaux, qui marche, mais ça fait bizarre. Je ne sais même pas comment le... Je la vois comme une personne lambda. Donc, comment les gens pourraient la voir comme quelqu'un de très connu ? C'est fou. Enfin, comme quelqu'un de wow, annulé.
- Speaker #0
Et encore aujourd'hui, ça te fait cet effet-là ?
- Speaker #1
Encore aujourd'hui, ça me fait cet effet-là.
- Speaker #0
Parce que ça fait un petit bout de temps maintenant que... Bien sûr,
- Speaker #1
ça fait un certain moment, mais toujours ce même étonnement. Parce qu'on va se promener. Pour moi, si je me promène avec ma sœur, c'est un moment très lambda. Mais pour les gens, wow, il y a Kenza qui passe.
- Speaker #0
Et ça te fait quoi ? Ça fait plutôt... Parfois, est-ce qu'il t'arrive d'avoir un peu honte en mode, non mais arrêtez, je suis un peu gênée ? Ou est-ce que t'es plutôt hyper fière ? Est-ce que c'est plutôt un motif de fierté chez toi ?
- Speaker #1
Je suis très fière de voir ça. Je suis super fière de par l'impact qu'elle a à travers les gens. Ça amène du positif chez les gens, donc je suis d'autant plus fière de ça.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai. C'est vrai que comme les gens sont plutôt positifs de l'apport qu'elle a eu sur eux.
- Speaker #1
Par l'impact positif qu'elle a envers les gens, c'est hyper valorisant.
- Speaker #0
La première fois qu'on t'a prise pour elle dans la rue, parce que vous ressemblez beaucoup, donc ça arrive, tu me disais que ça arrivait, ça t'a fait quoi ?
- Speaker #1
C'est marrant. J'ai trouvé ça marrant.
- Speaker #0
Tu leur as dit que ce n'était pas toi où tu as joué le jeu ?
- Speaker #1
Tout de suite. Parce qu'en fait, je vois le regard arriver. Je vois le truc de « Oh, c'est Genza ! » Je vois... Et là, tu leur dis « Non, non ! » « Attendez, attendez ! » « Non, je suis sa ganse ! » « Pas moi ! » Et tout de suite, la réaction des gens, on dirait des jumelles. « Vous vous ressemblez de dingue ! » Je dis « Merci ! » « En tout cas, j'adore ce que fait ta sœur ! » Je dis « Ça me fait très plaisir ! » « Très plaisir, je vous le dirais ! » « Merci pour elle ! »
- Speaker #0
Voilà. Donc ça te fait plaisir.
- Speaker #1
Ça me fait très plaisir. Je suis très contente.
- Speaker #0
Petite. Petite question curiosité. La question qu'on me pose tout le temps, tout le temps, vraiment, qui devient même un petit peu pénible, quoi, du coup, à force.
- Speaker #1
La question qu'on me pose tout le temps et qui est un peu pénible ?
- Speaker #0
Bah, elle peut l'être, en tout cas. Ça devient pénible de l'avoir tout le temps, en fait.
- Speaker #1
La question, c'est, est-ce que ta soeur peut me coiffer ? Voilà. Ah non ! C'est pas mal ! Est-ce que ta soeur peut me coiffer ?
- Speaker #0
Je n'ai pas une barbe.
- Speaker #1
Oui, je le suis. Donc, en fait, je ne suis pas son agent. je suis sa soeur donc il passe par toi pour demander si elle peut faire un truc si elle peut faire un oui c'est avoir ma soeur à travers moi dans un sens je suis la ligne indirecte par ma soeur mais c'est très compliqué de répondre à cette question parce que ben elle va avoir son salon prochainement donc c'est ce qui va c'est pas un secret c'est c'est bien toi d'accord Elle va ouvrir son salon très prochainement. Bon,
- Speaker #0
ça, c'est chouette.
- Speaker #1
C'est super génial.
- Speaker #0
C'est peut-être en avant-première sur le podcast.
- Speaker #1
Il y a encore mieux.
- Speaker #0
On ne le dit pas.
- Speaker #1
Notre seule personne qui va écouter le saura. C'est-à-dire Pauline. C'est juste cool.
- Speaker #0
En avant-première. Du coup, ça répondra à la question. C'est ce qui répond. Il y en a beaucoup qui te demandent, est-ce qu'elle peut me coiffer ?
- Speaker #1
Ouais, quand même.
- Speaker #0
Ah ouais, c'est... D'accord, ok.
- Speaker #1
Ou la deuxième question, c'est pas une question relou, mais c'est la question qu'on me pose souvent, c'est que vous êtes jumelles. Ouais. Souvent. Plus elle grandit, plus elle me ressemble, c'est vrai.
- Speaker #0
Ce qui est plutôt positif pour toi et moins pour elle, parce que ça veut dire que tu as l'air soit très jeune, soit elle a l'air plus vieille.
- Speaker #1
Ou alors moi, je fais gamine, tu vois, on sait pas. Comment le prendre ? On sait pas. Ma soeur ne fait pas gamine, au contraire, je fais très femme. Ouais,
- Speaker #0
mais c'est ça en fait. Non, tu fais hyper jeune,
- Speaker #1
hyper positivement, tu vois.
- Speaker #0
Vous êtes jumelles. Et t'as jamais... La question aussi de ton podcast, c'est de savoir comment toi tu trouves ta place dans tout ça ? Parce que tu vois, quand tu as quelqu'un qui prend beaucoup de place auprès de toi, comment toi tu arrives à trouver ta propre place ? Et ça, c'est vraiment un sujet aujourd'hui. Toi, qu'est-ce qui te permet de te sentir un individu à part entière par rapport à justement ta sœur et des gens, par exemple, qui vous associent beaucoup, vous êtes humaines ou qui passent par toi pour avoir des infos ?
- Speaker #1
Oui. Alors, l'avantage, c'est qu'on est vraiment sur deux secteurs d'activité très différentes. Moi, je ne vais pas mettre en avant le cheveu bouclé. Je mets en avant mon travail en tant qu'artiste. Donc, on me voit Sophia, artiste, surtout sur les réseaux sociaux. Donc, demain, je fais une vidéo avec ma sœur. Oui, je suis la sœur de Kenza par ses abonnés à elle. Mais demain, on va sur ma page. Ses abonnés, ils vont voir que je suis Sophia, artiste, danseuse. C'est souvent ce qu'on peut aussi me dire. Ah, mais tu vois, tu es Sophia, la danseuse, la sœur de Kenza. Donc,
- Speaker #0
ils arrivent à identifier. ta personnalité à toi.
- Speaker #1
Ils arrivent complètement à me différencier de Kenza, à me dissocier.
- Speaker #0
Donc tu ne souffres pas du fait de ne pas trouver ta place ou de ne pas savoir où tu es par rapport à cette notoriété ?
- Speaker #1
Non, complètement. Deux, aussi par le fait que Kenza a fait une vidéo pour mon anniversaire, par exemple, où elle a expliqué un peu qui j'étais. Donc, on va dire qu'elle n'a mis en avant moi personne, en tant que personne. Ah oui,
- Speaker #0
d'accord.
- Speaker #1
C'est ma sœur et...
- Speaker #0
Donc elle a fait en sorte, effectivement, que tu existes, toi. Parce qu'effectivement, tu es souvent sur les vidéos de ta sœur. En tout cas, on te devine parce qu'après, tu filmes. Donc, on te devine. Tu travailles avec elle ?
- Speaker #1
C'est marrant que tu dis ça parce que je viens de me souvenir d'un commentaire sur TikTok, plusieurs même, où ils disent « mais du coup, je ne sais pas qui est qui » . Les gens pourraient être des fois du mal à dissocier. Mais sinon, puisqu'elle l'a montré, on le sait. Et tu me disais ?
- Speaker #0
Est-ce que tu bosses avec elle ? Est-ce que tu travailles avec elle ? Parce que vous êtes très souvent ensemble, donc on peut se demander est-ce que tu bosses avec elle ? Est-ce que tu le fais parce que ça t'amuse ? C'est quoi la relation ?
- Speaker #1
Je ne travaille pas directement avec elle. Ça peut arriver d'avoir des collaborations mutuelles où les marques demandent à ce que j'intervienne aussi. Ok, d'accord. Mais en soi, non. Des fois, Kenza a juste une idée d'un délire avec sa sœur et on va le mettre en place. Tu vois, c'est pas... On est deux personnes différentes. Tiens, je vais faire intervenir ma sœur sur une vidéo parce qu'on adore, c'est notre délire et c'est cool. Mais c'est tout.
- Speaker #0
Donc, aujourd'hui, vous ne bossez pas ensemble ?
- Speaker #1
On ne travaille pas ensemble.
- Speaker #0
Tu y as pensé ?
- Speaker #1
Oui, j'y ai pensé. Oui, carrément. J'arrive à un certain âge. Et finalement,
- Speaker #0
non ?
- Speaker #1
C'est encore en question.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Parce que, comme je disais, demain, elle a son salon et elle va être entourée par plein de gens. Mais je me suis dit, moi, est-ce que je pourrais intervenir là-dedans en sachant que...
- Speaker #0
je la connais c'est vrai c'est quand même un avantage c'est un super avantage pour elle aussi parce que du coup on n'aura pas comment dire ça ça va être facile ça va être fluide tout simplement et du coup tu te poses la question mais si tu bosses avec elle est-ce que tu as déjà réfléchi à comment tu gardes une part de toi tu vois si en plus vous bossez ensemble au quotidien etc comment tu gardes une part de personnalité qui était propre ou une zone peut-être un jardin pas secret mais un jardin à toi ouais bien sûr T'as réfléchi à ça ? C'est une question que tu t'es posée ?
- Speaker #1
Alors, oui, quand même, parce que moi, je voulais travailler avec elle sans être totalement avec elle, entre guillemets. Je ne saurais pas comment l'expliquer, mais j'ai à côté de ça ma compagnie de spectacle. Donc, j'ai toujours ma société, j'ai mon univers, j'ai mon travail, j'ai moi.
- Speaker #0
Et ça, tu veux le garder dans tous les cas ?
- Speaker #1
J'aimerais le garder.
- Speaker #0
Parce que c'est ça qui permet effectivement de t'être ton identité. ton univers. Voilà. Mon entreprise,
- Speaker #1
mon truc à moi, mon bébé, c'est tout.
- Speaker #0
Donc, c'est ta façon de protéger effectivement qui tu es et de montrer que tu ne vis pas qu'à travers Kenza.
- Speaker #1
Voilà, exactement.
- Speaker #0
Donc, même si c'est ta mère qui doit bosser avec elle.
- Speaker #1
Tout à fait. Même si demain, je dois bosser avec Kenza, je me sentirais moi et pas la sœur d'eux, même si, forcément, elle a une grosse communauté par rapport à moi et on va me reconnaître en tant que la sœur de Kenza. Mais ça ne me fait pas peur, ça ne me fait pas bizarre. C'est OK.
- Speaker #0
Tu l'utilises parfois, ça ? En disant, c'est cool parce que je peux utiliser un peu sa communauté pour alimenter. C'est tout bénef, on va dire.
- Speaker #1
C'est tout bénef dans un sens aussi. Ça reste ma sœur et en même temps quelqu'un de très connu sur le réseau. Effectivement, ça a des avantages. Voilà, on ne va pas mentir à ce mot-là.
- Speaker #0
Non, mais franchement, on va en bénéficier, tu as raison.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Ça serait idiot de ne pas pouvoir, effectivement, faire de transferts de communautés. Oui, bien sûr. Surtout que vous avez des univers un peu complémentaires, parfois associés. Tu parlais des collabs que vous faites ensemble.
- Speaker #1
Ça amène des collaborations, ça amène des gens qui ont envie de me décorer en tant que ta artiste, en tant que Sophia. Donc, c'est plutôt positif.
- Speaker #0
Donc, ça, c'est chouette.
- Speaker #1
C'est chouette.
- Speaker #0
Il y a des trucs un peu moins chouettes ?
- Speaker #1
Ben, oui. Quand même, je peux ressentir indirectement les gens qui vont venir vers moi pour des collaborations, dans le but d'avoir Kenza, donc de travailler avec Ken.
- Speaker #0
Et tu utilises pour atteindre, pour toucher
- Speaker #1
Kenza. Pour toucher Kenza, donc dans un sens, j'entends, c'est bien tenté, c'est une prise de risque aussi. Bien essayé. C'est bien essayé, mais je ne suis pas l'agent de Kenza, je ne suis pas l'intermédiaire de Kenza, je suis moi. Voilà, c'est moi, si vous voulez travailler avec moi, c'est moi. Si vous voulez travailler avec Kenza, son agence, son mail, sa boîte mail.
- Speaker #0
Comment tu fais justement ? Tu leur réponds quoi ?
- Speaker #1
Je leur dis que moi, je ne suis pas l'agent de Kenza. Et tu les renvoies vers la personne ? Je les renvoie vers le mail auquel elle peut collaborer avec Kenza. Je ne me ménage pas à son travail. Je ne veux pas m'initier à son travail.
- Speaker #0
Tu fais bien la part des choses.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Kenza, c'est Kenza.
- Speaker #1
Elle a son travail. C'est comme si vous aviez, comment dire ça, n'importe quoi. Une secrétaire, un directeur ou deux taffes différentes. De personnes différentes.
- Speaker #0
Donc le côté un peu pénible, c'est ça. C'est l'impression qu'on t'utilise pour atteindre ta sœur.
- Speaker #1
Oui. Ça s'appelle le côté un petit peu pénible.
- Speaker #0
Oui. Parce que du coup, non, en fait, je ne fais pas ça. Ce n'est pas mon travail.
- Speaker #1
Ce n'est pas moi. Si vous voulez travailler avec Kenza, vous avez un mail. Et elle traite tous ses mails. Donc en soi, après, elle voit ce qui l'intéresse. Je vais vérifier. Je vais lui écrire pour voir si elle traite vraiment tous ses mails, je te dirais.
- Speaker #0
C'est son agent. Et tu le sens, ça ? Est-ce que tu penses que tu as perdu un peu de naïveté ? confiance, parce que potentiellement au début, tu faisais confiance, les gens venaient vers toi, tu disais, c'est sympa, c'est de l'amitié. Est-ce que maintenant, tu as l'impression d'être un peu moins confiante et de te méfier un peu plus des gens qui t'approchent ?
- Speaker #1
Comment dire ? Non, parce que je le ressens assez vite et je réagis assez vite.
- Speaker #0
Ok. Ça, c'est bien parce que parfois, ça peut être effectivement compliqué de rentrer dans une relation avec quelqu'un, te dire c'est chouette, c'est quelqu'un que j'aime bien, et puis en fait, te rendre compte qu'ils t'utilisent. Tout à fait.
- Speaker #1
Oui, ça va que j'arrive vite. capter les intentions des gens.
- Speaker #0
Non, dis-moi que non. Que les gens ne sont pas intéressés. Est-ce que tu as des idées reçues des gens qui te saoulent ? Alors, je vais révéler un truc quand on a préparé le podcast. Je te dis oui, Kenza, influenceuse, et tu m'as dit, elle est créatrice de contenu. Est-ce que tu as des préjugés sur des influenceurs, par exemple, que tu aimerais bien aujourd'hui remettre en disant, les influenceurs, je ne sais pas.
- Speaker #1
Alors oui, effectivement, bien sûr, il y a énormément d'idées reçues et c'est aussi quand même véridique, ça arrive, c'est que des influenceurs acceptent, des créateurs de contenu acceptent des collaborations parce qu'il y a un gros pactone derrière sans forcément utiliser le produit. Ou y croire au produit, ou se dire il est super et vraiment testé et vraiment vérifié, ça peut arriver. C'est malheureusement le problème aussi souvent sur les créateurs de contenu. C'est que demain, on a une collaboration. On l'a testée. C'est le cas de ma sœur. Ce n'est pas pour la vente, c'est le vrai. Elle teste ses produits. Elle regarde la valeur. Elle ne vend pas n'importe quoi. Elle ne vend pas n'importe quoi. Elle regarde vraiment tout. Et demain, elle le présente à ses abonnés. C'est qu'elle l'a vraiment testée et c'est vraiment vérifié. C'est vraiment super.
- Speaker #0
Mais c'est vrai qu'il y en a qui font un peu tout et n'importe quoi.
- Speaker #1
Il y en a qui font un peu tout et n'importe quoi. Et ça la décrédibilise. les collaborations.
- Speaker #0
Du coup, c'est pas tant un préjugé que quelque chose sur lequel il faut une pratique, il faut limiter si possible, parce que ça décrit toutes les actions des créateurs de contenu. Je comprends. Est-ce qu'il y a d'autres préjugés qui te gonflent sur la partie créateur de contenu ?
- Speaker #1
Complètement. On pense qu'on se filme en une fois, one shot, et let's go, on met sur les réseaux. Pas du tout. C'est tout un travail en amont, on s'imagine même pas à quel point. C'est qu'une personne, alors que ça pourrait être un travail d'équipe. Il devrait y avoir un monteur, un film. C'était un gros travail technique.
- Speaker #0
Oui, j'ai découvert ça, moi. Franchement, je découvre ça en essayant de créer du contenu, déjà, moi-même. Et en voyant, effectivement, des créateurs de contenu, c'est un travail énorme. C'est un travail énorme. En plus,
- Speaker #1
c'est vraiment travailler ce qu'on va dire, travailler le montage, travailler la lumière, travailler le son. C'est tout un travail global, alors que, normalement, c'est un travail de plusieurs personnes. C'est des métiers. C'est vrai. C'est un son, c'est un lumière, et c'est une seule personne qui fait tout ça.
- Speaker #0
Et il faut quand même de la qualité dans le résultat. Tout à fait.
- Speaker #1
Donc, l'investissement de matériel. On ne se rend pas compte du budget qu'on dépense là-dedans.
- Speaker #0
C'est vrai. Moi, j'avais cette impression aussi. Je suis d'accord avec toi. C'est un préjugé que je partageais. En mode, c'est vraiment, ils mettent une vidéo en très peu de temps. Enfin, ils font une vidéo, ils la mettent sur Internet et ça fait des millions de vues. C'est délirant. Et après, petit à petit, je me suis rendue compte de ce boulot. Tout à fait. Je pense que c'est bien de le dire.
- Speaker #1
C'est bien de le dire. Et moi, je connais ça par mon métier aussi. Parce que je suis dans un métier artistique où j'ai... souvent des rapports avec les techniciens des liens avec les techniciens lumière, son, tout ça et donc je connais le travail de chacun et je sais que c'est énormément de boulot et là il y a une seule personne qui fait tout ça j'ai pas été surprise, je sais ce que c'est Je n'ai pas été surprise, je sais ce que c'est. Parce que j'ai déjà travaillé avec ce genre de personnes, des techniciens de lumière son, et tout dans un même pack, en une seule et même personne. C'est du boulot.
- Speaker #0
Ça prend un petit peu de temps. Et puis ça s'apprend. Les algorithmes demandent de les nourrir régulièrement.
- Speaker #1
Complètement, c'est tout un calcul de publications. C'est un travail de longue haleine.
- Speaker #0
J'ai une petite question, Toti. Est-ce qu'au fond de toi, quand tu vois que tu fais des trucs hyper chouettes, moi j'ai regardé un peu ton contenu, c'est hyper chouette. Et t'es à combien ? T'es à 8000 ? Enfin, moi, je suis très instaurant, donc c'est ma génération.
- Speaker #1
Pareil.
- Speaker #0
Donc, t'es à près de 10 000. 9000 et quelques. Abonnez-vous à Ausha pour qu'elle atteigne ses 10 000, déjà. Est-ce que t'es pas un peu jalouse, parfois ?
- Speaker #1
Pas du tout.
- Speaker #0
Ça va, jamais ?
- Speaker #1
J'ai jamais été jalouse de ce qu'elle faisait. Tu jures ? Je le jure. Très fort. Honnêtement, je n'ai jamais été jalouse de ce qu'elle faisait. Au contraire, j'ai toujours été hyper fière. de partout ce qu'elle fait, les gens qu'elle rencontre, le travail qu'elle fait, et d'en arriver là, je veux dire, elle le mérite.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Je pense que ce qu'elle a classé, tu trouves qu'elle le mérite. Elle le mérite complètement. Je connais,
- Speaker #1
je sais le travail qu'elle fait. On a toujours été extrêmement proches avec ma sœur. Si on doit venir sur nos rapports avec Enza, ça a toujours été très proche. Et on a vraiment deux univers différents, deux caractères différents. On se pousse mutuellement plus qu'autre chose. On s'élève. C'est pas l'inverse.
- Speaker #0
Depuis que vous êtes toute petite ?
- Speaker #1
Depuis qu'on est petite, oui.
- Speaker #0
Et là, encore aujourd'hui ? Vous êtes encore, non, je vois sur les vidéos, mais on ne sait pas du coup, est-ce que c'est ponctuel ? Est-ce que vous voyez encore beaucoup ?
- Speaker #1
Totalement, on se voit encore beaucoup, on est très proches, on a une confiance aveugle l'une de l'autre. Enfin, je vous donne mes clés, elle ne me passe ses clés. Totalement confiance, zéro. On est hyper proches. Et donc,
- Speaker #0
très fière de ce qu'elle fait. Complètement fière. Pas jalouse du coup.
- Speaker #1
Pas du tout.
- Speaker #0
Non mais ça, c'est une question qu'on peut se poser, parce que tu vois, parfois on se dit, mais pourquoi certains fonctionnent ? Pourquoi certains fonctionnent ? on peut pas dire que tu fonctionnes pas parce que c'est déjà pas mal comme communauté mais c'est déjà très très bien oui je suis pas une cachée quand même je suis pas aussi active qu'elle sur les réseaux sociaux et puis c'est pas ton objectif aujourd'hui vous avez pas du tout la même utilisation du coup des réseaux c'est à dire que elle effectivement c'est son moyen de travailler toi c'est une vitrine donc c'est pas vous
- Speaker #1
avez pas forcément la même énergie déployée dessus quoi ouais non non elle c'est vraiment son travail à plein temps moi non moi c'est un petit plus c'est une vitrine comme tu dirais mon CV pour le travail c'est ça bien sûr
- Speaker #0
Votre maman, dont vous êtes aussi très proche puisqu'elle vous a élevée solo, elle a vécu cette situation comment ?
- Speaker #1
La situation où ma soeur a pris en notoriété et est reconnue, elle est extrêmement fière maman. Elle est super fière, elle me dit « waouh, elle a même du mal à se rendre compte que Kenza est très connu, mais je pense qu'aujourd'hui elle a complètement conscience » . Oui,
- Speaker #0
parce que c'est un phénomène qu'ils ne connaissent pas, en fait. Ça arrive un peu avec nous. Non, complètement. Nos parents ne comprennent pas qu'on puisse devenir célèbre sur des réseaux sociaux. Non, grave.
- Speaker #1
Mais elle est complètement ravie. En plus, elle est en position d'aider Kenza dans le travail. C'est-à-dire qu'elle pourrait très bien travailler pour ma sœur demain.
- Speaker #0
Maintenant, j'aimerais bien un peu creuser sur toi, ce que ça a changé pour toi. Est-ce que le fait que, du coup, tu aies cette notoriété autour de toi, que parfois on te traîne pour ta sœur, est-ce que ça a changé ton comportement à toi ? Est-ce que parfois tu t'es dit, je joue un peu un rôle quand je suis avec elle par exemple, est-ce que vous avez construit une identité comme ça, en mode je suis la sœur, artiste, sympa ?
- Speaker #1
Clairement pas, non.
- Speaker #0
Tais-toi.
- Speaker #1
Complètement moins. C'est vrai ? Oui, complètement moins.
- Speaker #0
De la même manière qu'elle, tu me disais qu'il n'y a pas de différence entre ce qu'elle montre et ce qu'elle est.
- Speaker #1
Pas du tout. Demain je vais rencontrer des abonnés dans la rue ou quelque part, je serai contente de mettre en avant ma sœur et je n'aurai aucun problème avec ça. je serais complètement naturelle je vais être tellement contente que je vais être en euphorie certes je vais être là ça me fait plaisir si je fais comme ça ça va être contente de savoir que j'ai croisé des abonnés c'est trop mignon je trouve ça trop beau c'est une belle communauté qu'elle a quoi c'est non j'ai pas de soucis et même dans ce que tu dis
- Speaker #0
parfois est-ce que tu t'es aussi un peu contrôlée, parfois tu te dis là je dois me taire ou j'ai des éléments de langage alors c'est peut-être beaucoup j'ai des éléments de langage et des trucs ça je dis, ça je dis moins ça oui,
- Speaker #1
tu te sens obligée de filtrer bien sûr parce qu'il y a des choses de sa vie perso qu'elle a pas forcément envie de faire part tu fais attention,
- Speaker #0
je fais quand même attention faut pas livrer trop de choses évidemment je veux la protéger aussi bien sûr Merci.
- Speaker #1
Et de par ses projets pros aussi, parce qu'il y en a qui m'ont parlé aussi de salon, tout ça. Donc, il y a peut-être des choses qu'elle n'a pas envie de faire part.
- Speaker #0
Donc, je retiens, je me dis.
- Speaker #1
Suivez, vous verrez. Ça va être bien pour nous.
- Speaker #0
Oui, d'accord. Donc, tu fais attention. Ça, c'est vraiment ta zone, ta limite. C'est de dire attention à ce que je dis qui pourrait être contre elle. En tout cas, qui pourrait lui porter un préjudice. Bien sûr.
- Speaker #1
Surtout par rapport à elle. Bien sûr. Surtout qu'on n'est pas à l'abri. Surtout plus on monte en notoriété, d'avoir des concurrents ou des gens malveillants. Donc, on ne sait jamais vraiment à qui on a affaire. Donc, c'est un peu le truc de vouloir la protéger.
- Speaker #0
D'ailleurs, tu parles des gens malveillants. Il y a des commentaires négatifs. La plupart des gens sont effectivement très positifs dans ce qu'elles leur apportent. Est-ce que tu as des gens un peu... Parfois, tu avais été en contact avec des gens un peu agressifs, un peu... Tu vois, on sait qu'on trouve un peu tout et n'importe quoi sur les réseaux sociaux aussi. Et que parfois, c'est d'une grande violence. Est-ce que tu as été confrontée à ça ?
- Speaker #1
Non, ça va. J'ai déjà... vu ça sur les réseaux sociaux, et ça me révolte. Franchement, t'as tout de suite envie de réagir. T'as envie de répondre.
- Speaker #0
C'est quoi ta réaction, tiens, justement, pour...
- Speaker #1
Ça me révolte parce que je me dis mais vous connaissez pas, c'est dur de... Tu veux juste s'en connaître. Tu veux juste s'en connaître, mais surtout ce qu'elle divulgue et ce qu'elle montre, c'est complètement à l'encontre de... Enfin, y'a rien qui peut te dire, waouh, elle, y'a un truc qui va pas chez elle. Enfin, c'est pas le cas. Je sais pas comment expliquer ça. Ah, c'est déjà arrivé que une... Une créatrice de contenu fasse une vidéo sur Kenza, sans dire son nom, évidemment. On sait que c'est ce qui se passe, le genre, on dit son nom. Mais en la cassant, alors que c'était complètement faux. Mais ça va à l'encontre de ce qu'elle montre sur les réseaux sociaux. Pourquoi elle ferait ça ? Et ça, ça nous a complètement révoltés.
- Speaker #0
Et alors, vous avez fait quoi ? Ça a été quoi, toi, ta réaction ? Kenza, j'imagine, soit a répondu, pas répondu. Vous avez fait un choix en tout cas là-dessus. Toi, ça a été quoi ? Tu t'es énervée ?
- Speaker #1
Je suis énervée. Je me dis, mais complètement malade. Moi, c'est ma soeur, je sais comment elle est. Attention, elle a ses défauts, elle n'est pas parfaite. Elle a ses qualités, mais jamais d'avis, elle parlerait comme ça. Elle parlait du fait qu'elle avait été hyper raciste. Ah oui ? Il faut y aller. C'est complètement à l'encontre de ce qu'elle fait. Et de ce qu'elle est. Au contraire.
- Speaker #0
Tu penses que l'autre créatrice de contenu avait fait ça pour quoi ? Pour créer un peu de buzz ?
- Speaker #1
Je me demande si c'est pas pour créer du buzz. C'est une très bonne question. Je me suis posé la question. Je me suis dit, mais alors, pourquoi faire ça en sachant que ça l'amène à quoi ?
- Speaker #0
Ouais, c'était quoi l'intérêt ? C'est quoi l'intérêt ? Elle s'enfonce plus qu'autre chose. Elle s'est fait polémique et elle s'est dit bien quoi.
- Speaker #1
Ouais, polémique. Alors, Kenza réagit très bien dans ces situations-là. Je trouve qu'elle reste très professionnelle. C'est-à-dire ne pas réagir. Pourquoi faire ? J'ai pas besoin de ça. Mais les gens... arrive des fois à deviner que c'était Kenza et d'autres non mais vraiment elle a réussi à passer à l'encontre elle me dit je suis loin de tout ça, vraiment j'ai pas le temps c'est une petite cratrice de contenu dans l'idée qu'elle avait moins d'abonnés c'était peut-être dans une idée de buzz mais toi ça t'a rendu ouf ça a rendu ouf tu réponds ?
- Speaker #0
t'as jamais répondu ?
- Speaker #1
je crois pas que j'ai répondu non parce que du coup j'ai le même nom sur les réseaux sociaux donc tu veux pas ?
- Speaker #0
non je préfère répondre ta première réaction c'est genre je réponds ? La première chose, je dis, je vais pas. Là, tu te contrôles, là encore. Là encore, c'est un truc où tu te fais, bon. Parce que sinon, ça va vraiment créer...
- Speaker #1
Faut savoir qu'elle l'a déjà croisée, après cette vidéo-là. Elle l'a juste regardée. Elle a détourné les yeux, elle a baissé les yeux, elle est partie. On se sait, mais tu feras quoi ?
- Speaker #0
Une fois que j'étais en face, tu diras rien.
- Speaker #1
Pourquoi tu viens pas en le règle en face ? En face, je suis là. Tu viens me dire clairement, Ken, j'ai pas aimé quand t'as fait ça. Ça a pas été sa réaction. Ça a été juste craché sur les réseaux sociaux. Et voilà, tiens, tenez mon venin. Mais je trouvais ça hyper malveillant.
- Speaker #0
Ça, pour le coup, effectivement, t'es pas à l'abri quand ça va avec.
- Speaker #1
Bien sûr, ça va avec ces problèmes.
- Speaker #0
C'est que t'as des gens qui vont être très, très malveillants ou en tout cas, qui vont relancer tout et n'importe quoi parce qu'ils sont vénères contre...
- Speaker #1
C'était de la jalousie.
- Speaker #0
Ouais, voilà, typiquement.
- Speaker #1
Parce que c'était à peu près le même contenu. Elles s'étaient testées des produits, dire si c'est bien ou pas. Toujours autour du cheveu.
- Speaker #0
Ah oui, donc c'était une concurrente, on va dire. en quelque sorte c'est pas vraiment ce qu'elle fait mais ouais bon revenons sur le côté positif est-ce que tu profites des fringues et des collabs de ta soeur ?
- Speaker #1
mais grave ça c'est cool c'est génial oui j'ai de la chance d'avoir des produits que Kenza me fait tester qu'elle me donne alors je peux pas tout mettre parce que j'ai une dermatite séborique sur le cuir chevelu moi donc ça a été ce qu'elle préconise ça va pas forcément exactement ça a commencé comme ça d'ailleurs les vidéos avec Kenza et moi
- Speaker #0
Elle a pris ton cas ? Elle m'a pris mon cas en me disant,
- Speaker #1
voilà, ma sœur a ça. Il y a des produits qu'on ne peut pas et qu'on peut utiliser.
- Speaker #0
Elle t'a utilisée ?
- Speaker #1
Non, c'est cool parce que ça parle. à beaucoup de gens, ça arrive, et les gens ne savent pas quoi faire. Et honnêtement, j'ai testé tellement de choses que la communauté de Kenza pourrait en profiter. Moi, je suis complètement pour de dire écoutez...
- Speaker #0
Parce qu'elle utilise les réseaux sociaux pour trouver des types sur tout et n'importe quoi. Ah bah oui, tu vois là,
- Speaker #1
super exemple. J'ai testé plein de choses, je me dis let's go, si Kenza, elle peut aider ces personnes-là. C'est aider, parce que c'est vraiment... une maladie, c'est un peu embêtant. Donc, les secours.
- Speaker #0
Donc, ça permet d'aider les gens, c'est ça qu'est chouette.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Parfois, tu suis aussi Kenza sur une journée, sur machin.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Des fois, elle a besoin de moi parce qu'il faut filmer et qu'il n'y a personne d'autre pour le faire et qu'elle est sur plusieurs fronts en même temps. Je la suis sur des shootings ou des soirées d'événements, des soirées d'influenceurs aussi.
- Speaker #0
Et tu la prends en vidéo ? Je la filme, je l'aide sur des idées. Tu la décoiffes, j'ai vu. J'ai l'adéquat. Jusqu'à une heure du mat. J'ai l'adéquat. Ah oui ?
- Speaker #1
Voilà, je l'aide parce que du coup, toute seule, c'est très fatigant. Donc, je l'aide beaucoup, oui.
- Speaker #0
C'est épuisant comment ? De 1 à 10, genre 1 étant ça va, je gère, et 10 étant je suis au bout du rôle.
- Speaker #1
Honnêtement, je dirais 6. Bon, ça va. 5, 6, oui, ça va. Ça peut être quand t'as pas envie, t'es fatiguée. Il faut filmer. Il faut que tu m'aides. Dis-moi si c'est bien. Dis-moi si ça va.
- Speaker #0
Sinon, si tu suis genre... Il faut suivre. Dis-moi si ça va, c'est bien. Ça garde ton attention, quoi. Faut garder l'attention.
- Speaker #1
OK, OK.
- Speaker #0
Focus.
- Speaker #1
Mais je l'aide avec plaisir.
- Speaker #0
Et si tu devais échanger ta vie pendant 24 heures ? Genre, elle, elle est en prestat artistique, comme elle danse aussi, elle pourrait très bien. Et toi, tu fais effectivement du contenu réseau sociaux. Laquelle des deux craque en premier ? Moi, je crois.
- Speaker #1
Ouais, ouais, ouais. Quoique... j'ai un travail très intense si je lui donne une journée de répétition elle tiendrait la distance elle aussi si je lui donne une saison je pense qu'elle craque au bout de 3 dates elle n'en veut plus moi je pourrais craquer quand même au bout d'une semaine en vrai parce que vraiment au bout d'un mois le travail qu'il y a se filmer le montage le traitement de mail les soirées d'événements tout ce qu'elle fait une semaine je craque c'est trop c'est trop en plus elle joue on a l'ambiance sur le taf que ça représente moi ce qui est dur exactement ce qui est dur c'est qu'on On a vraiment un décalage dans le rythme. Parce que je travaille la nuit, on dort presque la journée. Donc c'est un décalage très fatigant.
- Speaker #0
Ah oui, pour la vie perso, c'est pas simple.
- Speaker #1
C'est pas simple du tout.
- Speaker #0
Donc vraiment, ça serait pas ton kiff. T'aimerais pas être à sa place ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Est-ce que tu as dit à ta sœur que tu faisais ce podcast ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Et elle a dit quoi ? Attends, tu lui as dit ou tu lui as demandé son avis ? Les deux. Est-ce que j'ai le droit de le faire ? Est-ce que tu penses que je peux ? D'accord.
- Speaker #1
Ça t'embête pas que je parle de ça, que je parle de ci ? » Elle m'a dit « Non, pas du tout. Au contraire, non. » Elle était ravie. C'était très positif.
- Speaker #0
Et donc, pas de censure ? Il n'y a pas de truc ? Non,
- Speaker #1
pas de censure. Elle ne m'a pas dit de ne pas dire certaines choses. Je lui ai juste posé des questions sur son parcours, ce qu'elle faisait, etc. Des choses que même moi, des fois, je n'ai pas l'œil sur tout. Je ne sais pas tout sur son métier. Donc, elle me fait part de choses. Je lui ai dit « Oui, c'est vrai. »
- Speaker #0
Sachant que... De toute façon, c'était clair dès le début, les règles du jeu du podcast, c'est que c'est un podcast qui n'est pas sur elle, c'est un podcast qui est sur toi. Et donc, je reviens sur toi. Est-ce que ça a influencé des choix de vie ou des choix professionnels, cette situation-là, pour toi ? Est-ce que, par exemple, est-ce que tu t'es installée ici pas parce que tu as trouvé une super belle maison, mais parce qu'en fait, tu ne voulais pas être à côté de ta soeur pour pas être tout le temps avec elle ? Est-ce que professionnellement, tu t'es dit, en fait, justement, je... Je renforce ma boîte, je la sécurise parce que vraiment, j'ai envie d'avoir mon terrain de jeu à moi. Est-ce que ça a influencé des choses comme ça pour toi ?
- Speaker #1
Par rapport à Kenza ?
- Speaker #0
Non,
- Speaker #1
pas du tout. On a vraiment deux personnes à part entière. Ça reste Kenza, son cadre de travail, son milieu professionnel et moi, le mien. Donc moi, si je suis montée à Paris, c'est pour mon travail, pour évoluer et d'avoir ma famille aussi. Mais c'est ma famille, je ne pense pas la créatrice de contenu à côté de chez moi. Jamais. Non, non. Donc, je suis contente parce que je ne suis pas loin. Kenza est contente aussi pour voir sa soeur, mais aussi pour avoir de l'aide aussi si besoin. Moi, pareil, que ce soit dans le milieu pro ou perso, ça n'a pas du tout influencé quoi que ce soit. Ça n'a rien influencé du tout.
- Speaker #0
Ok. Donc, plutôt du positif.
- Speaker #1
Oui, parce que je reviens aussi sur le fait que je l'aide, mais il arrive qu'elle m'aide aussi pour mon travail. C'est-à-dire que demain, elle travaille avec des marques ou des organisateurs d'événements, d'influenceurs. elle peut très bien parler de moi en disant voilà ma soeur elle a une compagnie de spectacle si vous voulez des shows et ça m'a beaucoup aidé ça peut être positif pour ton milieu du travail j'ai travaillé avec des marques avec qui elle travaille pour la NHA etc donc ça m'a beaucoup aidé et je suis très contente parce que c'est un milieu qui me parle beaucoup tout autant que ma soeur et donc on se retrouve à ce niveau là mais tout en ayant chacune son univers petite question justement sur la
- Speaker #0
création de contenu parce que t'en fais aussi un petit peu si tu devais choisir entre ne pas toucher ton téléphone pendant une semaine le laisser dans un tiroir et ne pas y toucher et passer ta journée à faire que de la création de contenu. Tu choisirais quoi ?
- Speaker #1
Je réfléchis pas. Je laisse mon téléphone dans le sondage.
- Speaker #0
C'est vrai ?
- Speaker #1
Ah oui,
- Speaker #0
tranquille.
- Speaker #1
Ah oui, tranquille. Sans problème. Je pense que la génération où les réseaux sociaux n'étaient pas encore d'actualité. Ah,
- Speaker #0
on n'a pas ça.
- Speaker #1
On a presque le même âge. J'étais encore... Nous, on est arrivés au milieu, moi. C'est la génération centre, vraiment, la transition. Donc honnêtement, non, je n'ai aucun problème à laisser mon téléphone dans un tiroir. Ok.
- Speaker #0
Donc, ce n'est pas vraiment le truc addict de regarder. Pas du tout.
- Speaker #1
Alors, si, il y a ce truc sur Instagram où tu es tout le temps en train d'en aller.
- Speaker #0
Tu n'as rien à faire, mais tu arrives quand même à prendre ton tel et ouvrir Instagram. Moi aussi, j'ai un petit problème là-dessus, sur le scroll sur Instagram. Mais il ne faut pas arrêter.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Petite question de fin. Est-ce que tu as quelque chose que tu gardes habituellement pour toi et que tu aimerais bien dire aujourd'hui ?
- Speaker #1
T'as envie de parler du projet de ma sœur parce que c'est un truc de dingue ce qui va arriver.
- Speaker #0
Mais tu le gardes pour toi.
- Speaker #1
Le projet de ma sœur, c'est incroyable ce qui va se passer là.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a quelque chose que tu n'oses pas dire ou des choses dont tu n'oses pas parler parce que ça briserait l'image de la sœur un peu bienveillante, mais que t'aimerais partager quand même avec nous aujourd'hui ?
- Speaker #1
Honnêtement, ma sœur, je l'aime d'amour. Je l'aime inconditionnellement. D'ailleurs, si elle voit ça, elle va pleurer. On ne pleure pas. On ne pleure pas. Mais effectivement, des fois, t'as envie de lui dire, « Coupe, s'il te plaît, j'ai besoin de toi en tant que sœur. » J'ai besoin de ma sœur. Je n'ose pas des fois la solliciter sur des choses personnelles parce que je sais qu'elle a énormément de travail. Et forcément, ça frustre parce que tu dis, j'ai besoin qu'elle soit là. Mais du coup, elle me dit, tu peux tout demander, tu ne te rends pas compte que le travail que tu fais, l'emprise qu'elle travaille, qui peut avoir sur toi. Et donc, de mettre de côté un peu des fois, pas la famille, mais mettre le besoin des autres aussi. Et elle a fait un gros travail dessus, je suis très contente.
- Speaker #0
Ça peut arriver que je me retiens. Ça va au sujet. Des personnes qui sont avec une grosse notoriété, et donc ça va souvent de pair avec du gros travail derrière, d'être des gens très pris. Et qui du coup, je pense que toutes les familles qui vivent dans justement cette situation, le vivent ce côté, quelle est ma place à moi, par rapport à toi, et parfois j'aimerais que t'arrêtes d'être celle qu'on voit. Tout à fait. Et que tu prennes le temps de revenir vers nous, d'être avec nous là vraiment. et de prendre du temps pour nous. Je pense que c'est vraiment quelque chose qu'elle partage. Ce n'est pas lié à elle.
- Speaker #1
C'est dur de lui dire, c'est difficile de lui dire, prends une pause, parce que c'est un travail où tu es H24 en alimentation. Sur les réseaux sociaux, tu es obligé d'alimenter H24. C'est très dur de lui dire ça. Ça peut arriver qu'elle peut mal le prendre, parce qu'elle me dit, mais tu ne te rends pas compte du travail que j'ai, que j'ai à faire. Tu as vu le planning ? Si, je le vois. Mais il faut savoir se dire, ok, viens prendre une pause. Tu en as besoin. Même toi,
- Speaker #0
tu en as besoin. Ce n'est pas que pour toi. Sophia, c'est aussi pour elle.
- Speaker #1
Tout à fait, ce n'est pas que pour moi, c'est pour elle aussi. Ça permet, certes, de nous retrouver, mais de se retrouver elle-même, avec elle-même aussi.
- Speaker #0
Tu es un peu dans une spirale infernale et puis les gens attendent de toi. Donc, en fait, tu donnes toujours parce que les gens attendent de toi des choses. Et donc, c'est vrai que c'est dur de les sortir de ça et de cette responsabilité de dire je dois produire, je dois produire parce que les gens attendent.
- Speaker #1
C'est vraiment volant parce qu'elle a fait un burn-out, ça n'a pas manqué. Au mois de septembre, c'est bien d'en parler parce que c'est Ça va. ça arrive à tout le monde mais je pense que c'est hyper bien parce que c'est la première fois que j'entends quelqu'un parler d'un burn-out d'un créateur de contenu alors que c'est récurrent ça arrive souvent on imagine que c'est parfait, c'est génial c'est wow c'est bien de montrer l'envers du décor et ça a été le cas, c'est bien parce qu'elle en a parlé sur les réseaux ça n'a pas été simple mais elle en a parlé pour que les gens se reconnaissent aussi parce qu'elle n'est pas toute seule dans ce cas-là c'est vrai Je ne suis pas toute seule, ça arrive et ça peut arriver à moi aussi. Je divulgue énormément de positifs, mais ça arrive aussi de ne pas être bien et ça a été le cas. Moi, je l'ai attrapé et j'ai été là. Ce n'était pas simple. Tu peux dire « ouais, je te l'avais dit » . Non, ce n'est pas le moment de dire ça. Effectivement, j'essaie de la préparer, de se dire « prends des pauses, apprends à gérer ton planning, c'est dur. » C'est dur parce qu'il faut gérer le montage. mais tu te dis je prends une pause pour une collab tu perds aussi de l'argent tu perds plein de choses c'est ton...
- Speaker #0
c'est ta source de revenus c'est ta source de revenus et puis c'est un monde où on te pousse à créer toujours, toujours, toujours plus et puis tu dois toujours te renouveler donc c'est super difficile quand tu fais du contenu sur un thème qui est assez précis quand même, comment tu trouves pendant un an, deux ans,
- Speaker #1
trois ans tu prends pas vraiment de pause tu prends pas de pause parce que ton cerveau il est tout le temps en vous raflant et je le ressens parce que même si elle te dit aujourd'hui je suis off elle est toujours en train de me dire faudrait que je fasse une vidéo comme ça comme ça Je pense à ça.
- Speaker #0
T'as envie de profiter de ma soeur mais en même temps,
- Speaker #1
tu repenses ça revient sur le travail automatiquement c'est pas facile,
- Speaker #0
je le comprends parce que tu peux perdre aussi des abonnés tu peux perdre ta communauté mais pas tant c'est aussi une pression qu'on se met sans forcément que ça soit réellement le cas tu peux te rendre compte que tu peux t'arrêter une journée elle a pris cet exemple et c'est chouette que vous vous en soyez rendu compte et même que toi tu aies pris le temps En tout cas, que tu aies eu le courage de dire, en fait, moi, j'ai besoin de toi en tant que sœur aussi, pas en tant que Kenza. Tu m'apportes beaucoup aussi dans ce rôle-là, mais j'ai besoin de toi aussi en tant que sœur et sœur de ça pour nous retrouver.
- Speaker #1
Complètement. Même si sur le moment, une personne peut réagir à chaud, ça va quand même la travailler. En tout cas, c'était le cas de ma sœur. Même si à chaud, tu te dis, ouais, mais tu ne te rends pas compte, j'ai énormément de travail, mais je peux être là pour toi, je suis là si tu as besoin. Tu te rends compte qu'après, on n'est pas toujours là. Je n'ai pas tout le temps besoin d'elle. Heureusement, je suis bien entourée, j'ai mon chéri, etc. Mais quand tu as besoin de ta sœur, c'est différent. J'ai un lien aussi fort. Il y a de la proximité. Proximité forte. Donc, il peut avoir d'autres cas comme moi. Je vous conseille de communiquer. Parler, c'est hyper important. Même si, sur le moment où il ne va pas réagir, ça rentre. Ça va... travailler quand même.
- Speaker #0
Je suis contente d'avoir fait cette question et que tu nous aies parlé de ça, de cette situation qui est parfois un peu compliquée, effectivement, de cette spirale parce que c'est vrai qu'on a l'impression que c'est quelque chose qu'on retrouve beaucoup dans beaucoup de personnalités, que ce soit des acteurs, le monde que je connais mieux, le politique, mais c'est des gens qui sont très pris, qui ont beaucoup d'attentes par rapport à eux, donc ils se mettent énormément de pression pour toujours répondre à l'attente qu'on a d'eux. et c'est vrai que quand j'avais échangé avec toi pour préparer le podcast, c'était vraiment très positif et parfois quand c'est trop positif ça peut sembler un peu fake on se dit on passe à côté de quelque chose et en fait ce qui est chouette avec cette question c'est qu'on n'est pas passé à côté de quelque chose je pense que t'as aussi montré l'envers du décor évidemment il y a plein de choses positives et c'est chouette mais il y a aussi des choses qui sont pas simples à gérer et tu vis la même chose que plein de gens vivent qui sont de capter du temps du temps de qualité Oui ! de savoir couper. Le burn-out, ça touche énormément de vent. Donc d'avoir su accompagner cela aussi. Complètement. Merci d'avoir partagé ça. Avec plaisir. Est-ce que tu as hésité ? Tu avais une dernière question, mais est-ce que tu as hésité avant de faire le podcast ? Je t'en remercie d'ailleurs, j'en profite pour te remercier d'avoir accepté de le faire, mais est-ce que tu as hésité ?
- Speaker #1
Non, non, c'était avec grand plaisir. Je pense que c'est aussi l'idée de... Je suis une personne à part entière avant d'être la sœur de Kenza. Ce podcast montre aussi que je suis Sophia, belle Kenazile, danseuse, artiste, et pas la sœur d'eux. Dans un sens, c'est bien. Je pense que c'est aussi pour parler de moi sur les réseaux sociaux, pour dire que moi, je suis Sophia, artiste, avant d'être la sœur de Kenza, et montrer qu'il y a du positif à être la sœur de quelqu'un.
- Speaker #0
Mais il n'empêche que ta vie, ce n'est pas ça.
- Speaker #1
Mais ma vie, ce n'est pas ça, exactement.
- Speaker #0
C'est la dernière question. du podcast. C'est la tradition. Maintenant, puisque tu es la deuxième à faire ce podcast, donc du coup, c'est devenu une tradition. Ça devient. Si tu pouvais appuyer sur un bouton et redevenir totalement anonyme. Donc, Kenza n'a jamais percé sur les réseaux et donc, vous êtes deux sœurs, chacune dans sa vie, etc. Est-ce que tu appuierais sur ce bouton ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Je m'en doutais un petit peu. Non,
- Speaker #1
non.
- Speaker #0
C'est chouette.
- Speaker #1
Oui, parce que ça ne nous a pas détruits, au contraire. Kenza, grâce à ça, aujourd'hui, elle peut ouvrir son salon. et de faire parler plein de femmes qui ont une problématique avec les cheveux. C'est super positif. Il n'y a rien de négatif.
- Speaker #0
Merci de suivre À Contre Jour, le podcast qui redonne la parole aux gens qui vivent dans l'ombre de personnalités connues et reconnues. Ce podcast est disponible sur toutes vos plateformes préférées de podcasts. Si vous connaissez quelqu'un qui pourrait être intéressé pour témoigner dans ce podcast, n'hésitez pas à nous contacter.