- Speaker #0
Il y a des moments dans la vie où exister ne suffit plus, où quelque chose en nous appelle à vivre avec un grand V. C'est ce passage d'exister à vivre vraiment que j'ai eu envie d'explorer avec Aurélie, mon invitée. Ensemble ? On parle de ces signaux intérieurs qu'on n'ose pas toujours écouter, et de ces blocages à répétition, qui finissent, tôt ou tard, par nous obliger à nous entendre. On parle aussi du pouvoir de la créativité, du courage d'assumer pleinement sa singularité, de s'autoriser à voir grand et de se créer une vie, une activité, profondément alignée avec qui nous sommes. Un épisode pour celles et ceux qui sentent qu'il est temps de se faire un peu plus de temps. de prendre leur place. Bonne écoute ! Ici, on met des mots sur les mots, on se défait de nos costumes trop étroits. On apprivoise nos ombres et nos saboteurs intérieurs pour retrouver la liberté d'être pleinement soi. À travers mes traversées, mes réflexions et des conversations inspirantes avec mes invités, je t'invite à libérer ce qui t'étouffe, à laisser ta voix éclore, à oser entreprendre avec audace, à déployer ta vérité, ta créativité. Ta lumière, sans te cacher, te réduire ou t'excuser. Ici, on vient vibrer, ressentir et éclore, à fleur de peau, à fleur de soi. Alors aujourd'hui, je suis très heureuse d'accueillir Aurélie Guéant, coach pour les entrepreneuses, autrice, conférencière, organisatrice de retraites spirituelles et fondatrice du réseau Les Créatrices d'un Nouveau Monde. Bonjour Aurélie.
- Speaker #1
Bonjour Clémentine.
- Speaker #0
Alors Aurélie, j'avais très envie de t'inviter sur ce podcast. On ne se connaît pas depuis très longtemps. J'étais tout de suite très attirée par ton énergie parce qu'on s'est rencontré lors d'un petit déj entrepreneur et j'ai tout de suite été frappée par cette passion. Cette capacité que tu as à exprimer très facilement ton originalité, ta singularité. Pour donner un peu plus de contexte à nos auditeurs, lorsque je t'ai vue pour la première fois, tu étais en train de faire un tirage d'un oracle finalement que tu as toi-même créé en auto-édition. Et je me suis dit « Waouh ! Elle a osé en fait déventer le monde ! » Moi, je ne m'autorise peut-être pas encore. Est-ce que tu peux déjà nous parler un petit peu de cet oracle que tu as créé ? Oui,
- Speaker #1
tout à fait. Alors déjà, je voudrais te remercier aussi pour ton invitation parce que ça me fait vraiment plaisir de faire cet épisode avec toi. Mon oracle, en fait, qui s'appelle l'oracle des femmes solaires, je l'ai créé en auto-édition. J'ai toujours beaucoup aimé les oracles et en fait, moi, je me suis reconvertie en me mettant à mon compte il y a six ans et demi maintenant. Et dans cette reconversion, à un moment donné, même si j'étais connectée à ce qui faisait sens pour moi à travers mon métier dans l'entrepreneuriat, il y a un moment donné où je me suis un peu ennuyée et je me suis rendue compte que j'avais besoin de créer des projets pour animer mon boulot. Et donc j'ai réfléchi à ce qui me faisait vibrer et comme j'aime beaucoup les oracles, je me suis dit « tiens, et si j'en créais un ? » Donc c'est d'un espace d'ennui qu'est née la création de cet oracle. Et puis après, la rencontre avec l'illustratrice qui a fait les dessins. Mais c'est vraiment un oracle pour aider les femmes à ce qu'elles prennent leur place, à ce qu'elles rayonnent, à ce qu'elles soient vraiment dans leur plein pouvoir en fait.
- Speaker #0
Ce qui est très relié finalement à ta mission puisque tu aides les femmes à trouver leur place, à reconnecter à cette lumière intérieure, exprimer cette singularité. Tu es notamment aussi autrice de deux ouvrages, donc un agenda Girl Power. et un cahier créativité qui est paru aux éditions Solar. Et moi, ce que j'aime beaucoup, c'est ton approche très créative et intuitive parce que tu utilises beaucoup cette créativité dans tes accompagnements pour lâcher justement le mental et nous connecter à ce qui est juste pour nous. Se reconnecter finalement à cette part sensorielle, celle qui n'est pas juste dans le faire, les to-do listes, mais qui ressent et qui se connecte à la vérité du temps cœur finalement, à cette petite voix intérieure qui sait exactement ce qui est bon pour nous et qui nous pousse à faire les choses pour nous-mêmes sans nous travestir et en étant fidèles à qui on est. Donc dans cette interview, moi j'aimerais parler avec toi de créativité bien sûr, de ce qui va bloquer aussi cet élan créatif et de comment s'y reconnecter, mais aussi de comment on parvient à sortir du cadre de nos conditionnements, ôter le voile finalement pour exprimer sa singularité et rayonner. Est-ce que tu peux déjà peut-être, au-delà de cette petite introduction, toi qu'est-ce que tu aurais envie de dire sur toi avant de commencer ?
- Speaker #1
De manière générale, par rapport à ma mission d'aujourd'hui ?
- Speaker #0
Oui, à ta mission d'aujourd'hui.
- Speaker #1
Ok. Donc moi je suis spécialisée, comme tu le disais, dans l'accompagnement des femmes entrepreneuses pour qu'elles assument leur singularité, justement tu parlais de ça juste avant, et qu'elles accouchent de projets alignés, clairs, porteurs de sens. Pour moi la notion de singularité c'est hyper important parce que dans mon ancien job quand j'étais salariée, je me suis rendue compte que je me comparais beaucoup aux autres J'avais l'impression d'être nulle parce que je n'étais pas forcément comme les autres, je ne savais pas forcément faire comme les autres. Et en fait j'ai lu à l'époque un bouquin qui m'a beaucoup impactée qui est « Les quatre accords Toltec » où ça parlait justement de cette notion de ne pas se focaliser sur les autres et vraiment rester focus sur la personne que l'on est. À l'époque je ne me sentais pas du tout créative et c'est au fur et à mesure de mon parcours que je me suis rendu compte que je l'étais beaucoup, mais sauf que tu demandais qu'est-ce qui pouvait bloquer les langues créatives, c'est qu'en fait il y a encore beaucoup d'idées préconçues sur ce qu'est la créativité. On a l'impression que pour être créative, il faut être artiste, il faut faire quelque chose de beau, il faut que ça soit extraordinaire, alors que la créativité elle se retrouve partout. La créativité c'est vraiment notre capacité à imaginer des nouvelles choses, à créer, à matérialiser des pensées, peut-être de manière différente de ce qui se fait habituellement, par ailleurs ou que nous on a l'habitude de faire. Ça peut être utiliser un autre ingrédient que ce qui est dans une recette de cuisine parce qu'on n'en a pas sur le moment. En fait la créativité elle est vraiment présente partout. Et moi j'aime beaucoup utiliser la créativité en mixant ça avec le coaching parce que justement à travers ça, en utilisant ce support-là, ça permet comme tu l'as dit de se reconnecter à son inconscient de manière beaucoup plus rapide finalement. Pour moi c'est une porte rapide vers notre inconscient et donc aussi notre intuition, ce qui détient notre vérité en fait. Parce qu'on peut être très souvent dans notre mental, moi je le remarque beaucoup dans les femmes que j'accompagne, peut-être aussi beaucoup parfois, c'est qu'on peut être perdu dans nos pensées, plein de questions qui tournent en boucle Moi j'attire aussi beaucoup à moi des personnes qui sont hypersensibles ou au potentiel etc. Donc avec cette propension à avoir plein d'idées, plein de pensées, parfois pas trop savoir comment les gérer et donc ça crée un brouhaha mental en fait. Et dans tout ça tu sais plus trop ce que tu dois en faire, tu sais plus trop parfois dans quelle direction aller, t'es dans le flou. C'est pour ça que j'aime bien utiliser la créativité parce qu'à travers par exemple le dessin, l'utilisation de cartes, d'images, ça permet d'avoir des réponses. sur toutes les questions qu'on peut se poser.
- Speaker #0
Ça vient ouvrir peut-être d'autres horizons, apporter un nouveau regard sur une situation, prendre de la hauteur.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Pourquoi spécifiquement les femmes ? Parce que tu accompagnes exclusivement les femmes.
- Speaker #1
Parce que dans mon parcours, comme je disais, j'ai travaillé en tant que salariée pendant 13 ans dans le marketing. Mon grand boss était un homme. Le management ne correspondait pas du tout à mes valeurs. Je voyais qu'il y avait une différence de traitement entre les hommes et les femmes. Je me suis beaucoup interrogée sur la place de la femme par rapport à tout ça. Moi, dans mon parcours personnel, j'ai aussi fait quatre fausses couches à répétition, ce qui fait que je me suis aussi beaucoup intéressée à tout ce qui est féminité, féminin sacré, etc. Donc en fait, c'est tout ça mis bout à bout par rapport à mon expérience personnelle que j'ai senti vraiment l'élan d'accompagner les femmes parce que Il faut le dire, c'est que les femmes on a encore parfois... On est souvent confrontées à un plafond de verre, à des croyances qu'on se met. Parce qu'on est quand même dans un monde assez patriarcal il faut le dire, avec plein d'idées préconçues. Et donc voilà j'ai envie d'aider les femmes, donc entrepreneuses ou celles qui ont envie de l'être en tout cas, à vraiment prendre conscience de leur puissance en fait. Qu'elles peuvent faire de grandes choses à partir du moment où elles se l'autorisent.
- Speaker #0
Il y a une question d'autorisation. Est-ce que tu peux revenir un petit peu sur... Tu as bossé 13 ans dans le marketing, c'est ça ? Donc finalement tu sais aussi et tu l'as dit toi même dans certaines vidéos que j'ai pu voir, tu sais ce que c'est de ne pas se sentir à sa place, d'avoir ce sentiment de décalage entre le rôle qu'on doit remplir, la mission qu'on nous confie. Et finalement, ce qu'on est à l'intérieur. Comment tu as eu ce déclic de te lancer dans l'entrepreneuriat ? Ça ne s'est pas fait du jour au lendemain.
- Speaker #1
Non,
- Speaker #0
carrément pas. Et je pense que c'est bien de le rappeler aussi pour les personnes qui se sentent peut-être eux aussi bloquées dans un travail qui ne correspond pas, que c'est un cheminement. Est-ce que toi, tu peux revenir un peu là-dessus ?
- Speaker #1
Oui, c'est complètement un cheminement. Moi, je suis persuadée que la vie nous met sur notre chemin des... par moments des blocages, pour qu'on comprenne que la voie qu'on est en train de suivre n'est plus la bonne. Ça peut paraître facile de rester dans une voie, dans un boulot qu'on connaît, parce qu'on reste dans une zone de confort. Mais quand je dis confort, ça peut devenir une zone de contrainte en vérité. Mais confort dans le sens, c'est la routine, on connaît, on contrôle, on maîtrise. Donc de ce fait, c'est rassurant. Et alors que si on change, on ne sait pas vers quoi on va. Je prends ça comme un danger. Moi, ce qui m'a fait changer, c'est justement les blocages à répétition. Je parlais des quatre fausses couches que j'ai faites. Moi, à un moment donné, je m'étais dit dans mon boulot... En fait, j'ai gravi les échelons au fur et à mesure. Et puis, au fur et à mesure que je les ai gravis, je me sentais plus vraiment à ma place, plus trop légitime. J'ai manqué, je pense aussi, de formation. À l'époque, je n'osais peut-être pas non plus verbaliser mes besoins comme il fallait. En fait, je m'étais dit à un moment donné... On va essayer de faire un enfant. Enfin, j'avais vraiment envie d'avoir un enfant. Donc on va essayer de faire ça. Et puis quand je serai enceinte, je serai en congé mat. Donc c'était un peu aussi en parallèle une esquive par rapport à mon boulot quelque part. Mais sauf que ça ne s'est pas passé comme ça. Et donc à un moment donné, tu es obligée de réaliser que là où tu te disais peut-être quand je serai en congé mat, je ne serai plus dans mon taf. Sauf qu'en fait, la vie te dit non mais regarde les choses en face parce qu'en fait tu y es encore et tu vas avoir un enfant mais ça ne marche pas. Et après, on m'a aussi retiré des missions brutalement qu'on a données à une collègue qui venait d'arriver pour la faire courte. Donc en fait, il n'y avait pas un domaine qui rattrapait l'autre si tu veux. Donc il y avait plein de blocages qui m'ont fait me poser les bonnes questions parce que je me suis dit si je continue comme ça, je vais droit dans le mur, je vais continuer à m'éteindre, je vais continuer vraiment à être au bout de ma vie quoi. Et c'est ce qui m'a fait vraiment, ça a été ces éléments déclencheurs qui m'ont fait dire en fait là il faut que ça change. Il faut vraiment que ça change. Et ça a pris du temps, effectivement, avant que je quitte ma boîte. Parce que j'ai dû travailler sur moi, me poser des questions sur mes envies, sur ce qui était important pour moi, ce qui avait du sens pour moi. À l'époque, j'avais fait un bilan de compétences aussi qui m'a aidée à affiner un peu tout ça. J'ai repris une formation en parallèle de mon boulot de l'époque, sans qu'ils le sachent. Et après, j'ai quitté ma boîte, avant même d'être certifiée d'ailleurs.
- Speaker #0
Hum !
- Speaker #1
Parce qu'il y avait tellement un grand écart entre ce que j'avais pu vivre en formation et ce que je pouvais vivre dans mon boulot, que je me suis dit « mais qu'est-ce que j'attends ? » Je n'attends plus rien.
- Speaker #0
Ça c'est terrible aussi quand on s'est réouvert à quelque chose qui nous anime énormément et qu'on retourne dans l'ancien climat. Ce n'est plus du tout la même énergie et du coup ça devient encore plus difficile d'y rester. Alors qu'avant on était capable peut-être... d'y rester pendant longtemps, de patauger là-dedans.
- Speaker #1
En fait, on peut tolérer pendant un certain temps. Puis quand tu t'ouvres à autre chose vraiment qui est très en lien avec toi, qui te ressemble, tu vois bien qu'en fait, là où tu es, ça ne te correspond plus du tout. Et moi, il y avait une énergie très lourde d'un côté. Je parlais de blocage à répétition, mais après, vraiment sur la fin, sur chaque dossier, il y avait des problèmes, c'était...
- Speaker #0
Il y avait tous les signaux, là.
- Speaker #1
Même ma voiture est tombée en panne sur la route du boulot. Donc tu vois, moi qui crois aux signes...
- Speaker #0
Ah non, mais c'est fou !
- Speaker #1
Tu vois, c'est vraiment...
- Speaker #0
Moi j'ai des souvenirs aussi avant, parce que je suis quand même passée par une phase d'arrêt maladie, parce que mon corps ne suivait plus. En fait, j'ai eu un accident. En sortant de ma boîte, je devais aller à un rendez-vous. J'ai foncé dans une voiture qui était sur le bas côté. Bon, je ne roulais pas vite, mais... J'étais vraiment... Il y avait plein de trucs qui se passaient et mon cerveau était en train de dysfonctionner. Mon corps disait stop, en fait. Je pense que c'est le cas de beaucoup de personnes qui se sentent pas épanouies dans leur job. Mais dans ce que je remarque, moi, dans mon entourage, j'ai certaines amies, elles se reconnaîtront. Et moi aussi, ça a été marquant. Dans mon cas, j'observe à quel point, et tu l'as dit, le changement est difficile et à quel point l'être humain est doué pour rester dans ce confort relatif qui est en fait très inconfortable et patauger dans ces eaux troubles-là pendant longtemps. Des fois, on ne sent même pas la petite voix parce qu'on l'éteint directement, parce qu'il y a notre mental qui tient les rênes, parce que finalement, j'ai l'impression que c'est la sécurité financière qui prend le lead sur notre bien-être physique, notre bien-être mental. Quel conseil tu peux donner pour progressivement commencer à se reconnecter à qui nous sommes sans pour autant, on ne dit pas de tout lâcher et de lâcher cette sécurité, mais on peut bien voir et on l'a expérimenté toutes les deux à quel point c'est délétère de rester dans quelque chose qui nous vide de notre énergie et de notre essence.
- Speaker #1
Complètement. Et moi, je me suis vraiment d'ailleurs rendue compte à quel point j'avais été stressée dans mon ancien job au moment où j'en suis sortie. C'est-à-dire que le corps a tendance à s'adapter, à se suradapter, à être parfois en mode survie. Et tu as l'impression que c'est normal parce qu'en fait, tu ne le vois pas trop venir. C'est un peu l'eau qui bout au fur et à mesure. Donc, c'est tranquille, tu vois. Et en fait, quand t'en sors, tu te dis « Waouh ! Mais en fait, comment je me sens mieux ? » Et cette sécurité financière, c'est quelque chose que j'entends beaucoup aussi autour de moi. Je pense qu'à un moment donné, c'est vraiment question de priorité, c'est-à-dire qu'est-ce qui est prioritaire pour moi ? Est-ce que c'est d'avoir de l'argent ou est-ce que c'est d'être bien ? Parce que tu as beau avoir ta sécurité financière, si tu n'arrives plus à te lever le matin, si tu es complètement vidé, si tu commences à avoir des maladies parce que ton corps somatise, en fait, avoir la sécurité financière, ça n'a aucun sens parce que de toute façon, tu n'es pas heureuse, tu vois ? Et pour moi, c'est qu'à un moment donné, c'est presque que la vie ne te donne plus le choix quelque part. Moi, je remarque autour de moi, c'est souvent le cas, c'est qu'il y a eu des gros déclics en fait pour des changements de voie. Souvent, ça ne se fait pas comme ça. En tout cas, de ce que j'ai remarqué, tu vois.
- Speaker #0
On doit passer malheureusement par... le corps, des trucs durs quoi.
- Speaker #1
C'est souvent ce qui est l'étape avant le changement parce qu'on peut avoir des petites indications parfois dans la vie sur le fait que ça serait bien de changer de voix. Puis en fait, on ne va pas l'écouter. Donc on va nous envoyer un signal plus fort, mais on ne va toujours pas l'écouter. Et en fait, pour moi, les signaux augmentent de fréquence, d'impact, peut-être même de douleur, jusqu'à temps qu'on le prenne en pleine face et qu'on se dise « Mais attends là, t'es sûre que tu veux continuer là ? » Parce qu'en fait, ça ne va pas du tout. Et ça se prépare. Tu vois, tu demandais comment faire.
- Speaker #0
Toi, t'es passée par un bilan de compétences.
- Speaker #1
Alors moi, à l'époque, je suis passée par un bilan de compétences. Moi aussi. Ça m'a bien aidée. Après, évidemment, on peut s'accompagner en coaching, en plein de... En human design ou peu importe. Mais ce qui est important, c'est d'avancer step by step, en fait. Et ce qui peut faire peur, c'est de voir le résultat final. Mais en fait, pour atteindre ce résultat final, c'est action par action, en fait. C'est au fur et à mesure... pour que ça soit plus facile.
- Speaker #0
Autre chose aussi, c'est que quand on est resté longtemps dans un job qui ne nous faisait pas vibrer ou dans un rôle qui ne nous correspondait pas, parfois on peut avoir totalement perdu confiance en ses capacités. Justement, toi, si c'était ton cas, reconnecter à cette lumière à l'intérieur, ce n'est pas évident. On sait finalement ce qu'on ne veut plus, mais quand on ne sait pas ce qu'on veut encore... Qu'est-ce que tu peux conseiller ?
- Speaker #1
Franchement, honnêtement, je pense que vraiment se faire accompagner dans ces périodes, c'est quand même important. Surtout quand on a perdu confiance, on ne sait plus trop qui on est et ce qu'on veut. On peut facilement rester avec nos pensées qui tournent en boucle et puis plus savoir. Le fait d'avoir un regard extérieur, ça peut être vachement aidant parce qu'il y a cette prise de recul. Il y a les questionnements qui peuvent aider la personne. A y voir plus clair.
- Speaker #0
Parce que c'est vrai qu'on tourne quand même un peu en rond. Parfois, quand on est seul, on est dans nos propres trucs.
- Speaker #1
Oui, puis on a aussi un certain prisme de la vie, et on n'a pas forcément non plus l'ouverture sur tout ce qui peut exister. Et parfois, une idée superbe peut émerger parce que tu vas en parler à quelqu'un Alors après, que ça soit coach, thérapeute, ami, peu importe. Mais c'est vrai que déjà d'en parler aux autres, de sonder des idées, ça peut aider à ouvrir d'autres portes auxquelles on n'aurait pas pensé avant en fait.
- Speaker #0
Tu parlais du fait que tu te comparais beaucoup dans ton ancien boulot. Je pense que c'est un peu... C'est pas le mal du siècle, mais on est nombreux à tomber dans ce piège de la comparaison.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Est-ce que déjà c'est possible de l'éviter parce que j'ai l'impression qu'on est un peu câblé comme ça dessus ? Et comment on fait pour se détacher de ça parce que ça peut vraiment peser sur notre confiance en nous, sur le fait de nous déployer ?
- Speaker #1
Alors moi je pense que c'est possible de se détacher de ça. Ça peut revenir évidemment, mais pour moi plus on est aligné, plus on est au clair avec qui on est, plus on sait qui on est et plus on se détache du regard des autres parce qu'en fait on a compris. qu'on est différent. Et à partir du moment où on a compris qu'on était différent, mais quand je dis compris, c'est l'avoir intégré parce que de fait, on sait très bien qu'il n'y a personne d'identique. Ça paraît être une telle évidence, mais si on avait vraiment intégré ça, on ne se comparerait plus parce qu'on ne peut pas comparer par exemple un poisson avec un ours. Tu vois ce que je veux dire ? Donc on peut le savoir, mais ne pas l'avoir vraiment... intégré dans nos pensées. Et j'aime bien une citation qui dit : "Si on juge la capacité d'un poisson à grimper un arbre, il va croire très longtemps qu'il est con en fait, alors que si tu le mets dans une rivière, c'est lui qui va arriver le premier destination." C'est pour ça que pour moi la notion de singularité elle est importante parce que plus on se reconnecte à notre singularité, à ce qui fait notre force par rapport à notre histoire, par rapport à nos talents, par rapport à ce qui nous anime, et ben en fait Plus on va être dans notre rayonnement et plus les autres, on va s'en foutre en fait.
- Speaker #0
Qu'est-ce que ça veut dire pour toi ? Je prends un peu une question à l'envers. Mais qu'est-ce que ça veut dire pour toi être à sa place et comment on sait qu'on est à sa place ?
- Speaker #1
Pour moi, être à sa place, je le relierais à être épanouie, se sentir épanouie en fait. Il y a vraiment cette notion d'épanouissement. Il y a cette notion aussi d'être reconnue à sa juste valeur,
- Speaker #0
je trouve, effectivement.
- Speaker #1
dans l'environnement dans lequel on est et pouvoir utiliser ces talents de manière juste et impactante pour les autres parce que c'est notre place. On utilise nos forces, nos qualités, notre personnalité pour notre mission en fait.
- Speaker #0
Et c'est vrai qu'en étant entrepreneur finalement on a fait le choix de créer quelque chose à partir de... qui on est et c'est en fait finalement notre activité, c'est un peu le prolongement de qui on est on a envie d'utiliser ces talents cette singularité pour apporter quelque chose au monde exactement,
- Speaker #1
dans l'entrepreneuriat d'ailleurs moi depuis que je suis à mon compte j'ai jamais autant évolué vraiment au niveau pro, au niveau perso aussi parce que, je donne un exemple mais c'est pas non plus parce que tu te lances en tant qu'entrepreneuse que l'évidence est là tout le temps, que tu ne dois pas changer d'axe à un certain moment. Parce qu'en fait, chaque être humain évolue en permanence. Et donc, comme la boîte, tu l'as dit juste, notre boîte, c'est le prolongement de nous-mêmes, et bien notre boîte évolue aussi en fonction de notre évolution. Et donc, c'est cette capacité aussi à se remettre en question en permanence pour savoir si on est toujours dans notre alignement ou pas. Et donc ça, ça vaut quand t'es salarié, mais aussi quand t'es dans l'entrepreneuriat.
- Speaker #0
J'ai l'impression que ça accélère tant. C'est une école de la vie. C'est très remuant parce que forcément, comme tu dis, on est toujours en mouvement et ça nous demande de l'adaptation perpétuelle. Mais quand on n'est plus 100% aligné, ça se ressent aussi à l'extérieur avec les clients qui nous sont envoyés. On ressent direct les effets sur notre chiffre d'affaires, les clients qui nous sont envoyés.
- Speaker #1
Oui, parce que tout est énergie. Donc en fait, si on n'est pas sûr de nous parce qu'on ne se sent plus trop aligné et que ce qu'on propose, ça ne vient pas vraiment du cœur, c'est quelque chose qui ne résonne plus trop, ça ne résonnera pas pour les personnes à qui on va le proposer non plus.
- Speaker #0
Et toi, tu es entrepreneur depuis combien de temps ?
- Speaker #1
Ça fait six ans et demi.
- Speaker #0
Six ans et demi. Je suppose que toi aussi, tu passes par les montagnes russes. Oui. Est-ce que tu as déjà eu envie de tout abandonner ? Non. Alors ça, c'est un grand non.
- Speaker #1
J'ai toujours eu vraiment une détermination de dingue. Ça, c'est l'une de mes grandes forces. Pour moi, il n'y avait no way d'arrêter en fait.
- Speaker #0
et parce que tu étais hyper au clair sur ce que tu souhaitais apporter, sur ta mission, ton pourquoi ?
- Speaker #1
Alors, je n'étais pas toujours au clair avec la manière de le faire parce qu'effectivement, je savais ce pour quoi je voulais contribuer de manière générale. Mais ça aussi, ça a encore un peu bougé au fur et à mesure du temps. Mais c'est surtout que je n'avais pas du tout envie de retourner dans le salariat parce que quand on se lance à son compte, il y a une telle liberté d'être liberté de faire que quand tu as goûté à ça mais tu veux juste plus retourner dans un moule, dans un cadre où on te dit quoi faire. Non mais pour moi en fait c'est pas possible quoi. Donc j'ai vécu dans ma boîte des grosses périodes difficiles avec un chiffre d'affaires qui a vraiment baissé, enfin vraiment c'était hyper compliqué. Mais à chaque fois je me suis réinventée dans ces moments-là et à chaque fois que je me suis réinventée j'avais des échos... positif de l'extérieur. C'est comme si l'extérieur m'envoyait des réponses positives par rapport à mon réalignement, mon réajustement.
- Speaker #0
Quand tu dis te réinventer, c'est par exemple quoi ? C'est le fait d'oser quelque chose qu'on n'a jamais fait, de mettre en place dans ton domaine un nouvel atelier,
- Speaker #1
une nouvelle position ? Et au fur et à mesure, en fait, moi il y a deux ans, j'ai eu une séparation, j'ai dû retourner vivre chez mes parents parce que mon chiffre d'affaires ça n'allait pas. J'avais plus de logement parce que je l'avais laissé pour être digital nomade au Mexique. Donc en fait, je suis tombée dans une période vraiment où entre guillemets presque j'avais plus rien. Et je me suis réinterrogée parce que de toute façon je voulais pas retourner dans le salariat. Donc je me suis dit ok, qu'est-ce que j'ai envie de faire vraiment ? Et j'ai creusé, Je me suis dit « en fait, moi j'ai envie d'aider non plus les femmes « justes » à aller bien, parce qu'à un moment donné, j'aidais toutes les femmes de manière générale, mais j'ai envie d'aider les femmes qui ont elles aussi envie de contribuer à travers leur entreprise et donc d'impacter le monde davantage. J'aime beaucoup le collectif, j'aime beaucoup rencontrer des gens, partager, échanger. Et je me suis dit « en fait, je vais créer mon réseau » . C'est né d'une période très compliquée et donc à une réinterrogation sur mes envies sur ce que j'ai envie de faire. Et là, tu vois, j'ai trois cohortes qui sont en place. J'en lance une prochaine en janvier. Et donc, il y a un super bon accueil mais aussi parce que mon réseau a une patte très spécifique. Il est très singulier aussi par rapport à ce que j'ai envie d'apporter.
- Speaker #0
On va en parler tout à l'heure. Le petit teasing. C'est hyper intéressant tout ça. Je voudrais que tu nous parles un petit peu de ce fameux cahier de la créativité que tu as sorti. Donc c'était quoi en 2020 ?
- Speaker #1
Alors attends, que je réfléchisse. Je crois que c'était en 2024 l'année dernière. Je suis un peu...
- Speaker #0
Je crois que j'ai le 2023, mais je ne suis pas sûre.
- Speaker #1
Non, non, je ne sais plus. Coute 2024 ou 2023.
- Speaker #0
Peu importe. Mais du coup, c'était quoi la volonté quand tu as sorti ce cahier ? Qu'est-ce que tu...
- Speaker #1
Alors, juste pour introduire tout ça, il faut quand même savoir que j'ai écrit deux livres et c'est à chaque fois la maison d'édition qui est venue me chercher pour écrire les deux livres. Et je parlais de, à chaque fois, quand je me suis repositionnée, il y a eu un écho à l'extérieur. Eh bien, mon livre, mon agenda Girl Power, c'est au moment où je me suis repositionnée sur l'accompagnement des femmes parce qu'avant, j'accompagnais tout le monde. Et la créativité, c'est au moment où je me suis dit tiens, je vais inclure de la créativité dans mes accompagnements. Donc, juste pour introduire parce que je trouve ça hyper intéressant. Et donc, à travers ce cahier, l'idée, c'est vraiment que les femmes se reconnectent à qui elles sont grâce à des exercices créatifs. Toujours pour qu'elles prennent conscience de... de leurs envies, de leur talent, de leur singularité encore une fois. Et donc c'est à la fois de la théorie et de la pratique. Donc il y a plein d'exercices à l'intérieur. Ça peut être en utilisant la danse, la peinture, plein de choses différentes. Un outil de connaissance de soi en fait, à travers la créativité.
- Speaker #0
Et tu le disais en introduction, c'est vrai qu'on pense toujours que la créativité est réservée à certains élus, des artistes, des peintres, etc. Alors qu'en fait, la créativité elle est partout dans nos vies. On a tous cette créativité à l'intérieur de nous. Est-ce que tu peux déjà redonner une définition et peut-être casser ce mythe selon lequel on pense que c'est réservé ?
- Speaker #1
La créativité, comme je disais tout à l'heure, c'est notre capacité à imaginer des choses, à sortir du cadre, à penser autrement, à se laisser porter par nos idées qui peuvent parfois sembler être farfelues, mais qui sont là pour apporter un autre regard aussi peut-être. Évidemment, tout le monde est créatif, mais sauf qu'on l'a souvent oublié. Pour illustrer ça, on peut remonter à l'enfance. Parce qu'en fait, quand on est enfant, par exemple, on va créer des cabanes à partir de tissus et de morceaux de bois. On va se créer un déguisement à partir de vieux draps. Donc en fait...
- Speaker #0
On l'a en tant qu'enfant, et donc pourquoi la perdre après ? C'est juste qu'on l'a oublié parce qu'on est rentré dans un monde d'adultes qui fait qu'on devient un petit peu plus sérieux peut-être, et donc on ne s'autorise pas non plus à expérimenter telle ou telle chose, peut-être aussi parce qu'on se compare aux autres, ou parce qu'on a des croyances sur le fait que pour être créatif, il faut travailler dans le design. dans la com, etc. Alors que chacun de nous peut être créatif. Ne serait-ce que créer un projet, par exemple, ou si on parle au niveau perso, ça peut être pour organiser l'anniversaire surprise de quelqu'un. En fait, on peut utiliser beaucoup de créativité pour ça, sur la thématique, sur l'apéro, sur plein de choses comme ça.
- Speaker #1
On peut forcément créer quelque chose de nouveau qui n'existe pas.
- Speaker #0
Non, pas forcément.
- Speaker #1
J'ai l'impression que c'est aussi lier des choses entre elles, ou pas lier.
- Speaker #0
Oui, complètement. Ah mais c'est ça.
- Speaker #1
Des concepts. Et en fonction de nous, notre propre sensibilité, notre propre regard, on va créer quelque chose.
- Speaker #0
Exactement. Mais ça ne sera pas forcément quelque chose d'extraordinaire. Ça ne sera pas forcément quelque chose de novateur. Tu vois, ça peut être par exemple, on a, je ne sais pas moi, une conférence à faire, par exemple, avec un PowerPoint qu'on a préparé, etc. Mais on arrive dans la salle et le vidéoprojecteur ne marche pas. Si tu n'es pas créatif, tu te dis « je rentre chez moi, je ne fais pas ma conférence » . Si tu es créatif, tu te dis « peut-être qu'au lieu d'utiliser un vidéoprojecteur, je vais dessiner les idées principales de la conférence sur le paperboard qui est juste à côté, ou alors je vais demander à quelqu'un qui vienne illustrer tel point de la conférence. » Donc en fait, en soi, il n'y a rien de novateur, il n'y a rien de nouveau. C'est juste que la créativité, c'est aussi pouvoir s'adapter à notre situation du moment, savoir rebondir.
- Speaker #1
Oui. Et quels sont les bienfaits ? Est-ce que tu peux rappeler un peu les bienfaits justement de la créativité ? Sur notre bien-être, dans nos vies, qu'est-ce que ça peut nous apporter de nous y reconnecter en fait ?
- Speaker #0
C'est nous reconnecter à notre énergie. Moi, je le relierais à notre énergie vitale finalement, notre énergie aussi intuitive, parce qu'on est dans une société où on est beaucoup dans le faire quand même, à atteindre des objectifs, etc. Et renouer avec notre créativité, ça nous permet d'offrir finalement une bulle d'air dans notre quotidien, que ce soit perso ou pro, et se connecter à ce qui est essentiel pour nous à travers ça en fait.
- Speaker #1
J'ai l'impression que ça nous reconnecte aussi à cette part enfant, d'enfant libre, qui pensait à s'amuser et jouer à faire des choses sans réfléchir, comme tu le disais, au regard de l'autre, à quel effet ça va avoir, juste parce que c'était le plaisir de faire.
- Speaker #0
C'est ça, et puis tu parles de quelque chose de très important aussi, la notion de liberté. Quand on crée quelque chose, un projet, quelque chose de ses mains, Qu'on ne s'auto-censure pas, et bien justement on est très libre en fait. Et pour moi être créatif c'est aussi, comme je disais tout à l'heure, s'autoriser, se permettre en fait, des choses qui peuvent sembler folles, mais en fait à partir d'une chose qui peut sembler folle, peut découler une autre idée qui peut être plus réalisable, ou quelque chose qui semble fou parce que personne d'autre l'a fait, et bien peut-être que ça peut être une nouvelle idée révolutionnaire. Il y a plein de choses qui, dans notre quotidien aujourd'hui, existent. Et on a l'habitude que ça existe. Peut-être que ça existe depuis longtemps, etc. Mais il y a bien eu un démarrage, en fait. La chaise sur laquelle je suis assise, avant d'être une chaise, il y a quelqu'un qui l'a imaginée dans sa tête. Et donc, c'est pareil pour tout, en fait.
- Speaker #1
Et toi, qui as sorti deux bouquins, qui as créé un oracle, je me dis que d'extérieur, tu es capable de matérialiser. tes rêves dans la réalité, chose que de nombreuses personnes, et moi aussi j'en fais partie, même si je suis en train de travailler ce sujet, on a tendance à beaucoup rêver nos projets, à les imaginer, et parfois c'est même plus confortable de l'ancrer dans notre réalité, de le concrétiser. Comment tu as réussi à aller jusqu'au bout de tes projets, sans tomber dans tous les pièges ? Je suppose qu'il y a eu de la procrastination, mais... Comment on va jusqu'au bout de ce qu'on a dans le cœur, ce qu'on a envie de donner vie ?
- Speaker #0
Pour moi, le gros point de départ, c'est que si ça me fait vibrer, je vais tout faire pour aller jusqu'au bout. Si tu vas vers quelque chose d'un peu tiède, c'est le meilleur moyen pour ne pas y aller, parce qu'en fait, tu ne seras pas vraiment motivée. Mais à partir du moment où tu vas vers quelque chose qui te fait vibrer, tu as la motivation qui va avec. Et pour moi, j'ai un côté à la fois très intuitif et à la fois très structuré. Donc je structure en fait les projets, les étapes, les deadlines. Et aussi, l'une des choses importantes, c'est de s'autoriser à le faire. Moi, mon oracle, c'est vraiment par exemple un projet de cœur où je me suis dit « non mais j'ai trop envie, mais vas-y, j'y vais en fait ! » Et bien ok, pour faire un oracle, c'est quoi les étapes ? D'abord, je vais réfléchir à c'est quoi la thématique globale de mon oracle par rapport aux femmes que j'accompagne. Ok, et du coup après... Combien de cartes je vais faire ? Tiens, j'ai vu que dans les oracles que j'ai, j'aime bien ceux d'Isabelle Serres. Généralement, il y a 40 cartes. OK, je vais faire ça. Après, comment je les découpe ? En fait, c'est de se donner des étapes et d'avancer pas à pas, comme je disais tout à l'heure.
- Speaker #1
Parce que souvent, effectivement, on a cette big picture de l'eau de la montagne et puis on a la sensation d'être tout en bas. Ça peut paraître trop pour une personne. donc effectivement j'aime beaucoup ce... Tu sais, cette philosophie du Kaizen, les pas après pas. Oui.
- Speaker #0
Si tu ne découpes pas, en fait, tu n'iras pas. Dans les matériels, en fait. Ça peut paraître trop loin, ça peut paraître...
- Speaker #1
C'est pas assez concret, en fait.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Mais vraiment, pour moi, les gros points qui sont essentiels, comme je le disais, c'est un projet qui te fait vraiment vibrer et l'autorisation, se donner l'autorisation, en fait, de le faire. Toi, c'est comme la retraite à Bali que j'ai organisée, la première retraite. J'avais jamais été à Bali, j'avais jamais organisé de retraite, j'avais jamais travaillé avec Anouk, l'ami avec qui j'ai partagé ça, qui est devenu ami maintenant mais qu'il n'était pas à l'époque. Mais en fait j'avais tellement envie de le faire, je me suis dit mais waouh, mais c'est un de mes rêves. Enfin tu vois, moi c'était sur mon vision board, tu vois, de créer une retraite à l'étranger. Et bien en fait, voilà, step by step, on a avancé et puis ça s'est créé.
- Speaker #1
Et si, ok, on a ce rêve, on fait toutes les étapes, on a tout déconstruit. Mais justement, une fois qu'on est arrivé peut-être à l'avant-dernière marche,
- Speaker #0
on se dit « Ah non, j'y vais plus ! »
- Speaker #1
On n'y va plus. Je donne un exemple un peu concret. Moi, par exemple, avec ce podcast, je l'ai rêvé pendant très longtemps, depuis que j'étais en école de journalisme. J'avais une fois récupéré un micro, je m'étais amusée à enregistrer des petits épisodes et les mettre en musique. Et c'était un amusement, ça n'avait aucun impact, aucun enjeu. Donc en fait, je le faisais facilement, je prenais du plaisir et je l'envoyais à des personnes de confiance. Donc ça, c'était OK. Et après, il s'est écoulé plein d'années jusqu'à aujourd'hui. J'ai l'impression que du coup, dès lors qu'on doit se confronter au regard de l'autre, parfois, il y a d'autres mécanismes qui se mettent en place et qui peuvent nous faire tomber dans l'autosabotage et faire qu'on ne va pas aller au bout. Et même si on est quelqu'un de structuré, même si on a décomposé l'éléphant là... En fait, on n'ira quand même pas jusqu'au bout et on ira trouver plein d'excuses pour ne pas y aller. C'est quoi ta vision là-dessus ?
- Speaker #0
Ça, effectivement, c'est travailler sur ses croyances. Ça, c'est faire un travail personnel après, complètement. Et de nourrir des croyances qui vont être ressources et qui vont nous aider à avancer, plutôt que de nourrir des croyances qui sont limitantes et qui vont nous freiner dans notre avancée.
- Speaker #1
Est-ce que tu as un exemple comme ça de croyances que tu as dû abandonner ? pour aller jusqu'au bout de tes projets ?
- Speaker #0
Moi, des fois, j'ai pu traverser des croyances comme quoi, par exemple pour les créatrices d'un nouveau monde, moi j'étais persuadée de ce que je voulais créer, etc. Mais pour le démarrage, pour les cohorts, je m'étais dit « Ah ouais, mais peut-être j'ai peur que malgré tout, il n'y ait pas assez de femmes, etc. » Donc, il y a quand même ça qui revient. Et puis après, c'est de passer à travers ça et se dire « Non, mais en fait, là, je mets tout en place pour y arriver. » Donc en fait, je ne peux pas avoir de regrets à partir du moment où je mets tout en place. Moi, c'est ça aussi que je prône beaucoup. Moi, je n'ai pas envie d'avoir de regrets. Donc, je vais faire tout ce que je peux, pas à tomber dans l'épuisement non plus, parce que je fais de plus en plus attention à mon énergie justement, parce que quand on est à son compte, on peut aussi facilement tomber dans le trop, dans l'épuisement. Mais en tout cas, je me dis, à partir du moment où je mets toutes les choses en place pour y arriver, Eh ben, j'ai rien à regretter, en fait.
- Speaker #1
Et après, finalement, ça t'appartient plus, si ça foire ou si machin. C'est des causes extérieures.
- Speaker #0
Oui, après, voilà, il peut y avoir plein de causes, mais en tout cas, j'aurais tout donné. Et puis, en fait, peut-être qu'au départ aussi, tu peux avoir une idée sur, bah tiens, il y aura, je sais pas moi, autant de femmes dans la première cohorte, puis bah, t'en as moins. Puis tu te dis, bah en fait, c'est aussi OK, et c'est très juste comme ça. Donc,
- Speaker #1
il peut y avoir le plan et la réalité. Tu vois ? Clairement. Je voudrais qu'on bascule un petit peu sur ton oracle, tu en as déjà un petit peu parlé. Mais sur ce que c'est, tu parles beaucoup de se reconnecter à sa lumière intérieure. Qu'est-ce que c'est que cette lumière là dont on parle et qu'est-ce que ça veut dire pour toi rayonner ?
- Speaker #0
À l'heure actuelle, se reconnecter à sa lumière intérieure, je l'utilise moins. Là, je serais plutôt du style à se reconnecter à sa singularité et donc sa puissance. Parce que pour moi, plus on est dans sa singularité, plus on est dans sa puissance. Et pour moi, rayonner, c'est en lien encore une fois avec être à sa place, être épanouie, d'être dans une bonne énergie en fait. Tu vois, parce qu'on peut se sentir éteinte ou vide. Si on se sent frustré par exemple parce qu'on a envie de telle vie mais en fait on est complètement à côté de la plaque, ou alors qu'on est dans un environnement qui ne nous convient plus du tout mais on n'arrive pas à en changer, pour moi être dans son plein rayonnement c'est ça, c'est être dans sa puissance, être dans son authenticité. Pour moi rayonner c'est être authentique. On le remarque bien dans les moments où on ne se sent pas à sa place, c'est qu'il y a un truc qui ne flitte pas entre qui on est et ce qu'on fait. Il y a une dissonance.
- Speaker #1
Moi, j'accompagne beaucoup de personnes neuroatypiques, donc hypersensibles, HPI, qui ont des particularités, d'autres singularités, on pourrait dire. Mais ce que j'observe, et dans les problématiques qui reviennent très souvent, c'est qu'en fait, il y a une capacité, un tel naturel à se suradapter, à être beaucoup dans effacer un petit peu ses particularités pour s'adapter, être parfois en mode caméléon. par rapport à un entourage, à un climat professionnel, qui fait que c'est très difficile pour ces personnes, dans un premier temps, de oser exprimer qui elles sont, parce que des fois, elles se sont d'ailleurs totalement perdues. Et au-delà de ça, il y a cette peur, cette vieille croyance qui fait que si elles expriment qui elles sont, elles risquent d'être rejetées. Parce que tu parles d'exprimer, de révéler sa singularité, est-ce que tu peux nous donner quelques clés ? pour se reconnecter à cette singularité ?
- Speaker #0
Moi, en fait, là, à Brut pour Point, comme ça, ce qui pourrait venir, c'est de se reconnecter à ces talents naturels. C'est-à-dire, qu'est-ce qu'on fait de manière naturelle qui nous met en énergie, qui nous met en joie, qui ne nous demande pas d'efforts. Et c'est aussi de savoir reconnaître ça, parce que souvent, nos talents naturels, parfois on ne s'en rend pas compte, parce que c'est justement tellement naturel, tellement fluide pour nous qu'on a l'impression que tout le monde les a. donc c'est À la fois de reconnaître ça, de reconnaître notre valeur à travers nos talents, nos qualités. Se reconnecter aussi à notre parcours, notre histoire et à ce qui est important pour nous. C'est quoi notre pourquoi ? C'est quoi notre combat ? J'aime pas trop utiliser ce mot parce qu'il y a une notion un peu de guerrier.
- Speaker #1
Pourquoi on a envie de vrai ?
- Speaker #0
Oui, c'est quoi notre cause ? Parce qu'après, je pense que si on est connecté à notre cause, à ce qui fait sens pour nous, Et si on met nos talents au service de cette cause, mais en fait, il n'y a plus rien qui peut nous arrêter. Et justement, on peut être dans notre plein rayonnement. Dans cette puissance. Et tu vois, je te redonne un exemple. Mais moi, dans mon parcours d'entrepreneuse, à un moment donné, je n'osais pas trop assumer ma spiritualité. C'est quelque chose qui est venu au fur et à mesure. Parce que j'avais peur qu'on me prenne pour une perchée, tu vois. Et en fait, aujourd'hui, la spiritualité est l'un des piliers de mon réseau. les créatrices d'un nouveau monde. Et c'est ce qui fait que j'attire à moi des femmes qui sont en résonance avec mon réseau, mais du coup avec qui je suis. Et donc c'est tellement génial parce qu'en fait c'est un bel exemple qui montre que quand tu assumes ta singularité, tu attires à toi des personnes qui sont en résonance avec qui tu es. Donc il n'y a plus notion d'être rejeté par les autres, c'est d'attirer à soi les... personnes qui vibrent pareil.
- Speaker #1
Et de vibrer encore plus fort, du coup.
- Speaker #0
De vibrer encore plus fort. Et puis, tu vois, tu parlais du rejet, de se sentir potentiellement rejetée par les autres ou avoir peur de ça. Mais si finalement, tu restes focus là-dessus, c'est toi-même que tu rejettes, en fait.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. C'est que tu n'acceptes pas, tu mets en sourdine une part inhérente de qui tu es, et finalement, c'est d'abord toi que tu vas...
- Speaker #0
Ça peut pas aller, comme tu parlais de dissonance.
- Speaker #1
Il y aura toujours finalement cette frustration qui sera là, et qui ne sera pas dite.
- Speaker #0
Vivre dans la frustration, franchement, c'est hyper désagréable.
- Speaker #1
Et pourtant, l'être humain, il est pris entre ces deux élans, à la fois appartenir à un groupe, et donc là, tu viens de m'apporter des clés de réponse, parce que finalement... Plus on exprime sa singularité, plus on risque aussi. On a la chance. On a la chance plutôt d'attirer des personnes qui nous ressemblent, avec qui on peut vibrer selon la même fréquence, si je puis dire.
- Speaker #0
Comme toi, avec ta cible d'ailleurs.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Mais il y a quand même ce truc à la base. On ne sait pas comment peut-être voguer entre les deux, entre cet élan qui fait qu'on a besoin d'appartenir à un groupe et on va être tenté peut-être de mimer ou en tout cas d'adopter. les comportements de ce groupe et cet autre élan qui vit à l'intérieur de nous et qu'on sent tous, de singularité, qui nous pousse à exprimer notre unicité, qui on est, nous différencier finalement. Et on peut être pris entre ces deux élans sans trop savoir quoi en faire.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai que ce qui est hyper important pour l'être humain, c'est de faire partie d'une tribu. Mais encore une fois, ce que je disais juste avant, c'est que... Faire partie d'une tribu pour dire de faire partie d'une tribu si ces gens en fait t'en as rien à faire ou que c'est juste pour dire de faire partie d'un groupe ça n'a pas de sens. Autant faire partie d'un groupe qui te ressemble et qui est en résonance avec qui tu es en fait. C'est carrément normal de penser ça et de le ressentir et de se dire si je suis différente peut-être je ne serais pas acceptée. Et en même temps, montrer sa différence et aussi peut-être permettre aux autres de la montrer elle aussi, ça peut ouvrir la voie. à d'autres personnes. Et c'est aussi, dans ces cas-là, peut-être de se prendre comme exemple des personnes célèbres qui, elles, vraiment assument leur différence et ça marche très bien pour elles. Donc, c'est de se rappeler que ça existe, que c'est possible et que c'est surtout essentiel. Parce que sinon, on passe à côté de soi. Si on passe à côté de soi, on passe à côté de sa vie. Tout est lié. On ne peut pas jouer un rôle toute notre vie. c'est pas possible. Enfin, tu vois, c'est épuisant, c'est... Après, on parlait de somatisation tout à l'heure. Tu vois, c'est ça aussi, après.
- Speaker #1
Ça me fait penser à un bouquin, je sais pas si tu l'as lu, Les 5 regrets des personnes en fin de vie, de Droni Ware. Moi, j'ai adoré ce bouquin, et du coup, elle l'a recensé, elle qui a accompagné des personnes en fin de vie. Les regrets qui revenaient le plus souvent, et effectivement, celui qui revient le plus, c'est de ne pas avoir été fidèle à qui on est profondément. Alors, elle le dit pas exactement comme ça, je sais plus, mais... D'avoir finalement joué presque la vie de quelqu'un d'autre et de ne pas avoir suivi nos élans.
- Speaker #0
Complètement. Ben oui, oui.
- Speaker #1
Je pense qu'il n'y a rien de plus terrible que d'arriver à la fin de sa vie et de se rendre compte que pour plaire ou rentrer dans un truc, on est resté dans une direction qui ne nous correspondait pas. Oui.
- Speaker #0
Et puis, de toute façon, quoi qu'on fasse, on va déplaire à quelqu'un. Enfin, tu vois. Donc, en fait...
- Speaker #1
Autant nous plaire à nous-mêmes, quoi.
- Speaker #0
Autant être nous-mêmes et puis... Déjà, nous, on sera contents nous et nous-mêmes, et puis peut-être qu'on va déplaire à d'autres, mais on va aussi plaire par notre singularité à d'autres personnes. On ne peut pas cacher une partie de nous, en fait. Non,
- Speaker #1
parce que je pense qu'au final, ça se ressent quand on essaye de cacher quelque chose. Ça se ressent par un manque d'authenticité, un certain mal-être, ou il y a quelque chose qui peut être repoussant, alors que je trouve ça super attirant. Une personne qui s'assume telle qu'elle est. Et d'ailleurs, c'est ça qui m'a attirée vers toi, parce que tu as fait ton oracle, etc.
- Speaker #0
C'est vrai que... Et tu vois, j'aime bien dire, est-ce que finalement, t'as envie juste d'exister ou est-ce que t'as envie de vivre avec un grand V ? Parce que c'est pas du tout pareil.
- Speaker #1
Clairement. J'aime beaucoup cette phrase. Tu peux me la redire, là ? Parce que je ne sais pas. Mon cerveau, il a déconnecté en même temps.
- Speaker #0
Est-ce que tu veux juste exister ? ou est-ce que tu as envie de vivre avec un grand V ?
- Speaker #1
Donc sentir, ressentir et...
- Speaker #0
Exister, tu as le côté, je suis là, mais en fait, je suis un peu spectatrice de ma vie. Vivre, tu es actrice en fait. Donc tu as envie de quoi ? Tu as envie de regarder ta vie d'un point de vue extérieur, de la voir défiler et te dire, elle ne me correspond pas du tout, mais ce n'est pas grave, je reste dedans. Ou est-ce que tu as envie de prendre les rênes de ta vie, de te dire, non mais en fait là, j'y vais quoi. Ça ne veut pas dire que c'est facile. Mais si d'autres l'ont fait, tout le monde peut le faire.
- Speaker #1
Plutôt que de sentir cette frustration, sentir la fierté, en fait.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
En parlant de fierté, tu as créé les créatrices d'un nouveau monde.
- Speaker #0
C'était en septembre 2024.
- Speaker #1
Est-ce que justement, tu t'es sentie fière de créer quelque chose à ton image ? Parce que tu vas nous en parler, c'est un réseau de femmes entrepreneuses lilloises. Mais moi, ce qui m'a attirée dans ce réseau, c'est surtout ses valeurs. Tu vas mieux en parler que moi, mais il y a la créativité, l'intelligence collective, mais aussi la spiritualité. Et ça, on ne le voit pas partout. Moi, je ne l'avais jamais vu autant affiché, en fait. Qu'est-ce qui t'a amenée, justement, à créer ce réseau tel qu'il est aujourd'hui ?
- Speaker #0
En fait, comme je disais tout à l'heure, c'est que je suis partie d'une période difficile dans ma boîte où je me suis réinterrogée sur vraiment mes envies profondes. Et en fait, moi, comme je te disais, j'aime beaucoup réseauter. J'aime beaucoup rencontrer des gens, mais je n'avais jamais vraiment trouvé le réseau qui me correspondait. Je vois qu'il y a beaucoup de réseaux qui existent dans une énergie masculine, et là je ne parle pas de genre, mais dans une énergie qui prône le faire. Il faut faire du chiffre d'affaires, il faut atteindre des objectifs, il faut montrer que ça marche dans l'entrepreneuriat, et puis aussi avoir ce côté-là. Et moi, à travers mon réseau, j'ai vraiment envie d'aider les femmes à ce qu'elles se reconnectent à leur énergie féminine, donc intuitive, créative, spirituelle. pour qu'elle ne soit plus que dans le faire, mais qu'elle se reconnecte à leur être. Parce que plus on se reconnecte à son être, plus on va poser des actions justes. Donc il y a ça. Moi, pour te donner un exemple, une fois j'ai été invitée dans un réseau, on va dire traditionnel, et au moment de me présenter, je me dis que je suis artiste de l'âme, parce qu'à l'époque j'aimais bien dire ça. Je savais que ça allait être un peu disruptif par rapport à l'endroit où j'étais, mais j'ai un côté aussi un peu genre... J'aime bien titiller. Donc, je l'ai dit et j'ai entendu les murmures derrière moi. Et je me suis dit, mais plus jamais ça, en fait. Moi, j'ai envie de... Si j'ai envie de m'appeler comme ça, Artiste de l'âme ou peu importe, guide spirituel, en fait, que ça soit entendu, que ça soit accueilli, pas qu'on me prenne pour... voilà, percher ou quoi que ce soit.
- Speaker #1
C'est fondamental, ça.
- Speaker #0
C'est... fondamentale. Et donc, c'est pour ça que pour moi, en fait, je me suis dit, mais si je crée un réseau, il faut vraiment qu'il soit à mon image. Quel est le réseau que j'aurais aimé trouver ? Et donc, c'est pour ça que, dans ce réseau, pour moi, ce qui me tient à cœur, c'est que les femmes, elles puissent être telles qu'elles sont, sans masque, sans voile.
- Speaker #1
Pas en mode superwoman. Non,
- Speaker #0
tu vois, qu'elles puissent montrer leur vulnérabilité. Moi, il y a plein de fois où il y a des femmes qui pleurent dans le cercle, parce que c'est un espace bienveillant où elles peuvent se déposer en fait Elles peuvent se déposer en tant que femmes entrepreneurs et femmes tout court. De toute façon, la femme entrepreneur fait partie de la femme qu'on est de manière bien plus globale. Et donc, c'est permettre un espace qui accueille tout ça, sans devoir être quelqu'un qu'on n'est pas. Et puis, le côté spirituel, c'est quelque chose qui est très important pour moi. Je l'ai beaucoup développé au fur et à mesure des années, des dernières années. Ça fait partie de mon boulot aujourd'hui. J'avais vraiment envie de ce fait, d'en faire un des piliers en fait, et j'attire à moi des femmes qui sont spirituelles et j'adore, parce qu'on parle le même langage en fait. Si on a envie de parler de constellations familiales, de médiumnité, d'anakashik ou peu importe, de guides, d'univers, en fait c'est un espace possible. Il n'y a personne qui va regarder l'autre de travers en fait, c'est parce que c'est notre réalité et que c'est pleinement entendu et c'est ça que j'aime beaucoup.
- Speaker #1
Il n'y a pas de jugement. Non, il n'y a pas de jugement. C'est vrai que toi, on sent fort cette ébullition créative. Il y a beaucoup de projets et tu vas au bout de tes projets. D'ailleurs, il y en a un qui va sortir incessamment sous peu, cette fameuse retraite au Sri Lanka. Est-ce que tu peux nous en parler ?
- Speaker #0
Oui, ça sera du 21 février au 4 mars sur la thématique de l'incarnation. Je co-organise avec mon ami Anouk, qui est coach astrologue. Et en fait, on va vraiment emmener les femmes au Sri Lanka pendant 12 jours pour qu'elles se reconnectent à qui elles sont, pour qu'elles se reconnectent à leur sens, à leur corps, à leur intuition et qu'elles sortent de leur mental qui peut être enfermant. Au-delà de se connecter à qui elles sont, c'est de se reconnecter à leurs désirs, à leurs envies, pour qu'elles puissent concrétiser ça dans la matière, justement. Être pleinement incarnée. Quand on est pleinement incarnée, on se sent remplie, on se sent vivante, on se sent nourrie. Et comme je disais tout à l'heure, parfois on peut être complètement à côté de sa vie parce qu'on peut mettre les autres en priorité avant soi, on peut se sacrifier pour les autres, pour son job, pour ses enfants, pour son mari. Et à côté de ça, ne plus du tout être présente à soi, en fait, et être à côté de soi. C'est comme si on peut se sentir à côté de son corps presque. On n'est plus vraiment incarné. On a organisé ça avec Anouk et une agence de voyage spirituel qui est spécialisée dans les retraites spirituelles. C'est vraiment un voyage immersif qui mêle visite du pays avec rencontres avec les moines, cours de yoga, massage ayurvédique, safari. On va aussi faire des marches dans les plantations de thé. On va faire plein de...
- Speaker #1
Tu viens ? Au revoir !
- Speaker #0
Et à la fois les ateliers qu'on va animer, Anouk et moi.
- Speaker #1
Je pense que ça va intéresser pas mal de personnes. Pour finir, parce qu'on arrive à la fin, j'aimerais, toi qui es très intuitive, qu'on fasse un petit tirage de l'oracle des femmes solaires que tu as créé. Et tu vas m'aider peut-être à poser une intention. Je voudrais que ça soit un message pour nos auditeurs. Peut-être sur le fait d'exprimer sa singularité, sa lumière ? Oui,
- Speaker #0
prendre vraiment pleinement sa place. C'est quoi le message qui doit être entendu aujourd'hui, pour être dans son plein rayonnement ?
- Speaker #1
Je te laisse tirer.
- Speaker #0
Alors, la carte que j'ai tirée, c'est « J'ose dire non » . Et en fait... Dire oui, il y a un côté facile pour ne pas déranger, pour ne pas créer de vagues, pour encore une fois être aimé, être accepté. Sauf que parfois, en disant oui aux autres, on se dit un grand non à soi. Et donc c'est de venir se réinterroger aujourd'hui à quoi je dis oui mais qui n'est pas juste. Ça peut être des personnes, ça peut être des projets, ça peut être un job, ça peut être des relations. parce que Oser dire non, c'est savoir poser ses limites. Et en disant non, c'est aussi dire oui à autre chose, finalement. Donc il y a peut-être une porte à fermer pour pouvoir en ouvrir une derrière. En tout cas, on ne peut pas être dans son plein rayonnement si on dit oui à quelque chose qui n'est pas juste pour nous, qui n'est pas OK. Donc c'est vraiment de venir réfléchir à ça. À quoi je dis oui aujourd'hui, mais en fait, c'est un oui extérieur, mais c'est un grand non intérieur.
- Speaker #1
Et souvent, on le sent dans son corps quand on dit oui pour faire plaisir. Ce n'est pas aligné, mais…
- Speaker #0
C'est ça. Quand je dis oui, je veux faire plaisir à qui, en fait ? Et pourquoi je le fais ? Et si je dis non, qu'est-ce qui peut se passer de bien, en fait ? Se poser cette question-là.
- Speaker #1
Super, merci.
- Speaker #0
Avec grand plaisir. Merci à toi.
- Speaker #1
Est-ce que tu as un mot de la fin ? Ou est-ce que tu veux renvoyer aussi ? J'aimerais que tu nous dises où est-ce qu'on peut te retrouver aussi.
- Speaker #0
Oui, sur mon compte Insta, c'est luminao under slash fan yourself. Peut-être que tu le mettras dans la description. Mon site, c'est luminao.fr.
- Speaker #1
OK, voilà.
- Speaker #0
Bon, c'est les deux principaux canaux, j'ai envie de dire. Après, j'ai aussi Facebook, on peut me retrouver là, mais voilà. Qu'est-ce que j'ai envie de dire pour la fin ?
- Speaker #1
Un message peut-être ?
- Speaker #0
Je reviens encore sur cette autorisation, mais pour moi c'est essentiel. Autorisez-vous à être la personne que vous avez envie d'être. Ne jouez pas de rôle, soyez vraiment vous-même, parce qu'il n'y a qu'une personne comme vous. Soyez acteur, actrice de votre vie, et non plus spectatrice. Et ça commence dès maintenant.
- Speaker #1
j'adore, merci merci pour tout et puis j'arrive jamais à finir merci à toi Clémentine merci Aurélie, à très bientôt à bientôt la fleur de soie c'est là que commence la lumière Merci d'avoir partagé ce moment avec nous et merci à Aurélie d'avoir déposé ici avec autant d'entièreté sa vision, sa sensibilité et cette permission si précieuse d'être pleinement soi. Si cet épisode t'a touché, tu peux t'abonner au podcast sur ta plateforme préférée, laisser une note ou un commentaire, c'est un geste simple mais précieux pour faire grandir ce projet. Et si tu connais quelqu'un qui se sent à l'étroit, qui doute de sa créativité ? ou qui hésite encore à prendre pleinement sa place, offre-lui cet épisode. Parfois, une écoute suffit à remettre du mouvement là où tout semblait figé. Si les mots d'Aurélie ont résonné en toi, n'hésite pas à lui envoyer un petit message sur ses réseaux, à lui dire ce que cet échange a éveillé. On se retrouve très bientôt pour continuer ensemble à libérer la voix, à accueillir les ombres et à laisser la lumière circuler. Sans masque, sans excuses. D'ici là, écoute-toi, honore-toi et laisse la vie fleurir en toi.