- Speaker #0
j'ai déjà du rab sur le fait que tu écoutes des podcasts sur le site merci d'abord d'avoir accepté l'invitation au podcast je pense que ça va être très typique comme podcast je sais pas pourquoi j'ai eu cette idée là mais l'idée c'est surtout de parler est-ce que l'humour noir sera une bouée de soucis Vous allez en parler à travers plein de questions. Salut et bienvenue dans le 17e épisode de À quoi tu joues ? Aujourd'hui, je reçois Momo Itoka, un duo d'humoristes et musiciens qui présente son dernier spectacle, Salgos, que j'ai eu la chance de mettre en scène. Aujourd'hui, on va parler d'humour noir, mais pas que. On va aussi parler de la manière dont ils créent leurs spectacles, qu'est-ce qui fonctionne, qu'est-ce qui ne fonctionne pas, les surprises que l'on peut avoir dans certaines salles où l'on pense ne pas devoir aller quand on a de l'humour corrosif. et pourtant je vous laisse écouter l'épisode est plus long que d'habitude mais on rit on partage et donc je pense que c'est ça qui est essentiel n'hésitez pas à liker et à partager si vous trouvez que l'épisode vous a plu bonne épouse première chose d'abord d'abord
- Speaker #1
musique on est Momo et Tokar ou Pierre et Julia oh mon dieu on a la vraie prénom
- Speaker #2
Merci.
- Speaker #1
Nous sommes un duo musical, humoristique pour ceux qui aiment rire.
- Speaker #2
Musical pour ceux qui aiment la bonne musique. Nous sommes liégeois.
- Speaker #1
On fait ça depuis 2015, donc un peu plus de 10 ans. Non, 11 ans, 7 ans.
- Speaker #2
Du calme, tout ça ne nous rajeunit pas. Et on pratique un humour assez noir en plus d'être musical. Et vous vous êtes rencontrés comment ? Nous étions ensemble à l'académie de Bénauset, en région niégeoise.
- Speaker #1
Qui à l'époque avait d'excellents professeurs. Ah oui. Et à la base, on s'est rendu au théâtre. Moi, je faisais déjà du chant à l'époque, toi tu faisais de la guitare.
- Speaker #2
J'ai fait le théâtre avant la guitare.
- Speaker #1
Ah oui.
- Speaker #2
Tu as fait le chant, puis je t'ai rejoint au théâtre, et puis j'ai fait la guitare après.
- Speaker #0
Oui, tu as fait du chant aussi.
- Speaker #2
Et puis j'ai fait du chant aussi après.
- Speaker #1
Et très rapidement, parce qu'on était... tout un groupe d'amis très très proches et on a tous commencé à fêter nos 18 ans et on s'est dit que pour les 18 ans des copains on allait écrire des espèces de petites comédies musicales avec des chansons et ça prenait le bien et l'écriture on s'est toujours très bien trouvé et puis ça faisait marrer les potes et puis aux alentours de 2015 23 ans on s'est dit tiens est-ce que On n'essayerait pas de faire marrer d'autres gens que simplement nos potes.
- Speaker #2
Oui. Et ça a pris visiblement, les gens avaient l'air d'apprécier.
- Speaker #1
Pas tout de suite. En fait, au départ, on faisait des scènes musicales. Les deux premières années, on faisait des scènes musicales avec nos potes. Reggae, un groupe de métal. Ah oui,
- Speaker #0
donc ils n'avaient aucun rapport avec les spectacles.
- Speaker #2
Non, vraiment. De base, l'idée, c'était chanson. C'est chanson à la base, du coup, aller présenter des chansons en mode concert.
- Speaker #1
Et puis, on s'est vite rendu compte que ça plaisait mieux quand c'était en mode théâtre, spectacle, que musique. Surtout dans la tranche humour que dans la tranche musique. Donc ça, on s'en est rendu compte aux alentours de 2017 et en fait, à partir de 2017, on va être mieux tracé.
- Speaker #0
C'est comme ça que l'idée de faire un peu théâtral vous est venue, c'est parce que vous êtes un peu craché sur les côtés du concert.
- Speaker #1
En fait, le premier spectacle, « Véroumou et te carroues, on tue le chien » , c'était l'idée de faire un concert, mais de l'enrober de choses qu'on aimait bien. À ce moment-là, ce n'était pas encore trop calculé de se dire qu'il faut vraiment qu'on se tourne vers le spectacle, vers la partie plutôt théâtrale, humoristique. Le tournant, c'est quand on a participé au festival d'humour de Rémy-Cours, au concours du festival, c'était notre premier concours d'humour en 2017. Et là, le spectacle « On tue le chien » existait déjà.
- Speaker #2
Mais le spectacle « On tue le chien » était vachement plus expérimental. C'était vraiment concentré sur les chansons. Je ne suis même pas sûr qu'on avait vraiment un texte de transition.
- Speaker #1
C'était vite fait bien fait.
- Speaker #2
Voilà, pour dire de quoi. Mais on se concentrait vraiment sur les chansons. Par contre, le fait d'avoir été obligé en 2017 pour Romy Cour de créer un truc plus format humour et d'avoir dû vraiment faire un liant, parce qu'on avait plusieurs étapes, on devait faire chaque fois un quart d'heure pendant 3-4 jours d'affilée. On a été obligé de trouver du lien aux chansons et d'amener ça d'un côté un peu plus théâtral, ce qui faisait écho à ce qu'on avait vu à la CA, aussi à l'Académie à l'époque. Nous, naturellement, on avait plus eu envie de partir là-dessus aussi. On avait plus de répondants de la part des gens, on avait des commentaires positifs et on s'est sentis, nous, vachement plus à l'aise dans ce genre d'exercice. Donc, ce n'est pas tant qu'on s'est crashés avec la musique, c'est qu'on a essayé autre chose, que ça a vachement mieux fonctionné pour nous comme pour tout le monde.
- Speaker #1
On s'est rendu compte qu'en musique, ça ne fonctionnait pas. Puis, on fait notre premier festival d'humour et on gagne le concours. On se dit qu'il y a peut-être quelque chose à creuser par là.
- Speaker #0
Vous êtes des entrepreneurs.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Et alors, du coup, les personnages, donc leur nom, parce qu'il y a Moumou, c'est ?
- Speaker #2
C'est moi.
- Speaker #0
Et les noms ont été trouvés comment ?
- Speaker #2
Alors, je ne sais pas si c'est fort intéressant de le dire tout pour prince. mais si je trouve que c'est intéressant vas-y explique c'est incroyable donc moi je te fais la version complète tu comprends dans cette histoire en gros en 2010 c'est pour Miko qu'on a créé ça non c'était pour en 2015 pour ici la fête des fous c'était pour la fête des fous on avait été très mauvais d'ailleurs ça avait été vraiment pas bon on est allé avec la confiance en se disant je vous le ferai mais évidemment pas justement apprendre
- Speaker #0
Ce sont les échecs qui sont sur le parcours.
- Speaker #1
Ah, c'est ce genre de podcast, merde. Je me suis mis en mode entrepreneurial. C'est ce que vous allez dire,
- Speaker #0
je vais l'interpréter. C'est ce que vous allez dire.
- Speaker #2
Je suis psycho-entrepreneur.
- Speaker #1
C'est pas la seule fois.
- Speaker #2
Non, et donc du coup, la première scène aussi à 15h30. Donc les noms, où est le nom ? Vous avez dit bon. Alors là, on a été bons. À la casette franche, on a été bons.
- Speaker #1
On a joué la toute première scène à deux heures du matin.
- Speaker #2
On a été bons. C'était une catastrophe, mais c'était génial. Il y avait 30 mecs d'extrême-gauche. Ils étaient en train de gueuler parce qu'on faisait des trucs.
- Speaker #1
Ils étaient rigolos.
- Speaker #2
Oui, ça ne ressemblait pas à grand-chose, mais c'était rigolo. C'était formateur. Bref, les noms de Momo et Tokar. En 2015, il nous fallait un nom pour participer à un concours. Et on communiquait par mail. Et j'avais proposé. proposer, Moumou et Tokar, et on changera après. Et disons après,
- Speaker #0
on est toujours avec toi.
- Speaker #2
Alors après, pourquoi Moumou et Tokar ? C'est parce que moi, je m'appelle Pierre, et donc mon surnom auprès de mes amis de l'Académie, notamment, c'est Caillou. Mais je ne voulais pas, vu que j'avais proposé le nom, je ne voulais pas qu'il fasse encore Caillou. Genre Caillou et Julien, Caillou et Juju, que rien. Et il se trouve que pendant des années, j'étais abonné au journal Le Spirou, journal de bande dessinée belge, dans lequel passait un... tu vois que ça commence à devenir lancé toi tu me lances et tu me lances je te l'ai dit vraiment se développer c'est aussi faire de la lecture ah oui c'est de la BD ensuite avec le micro oui bah oui c'est ça bonjour et dans le journal de Spirou il y avait une BD qui était qui s'appelait Le Boss qui mettait en scène la rédaction de Spirou Merci. Imaginez évidemment, c'était faux ce qui se passait là-bas, avec notamment un personnage récurrent d'auteur de BD raté qui venait proposer ses BD et qui ressortait chaque fois avec des pieds au cul parce qu'il dessinait extrêmement mal. Et il s'appelait Tokar dans la BD Skiru. Et il se trouve que dans une seule BD, il se retrouve avec un scénariste qui lui propose plein d'idées. Il dit non, ça je ne sais pas faire, ça je ne sais pas faire. Il y a un truc que je dessine mieux que personne. Et puis on se rend compte qu'en fait, c'est juste les cailloux. Donc il fait un rond, il met une petite bulle et il fait les aventures de Moumou le gros caillou. et le caillou fait bonjour les amis et donc je ne sais pas pourquoi mais quand il a fallu trouver un nom mon cerveau a fait Pierre Caillou, Caillou, Moumou le gros caillou Moumou et l'auteur de BD étant Teukar,
- Speaker #1
Moumou et Teukar et on parle à tout voilà mais moi ce que je trouvais intéressant je crois que là vous vous êtes dit on va changer plus tard de prénom oui oui oui c'est un petit concours de chansons ici à la fête des fous on garde ce nom là pour la fête des fous on changera Merci.
- Speaker #0
On est toujours à Paris.
- Speaker #1
On a toujours ça. Mais ce qui a été intéressant, c'est qu'à cette époque-là, on n'avait pas encore de costumes de scène, ce genre de choses. Il n'y avait pas vraiment de lore autour du truc. Et on a fait, grâce à notre metteur en scène du premier spectacle.
- Speaker #2
Excellent. Excellent. À l'époque, il était excellent.
- Speaker #1
On a fait un peu le travail inverse. que ce qu'on fait d'habitude en tant que comédien. D'habitude, tu crées un personnage et tu lui donnes un nom. Et là, on avait les noms de personnages et on a écrit les personnages, on a créé les personnages par rapport aux noms qu'ils avaient.
- Speaker #0
Tu sais,
- Speaker #2
la deuxième fois, on a eu le même raisonnement, c'est avec les marionnettes.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai.
- Speaker #2
Donc, on a un fonctionnement inverse. On a écrit nos marionnettes en fonction de leur gueule et pas l'inverse. On n'a pas choisi nos marionnettes en fonction de ce qu'on avait écrit. On a écrit en fonction de ce qu'on trouvait comme marionnettes. Dans le deuxième spectacle.
- Speaker #1
Dans le deuxième spectacle.
- Speaker #0
Je t'ai perdu parce que je me disais, est-ce qu'il y a des marionnettes à votre éphigénie ?
- Speaker #1
Je tease, je tease pour les gens. On a un deuxième spectacle. Excellent, mais t'as renseigné. Vous avez pris le même ? Le même ? Oui, oui, le même. C'est compactuel,
- Speaker #2
on est obligés.
- Speaker #0
et c'est pareil je l'ai certainement tout fait et on voulait faire un spectacle je fais une parenthèse je disais à qui tu me fais penser là pour l'instant tu vois dans Crazy Ex-Girlfriend le gars avec le nec c'est génial je suis content Trouvez-nous s'il vous plaît Pardon,
- Speaker #1
excuse-moi On savait qu'on voulait faire une scène de marionnettes On savait pas ce qu'on voulait écrire On a regardé sur internet ce qu'il y avait comme marionnettes à vendre On a fait on achète celle-là, on achète celle-là Pendant qu'est-ce qu'on écrit
- Speaker #0
Et ça fonctionne super bien Ça fonctionne très bien Quand on vous commence à écrire De la page blanche C'est quoi votre objectif dans votre tête Notamment pour ce dernier spectacle Parce que le premier évidemment c'est Merci.
- Speaker #2
Oui, le premier, on était plus dans une logique de « On a une idée rigolote, on va la mettre sur papier, on verra où ça nous mène et ce sera drôle à la fin tant que ça nous fait rire. » J'ai l'impression que le deuxième spectacle et les quelques chansons qu'on a écrites au fur et à mesure des années, qu'on a reprises dans ce spectacle, c'est plus « On écrit pourquoi ? Quel est l'objectif final ? » On écrit un peu à la commande, on ne souhaite pas que ça soit spécialement péjoratif, mais on a un concours à présenter, ce serait bien d'écrire sur ce sujet parce qu'il y aura tel invité, parce qu'il y aura truc. Voilà le but final. on essaie de... de se laisser guider pour arriver malgré toi. Je suis complètement alerte.
- Speaker #1
Voilà. Et c'est arrivé aussi quelques fois où on se donne cet objectif et qu'en fait, en cours d'écriture, on écrit quasiment tout à deux. Et c'est vraiment un jeu de ping-pong. Il y en a un qui lance une vanne. Soit, parfois, il y a quelqu'un qui lance une vanne et elle est acceptée tout de suite. On dit, oui, elle est terrible, on ne bouge plus. Et parfois, ce qui arrive souvent, c'est qu'il y en a un qui lance une vanne et l'autre dit,
- Speaker #0
il y a moyen peut-être.
- Speaker #1
de mieux la dire ou de mieux faire et puis je relance, l'autre relance un autre truc et puis on arrive à la version finale avec un jeu de ping-pong comme ça, qui est très agréable je trouve, mais parfois on se regarde dans le lourd des yeux pendant 12 heures et on ne bouge de rien aussi mais c'est arrivé que on se lance en disant l'objectif c'est de parler de ça et puis on accouche d'une chanson qui n'a plus grand chose à voir force de se laisser guider il y a eu mais je crois que l'enterrement d'un ami c'était pas ça non non pas du tout et puis à un moment donné à un moment donné j'ai lancé l'enfer et puis on est et tout ça et ça l'enterrement d'un ami ça vient d'un truc où on s'est d'abord regardé dans le blanc des yeux pendant une heure trente et puis juste on lance le truc et puis on dit et puis là ça s'écrit tout seul en
- Speaker #0
45 minutes et est-ce que maintenant vos personnages sont presque définis grâce à ce merveilleux metteur en scène est-ce que quand vous écrivez du coup vous commencez déjà à penser à ces personnages comment ils vont pouvoir l'investir comment Moumou va pouvoir investir tel couplet tel refrain ou
- Speaker #2
comment Teukar ou pas du tout j'ai l'impression pour les chansons en tout cas c'est moins découpé Moumou et Teukar c'est plus équilibré entre Pierre et Julien qui vont séparer les couplets et les refrains par contre dans les transitions plutôt dans les dialogues Merci. Il y a certaines répliques qui sonnent plus Moumou et certaines répliques qui sonnent plus Tokar.
- Speaker #0
Comment vous défileriez cette essence entre Tokar et Moumou ? C'est quoi l'essence du personnage ? Parce qu'on a parlé que vous les avez trouvés après les prénoms, mais c'est quoi votre essence ?
- Speaker #2
Tokar est un petit enfant.
- Speaker #1
Il y a un côté plus candide chez Tokar et il y a un truc qui est plus cynique chez Moumou. Il y a un truc qui est beaucoup plus calculé. dans la méchanceté de Momo alors que...
- Speaker #2
Tu le vois plus calculé, Momo ? C'est marrant.
- Speaker #1
Moi, t'es un peu le seul.
- Speaker #2
Ah, ok. Moi, j'ai l'impression aussi plutôt le côté gras et lourd, le côté tout est permis. Mais pas dans le calcul, dans le sens machiavélique.
- Speaker #1
Oui, je ne parlais pas machiavélique. En tout cas, t'es plus conscient.
- Speaker #2
Oui,
- Speaker #0
il a des objectifs.
- Speaker #2
Sans doute. Le carabé.
- Speaker #0
On dirait que Moumou a un objectif sur le quart d'heure et Toker a l'objectif sur la minute.
- Speaker #1
C'est un peu ça. Et j'ai le sentiment qu'il y a quand même... Enfin, ça ne se revient pas de nulle part. Toker, c'est un petit peu le clou. On pense à des versions exagérées de nous-mêmes. Et donc, finalement, au niveau de l'écriture, comment est-ce qu'on se répartit les choses, c'est assez naturel aussi parce que ce sont des personnages qui sont éloignés de nous et en même temps, pas tant que ça.
- Speaker #0
Et vous avez parlé d'humour, et en fait, dans l'humour que vous faites, vous avez parlé aussi d'humour noir, c'est le vôtre. Quand vous écrivez, vous lancez des blagues, au final, votre objectif, c'est quand même d'aller faire quelque chose qui soit dans l'humour noir, qui soit dans l'humour noir. Pas nécessairement, obligatoirement, mais ça finit vite là-dedans.
- Speaker #2
Oui, voilà, c'est ça.
- Speaker #0
Pourquoi ? C'est la question, mais si la question n'est pas claire, je la prédis.
- Speaker #2
C'est quoi l'humour noir ? Pourquoi aller aussi vite dans l'humour noir ? C'est un truc qui nous fait rire, nous, je pense.
- Speaker #1
Et en fait, le truc, c'est que moi, je ne suis toujours pas persuadé qu'on soit que dans l'humour noir. En fait, le truc, c'est que j'ai parfois du mal à faire des délimitations entre les humours. Qu'est-ce qu'il y a de l'humour noir ? Qu'est-ce qu'il y a de l'humour politique ? Qu'est-ce qu'il y a de l'humour absurde ? Et à la base, nous, notre première chanson, elle n'était pas du tout dans l'humour noir, c'était de l'humour. absurde. Que l'humour absurde, en fait, l'humour noir, ce n'est jamais que l'humour absurde sur des sujets graves. Donc, ça dépend de quel sujet tu abordes.
- Speaker #0
Dans le nouveau spectacle, donc, Sarkos, parce qu'on ne l'a pas encore nommé, il est plus politique que le précédent. Pourtant, il y a tout autant de l'humour noir de l'hombre précédent, il y avait autant d'humour noir. Mais qu'est-ce qui vous a poussé à aller dans cette direction ? À part un excellent metteur en scène.
- Speaker #2
On voulait... Sans que ça soit forcément plus politique, en tout cas que ça soit plus conscient, plus réfléchi, et plus transmettre un message. Je crois que c'est Juik qui avait abordé le sujet le premier. Donc il y a un an, effectivement, on s'est retrouvés en février 2025 à Lille, à commencer à débroussailler parce qu'on voulait un nouveau spectacle. Et c'est Juik qui a le premier amené l'idée de « Ok, moi j'aimerais bien un spectacle dont les spectateurs ressortent plus grandis. » Ce n'est pas le terme, mais où les spectateurs auront l'impression d'avoir reçu quelque chose, d'avoir appris quelque chose. Peut-être à l'image un peu de Ferrari aussi, mais lui,
- Speaker #1
c'est encore tout à fait au-dessus.
- Speaker #2
Oui, mais dans l'idée, en tout cas, qu'on apprend quelque chose malgré tout.
- Speaker #1
C'est-à-dire, OK, on a bien rigolé, mais il y a quelque chose aussi qui nous a touchés. Moi, l'idée, c'était, ce que je t'avais dit, c'est que j'aimerais que le spectacle raconte quelque chose. Le premier racontait plein de petites choses différentes, mais on n'en ressortait pas avec une idée concrète de quelque chose. Moi, je me souviens que ça m'avait fort touché au dernier spectacle de P.E. En sortant du spectacle de P.E., j'ai bien ri, mais je me suis aussi pris une petite claque. Je ne voulais pas du tout faire la même chose que ce que P.E. faisait, mais je voulais aussi qu'il y ait un petit supplément d'âme. Mais je pense que la... Le switch c'était déjà un petit peu fait avant parce que dans ce spectacle là on a ajouté des chansons qu'on avait écrites avant de poser cette question là. Et donc je pense que le monde aussi en 10 ans il a fortement évolué. Moi je ne crois pas du tout à ce truc où on ne peut plus rien dire. maintenant n'importe qui serait censuré moi je pense qu'à partir du moment où tu dis les choses intelligemment c'est génial c'est vrai à partir du moment où en tout cas tu sais pourquoi tu dis les choses et que tu ne dis pas les choses de façon gratuite juste pour blesser la personne en face de toi les choses passent beaucoup plus facilement quand les gens comprennent pourquoi tu les dis Par contre, moi je suis persuadé qu'en 10 ans, il y a de moins en moins de sujets qui sont restés drôles. Mais le monde est moins drôle aujourd'hui qu'à 10 ans. Et que les sujets graves sont devenus très graves. Et donc, je pense qu'il y a quand même ce truc qui, à vouloir continuer d'être drôle, il y a quand même cette petite inquiétude du monde qui nous entoure qui est sous-jacente et qui a dû dessiner d'une certaine manière la façon dont on le fait. Mais sans que ce soit conscient.
- Speaker #2
Et puis on n'a pas le même âge non plus aussi. Là, on a écrit le spectacle l'année dernière, on avait 32 ans. C'est pas la même chose d'écrire à 32 qu'à 25 aussi. Le fait que ça soit beaucoup plus absurde, beaucoup plus spontané, que ça a été justement beaucoup plus absurde et spontané, que ça parle dans tous les sens, correspond vachement bien à l'idée qu'on avait 25 ans quand on a écrit. Qu'aujourd'hui, on n'est pas pas, on a une conscience, je ne sais pas si elle est plus élevée, mais en tout cas, elle est différente du monde qui nous entoure. On est devenus des vieux cons matures. Et forcément, on l'a écrit avec une maturité, ça va de soi !
- Speaker #0
Qui a dit ça,
- Speaker #2
mais...
- Speaker #0
C'est encore un génie.
- Speaker #2
On n'a pas écrit de la même manière que ce qu'on a écrit avant, par rapport à ça. Maintenant, le côté forcément politique, on ne cherchait pas à faire du politique. C'est juste que les sujets qui nous touchent, les sujets graves vers lesquels on se sentait partir, étaient des sujets qui amenaient un côté politique. Après, est-ce que tout est politique ?
- Speaker #0
Quand je posais ma question, c'était plus pour le côté... Dans le premier spectacle, je voyais beaucoup des choses politiques mais prises par-dessus la... par-dessus la ceinture,
- Speaker #2
par-dessus la vente. C'est l'expression. Par-dessus tout.
- Speaker #0
Ici, Moi, j'ai l'impression que le spectacle, sans se poigner du spectacle, pour ceux qui veulent aller le voir, qui doivent aller le voir, c'est qu'on est au fur et à mesure pris dans une voile d'araignée. Et je trouve que dans votre écriture, il y a quelque chose de très intelligent là-dedans. Je ne sais pas où il part, mais quelque part, on ne sait pas où on va être amené à réfléchir sur tout ce qui nous a été dit avant et pour une vraie bonne raison. Et donc, c'est pour ça que je pense qu'il y a un côté très mature, et je l'ai dit avant de... de clôturer la première lecture avec vous. Je voyais déjà que j'étais en train d'être embarqué dans une vraie histoire. Je pense que c'est ce qui vous différencie peut-être dans les spectacles d'humour. C'est aussi une question que je vous pose. C'est dans les spectacles d'humour, comment vous vous différenciez ? Je vous la pose, mais je réponds juste vite à ma propre question en disant que la fois où je vous ai entendu la première lecture, il y avait cette intention de raconter vraiment un truc du début. à la fin. Et que ça, dans juste les spectacles d'humour avec chansons, parfois, ce n'est pas toujours lisible. Oui, parce que dans les spectacles à sketch, souvent, on va parler sur un thème, on va le développer de mille manières, et au final, voilà le kéidoscope du futur. Même dans le stand-up. Ce n'est pas trop avec... Ici, il y a vraiment un truc théâtral qui prend sa place.
- Speaker #2
Oui, on l'a voulu comme ça, en tout cas, effectivement, les spectacles... musicaux comme tu le disais, enfin les spectacles de chansons fonctionnent avec des chansons donc en général des one-shot aussi parce que comme nous on l'a fait, souvent les musiciens écrivent des chansons, ils bloquent, ils essayent de trouver du lien quand ils essayent d'en trouver et un peu comme des gens qui font du stand-up qui ont 10 fois 5 minutes et qui essayent de faire un spectacle avec nous dès le début on savait qu'on voulait un truc lié et on a réfléchi au fil conducteur avant même d'écrire des chansons ou en tout cas la plupart des chansons contrairement à l'autre spectacle, on avait déjà écrit les 3 quarts en se disant qu'est-ce qu'on fout avec ça maintenant qu'on a... des pièces partout, il faut rivalier ça ensemble. Ça n'a pas été le même travail.
- Speaker #0
Et il y a des sujets que vous interdisez ?
- Speaker #2
Qu'on s'interdise, pas pour le sujet, mais qu'on s'interdise, on s'interdise le résultat si le résultat ne nous satisfait pas. Peut-être qu'on a un sujet dont on a envie de parler, on ne trouve pas la bonne manière de rentrer dans le sujet, abandonnons, ça ne sert à rien de forcer.
- Speaker #1
Oui, ça s'est arrivé plein de fois où on voulait écrire sur un truc et en fait, rien n'en suffit. ça a failli de nouveau on déflore un petit peu mais je pense que c'est bien elle a pris du temps en fait c'est bizarre parce qu'elle a pris du temps où de nouveau on se dit mais on ne trouve pas le bon angle qu'est-ce qu'on va en faire on avait envie d'en parler mais on ne savait pas comment ça nous semblait un peu à la fois et naturel et un peu la facilité d'être sorti de l'ancien spectacle on parlait du djihad et là de parler d'Israël mais il y a vraiment il y a un boulevard pour nous et ça n'allait pas et puis à partir du moment où on l'a trouvé et comment on trouve l'homme c'est ça qui est difficile c'est
- Speaker #2
ça écoutez c'est l'inspiration
- Speaker #1
Et ça tapait la tête contre la table en se disant que ça n'arriverait jamais.
- Speaker #2
On a vraiment eu des soirées d'écriture qui ressemblaient à un assis, l'autre qui tourne à la table en disant « Putain, allez, putain ! »
- Speaker #1
Et ça nous est arrivé aussi plusieurs fois, peut-être pas sur celle-ci mais pour d'autres, où on n'avait rien écrit. On s'est dit « Bon, on va arrêter là. On se revoit demain ? Ok. On rentre chez nous tous les deux hyper frustrés. Le lendemain, on se voit. on a l'idée qui vient tout de suite et en 45 minutes c'est bon.
- Speaker #0
Il y en a l'inspiration.
- Speaker #1
L'inspiration, tu ne sais pas comment ça se fait.
- Speaker #2
Mais pour répondre à ta question, est-ce qu'on s'interdit certains sujets ? Non, ce n'est pas le thème qui est interdit.
- Speaker #0
Mais du coup, par rapport au thème dont vous venez d'aborder, est-ce qu'il y a des sujets qui vous font peur quand vous allez aller à des sources ?
- Speaker #2
Pour moi, non, pas de sujet en tout cas. C'est à moins qu'on sache qu'il y a un sujet très sensible pour une personne qui serait dans le public et on sait qu'elle va le prendre personnellement vraiment en pleine gueule. mais il n'y a sans doute aucun sujet qui concerne l'entièreté d'une salle on doit blesser des gens des gens doivent être choqués dans le tas mais si on sait qu'il y a une personne qui va vraiment se prendre dans la gueule là on a un peu d'appréhension moi j'ai un petit peu ce truc là avec
- Speaker #1
mon empathie je n'en ai rien à faire de fâcher des gens je n'en ai rien à faire de choquer des gens par contre je détesterais et c'est peut-être certainement arrivé mais rendre des gens tristes de les avoir vraiment touchés à un endroit où ça m'a vraiment fait du mal personnellement. Je pense à un exemple en particulier. Il y a quelques années, on faisait un plateau à Remicourt et on voulait jouer justement notre chanson sur le djihad. Et il y a des humoristes à l'entraquage et des amis qui viennent me voir. C'est vraiment des braves gens. Et en plus, ils en ont chié parce qu'ils ont perdu leurs enfants dans les attentats du Bataclan.
- Speaker #2
Et on était beaucoup plus proche dans le temps. C'était deux ans après.
- Speaker #1
18 et qu'est-ce qu'on fait on était prêt à changer totalement et l'organisateur était venu voir non, assumez, faites-le, on va voir et on l'a fait et en fait on a eu raison, ils sont venus nous trouver merci d'avoir parlé de ça tout cet angle-là, d'avoir montré là. l'absurdité de la chose et ça c'est des choses qu'on a souvent eu avec le JR vous allez fâcher des gens, vous allez fâcher des communautés on l'a joué pour la télé pour la radio mais les gens oui on l'a joué je ne veux pas jeter personne sous le bus on l'a joué pour une radio qui nous a coupé au montage en nous disant on ne veut fâcher personne parce qu'il y a des communautés à qui Il y en a. à qui ça va faire du mal ? Communauté musulmane. Quand on jouait devant des musulmans, c'était les premiers à venir nous dire, super d'avoir parlé d'Itaï, d'en avoir parlé comme ça. C'était les premiers à venir nous parler.
- Speaker #0
C'est un peu aussi ça la force de l'humour noir, je trouve. En tout cas, de votre premier spectacle, je réfléchis pour le deuxième, parce que le deuxième, il a vraiment un angle un angle... on sent le travail d'écriture quelqu'un qui a beaucoup coupé ça tapait dans tout et c'est très moi en tant qu'homosexuel par exemple et avec non ce sera l'extrait podcast In En Meurt Puis Tous In En Meurt c'est un chouette titre de chanson In En Meurt la fraîcheur ah oui j'étais pas loin oui on te le passe et donc voilà vous en voyez facilement et puis juste après c'était Il était gros et puis, juste après, il priait de Jean-Marie Le Pen, etc. Et je trouvais que c'était ça qui faisait vraiment la force. Et je me suis souvent posé la question, quand on ne joue que le djihad, lui prier tout seul, qu'est-ce que ça donne ? Tu as répondu à la question.
- Speaker #1
On a très rarement, en fait, mais c'est arrivé, mais on a très rarement joué le djihad tout seul. Parce que souvent, le djihad, on le mettait dans un truc où on jouait un quart d'heure et on jouait trois chansons et le djihad à la fin. donc ça voulait dire que les gens avaient vraiment beaucoup de chansons pour se mettre l'idée mais on l'a joué et notamment parce que ça aussi on jouait le djihad ici on allait le jouer à Bruxelles on allait le jouer à Bruxelles et on disait vous n'allez pas le jouer à Scarbeck parce que là vous allez avoir des problèmes on allait le jouer à Scarbeck mais surtout n'allez pas le jouer à Paris parce qu'à Paris vous allez avoir des problèmes on allait le jouer à Paris au Field c'est super bien passé et là par contre au Field on avait 5 minutes Merci. 4 minutes, donc on a fait le djihad tout seul. Et la particularité du field à l'époque, c'est que c'était vraiment une scène ouverte où les gens avaient 4 minutes chacun, et entre, il y avait un orchestre live qui jouait. Et nous, on chante notre truc, et au dernier refrain, il y avait l'orchestre live qui jouait avec nous.
- Speaker #2
C'était trop bien.
- Speaker #1
Terrible, c'était super.
- Speaker #2
Mais c'est bien passé, là où, encore une fois, des gens nous ont dit d'aller pas jouer à Paris, c'est pas choquant. Mais je crois qu'un truc qui fonctionne avec l'humour noir, en tout cas comme nous on essaie de le faire, c'est que...
- Speaker #0
Peut-être plus dans le premier spectacle où on avait nos costumes de cons et nos personnages de cons et tout ça. Pour le chien, un peu moins. On était un peu plus... Le côté désorganisé, complètement fou fait qu'on identifie tout de suite notre truc comme du second degré.
- Speaker #1
Le deuxième spectacle qu'on va nommer, c'est...
- Speaker #0
C'était la dernière fois. Là, on était un peu moins dans le côté fantasque fou parce que c'était plus calé, parce qu'on avait un excellent metteur en scène qui a vraiment calé tout le truc. Et ici, le troisième spectacle, un peu plus. nature mais bref le fait qu'on nous identifie très clairement comme des gens qui ne pensent pas ce qu'ils disent fait qu'on peut se permettre ce genre de choses aussi, après c'est drôle, c'est pas drôle ça peut choquer malgré tout mais l'humour noir n'est pas un frein parce que c'est clairement identifié par tout le monde comme étant une vaste blague voilà, et je pense pas qu'à ce niveau là on puisse choquer les gens au point qu'ils soient fâchés qu'on dise des choses comme ça sur scène Mais est-ce que les personnages n'aident pas à ce moment là,
- Speaker #1
Momo et Tokar ?
- Speaker #2
Je pense que les personnages aident je pense que la musique aide aussi Merci. je pense que le fait que tout soit chanté sur des musiques un peu guillerettes avec un grand sourire en fait l'emballage si on disait les mêmes choses en stand-up habillé tout en noir ça
- Speaker #1
passerait peut-être pas de la même manière oui c'est la malédiction de Georges Gardin la malédiction de Georges
- Speaker #2
Gardin et d'autres elle aurait dû faire ça en chanson oui voilà
- Speaker #0
Erreur de débutante,
- Speaker #1
c'est ce que tu voulais dire. Oui, j'allais le dire.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #2
non, je n'ai pas regardé. On connaît un merveilleux metteur en scène pour toi.
- Speaker #1
Lance, c'est l'un de mes tentants parmi. Comment vous vous différenciez des autres spectacles d'humour et de stand-up ? Parce que vous êtes à mi-chemin.
- Speaker #0
À mi-chemin entre l'humour et le stand-up ?
- Speaker #1
Pardon, entre les spectacles d'humour musicien et de stand-up.
- Speaker #2
Ah ! BÊ-
- Speaker #1
Qu'est-ce qui fait votre singularité en fait ?
- Speaker #2
Je pense que quand on arrive à un plateau de stand-up, en fait de la musique, il n'y en a pas énormément. De la musique en duo, encore moins. Et de la musique en duo d'humour noir, encore, encore moins. Niche. Et donc on est un peu niche. Et puis on travaille vraiment dans tous les sens. On travaille les textes, mais on n'en a pas parlé non plus. Mais ça, c'est plutôt ton fait. Mais il y a un vrai travail sur la musique. Et de plus en plus, au début, Mouette-Carre, la musique était, comme d'autres, je ne vais pas les citer, le rallon, un prétexte. Non, j'adore vraiment ce que fait le rallon, mais la musique est un prétexte pour faire passer des textes. Et au début, c'était un peu le cas chez nous aussi. Et en fait, la musique est devenue de moins en moins un prétexte où on travaille vraiment la musique, où on y revient, où Pierre travaille sur des harmonies qui sont vraiment... facile et où on travaille vraiment les deux voix pour qu'elles collent et qu'elles soient jolies. Et donc, on travaille aussi la musique pour qu'elle soit jolie. Et ça, dans l'humour musical, c'est pas si fréquent que ça. Dans l'humour musical, souvent, la musique est après.
- Speaker #0
Et au-delà de la musique, il y a aussi la mise en scène. Il faut quand même le signaler, le travail de mise en scène et de lumière qu'on a fait, on l'a fait avec des gens vachement compétents derrière. Ce qui fait qu'on présente un produit qui est visuellement, en tout cas qui nous plaît, qui est travaillé, qui est abouti là où beaucoup de gens qui font de la musique ont une guitare, un micro. Et certes, il y a peut-être un peu de parole, un peu de mise en scène, mais il n'y a pas autant sans doute d'habillage qui tend vers le théâtre.
- Speaker #1
C'est quelque chose qui est dit par le public,
- Speaker #2
ça. En tout cas, ce qui est salué, c'est vraiment le fait, le rythme qu'on met, le fait qu'on soit vraiment... très juste l'un et l'autre au niveau des voix et le fait que ça joue. C'est vrai que nous, à la base, notre première formation, c'est une formation de comédiens. Et ça, même dans le stand-up, des gens qui sont vraiment comédiens, il y en a, mais pas tant que ça. C'est plein de gens qui sont des auteurs, qui ont des choses à raconter, qui viennent sur scène pour les raconter, mais qui n'ont pas une expérience de la scène en dehors de ça. nous à la base ce qu'on aime faire c'est du théâtre et donc je pense que moi faire du stand-up par exemple ce sera un petit peu sur ma faim parce que j'ai besoin que ça joue oui alors quelle est votre chanson préférée et pourquoi de
- Speaker #1
ce qu'on a écrit ou de toutes les chansons de toutes les chansons en plus je sais que vous êtes des amélie de toutes mes chansons parce qu'il y a des chansons que vous m'avez envoyées qui ne sont jamais sorties
- Speaker #2
et de toutes nos chansons ou de toutes les chansons en règle générale non non non mais peu importe le spectacle peu importe ce qu'on a écrit du premier donc de 2015 à 2026 en règle générale la réponse c'est de la vie je ne
- Speaker #0
sais pas en quoi on parle que c'est un mot pour oncle je vais le redire Ça ne va pas avec ton col roulé de dire des choses comme ça.
- Speaker #2
Pourquoi au premier ?
- Speaker #0
Non, j'ai... De base, j'ai envie de dire, et en plus, ça baptise les gens, mais c'est un peu vrai quand même, le final de ce spectacle-ci, qui a été très particulier à écrire et qui est très plaisant à chanter.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
Mais je ne sais pas si c'est ma réponse finale, et du coup, vas-y, enchaîne.
- Speaker #2
C'est vrai qu'avec le temps qui passe, je pense que ça va devenir celle-là aussi. Moi, je pense que celle où, dans l'ancien spectacle, je continuais à prendre toujours au sac plaisir à la jouer, c'était Salade fraîche.
- Speaker #1
Ah, bah tiens !
- Speaker #0
Non, mais en fait, du coup, je viens de me rappeler, c'est celle qui est ma préférée, mais elle n'est jamais sortie.
- Speaker #2
Et le peine, le peine qui pour moi était...
- Speaker #0
Mais, alors, il y a Salade fraîcheur, qui est donc, tu l'as dit, une chanson où, ce n'est pas une chanson sur l'homosexualité, mais on s'encule avec des légumes, donc... c'est l'amour étant prêt avec des légumes il y a aussi une autre chanson sur l'homosexualité qu'on a écrite, que j'ai retrouvée il n'y a pas longtemps, qu'on a écrite pour ton mariage et je l'ai écoutée et je me suis dit je me pissais dessus à nous réécouter parce que c'était c'était complètement con peut-on la révéler finalement cette chanson et le refrain faisait on s'encul partout on s'encul partout et Il y avait des jeux de mots qui liaient la sodomie et les parties du monde. C'était fantastique. Elle n'est jamais sortie.
- Speaker #1
Elle est restée pour mon mariage.
- Speaker #0
On ne l'a jamais vraiment chantée. On ne l'a jamais chantée. Non, non, non.
- Speaker #2
Elle était en plus...
- Speaker #1
En enterrement.
- Speaker #0
Ah ouais, j'entrais ton enterrement. On s'est trahé avec gentillesse. On s'est enculé partout.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Merci d'avoir été au fond de temps, s'il vous plaît. Et voilà, parce que le fait qu'on l'a assez peu jouée, donc elle est nouvelle dans mon oreille. Je l'adore. peut-être que si je l'écoute 20 fois, je vais me lasser. Je crois que c'est ma préférée.
- Speaker #2
Moi, celle où j'ai pris le plus de plaisir vraiment à aller jouer, c'était Fischer et Leu.
- Speaker #1
L'enterrée était difficile.
- Speaker #2
Oui, oui. Mais la chanson...
- Speaker #1
J'aime vraiment bien les éléphants du Mali.
- Speaker #2
C'est ton swap.
- Speaker #1
Elle était merveilleuse, cette chanson. Elle était merveilleuse. j'imaginais un truc symphonique je pense qu'on pouvait aller beaucoup plus loin dans cette chanson je pense sincèrement mais évidemment dans celle-ci dans le nouveau spectacle moi ce que j'adore c'est ce que vous avez fait avec les chansons pour enfants parce que on est très brouillon dans ce qu'on raconte mais Sargos c'est un spectacle qui n'est pas pour enfants, mais qui est soi-disant à destination des enfants. Vous allez essayer de créer, vous allez tenir l'objectif de créer un spectacle pour enfants. Et évidemment, spoiler alert, ça ne fonctionnera donc fatalement jamais, mais vous allez quand même tout mettre en place pour essayer que ce soit le plus parfait possible. Et du coup, moi, j'aime fréquemment beaucoup l'écriture sur les chansons de Gontine.
- Speaker #2
Ce spectacle-là est créé depuis très peu de temps, mais Merci.
- Speaker #1
on l'a joué maintenant quelques fois et c'est vraiment le temps qui ressort et qui fait l'unanimité et alors une chanson pour moi que je trouve très typique s'il fallait en retenir une qui représente le spectacle c'est
- Speaker #2
ça va paraître complètement c'est une chanson magnifique on sait que c'est moi aussi elle me plaît mais pour moi c'est vraiment si il devait y avoir Momotokar chanter une chanson pour un moment c'était là mais pour le coup elle est absurde elle est vachement plus naturelle elle est vachement moins humor noire elle est pas politique je trouve qu'elle est très
- Speaker #0
Monty Python Fine Circus tu vois un truc qui pourrait faire partie de ce truc là et en plaisir il y a un vrai plaisir de jeu il n'y a pas eu une plaisante LF pas bien et cette chanson là par contre où l'écrit l'SOS que vous découvrirez chers amis dans ce nouveau spectacle c'est une des c'est peut-être la seule chanson pour ce spectacle où on voulait Merci. On a pensé au concept avant de penser au fond, sans dire exactement ce qui va se passer. On s'est dit, putain, c'est drôle de faire une chanson sous cette forme-là. Après, qu'est-ce qu'on va foutre dedans ? Mais c'est la seule, voilà.
- Speaker #1
C'est la seule que j'écoute. Plus on m'en dit, plus je me dis que j'ai envie. Pas nécessairement si on me fait des paroles. Je me dis, je ne sais pas.
- Speaker #0
Le concept, c'est une personne qui se fait écraser par un automobiliste. L'automobiliste vient lui porter secours. Il commence à lui chanter, monsieur, monsieur, il faut vous réveiller. Et quand c'est à l'autre de chanter, il gueule. Il fait gueuler. Et finalement, les deux se rejoignent. Le final, c'est qu'ils chantent tous les deux à deux voix, parce qu'il y a une harmonie entre les voix, sauf que le premier chante avec sa vraie voix, et l'autre fait... Et ça, on s'est dit que ce serait rigolo. Oui, class. Ça va.
- Speaker #1
Et ça l'est, ça l'est vraiment. Moi je l'aime vraiment beaucoup, j'aime ça. Et ma chanson Morane et Lara Fabian qui s'appelle Daddy Couille.
- Speaker #2
Oui parce que les titres ont leur importance. En fait ce qui est chiant c'est que les titres ne sont jamais prononcés dans le spectacle, ni celui-là, sur Le Pen ça plaît quand même que mon oeil pour pleurer. Les titres ne sont jamais cités mais sont le même.
- Speaker #1
Mais sur iTunes on pouvait trouver ça là, donc que mon oeil pour pleurer pour ceux qui veulent découvrir. C'est le chauvin qui a été enterré avec son...
- Speaker #2
Avec sa buse.
- Speaker #1
Avec sa buse. C'est le mot que je cherchais.
- Speaker #0
Peine de mon Elisa.
- Speaker #1
Une anecdote marquante sur scène, surtout liée à l'engagement politique de vos textes, des réactions publiques inattendues. On a parlé un peu du djihad, mais il n'y a eu que ça.
- Speaker #0
Des réactions inattendues.
- Speaker #1
tu penses à des fâcheries ou plutôt des gens qui non pas spécialement pas spécialement négatif parfois ça peut être un truc vous vous attourdiez pas à ça quoi il y a dû en avoir ben moi il y avait toujours un truc c'était
- Speaker #2
souvent des spectateurs isolés plus âgés sur le précédent spectacle qui venaient nous voir en disant ça va ? non non c'est pas grave et qui disaient bravo oui en tout cas vous dites tout ce qu'on pense tout bas et là je me suis fait aïe dire que le message n'est pas clair. Et en fait, ça a créé une espèce d'insécurité sur l'ancien spectacle en disant, ok, en fait, on marche un petit peu sur des oeufs parce que ce qu'on dit n'est pas clair. Et c'est peut-être ça aussi qui a forgé le nouveau spectacle où je pense vraiment que le nouveau spectacle, si c'est pas clair, c'est compliqué. C'est vrai que le spectacle précédent était un peu...
- Speaker #0
Je déborde un peu de ta question, mais je rebondis sur ce que tu dis. Il... Peut-être qu'il satisfaisait un peu tout le monde parce que tout le monde trouvait son compte. Il y avait moins d'engagement risqué.
- Speaker #1
On se moquait à un moment donné de quelqu'un qui ne nous concernait pas. Ce qu'il y a, c'est qu'on ne savait pas à quel moment on était content.
- Speaker #0
Oui, et puis si tu prends une chanson qui se moque des gros, des musulmans, de quoi que ce soit, nous, on se faisait au deuxième degré. Donc, les gens qui ont dû reculer du deuxième degré étaient contents de voir qu'on amène un message qui est l'inverse de ce qu'on dit réellement. Et les gens qui prenaient ça au premier degré étaient contents de voir qu'on disait enfin qu'il y avait des musulmans qui étaient contents. Et donc finalement, tout le monde était content. Il y avait moins le côté risqué dans l'engagement. On a pris un peu plus sur le deuxième spectacle.
- Speaker #1
On a commencé à travailler sur ce deuxième spectacle. C'est pour ça que ma question, le engagement plus politique du deuxième spectacle, qui me semblait être une des craintes que vous aviez en vous disant, oui, mais là, on ne parle que d'un truc. On ne parle pas de 50 000.
- Speaker #2
Oui, et puis ça s'ablaise. Je ne sais pas si c'était le fait qu'ils soient plus engagés ou qu'ils soient plus personnels. parce que j'ai l'impression que le précédent spectacle était aussi engagé, mais c'est juste qu'il était engagé derrière trois couches de seconde gré. L'engagement était beaucoup plus caché. Il est beaucoup plus in your face. Et je crois que ça, c'est le côté plus personnel, plus engagé.
- Speaker #0
Mais ça, ça nous a très cassé au moment de l'écriture, je me souviens, quand on se disait est-ce que les gens vont accepter de voir deux artistes ? plus engagé comme ça.
- Speaker #2
Et puis, on n'avait pas du tout envie d'être donneur de leçons. On ne voulait pas passer pour ceux qui viennent faire la lecture, le schiste.
- Speaker #0
On a eu une réaction qui était mémorable quand même, c'est par rapport au gluten. Ah oui, oui. Ah, je sais, ça fait peur.
- Speaker #1
Alors, c'était dans ma cervelle, mais je ne sais pas.
- Speaker #0
Dans les réactions absurdes qu'on a déjà eues...
- Speaker #2
Il s'excuse de base. Non, non,
- Speaker #0
excusez-vous de base. Dans le spectacle précédent, c'était la dernière fois, on a abordé plein de sujets vraiment très sensibles avec plus ou moins de délicatesse. Et il y a un moment, on parle du gluten et j'avais un morceau de pain que je dépose sur une table, c'était dans une petite salle à la boufflerie. Allez-y, c'est très bien. Et les personnes qui étaient à cette table-là ont été profondément choquées qu'on puisse se moquer du gluten. que je puisse déposer du pain à leur table alors que madame est allergique au gluten et qu'avec une miette de pain, elle pouvait mourir. Ça nous paraissait un petit peu démesuré, mais là où c'était vraiment démesuré, c'était le fait de venir nous dire vous n'avez pas le droit de rire de ça et zéro commentaire sur la pédophilie, l'homosexualité, le djihadisme et tout ce qui est là. Là, aucun problème. Mais le gluten, on nous a dit textuellement, il y a des limites à ne pas dépasser.
- Speaker #2
Il y a des limites quand même. C'est fou, quoi. C'est fou, en fait. Il y a des limites.
- Speaker #0
Et le patron de la salle a reçu un mail après pour dire que c'était ça. Oui, oui, c'est ça. Ils ont été choqués. Le patron était dans l'autre sens. Qu'est-ce que tu veux qu'on dise, nous ? Tu te plains du gluten dans un spectacle qui dit autant de choses.
- Speaker #1
Tant pis pour toi. Tu vis du gluten dans la figure.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #2
Et on avait un autre truc qui me vient en tête, et là je m'étais senti mal, parce qu'on me disait tout à l'heure, j'aime pas me dire que ce qu'on a chanté ou ce qu'on a écrit puisse rendre des gens tristes, mais il y a quelques années, on avait fait un autre plateau d'humour, et à l'époque, il y avait un autre musicien humoristique qui était là, et ils avaient déjà entendu parler de nous, on avait déjà entendu parler d'eux, mais on ne s'était jamais rencontrés. Et là, on se rend compte, on parle avant le spectacle, ça se passe super bien, on s'entend super bien, c'est super chouette. Et puis, on fait notre passage, dans le passage, il y a le djihad. Et puis, à la fin de soirée, je ne me rends pas spécialement compte qu'il y a un truc qui s'est mal passé, tu vois, je ne me rends pas spécialement compte. Et puis, quelques jours après... un des membres de ce duo-là, mais qui s'est séparé depuis... On a gagné ! Qui s'est séparé depuis, il me dit, écoute, est-ce qu'on pourrait se voir ? Parce qu'il y a un truc qui me prend en tête, et j'aimerais qu'on en parle. Et là, il y a l'autre membre du duo qui dit, écoute, il va te contacter, ou il t'a peut-être contacté, il veut te parler de ça, je sais que ça lui est allé loin, je crois qu'il n'a pas très bien compris de quoi on parlait. Et en effet, c'était par rapport au djihad. Lui, alors il est d'origine maghrébine, mais est-ce qu'il était... Ses parents et barons. je pense pas non je crois que c'est un de ses parents est marocain il l'avait pris très très personnellement et alors on s'est retrouvé autour d'une table où je m'étais vraiment senti mal où je m'étais confondu en lecture mais à côté de ça c'est pas du tout ce qu'on devait raconter alors j'ai repris vraiment le texte c'est le moment où j'ai dû faire de l'analyse de mon propre texte c'est pas ça qu'on a dit ce qu'on voulait c'est un truc et
- Speaker #1
Quand tu dis dans le monde, c'est compliqué ça, parce que Jihad, il était quand même assez clair.
- Speaker #2
Oui, je pense que ça faisait partie des chansons qui étaient très claires. Je pense que ça faisait partie des chansons qui étaient très claires, sur lesquelles on était à peu près rapprochable. Mais là, il l'avait pris très personnellement. Mais après, je pense que la conversation s'est terminée par un truc très apaisé, où on s'était convaincus l'un l'autre en disant voilà, mais voilà.
- Speaker #0
On s'entend malgré tout bien avec les frères Taloch. On n'a plus...
- Speaker #1
C'est bon qu'on s'est parlé. Ouais, ok. Justement, parce qu'on n'en parle pas, mais vous avez fait Montreux. Quel était votre ressenti de faire Montreux et comment le Pétribal a-t-il accueilli votre style ?
- Speaker #2
Je ne sais pas si c'est dû au hasard ou à une très bonne programmation de leur part. Franchement, honnêtement, je ne sais pas. Mais on est très bien tombés dans le gala. Nous on arrive dans ce gala qui est quand même parisien ou parisien, il n'y a que des salles de peur et tout le monde se connait. Et donc nous on est tout petit, on se dit qu'est-ce qui se passe, qu'est-ce qui se passe. En fait c'était le gala de Walidia.
- Speaker #0
On trouve que ça fonctionne pas le gala, c'est des soirées où chaque humoriste va faire 10 minutes, il y a 7-8 humoristes sur une soirée et il y a un animateur qui lit tout le machin et là c'était Walidia.
- Speaker #2
Et nous on faisait la première partie. Et... Et en fait, on arrive, il y a un petit échauffement où on va jouer nos sketchs devant une centaine de personnes dans la cave de l'hôtel avant le grand gala. On est la première partie. Les gens ne savent même pas qu'elle est la première partie. Donc, on est par contre, ça nous connaît. Et on fait notre truc. Et là, directement, ça se décrisse. Et tu vois que le humorisme, c'est quand même bien ce qu'on fait. Et on commence à parler avec les gens. Et puis, le lendemain, au gala, on a fait le gala deux fois. c'était enregistré la deuxième fois. Le Gala, le lieu de soir. Les deux soirs se passent très bien et le contact avec les autres humoristes se passe très bien. Parce que c'était un gala organisé par Walidia avec que des artistes qui étaient plus ou moins engagés les uns les autres. Et je pense que c'est un des plus beaux compliments qu'on peut recevoir. C'est Walidia qui fait « Vous, vous n'aviez rien à faire en première partie du gala. Vous auriez dû être dedans. » ça fait plaisir c'est plutôt chouette et c'est pas n'importe qui qui lui est en temps d'engagement et donc je sais pas comment s'est fait la programmation mais le fait qu'on soit tombé dans celui-là c'est vraiment très bien tombé et c'est très bien tombé deux fois parce qu'après on a fait le festival de Lille où on est tombé dans le gala présenté par l'emprunt barré
- Speaker #0
Très, très orienté. Là, au moins, pour le coup, on savait où on mettait les pieds. Montreux, on...
- Speaker #1
C'est vrai qu'il est venu pour faire un spectacle.
- Speaker #2
Oui, oui. Mais là, par exemple, c'était juste un peu après la mort de Jean-Marie Le Pen. Il s'est caché une dernière fois. On arrive à Lille, ville de Gauchistes, avec le gala de Lomprey et de Marais. On rentre dans la salle du Sébastopol. Et c'est immense. C'est quoi, cette trêve de mille personnes, non pas ? On arrive.
- Speaker #0
la première phrase qu'on dit c'est Jean-Marie Le Pen est mort la deuxième personne fait ouais c'est bon on est parti pour 10 minutes mais là pour le coup on a écrit en sachant qu'on allait vers ce genre de truc donc on était fébrile mais on savait par contre on savait pas vraiment qu'elle s'en allait de manger avec
- Speaker #2
le compte avec les artistes c'était super mais avec le reste de la prod ça s'est décristé au fur et à mesure mais quand t'arrives et que t'as cette salle immense et qu'elle répète t'as Le directeur artistique qui est là devant, qui regarde le truc. Vous avez fini là ? OK. Allez, suivant. C'est OK pour les lumières, pour le son ? OK. Allez, on réexprime.
- Speaker #0
C'est intéressant d'avoir déjà confiance en ton truc pour ne pas être déstabilisé. Parce qu'on n'avait pas... On était déstabilisé.
- Speaker #1
Donc, vous avez créé à partir de là votre deuxième spectacle. Et maintenant, sale gosse, vous avez quelles ambitions ? pour ce spectacle, l'objectif ?
- Speaker #0
Le jouet, Salvatore. Le jouet... J'espère. J'ai filmé par là aussi, Salvatore. Il faut savoir que Salvatore, je touche 90% de... Les 10% dont tu parlais tout à l'heure, c'est ça, la référence. C'est pour nous. Non, mais oui, le but, ça va être de jouer. Après, on n'a pas vraiment réfléchi si on voulait absolument jouer devant un public qui avait... un public à convaincre. Nous, le but, ça va être de le jouer un maximum. On l'a testé devant... Pour l'instant, on a joué dans trois salles, si on exclut la salle test, le public test à la sortie de notre résidence, au moment de la création. Quatre représentations. Devant des publics différents, dans des salles différentes, dans des villes différentes. Ça se passe bien en général. Donc, pour l'instant, il n'y a pas vraiment de frein de se dire, oh là là, ce type de public, ce type de salle, plus jamais.
- Speaker #2
allons taper le plus loin possible on verra jusqu'où ça peut aller c'est vrai qu'il y a un truc qui fait aussi notre force et notre limite c'est que c'est un spectacle c'est pas je reprends ce que je vais dire parce que le stand-up c'est du spectacle mais on reprend un petit moment s'il vous plaît bonjour je suis en désappareil quand tu fais un stand-up tu peux aller dans un comédie club ou la scène fait 1m sur 1, t'as un micro sur pied et tu sais faire ton spectacle. Nous, notre spectacle, il tient part dans un comédie club où la scène fait 1m sur 1. On a besoin d'avoir du recul parce qu'on fait des ombres chinoises, on a une créa-lumière, on a plein d'accessoires, on a des instruments de musique avec lesquels on joue. Et donc déjà, dans les salles d'humour, notre spectacle ne rentre pas partout. Et donc je pense que c'est une force pour le spectacle parce qu'on voit un produit qui est… qui est un spectacle pluridisciplinaire mais c'est une limite dans les salles qu'on peut démarcher parce qu'il y a plein de salles qui proposent vraiment de l'humour à la veille qui est pas nos attentes ouais technique ponce et contraignant ouais et vous avez des modèles artistiques ouais
- Speaker #1
lesquels seraient vos références principales ah
- Speaker #0
En matière d'écriture absurde, on cite régulièrement, Perus est un de ceux que j'adore le plus, François Perus, et la chanson de l'accident dont on parlait tout à l'heure, et le mec qui chante parce qu'il s'est fait renverser, ça aurait dû être un sketch de Perus. Et on l'a fait avant lui !
- Speaker #1
C'est perdu
- Speaker #0
Perus ! De quoi il est venu l'écriture Perus, clairement.
- Speaker #2
Oui, il y a vraiment un truc... D'ailleurs, c'est un des excellents professeurs que j'ai eu à la vie de santé, que vous n'avez pas découvert, je ne sais pas plus, c'est les Monty Python. Et moi, j'ai découvert un petit peu les Monty Python dans le désordre, parce que tout le monde me parlait tout le temps de Strigal, de la vie de Brian. En fait, un jour, on m'avait tellement parlé des Monty Python, que le jour où je me promenais dans la FNAC, je vois un DVD avec les Monty Python, je l'achète et je tombe sur le sens de la vie. En fait, c'était une grosse claque dans ma gueule, parce que c'est celui qui... a toujours l'absurde, il y a toujours l'énergie des Monty Python, c'est une cruauté, d'un cynisme un peu plus vulgaire aussi que les autres. En fait, moi je suis tombé dedans comme ça. Donc ça, ça fait vraiment partie de mes influences.
- Speaker #1
une fois tu as dit ça devant moi et je trouvais que c'était très juste c'est que dans le sens de la vie ils pouvaient se permettre parce que c'était le dernier et qu'ils avaient fait pas mal de choses déjà avant ils avaient plus ce stress de est-ce que ça va plaire on en a un peu parlé on arrivera presque une boucle de ce qui a été dit circuit Ils n'avaient plus peur, en tout cas, d'aller taper dans un endroit, d'aller fort.
- Speaker #2
Oui, c'est ça. C'est celui qui est le plus frêle, mais qui est aussi le plus engagé, en fait, aussi. Et il y a vraiment un truc, ça me reste en tête toujours quand on me demande c'est quoi les influences. C'est vraiment les Monty Python, mais le sens de la vie en particulier, qui en plus mêle musique tout le temps, des personnages. En fait, je pense qu'il y a beaucoup d'influence dans ce qu'on fait. Avec le Thor, Boburnham est aussi devenu une grosse influence. Non. Parce que tu es vieux. Mais heureusement, ton public est plus jeune que toi, il connaîtra Boburnham. Si tu ne connais pas Boburnham et que tu as Netflix, il faut que tu ailles voir Inside. C'est enregistré aussi. C'est dément. C'est dément.
- Speaker #1
Vous pouvez retenir l'info. Merci, je suis vieux, donc tu vois, ça part de mémoire. Alors, si vous deviez résumer en une phrase ce que vous voulez que le public retienne de Salgoss, ce serait quoi ?
- Speaker #2
Une phrase.
- Speaker #1
Une phrase.
- Speaker #2
Une phrase chacun ? On va la dire ensemble comme ça ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #2
Et je vais tomber sur la même.
- Speaker #0
Ah non, on va faire moitié-moitié. Salgoss, c'est un spectacle.
- Speaker #2
Non, un truc que les gens veulent.
- Speaker #0
Que les gens veulent retenir.
- Speaker #1
Je vais reposer ma question, si tu veux.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Si tu devais résumer ce spectacle que tu as joué quand même hier à la bouffonnerie.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
D'accord. C'est très bon. Et tu te dis, j'aimerais que quand les gens passent la porte, ce soit ça qui retient.
- Speaker #0
Je sais, vas-y, vas-y. Rire, c'est résister.
- Speaker #2
Rire, c'est résister.
- Speaker #0
Bien vu. Il a trouvé. Il a gagné.
- Speaker #1
Très fort, très fort.
- Speaker #0
C'est génial. Bon voyage, mamie.
- Speaker #1
Et pour finir, si vous deviez vous adresser directement au public, qu'est-ce que vous diriez avant qu'ils viennent voir le spectacle ? Moi, je serais frustré.
- Speaker #2
S'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît. Bah, je pense que c'est ce qu'on disait tout à l'heure. Si on vous a assez répété, si vous en avez marre qu'on vous répète, qu'on ne peut plus rien dire, qu'on ne peut plus rien de rien, bah, venez.
- Speaker #0
Il y a un truc vrai. Oui,
- Speaker #1
ils ont dit le mec intelligent.
- Speaker #0
Mais tu es le mec intelligent. Le spectacle,
- Speaker #1
c'est le moment où tu prépares 15 minutes à l'avance, toi,
- Speaker #0
une minute à l'arrière.
- Speaker #1
Mais dans la vraie vie, on va réagir.
- Speaker #0
C'est vrai. Je ne sais pas. Non, je ne sais pas. Ouvrez grand vos yeux, vos oreilles. Il y a plein de choses. Je vais te la vous proposer. Je suis nul à vendre.
- Speaker #1
Ils m'ont envoyé une chanson récemment sur... On lit dans le caca.
- Speaker #0
Dans le vomi. On lit dans le vomi. Il lit dans les anus. Il lit l'avenir dans le vomi et le passé dans les anus.
- Speaker #1
Voilà. Mais vous n'aurez pas cette chanson. Et comme je disais, vous êtes un peu les Amélie Nothomb de la chanson.
- Speaker #2
Vous pourriez en sortir... là je crois. Mais il y a ce truc, il y a vraiment un truc qu'on aime vraiment bien, c'est quand on est invité à des endroits et qu'on doit écrire une chanson pour l'endroit. Là c'est pour les enfants de chœur, plein de fois, puis on est allé jouer au Québec, on a écrit des chansons pour le Québec mais qui n'ont absolument pas marché, donc ça c'était chouette. C'était chouette à écrire. Et ouais c'était chouette à écrire, mais en plus c'était ce truc qu'on ne ressortira plus jamais parce que c'était... Le truc qui est marrant, c'est qu'on chante très très vite des noms de villes québécoises qui font des ça, machin, Ça va piller, ça pille, Ça s'appelle... Ça s'appelle...
- Speaker #3
Ça s'appelle... Ça s'appelle... Ça s'appelle... Ça s'appelle...
- Speaker #2
Ça s'appelle... Voilà ! Donc ça, c'était...
- Speaker #0
Ça fait un nom pour la plus gentille !
- Speaker #2
Et donc, on avait écrit ça, on a dit « Ah, c'est génial ! » Puis voilà, ça s'est fait les premières. Ok, d'accord,
- Speaker #0
ça va. Ok. Super, je remettrai Julie William deuxième fois.
- Speaker #1
Est-ce que ce podcast n'a pas été enregistré ? Est-ce que vous avez un mot de la fin ? Je n'ai pas abordé. Vous dites, tiens, c'est maintenant quand même. Je ne dis pas d'aborder ceci. Arrête,
- Speaker #0
moi tu sais que je ne trouverai rien dans le quart d'heure. Ok, arrête.
- Speaker #1
Est-ce que vous avez répondu à la question ? Je pose la question, est-ce que vous avez répondu à la question ?
- Speaker #0
Elle ne m'a pas trop parlé du mot noir. Nous, on a fait la...
- Speaker #1
Mais après, vous avez défini que, je vous ai écouté, l'humour noir, c'était difficile quand même de le définir parce que vous ne savez pas où était la différence entre l'humour politique, pardon, mais c'est mon binôme qui l'a dit, l'humour politique, l'humour absurde, etc. Et donc, à travers tous ces humours-là, vous abordez des thèmes qui n'étaient pas faciles, mais on peut rire de tout.
- Speaker #0
Oui, et les humours s'entremêlent aussi. Le fait de faire de l'humour noir ne veut pas dire que ce soit forcément, qu'il soit exclu qu'on fasse de l'humour politique.
- Speaker #1
Peut-être que la question pourrait conclure avec cette... question basique, puisque dans le monde horrible dans lequel on vit, est-ce que le monde n'a jamais cessé d'être horrible ? Est-ce que simplement nous n'avons pas dormi pendant 80 années dans une sorte de petite réveille sympathique ? Est-ce que dans le monde dans lequel on se réveille, l'humour noir peut être une bouée ?
- Speaker #2
Je pense qu'en tout cas, ça va de plus en plus... L'humour, en règle générale... ça va être de plus en plus fondamental et utile après c'est justement on arrive dans des périodes où donc moi je suis pas serein mais en tout cas tant qu'il y aura un micro nous et plein d'autres parce qu'il ya plein d'autres gens qui qui est encore et encore heureux qui prennent la parole et qui parlent de sujets pas faciles, tous de manière totalement différente. Nous on n'a pas choisi la musique, d'autres font du stand-up, d'autres font du mime, que sais-je. Mais je pense en tout cas que c'est important d'avoir un sens de décompression.
- Speaker #1
Ça vous fait peur justement en tant que, sans spoiler, mais en tant que... Personne adulte ?
- Speaker #0
Ça me fait moins peur pour moi qu'avec un espèce de recul pour la société en général. Dire qu'on arrive dans... Il y a de la censure qui est de plus en plus présente. Certes, je rejoins Julien sur le fait que ceux qui disent qu'on ne peut plus rire de tout sont peut-être un peu à côté de la plaque pour nous. On peut rire de tout tant qu'on trouve la bonne manière de le faire et tant qu'on le fait intelligemment, comme tu le disais. Mais... Il n'est pas impossible que dans quelques années, on arrive vers un truc où on n'oserait plus parler, on soit un peu plus cadenassé. Et le fait de voir qu'on peut encore faire de l'humour sur plein de sujets de plein de manières différentes est vachement rassurant. Imaginer qu'on ne puisse plus le faire est vachement flippant, je pense.
- Speaker #2
Je pense qu'il y avait un truc dans le premier spectacle, ce qu'on utilisait aussi à part la croche, c'était la phrase de Beaumarchais en disant « Je me mets fort à rire des choses, de peur d'en pleurer » .
- Speaker #1
et ça baisse.
- Speaker #2
Ouais, ouais. C'est... ça envoie... Moi je...
- Speaker #1
Moi je dis ça parce que ça me traverse et...
- Speaker #2
Et je pense qu'il y avait un truc aussi dans le... ce qui différencie le premier... le premier spectacle du deuxième, c'est que le premier spectacle, il y avait cette dynamique de... ben on rit des choses. C'est bien la preuve que c'est pas si grave. Oui. Et que ici, c'est... les choses sont graves, et pour vous le montrer, on va en rire.
- Speaker #0
Oh, ça sent bon,
- Speaker #2
c'est une belle...
- Speaker #0
c'est une belle... C'est bien, ça c'est vraiment bien. C'est notre niveau de bœuf, ça. Je suis mon champion.
- Speaker #2
Non, je ne vais plus dormir. Vous, il va bien. Prendre des douches d'eau glacées, tu vas voir.
- Speaker #1
C'est sur des entrepreneurs.
- Speaker #2
Je mange 16 œufs par semaine.
- Speaker #1
Alors, où est-ce qu'on peut vous retrouver pour venir vous voir et apprécier ce spectacle dont on a parlé, 5 gosses qui vont faire une tournée internationale puisque de nouveau... Québec, Suisse, France, Belgique.
- Speaker #0
Les dates s'affichent en dessous de votre écran.
- Speaker #1
Les dates, pas encore. Voilà.
- Speaker #2
Les dates fictives s'affichent en dessous de votre écran, mais pour trouver les vraies dates. Les vraies dates, c'est sur Facebook, sur Instagram.
- Speaker #0
Le réseau en général, sinon on a un site moumouetlecar.be qui a été fait par un fou de l'art professionnel qui se trouve juste à ma gauche et qui est hyper complet avec toutes mes dates. C'est très bien répertorié. Et en fait, on souhaite un bon anniversaire aux petits basiliers qui fêtent ces trois ans.
- Speaker #1
probablement dans ses oscilles puisqu'il est né le 4 mai donc je souhaite c'est mon fils voilà et voilà joyeux anniversaire Basile et ça on le passe le 11 mai voilà je voulais juste mettre mon anniversaire de mariage pour lequel on pourrait repasser donc le 29 mai ce serait générique voilà j'avais dit on se quitte sur cette chanson le tour du monde en 86 pas à le partager à tous tes amis et le noter 5 étoiles. Et si tu trouves aussi que les réseaux sociaux puent du luc, eh bien n'oublie pas qu'on peut garder contact via ma newsletter que tu retrouveras sur mon site internet www.salva-comédien.be www.salva-comédien.be www.salva-comédien.be Une manière sympa de se tenir au courant, c'est d'être dépendant des algorithmes et des multimilliardaires qui les possèdent. A bientôt ! Mon chibrachis, et ma lune en malode, et ma bouche à Washington,
- Speaker #3
et mon verre à bière, et mes pouces à New York.
- Speaker #0
Tout cela m'a donné fort soif.
- Speaker #3
Je prendrais bien un petit apéro.
- Speaker #0
Pour moi, un pénis dans mon pastis. Et pour moi,
- Speaker #3
un gland dans mon vin blanc.
- Speaker #0
Ou un apéritif dans le sif.
- Speaker #3
Et un grand verre de Châteaubriand. On s'enculpato On s'enculpato
- Speaker #0
La Pony Porto-Ricombe Tomali et Sanmado Je manque comme un fou au Pérou On s'enculpato On s'enculpato
- Speaker #3
On s'enculpato Mousserai les Grandes Dames On l'imite et on l'est bon Nous serons plus que de bons souvenirs Nous serons plus que de bons souvenirs Et de fous surtout