Speaker #0Hello et bienvenue dans le dernier épisode de la saison 1 de À quoi tu joues ? Je suis Salvatore Giunta, je suis comédien, metteur en scène et aussi en PLS à cause de la canicule. Si on ne se connaît pas encore, c'est certainement que tu as été très mal renseigné, mais ne bouge pas car je t'explique cette fin de saison ainsi que la prochaine. Je suis très heureux en fait de pouvoir parler de cette... fin de première saison du podcast. D'abord parce que, franchement, j'y croyais pas quand j'ai démarré ce projet. C'est assez drôle de me retrouver ici pour ceux qui regardent la vidéo sur YouTube, car oui, vous pouvez retrouver cette vidéo sur YouTube. Je suis enfermé dans ma chambre avec une petite lumière et le ventilateur parce qu'il fait plus ou moins 43°C dehors, mais disons que nous sommes dans les années les plus fraîches de le reste de notre vie, et ça c'est génial ! Quoi qu'il en soit, en fait, j'avais démarré exactement dans les mêmes Merci. conditions l'année passée, juste la pièce qui changeait, mais autant la même chaleur, on allait tous mourir de chaud. Et je m'étais lancé dans cette idée de podcast de « À quoi tu joues ? » , on allait parler des arts vivants, parce que d'abord je suis comédien, metteur en scène, que j'adore ça, que je suis un passionné, un fou-fou furieux des arts vivants. Et je voulais me lancer dans le podcast parce que je n'aimais pas trop ce qui se passait sur les réseaux sociaux suite à ce que sont devenus les réseaux sociaux à savoir un repère de gens qui ne vont pas très bien dans leur esprit. Alors, il n'y a pas que ça, évidemment, sur les réseaux sociaux puisque je ne suis pas ça d'esprit nécessairement, ça, c'est pas ce que je suis en train de dire, mais il y a des gens très, très bien sur les réseaux sociaux et qui font des choses extrêmement belles et magnifiques. Malheureusement, ce n'est pas toujours les personnes qui sont le plus mis en valeur et souvent, eh bien, moi, j'ai un esprit comme n'importe qui de comparaison, en tout cas, je ne me sens pas super bien quand je vais sur les réseaux sociaux. Et malheureusement pour moi, j'y passe beaucoup de temps. Bref, l'idée de faire un podcast m'est venue en me disant « Ok, je n'aime pas trop de devoir travailler autant pour faire des vidéos comiques, du cloning comme j'appelle ça, et finalement avoir très peu de résultats parce qu'il faut savoir que tous ceux qui font du cloning, à savoir des vidéos humoristiques, rapides, qui sont consommables, d'abord ils le font généreusement pour vous amuser parce qu'en général ils ne sont pas payés. Ensuite, il s'agit comme moi d'essayer de se faire connaître et ça, c'est tout à leur valeur. Et puis, ça demande énormément de temps de montage, exactement comme le podcast. Et le problème avec le cloning, c'est que, et là, je parle de moi, pas de ceux qui le font, c'est que parfois, j'ai peur de dire des bêtises par manque de renseignement ou par la recherche de vouloir plaire, en fait, parce qu'il y a une course sur les réseaux sociaux qui crée cet esprit de plaire. Or, j'en reviens au thème de ce podcast, les arts vivants, ce sont souvent des arts qui prennent du temps à accoucher. On en parlera très longuement pendant la saison 1, on en parlera encore pendant la saison 2. Mais c'est clair que pour moi, la course effrénée à vouloir faire des vidéos comiques, et je suis aussi tombé dedans, Le fait qu'on prenne un peu, on se renseigne beaucoup, on essaie de s'informer, on essaie d'être… toujours au courant de ce qui se passe dans le monde, un, ça déprime, deux, c'est pas toujours facile, car quand on travaille dans l'urgence, on a tendance à dire aussi pas mal de bêtises. Et je crois que ça, c'est un des problèmes des réseaux sociaux, c'est qu'on est obligé de réagir toujours dans l'urgence, parce qu'il y a toujours une nouvelle information, et les arts vivants, ils se créent à partir d'une réflexion, enfin, ça c'est ma philosophie, et je ne suis pas obligé de la partager avec tout le monde, mais les arts vivants, ils se créent à partir d'une réflexion qui est... posé quelque part et on va prendre 1, 2, 3 ans avant d'accoucher d'un véritable spectacle. Alors, c'est vrai que c'est critiquable parce qu'il y en a qui se disent, entre 1 et 3 ans, finalement, qu'est-ce que j'aurais fait ? Est-ce que ma vie n'aura pas évolué ? Oui, ta vie aura évolué, mais est-ce que ton propos aura été pesé ? Est-ce que tu l'auras passé au filtre de tout ce que tu avais envie de dire et de tout ce que tu peux dire ? Là, je pense qu'il y a une différence et je pense que c'est pour ça Merci. que tout ce qui est art, en général, que ce soit dans les musées, dans les cinémas ou dans les théâtres, ce sont des choses qui ont été pensées, réfléchies, accouchées, comme des enfants qu'on a vraiment envie d'avoir. Et donc, du coup, ils sont aimés, chéris, éduqués à devenir des produits propres à donner au public, à offrir au public. Donc, c'est pour ça que je voulais faire des podcasts, parce que dans le podcast, il y a quand même cette attitude de je me pose mon casque, j'écoute une personne, je n'ai pas d'interaction directe avec elle, je l'écoute et je me fais mon propre avis, c'est-à-dire que j'ai le droit de ne pas être d'accord, j'ai la possibilité de me forger un avis en opposition ou avec la personne qui est en train de me parler, et j'ai aussi l'occasion d'écouter d'autres podcasts et donc d'écouter des personnes qui parlent. longuement d'un même sujet et de comparer leur avis à celui que j'ai écouté avant et évidemment de confronter au mien, à mon vécu, à mon histoire personnelle. C'était un peu pour ça que je voulais faire le podcast et le faire connaître pour parler d'un sujet que j'aime, mais aussi pour pouvoir après le confronter aux réseaux sociaux en invitant les gens à venir me connaître. Donc pour tous ceux qui arrivent peut-être sur ce podcast, je ne sais pas en fait si vous arrivez sur ce podcast. Et maintenant, à la fin de la saison 1, je suis Salvatore Giunta. J'ai un parcours un peu atypique parce qu'en fait, enfin atypique, en fait j'ai un parcours qui fait que mes parents n'ont absolument pas voulu que je fasse de l'art de ma propre vie. Ils ont essayé de m'en empêcher par tous les moyens du monde et il se fait que par tous les moyens du monde, en fait j'y suis revenu parce que je ne pense pas que je sois un gros rebelle, mais parce que ma nature profonde est d'aimer les arts vivants. Et donc, quand j'ai commencé le premier épisode de la première saison, il y avait vraiment cette envie de commencer à parler de ça et je m'étais fait une liste complète de sujets dont je pouvais parler parce qu'un des préceptes quand on commence un podcast, c'est d'essayer de ne pas l'abandonner après le quatrième épisode, mais d'essayer au moins de faire une saison, deuxième, troisième, quatrième saison. Le podcast étant un art, entre guillemets, qui ne se fait connaître que par la longueur. Donc, il faut essayer de tenir par la... longueur, à peu près comme dans tout, il faut de la rigueur, il faut essayer d'être rigoureux, voilà. Et ça demande de la réflexion parce qu'après il y a du montage et puis il y a de la diffusion. Alors pourquoi je vous parle de tout ça ? Parce que simplement je me suis dit que c'était un vecteur pour pouvoir parler longuement d'un sujet et de vous inviter à la réflexion avec moi. Je m'étais fait une liste de tous les sujets dont j'avais envie de parler et j'en avais une liste tellement grande que très sincèrement, je pouvais en fait faire deux saisons complètes sans préoccuper de quoi que ce soit. Mais nous voilà à la fin de la saison et j'ai envie de faire un tout petit peu un débriefing. Ici, nous sommes quand vous m'écoutez le mois de juin 2026, fin juin 2026 et nous sommes donc partis de cette première saison sur un... tas de sujets que j'ai voulu aborder. Les sujets que j'ai voulu aborder sont un peu partie de ma propre réflexion en me disant, ok, on va aborder la programmation, on va aborder mon agenda à moi, c'est-à-dire j'avais un spectacle comme Blue Monday, la mise en scène de Moumou et Teukar, ou encore des rencontres avec de la diffusion, des gens qui avaient fait confiance à ma mise en scène, ou bien encore une make-up artiste. Et donc, toutes ces personnes qui intégraient aussi le podcast, il y avait comme ça une sorte de proposition très éclectique des arts vivants et des personnes qui gravitent autour des arts vivants. Parce que ça s'est fait en fonction des personnes que je connaissais, du lancement et des trois... des trois colonnes vertébrales, des trois piliers. Des trois piliers que j'avais fixés à mon podcast. Alors, c'était quoi les trois piliers de mon podcast ? De nouveau, pour les personnes qui apparaissent, mais aussi pour ceux qui l'ont écouté sans savoir exactement qu'il y avait trois piliers. Il y avait le pilier, en fait, réflexion philosophique sur mon propre art. C'est-à-dire, moi, en fonction de mon agenda, en fonction de qui je suis, en fonction de où je suis, je m'interroge par rapport à une question de mon parcours. J'avais donc ce premier épisode-là. Ensuite, le deuxième épisode était centré sur une rencontre. Donc, je rencontrais une personne qui faisait partie de mon entourage et qui travaillait dans les arts vivants. C'est là que nous avons rencontré Sarah Seri dans la programmation, Anne Meuthen aussi dans la programmation. Nous avons eu Anne de Thiers qui nous a parlé de l'ouverture du moderne dans le tout premier épisode et que je remercie très, très fort au passage parce que là, il suit les plâtres cassés. Je me souviens qu'il faisait très, très chaud au théâtre et qu'on a dû... recommencer tout parce qu'il y a un problème technique. À ce propos, il y a toujours eu des problèmes techniques dans tous mes enregistrements. Donc, j'ai eu l'occasion de travailler et d'interviewer pas mal de gens. C'était le deuxième pilier. Et le troisième pilier, c'était un pilier j'ai vu, c'est-à-dire que j'allais voir des spectacles pour ma propre... culture, ma propre formation à moi, et j'en faisais quelque part les réflexions qui me venaient de ces spectacles. Je vous ai choisi les spectacles que j'ai bien aimés, parce que je voulais vous les recommander, parce que pour moi, c'est normal en tant qu'artiste de dire, en fait, si vous m'aimez bien, vous aimerez certainement ce type de spectacle. Donc moi, je voulais encourager les gens à aller voir ce type de spectacle. Donc les spectacles que j'ai moins aimés, en fait, j'en ai juste pas parlé. Alors, cette saison 2, Vous êtes au courant, parce que j'en parle, de « Je vais faire un second seul en scène » . Le premier seul en scène, c'était « La lumière des étés sans fin » . Et j'étais très frustré de ne pas pouvoir faire énormément tourner ce spectacle qui n'avait plus au public, pour certaines raisons, qui étaient notamment la problématique, j'y arriverai, la problématique de la diffusion. Diffuser un spectacle, c'est énormément difficile, c'est extrêmement compliqué. compliqué, ça demandait énormément de budget, et en éloignant à chaque fois les dates, il fallait que je me remette à rétudier le texte, il fallait que je me remette à jouer devant un metteur en scène, enfin tout ça c'est des gens à payer, avoir un régisseur à payer aussi, une salle potentiellement, et tout ça c'est énormément d'argent, je me dis que pour le deuxième spectacle ce sera la même chose, mais il y a quelque chose qui m'a terriblement vexé dans la projection de ce premier spectacle, c'est qu'on m'a dit, mais toi, Salvatore, on ne sait pas qui tu es. Ce qui a été le point de démarrage de ce futur spectacle, vous allez voir, mais je ne spoil pas encore tout. Salvatore, on ne sait pas qui tu es parce qu'en fait, je ne suis pas effectivement le plus connu sur les réseaux sociaux, bien qu'il y ait une communauté quand même qui soit un peu autour de moi. La communauté est toute petite, mais peu importe, en fait, ce que je veux, comme je l'ai dit au début de ce podcast, je ne veux pas créer une communauté de 100 000 personnes s'il y a dedans... 40 000 personnes qui me détestent et qui sont là juste pour me détruire. Je ne sais pas encore, à ma petite valeur, si je me sens prêt, capable de pouvoir assumer ça. Je crois que ceux qui ont cette charge-là, ça doit rester quand même juste très compliqué. Ils ont l'avantage peut-être de jouer beaucoup de spectacles, donc ça, je leur envie, mais je ne leur envie pas nécessairement de la gestion, du fait de parfois se focaliser sur les choses négatives. Je trouve que la rencontre avec le public, elle se fait dans... sur scène et elle ne se fait pas nécessairement sur les réseaux sociaux parce que les gens qui nous critiquent ne sont pas nécessairement les gens qu'on retrouve sur les réseaux sociaux, on revient au point de départ. Mais n'empêche que je me suis dit, mais ton podcast, il sert à quoi alors ? Il sert juste à parler des arts vivants, ça c'est cool, ok, il pourrait continuer à parler des arts vivants, mais pourquoi pas parler de ton seul en scène ? C'est à la base ça, c'est-à-dire que tu veux te faire connaître puisqu'on ne te connaît pas assez, pour parler de toi, tu parles des arts vivants, mais tu parles de toi pour... Pourquoi tu parles des arrivants ? Parce que tu fais partie des arrivants et parce que tu veux monter sur scène avec ce deuxième seul en scène qui va arriver normalement dans le courant de 2027. On me le souhaite, s'il vous plaît, brûlez des cierges. Donc, c'était tout à fait logique de repenser cette saison 2 en fonction de ce seul en scène qui commence un tout petit peu à avancer. Ça, c'est une bonne nouvelle. Là-dessus, je me suis remis à réfléchir à mes trois piliers de... ce podcast, le premier pilier qui était la réflexion philosophique, et bien la réflexion philosophique, je vais la baser sur un sujet qui est en lien avec mon étape de travail dans ce seul en scène, donc la deuxième saison je vais vraiment essayer de vous inviter, c'est vraiment l'intention, c'est l'objectif, c'est de vous inviter en tant que spectateur privilégié dans la création de ce second seul en scène. Donc, vous serez des petites souris qui auraient le droit de rentrer dans la construction et de suivre le fil rouge. Le deuxième épisode sera de prendre cette réflexion et d'aller rencontrer une personne extérieure qui est en lien, donc toujours dans le système de l'interview, parce que ça, j'aimais vraiment bien ces formats-là. On aura, par exemple, le droit de rencontrer un metteur en scène, on aura... l'occasion dans mon idée de rencontrer une clown ou encore de rencontrer une diffuseuse. Voilà, ça c'est dans les projets, on verra bien ce que j'en ferai parce que, en vous en parlant, je m'engage un peu à le faire. Et puis après, on va voir en fonction des agendas de chacun et des possibilités de chacun, bien entendu. Et enfin, le troisième épisode sera une immersion, où en gros, j'essaierai de faire un peu plus que podcast, on va faire plus un montage. de mes réflexions et ce sera un peu du brut. Je vais faire un montage vidéo et audio dans lequel je vous ferai rentrer comme si vous étiez en immersion dans mon travail. Donc, que ce soit le travail d'écriture, quelles sont vraiment mes réflexions profondes, un peu plus décousues, plus brutes, moins construites que ce que vous entendez pour l'instant. Et donc, ce sera plus du montage sonore et visuel. On verra bien la forme que ça prendra, mais c'est un peu l'idée que j'ai et vous m'en direz un peu des nouvelles. Et donc, comment ce sera construit ? Donc, ça fait trois épisodes et trois épisodes égales... un cycle. Le premier cycle sera par exemple la mise en scène et on va travailler sur cette mise en scène. Le deuxième cycle sera peut-être la dramaturgie ou la scénographie et puis le troisième, ce sera la diffusion. Le quatrième, la communication. On va vraiment essayer de voir comment les échelons d'une construction d'un spectacle entre l'idée de base jusqu'à la rencontre avec le public. En faisant ça, j'espère pouvoir aussi moi-même m'engager à me promettre à moi-même et à vous ensuite, évidemment, à un futur spectacle. Voilà plus ou moins pour ce qui sera de la deuxième saison de À quoi tu joues ? Alors, je vais revenir maintenant sur la première saison parce que c'est la fin de cette première saison. D'abord, la première chose que je suis hyper content d'avoir pu faire, c'est de tenir la barre de la saison. À savoir, je l'ai fait. Je l'ai fait. Je ne m'attendais pas à pouvoir le faire. Ça, c'est déjà quelque chose d'énorme parce que ça demande de la rigueur. Autant dans la diffusion, dans le montage du podcast, dans la création d'idées, dans la rencontre, l'interview, tous les problèmes techniques. Je ne vous passe pas les problèmes techniques entre les enregistrements. Je n'ai toujours pas compris en fait certains systèmes entre mon téléphone portable, mon ordinateur, mon appareil photo, la lumière. Ce n'est pas mon domaine. Donc, malgré toutes ces complexités, cette complication, peut-être que ça pourrait... plus beau, peut-être que ça pourrait être mieux fait, peut-être que ça pourrait moins résonner, peut-être que ça pourrait... Bref. Oui, il y a vraiment pas mal de choses à améliorer. En fait, je l'ai fait. Et à un moment donné, zut, autant un peu se féliciter. Mais ça pourrait être amélioré, ça je suis d'accord. Deuxième chose que j'ai vraiment adoré, c'est les rencontres, et c'est pourquoi je le garde dans la deuxième saison. Moi, je vais vous confier quelque chose. D'abord, ce n'est pas du tout consensuel, mais j'ai adoré toutes mes rencontres parce qu'elles étaient très chouettes. Parce que j'avais l'impression, en fait, de pouvoir me laisser aller à ces conversations. Je pense à Val Califis, qui a été quelqu'un qui m'a été très smooth. J'ai l'impression qu'on était très dans une conversation où je ne faisais plus attention au temps qui passait. Ça m'intéressait. Il y a eu Julie Martinez, j'ai envie de remercier particulièrement Julie, c'est la make-up artiste, il y a eu deux épisodes, parce que c'était une interview très très longue. Il y a eu un épisode un peu plus, le deuxième, plus, comment on appelle ça, plus normal, je veux dire, c'était vraiment une interview où on était assis et on se parlait. Il y avait le premier, là j'ai vraiment Mais kiffé le premier Parce que en fait J'y allais pour moi-même un coaching de maquillage en tant qu'artiste. Et on s'est filmé. Alors, bien sûr, on savait qu'il y avait la caméra. On savait qu'il y avait l'idée de parler, de créer la conversation autour de son métier, autour du mien et de créer les liens, les ponts qu'il y a entre le make-up artiste et un artiste de scène. Et en fait, ça s'est passé... J'ai vraiment kiffé ce moment parce que c'était super attentif, c'était bien, c'était chouette. J'avais l'impression qu'on a pu, à un moment donné, un peu divaguer, on a pu rire. Je crois que c'était un autre format, c'était un format que j'aimais vraiment bien. Parce que vous voyez le format, le troisième format dont je vous parlais tout à l'heure, pour moi, il rentre un peu plus dans ce genre de truc où on va tester, on va se maquiller. On parle du make-up pour les artistes, on va le faire. Voilà. Et ça, c'était vraiment, vraiment, vraiment un moment chouette. Je la remercie de me faire rentrer parce que je sais que c'est en dehors de sa zone de confort de parler devant la caméra. Oui, il faut aussi qu'elle joue le jeu des réseaux sociaux et c'était un peu compliqué. Donc, ça l'arrangeait bien un peu que je la sorte de sa zone de confort. Mais en même temps, elle a accepté ce qu'elle aurait pu très bien ne pas faire. Je tiens à dire franchement, faites appel à elle parce qu'il y a même le suivi en dehors caméra où elle m'a suivi encore. Elle m'a dit tiens, achète tel produit, n'achète pas ce produit-là, tu l'as dans ton... Déjà dans ta trousse, c'était vraiment... Très, très chouette. Je suis même un peu honteux d'enregistrer sans m'être maquillé aujourd'hui. Je suis désolé, Julie. Et voilà, donc je pense très sincèrement que toutes ces rencontres, ces conversations ont vraiment été utiles pour moi, pour ma réflexion, et qu'aujourd'hui, je voudrais juste les intégrer à mon objectif pour la saison 2. Pour la saison 3, on verra, ça fonctionne, ça ne fonctionne pas et on changera en fonction. Autre chose de positif... et je terminerai certainement par ça, c'est que j'ai dit vous pendant tout l'enregistrement, je vais continuer à dire vous, mais j'ai très envie de dire toi, auditeur, qui m'a écouté pendant toute cette saison. Eh bien, je ne m'attendais pas du tout à ça, vraiment. Parce que, comme je l'ai dit en début d'épisode, j'étais persuadé que le podcast, c'était vraiment le format type où... Il n'y avait pas de résultat sur investissement avant un long temps et que c'était la rigueur qui payait. Là où j'ai vraiment été surpris, c'est qu'en réalité, si je regarde les pays francophones qui ont écouté le podcast, alors parce que dans les données, apparemment, je suis écouté aussi aux États-Unis et en Chine, mais ça m'étonnerait que ce soit vraiment pour écouter mon propre propos. Mais voilà, s'il y a des francophones dans ces pays qui ont écouté pour leur... rend plaisir, faites-moi un petit coucou sympathique, dites-moi ce que vous en avez pensé. Mais en tout cas, pour les pays francophones dans lesquels je suis écouté, j'ai envie de dire, je ne m'attendais pas, on va dire que le ratio juste podcast et YouTube mélangé, parce que je mettais la version vidéo sur YouTube qui était séparée du podcast. C'est peut-être pas les mêmes personnes, c'est peut-être pas les mêmes vues, c'est pas la même comptabilité. Je dirais qu'on est quand même à une quarantaine, une cinquantaine d'écoutes par épisode. Beaucoup plus sur YouTube que sur le format juste podcast, Ausha, sur les plateformes sur lesquelles je suis. Alors que faut-il en conclure ? Je pense qu'avec le temps, certainement que sur le Ausha, ça va augmenter. Par contre, j'étais déjà très étonné de la quinzaine d'écoutes sur le Ausha, si vous avez vu les écoutes sur le Ausha, et que le reste se fasse sur YouTube, c'est très impressionnant, parce qu'il y avait un certain temps d'écoute aussi. Ça compte, parce que ça ne fait pas 15 secondes d'écoute. On était sur des écoutes entières pour la plupart. J'avais des commentaires, des retours. J'ai eu comme retour quand j'étais en retard. Et ça, c'est génial de ta part, auditeur, parce que j'ai eu des retours de « Ah ben, ton épisode n'est pas sorti sur YouTube. Je l'ai vu sur la plateforme, mais je ne l'ai pas vu sur YouTube. Est-ce que tu peux le mettre parce que je suis abonné à YouTube, par exemple ? » Je trouve ça, en fait, génial parce que vous me rappelez à l'ordre et je te dois bien ça, toi, auditeur qui m'écoute. mais en même temps, c'est super sympa de se dire, en fait, on est écouté, donc l'objectif de se dire, je vais parler longuement, il y a des gens qui vont m'écouter longuement. Oui, chouette. J'ai eu des commentaires sur certaines vidéos. Et alors, j'ai eu aussi des gens que j'ai vus, que j'ai coachés en impro, par exemple, qui sont tombés par la suite sur mes vidéos ou sur mes podcasts et qui m'ont dit, « Ah ben en fait, on a écouté, c'est super intéressant, t'as parlé de ça, t'as parlé de ça. » Et qui, du coup, discutait du sujet dont j'avais parlé. Et ça, c'est très rassurant, c'est très sympathique. Voilà. Et je voulais te dire ça. Merci du fond du cœur, en fait, d'avoir été là. Merci du fond du cœur de me soutenir. C'est hyper important pour moi. Et c'est hyper important pour moi parce que je vais te le dire, si tu arrives jusqu'ici dans le podcast, il y a quelque chose que je voudrais te dire. ça n'a pas été une année facile du tout on entre dans l'intime mais j'imagine que pour toi non plus il faut bien s'avouer que c'est c'est hard comme monde j'essaye toujours de me focaliser sur la mythologie parfois en me disant qu'est-ce qu'ils racontaient nos ancêtres et je me dis que Pandore, en ouvrant la boîte, qu'est-ce qui restait dedans tout au fond ? C'était l'espoir. J'essaie quand même de m'accrocher à cet espoir qui est tout au fond de la boîte. En attendant que tous les démons sortent de cette boîte. C'est pas fini. Mais on est ensemble. On est ensemble pour créer une communauté. C'est pas une année facile parce que il y a ça, il y a ces monstres qui sortent de la boîte et ça... Ça concerne vraiment tout le monde à tous les niveaux. Quand on est dans le milieu artistique, c'est encore plus dur. Et surtout quand on est comme moi, là je ne fais pas ma victime du tout, ce n'est pas du tout l'intention. Je parle de mon expérience, mais après chacun son expérience. C'est très compliqué en tant qu'artiste de se faire connaître. Et c'est très compliqué quand on est un artiste qui ne fait pas que de l'humour, d'essayer de vivre de son art. Je le souhaite à toutes les personnes qui veulent vivre de leur art, de vivre de leur art, surtout quand c'est tellement ancré en toi, tu ne peux pas vraiment faire autre chose. Mais par contre, il y a quelque chose qui est très difficile, c'est de se dire que la scène me manque, que je me réjouis vraiment de remonter sur scène, de tout mon cœur. que d'avoir mis en scène, c'était une chouette expérience que je vais continuer dans la saison prochaine à remettre en scène. J'ai déjà deux gros projets qui viennent, dont je te parlerai certainement. Mais moi, mon seul en scène, ça fait maintenant deux ans que je suis dans le projet d'écriture. Ça fait deux ans que j'ai envie de t'en parler. Ça fait deux ans que j'ai envie de te faire avancer. C'est pour ça que la saison 2 concernera particulièrement ça. Mais au-delà de t'en parler, en fait, j'ai même... presque plus envie que ça, j'ai envie de te dire, viens voir. Ça me manque, et j'ai très très peur que le rêve soit de courte durée, j'ai envie en fait de le jouer, ce spectacle, je fais un rêve, et ce rêve, je n'ai pas envie de le faire tout seul, j'ai envie de le partager. Je ne le fais pas que pour mon égo qui est, je veux monter sur scène, parce que c'est pour ça que je me fais encadrer par des personnes. Ça, c'est très important que tu le saches. Que si j'ai refusé certaines choses, parce que j'ai refusé peut-être dans mon parcours, j'ai refusé certains projets dans le but d'essayer de me concentrer à créer des projets qui ont du sens, qui racontent quelque chose au public parce que je crois que c'est ma vibe. Et de nouveau, pour moi, ce n'est pas consensuel de dire « Ok, si les autres ne veulent… » pas cette vibe-là, mais moi, c'est ma vibe. Mais donc, parfois, je peux me permettre de dire que c'est long, en fait, cette vibe. C'est long d'y croire, de se dire qu'on peut y arriver, parce que, clairement, je suis tout seul. J'essaie de m'encadrer le maximum par des personnes. J'essaie d'être entouré. Et si toi, artiste qui m'écoute, tu es tout seul, sache qu'en fait, tu n'es pas vraiment tout seul, parce que tu es dans une situation qui est comme la mienne. certes tout seul, mais on n'est pas tout seul à être tout seul. Donc ça fait déjà pas mal de monde qui est tout seul. Et donc on essaie tous de s'en sortir et on fait tous de son mieux. Alors ça, c'est ma version gentille à moi qui le dit, parce que je sais que l'auditeur qui m'écoute, il a peut-être besoin d'écouter ça et que c'est très important. Je me le dis, ça ne veut pas dire que c'est facile pour moi de me le dire, vraiment. Donc je comprends tout à fait, très sincèrement que ce soit. absolument pas facile de se le dire. Là où je vais pour l'instant dans mon seul enceinte, sans te teaser trop, je vais dans le profond, je vais chercher quelque chose, à nouveau. Pas que pour parler de moi, parce que j'ai pas d'intérêt de parler de moi, même si on m'a dit, on ne sait pas qui tu es. Alors oui, ça a fait le démarrage de mon deuxième seul enceinte. Mais qu'est-ce qui ferait en sorte que je vous parle de moi pour parler de toi ? Qu'est-ce qui ferait en sorte que mon seul en scène y parle à tout le monde et qu'on se réunisse autour d'un plateau de théâtre pour parler ensemble de nos vies, de nos réalités, de nos fictions, de nos rêves et pourquoi pas de ce qui se cache tout au fond de la boîte de Pandore. Je te laisse peut-être avec ça, avec ce message, en te disant on se retrouve. en octobre pour la deuxième saison que je vais préparer durant cet été, en te disant de continuer de faire des rêves, en te disant de continuer d'aller voir des spectacles, de t'abonner au centre culturel le plus proche de chez toi, au lieu culturel, d'aller voir plein de spectacles pour te faire tes propres idées des spectacles que tu aimes, et de rester en communication avec les êtres vivants parce que... C'est peut-être là que se cache l'espoir. A tout bientôt.