- Speaker #0
Bonjour, c'est Mathieu Gorin, photographe, édito, campagne, musique aussi. On est sur À Travers l'Objetif, un podcast H. Hello, moi c'est Alexis, photographe de mariages, d'événementiels et de portraits. Et on se retrouve aujourd'hui pour ce magnifique podcast. Vas-y, go ! Alors, du coup, présente-toi un peu, en rapide, pour ça je ne vais plus quitter, etc. Ouais, du coup, moi c'est Mathieu Gorin, je suis né, j'ai grandi à Paris, en Paris 10 plus précisément. Je fais de la photo maintenant depuis 2020-2021. Ça va faire 5-6 ans. Essentiellement d'argentique, mais un peu de digital. Il faut mettre les deux. Mais vraiment un très grand amoureux de l'argentique. Et tu vois là, j'ai un peu tout testé. Un peu de docu, un peu de mariage, un peu de corpo, tout ça. Mais vraiment, mon domaine de cours d'élite son, c'est vraiment mode,
- Speaker #1
Donc j'ai des campagnes, des petits éditos, on travaille pour les marques, des petits projets persos autour de la mode.
- Speaker #0
Et puis voilà. Ok, mais t'as commencé directement par l'antique ? Euh, non. J'avais commencé en numérique. Ok. Avec un appareil que mon père s'était acheté à l'époque. C'était un petit Canon. Et j'avais commencé la photo par là. Mais ça m'avait pas trop... On n'a pas plus congé avec ça, tu vois. J'en ai un petit peu, t'as touché un petit peu. Et après j'étais en mode, bon ok, t'es cool, j'ai reposé. Et c'est en faisant mon premier boulot. J'étais vendeur à Size à l'époque, et c'est avec mes collègues de travail, on parlait un peu de photos, et c'est eux qui m'ont un peu introduit à Dorn Authentic. Je connaissais sans connaître, tu vois. On parlait de ça, et suite à ça, j'avais, je crois, acheté mon tout premier, mais écoutez, vraiment, a tout cassé, 6 euros. 6 euros, et au final, on est loin des prix de nos jours, et j'avais kiffé, tu vois. Bon, le flash, il s'est cassé au bout d'une semaine, mais j'avais kiffé, j'avais commencé à découvrir, tu vois, dans ce quoi, j'ai une pellicule, la mètre, les tutos, les trucs, les machins, c'était trop cool. Petit à petit, on a développé, tu vois. Tu commences à kiffer, tu as envie d'avoir un peu plus la main mise sur l'appareil. Donc, tu manuelles, tu te renseignes, tu prends les appareils un peu mieux. Après, il y a un appareil à 130 euros, un peu plus manuel. Après, tu te dis, tiens, celui-là, il est beau pour les portraits. Tu commences à kiffer des parquets. C'est un step-by-step, tu investis ton argent dedans. C'est relou, mais c'est productif. Donc, de base, c'était vraiment une passion. Et toi, je t'entends dans la question ? Du coup, moi, c'est Alexis Prévacat. J'ai 27 ans. Je suis photographe depuis, bah pareil que toi, j'ai commencé en 2020. Même chose, j'ai acheté mon premier appareil Canon. Et là, vous savez, écoutez, pas 6 ans. J'avais investi directement, ouais. C'est des barques de... Parce que moi, je ne viens pas du tout du milieu de la photo à la base. Moi, je viens de tout ce qui est immobilier de luxe. Donc avant ça, je bossais chez Balan Saga. Et ensuite, j'ai bossé chez Louboutin. Donc j'ai vu un peu le milieu de la mode. Mais sans plus, c'est pas ce truc... Ouais,
- Speaker #1
tu peux voir un peu le côté de la photo aussi. Voilà, c'est ça.
- Speaker #0
Je voyais les shootings, comment ça se passait, etc. Et franchement, j'ai... j'aimais bien et c'est quand j'ai bossé chez Louboutin moi j'ai toujours aimé la photo et donc j'ai pas mal voyagé dans ma vie et j'ai toujours kiffé prendre quelques photos voilà j'ai toujours aimé l'architecture les ambiances tout ça c'est ça franchement j'ai kiffé les souvenirs et j'avais toujours un vieux téléphone moi j'avoue j'avais tout ça mais...
- Speaker #1
ah des fois ça fait le taf hein franchement c'est comme ça tu commences à bien cadrer tu baisses un peu la ligne d'étude bah ouais c'est ça je commençais avec ça je touchais un peu à ça et arrivé un moment je me suis dit
- Speaker #0
En plus, je gagnais bien ma vie chez Louboutin. Je me suis dit, allez-y, vas-y, achète-toi ton premier appareil photo. Vas-y, lance-toi. En plus, j'étais là, juste à côté sur Paris 1er, juste derrière la bourse du commerce. Et c'est-à-dire que j'étais vraiment au centre de Paris. Donc, je prenais mon appareil. Et après, je commençais à shooter un peu dehors. Et après, j'ai commencé, pareil que toi, en portrait, etc. Je commençais à m'exercer, demander à des potes. Et c'est comme ça que je me suis lancé. Donc, heureux, ça va faire 5-6 ans, pareil que toi. Donc, voilà. On a des petites questions. Je crois que ma première question était par rapport au mariage. Te souviens-tu du premier mariage que tu as photographié ? Oui, c'était le mariage de mon ami. C'était le 10 décembre 2021. C'était le mariage d'un très bon ami à moi, Teddy, que Chalut, qui est aussi photographe maintenant. C'était un mariage grosse pression. Grosse pression parce que c'est ton premier mariage. Qui dit mariage, dit événementiel. Qui dit événementiel, dit imprévu. Donc ça se passe jamais comme tu veux Et surtout c'était le mariage de mon pote Donc tu vas donner le meilleur pour Moi j'ai une autre question Parce que maintenant quand tu revois les photos là Tu te dis quoi ? Franchement Quand on voit les premières photos là A cette fois tu te dis Heureusement déjà c'est plus le même niveau Ouais Mais franchement moi c'est quelque chose que Même dans la vie en général je suis très impliqué Quand je me lance dans quelque chose je me lance toujours à fond C'est à dire que j'étais pas Juste avant par exemple son mariage Je me tuais aux vidéos YouTube Donc comment Comment photographier un marrage ? Ouais,
- Speaker #1
je suis français, je suis pas dans des blancs bien adaptés. Exactement.
- Speaker #0
Moi, je me suis dit, il faut que je vive un marrage. À l'époque, pour ceux qui connaissent Rime Photographie, c'est un des photographes qui, sur YouTube, en fait, il montre vraiment tout le behind the scenes d'un marrage. Il te montre vraiment des préparatifs, comment photographier, il te montre les photos, elles apparaissent. à tel moment, comment te comporter, qu'est-ce que tu peux demander ? Et du coup, je me suis beaucoup inspiré de ça. Et ouais, quand je regarde les photos d'aujourd'hui, c'est plus le même niveau. Mais franchement, je me suis appliqué. Et toi, tu savais le bon déroulé d'un mariage ? En fait, je pensais savoir. Mais c'est pas... C'est vraiment de l'événementiel, c'est que des imprévus. C'est ça. Au final, tu te dis, dans le programme, il y a marqué que ta séance couple va durer une heure, une heure et demie. En réel, il y a eu du retard.
- Speaker #1
Il y a encore 15 minutes. On t'engueule au bout des 15 minutes.
- Speaker #0
On t'envoie des rafles dépêchées. T'as la Wadim Piener qui te regarde. C'est ça. Comme je me souviens de mon premier âge, c'était déjà le 10 décembre 2021. Et moi-même, j'ai une question pour toi. T'écoutes ton court-métrage Alone. Mélange photo et vidéo. Est-ce que la vidéo fait partie de ton futur artistique ? En vrai, j'aimerais bien. J'aimerais bien. Ça m'a permis de déboucher sur des clips que j'ai pu faire sur des artistes, notamment Take a Mic, le rappeur, avec qui j'avais bossé un petit temps pendant un moment, et avec une artiste qui s'appelle Roxanne. J'ai pu bosser sur ces deux artistes-là pour des petits clips. En vrai, j'aimerais bien dans le futur. Après, ce n'est pas forcément une priorité dans le sens où je ne suis pas pressé, dans le sens où, là, si on me dit dans un ou deux ans, tu ne fais rien à ce niveau-là, je ne vais pas être en mode... C'est catastrophique. Là, vraiment, mon outil principal, c'est la photo. Je veux vraiment me focus sur la photo. Mais c'est vraiment dans l'avenir, c'est une patte que j'aimerais bien développer, vraiment me renseigner, vraiment apprendre et pousser le truc. Je veux vraiment devenir dans les métiers, connaître un peu toutes les branches, si je puis dire. Vraiment développer l'étalonnage, le montage, comment ça se passe. Et t'es qu'un mec qui t'explique bien, comme, OK, là, on fait comme ça, comme ça. Ça, toi, après, quand tu sais comment ça marche... Bah c'est plus... T'es plus fluide. Quand t'es derrière la caméra et que tu sais pas trop ça ça sert à ça, donc ça pour ça, pour le post-porn, ok machin. Et quand tu sais, l'étalonnage ça fonctionne comme ça, donc ça faut En montage, faut ça, Tu veux faire cet effet-là, faut t'anticiper ça, ça. Toi alors vraiment être... Ah oui, ok. Bon je trouve ça, je suis pas pressé. J'ai bonne envie d'apprendre, de prendre le temps. Pareil, des tutos YouTube, des conversations, de rencontrer des gens, tout ça. Dans le futur, c'est une porte qui est grande ouverte. Ouverte, ok. Ok, ok, super. Alors. Est-ce qu'il t'arrive de ressentir la pression de capturer des moments qui ne se reproduiront jamais ? Et comment tu gères ça ? Franchement, même si ça fait six ans, et je pense même dans les années à venir, j'aurai toujours la pression. Dans le sens, je ne serai pas stressé, mais j'aurai quand même la pression. Parce que pour moi, la pression, c'est un peu un mélange avec la considération de l'événement. Parce que... Des fois, il arrive que je fasse quatre marrages dans la même semaine. Des fois, je fais un marrage le jeudi, un marrage le vendredi, un marrage le samedi, même chose le dimanche. Et je n'ai pas envie de tomber dans la facilité ou un peu dans le laxisme, dans le sens où j'ai fait un marrage la veille, tranquille, ça va bien se passer. Ça s'est bien passé la veille, ça va bien se passer aujourd'hui. Surtout que pour eux, c'est le marrage d'une vie. C'est le marrage d'une vie. Toi, c'est ton quatrième de la semaine. La semaine d'un coup, t'es dans le genre 4. On tente tes 8, mais pour eux, c'est le marrage d'une vie. Donc, impossible d'être lacté, ça se négocie. Exactement. et du coup pour moi le fait d'avoir une sorte de pression ça me permet aussi de considérer vraiment la chose et quand même d'être assez attentif sur la chose donc en soi je ne sais pas si un jour la pression elle portera j'espère pas en tout cas moi je pense que c'est un des facteurs clés limite pour un mariage si tu vas vraiment sans pression c'est un problème c'est ça voilà si tu vas trop t'y tu verras que t'as oublié des trucs ou t'as négligé certains trucs qui seront qu'on va soit te reprocher soit toi-même tu vas dire ah non mais en fait ça ne va pas aller c'est dans un truc que tu as deux ans jamais je ne l'ai pas fait Merci. Exactement, parce qu'après il y a un travail de recul aussi Moi j'aime bien regarder aussi mes anciennes galeries Mes anciens reportages Pour moi en tout cas Pour répondre à la deuxième question Comment je gère ça Il y a un travail de préparation Dans le sens où c'est vrai que moi je kiffe Le spontané etc Les prises de vie naturelle Mais j'essaie quand même de me préparer en amont Donc toujours demander le programme Le relire la veille poser des questions à la wedding planner, si on a une à la mariée, avoir quand même un échange même en général j'essaie de d'échanger soit par téléphone soit en physique avec les mariées pour comprendre quelles sont leurs attentes même je travaille avec un mood board aussi avec les mariées donc je comprends aussi ce qui est important pour eux tu vois parce que ça reste quand même un état artistique et même si on me choisit pour ma patte et pour mon style bah un mariage est différent l'un de l'autre et il y a des mariées par exemple elles sont très attentives sur tout ce qui est photos de détails c'est quelque chose qui... qui comptent beaucoup plus pour eux. Il y en a, je sais que j'ai beaucoup de mariés qui font eux-mêmes la déco. Donc, je sais que prendre des photos de la déco, etc. Ça va leur toucher à cœur forcément. Donc, pour moi... Aujourd'hui, j'ai toujours la pression, j'ai toujours la pression d'un mariage parce que c'est des moments uniques, tu ne peux pas reproduire le moment du bisou à part quelques techniques, ouais allez on le refait, etc. Mais le moment des alliances, ça en général tu ne veux pas le refaire quand il y a un feu d'artifice de jour ou de nuit, compliqué de le refaire donc tu as toujours cette petite pression-là, tu vois, mais ce n'est pas dérangeant, ça me permet vraiment d'être sur l'équilibre et après comment gérer cela, franchement c'est la préparation et après dans tous les cas, tu restes un être humain, on fait des erreurs Mais tu essayes toujours de donner au max et d'être toujours le plus prudent possible. Donc voilà. Et du coup, moi, j'ai une question pour toi. Pourquoi le portrait semble être un élément central dans ton travail ? Ok, tout simplement parce que c'est ce qui me parle le plus. C'est là où on a le plus d'émotions, on a le plus de ressentis. Le portrait, c'est vraiment universel. Mais vraiment, premièrement, parce que ça me parle le plus. Alors, bien sûr, je kiffe. l'architecture, la déco, la nature, etc. Mais en photo, ce qui me parle le plus, c'est le portrait, ce qui dégage surtout le regard. C'est vraiment ça qui me fait kiffer. Quand je regarde les photos, je suis en mode... Ah là, c'est intense. Il y a quelque chose, ça me fait vibrer. C'est les jeux de regard, les jeux avec la tête, les positions de corps. Et voilà. Tout simplement, il faut pas chercher plus loin que ça. Mais après, je siffle aussi. Quand je suis dans un autre pays, un peu comme toi, dans la partie voyeur, quand tu es photographe, donc avoir des photos sur l'architecture, sur la déco, sur l'univers, sur différentes cultures, c'est cool. Quand je suis vraiment dans mes projets que je chiffre, soit pour les éditos, soit pour les musiques, le cover, les photopresses, pour entrer, j'aime trop ça. J'aime trop ça, les close-ups, les trucs où on sent bien l'énergie.
- Speaker #1
C'est des belles tenues.
- Speaker #0
Ça, ça va se voir encore mieux, mais limite, moi, je...
- Speaker #1
C'est l'expression de visage qui te...
- Speaker #0
Ouais, c'est des attitudes. Je sais que par exemple, bon, moi même je ne suis pas un fumeur, donc je n'encourage pas ça, mais tu vois, la cigarette et la fumée, ça dégage trop des trucs où... Moi, quand je peux choper des trucs comme ça, que ça ne dérange pas la personne qui va finir à l'image, soit un rappeur ou une modèle, je ne sais pas quoi, sur le projet, entre guillemets, j'encourage à... Tu veux fumer ? T'inquiète, on va fumer, mais je te prends en photo. J'encourage ça, à bosser en fumée, bien évidemment. Mais il y a trop d'attitudes, ça dégage trop de choses. Des fois avec des regards, des jeux d'intentions, des jeux d'ondes, surtout en studio avec des flashs, ça intensifie ça. Peut-être une lumière où t'es tout plate, où tu vas avoir une image, mais ça va pas être la même chose.
- Speaker #1
Bah oui, parce qu'avec la fumée, forcément ça fait une lumière difficile. Ouais,
- Speaker #0
t'as fait des choses différentes, des jeux de contraste, tout ça, et il y a des études un peu limite théâtrales, un peu de l'extime, tu vois. Donc vraiment le portrait, ça me prend trop... C'est vraiment le truc qui me fait le plus vibrer. Voilà pourquoi c'est vraiment central, bien évidemment, même si quand je bouge, je préfère quand même... Je préfère plutôt le paysage quand je suis ailleurs. Parce que t'as beaucoup parlé de portraits où tu connais déjà le modèle. Mais est-ce que ça t'arrive des fois de faire, par exemple quand tu vas à l'étranger, ou même quand t'es sur Paris, de faire des gens que tu connais pas ? Spécialement genre proposés ? Beaucoup, beaucoup. Encore la semaine dernière, j'ai shooté une modèle coréenne qui fait un espèce de petit road trip en Europe. Elle reste trois semaines, elle a fait que trois jours à Paris. Il fallait vraiment... En fait, un jour, si toi, t'es pas dispo, après, c'est mort. Heureusement qu'elle parlait un petit peu anglais. Comme ça, on a pu échanger. Parce que des fois, quand il y a la barrière de langue, c'est un peu plus compliqué. Il y a beaucoup de traduction, mais bon, c'est moins pratique. Des ébrouillages, j'avais même pas pensé. Il faut, il faut. Non, t'es obligé. C'est pas anglais, c'est espagnol. Le métier de photographe ou vidéaste, t'apprends bien une chose, c'est être autonome et débrouillard. Sinon, franchement... Le nombre de fois, si j'avais pas été débrouillard, franchement, ça fait longtemps que j'aurais raté la photo. On m'aurait déjà dit, mais toi, t'es pas professionnel et du coup, tu vois, t'es obligé, t'es obligé. Mais du coup, c'était... Je sais pas comment dire. Déjà, maintenant, je choisis un peu mes modèles par rapport à avant. Quand je fais des projets persos, là, maintenant, je vais démarcher des agences de casting. Des agences de mannequins.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #0
c'est moi qui vais choisir le... On m'envoie une sélection et dedans, je choisis. Bon, déjà, ça va me parler de base. Je sais que le profil va être bien. ou va correspondre au projet qui m'intéresse. Mais après, je ne sais pas. C'est avec le temps. J'ai travaillé un peu mon regard. Donc, je sais un peu s'il va me plaire ou pas me plaire. Donc, les positionnements de corps, c'est un peu les épaules, le menton, le trésor. Un peu tout ça, tu vois. Je sais que c'est ça qui va vraiment marcher sans forcément connaître la personne. Et après, pour les mettre à l'aise, c'est aussi au fil du temps du shoot. forcément les premières photos sont un peu timides c'est ça que dans beaucoup de choses je commence beaucoup mes photos en digital pour entre guillemets shooter pour shooter j'ai mis entre guillemets on regarde après je montre la mode la lumière c'est comme ça ça fait t'aimes bien machin On est dedans ? Vas-y, on est dedans, c'est parti. Et là, on en voit les bangers, les pellicules. Et ça permet aussi de voir les poses qui rendent bien. C'est cool. Mais du coup, c'est vraiment le feeling, l'expérience. Et après, il y a une part un peu d'improvisation aussi. Mais j'essaie jamais de trop imposer les choses. Il faut toujours respecter la personne. Et toujours un peu demander, est-ce que ça te dérange ? Est-ce que tu peux faire ça ? Je ne sais pas, si elle est en talons, tu dois monter là-haut. Est-ce que ça te dérange ? On peut t'aider. Si tu ne te sens pas bien... Tu redescends, franchement, il n'y a pas de soucis. Ouais. Tu vois ? T'es vachement flexible. Ouais, t'es obligé. Enfin, tu sais, surtout que là, moi, je me considère comme un petit profil de photographe. Ok. Je fais beaucoup de collaborations. Ok. Tu vois, genre, je ne peux pas me permettre de... Soit déjà, t'es pas payé. Enfin, je ne te rémunère pas comme projet.
- Speaker #1
Ok, je comprends.
- Speaker #0
Je ne veux pas t'imposer des choses. C'est impossible. Genre, je ne veux pas te mettre des choses... C'est une bonne mentalité. Là, de base, je ne veux pas te forcer à faire des choses. Mais là, encore plus, tu collabores, t'as accepté. Sers-toi, aussi. Oui, il y a un intérêt. Tu vas avoir les belles photos, t'as un salu, t'es maquillé, ok. et te forcer à faire des choses c'est impossible très belle mentalité moi je vais enchaîner avec une question comment tu fais pour rester créatif dans un domaine où les moments se ressemblent parfois d'un mariage à l'autre c'est une bonne question c'est vrai que c'est vrai que moi j'essaye d'être déjà le plus impossible dans le sens où je je n'aspire pas en tout cas à me dire que je suis arrivé. C'est-à-dire que j'essaie toujours de prendre là où j'ai à prendre. Que ce soit sur Pinterest, je vais m'inspirer, que ce soit sur Instagram, que ce soit... Même des fois sur certaines prestations. Des fois, il arrive que je travaille avec des débutants, des personnes qui commencent la photo, mais je m'intéresse quand même à eux, à leur vision artistique. Comment tu verrais de telle manière, tel moment, etc. Parce qu'en fait, on a tous un point de vue différent. Et je trouve que c'est l'une des... En tout cas, c'est... que je trouve beau en tout cas dans ce métier c'est que on peut tous regarder on peut tous voir la même chose mais on ne le voit pas de la même manière on peut tous regarder quelque chose mais on ne peut pas le voir on ne peut pas spécialement le voir de la même manière et je trouve le fait d'échanger déjà avec des collègues le fait d'échanger avec toi par exemple tu vois la photo argentique moi j'ai commencé à m'y intéresser début d'année 2025 parce que moi je ne connaissais pas du tout ce milieu là Maria je t'en peux tant te dire C'est un délire. Justement, c'est à la mode en ce moment. Ça commence parce que c'est à la mode et que ça m'a intéressé. J'ai fait pas mal de recherches, etc. C'est un moment beaucoup plus posé. Par exemple, la photo argentine, tu ne peux pas shooter, c'est des pellicules. Tu ne peux pas t'amuser à shooter à tout va. Juste le fait de m'être intéressé à ça, ça m'a fait aussi remettre en question sur ma manière de bosser. Parce qu'en marrage, ça va vite et c'est souvent timé, etc. Des fois, de prendre plus le temps. de composer ton image, de faire une belle chose, de faire une belle pose, etc. De dégager quelque chose de beaucoup plus puissant qu'une simple photobasile parce que moi,
- Speaker #1
je me lasse vite aussi. Non,
- Speaker #0
non, ça. Mais du coup, la grande solution est bénéfique sur aussi le numérique. Et du coup, ça te force à ne pas rafaler à toute patate et d'avoir 15 clichés alors qu'il y en a un qui est beau. Mais du coup, ça aide beaucoup. Ouais, carrément, je suis parti. Quand je suis parti en Italie pour un mariage, quand je suis arrivé à Milan, la première chose que j'ai fait, j'ai acheté un Kodak.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Un petit Kodak jetable. Un petit Kodak jetable. Et ça m'a fait retourner en enfance. Et franchement, quand je l'ai tenu en main et que j'ai commencé à composer mon album, c'était un petit délire. C'était trop bien. En plus, les gens négligent cet appareil-là. C'est trop bien. Le nombre de fois où on me dit « Toi, tu me conseilles quoi comme appareil, poto ? » « Va prendre un jetable. » « Va prendre un jetable. » C'est automatique. Tu vas kiffer, tu vas avoir les sensations. Et ça fait le taf. Après, le truc, c'est que quand on joue en mariage avec, tu vois...
- Speaker #1
En plus,
- Speaker #0
j'ai encore chaud de fion là. Ça fait un peu bizarre. Mais franchement, ça m'a débloqué un skill. Parce que je me suis posé et j'ai vraiment pris le temps de faire mon image. J'ai une question. Toi, t'es en focal fixe ou t'es en zoom ? Justement, je suis en zoom. Et je l'ai passé en focal fixe. Si je ne dis pas de bêtises, c'est un 35 mm sur l'objectif, sur les Kodak, non ? ça te force à bouger et même ça pour la photo pour le digital ça te force à te casser la tête totalement j'avoue mon plus le dernier 24-5 avec ça tu fais 39% des images tu peux tout faire à part le 70-200 que j'utilise en cérémonie laïque ou cérémonie religieuse qui sort de capturer la tata qui est au fond de l'affaire Ok, ouais, dans la salle. Sinon mon 24-05 il fait largement le taf et c'est vrai que je me force même des fois à bloquer sur une focale et à bouger avec. Ok, c'est bien ça. Parce que des fois c'est trop facile en fait, t'es là, t'as un 24, bam, tu tournes, t'as un 100. En plus ça le permet toi-même quand t'es en plein, quand t'es en train de bosser ou en plein rush. Ça te met des petits défis en plus. Enfin, ça, ça rajoute un peu de piment. Tu vois, tu es en mode, vas-y, là, j'ai vraiment jeté un petit défi. Ça te stimule en vrai, de vrai. Exactement. C'est cool. Donc, ouais, franchement, pour m'inspirer, franchement, je vais beaucoup, je veux lire beaucoup sur YouTube. Avant, je ne sais pas si tu te retrouves sur mon appareil YouTube, mais tu me suis lancé dans la photo. Waouh ! Mon nombre d'heures sur YouTube, il a explosé. Et j'essaie de ne pas regarder n'importe qui. Des gens qui font de la photo à Rantide, ils font test-seal, Et même le fait de moi-même de pratiquer dans différents domaines, que ce soit la restauration, que ce soit l'immobilier ou pas ce soir, il y a certains codes que tu dis, ah, c'est vrai que ça serait sympa de les utiliser en gros à l'âge. Le fait d'échanger avec des gens, franchement, j'essaie toujours d'innover sur Pinterest. Je passe énormément de temps dessus pour voir un peu le signe. Moi, j'essaie vraiment de m'inspirer. En réalité, c'est un méchant site. L'évolution est constante. La pratique est constante aussi. J'essaie de regarder ce qui se fait en tendance, même à l'ancienne, etc. En plus ce qui est bien sur YouTube maintenant, c'est que ce qu'il n'y avait pas il y a plusieurs années, c'est que maintenant il y a de plus en plus de contenu, accès autour de la photo, de la vidéo et de bien de scène qui nous permettent de comprendre des choses qu'il n'y avait pas il y a plusieurs années. Ça veut dire qu'avant si tu avais des questions ou tu ne sais pas comment ça, ça marque ou autre, tu n'avais pas forcément les réponses. Et pour en construire des choses c'est un peu galère aussi, alors que maintenant tu as vraiment des Français, des Américains, des Australiens qui font des comparatifs d'appareils.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
C'est vrai que même des fois tu as un doute, ok en fait c'est cool, ok, je sais pas. C'est trop rapide, c'est trop cool. Moi, carrément, c'était il y a des semaines. J'ai envoyé un message à un photographe que j'insère beaucoup, James Reader. J'ai envoyé un message. Je me suis dit, sans souci, il n'a pas envie de répondre parce qu'il est grave connu sur YouTube. J'ai envoyé un message, je me suis dit, mais sans... Mais surprise, il m'a répondu. Ouais, franchement, grave accessible, super sympa tout ça. Et j'ai échangé avec lui et... C'est trop long. On néglige souvent, on n'ose pas faire le step. Je lui dis, vas-y, il n'a pas continué d'abonner jamais, il va me répondre, ou encore plus. Là, tu vois, vu, il entendait des frères. C'est soit la peur, soit l'ego. Moi, j'avoue, quand il m'a répondu, je me suis dit, oh, c'est cool, ça m'a fait plaisir. C'est lourd. En plus, il répond aux questions, tout ça. Moi, j'ai une question aussi pour toi. Justement, par rapport à ça, y a-t-il un photographe ou un artiste qui t'a fait changer complètement ta manière de voir l'image ? Complètement, non. Ok. Après, comment dire ? C'est pas... Comme tu as dit, c'est des métiers créatifs, donc tu découvres forcément des photographes dans le temps, des anciens que tu n'as pas connus, tu les découvres maintenant. Genre, je sais que j'avais découvert l'année dernière, c'est un très très très très connu, un photographe très très connu qui s'appelle Paolo Roversi, que je ne connaissais pas du tout. Quand j'en ai parlé au propriétaire du studio où je visais de temps en temps, qui est un peu un ancien, il m'a dit « Tu ne connaissais pas Paolo Roversi ? » Tu vois, c'était un peu en mode « Ah, ça crie, tu vois ! » Du coup, j'ai dit, ouais, j'ai vu une expo d'un mec trop, trop, trop fort et trop beau, machin. Il m'a dit, mais oui, mais ça, c'est le photographe des 40 dernières années, tu vois. Du coup, maintenant que tu vois ce qu'il fait, je suis en mode, ah oui, là, bon, je suis un peu, je suis un peu un goyon parce que la marque, une de mes marques préférées, c'est Comme des Garçons. Il a fait énormément de campagnes pour eux, en plus, tu vois. Bon, je ne m'étais pas assez, je n'étais pas assez fouiné. Mais du coup, à son expo, j'ai pu voir des trucs, des manières de taffer. C'est en mode, on peut faire des trucs comme ça. Tu vois ça, ça permet de débloquer. Alors pas complètement dans le sens où j'ai déjà ma vision et les trucs que j'aime ou j'aime pas. Tu vois le rendu j'étais pas fort. Enfin c'était beau mais je me suis pas dit que moi j'allais faire ça. Oui vous essayez de reproduire. Mais tu vois genre le mec va te tirer un argentique, le prendre en photo, puis restanner puis le retirer. Mais après tu comprends du coup comment c'est fait, c'est trop beau. Et lui il fait ça qu'il bosse beaucoup avec des lumières, avec des flashs continu. Il fait des gros jeux de lumière, des gros jeux d'ombre avec des temps de pause qui sont assez longs. Je sais qu'à l'époque je voyais ça, c'est un peu les mecs qui faisaient ça la nuit, avec des jeux de lumière. Toi tu te dis, ah ouais, c'est cool mais ça fait un peu kitsch. Le mec fait ça en version mode. Ah ouais, c'est hardcore en fait. Je me pose la question, comment il fait une lumière comme ça ? Quand tu comprends les behind the scenes, ok. C'est en découvrant aussi les expositions. Du coup, typiquement, ça, j'ai vu l'affiche dans la rue. Je lui disais, Palau Roversi, Palais Galliera, expédition de telle date à telle date. Je lui dis, vas-y, pourquoi pas ? Et tout de plus, je ne connaissais pas le Palais Galliera, qui est archi beau d'ailleurs.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
c'est un super beau spot. Oui, franchement, le lieu est trop trop cool. Il n'y a pas de photographe qui a fait complètement changer ma vision. C'est, tu découvres des photographes, où il y a des photographes, comment la main d'ordre, ils vont aborder leur projet, comment ils vont éditer, comment ils vont shooter. Ça peut te faire des déclics. Et c'est un peu un mélange de tout ça, qui vont petit à petit, dans le temps, faire façonner aussi, toi, ce que tu kiffes. ta vision et où tu vas aller, où tu peux tenter. Jusqu'à un photographe français qui me semble vivre en Amérique, un homme qui s'appelle Thibaut Grevet. Il est très très fort en edit et en post-prod.
- Speaker #1
Du coup,
- Speaker #0
il envoie des gros Photoshop. Et tu sais, des fois, c'est du grave inspirant. Même si je ne suis pas un gros éditeur en mode Photoshop, j'aime bien les gens avec des grains, avec un peu des flux de mouvements. Et lui, c'est totalement ça. Et des fois, je suis en mode hardcore. Il est vraiment trop fort. Et ça fait du gros tableau, c'est trop beau. Et même typiquement, il avait fait une photo d'une coureur de magazine. La modèle, je crois d'ailleurs, en plus, c'est à New York. Elle est debout sur un angle de vitrine. Il y a tout un escouloir derrière. Et pareil, elle est sur un toit. C'est un écran vert. C'est quoi ? Du coup, je tague le studio créatif. Et tu vois qu'en fait, c'est tout 3D mélangé avec un peu d'IA. Tout ça, ça débloque ton truc. En fait, c'est comme ça que c'est fait. Moi, plus tard, j'aimerais faire un truc. Tu vois, c'est vraiment des... Tu vois le cheminement. Ouais. C'est trop, trop cool. Mais il n'y a pas de photographe qui a fait complètement changer ma vision. C'est vraiment des photographes que j'ai utilisés. soit dans leur editing, soit dans leur manière d'approcher le projet, la colorimétrie, le traitement d'images, le traitement de peau. Et c'est tout ça cumulé qui compte que ça a changé petit à petit ma vision. Ok, justement, par rapport à ce que tu as dit, j'ai deux petites questions. Déjà, parce que tu as trois photographes qui t'inspirent vraiment, ce sont trois, je ne vais pas dire idoles, mais trois personnes que tu suis pas mal, qui vraiment, par rapport à leur ligne éditoriale, par rapport à leur manière de faire, etc. il y a deux ou trois je sais pas si je prononce bien les noms donc au cas où désolé si vous voyez cette vidéo il y a Bilal El Khadi que je follow depuis très longtemps maintenant que j'apprécie énormément j'ai découvert il y a trois ans William Arkan qui est un canadien qui maintenant vit en France t'as Thibaut Grevet également et après on peut avoir qui il y a Aïssi Bellumeur qui j'aime beaucoup aussi Merci. t'as d'autres photographes anglais ou même chinois que j'ai apprécié. Normalement, je n'ai pas tous les noms. Mais ça, c'est des photographes un peu de référence. Oui, de référence, mais ce ne sont pas des photographes d'il y a 40 ans. Ce ne sont pas des photographes là non plus. C'est des mecs qui sont implantés. J'aime beaucoup ce qu'ils font. C'est vachement dans l'air de temps. C'est intéressant ce que tu dis. On voit déjà que tu ne t'inspires pas uniquement de ton secteur. Parce que tu as grandi à Paris. Vrai parisien, vrai français. Tu vas au-delà même des frontières, ça qui est cool. Obligé. Tu parles même de Chine, des Etats-Unis, etc. Donc, c'est pas mal. Et ma deuxième question, c'est, justement, c'est quoi ta manière de travailler ? Quelle est ta manière de faire ? Qu'est-ce qui te définit si je vais sur ton profil ? Si je vais sur ton Instagram, ton site internet ou quoi ? Qu'est-ce qui te définit ? C'est quoi ta patte ? Ma patte, ça va être plutôt vers le froid. Ok. Même dans le chaud, je vais essayer de chercher du froid. Je suis trop le froid. Ok. J'aime pas trop les faits d'avoir grandi à Paris.
- Speaker #1
C'est ça qui me dévoile ? C'est le fait d'avoir vendu à Paris qui te dit...
- Speaker #0
Ouais, peut-être, ça joue. Non, mais tu sais, j'aime bien tirer vers le froid. Je suis plus saturé par le bleuté que par le orangé. Même dans le orangé, c'est toujours tirer un peu vers le bleuté. Même dans les tons moyens, tu vas aller chercher un peu de... Ouais, toujours légèrement... C'est ce chiffre de fou. Contraste. J'aime trop quand c'est deep. Ok. J'essaie de faire attention, mais j'aime trop quand c'est deep. Des pots contrastes, des beaux jeux de lumière. On essaie d'avoir quand même une petite limite quand même. Mais ça va être sur tout ça que tu vas revenir avec beaucoup de portraits. Autour de la musique, autour de la mode, c'est essentiellement ça.
- Speaker #1
Donc des portraits très contrastés avec des tentes de froid.
- Speaker #0
Ouais, des tentes de froid. Des fois, ça va être léger, des fois, ça va être un peu plus poussé, mais ça va être toujours...
- Speaker #1
C'est ce qui définit.
- Speaker #0
Tu ne verras jamais des trucs vraiment très très chauds. Quand ça sera chaud, il y aura un peu de froid. C'est ce que j'aime bien. Ça crée des espèces de cassures que j'aime bien. Au général, on préfère... C'est vrai que... en beauté, en réantin, on tend souvent à aller vers le show. Ouais, exactement.
- Speaker #1
Moi, j'aime bien. C'est sympa.
- Speaker #0
Et du coup, moi, je te retourne la question. Au niveau de tes inspirations, mariage, tu as trois photographes qui t'inspirent au quotidien ou même dans le temps ? Je pense que tu connais. Déjà, il y a Greg Fink. Moi, en mariage, je ne connais pas le grand monde. Ah ouais ? J'ai des latines. Comme tu as dit, le propriétaire de studio m'a engueulé.
- Speaker #1
ça veut dire moi j'ai des grosses l'action des fonds en référence ça veut dire des fois tu peux me dire ouais ouais lui il est hyper connu je suis en mode ah ouais ouais il se regarde sur instagram ah ok d'accord tu vois donc j'ai des likings de fou sur certains noms à connaître bah déjà en français en tout cas et c'est l'un des plus connus bah je pense il a été élu meilleur photographe
- Speaker #0
français même je crois même jour parce qu'il a fait un mariage à l'opéra ok c'est incroyable et lui je souhaite essentiellement l'argentique et franchement ces photos sont incroyables il fait des marges de fou il fait tout le monde en argentique il a une seconde photographe ok trompe pas qui elle shoot justement en numérique ok pour toujours le plaisir en budget aussi un peu rarement gentil en argentique il fait c'est justement tu sur tu regardes en regardant ces ces vidéos, il explique le problème de ces... Justement, les factures... des 5-6 chiffres tu vois ça m'étonne pas vu le prix d'une pellicule une coût de production je pense il avait dit je pense il avait dit sur deux podcasts etc mais il avait parlé de ses coûts de production etc c'est monstrueux tu peux lui dire oui il coûte cher bah déjà il est talentueux faut le dire et il y a le coût de production parce que les pellicules parce que quand je suis sorti à Saragentic j'ai vu vos prix mais j'ai halluciné ça ça fait ça ça fait beaucoup de débats franchement c'est quelque chose mais bah j'ai lu déjà en tant que français photographe de Marrages ok Merci. Il y a Romain Ivanov, qui je crois, c'est un gars des Pays de l'Est. Je n'ai pas envie de me tromper, mais je sais qu'il est des Pays de l'Est. Franchement, lui, il a une approche de la photo de Marat, je le sais même trop, parce qu'il fait des très belles choses. Il mélange aussi bien l'édito que le fine art, etc. Mais il est super créatif et inspirant. Par exemple, il y a une photo qui m'a choqué. Il a fait, tu vois dans les experts Miami, tu as des petites bandes jaunes, des espèces de balises jaunes. En fait, il a fait ça, mais en mariage, en gros, il a mis la robe de marié. Il a mis plusieurs, il y a plein d'éléments du mariage, les talons, etc. Ok. Des sortes de scènes de crime, mais avec... Un son de mariage. Pas un son de mariage, mais un mariage sur lequel il a fait la photo. Non, j'ai dit version mariage. Ah oui, version mariage. Ah ok, Exactement. Et tu regardes la photo, elle est incroyable. Genre, en fait, ça change parce que si ça vient, c'est qu'il a cassé un truc.
- Speaker #1
T'es pas habitué à voir ça, quoi.
- Speaker #0
Ouais. et en fait il a une approche de la photo qui est top tu vois par exemple au lieu de ce qu'on fait en général en voyage quand tu prends les talons en photo quand madame en fait ses talons c'est quand même en train de mettre ses talons comme ça tu te lèves en face d'elle tu baisses entre eux tu prends les talons en photo il a fait quoi ? il a pris comme si elle était allongée sur le canapé mais il a mis son corps de l'autre côté c'est à dire il a fait dépasser que ses jambes donc c'est à dire qu'elle avait ses jambes au dessus du canapé tu vois juste les pieds dépassés avec la paire de Jimmy Chou Et après la photo, on va vers son édito. Top ! Mais en vérité, tu réfléchis, tu te dis, mais attends, mais t'as le corps de la... Ouais, la d'autre, elle est par terre en train de... T'es pas peut-être, tu sais pas comment elle est. Je sais pas s'il y avait un truc derrière. Mais tu te dis, il a une approche de la photo super créative. Et lui, vraiment, c'est celui qui m'inspire le plus. C'est qui vraiment sa ligne d'édito. Après, je pense, du coup, si des mariés, ils le choisissent aussi, c'est parce qu'il a cette partie créative. Du coup, si lui va te dire... Ouais, mets-toi par terre là, c'est dépassé tes jambes, c'est que... Bien sûr, tu as la vision, vas-y j'y vais ! Exactement ! Ça joue aussi dans tes clients, c'est aussi parce que tu fais ça, les gens vont te demander ça, et toi du coup tu seras plus à l'aise à créer des choses un peu plus farfelues,
- Speaker #1
dans des situations un peu moins...
- Speaker #0
Oui, en vérité, tu attires ce que tu montres. C'est vrai qu'il a aussi le côté un peu classique, tu vois, posé, mais j'aime trop sa patte. La manière de retoucher ses verres, les bleus, etc. J'aime énormément. et après j'ai pas seulement que des photos de ma rage mais aussi Julia Trottier aussi j'aime beaucoup ses portraits James Ruder aussi j'aime beaucoup la douceur etc les tentes de peau comment elle arrive à les rendre je kiffe aussi bien qu'en porte la carnation de la peau j'aime beaucoup comment il arrive à
- Speaker #1
traiter cela et voilà c'est mes trois inspiratoires que j'en ai d'autres oui bah forcément il y en a un j'en ai plein ça faut toujours d'apprendre une nouvelle dans une semaine on s'arrête jamais avec Instagram tout ça mais voilà et du coup moi j'ai une question Merci.
- Speaker #0
Du coup, tu as déjà exposé ton travail. Comment on passe de Instagram à une exposition ? Ça,
- Speaker #1
c'est complexe. Ouais, j'ai fait mon expo en 2022. 4 ans maintenant, j'ai un collège. Comment on fait ? Il faut se prendre la tête un peu. En fait, tu dis, les gens... Il y a pas mal de choses que tu as déjà exposées. Enfin, déjà publiées. Donc tu ne veux pas que les gens viennent pour revoir ce que tu as fait sur Instagram ou voir ce qu'ils ont déjà vu. Donc tu aimerais bien qu'il y ait une espèce d'expérience avec les moyens du possible. Évidemment, moi j'ai fait ça avec l'argent que j'avais mis de côté, j'avais bossé, je me suis dit bon allez-y faire, il faut que je le passe bien quand même. Je ne veux pas que ça soit un tout petit local avec 2-3 photos qui sont penchées et tu es en mode ah cool, parce que c'est toi, c'est souvenu, mais voilà, normal. Déjà, il faut savoir si tu veux faire les choses bien ou pas. Si tu ne veux pas bien les faire, ça ne sert à rien de trop t'aventurer. Il faut se poser. Donc là, moi, j'avais déjà que je voulais un local soit dixième, soit onzième, soit troisième arrêt. Ok. C'est des lieux forcément... Il y a plus de monde, c'est des lieux artistiques. C'est le 11ème catégorie. En plus, si les gens, je ne sais pas s'ils travaillent à la Villette, c'est au centre. S'ils travaillent à Ivry, c'est vers le centre. Pour moi, c'est un point de rassemblement, entre guillemets, où tu n'es pas d'un côté stratégique. Tu as tout ça et tu sais que tu peux avoir des gens aussi que tu ne connais pas du tout, qui ne te connaissent pas du tout, qui passent et... Ah, c'est cool, là, je ne sais pas. Vraiment, vraiment par curiosité. Donc, j'avais déjà un... un espèce de lieu typique en tête, je voulais une galerie assez grande. J'ai mis du temps à la trouver, parce qu'il y a plein de trucs qui ne me plaisaient pas, ou soit des fois les prix étaient trop chers, ou soit c'était trop grand, j'avais pas besoin d'être aussi grand ou trop petit. J'ai trouvé du coup le lieu. Après avoir trouvé le lieu, je me suis posé avec une amie à moi, avec qui on a pu faire... Elle a fait des études d'architecture, de set design. Donc elle m'a fait tout le temps 3D, les espaces, ok non mais comme ça. Et moi du coup je disais ouais ça j'aime pas, celle-là je sais qu'elle va être de cette taille-là, elle va être plus grande. on peut les mettre là, là ça commence par là, une espèce d'une petite histoire, une petite suite logique, très léger, mais c'est une expo surtout pour retracer mon travail sur les premières années, donc il y avait, à proprement parler, il n'y avait pas vraiment de thème, le thème c'était vraiment mon travail, et ce que j'ai fait, avec quelques excuses qui n'étaient pas sorties, mais c'est vraiment, il faut se poser pour bien faire les choses, après c'est beaucoup plus un travail de prod, que de... artistique à proprement parler. Parce qu'il est déjà fait. L'artistique en soi est déjà fait. Maintenant, je prends comme cadre, je vais printer où, le budget, est-ce que je fais un vernissage, est-ce que je fais ça sur un week-end, une semaine, est-ce que le vernissage, je prends de la nourriture, de la boisson, est-ce qu'il y a une animation, est-ce que je fais de la musique, je mets une playlist, est-ce qu'il y a un DJ, ouais, il faut un DJ, donc le DJ, t'as besoin de quoi ? Moi, j'ai besoin des enceintes, j'ai besoin d'une table, tu vois, c'est vraiment de l'approche, donc il faut vraiment... Avoir le temps, être patient et être cardio. Parce que pour le coup, c'était vraiment, vraiment, vraiment cardio. C'était une semaine où... Je crois que la semaine après mon escoueur tombé, je crois que je suis tombé malade. Genre vraiment, il y a tout qui est descendu. En plus, je ne vais pas rentrer dans les détails, mais j'ai eu un accident à cause de la préparation et tout ça. Et du coup, c'était vraiment compliqué. Mais tu sais, t'es satisfait de ouf. Donc pour passer de ça, c'est vraiment être patient. Tu t'es senti comment à la fin après ton expo ? Fatigué. Fatigué, ça c'est sûr. Fatigué, mais satisfait de fond. Satisfait, j'étais content. J'ai eu que des retours positifs. Les gens m'ont dit, c'est quoi la prochaine ? Doucement. On n'est pas terminé, j'ai une prochaine. Et puis les gens sont très naïfs. Ils ne se rendent pas compte des prix que ça implique. Je n'ai pas voulu forcément le dire aux gens. Les gens ne les regardent pas tout simplement. Mais les gens qui sont un peu plus proches de moi, je leur ai dit. Et ils étaient tous choqués. Je vois quand je leur dis que c'est pour ça qu'on n'en fait pas autant. Et que généralement, ceux qui le font, ils trouvent toujours des... Il y a un intérêt, oui. Il y a des partenariats, des financements, des marques qui peuvent mettre des sous. Mais après, encore une fois, si je veux faire de l'avocat du diable, personne ne m'envoie faire des spots, tu vois ce que je veux dire. Donc, c'est moi qui ai voulu le faire, je voulais le faire bien. C'est à moi d'assumer. Là, je n'ai pas de marque, c'est un petit profil. Les gens ne vont pas demander de faire des spots, donc ils n'ont pas l'intérêt non plus à mettre de l'argent dedans s'ils ne voient pas tout simplement l'intérêt. Donc si moi je veux le faire, j'ai dit je vais le faire et que du coup je vais commencer à impliquer des gens dedans. Pas faisons-le et assumons le stop-off mais c'est...
- Speaker #0
Ça c'était quand ? En 2022 ? 2022 ouais. 2022. Ok. Sachant que toi t'as commencé en 2020 la photo. On va dire que je me suis mis vraiment dedans en 2020-2021. Je faisais déjà un peu de photos avant d'Argentica avant. Ok.
- Speaker #1
Donc j'avais déjà commencé à bosser avec des gens avec ça. Mais là où je me suis vraiment investi dedans, j'ai acheté vraiment mes... mon argentique que j'ai encore aujourd'hui mon vrai digital, un vrai truc où ça me poussait vraiment et vraiment je me la bute en retouchant le truc 2020, ouais 2021 j'avais déjà des pas mal d'argentiques déjà en stock mais c'était purement passion 2020-2021 c'est là où vraiment je me suis dit c'est plus de la passion là je vais en faire un truc un
- Speaker #0
peu pro justement j'ai une question par rapport à ça À quel moment t'as compris que la photographie allait prendre vraiment un tournant, vraiment une place importante dans ta vie ? Est-ce que c'est au moment où tu as fait l'exposition ? Je pense, oui. Dans cette période-là, qu'est-ce qui a fait que tu dises, ok, là, ça va prendre...
- Speaker #1
Je pense que c'est au moment où je me suis dit, en fait, là, j'aime vraiment trop ça. Ok. J'aime vraiment trop ça. Là, les Argentines, c'est trop beau. Je fais les pilitudes, je fais les trucs, c'est vraiment trop beau. Donc là, il faut vraiment que je fasse des choses vraiment bien pour essayer d'être... Pro le plus possible, que je respecte les gens qui m'appellent, que du coup les gens soient satisfaits, qu'ils, s'ils ont envie de me rappeler, me rappellent, tout en étant... en étant respecté, on se respecte, on fait les choses bien, on fait les choses carrées. Donc, je pense que c'est vraiment à partir du moment où je me suis dit, là, je vais prendre cet argent-ci, là, c'est un billet. Là, je vais prendre ce numérique-là, c'est un billet. J'investis l'argent que j'ai mis de côté pendant mes années de travail. Là, en vrai,
- Speaker #0
il faut y aller.
- Speaker #1
Je pense que, écoute, c'est un peu pareil, non ? C'est au moment où tu t'es dit, tu vas acheter ton premier gros numérique ou c'était un peu avant ?
- Speaker #0
En fait, ce qu'il y a... Le tournant, c'est une phrase de mon ancien employeur. Je remercie énormément quand je bossais chez le bouton. Vu que je faisais les deux, ça veut dire que moi, quand je finissais mon travail, mon 8, 17, etc., j'enchaînais directement. Vu que c'était sur Paris, je faisais quelques photos. Je contactais des gens sur Instagram, des modèles, des amis, etc. Après, je rentrais le soir, me retoucher. Je ne dormais pas là. Tu connais de toute façon notre temps de sommeil, le Faudra Vidas, il est assez réduit. C'est-à-dire que je faisais ça pendant un moment et j'affumais. Et plus tu fais de photos, plus ça monte, tu montes un peu, ça intéresse les gens. Je connais un photographe, etc. On dirait. Je faisais les deux et il arrive un moment, physiquement, ça devenait dur. Et par exemple, ils sont endormis au tard. Ils sont endormis debout. Mais je ne me suis même pas endormi sur le bureau.
- Speaker #1
Debout ?
- Speaker #0
Ils étaient debout.
- Speaker #1
Toi, t'es chaud toi ?
- Speaker #0
J'étais vraiment chaud. Chaud debout. Et mon responsable, du coup, il me parlait. sauf que je me suis endormi et il a vu que je m'étais endormi de toute façon moi je suis quelqu'un de très honnête d'ailleurs je lui disais que je faisais de la photo à côté c'est à dire il savait pourquoi j'étais fatigué et il m'a donné un meilleur conseil de ma vie il m'a dit Alexis t'as vu si la photo ça te passionne vraiment si c'est ce qui te passionne lance toi à fond parce que moi dans ma tête je me suis jamais dit que je pouvais me lancer à fond surtout que par rapport à mon éducation moi c'était mes études en plus là je bossais chez le goutteur c'est à dire que mes parents étaient super contents surtout qu'en plus si tu sais tu lâches ton pape
- Speaker #1
qui te permet de vivre là tu dis tu vas danser dans la passion ça va me rapporter suffisamment pour payer les abonnements les factures, les trucs juste l'abonnement je peux amortir en combien de temps j'amortis l'appareil j'avais peur c'est danser dans l'entrepreneuriat je vais pas m'en tirer c'est pour ça qu'au début c'est bien d'avoir son travail de faire les deux juste
- Speaker #0
au moment où tu trouves une balance qui est assez cool qui te permet de relâcher un peu la pression et... pouvoir diminuer et après, tu vois, comme tu as dit, t'arranger avec ton travail ou soit... C'est archi important ce que tu dis, parce qu'il y a beaucoup de gens qui mélangent passion, animosité, se presser, etc. Et de se dire « Eh vas-y, je me lance à fond dans mon projet. » Je dis pas que...
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Je dis pas qu'il ne faut pas le faire, etc. Je ne veux pas éteindre ta passion.
- Speaker #1
Il faut faire attention, t'es obligé de faire attention.
- Speaker #0
Et une sécurité, parce que quand tu fais de ta passion ton métier, c'est plus la même chose. Et le fait des fois de bosser... Par exemple, moi, il m'est déjà arrivé de prendre des prestations où le projet ne m'intéressait pas. Parce qu'à ce moment-là, j'avais des en dessous. C'est-à-dire qu'on le prend et tu fais le truc un peu à contre-cœur. Tu es un peu blasé de le faire,
- Speaker #1
mais il faut quand même le faire.
- Speaker #0
Il faut quand même le faire. Et c'est dommage parce que quand tu fais un métier passionnant, surtout artistique, quelque chose qui t'anime, des fois, c'est dommage de faire les choses un peu à contre-cœur. Donc, ce que tu as dit, c'est super important. C'est cool de commencer avec une base assez équilibrée. Et après, tu vois que, OK, le fait d'avoir ton tas, ça t'amène aussi à investir un peu plus d'argent dans ton projet. Et dire que, pour nous, c'est peut-être du meilleur matos, de payer des formations, etc., plein de trucs. Donc, ouais, franchement, c'est... En plus,
- Speaker #1
il faut rebondir sur ce que tu as dit, c'est que les gens, comme tu as dit, ils aiment bien qu'on a une passion. Après, ça, c'est un peu peut-être un défaut de l'humain. On veut s'en sortir direct dedans. Sauf que, du coup, nous, comme c'est des métiers créatifs, et c'est un marché qui est différent des autres, oui, contrairement. Tu sais, ça marche beaucoup aussi par période. Ça veut dire que... Bon, toi, en l'occurrence, t'es marié, il y a des saisons, on le sait. Mais au-delà de ça, même quand tu fais d'autres prestations, tu peux avoir, je sais pas, pendant trois mois, t'es booké tous les week-ends. Et après, pendant les trois mois d'après, t'as rien.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Tu vois ? C'est-à-dire qu'il y a des gens... J'en ai fait des... Je sais qu'il y a des gens qui me demandaient des conseils. Ils m'avaient dit, ouais, là, j'ai commencé la photo. Franchement, là, c'est un peu pris. J'ai fait concert des trucs. Là, j'ai fait ça en studio. Là, j'ai fait ça. Est-ce que toi, tu me conseilles de... Là, lâcher mon taf de vendeur à tel endroit et de faire jeter de la photo. Il dit, frérot, là, t'as commencé la photo depuis combien de temps ? Il dit, un an. Frérot, moi, ça fait quatre ans que je suis dedans. Et je me suis mis en freelance l'année dernière. OK. Tu vois ? Après, chacun a sa... Tu vois, a son... Comment dire ? Son ascendance. Son ascendance, tu vois, ça se trouve. Il y a un mec qui va commencer en un an. Il va tout déconseiller. Et il va avoir tous les contrats possibles. OK. C'est un franc combien ? 115 000. C'est ça. Ça veut dire que... J'ai dit pourquoi tu veux lâcher ton taf ? Là t'as eu... Ok là on t'a appelé pour le concert d'un tel. Là tu vas shooter un tel. Là le truc il va se rappeler c'est bien. J'ai dit moi garde ton taf. Il a gardé son taf. Il a fait ces projets là. Un mois après il a vu que rien. Il est frérot. Tu veux t'inspirer des gens, tu veux faire comme les gens Tu dis ah ouais mais lui Ça c'est un truc qui m'a longtemps fait défaut Dans les inspirations Lui il a fait ce projet là J'aimerais trop faire un truc Pas aussi big mais tu vois En studio ramener ci, ramener ça, ramener truc Là tu te rends compte qu'en fait Tu peux pas en fait c'est impossible T'es pas à ce stade là, tu peux pas avoir tout ça C'est pas possible T'as un process, un temps de process à respecter Et t'es obligé de le respecter Et si toi tu veux pas le respecter, la vie va te le faire respecter. Et t'es obligé. Moi je sais que j'ai dit à un mec qui s'appelle Joris, qui m'avait dit, ouais j'ai entendu que toi tu voulais faire un peu plus de mots, je vois ce que tu fais, c'est lourd, mais du coup toi tu vis ça dans combien de temps, tu veux faire ça dans combien de temps ? Genre moi, je sais pas, du sud au haut, un an, deux ans, j'aimerais bien faire ça, Il m'a dit gros, dans cinq ans tu vas commencer un peu à toucher à ça. J'ai dit cinq ans, mais c'est lourd, j'aime bien la vie machin. Il m'a dit ça il y a combien de temps ? Il y a cinq ans. Tu vois ce que je veux dire ? Ça m'a mis une leçon d'humilité Mais même pas plus d'humilité C'est une leçon de patience Tu vois tu dis Ah mais t'as eu ta petite ascendance Ah c'est bon là je peux tout faire Je vais avoir tout le monde J'ai shooté tout le monde Tout le monde va m'appeler Ça va durer deux mois Ça va se recalmer On va plus t'appeler Et là tu comprends qu'en fait Non faut aller chercher Faut prendre le temps Faut être patient Et c'est trop trop important Donc vraiment ouais Le fait d'avoir son taf principal C'est pas que Tu pourrais être relou ou avoir le truc à la gère de taf avec une passion, c'est aussi pour trouver la balance de là, il faut quand même manger, il faut quand même pouvoir payer les choses. Et si ça ne marche pas à côté, ça reste à base d'une passion qui n'est pas à temps plein,
- Speaker #0
tu as ton taf à côté. Tu es obligé de l'avoir. En fait, ça donne même une certaine sécurité, une certaine tranquillité où tu dis, plutôt que de me prendre la tête sur, à chaque fois, il faut que je trouve telle choutine, telle choutine, telle prestation.
- Speaker #1
tu te concentres un peu plus même sur ton identité ouais c'est ça en plus comme t'as dit tu vas te forcer à faire des trucs qui vont pas te plaire donc ça veut dire que tu vas aller chercher des clients ou des artistes tu peux pas forcément bosser avec eux après ça ça peut se voir arriver tu vois mais c'est des projets qui vont pas te parler tu vas te forcer à les faire tu vas te pas satisfait donc du coup tu vas te dire vas-y peut-être je vais pas le bosser parce que du coup ça m'en s'en vient pas je suis pas satisfait au final t'as bossé sans bosser c'est pas supposé pas donc en fait après tu finis dans un cercle vicieux et du coup ah j'ai pas de tasse en même temps là mes trucs de passion ça marche pas ou c'est pas ce que je veux faire, ou j'ai pas d'argent, j'ai pas de taf, j'ai pas de truc. Là, c'est une chute. C'était Mathieu, c'était un plaisir d'échanger avec Alexis. Vous pouvez me retrouver sur H.
- Speaker #0
Pareil, montre, ça a été un réel plaisir d'échanger avec toi. Franchement, super découverte. Également. Franchement, super bon profil. Je te souhaite que du meilleur pour la suite. J'ai bien m'intéressé à ton travail, Ska. J'ai bien regardé ce que tu fais. On va pas l'oublier. On se retrouve sur H.