- Speaker #0
Écoute Nico, tu crois que les agents IA vont nous remplacer ou juste nous enlever les tâches ennuyeuses ?
- Speaker #1
Les petites tâches ennuyeuses et répétitives d'avant, elles étaient déjà assumées et gérées par les softwares, l'Internet et l'informatique qu'on connaît tous. Maintenant, on entre dans une autre ère.
- Speaker #0
AI Unboxed,
- Speaker #1
le podcast qui démystifie l'IA.
- Speaker #0
Je suis Hop, je suis Nico. Et ensemble, on partage nos échanges sur cette révolution.
- Speaker #1
Let's go !
- Speaker #0
Est-ce que tu pourrais nous expliquer c'est quoi un agent IA ?
- Speaker #1
Un agent IA, il faut le comprendre comme quelque chose qui peut prendre des décisions et des initiatives. Donc maintenant, on a tous l'habitude des LLM ou des Ausha comme chat GPT, des Ausha intelligents, à qui on fonctionne par tâche. Donc on lui dit tiens, rédige-moi un texte, tiens, corrige-moi ceci, etc. Les agents, eux, ils vont fonctionner par objectif. Donc on leur dit ton objectif c'est de me réserver une chambre d'hôtel à Londres pour le week-end avec tel et tel critère. Peu importe comment il se débrouille derrière, peu importe le nombre d'autres agents auxquels il fait appel, le nombre d'outils qu'il y a auxquels il fait appel, il arrivera à son objectif et il prendra des décisions pour nous.
- Speaker #0
Ok, peut-être essayons de rendre ça encore un peu plus concret. Imaginons je veux réserver un voyage business pour me rendre à New York. Comment se... passerait le processus d'un agent ou d'une collaboration d'agents ?
- Speaker #1
Ou d'une équipe d'agents. Les démos les plus impressionnantes qui tournent en ce moment sont des mecs qui ont fait la démo, notamment, d'un tout un système d'agents et qui est au final connecté à leur WhatsApp. Donc, ils ont une sorte d'agent ultime qui est leur assistant. Un peu comme dans Her, où c'est Scarlett Johansson qui est l'assistante. Ils ont leur assistant ultime avec qui ils ont un contact WhatsApp direct. et que ce soit en vocal ou par écrit, ils peuvent lui dire, tiens, arrange-moi mon week-end en amoureux à Londres.
- Speaker #0
Du coup, tu ne veux pas rester sur New York, mais tu préfères. Ah, c'est bon, organisons le voyage à Londres.
- Speaker #1
On y est plus vite et sans avion. Et effectivement, il essaiera d'aller jusqu'au bout de l'objectif. À terme, évidemment, il achètera le billet lui-même de train, il achètera, il réservera ton Airbnb et il commandera le ticket au théâtre. Puisque les agents ont les mêmes... compétences et capacités que l'homme, en tout cas en termes d'interactivité avec un ordinateur, par exemple. La dernière démo d'Anthropique qui est assez impressionnante, il laisse l'agent utiliser un ordinateur complet. Donc l'agent ouvre le navigateur, surf, fait des recherches, il fait son boulot d'assistant comme si on avait le luxe qu'on n'a pas, mais d'avoir un assistant en permanence près de nous.
- Speaker #0
Ok, allons-y étape par étape. En essayant peut-être aussi de préciser, parce que tu parles régulièrement d'agents au pluriel, donc essayons peut-être de les nommer. Moi, je m'adresse à mon premier agent, agent de voyage, on va dire. Et du coup, je demande de partir en famille le week-end prochain à Londres. L'agent de voyage qui entend ma requête, la mission, la requête, après il se passe quoi ?
- Speaker #1
Après, lui, il va déléguer des tâches, principalement. À d'autres agents ? À d'autres agents, oui. Il va principalement... être ou à d'autres outils. Il va principalement être le coordinateur, le project manager, en fonction de l'objectif qu'on lui a donné. Et donc, il va se dire Ok, moi, j'ai besoin pour ça d'avoir quelqu'un qui est spécialisé dans la culture et qui va me donner les meilleurs spectacles en ce moment. Il a un agent qui ne fait que scraper tout ce qui est culturel, etc., et qui va lui renvoyer Tiens, j'ai ça et ça comme bonne proposition pour ton client, entre guillemets, pour ton humain. Et puis il va faire appel à d'autres, il va faire appel au spécialiste Airbnb qui lui a des connexions en API par exemple, des connexions permanentes avec toutes les plateformes de réservation d'hôtels et de chambres. Lui va ramener une réponse. Et notre assistant à nous, l'assistant principal, il va récolter toutes ces informations et ces réponses et il va formater ça dans un message WhatsApp.
- Speaker #0
Donc j'imagine qu'on pourrait avoir aussi un agent qui fait une... une petite recherche, review, TripAdvisor, Google, etc. Il va expliquer pourquoi il recommande tel ou tel hôtel spécifiquement.
- Speaker #1
Évidemment, d'où l'importance de bien le cadrer. De lui dire, écoute, moi, c'est comme pour tout, c'est l'art du prompting au final quand même, l'art d'exprimer ce qu'on veut, qui pour moi est une des compétences du futur.
- Speaker #0
Parlons-en dans un autre épisode.
- Speaker #1
On en parlera dans un autre épisode. Mais savoir bien exprimer ce qu'on veut et de lui dire, écoute, tu me sélectionnes les trois... moins cher, ou les trois plus près du London Eye, ou les trois plus dans ce quartier-là qu'on aime bien, avec tel et tel critère. Tu me fais un top 3 et tu me proposes les trois. Tu ne vas pas encore réserver pour moi. Je veux quand même encore avoir mon mot à dire. Mais à terme, on y fera confiance, comme il y a 20 ans, certains chefs d'entreprise faisaient confiance à leur secrétaire quand il leur disait Je pars un week-end à Londres, organise-moi tout ça
- Speaker #0
Enchaînons maintenant et expliquons un petit peu pour qui ces agents vont être le plus important à court terme. Qui devra en quelque sorte écouter cet épisode ?
- Speaker #1
Tout le monde. On a commencé par un exemple privé, j'organise un week-end à Londres avec ma famille. Mais évidemment, la grosse révolution et l'impact sociétal le plus important, il sera dans le monde du travail. Il sera dans le monde du travail et il sera dans ce concept et ce principe que les agents et l'intelligence artificielle générative... en général, vont permettre de casser les barrières. De casser les barrières, notamment à l'auto-entrepreneuriat. De casser les barrières de tous ces gens qui ont déjà eu plein de fois des bonnes idées de services, de software as a service, par exemple, qui est la grande mode, mais qui n'ont jamais passé l'étape du pilote. Ils n'ont jamais passé l'étape du brainstorming, parce que derrière, il fallait faire appel à une agence, il fallait faire appel à des développeurs, il fallait faire appel à des distributeurs. à beaucoup de choses, beaucoup de connaissances qu'on n'avait pas. Maintenant, ces barrières tombent. Il suffit d'avoir la bonne idée et, encore une fois, de pouvoir bien l'exprimer avec les bons outils. Et donc, je pense que le défi du futur sera d'avoir une bonne structure d'assistants autour de soi. Mais c'est la même chose pour tous les entrepreneurs. Ce qui compte, c'est d'avoir une bonne équipe, qu'elle soit bien formée et qu'elle puisse bien répondre à nos demandes.
- Speaker #0
Ok, donc ce que tu m'expliques là, c'est qu'a priori, le... Les agents ou la collaboration multi-agents, ça va me permettre moi en tant qu'entrepreneur de me focaliser vraiment sur là où je peux faire la différence. Et le reste des tâches, je dirais plutôt de support, vont être décomplexifiées. C'est comme ça que je pourrais voir les choses ?
- Speaker #1
C'est certain. Tu auras une équipe en dessous de toi que tu pourras même toi-même former, comme tu formes un junior dans une entreprise et qui va évoluer avec le temps. Cette équipe deviendra de plus en plus forte, elle connaîtra de mieux en mieux tes besoins. Donc oui, tu pourras déléguer des tâches répétitives, parfois embêtantes, mais ça, on le fait déjà. Mais tu pourras automatiser, on va en parler aujourd'hui. Les agences ont potentiellement la fin de l'automatisation ou une super automatisation qui est différente de ce qu'on connaît maintenant. Et je pense que tu pourras créer plus de valeur. Alors, il faut voir, soit tu créeras plus de valeur, soit tu travailleras moins. tu auras besoin de moins de force de production pour créer la même valeur.
- Speaker #0
Les deux peut-être, plus de valeur, ce qui permet d'augmenter mon chiffre, parce que quelque part c'est quand même à ça que revient un business.
- Speaker #1
Tu diminues tes frais.
- Speaker #0
Et tu diminues tes frais, ou alors tu as plus de temps à passer en famille à Londres. Exactement,
- Speaker #1
exactement. Je dis souvent, et on reparlera du monde du travail certainement, mais le futur pour moi, on travaillera moins pour gagner moins et pour vivre mieux. La valeur travail est en train de s'effondrer.
- Speaker #0
Juste un point que tu mentionnais qui m'a interpellé un petit peu, tu parlais que l'agent va pouvoir apprendre, qu'on va pouvoir lui apprendre et le former. Est-ce que tu pourrais leur donner un tout petit peu sur cet élément-là ?
- Speaker #1
Oui, d'abord, il pourra apprendre tout seul. Une de ses missions pourrait être de dire, constamment, tu vas lire ce qui se passe sur Internet sur un tel sujet et tu deviens un hyper spécialiste. Et deuxièmement, comme c'est un peu le cas avec les custom GPT, pour ceux qui connaissent, c'est un chat GPT que tu peux... configurer et lui donner des spécialisations. Si tu veux lui dire, ton rôle, c'est ça. Ici, c'est un peu la même chose. L'agent, tu pourras lui donner une spécialité et le nourrir, le nourrir d'informations ou lui dire, va te nourrir tout seul. Dès qu'une publication scientifique sort sur une thématique qui te concerne, tu vas, tu l'analyses et tu la mets dans ta mémoire pour réagir mieux plus tard.
- Speaker #0
Pour ce que j'en ai déjà entendu, c'est qu'a priori, effectivement, ce qu'on peut faire, c'est qu'on peut lui fournir un contexte, c'est-à-dire des documents spécifiques. à mon entreprise, spécifique à mon expertise.
- Speaker #1
À ton domaine.
- Speaker #0
Voilà. Je peux lui demander de mémoriser ce qu'il a déjà fait pour moi. Et surtout, à ce moment-là, l'apprentichage, c'est-à-dire qu'il va prendre en compte aussi mon feedback et qu'il va réagir, qu'il va retenir que j'étais content avec tel type de réponse ou tel type d'exécution et que d'autres me convenaient moins.
- Speaker #1
Et il va s'adapter à toi. Et c'est là que la notion de chef d'orchestre, entre guillemets, prend toute son importance.
- Speaker #0
Donc je ne serai plus chef d'entreprise mais chef d'orchestre ?
- Speaker #1
Tout à fait. Je pense qu'un chef d'entreprise est déjà un chef d'orchestre, sauf que c'est un chef d'orchestre de musiciens humains et que de plus en plus on aura un mélange de musiciens humains et d'agents ou d'IA qui vont nous inviter.
- Speaker #0
Et tu penses que ces agents à court terme vont même nous apporter le côté créatif a priori qu'on associe à un musicien pour rester dans cette image-là ?
- Speaker #1
Alors, compliquer ma compagnie musicienne, moi-même j'aime beaucoup la musique, oui, oui, puisque... En termes de créativité, on peut déjà le voir avec ChatGPT. Je pense que nous qui vivons du monde du marketing, dans toutes les agences de pub, je pense que les réunions des directeurs créatifs, elles se font autour de ChatGPT parce que ça ouvre des pistes d'inspiration clairement. Maintenant, ça peut aller plus loin. Moi, je joue beaucoup avec une IA qui s'appelle Suno et qui me crée un morceau qui correspond à ma demande en quelques clics. Donc oui, il y a un aspect créatif clair. Et ce que je pense aussi, c'est que le rôle de l'humain, en dehors de bien exprimer ce qu'il veut, sera surtout... de faire le curateur de contenu, c'est-à-dire que l'IA va nous produire beaucoup de contenu, dont beaucoup seront peu qualitatifs, et notre rôle à nous sera de pointer du doigt ceux qui sont vraiment relevants.
- Speaker #0
Et l'empathie ? Parce que le côté humain, effectivement, il y a le créatif où souvent on dit voilà, l'IA permet d'automatiser les tâches répétitives. On est dans le rationnel et dans la reproduction. Bon, toi, tu challenges un petit peu. Tu me dis OK, la créativité est quand même à portée de main. Et l'empathie ?
- Speaker #1
L'empathie, je pense que ce sera la dernière arme, le dernier outil que nous, humains, on aura et pour lequel les IA vont être forts à la traîne et les agents également, en règle générale. Maintenant, c'est en train d'arriver. Tu sais que dans les call centers, de plus en plus, ce sont des IA vocales et elles commencent à repérer les émotions chez les gens. Alors, ce n'est pas de l'empathie. L'empathie, ce n'est pas uniquement de repérer l'émotion chez son interlocuteur. C'est d'en faire quelque chose et c'est de l'utiliser.
- Speaker #0
Je pense qu'effectivement, là où on voit déjà des applications, on va dire plutôt d'interprétation ou détection d'IA, c'est tous les outils de gestion conversationnelle au niveau médias sociaux où effectivement... on détecte que quelqu'un crie parce qu'il utilise les majuscules, certains mots, etc., qui permettent d'identifier qu'il est content ou pas content. On va catégoriser.
- Speaker #1
Alors en texte, c'est facile, mais imagine en vocal. Je pense qu'effectivement, les IA, à un moment, elles sont déjà capables de comprendre ce qu'on dit en vocal. On discute avec ChatGPT, enfin, nous, certains qu'en 2025, la plupart des personnes auront discuté en vocal avec ChatGPT à terme. Ils sont déjà en train de travailler dessus, clairement. Et quand on dit à terme, en ce moment, c'est un terme de trois mois, six mois, un an maximum. À terme, clairement, une IAD à un service support client pourra repérer ton humeur et savoir si ton coup de fil, t'es plutôt énervé ou plutôt pour une question en demande, etc. Et d'adapter, évidemment, sa réponse. C'est une forme d'empathie, mais c'est encore une fois une forme de copie de l'empathie humaine par des ordinateurs. évidemment, loin d'être encore parfait.
- Speaker #0
L'exemple du service clientèle n'est pas trop difficile à imaginer, justement parce qu'il y a quand même, en dehors de la voix, il y a quand même pas mal d'interactions aussi écrites, que ce soit via chat, WhatsApp ou email. Et on connaît certaines utilisations déjà au travers de l'identification de sentiments. Transposons peut-être à un autre contexte qui, pour moi, L'empathie, pour moi, dans celui-là, est encore plus centrale. C'est tout ce qui est soins de santé, médecins, infirmières, etc. Tu crois que même dans ce type de domaine-là, on pourrait imaginer des agents qui interviennent, clairement en apportant cette touche empathique qui est quand même clé ?
- Speaker #1
C'est potentiellement l'endroit le plus compliqué, je pense que clairement dans la médecine et dans la santé. On sera tous contents que ce soit une IA qui analyse nos datas et qui fasse les diagnostics, parce qu'on sait qu'elle aura été entraînée par des millions et des millions, ce qu'un humain ne pourra jamais être fait, de datas. Par contre, pour annoncer à quelqu'un une mauvaise nouvelle, je pense qu'il n'y a rien à faire. On préférera tous que ce soit un humain qui nous l'annonce.
- Speaker #0
Avec peut-être en plus de la voix empathique, le contact physique.
- Speaker #1
Mais n'oublions pas que certains humains n'ont pas d'empathie. Certains humains sont froids et sont sans sentiments. Donc... Il y aura peut-être des IA qui auront plus d'empathie que certains humains, mais je crois quand même que ce sera un terme très important et que comprendre les sentiments de l'autre, de ses congénères, est quelque chose qui sera réservé aux hommes.
- Speaker #0
Tu me fais penser à un truc, tu me rappelles une conviction quand même assez profonde que j'ai sur le futur du marketing ou du chef d'entreprise, chef d'orchestre peut-être plus en termes plus généraux. C'est qu'a priori, si tu veux être chef d'orchestre, il faut que tu parviennes quand même à... à comprendre chacun de ces métiers ou chacun de ces instruments.
- Speaker #1
À savoir lire une partition.
- Speaker #0
Voilà, à savoir lire une partition ou savoir aussi ce que je peux attendre dans mon morceau d'un violon par rapport à un piano ou un autre, ou un saxophone, qui ne véhicule pas forcément la même intensité ou la même émotion. Du coup, moi jusqu'ici, j'en étais sur le marketeur du futur. Un, il doit comprendre les données. Il doit pouvoir peut-être pas faire de la statistique en détail. Dans le passé, il devait pouvoir discuter et faire comprendre à un statisticien. Il va devoir se faire comprendre par l'IA, si je te suis dans ton idée. Il y a clairement le côté créatif et l'impact créatif qui, quand même, va activer une certaine forme d'empathie. Et puis, il y a ce côté, comment j'ai créé la différence dans l'empathie. Et c'est vraiment, effectivement, juste le statisticien froid, hyper rationnel. OK, mais il ne va pas pouvoir faire la différenciation à lui tout seul par rapport aux agents. Et puis, il y a le côté vraiment empathique. Et je pense qu'un marketeur ou un chef d'entreprise, de plus en plus, sera quelque part un... En plus du chef d'orchestre, sera traducteur. Traducteur, interprète entre l'IA, les données, les... la technologie et puis les collaborateurs qui continueront à l'entourer.
- Speaker #1
Oui, et cette compétence d'empathie lui permettra de faire ses choix. Quand je parle de curation, il y a un moment, on aura face à nous pas deux, trois propositions, on en aura 150 qui correspondent.
- Speaker #0
Voilà, c'est là où j'en voulais aussi, un autre sujet que je voulais absolument encore traiter. Tu me parlais il y a quelques instants de choix. Je trouve que c'est effectivement un élément important. D'autant plus que dans notre exemple de projet Voyage à Londres, tu citais aussi, OK, aujourd'hui, probablement que l'agent ne va pas tout de suite passer à l'acte de la réservation. Toi, grand optimiste de la technologie, clairement, je sens que tu vois déjà l'étape suivante où, à la limite, il te pose deux, trois questions et ensuite l'agent passe à l'acte. Est-ce qu'on peut lui faire confiance pour des choix ?
- Speaker #1
Je pense que, est-ce que mon grand-père pouvait faire confiance à sa secrétaire quand il lui demandait de booker un voyage ou un lunch ? Il y a un moment, oui, tu vas lui faire confiance parce que tu as une relation avec, tu as des mois, des années d'échange avec et qu'il te connaît. Donc ce côté personnalisation va faire que oui, tu peux lui faire confiance. Il y a un autre aspect de la confiance. Je pense que d'ailleurs la confiance est un terme très intéressant et c'est ça qui va faire que... qu'on va évoluer. Avec Internet, c'était la même chose. Je digresse un peu sur la confiance, mais au début d'Internet, les dix premières années, moi qui suis baigné dedans depuis les années 2000... On est deux. Tout à fait, nous qui avons baigné dedans au siècle passé, on était déjà dedans. J'ai entendu quoi ? Jusqu'en 2010, des gens, acheter sur Internet, c'est dangereux, j'ai pas confiance, mettre ma carte de crédit sur un site web, vous êtes fous, jamais de la vie. effectivement, l'e-commerce ne serait jamais ce qu'il est si on n'avait pas appris à faire confiance à la technologie. Mais, avec l'histoire des agents et de ce côté autonome d'un agent, donc autonome et qui peut prendre des décisions, il peut y avoir évidemment des gros risques, comme il y a eu des gros risques avec Internet.
- Speaker #0
Je pense qu'effectivement, le... Ce qui me frappait dans ce que tu disais, c'est que mon grand-père, il avait appris à connaître sa secrétaire. Et donc, il faisait confiance.
- Speaker #1
Et elle avait appris à le connaître.
- Speaker #0
Dans les deux sens, effectivement. Mais donc, l'agent qui commence à nous connaître, on a brièvement abordé en disant, voilà, il va proposer des réponses, on va réagir et au travers de nos réactions, il va commencer à nous comprendre un petit peu mieux.
- Speaker #1
À anticiper nos réponses.
- Speaker #0
Voilà, mais je pense que dans l'autre sens, ce qui est clé pour pouvoir apprendre à connaître nous, l'agent, il est quand même important qu'on ait des notions de base, justement, qui... des notions de base sur le fonctionnement d'un agent. Où est-ce qu'il prend ses données ? Et du coup, comprendre aussi où sont les risques. Quelle info il n'a pas ? Quelle compétence il n'a pas aujourd'hui ? Ce qui va nous pointer vers les domaines où peut-être on ne peut pas encore tout à fait lui faire confiance.
- Speaker #1
Tout à fait. Et comprendre comment fonctionne quelque chose, c'est important. Et dans tous les domaines. Comprendre comment fonctionne un moteur, c'est important pour bien savoir conduire sa voiture. Je pense que les gens qui savent comment fonctionne quelque chose ne sont pas obligés d'être des spécialistes. Ils ont des notions. C'est la même chose dans l'informatique. Moi, j'ai une agence qui faisait des sites internet toute ma vie. Je comprenais l'HTML. Je sais le lire, je vois ce que c'est, mais je ne suis pas un développeur. Je n'aurais pas pu coder une page HTML. À l'époque, maintenant, c'est différent. On en reparlera. Je n'aurais jamais pu le faire. Et dans mes formations, ce que je dis souvent au niveau du prompting, c'est drôle parce qu'il y a un an et demi, ce n'était pas la même chose. J'expliquais les bases du prompting. Il faut donner un rôle, donner un objectif, il faut être clair, etc. Je continue à le donner dans mes formations. Sauf qu'après les 10 slides sur le prompt engineering, je dis maintenant, tout ça, vous n'avez plus besoin de le faire. Puisqu'il y a des GPT Custom qui vous font vos prompts, puisqu'il y a plein d'outils qui vont vous aider à faire des bons prompts. Mais je continue à l'apprendre dans mes formations parce que je veux que les gens, comme on disait, comprennent comment ça fonctionne, comprennent comment leur outil qui les aide fonctionne et qu'est-ce qu'il a comme structure et comme objectif.
- Speaker #0
Bon Nico, ça me fait penser à un truc. Tu sais que contrairement à toi, j'ai... pas géré une agence, j'ai pas eu d'agence, j'ai eu pas mal de fonctions en agence puis ensuite côté annonceur en gérant des équipes marketing avec quand même à chaque fois un objectif ou un projet de numérisation d'intégrer ce côté communication digitale dans le fonctionnement de l'équipe. Et ce que j'ai quand même souvent pu constater qu'il y a une certaine résistance au changement. Donc ici, on ne parle pas d'un petit changement, on parle d'un changement qui peut vraiment faire peur.
- Speaker #1
Systémique.
- Speaker #0
À juste titre, je pense.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Comment est-ce qu'on peut un peu dédramatiser, comment est-ce qu'on peut aider nos collaborateurs, des auditeurs à commencer ? C'est-à-dire, voilà, demain, ok, c'est intéressant cette idée d'agent, mais comment est-ce que je peux… Oui, démarrer,
- Speaker #1
mettre les mains dedans. Mettre les mains dedans. En fait, la réponse est dans la question. Idem, ce que je pense et que je dis souvent, et la façon dont moi je l'ai fait, c'est qu'à un moment, je ne me suis pas dit je vais suivre une formation sur l'IA pendant trois mois, je vais aller... Non, il y a un moment, j'ai pris quatre abonnements aux quatre IA les plus populaires et j'ai essayé, que ce soit dans le boulot ou dans la vie privée même d'ailleurs, de trouver une utilité. Quand Midjourney est sorti il y a plus de deux ans, je me suis dit ok c'est chouette, je génère des images, j'ai passé ma soirée à générer des images, je me suis dit ça me sert à rien tout ça. Il y a un moment où je voudrais que ce soit concret. Et donc une des idées qui m'est venue c'est de dire ah oui, je vais personnaliser une sorte de BD pour mon fils pour lui raconter des histoires le soir sur lui qui tue des dragons. Et je vais pouvoir et faire le scénario et faire les images d'illustration. Donc ce que je pense c'est trouver... Peu importe si ce n'est pas business, peu importe si ça ne va pas vous rapporter des mots.
- Speaker #0
C'est un problème, quelque part.
- Speaker #1
Essayez de résoudre un problème ou même d'apporter une valeur différente. Parce que mon fils, ce n'était pas un problème, on lui lisait des histoires. Sauf que là, je lui lis une histoire personnalisée de ses aventures à lui. Que si j'avais, moi, dû l'écrire, ça m'aurait pris des mois.
- Speaker #0
Je pense que c'est le début idéal. Parce que je pense qu'il n'y a personne, que ce soit dans la vie privée ou professionnelle, qui n'est jamais face à un problème, un défi à résoudre. Et je crois qu'effectivement, c'est ça qui est intéressant, c'est de vraiment réfléchir dans le monde réel. de se dire, voilà,
- Speaker #1
quel problème,
- Speaker #0
quel défi, quelle tâche, a priori répétitive, parce que c'est là qu'on va avoir un vrai grain de temps, quelque chose qui nous prend deux minutes par mois, probablement pas le premier domaine, pour s'investir et essayer de développer ce support agent. Et je crois que c'est vraiment de réfléchir aussi sur le processus actuel, c'est de se dire, voilà, en restant dans notre exemple d'agent de voyage, ça pourrait tout à fait être un agent de voyage... plutôt business, voyage business. Et là, ça devient, en tout cas pour certaines fonctions, quelque chose de beaucoup plus récurrent. Et c'est de se dire, voilà, c'est quelque chose qui me fait perdre pas mal de temps, surtout si je n'ai pas d'assistante.
- Speaker #1
Ou qui a un coût sur l'assistante. Ou un assistant.
- Speaker #0
Ou un assistant, tout à fait. Et qui est de se dire, voilà, comment ça se passe aujourd'hui ? Et je crois que là, identifier la tâche ou le problème, et ensuite regarder, OK, comment ça se passe dans le monde réel. humain, c'est de se dire, je vais poser la question à quelqu'un, un agent de voyage, qui va faire ses recherches sur des plateformes, sur des bases de données de vol, etc., qui pour pouvoir me les conseiller, ou bien il a une expertise historique, parce qu'il connaît bien Londres ou d'autres villes où je vais me rendre, ou alors il va faire ses recherches au travers de navigateurs, sur Google, sur TripAdvisor, etc. Il va m'envoyer quelques propositions. Et je pense que là, on commence effectivement à décomposer le processus réel aujourd'hui, les process qu'on a dans notre business, dans notre service. Et je crois que là aussi, ça va nous permettre d'identifier les différents agents dont on a besoin. C'est-à-dire que si je parle à mon agent de voyage, voilà agent numéro un, en l'occurrence le chef d'orchestre, qui lui a peut-être un collaborateur spécialisé. avec une spécialisation sur Londres, il va transmettre la demande. Ce collaborateur-là, peut-être n'a pas les connaissances très spécifiques sur la réservation de rôle. Il va faire appel à un autre. Donc il va faire appel à un autre. Et de cette façon, juste en décomposant un processus existant dans un business physique, ça permet effectivement de déjà créer l'architecture des différents agents dont je vais avoir besoin, et ensuite décomposer quels outils. Quels outils a-t-il besoin ? Il a besoin de l'interface, des réservations, Bruxelles Airlines ou peu importe.
- Speaker #1
Lui-même pourra dire de quels outils il a besoin. A terme, lui-même pourra dire, tiens, j'ai besoin d'avoir un accès à Bruxelles Airlines, à l'API des avions. Il va la créer lui-même, à terme. Pour le moment, c'est encore beaucoup de bricolage pour mettre tout ça en place. C'est encore assez lourd parce qu'il faut penser à tout, penser au process. C'est un peu le principe de l'automatisation d'avant, c'est qu'il fallait penser à tous les cas de figure. Maintenant, ils vont prendre... Comme ils vont prendre des décisions eux-mêmes, ils vont optimiser ces processus eux-mêmes.
- Speaker #0
Je pense qu'il y a moyen de trouver des problématiques qui ne sont pas forcément complexes et où les études aujourd'hui permettent de façon simple. Mais effectivement, il ne faut pas choisir un process multistep très compliqué. Et je crois qu'on peut, dans un business qu'on connaît, on peut très facilement identifier les process qui sont simples, qui impliquent en l'occurrence moins de personnes, moins de personnes impliquées, moins d'agents impliqués. Et je crois que quand on parlait tout à l'heure de comprendre, mais ça ne va pas beaucoup plus loin a priori. à mapper cette architecture d'argent, de regarder quel est le process, quels sont les outils, et une fois qu'on a une compréhension high level, à ce niveau-là, on comprend comment les agents vont intervenir.
- Speaker #1
Il faudra quand même avoir cette compréhension high-level de son business. Et ça, c'est encore un des secrets de l'humain, d'avoir une vue globale et de comprendre des choses qui ne sont parfois pas dites ou pas écrites. Plus l'empathie, on en a parlé. Mais il faut dire que je crois que c'est Sam Altman qui a dit que dans les années à venir, on aura tous un million d'agents à notre disposition. Donc il faut imaginer qu'il y aura, je pense, aussi de plus en plus de micro-agents hyper spécialisés. L'hyper spécialisation, c'est quelque chose...
- Speaker #0
Et c'est quelque chose qu'on va pouvoir se permettre ?
- Speaker #1
Dans le monde du travail, évidemment.
- Speaker #0
Il fallait engager un hyper spécialiste dans chaque domaine, en particulier pour les PME. Mais il y avait cet élément coût qui rendait cette stratégie, cette approche tout à fait impayable.
- Speaker #1
C'est pour ça que je pense que la micro-entreprise, l'auto-entreprise, dans les services en tout cas, va être révolutionnée. Et que... et que toutes les barrières vont tomber. Donc, je pense qu'il y a un exemple que j'aime beaucoup. J'en ai parlé dans une chronique sur Media Marketing. Le titre, je pense, c'était si l'IA avait existé maintenant, en tout cas, les IA qui permettent de faire du code, donc tout ce qui est curseur, etc. C'est des IA qui te permettent de... En fait, tu les briefs, comme moi, je briefais mes développeurs pendant 15 ans. Tu les briefs et eux développent le code. Et puis, tu leur dis, ah, change ça, ça ne me plaît pas. Ils débuguent, etc. Si ça, ça avait existé, Facebook n'appartiendrait pas à Mark Zuckerberg. Facebook appartiendrait au frère Winklevoss, c'est ça. Parce qu'eux, en fait, ont eu l'idée, tout le monde le sait, ceux qui ont vu le film le savent, c'est eux qui ont eu l'idée de Facebook, mais ils ne savaient pas le faire. Ils avaient besoin d'un geek développeur qui allait développer pour eux, qui finalement a pris le pouvoir parce qu'il n'était pas si bête que ça.
- Speaker #0
Et à la limite, pour un entrepreneur, ça enlève la partie... La partie compliquée,
- Speaker #1
la partie qui est très... La partie de dépendance, en fait. Se dire, OK, je suis en train d'accompagner une startup qui fait une app de jeu. Le fondateur, il a plein de bonnes idées. Il a une vision magnifique de son jeu. C'est un jeu de blind test. Il a une super vision. Mais c'est de la technologie. C'est une app, c'est des API, c'est des serveurs, c'est des autorisations, des paiements en ligne, etc. Des abonnements. Il est hyper dépendant de son agence. Il est hyper... hyper dépendant de son agence technologique, en 2025, il pourrait redévelopper l'entièreté de son app en prompting. Et comme il sait ce qu'il veut, qu'il a une bonne vision, qu'il sait bien s'exprimer, il a tous les outils en lui pour ne plus dépendre d'une agence où il y a 4 développeurs qui bossent pour lui à 600 euros la journée.
- Speaker #0
Ça ouvre vraiment des opportunités de tester beaucoup plus d'idées.
- Speaker #1
Le prototyping. Voilà, prototyping.
- Speaker #0
Parce qu'il n'y a plus le même investissement au départ en développement. logiciel, en l'occurrence dans le cas d'une app. Et ça enlève certaines dépendances. Ça me fait d'ailleurs penser à une anecdote qu'un pote à moi me racontait. Il était effectivement gérant d'une... enfin propriétaire d'une start-up. Ça, c'est pour une plateforme de gestion, plutôt d'analyse de données de recherche. Dans le souci qu'ils avaient outsourcé tout le développement en Ukraine, et puis effectivement, avec le début de la guerre, ils ont eu un problème, où ils ont trouvé des solutions, ramené les développeurs...
- Speaker #1
Les erreurs ont été posées ?
- Speaker #0
Non, pas jusque-là, mais ils ont dû ramener les développeurs près de la frontière polonaise, voire trouver des solutions de s'assurer qu'ils aient un accès à Internet, parce que sinon, le développement, etc. Et c'est clair que ce type de dépendance, bon là c'est un cas extrême, mais montre clairement aussi la vulnérabilité d'une entreprise.
- Speaker #1
Et d'autres secteurs, tu sais que par exemple l'Inde et le Sri Lanka sont des pays où les développeurs internet, enfin les développeurs en général, ceux qui font du code, ceux qui écrivent du code, qui me paraît déjà, moi qui ai baigné dedans pendant toute ma carrière, ça me paraît déjà complètement archaïque de me dire que j'ai payé des développeurs pour... écrire des centaines voire des milliers de lignes de code à chaque site internet.
- Speaker #0
Ça t'a permis de développer la compréhension justement dont on parlait, c'est que tu sais maintenant qu'est ce qui fait un développeur, quels sont les points critiques et ça te permettrait de vraiment développer ton architecture d'agent.
- Speaker #1
Et donc je reviens sur l'Inde et le Sri Lanka, c'est qu'il y a évidemment comme tu le dis l'outsourcing à l'étranger surtout en Europe où les prix des salaires sont infernaux. Bah oui l'Inde et le Sri Lanka pour donner que deux exemples font une grosse partie de leur croissance sur les compétences de développement et de code de leurs grosses sociétés qui font de l'outsourcing. Donc, imagine ce que ça va apporter maintenant où nous tous, entrepreneurs européens, on n'est plus dépendants de gens qui savent, de gens qui ont la technique en eux, de gens qui savent écrire du code et discuter avec les machines. Pourquoi ? On en revient au LLM parce que le langage est arrivé dans la donne. Parce que le code, ce n'est pas le langage humain. Le code, c'est des mathématiques.
- Speaker #0
Et ça fait peur. Peut-être juste, essayons de faire un petit résumé. Nico, tu as une minute. Tu me fais le petit résumé en me disant, voilà, j'ai un objectif, je pense que c'est un objectif problème, pourquoi est-ce que je dois m'intéresser aux agents pour résoudre cet objectif dans le futur ?
- Speaker #1
D'abord, je n'arriverai pas en une minute, mais je pense que vous n'aurez pas le choix de ne pas vous y intéresser. C'est comme si quelqu'un, et on me l'a dit en 2005, on me disait, non, Internet, ça ne m'intéresse pas, je ne vais pas m'y intéresser. Des annonceurs me disaient ça, des grands annonceurs, non, un site web, je n'en ai pas besoin, je ne vais pas m'y intéresser. Ils ont gardé cette idée en tête, sauf qu'à un moment, ils n'ont pas eu le choix. On ne leur a pas demandé le choix. Donc les agences sont les outils du futur avec lesquels on va travailler, on va échanger, on va organiser notre vie. Donc lançons-nous. Et quand tu me posais la question de comment on fait, au début on a tous les deux répondu la même chose. Il faut tester, il faut mettre les mains dedans, il faut essayer. Et en entreprise, et ça je le dis dans beaucoup de mes formations dans les PME, ce que je dis aux managers, c'est de laisser le temps. laissez-leur le temps parce que c'est pas comme photoshop tu suis ta formation de deux semaines puis tu es bon en photoshop non non ici il faut il faut tester il faut ouvrir faut trouver d'ailleurs au début tu vas tester comme moi j'ai fait avec une histoire pour mon fils ok c'est déjà chouette j'ai un objectif mais dans l'entreprise il faut d'abord tester et puis les et puis les des objectifs vont arriver et puis des challenges vont arriver et tu diras ah oui tiens ce que j'ai testé il ya trois mois je vais pouvoir le mettre en place pour mon entreprise et ça va m'être utile maintenant mais L'utilisation ne va pas créer le besoin.
- Speaker #0
Je pense que c'est ça, c'est qu'il faut identifier le besoin. Le besoin existe. Il y a clairement des gains d'augmentation de l'output, peut-être liabilité dans certains cas. Ou ? Certainement. Et je pense que quand on additionne ces différents éléments, la raison principale pour s'y mettre dès demain matin, c'est que si je ne le fais pas, et que mon concurrent le fait mieux que moi, il risque d'avoir un gros avantage. sur ces différents éléments, que ce soit de coûts, de qualité.
- Speaker #1
Exactement ça.
- Speaker #0
J'ai peut-être une question pour clôturer encore pour toi, Nico. Parce qu'au début, on parlait des tâches peut-être ennuyeuses dans certains cas, qui pourraient être reprises par un agent. Est-ce que tu penses du coup que le fameux bore-out dont on parle souvent, l'épuisement par l'ennui, est-ce que c'est quelque chose qui pourrait faire partie du passé ?
- Speaker #1
La fin du bore-out au travail, je pense que oui. Parce que le monde du travail va changer. Parce que les tâches répétitives qui peuvent être compliquées, qui peuvent être même dures à effectuer, vont disparaître au fur et à mesure du temps. Je prends juste un exemple. Lors de la révolution industrielle, du fordisme aux Etats-Unis, etc. Le gentil monsieur qui mettait le même boulon au même endroit 1500 fois par jour a perdu son boulot à la révolution industrielle. Maintenant, des années après, on considère que c'était de l'esclavage moderne. En tout cas de l'esclavage à l'époque. Aujourd'hui, quelqu'un dont le boulot c'est de copier, coller dans des cellules Excel des chiffres et de déplacer des formules sans valeur ajoutée, je peux estimer que c'est de l'esclavage moderne dans le monde du service. Donc, le borout va effectivement vachement diminuer puisque les tâches ennuyeuses, répétitives et difficiles vont être enlevées. Maintenant, ça amène un autre problème. Le monde du travail va changer, on travaillera moins, je le pense sincèrement, je l'ai dit. On passera plus de temps à la maison. Est-ce qu'il n'y aura pas une forme de bore-out à la maison ? Mais ça c'est autre chose.
- Speaker #0
Effectivement. Écoute, je pense qu'on est arrivé à la fin de notre pilote. Tout premier épisode AI Unboxed. J'espère qu'on aura inspiré pas mal d'auditeurs pour mettre les mains dans le cambouis et commencer à essayer à découvrir ce qu'un agent...
- Speaker #1
Tout le potentiel, oui. Des agents et de l'IA en général, mais des agents, là, en 2025, tout le monde en entendra parler.
- Speaker #0
Et alors, super intéressé aussi par votre retour et de savoir ce que vous avez... N'hésitez pas. Ce que vous en avez fait. À la prochaine.
- Speaker #1
Merci beaucoup. Au revoir tout le monde. Merci.