Speaker #1Homme Swasti Astu, bienvenue sur le podcast à Madagascar Bali. Un podcast francophone qui vous propose de découvrir Bali et ses sœurs indonésiennes. Nous sommes là pour vous accompagner, pour vous raconter des histoires, des anecdotes, des informations et vous présenter non seulement le Bali que nous aimons, mais également toutes les îles indonésiennes. Mais aujourd'hui, nous allons rester sur Bali et vous parler d'un volcan tout à fait particulier qui s'appelle le mont Agun. Et ce mont Agun, nous l'aimons puisqu'il nous surveille, il est là pour nous protéger. Nous avons eu parfois des éruptions il y a bien longtemps, il y a une dizaine d'années, des propositions d'éruption, mais il est bien sage et il est là encore une fois comme gardien de l'île. Et j'avais envie aujourd'hui tout simplement de vous en parler. L'agoune ou le mot agoune est situé au nord de l'île et qui peut se traduire par montagne sacrée. Donc quand je vous parlais du fait qu'il nous gardait, c'est le cas. Pour les occidentaux, ce serait une structure géologique qui produit des phénomènes naturels, quand pour les balinés eux-mêmes, le Hagoun est assimilé au mont Meru, le centre du monde. Tout simplement, si les données factuelles sont importantes, certes, les légendes liées au mont Hagoun sont nombreuses, passionnantes et indissociables. L'Hagoun est un stratovolcan d'une hauteur de 3142 mètres, ce qui en fait le plus haut sommet de l'île. Il est conique avec un cratère de 800 mètres de large pour 200 mètres de profondeur. des pentes escarpées où sont installés un certain nombre de villages balinés. Et ce Mont Agoun, bien sûr, est rempli d'histoires et de légendes autour de lui. Le rapport au divin du Mont Agoun n'est pas anodin, car si nous y voyons nous un simple volcan, les habitants de Bali eux vouent à celui-ci une véritable vénération, qui prend tout son sens quand celui-ci menace ou rentre en éruption. Les dernières sont d'ailleurs peu nombreuses. Mais ça, c'est suivant les Bainé. Ils vous diront que... Parce qu'ils honorent la demeure de Shiva. Donc ils évitent toutes ces éruptions. Ils pratiquent toutes les cérémonies nécessaires pour se protéger. Depuis la colonisation néerlandaise, qui, rappelons-le, a duré trois siècles, seulement quatre éruptions furent rapportées en 1808, 1843, 1863 et 1864. Alors, précisons bien sûr que quand je vous ai parlé d'il y a une dizaine d'années d'éruptions, c'était plutôt... une préparation, un avertissement, et puis en fait il n'y a pas eu d'éruption. Donc la dernière en date, c'est bien 1964. Et celle de 1963 fut la plus marquante, car les coulées de lave qui parcoururent plus de 7 km, détruisirent nombre de villages avec leur cortège de victimes, mais épargnèrent miraculeusement le temple de Bessaki en passant seulement à quelques kilomètres de celui-ci. En 2017, les tremblements de terre se faisant plus réguliers, les autorités prirent toutes les préconçues vis-à-vis de la population, déplaçant plus de 10 000 personnes, craignant à juste titre une éruption éminente, après de nombreux panaches de fumée, des coulées de lave sur quelques mètres seulement, des lahars, je ne sais pas si vous connaissez, des coulées de boue d'origine volcanique, parce qu'on en apprend beaucoup sur les volcans quand on habite sur une île volcanique, croyez-moi. Ces lahars ont dévalé les pentes pour rejoindre les rivières environnantes, mais aussi les rizières, Et le géant ? C'est ensuite rendormi, et quand nous le regardons là, il est là, il nous surveille tranquillement, et c'est rendormi que d'un oeil, diront certains, étroitement surveillé par des vulcanologues indonésiens. Donc il est quand même sur surveillance. Revenons sur la partie mystique, parce que ça nous intéresse, rappelons-le d'indissociable, et plus précisément sur le mont Meru, qui est dans la mythologie indienne, aurait une altitude de 450 000 km. Il serait la demeure... des dieux et c'est autour de lui que le soleil tourne. De nombreuses civilisations revendiquèrent le point précis où situait le mont Meru, parfois sur les rives occidentales du lac d'Odousse-Manasorovar, dans la région autonome du Tibet, à 4500 km d'altitude, un lieu de pèlerinage pour de nombreux hindouistes, à moins que le Vayu, dieu du vent, ait transporté la montagne pour la déplacer dans la mer, où elle devint le Sri Lanka actuel. mais peut-être que celui-ci se trouve en Birmanie, ou en est-il proche, du temple d'Angkor au Cambodge, qui symbolise le mont Méru, lui aussi, le mont Méru, ou encore à Java, dont le nom du volcan Semuru est nommé d'après le Méru. Je vous rassure, vous entendez peut-être des tonnerres, mais ce n'est pas le mot Agoun, c'est simplement un orage qui se prépare, car nous sommes encore dans la saison des pluies. Pour les balinés, cela ne fait aucun doute, il est à Bali, the place to be, le mot Agoun, c'est lui. Le mont Meru, c'est lui, il est à Bali. Lagoon était déjà bien avant qu'un hindouisme frappe à la porte de l'île des dieux une montagne sacrée, un demeure éternel de Shiva. Le culte se mélange avec l'adoration du dieu soleil Surya et au culte des ancêtres. Cette relation entre le peuple de Bali, le mont Lagoon, est sans âge. Le temple Besaki, érigé à 1000 mètres d'altitude sur le versant sud-ouest de Lagoon, a été lui-même construit, suivant les anthropologues, sur un ancien sanctuaire dédié au volcan. et à ses divinités datant lui-même de plusieurs milliers d'années. Donc, comme on dit, ça date. De nos jours, le volcan veille toujours sur Bali, et il est possible de l'admirer de différents endroits, jusqu'à Sanur. Vous pouvez le voir à Sanur, par exemple, situé de l'autre côté de l'île, à plus de 5 km, et de s'en approcher un peu plus en avant, en allant par exemple sur Ahmed, où on le voit très très bien, ou d'aller sur les Pantabrut du côté du temple de Besaki. Alors, parlons de quelque chose, d'un sujet qui... Je ne sais pas ce que vous voulez dire qui fâche, ou en tout cas qui interroge, c'est l'ascension du mont Agoun. Dès le début, je préfère vous le dire, chez Amalaska, nous ne le proposons pas, parce que nous estimons que c'est trop dangereux, qu'il y a eu beaucoup trop d'accidents. Je préfère vous le prévenir, mais la montée du mont Agoun, ça le reste avant tout à un public averti. Nombreux sont les guides locaux qui vous le proposeront, mais seuls les guides de la région elles-mêmes connaissent les pièges et les chemins pour atteindre le sommet. Donc ce n'est pas un challenge, ce n'est pas un truc à faire en disant je vais monter le mont Agoun. Plein de personnes, moi-même, j'ai monté le Mohagoun et j'ai vu la dangerosité du Mohagoun, qui n'a rien à voir avec d'autres volcans comme le Kawaïdjien ou le Merapi. C'est un autre type de volcan et le challenge ne réside pas dans le dénivelé, même si celui-ci est bien supérieur à celui du Mont Batour, par exemple, ou dans la nécessité d'avoir du matériel spécifique de montagne, ce n'est pas le cas. La difficulté, c'est le milieu naturel lui-même. Que vous soyez habitués à faire des excursions. ou des trekking en montagne, plutôt sportives, il le faudra. La pluie peut tomber à tout moment, surtout à l'aube, et rend le terrain, si ce n'est impraticable, tout au moins dangereux à très dangereux. Et ça, les guides locaux ne le diront pas forcément. Ils ont l'habitude d'y vivre sur place. La dégradation des conditions météorologiques peut arriver très vite. Il y a des chutes de température importantes et un épais brouillard peut apparaître. Je ne sais pas ce qu'il y a envie de dire. On ne brave pas le gardien de l'île. Pour ceux qui le souhaitent, après avoir choisi votre île locale obligatoire, Deux itinéraires sont possibles. possible. Le premier partant du Pura Passar Agun, un temple à 1600 mètres d'altitude, sur le flanc sud du volcan, et ce parcours d'une durée de 4 heures environ est plus court, mais ne permet pas d'atteindre véritablement le sommet. La deuxième possibilité, toujours avec votre guide local, est un départ de nuit, lampe frontale obligatoire vers le temple de Besaki, à 1100 mètres d'altitude, pour une ascension de plus de 6 heures, avec à l'arrivée une vue bien sûr magnifique et environ 4 heures de descente. Encore une fois, c'est une ascension que nous ne Merci. ne conseillons pas, mais il fallait quand même vous présenter le Mont Agoun, gardien de Bali, tout de même. Donc nos conseils pour le Mont Agoun, si vraiment vous ne pouvez pas vous en empêcher, le guide est obligatoire, il doit être de la région expérimentée. Je précise bien, il doit être de la région, vraiment, il doit habiter au pied du volcan, expérimentée. La lampe frontale est obligatoire, prenez-en une de secours, et pensez bien sûr à prendre des batteries ou des piles supplémentaires, pensez à prendre des bateaux de marche qui vont s'avérer très pratiques, Pas besoin de pioler, parce que ce n'est pas de glace, mais les bâtons seront indispensables. Suivez votre guide. Surtout, n'essayez pas de suivre les flèches, marques de peinture ou les indications par vous-même. Il y a des petits malins qui sont des touristes qui n'ont pas réussi à aller jusqu'en haut et qui font des traces pour vous perdre. Donc faites attention. Prenez avec vous des vêtements secs et chauds et de bonnes chaussures de marche. Indispensable. Prenez des barres énergétiques à partager avec vos compagnons et avec le guide ici. Vous avez décidé de prendre le guide local et de faire cette ascension. Prenez avec vous des chaufferettes, un briquet, une trousse de premier soin. Si vous connaissez le pansement israélien, je vous le conseille, une cuillère de survie et un garrot, si possible. Vous voyez comme quoi ça ne rigole pas, et un couteau. Et prévenez vos branches et renseignez-vous sur le parcours, les secours possibles. Prenez deux bouteilles d'eau chacun et faites attention car le Mont Agoun n'est pas praticable tout le temps. Par exemple, la saison des pluies n'est pas praticable. Il y a des interdictions. Vous devez donc vous tourner vers les autorités locales pour savoir s'il est autorisé de monter le mont Agone au moment où vous souhaitez le monter. Si vous pensez que tout ça, ça ne vous servira à rien, ce que je viens de vous dire... C'est possible. Mais nous connaissons les risques. Nous avons eu de nombreuses histoires à vous raconter sur les randonneurs inconscients. Et c'est pour ça que je tire le signal d'alarme pour vous dire, le Mont Agoun se regarde de loin. Il est absolument magnifique. Vous pouvez vous approcher vraiment de très près en allant sur Ahmed, par exemple, où des programmes vous proposent d'aller sur Ahmed. Vous pouvez voir ce Mont Agoun dans toute sa splendeur. Mais nous vous déconseillons cette ascension. Voilà, c'est la fin de cet épisode. J'espère qu'il vous a plu, qu'il ne vous a pas découragé non plus. je ne connais pas Je vous laisse écouter le tonnerre, je ne sais pas si vous l'entendez, parce que ici, quand il pleut, il pleut vraiment, il y a des ouragans, il y a des tornades. On ne fait rien en petit, tout est démesuré à Bali. Et tout est forcément, quand on dit beau, c'est magnifique, c'est incroyable. Tout est disproportionné, j'ai envie de dire. Les cérémonies sont absolument magnifiques, les gens sont extrêmement gentils, et ça, ce n'est pas du tourisme. C'est la vraie vie que nous vivons à Bali. N'hésitez pas à vous abonner si vous souhaitez écouter un nouveau... un nouvel épisode où nous donnerons encore une fois les informations présentant une région que nous aimons, le mont Agoun encore une fois être notre gardien et nous l'aimons profondément, nous le regardons souvent, il est dans notre agence, là où je suis en train de vous faire ce podcast, je peux le voir, je peux l'apercevoir de loin ce mont Agoun et n'hésitez pas donc à vous abonner, n'hésitez pas à laisser des messages sur Facebook nous sommes très présents d'aller voir sur Instagram les petites vidéos qu'on propose justement pour faire visiter différentes régions, pour montrer le Bali que nous aimons. puisque nous vivons là où vous partez en voyage, et puis de laisser des étoiles sur Apple Podcasts ou Spotify. S'il vous plaît, faites-le, ça nous fait toujours plaisir. On se retrouve très vite, très bientôt, pour un prochain épisode dans ce podcast d'Amalaska, Bali. Merci de nous avoir écoutés et à très vite.