Speaker #0Bonjour et bienvenue sur le podcast À Coeur Ouvert. Je suis Amandine Youm, coach en développement personnel et fondatrice d'Un Chemin Vers Soi. Au travers de mes différents accompagnements et ateliers, je souhaite vous guider vers un bien-être émotionnel et relationnel durable pour vous permettre de vivre enfin une vie alignée avec qui vous êtes. Et parce que vous me livrez souvent bien plus qu'un bout de vous lors de nos rencontres, j'ai décidé de vous partager ici les expériences et réflexions qui animent mon quotidien. Chaque mois, je vous propose une capsule authentique et sans filtre, auprès de laquelle vous pourrez trouver, je l'espère, la source d'inspiration et de réconfort dont vous avez besoin. Bonne écoute ! Épisode 1. La puissance cachée de la vulnérabilité. On la fuit, on la cache, on fait tout pour ne pas l'affronter. Et pourtant, c'est elle qui nous permet de nous reconnecter à nous-mêmes et d'initier le véritable changement. La vulnérabilité, c'est cette porte à entreouvrir inévitablement pour accéder à qui on est réellement. Et on a tous ce moment où on sent que quelque chose coince, quelque chose ne va pas dans notre vie. Et pourtant, on essaye de tenir bon, de contrôler. de ne pas flancher. C'est un peu comme si on essayait finalement de s'accrocher à des branches qui étaient déjà cassées. Et c'est ce que la plupart des personnes que j'accompagne amènent lorsqu'elles arrivent en séance. Elles viennent avec cette lutte intérieure en pensant qu'elles vont apprendre à être plus fortes, à se débarrasser de leurs émotions négatives, alors qu'en fait, ce qu'elles vont vite découvrir, c'est que le véritable chemin, il ne passe pas par la résistance, mais par l'acceptation. Carl Jung le disait très bien, ce à quoi tu résistes persiste. Et je suis convaincue que quand on est en lutte contre une partie de nous-mêmes, que ce soit nos émotions, nos blessures, on ne fait finalement que renforcer cette emprise qu'elles ont sur nous. Et c'est souvent à ce moment-là qu'on se sent tellement perdu, qu'on a l'impression de tourner tellement rond, qu'on finit par chercher de l'aide extérieure. Et être vulnérable... Contrairement à ce qu'on pourrait croire, c'est pas se résigner, c'est pas se dire voilà c'est foutu, c'est comme ça, je peux rien faire. C'est pas parce qu'on accepte que le problème existe qu'il doit être permanent, au contraire. Accepter sa vulnérabilité, c'est un premier acte de responsabilisation. C'est se dire ok voilà j'en suis là, Je pose les cartes, je les regarde une bonne fois pour toutes. C'est pourri, ça me plaît pas, mais j'en ai conscience. Et puisque j'ai conscience de ce qui est en train de se passer, je peux me poser la question de qu'est-ce que j'ai envie d'en faire et qu'est-ce que je peux en faire finalement. Parce qu'une fois qu'on arrête de lutter contre une fausse réalité, une réalité qu'on se crée en pensant que finalement le problème n'est pas si important, en se disant que c'est pas si grave, voire même qu'il n'existe pas. On peut orienter notre énergie vers une possibilité de changement, vers des actions qui vont nous permettre de transformer la situation. Mais des actions qui sont entre nos mains. Je ne peux pas changer le passé, mais je peux changer la manière dont je le perçois. Je ne peux pas changer les autres, mais je peux décider, moi, de poser ma limite. Je ne peux pas effacer ce que je ressens. mais je peux apprendre à comprendre mes émotions et à les accueillir d'une manière différente. Et c'est là que commence cette vraie transformation, que les gens viennent chercher quand ils viennent en séance par exemple. Lorsqu'on ose se dire la vérité, à nous-mêmes, c'est là qu'on reprend du pouvoir sur notre propre vie. On ne se voit plus comme une victime des événements, mais comme un acteur capable de réorienter son chemin. de prendre une nouvelle direction. Et si on ne se sent pas capable de faire ça, et bien c'est totalement normal. Parce que depuis l'enfance, on a été conditionné pour être fort et pour ne pas montrer nos faiblesses. D'ailleurs, à travers toutes ces phrases qu'on a pu entendre, comme « ne pleure pas » , « ne montre pas tes émotions » , « fais attention, d'ailleurs, les autres pourraient profiter de toi si tu es trop gentil » . Si tu fais confiance aux autres, tu vas être blessé. Finalement, on a eu cette croyance qui s'est installée au fond de nous. Qu'être vulnérable, c'est être faible. Et on s'accroche à ces croyances parce qu'on a peur de souffrir. Et pourtant, si on regarde de plus près, c'est des croyances qui vont nous enfermer dans une posture de contrôle permanent qui va être souffrante. La société dans laquelle on vit, elle valorise énormément la performance. l'efficacité et surtout la maîtrise. On nous apprend à gérer, gérer les situations, gérer nos émotions, comme si finalement tout ça c'était un problème à résoudre plutôt que juste un indicateur précieux de ce qu'on ressent réellement à l'intérieur. Et même si on a peur de les vivre, refouler ces émotions finalement ça n'efface pas ce qu'on ressent à l'intérieur de nous. Ça va créer un décalage entre ce qu'on vit intérieurement et ce qu'on va montrer extérieurement. Ça va nous permettre de poser un masque, mais combien de temps en fait il va rester sur notre visage ce masque ? Et surtout, quel va être le coût de tout ce temps passé à ne pas être nous-mêmes ? À vouloir faire plaisir aux autres, à vouloir plaire aux autres ? Une personne qui va cacher sa sensibilité derrière un humour constant, comme un espèce de mécanisme de défense, par exemple de l'autodérision. Quelqu'un qui va refuser de demander de l'aide même quand il est réellement en difficulté, juste par peur d'être jugé comme un incapable. Une personne qui va pas oser exprimer ses besoins dans ses relations, de peur d'être rejetée, abandonnée, critiquée. Tout ça finalement, ça crée à l'intérieur de nous un énorme paradoxe. On admire les personnes qui osent être elles-mêmes, et en même temps on les critique. Et pourquoi ? Parce qu'en fait, ces personnes, elles dégagent une force différente, une force qui n'a rien à voir avec le contrôle et la maîtrise, et on les envie. On envie ce courage d'être vrai, ce courage d'être authentique. Et quand je dis « on » , je parle aussi de moi, parce que bien sûr, moi aussi, je suis concernée par tout ça. Un jour, j'ai une cliente qui m'a dit à la fin d'une séance « Ah, mais tout doit être... » tellement plus simple pour vous, avec tous les outils que vous avez, vous avez énormément de chance. Et sur le moment, ça m'a frappée, en fait, de me prendre ça dans la figure parce que je me suis dit, ok, c'est ça l'image que je renvoie, comme si, parce que j'accompagne, parce que j'ai des connaissances, en fait, j'ai jamais de doute, j'ai jamais d'émotions qui me traversent, jamais de difficultés. Et en fait, il me semblait important de recentrer tout ça, parce qu'en réalité, je suis comme vous. Je suis un être humain qui a peut-être des outils, certes, mais j'ai aussi mes propres défis. Et je crois qu'en tant que coach ou thérapeute, c'est essentiel de déconstruire cette espèce d'image de perfection qu'on peut avoir de nous. Oui, j'ai des outils. Et bien souvent, effectivement, il est vrai que ça m'aide à prendre du recul. Comme ça vous aide à prendre du recul une fois que vous les avez quand vous êtes venus dans mes séances. Mais il m'arrive aussi parfois... excusez-moi l'expression, d'avoir envie de tout envoyer chier quoi ! Montrer sa vulnérabilité, c'est pas inné. Pendant longtemps, j'ai cru que si je laissais entrevoir mes failles, que ce soit dans mon environnement professionnel comme personnel, on pourrait en profiter pour m'écraser, pour me juger, voire même m'enlever finalement ma crédibilité. Et peut-être que parfois c'est vrai, il y a des gens qui font ça. Mais si moi je m'accepte pleinement, qu'est-ce que ça change finalement dans le regard de l'autre ? Dans la façon finalement dont j'accueille ce regard envers moi, vis-à-vis de moi ? Et là ça parle de mon propre regard sur moi. Alors finalement moi je trouve que la vulnérabilité c'est une forme de courage, c'est être capable justement d'accueillir ces imperfections, ces doutes, ces émotions. et de pouvoir en faire quelque chose. Ça permet de créer du lien, de la connexion qui est authentique avec les autres, sans mensonge. Et ouais, c'est clairement un véritable travail. Ça demande une prise de conscience énorme. Et il y aura des jours où on va y arriver, et d'autres où, parfois, la peur de décevoir, d'être jugée, elle va prendre le dessus, parce que ça dépend de la situation, ça dépend de l'enjeu. Et c'est totalement ok de vivre ça de cette manière-là. L'important pour moi, je pense, c'est d'être conscient des choses et de pouvoir apprendre au fur et à mesure du temps à ajuster nos réactions, à ajuster la façon dont on perçoit les choses et ce qu'on en fait ensuite. Pour moi l'acceptation, elle joue un rôle majeur dans le processus finalement qui va permettre au changement d'arriver. Et ça passe par la vulnérabilité d'accepter les choses, d'accepter que tout n'est pas en maîtrise et que tout n'est pas parfait. Et souvent ce mot, l'acceptation... Il vient faire grincer des dents. Parce que quand on est confronté à des situations qui nous échappent, la première réaction qu'on va avoir vis-à-vis de ces situations, c'est de lutter et d'espérer finalement que les choses changent de l'extérieur. Mais plus on va se maintenir dans ce schéma-là, plus on va s'enfoncer finalement dans des émotions qui vont être désagréables, voire douloureuses. Pour vous donner un exemple, quand j'étais enceinte l'année dernière, j'avais 1000 projets en tête. Je m'étais imaginée, vous savez cette image de la grossesse épanouie, où du coup on fait du yoga, on médite, on se connecte à son bébé, on prépare la chambre. J'avais un plan presque parfait de la façon dont ma grossesse devait se dérouler. Et en fait la réalité, elle m'a rattrapée et ça a été totalement différent. Dès le début j'ai eu énormément de nausées, j'étais très fatiguée. Et finalement toute cette contrariété, ça a créé à l'intérieur de moi... un certain stress qui m'a lancé des contractions et j'ai dû finalement arrêter de travailler plus tôt que prévu, pour moi cette situation elle a été extrêmement inconfortable parce que j'ai dû accepter que mon corps il n'allait pas vivre cette grossesse comme moi je l'avais prévu. Et puis il y a toutes ces phrases toutes faites que j'ai pu répéter moi aussi à certaines personnes précédemment qui tournaient dans ma tête et je me suis dit mais en fait il y a bien quelqu'un qui va me la sortir. Vous savez ce truc de la grossesse c'est pas une maladie. Alors non, c'est pas une maladie. Mais en même temps, je pense que c'est clairement le moment dans la vie d'une femme qui vient faire que physiquement, émotionnellement, mentalement, on est le plus vulnérable. Et on n'ose pas le dire. Parce que si on s'en plaint, on va nous reprocher le fait de se plaindre. On va nous dire, bah non, tu devrais pas te plaindre, il y en a qui aimeraient bien être enceinte et qui y arrivent pas. On va nous dire, bah quoi, tu l'as voulu cet enfant, non ? Ouais c'est bon, c'est qu'un mal de bide, ça passera, t'as qu'à prendre un spas-fond. Je pense qu'on a tous entendu, quelle que soit la situation dans notre vie, des phrases comme ça qui font qu'on n'ose pas en fait montrer que la situation elle est difficile pour nous. Et là où ça a également été difficile pour moi, ça a été le fait que ça touche à une de mes valeurs profondes, c'est à dire la valeur travail et toute la conscience professionnelle que j'avais autour de mon entreprise. Parce que du coup, de me retrouver diminuée physiquement et mentalement, parce que j'étais clairement fatiguée, ça m'a obligée à annuler des séances. Et donc de montrer cette vulnérabilité directement à mes clients, avec cette peur que ça ne soit pas compris, avec cette peur du jugement, et avec cette culpabilité aussi, ce sentiment de ne pas être à la hauteur, de ne pas être la thérapeute qui va pouvoir aller au bout de son accompagnement, qui ne va pas pouvoir respecter sa promesse. Avec un petit peu peut-être aussi ce syndrome du sauveur, où on se dit mais je vais abandonner mes clients. Ça a été une vraie lutte contre moi-même, parce que j'ai essayé, j'ai continué de travailler, et finalement, j'ai continué à m'épuiser jusqu'au jour où je me suis dit, ben voilà Amandine, faut se résigner, tu peux pas tout gérer, t'es qu'un être humain, lâche prise. Et là, ça m'a demandé un certain travail sur moi. Pour accepter que ce n'était pas abandonner, c'était simplement de prendre une décision et de choisir moi, sans laisser la vie choisir, sans partir dans une grosse fatigue, sans partir dans des symptômes qui auraient pu être plus graves, de choisir moi ou placer mon énergie, de manière consciente. Et donc de reconnaître que oui, il y a des choses qui étaient hors de ma portée, hors de mon contrôle. et d'ajuster finalement ma réponse pour avancer malgré tout, mais dans une direction peut-être à laquelle je n'avais pas pensé tout de suite. Et cette direction m'a permis aussi de me retrouver moi, face à moi-même, face à ma vulnérabilité la plus profonde, et aussi peut-être de reconsidérer certaines choses dans ma vie, certaines priorités, et d'apprendre finalement à fonctionner peut-être différemment. Et cette situation, elle se recalque sur énormément de domaines de notre vie. Je pourrais vous citer énormément d'exemples de personnes que j'ai accompagnées qui se sont retrouvées bloquées dans des situations de leur quotidien avec cette sensation d'étouffée, de ne pas être à sa place. Et en général, ces personnes, quand on prend le temps de mettre à plat les choses, de visualiser telle qu'elle est la réalité dans laquelle ils vivent, sans les petites fanfreluches qui permettent de la maquiller, de l'atténuer, etc., les trucs qu'on rajoute dans notre quotidien pour surtout pas voir à quel point c'est pourri, Là, les gens, en général, ils esquivent. Ils esquivent parce qu'ils ont peur de voir ce qu'ils vont voir. Parce qu'ils savent, au fond, ce que c'est la vraie réalité. Et dans l'accompagnement, on va regarder ensemble, main dans la main, les choses telles qu'elles sont. Et même si c'est inconfortable, c'est aussi super libérateur. Parce qu'elles vont prendre conscience, finalement, que tout ce qu'elles ont fui depuis... parfois des années, tout ce qu'elles ont bien voulu foutre sous le tapis en attendant que ça passe, bah finalement tout ça ça a créé le symptôme pour lequel elles sont là aujourd'hui. Ça a créé l'état émotionnel, l'inconfort qui est tellement présent qu'au bout d'un moment ça nous pousse à aller chercher de l'aide. Et elles vont prendre conscience que le fait de fuir ces choses-là ça les a emprisonnées dans quelque chose d'encore plus inconfortable. Et donc si on regarde les choses en face tout de suite, ça nous permet d'agir dessus et de ne pas les laisser traîner. Et surtout, de ne pas leur permettre d'évoluer. Alors aujourd'hui, cette question, je vous invite vous aussi à vous la poser. Si je regarde honnêtement ma réalité d'aujourd'hui, qu'est-ce que je vois ? Et je ne vous demande pas de juger, pas de culpabiliser. Juste de constater. Et ensuite demandez-vous, ok, maintenant que je vois les choses clairement, de cette manière-là, qu'est-ce que je peux faire à mon échelle pour avancer ? Rappelez-vous que la vulnérabilité, ce n'est pas une faiblesse, c'est un super pouvoir. Et que vous mettre face à elle, ça vous permettra de poser les premières pierres de votre transformation. Et quand je parle de transformation, c'est pas juste un petit changement dans votre quotidien, c'est une transformation profonde. Parce que ça va vous permettre au long cours de réellement devenir la personne que vous avez envie d'être. Celle que peut-être vous êtes déjà au fond de vous. Celle que vous rêvez d'être. Celle qui vous anime déjà de l'intérieur. Mais que vous osez pas être. Et c'est exactement de ce défi-là qu'on parlera dans le prochain épisode, c'est comment accepter pleinement qui on est. en dehors de toutes les attentes et toutes les pressions qui peut y avoir à l'extérieur de nous. En attendant, si ce sujet vous a parlé, si ce message a résonné en vous, je vous invite à le partager à une personne qui aurait peut-être besoin de l'entendre, à laisser un avis pour partager votre expérience et peut-être permettre à d'autres personnes de s'ouvrir un petit peu plus sur ce sujet. Et surtout, je vous remercie vraiment d'avoir écouté cet épisode. J'espère que vous y avez trouvé ce que vous êtes venu chercher et en attendant le prochain épisode, je vous encourage vivement à oser être vous-même. Prenez soin de vous et à très bientôt. Merci d'avoir écouté mon podcast à cœur ouvert. En attendant de nous retrouver le mois prochain, je vous invite à me suivre sur mes réseaux sociaux at amandine.incheminversoi Pour découvrir mon univers, approfondir les réflexions partagées ici, et continuer l'échange ensemble. On se rejoint très vite pour de nouvelles aventures intérieures, vers toujours plus d'authenticité et d'épanouissement.