Speaker #0Bonjour et bienvenue sur le podcast À Coeur Ouvert. Je suis Amandine Youm, coach en développement personnel et fondatrice d'Un Chemin Vers Soi. Au travers de mes différents accompagnements et ateliers, je souhaite vous guider vers un bien-être émotionnel et relationnel durable pour vous permettre de vivre enfin une vie alignée avec qui vous êtes. Et parce que vous me livrez souvent bien plus qu'un bout de vous lors de nos rencontres, j'ai décidé de vous partager ici les expériences et réflexions qui animent mon quotidien. Chaque mois, je vous propose une capsule authentique et sans filtre, auprès de laquelle vous pourrez trouver, je l'espère, la source d'inspiration et de réconfort dont vous avez besoin. Bonne écoute ! Épisode 2, ces attentes qui nous retiennent. Être une bonne personne, ça compte forcément à nos yeux. Depuis tout petit, on nous répète que pour faire les choses bien, il faut être gentil avec les autres, les comprendre, les écouter. On grandit avec l'idée qu'il faut faire plaisir, rentrer dans un moule, ne pas faire de vagues. Et c'est important effectivement d'avoir de l'empathie vis-à-vis des autres. Mais le risque dans tout ça, c'est que sans s'en rendre compte, on commence à ne plus dire ce qu'on pense vraiment. à faire des choix qui nous arrangent finalement moins, et sur le long terme à faire passer les besoins des autres avant les mondes. Ce conditionnement, il est totalement naturel, parce qu'on a tous ce besoin de se sentir aimé, intégré par les autres. Et les besoins de sécurité et d'appartenance auxquels ça vient répondre, ce sont les bases des besoins d'un être humain. La question à se poser... C'est donc pas de savoir s'il faut nécessairement faire autrement, mais plutôt de se demander si on est réellement apprécié pour qui on est ou pour l'image qu'on renvoie. Aujourd'hui, je vous propose de faire le point sur ces mécanismes de mise en conformité qui sont souvent bien ancrés à l'intérieur de nous et qui sont installés sur des peurs qui vont nous pousser à porter un masque dans la plupart de nos interactions. Ces règles implicites, ces "il faut" Ces « tu dois » , elles sont devenues des sortes de vérités invisibles qui nous dictent comment on doit se comporter, sans qu'on prenne forcément le temps d'aller les questionner et de chercher leur véritable fondement. Parce que oui, on nous apprend à être appréciés, à arrondir les angles, à éviter le conflit, mais à quel moment est-ce qu'on nous apprend à écouter ce qui est juste pour nous ? On croit parfois que l'harmonie, la fameuse paix sociale, elle doit passer avant tout. Et ça même avant notre propre équilibre. Alors on va accepter lorsqu'un collègue va nous pousser à faire un effort supplémentaire en fin de journée, alors qu'on est déjà épuisé. On va laisser faire lorsqu'un membre de notre famille va nous reprocher de ne pas être assez disponible ou de ne pas avoir répondu à une invitation. Et on va mettre de côté notre propre temps de repos pour aller voir cette personne. On ne réagit pas lorsqu'un ami va s'étonner quand pour une fois, on va oser lui dire non. Et à force de se suradapter et d'accumuler ces petites pressions du quotidien qui peuvent pourtant paraître très légères et très anodines sur le coup, on va finir par s'enfermer dans un rôle qu'on n'a pas vraiment choisi. On va devenir cette version de nous-mêmes qui colle aux attentes, qui arrange, qui rassure, mais qui au fond ne nous ressemble pas. Ce qu'on se garde bien d'admettre, parce que ça fait mal en réalité quand on se met face à ça, c'est qu'en voulant plaire aux autres, on s'éloigne de nous-mêmes. Et on s'interdit de comprendre que de toujours dire oui aux autres, c'est bien souvent se dire non à soi-même. Pourtant si quelqu'un nous parlait d'une situation similaire, on serait très certainement bien capable de lui dire qu'il ne s'écoute pas, qu'il ne respecte pas ses besoins. Mais quand il s'agit de nous, on porte un regard totalement différent sur les choses. Le problème, c'est qu'à force d'éviter de voir ce qui finalement nous pend au nez depuis un moment, on va passer à côté d'un nombre incalculable de signaux d'alerte, qui peuvent mener jusqu'au burn-out, si on continue à répéter ces schémas. D'un petit sentiment de frustration qui grandit, à une baisse totale d'énergie et de plaisir dans le quotidien, les conséquences, elles peuvent finir par nous user en profondeur, et bien plus que ce qu'on pense. Et même si j'y étais déjà très sensible auparavant, je remarque encore plus à quel point ce type de situation peut être omniprésente dans ma vie depuis que je suis maman. Parce que la maternité, dans notre société, c'est un peu comme une loupe sur toutes les injonctions. La mère parfaite, la femme forte, l'entrepreneur qui réussit, l'ami et la compagne présente malgré la fatigue, celle qui sait tout faire, tout gérer, tout endurer, au point où s'autoriser à refuser de la visite ou des invitations devient un vrai débat et entraîne d'ailleurs bien souvent une multitude de conseils non sollicités auxquels on n'ose même pas répondre pour pas froisser. Que ce soit dans mon entourage ou de la part de parfaits inconnus, il n'y a pas une semaine qui passe sans que quelqu'un me suggère de laisser pleurer mon bébé pour qu'il apprenne à s'endormir seul, sans qu'on partage des trucs et astuces sur son alimentation, ou bien qu'on me donne un avis sur LA méthode éducative à adopter. Et même si ces remarques partent souvent d'un bon sentiment, elles viennent parfois secouer une confiance qui est déjà fragilisée par les challenges de la situation dans laquelle on se trouve. Alors qu'au fond, on sait ce qui est juste pour nous, pour notre enfant, pour notre équilibre. Et que vous soyez parent ou non, je suis sûre que vous êtes déjà rendu compte à quel point ces situations, elles peuvent vous faire douter et remettre en question vos façons de faire, de penser et même d'être qui vous êtes. Il y a une phrase qui dit « La vie des autres n'est que la vie des autres » . Et pour moi, c'est totalement ça. On a tous une perception de la réalité qui nous est propre en fonction de notre histoire, de nos expériences de vie. Et au fond, c'est pas tant une question de savoir qui a raison, qui a tort, mais plutôt de se demander ce qui nous fait du bien, à nous. Et même si j'avais l'impression d'avoir déjà bien travaillé sur moi à ce niveau-là, et bien cette période de vie, elle m'a encore plus fait réaliser à quel point c'était essentiel de faire du tri et de poser des limites. Pas pour rejeter les autres ou être égoïste. mais pour me préserver, pour me respecter, et surtout pour pouvoir offrir à mon enfant une maman qui est bien dans ses baskets, qui ose se montrer telle qu'elle est, et qui lui montre l'exemple, qui l'invite à faire la même chose. En choisissant ce qu'on laisse entrer dans notre espace mental et émotionnel, on s'autorise à être pleinement soi-même, tout en respectant les autres. On peut très bien être quelqu'un de très empathique, tout en sachant choisir le moment où on est prêt à écouter l'autre, et le moment où on n'en a pas envie. Comme on peut très bien respecter l'avis des autres et prendre une décision qui va totalement à l'opposé de ce que la personne nous a dit. Et c'est lorsqu'on se donne réellement le droit d'affirmer ces désaccords sans chercher à nous justifier, qu'on peut créer des relations qui sont saines et authentiques. En assumant pleinement le fait, finalement, qu'on ne puisse pas plaire à tout le monde. Et vous me direz, c'est bien facile. Mais pourtant dans la vraie vie, pour s'autoriser à poser des limites, à dire non, à ne pas plaire, il faut d'abord accepter quelque chose de fondamental. On ne peut pas tout contrôler. Ni l'image qu'on donne de nous-mêmes, ni la manière dont les autres vont réagir, ni ce qu'ils vont penser de nous. Et c'est pas à nous d'arrondir les angles pour anticiper leurs émotions, leurs déceptions potentielles, leurs réactions. Et même si le bien-être de notre entourage, et bien effectivement il compte énormément pour nous, ça ne devrait jamais coûter notre intégrité. Parce qu'à force de nous couper de nous-mêmes, de ne plus être en lien avec ce qui est juste pour nous, on va finir par ne plus se sentir à notre place. Et ça fait que même entouré, on peut finalement se sentir très seul. Le lâcher prise ici, c'est donc pas Un abandon. C'est un acte de confiance. Une confiance dans le fait que ce qu'on ressent, c'est valable. C'est de faire confiance en notre point de vue, et le laisser exister. Parce qu'on sait qu'on a cette capacité à faire face à l'inconfort que ça va provoquer quand on va oser l'affirmer. Et ça va demander un certain apprentissage, parce que finalement ce réflexe de contrôle, il va bien au-delà des injonctions, des attentes ou des comparaisons. Ce qu'il faut savoir, c'est que notre cerveau, lui, il a une priorité absolue, c'est nous protéger du danger. Il est donc programmé pour anticiper, contrôler, analyser. Et depuis des milliers d'années, sa fonction principale, c'est de détecter les menaces. Et aujourd'hui, il ne fait pas la différence entre l'ours, qu'on croisait dans la forêt à l'époque de Cro-Magnon, et les potentiels risques émotionnels ou sociaux qu'on va pouvoir vivre à notre époque. Alors à chaque fois qu'on sort du cadre, qu'on va affirmer quelque chose qui pourrait déplaire, et bien notre cerveau il s'alarme. Il active un espèce de vieil automatisme de survie qui va nous dire « Eh oh ! Je suis plus en sécurité ! » Alors oui, parfois, pour se défaire de ça, il va falloir commencer tout petit. Ça va commencer par peut-être ne pas répondre tout de suite à un message qui va nous mettre mal à l'aise, par dire non sans avoir besoin de se justifier, ou par poser une limite avec douceur mais avec fermeté. Et c'est ces micro-changements qui, petit à petit, vont vous permettre de créer un nouvel espace, une nouvelle possibilité, une nouvelle réalité. Ça va créer un espace pour vous, Un espace pour ce que vous ressentez, un espace pour respirer et être vraiment qui vous êtes. Et encore une fois, c'est pas votre job de répondre aux attentes des autres. C'est pas votre rôle d'être conforme à une image que vous reconnaissez plus. Vous avez le droit de choisir ce que vous laissez entrer dans votre vie et qui. Et vous avez le droit aussi de ne pas être prête tout de suite pour ça. Parce que lâcher le contrôle, ça se fait pas en un claquement de doigts. Ça demande d'apprivoiser cet inconfort, de le regarder en face, d'apprendre à lui laisser une place, sans lui laisser prendre toute la place. Et c'est là qu'elle se trouve, la vraie liberté. Quand on arrête d'attendre des autres une validation constante, de vouloir faire plaisir à tout prix, quand on ose exister tel qu'on est. Mais cette libération, elle demande aussi de faire un pas de côté, et d'observer nos propres attentes vis-à-vis des autres. Parce que finalement, on est tous l'autre de quelqu'un. Et là, ça amène à se demander, est-ce que ma façon d'agir ou de réagir face aux autres leur permet de s'exprimer réellement tels qu'ils sont ? Est-ce qu'il ne m'arrive pas parfois, moi aussi, de donner ce fameux conseil non sollicité ou de tenter d'influencer la décision de quelqu'un ? Et cette conscience-là, elle va tout changer. Parce qu'elle nous ramène à notre responsabilité dans la qualité de nos relations, dans ce qu'on va recevoir mais aussi dans ce qu'on va donner. Et ça va nous permettre de trouver un réel équilibre entre écouter les autres et s'écouter soi, entre faire preuve d'empathie mais aussi à s'autoriser à avoir son propre point de vue. On croit souvent que se libérer des attentes extérieures, c'est un choix. Mais c'est surtout un processus. Parce qu'une fois qu'on a pris la décision de s'offrir cette libération, on va passer par un cheminement qui va être fait de tout petits pas de prise de conscience et qui va nous permettre petit à petit, en douceur, de revenir à nous-mêmes, même quand c'est inconfortable. Et ça va passer par apprendre à se regarder avec honnêteté, avec bienveillance, à s'aimer malgré nos contradictions, et surtout à se choisir. un peu plus chaque jour. Et ça va nous amener parfois aussi à reconnaître que certaines choses, certaines manières de faire, certaines relations, certaines croyances qu'on peut avoir dans notre vie actuelle, eh bien ne nous conviennent plus. Et là ça peut toucher à un point particulièrement sensible, parce que dire non à ce qui ne nous nourrit plus, c'est parfois aussi devoir faire le deuil d'une version de nous-mêmes. Une version qui nous a peut-être été utile à un certain moment, qui nous a permis de tenir, de faire face à une situation. mais qui aujourd'hui ne nous correspond plus. Et parfois, il faut savoir laisser partir pour mieux se retrouver, faire du vide avec l'ancien pour laisser de la place à la nouveauté. Et c'est exactement de ça dont on parlera dans le prochain épisode. Comment traverser ces périodes où on sent qu'un cycle se termine, comment dire au revoir à une croyance, un idéal, une relation, et comment transformer justement ce vide en quelque chose de fertile qui va nous permettre de renaître. différemment. En attendant ce prochain rendez-vous, si ce sujet a résonné pour vous, je vous invite à partager cet épisode à quelqu'un de votre entourage, à laisser un avis sur votre plateforme d'écoute, ou à venir en discuter avec moi directement sur mes réseaux. Merci infiniment d'avoir pris ce temps avec moi, prenez soin de vous, et à très bientôt. Merci d'avoir écouté mon podcast à cœur ouvert. En attendant de nous retrouver le mois prochain, je vous invite à me suivre sur mes réseaux sociaux pour découvrir mon univers, approfondir les réflexions partagées ici et continuer l'échange ensemble. On se rejoint très vite pour de nouvelles aventures intérieures vers toujours plus d'authenticité et d'épanouissement.