Speaker #0La salle d'asile, qu'est-ce que c'est ? C'est une institution d'éducation pour les enfants qui est apparue au début du 19e siècle. D'abord en Angleterre et puis en France assez rapidement dès 1828. Le but c'est de protéger les enfants des dangers de la rue, de la misère, de la misère sociale. Je ne vais pas aller trop vite. C'est une méthode qui est venue d'Angleterre parce qu'en Angleterre, c'est là qu'a lieu d'abord la révolution industrielle. Et c'est là que la misère, en fait, dans les villes devient très préoccupante. Donc, c'est pour protéger les enfants et leur donner une éducation morale, religieuse. Et puis, les premiers principes, les premières bases d'une instruction primaire. à savoir lire surtout et écrire, et un peu compter. Alors le fondateur des salles d'asile en France, c'est Jean-Denis Cochin, qui était avocat, il était aussi maire du 12e arrondissement de Paris, et il a entendu parler de ses expériences britanniques, et il veut faire la même chose en France, et donc il crée dans son arrondissement une salle d'asile. Donc il s'inspire en fait d'un manuel qui existe déjà en Angleterre. En Angleterre, ces écoles-là s'appellent des Infant School. Et lui, il rédige aussi un manuel pour conduire cette école de la première enfance. Il le rédige en 1833. Il reprend en fait le manuel anglais. Il a envoyé aussi Madame Millet. Donc il y a plusieurs... Je vais en parler après. Plusieurs dames patronesses, des femmes riches, des notables parisiens, parisiennes en France, qui se réunissent, qui veulent fonder ces écoles-là à Paris. Et donc il envoie Mme Millet se tenir au courant de l'expérience anglaise et lui faire rapport. Et bon, lui, à partir de ça, il va créer cette première salle d'années en France. Il écrit aussi ce Medouin, donc ça va être la base de la pédagogie des salles d'asile. Et puis, ce sera repris par le gouvernement pendant la monarchie de Juillet. En 1837, il y a une ordonnance royale qui va organiser sur toute la France ces salles d'asile, puisqu'on est très content de l'expérience parisienne, qui en a eu plusieurs dans Paris qui se sont créées suite à l'expérience de Denis Cochin. Et donc là je vous présente ce qu'on a trouvé, qui sera même accentué en règle, je vous expliquerai. Et on voit au fond tous ces gradins. Donc les gradins, ça c'est vraiment l'invention des sages-d'asile. Donc on va réunir au début de la classe, à l'entrée de la classe, les enfants vont se mettre sur les gradins et c'est là qu'on leur fera répéter des formules, des réponses à des questions. Ce sera un enseignement très mécanique. Et le grade A, c'est un peu symbolique, c'est un enseignement mécanique fait par questions et réponses. Alors, ce sera beaucoup religieux. Il y aura beaucoup de vérités religieuses comme ça qui seront dites par les enfants suite à des questions posées par l'adulte, mais qui seront des réponses apprises par cœur. et on voit aussi ces tableaux là devant les élèves je ne sais pas si vous voyez donc il y a des tableaux c'est des tableaux de lecture donc on commence à apprendre à lire, les lettres donc on reprend le système d'enseignement 8-2 c'est à dire que ce sont des élèves plus grands qui vont montrer les lettres aux plus petits qui vont répéter les lettres qui vont répéter aussi, il y aura des tableaux de syllabes on fera répéter les syllabes puis des tableaux de mots, on fera répéter les mots Donc il y aura un moment dans la classe où les enfants vont faire ça, des moments où ils seront au gradin pour répondre à des questions mécaniquement. On voit d'ailleurs les tableaux sont accrochés sur les côtés. Il y a un boulier compteur aussi, on le voit au fond. Pour apprendre à compter, on utilise un boulier compteur. Ce sont des exercices qui seront faits au gradin par l'instituteur ou l'institutrice. Alors à l'époque, les hommes peuvent enseigner dans les salles d'asile. Ça va disparaître ensuite. Jusqu'en 1855, on permet aux hommes d'enseigner dans les salles d'asile. En fait... Parce qu'au départ, c'est un homme, Jean-Denis Cochin, qui est quand même le directeur de la première salle d'asile de Paris. Mais ensuite, non, ce ne sont que des femmes. Il faudra attendre les années, je crois, en France, les années 70, pour avoir des hommes dans les écoles maternelles de nouveau. Les années 70, 1970, 1910. Donc voilà, ça vous donne une idée un peu de la pédagogie. Alors on voit le portrait de Louis-Philippe, donc il y a les symboles. Là, on ne voit pas de signes religieux, mais il faut imaginer quand même un Christ ou une Sainte Vierge, enfin, il faut imaginer ça aussi. Alors les femmes ont joué un rôle très important dès le début, donc des dames très riches, des grandes bourgeoises, le génie millier. C'est elle qui va en Angleterre faire son rapport sur les Infant Schools. Et puis, Émilie Mallet, qui est la femme d'un grand banquier, qui va organiser les premières écoles parisiennes. Et puis aussi Marie-Pap Carpentier, dont vous avez déjà entendu parler, parce qu'elle est assez connue. Il y a une école d'ailleurs à Rennes qui porte son nom. Donc, elle va être directrice de Salle de Ville à La Flèche. Et puis, elle va être surtout... la directrice de l'école pratique à Paris de toutes les directrices de Sainte-Denis. Enfin, voilà, ce sera une école de formation. Et beaucoup de directrices de province vont aller se former à Paris pour apprendre la méthode de Sainte-Denis qu'on apprend en trois mois. Trois ou six mois, enfin, c'est pas deux ans. Donc, c'est un apprentissage, l'apprentissage d'une méthode pratique. Comment conduire les élèves ? comment diriger les exercices au grade 1, comment on procède pour la lecture, etc. Donc on est dans un enseignement très pratique. Mais c'est une femme qui a eu beaucoup de mérite, et aussi il n'y a pas beaucoup de femmes qui occupent des postes comme ça à cette époque-là. Alors je me suis, pour étudier l'histoire des Stades d'Azide à Arrhen, je me suis basé sur deux documents phares qui m'ont beaucoup intéressé. Donc le livre de comptes des Stades d'Azide, de l'oeuvre des Stades d'Azide, qui court sur 30 ans, de 1839 à 1869, qui est conservé ici aux archives municipales. C'est un document qu'on trouve très pur. Enfin moi je ne sais pas, je suis allé dans d'autres archives. départementales et municipales et je n'ai pas trouvé ce genre de document et au départ c'est un document qui appartient à la société de saint vincent de paul c'est un donc c'est le document de la société charitable qui a fondé les salles d'asile à rennes et donc ce qui est intéressant c'est qu'on voit cette dépense chaque année donc on voit à quoi sert l'argent on voit le personnel les locaux On voit aussi l'évolution du financement. Et je reviendrai plus tard. Et puis le deuxième document, c'est le rapport d'inspection de Pauline Kervomar, que j'ai trouvé un peu par hasard, à Paris, aux archives nationales. Et alors, il est d'autant plus important qu'on connaît, enfin, on ne connaît pas les rapports de Pauline Kervomar, à part deux qui ont été imprimés. Et elle en a sûrement écrit un par an, sur une vingtaine, trente ans. Donc, il y en a... beaucoup, mais qui ne sont pas connues. Et il s'agit de son premier rapport d'inspection. Pauline Carboumard, à l'époque, c'est la inspectrice générale d'État d'asile. 1879. Elle a été nommée par Jules Ferry. C'est une républicaine. Je vais en parler après. Elle a une conception très novatrice de l'éducation, de l'école maternelle, de ce qu'elle doit être. des salles d'asile à l'époque et donc son rapport est assez long, il y a une quarantaine de pages et il y a deux pages sur Rennes et c'est intéressant parce que Elle est très sévère avec les Saldadines de Rennes et je vous dirai tout à l'heure les effets de Europe. Et on voit bien vraiment le choc pédagogique entre la conception des Saldadines et la conception de l'école maternelle, qui pourrait, enfin, de quelle règle comme école maternelle elle, qui n'est sans doute pas la conception de toute... les autres inspectrices générales, elles sont 8 à l'époque, donc elle sort un peu du lot. Elle a vraiment joué un rôle important pour rénover justement la conception de ces écoles-là. Alors, à gauche, on a le livre de contes. C'est pas très agréable à lire, ça raconte pas beaucoup d'histoires, mais... on se prend au jeu de regarder les chiffres, de comparer tout ça. Et puis à droite, c'est la première page du rapport de Pauline Calgoma. Monsieur le ministre, écrit à la main, à l'époque on l'écrit à la main, donc c'est un commun cahier des colliers presque. Et donc, alors le premier document, le document comptable. On voit d'abord que l'œuvre est écrite par une société charitable, la société de Vincent Paul, qui regroupe des notables, des catholiques, des jeunes, la plupart des jeunes notables, qui veulent faire une action charitable auprès des pauvres qui sont dans un... Voilà, ils sont très nombreux dans la ville de Rennes, c'est à peu près un habitant sur quatre, d'après le docteur Toumouch qui a fait une enquête à cette époque-là. Mais j'y reviendrai aussi. Et donc, ce qu'on voit dans le document comptable, c'est qu'au début, il y a des souscripteurs, donc des tables, c'est toujours pareil, c'est des gens riches qui vont donner de l'argent pour cette œuvre. et au fur et à mesure en fait très vite et il n'y aura pas assez d'argent et puis on demande à la ville, à la municipalité de prendre en charge une partie de la dépense donc ce qu'elle fait, déjà 6 ans après la création, en 1945, la ville prend 44% de la dépense et en échange on veut bien que le maire vienne viennent dans le conseil d'administration. Et puis, après, je vais détailler un peu plus. Je reviens sur Dr. Toumou, j'en ai parlé. Il a écrit un livre en 1949 pour dresser un petit peu l'état de la population rennaise. Il y a des éléments très intéressants par rapport à la pauvreté, justement. 40 000 habitants à Rennes à l'époque, 10 000 pauvres. Donc lui, c'est basé sur les registres des paroisses où on inscrit tous les noms des indigents. Donc il n'a pas évalué son chiffre au hasard. Donc il y avait 10 000 indigents. Donc c'est des gens qui ont besoin des secours, de la charité publique, pour survivre. Il y a beaucoup de mordicités, des enfants qui mordisent justement. Et aussi, il y a quelque chose qui est important, c'est la mortalité infantile. Il a fait une étude sur tous les décès entre 1831 et 1835, c'est un petit peu avant l'écriture de son livre, et sur 8148 personnes décédées, on peut compter, alors si on ne compte pas les morts-nés, mais c'est déjà 7,3% des décès, c'est énorme. Et si on compte les enfants de moins de 5 ans, ça fait 27%. C'est plus d'un an. Un décès sur quatre, c'est un enfant de 1 à 5 ans qui meurt. C'est énorme. Donc pour l'établissement des salles d'asile dans ce cadre-là, on comprend que c'est quand même un refuge contre la misère. Pour les notables, c'est... et il cherche des solutions à cette misère parce que c'est partout dans la ville. des solutions qui vont la salle d'asile est une solution pour soulager la misère il y aura que des pauvres dans les salles d'asile il n'y a pas de riches vraiment une institution charitable alors je reviens en arrière parce que avant la société charitable la ville voulait créer une salle d'asile à Rennes depuis 1834. C'est la politique du gouvernement de Juillet depuis 1830. Les notables qui dirigeaient la ville, au niveau du gouvernement, on veut développer les écoles primaires et on veut développer les salles d'asile. Et donc, on veut aussi faire ça. Donc, il y a un très beau plan.
Speaker #0une salle d'asile mais elle a une forme ronde, le rond qu'on voit au milieu là, et puis une école mutuelle à côté, donc c'est un groupe scolaire. Et je pense qu'il est situé rue de Saint-Henrile aussi, enfin bon, là je m'avance un peu parce qu'il n'y a pas tellement d'indices pour dire que c'est là. Donc c'est Billardet, c'est celui qui a construit l'opéra, qui fait ce plan. Donc il n'est pas retenu parce que justement la salle d'asile a une forme ronde, c'est pas du tout le... Vous avez vu le plan de Cochin, ce n'est pas du tout la norme. Et donc, il refait. C'est un autre plan de milliardaire. En 30, il y a un an plus tard, très beau aussi. On voit comme une coupole la scène d'Azile, belle entrée. Et puis, toujours, c'est une forme ronde. Et bon, il s'entête, mais ça ne s'appelait pas. Le projet sera refusé. dommage et mais bon il ya aussi beaucoup de problèmes financiers qui font que la ville ne s'engage pas plus loin donc la mairie en fait abandonne ce projet qui sera repris par donc la société charitable et par le milieu catholique l'évêque les prêtres de rennes parce que j'ai parlé des souscripteurs mais les prêtres de rennes vont s'engager dans des collectes dans toutes les églises et ça va financer une bonne partie des premières années de fonctionnement. Les collectes sont comme les souscriptions, ça va aussi baisser au cours des années. Il y a un prêtre, alors je ne reviens pas, donc ça c'est l'en-tête du document qui présente la fondation. Parmi les églises ethniques, on a l'abbé Jeannin qui est à gauche là. C'est le curé de Saint-Aubin. Aujourd'hui c'est la place Sainte-Anne. C'est toujours l'église Saint-Aubin d'ailleurs. Mais à cette époque-là, ce n'est pas cette église-là. C'est une église plus petite qui est au niveau du manège. Et donc la BGN1, c'est... après très très actif et donc lui il a complètement projet d'un salle d'asile il va travailler classe au cd dans son pôle et il va donc c'est lui qui va faire construire la première salle d'asile de la première salle d'asile alors la première salle d'asile de la de rennes elle est elle est construite dans la rue saint malo mais c'est un bâtiment qui est loué mais il se trouve très vite le bâtiment convient pas il ya Il y a un salubre, les enfants sont trop serrés. Et donc, la société cherche à créer un bâtiment vraiment adapté. Et c'est la BGN1 qui va réunir les fonds pour faire construire cette école qui existe toujours, qui est l'école de la rue Saint-Malo. Le directeur est là. Donc cette école est toujours pratiquement dans la structure de départ. À part les ailes qui ont été transformées, mais le bâtiment du fond, je montrerai tout à l'heure, comme il a été prévu en 1843. Alors c'est un arrangement fait entre la société charitable et la ville. La ville c'était un terrain qu'elle avait prévu pour construire une salle d'asile, mais bon ça ne s'est pas fait. Donc elle cède son terrain et donc la BGN1 peut construire son école sur ce terrain-là. Ils conservent la propriété du terrain, c'est pour ça que l'école est toujours là et qu'elle est municipale depuis longtemps. Parce que la ville exige que l'école construite par Juliana soit à destination des jeunes enfants. Donc ça c'est les conditions de départ. Et à droite, c'est l'évêque de Rennes, Mgr Brosset-Saint-Marc. qui lui vraiment veut renouer une blason des ministres catholiques, qui a une grande, grande influence. Donc lui va se mettre président de l'Ordre d'État d'asile. Il va se positionner comme président de l'Ordre d'État d'asile. Il veut un peu, il se méfie quand même de la société. Alors je ne vais pas rentrer dans les détails, parce qu'il y a des guerres de pouvoir. Il se méfie de la société de Saint-Vincent-Paul, qui sont des laïcs. Mais ils ont une vision très légitimiste, très à droite, on dirait aujourd'hui. Et lui, il veut composer avec la ville, avec les autorités académiques. Donc, ce n'est pas quelqu'un qui veut se mettre à dos les autorités locales. Donc, lui, il va se mettre à la tête de l'œuvre du Saint-Nazile. il va vouloir en diriger les vues mais disons bon on voit qu'il est juste au départ après il en fait il en fait la ville va très vite prendre la main sur ses salles de vie à cause du financement et il ya aussi donc les l'autre alors ce qui va sauver aussi l'homme des salles d'asile la ville qui vient au secours mais il y a aussi les dames patronettes Donc qui existe depuis le départ, c'est prévu par la loi, par l'ordonnance royale. Il faut qu'il y ait un comité de dames patronesses, que tel qu'à Paris, il y avait des dames patronesses pour les salles de ville, qui vont veiller au bien-être des enfants, à ce qu'ils aient suffisamment à manger, à ce qu'ils soient bien vêtus. Donc ils ont vraiment une fonction charitable. Et elles seront assez nombreuses la reine. entre 40, 60, 110 d'un patronat. Ils vont régulièrement s'occuper des salles d'assises, ils vont visiter, ils vont organiser des loteries, ils vont distribuer des vêtements, du pain. Elles ont un système de collecte d'argent. J'ai calculé qu'elles apportaient 20% du budget. Donc 44% par la ville, 20% par les dames patronesses. Donc ça fait que les souscriptions, les quêtes dans les églises, en fait, c'est devenu minoritaire. Et donc après, c'est les dames patronesses qui vont avoir un peu le leadership avec la ville. Et on voit bien dans le registre, en fait, que voilà. C'est ça qui se passe sur les 30 années. Alors, j'ai parlé de pain, là. Donc, ce qui est intéressant, c'est que... Donc, il y a des soupes, c'est les premières cantines, en fait. Des soupes qui vont commencer... En départ, c'est pas des soupes. En départ, en fait, les enfants doivent apporter leur panier avec ce qu'il faut pour manger. Donc, l'alimentation... Voilà, les ressources religieuses, à l'époque. donc vérifier le panier chaque matin et si le panier n'est pas garni, l'enfant est envoyé chez lui. Donc ça c'est dans le règlement de départ. Et puis petit à petit, les besoins sont tellement importants et il y a des enfants qui viennent quand nous ne sommes rien du tout. Et donc les dames patronaises ont organisé des distributions de pain dans les salles d'asile. ça va être généralisé au cours du 19ème siècle. En 1882, au moment de la laïcisation, il y a déjà des soupes régulières dans toutes les salles de vie, des soupes pour tous les enfants. Donc ça, ça veut dire qu'il y avait vraiment ce besoin de nourrir les enfants. Et peut-être qu'au départ, dans le règlement, on n'avait pas mesuré l'ampleur de la misère sociale. Les salades d'huile vont avoir beaucoup de succès. Elles seront remplacées dès le départ. A rabord, on peut dire, je vous parlais des effectifs de la plume tout à l'heure, parce que les familles en avaient besoin pour nourrir leurs enfants et aussi pour les vêtir, parce que les dames patronaises apportaient des vêtements qu'elles cousaient elles-mêmes aussi. Donc, c'est ce travail de couture. Donc ça c'était essentiel et je pense que les Tadazils ont eu succès à cause de cet aspect charitable, plus que pour l'instruction en fait. Alors voilà, ça c'est le cadastre de 1843, mais je pense qu'il a été fait un petit peu plus tard parce que l'école, la Tadazil là, elle a été construite en 1843. Donc le cadastre... il a été fait à partir de 1943, mais ça ne s'est fait que sur plusieurs années. Donc on voit très bien le couvent de Jacobin, avec l'office du tourisme là où je suis, et ce qu'est l'école maternelle de la rue Saint-Malo, où c'est écrit « Sainte-Dazide » . Voilà l'école de Matin, Deux heures et cinq minutes. Elle est belle. Ce bâtiment du fond, c'est ce bâtiment d'origine. Ce qui a changé, c'est les ailes. Il y avait deux préos au départ. On voit sur le plan deux ailes, ce sont les préos qui seront après transformés en réfectoires. alors voilà ça c'est le plan de 1883 on voit les gradins on voit bien les gradins donc il y a deux salles il y a deux classes une pour les garçons une pour les filles alors c'est pire que enfin c'est pire c'est un jugement en rang dans la salle de l'administration de Nicochin ils étaient quand même dans la même salle les garçons les filles mais là ils sont dans deux salles séparées et ils ont deux cours séparés il y a un mur entre les deux cours. Ils ont des toilettes séparées, des réfectoires séparés. En fait, c'est deux écoles dans une école. Ce sera critiqué par les inspectrices générales. Et Pauline Kerkomar, elle, elle se bat pour la mixité. La vraie mixité, c'est-à-dire qu'on ne se plaît pas les garçons à côté des filles de l'autre, on est au sous-monde. Elle dit que c'est une source d'enrichissement pour les enfants. Mais ça c'est nouveau à l'époque, les gens ne pensent pas comme ça. Alors ça c'est la deuxième salle d'asile, c'est la salle d'asile de la rue de Saint-Malo, ça c'est la première en fait qui a été créée, la deuxième quelques mois après. Donc dans le quartier, dans la basse-ville au sud de la Villenne, là où il y a la rue Poulain-du-Parc, si les Réunions connaissent. Donc la deuxième, en fait c'est une ancienne tannerie qu'on a louée, que la société charitable a louée, c'est une ancienne tannerie assez grande pour accueillir 300 enfants on va dire. Et donc ce bâtiment n'existe plus, tout le quartier a été complètement transformé, tout le second empire. Le gros problème de ce lieu, c'est que le bâtiment est fragile. Il menace de s'écrouler. Et en 1860, on décide d'évacuer les enfants. On a peur pour leur sécurité. Et aussi, le quartier est très malsain. Il y a des aménonneries, des tanneries. Il y a des ruisseaux, deux ruisseaux. qui était des anciens bras de la vilaine où tout le monde est des ordures voilà donc ça sent très mauvais et c'est très insalubre alors voilà le rapport que fait la déguée spéciale donc c'est une aspectrice qui n'est pas renaise n'envoyé par le ministère. Donc elle dit ça. Alors j'ai pris une... C'est pas la salle d'administration. C'est une tannerie, mais ça... Voilà à quoi ça ressemble. Ça pouvait ressembler à un bâtiment. Les enfants étaient au nombre de 116... ordinairement il monte jusqu'à 140 alors on doit bien souffrir car les classes en basse d'étage et l'air ne s'y renouvelle pas parfaitement avec sans cesse nos étouffions beaucoup d'enfants dormaient ceux qui soutenaient plus vigoureusement le point de chaleur ont bien répondu et assez bien chanté bon on voit on imagine l'état un petit peu donc les bas de plafond 140 Là, il n'y en a vu que 116, mais il y a 140 élèves dans une même salle. Alors, cette salle-là a été fermée en 1860-1861. Je n'ai pas réussi à déterminer quand. Elle a été transférée dans l'ancien hôpital Saint-Yves, de l'autre côté de la Villene, pendant 3 ans, 4 ans. En 1864, on installe cette salle d'asile dans... Vous connaissez l'endroit, c'est donc rue des Carmes. Voilà, rue des Carmes et la rue Basse-Lau. À l'arrière, c'est des bâtiments de la ville maintenant. Et il y avait un couvent là, le couvent des Carmes. Donc un couvent à l'époque qui était affecté, occupé par des religieux. Et donc il y a de très belles images de cet endroit. Donc la CEDASIT s'installe là. Mais vous verrez plus tard que ce n'est pas mieux que la tannerie. Alors voilà, je n'ai pas parlé du personnel. Donc dans le registre des comptes, on voit que ce sont des religieuses qui s'occupent des enfants. Il y en a quatre, il y en a deux par scène d'asile. Donc une pour les garçons, une pour les filles. Voilà, à chaque fois, ça va de deux fois de quatre. Et donc ça, c'est une représentation d'une sorte de ruiner, providence de ruiner, dont le siège est... au Mans dans la Sarthe, actuellement, mais tu as rouillé sur le noir, c'est dans la Sarthe. Donc un ordre religieux qui a été fondé en 1806. Ce qui explique que c'est cet endroit-là qui s'occupe des États d'asile, c'est qu'il s'occupe déjà d'une école de filles dans le quartier de la rue de Saint-Malo, là où se trouve l'hôtel Dieu, dans le bas de la rue, dans le croisement de la rue Le Graveran et la rue de Saint-Malo, vers le haut. au niveau de l'hôtel Dieu, il y avait une école de filles, l'école de filles des sœurs de la Providence de Rélié. Donc elles étaient installées là depuis 1821, et elles ont, en fait, naturellement, la société charitable fait appel à elles, elles s'occupent déjà de l'enseignement des filles, et elles ont déjà, à cette époque-là, l'habitude d'être dans les salles d'attitude. on voit que tout le monde est bien sage, les sociologues de l'école de filles ils sont avec leurs petits livres de lecture bon c'est pas une salle d'asile parce que alors même si dans les salles d'asile on mettait des livres comme ça dans la main d'enfants de 2 à 6 ans bon c'était pas organisé de cette manière là alors la troisième salle d'asile c'est une salle d'asile moderne on va dire à l'époque Elle n'existe plus. C'est où se trouve l'école Louis-Michel, dans le quartier du Colombier. La salle d'asile, c'est la partie qui est à droite, là où il y a des arbres. Au milieu, c'est l'école de filles, l'école primaire de filles. Et à gauche, c'est l'école primaire supérieure. de jeunes filles. Alors cette salle est ouverte en 1878 donc là on est déjà à la fin, c'est sous la troisième république et le maire c'est Martin, Pierre Martin. Donc là il y a beaucoup de républicains. convaincu, laïque, donc il décide de confier cette salle d'asile à des laïcs. Mais on verra, la première directrice qu'il trouve, enfin à l'époque c'est très difficile de trouver des directrices laïques pour s'occuper des salles d'asile. Elles sont toutes tenues par des religieuses, dans tout le département et en Bretagne, mais c'est le cas pour les écoles de filles aussi. Et donc il trouve une Brestoise, la Voisine Prigione, qui elle est très religieuse et va faire beaucoup de catéchisme, faire venir le curé. souvent dans l'école, ce qui ne plaira pas beaucoup à Pauline Kiamoma. Donc on voit bien que la municipalité profite à une laïque, mais quand même de donner des gages aux catholiques, à l'esprit clé, à l'esprit. Alors ça, c'est le plan de la salle de boulvard de la Tour d'Auvergne. Alors on voit toujours les fameux gradins là. Et puis, il y a des salles qui sont adjacentes, qui servent à regrouper des élèves aussi, parce qu'en fait, il y a trois classes. il y a trois classes donc deux salles ça ne suffit pas. Donc sans doute une des classes, une des troisième classes est dans ces lieux là. Qui au départ sont des salles pour manger, pour poser les vêtements enfin voilà. Mais ce ne sont pas des salles de classe. Donc je parle un peu de Pauline Kerr-Gomart. Donc Pauline Kerr-Gomart c'est une bordelaise, elle est dans les 1838, dans des familles protestantes. C'est bon, je vois son père être inspecteur primaire. En fait, il n'a jamais vraiment exercé comme inspecteur primaire parce qu'il avait des idées qui ne plaidaient pas au gouvernement. Mais bon, ça situe un peu le niveau social. Elle a été surtout institutrice privée pour des jeunes filles de bonne famille. Elle a rédigé des articles divers, des livres pour enfants. Elle a vécu à Paris. Elle a été beaucoup influencée par une de ses sœurs et par son beau-frère qui était un républicain convaincu. En fait, elle baigne à Paris dans un milieu de républicains laïcs. Donc, elle a des idées très avancées pour l'époque. Elle fait partie de toute cette génération. On peut citer Ferdinand Buisson, qui est son ami, qui ont créé Paul Berg, je ne suis pas sûr. Tous ces républicains laïcs qui ont créé l'école publique française, qui ont laïcisé l'école, les 882. C'est Ferdinand Buisson qui lui met le pied à l'étrier, qui l'encourage à passer le concours de l'inspectrice de Seine-Adeline. Elle n'a jamais dirigé de Seine-Adeline, pour moi, elle n'a pas eu le temps. Donc elle a été reçue au concours, elle a été tout de suite nommée à l'inspectrice générale. Il y en avait huit à l'époque, c'est quelqu'un d'important. Il n'y a pas beaucoup de femmes qui occupent des postes. Je le redis, c'est comme pour Marie-Pierre Carpentier, c'est rare, femmes qui occupent des postes gouvernementaux. Donc, c'est des exceptions. Et donc, elle arrive, elle fait sa première tournée d'inspection en Bretagne. Et là, c'est le choc. Alors, sa conception de l'école maternelle, ce n'est pas l'école, en fait. Elle, ce qu'elle connaît, c'est l'éducation maternelle. Elle va écrire un livre qui s'appelle d'ailleurs l'éducation maternelle dans l'école. C'est-à-dire que sa conception, c'est un peu, je pense, c'est Rousseauiste, quand il émule Jean-Jacques Rousseau, c'est ça. C'est que l'enfant, il faut le laisser libre. Il fait des choix, il fait ses expériences. La mère est là pour le guider, pour lui poser des questions. donc c'est pas du tout directif quoi c'est on est beaucoup de liberté à l'enfant il faut qu'ils fassent ces expériences il doit être autonome dans son apprentissage et donc c'est elle veut pas l'école maternelle en fait elle dit c'est bon pour les pauvres pas elle ça c'est une vision de classe un peu l'indicé bon pour les pauvres parce que ils peuvent pas faire autrement et puis les mains sont pas capables on a dit brutement brutalement un verre un peu ça quand on lit ces articles quand on dit je peux tout lui et elle elle son modèle c'est la femme bourgeoise qui éduque ses enfants dans cet esprit là à l'époque il était qui sont aisées, qui peuvent le faire. Je vais mettre ça dans ma tête. Et donc, elle va proposer quand même qu'on suive ces préceptes-là à l'école maternelle. Mais si on pouvait se passer d'école pour elle, en fait, ce serait si bien. Elle se rendait dans presque un paradoxe. Quand on lit ce qu'elle a écrit... alors elle a, bon je vais dire un peu tant qu'elle arrive à Rennes, mois de juin, juillet, je ne sais pas, bon, j'ai supposé que c'était à cette époque là, puisqu'elle est nommée au mois de mai et puis elle fait son rapport au mois d'octobre, mais elle commence par Rennes, donc j'imagine qu'elle arrive au mois de juin, bon ça c'est un détail, donc sur la salle d'asile de la tour de Berne, donc voilà ce qu'elle dit. Le matériel est à peu près complet. L'enseignement ne s'adresse qu'à la mémoire. Mlle Prigent a eu, paraît-il, quelques scrupules d'accepter l'adhération d'une école laïque. Elle essaie de se faire pardonner cette acceptation en exagérant l'enseignement du catéchisme. La discipline est très bonne. Les évolutions rappellent celles de la salle d'asile du cours normal de Paris. Bon, Mlle Prigent, elle a été... formé à l'école normale de Paris par Marie-Claude Carpentier. Donc voilà, il connaît très bien la méthode des salles d'asile, la mise en place à l'ambi-délec à Grèce. Et voilà, elle sait comment expérimenter. Rue de Saint-Malo, salle d'asile publique, concrétiste, publique, financée par la ville. Les services sont payés par la ville. A l'époque, il n'y a plus de société charitable. En 1879, c'est la ville qui entretient toutes les écoles publiques. Oui, forcément, mais il y a une partie des écoles publiques qui sont congéganistes. C'est le cas de la salle d'administration de la rue Saint-Malo. Le local est à peu près satisfaisant comme dimension, mais les dépendances et les abords sont en fort mauvais état. La directrice... Agatange, de la Providence de Ruyé, débute par la prière. Les enfants récitent sur un ton inouï le pater, l'avé, le créneau, le confiteur, les commandements de Dieu et ceux de l'Église, les actes de foi, d'espérance de charité, des litanies, des invocations. Avant d'arriver au tiers de cette interminable prière, les enfants n'y prennent plus aucune attention. Les évolutions ramènent la pensée vers l'Église à l'heure des offices. Ce sont des saluts sans fin. aux quatre points cardinaux, aux directrices, aux enfants eux-mêmes, à peine placés au gradin, les garçons disent aux filles, nous saluons vos beaux anges. Celles-ci répondent, et vous, et nous les vôtres. L'enseignement ainsi que je l'ai constaté dans l'introduction de ce rapport est tout de mots, la directrice fait des fautes de français. Combien que ça fait ? Pourquoi vous dites ça ? Comme on fait la subvention avec la lettre d'obédience, la lettre d'obédience, c'est... En fait, on donnait des lettres d'obédience aux congrégations et après, c'était en fait un acte officiel, enfin, une permission du gouvernement pour pouvoir enseigner. On donnait sans congrégation et après, les sœurs s'arrangeaient entre elles. Et souvent, la sœur avec qui on avait donné la lettre d'obédience, c'est pas elle qui enseignait. rue Maslow, donc rue Maslow là où il y a le couvent des Carmes, salle d'asile public-congréganiste, là aussi c'est dirigé par les Sœurs. Le local de cette salle d'asile est le plus déplorable de tous ceux que j'ai rencontrés dans ma tournée. Le plafond et les murs sont inondés par les conduits des lieux d'aisance de l'école des Frères situés à l'étage au-dessus. La même inondation se produit jusque dans les placards de la cuisine. L'hiver, les enfants mangent dans cette classe infecte. L'état sanitaire y est déplorable. Les enfants ne peuvent y rester plus d'un mois sans tomber malade. Ils sont pour la plupart rachitiques, couverts de gourme, fin d'examen, du cuir chevil. Ou atteints de maladies de dieu. Quelques-uns, infirme tout à fait, devraient être placés dans des maisons spéciales. La plupart ont la tête démesurée, le crâne ne se soude pas. Pour ajouter à l'odeur infecte de cette classe, on y admet des enfants de 14 à 15 mois, donc on est en dessous de la vulgare, que l'on couche sur des matelas qui ne sèchent jamais. La directrice, soeur Raphaël, n'est pas titulaire. La titulaire ne vient jamais dans la classe. Quant à l'enseignement, les enfants parlent des billions d'habitants. Ils peuplent la terre, donnent des définitions de grammaire, de géographie, etc. On distribue la soupe privée. Donc voilà l'état des lieux. Elle est sévère, mais je pense que c'est réaliste. Alors elle va beaucoup insister, si on lit tout le rapport, dans toutes les écoles de Bretagne, elle dit que c'est de la misère, c'est plus que dans... Elle vit avec la Mayenne aussi, elle dit que la Bretagne c'est pire. Les enfants sont mal habillés, ils sont mal propres, ils sont dans un état sanitaire déplorable. Et elle est très choquée en fait de ce qu'elle a vu. Le seul truc qu'elle a trouvé bien en Bretagne, c'est que dans les Sades-Îles, on distribue la soupe. Ce n'est pas le cas dans les autres. Si on lit les deux autres rapports qu'elle a fait dans le Sud-Ouest, par exemple, elle dit qu'en Bretagne, c'est la seule région où elle a trouvé que les soupes étaient distribuées régulièrement dans les Sades-Îles. C'est peut-être aussi parce qu'il y a plus de misère. En Mayenne, par exemple, les Sœurs n'organisent pas... dame patronne est en plus de soupe et qu'en bretagne qu'elle a vu ça donc elle va beaucoup insisté sur l'hygiène sur la santé des enfants pour bien être ça va être ça plus enfin oui c'est quelque chose qui va revenir en scène la mixité aussi donc on voit bien dans la seule la seule la rue basse-caux là les Il y a quand même une mixité à l'époque. Ils sont tous dans la même salle. Donc ils sont quand même séparés puisque les garçons adressent des saluts aux filles. Donc ça suppose qu'ils ne sont pas ensemble. Alors, est-ce que ça a changé quelque chose après ? Bon, sans point de sache, bon, il ne faut pas... Elle passe presque inaperçue. Il n'y a qu'un document aux archives municipales qui... qui montre quel est le passé. Elle n'a pas pu réunir les dames patronesses, elle n'a pas pu réunir, elle n'a pas pu réunir tous les protagonistes, les dames patronesses, et puis la ville, et les sœurs pour faire le point. Et d'ailleurs, elle écrit à Jules Ferry, au ministre de tutelle, et dit, moi, la prochaine fois, j'aimerais bien rencontrer tout le monde et puis qu'on puisse discuter. Elle ne peut pas faire ça. Donc déjà, son action est un coup d'épée dans le dos. Alors que les changements... Il ne me reste plus beaucoup de temps. J'ai compté 21 institutrices laïques après 1883. Jusqu'en 1914. Donc j'ai bouché tout leur dossier personnel. Et donc on voit que la pédagogie n'a pas changé. La maîtresse, je cite quelques commentaires de l'inspecteur. Parce qu'à l'époque, ce sont les inspecteurs primaires qui inspectent les institutrices d'école maternelle. Entre temps et ennui, en 1881, le 2 août 1881, c'est un décret qui crée les écoles maternelles et qui annonce des nouveaux programmes, qui sont inspirés par Pauline Kierbommer. Donc ça, c'est le texte fondamental qui crée l'école maternelle en France. 2 août 1881. Alors, en 1891, donc là, on est... C'est l'école... C'est l'école à Nice. de la rue Saint-Ellier, donc c'est l'école des Faux-Ponts qui est désinfectée aujourd'hui. La maîtresse semble fière de ce qu'elle a quelques élèves qui lisent couramment. On est en classe de moyens, 4-5 ans. Certains mots, qui lisent couramment certains mots et connaissent les départements avec leurs châtaigniers. Bon, ça donne une idée. À l'école materne et du boulevard materne de la Tour de Véronne en 1909, Madame Devey dirige la section des grands. Elle les occupe consciencieusement, mais ces procédés me paraissent un peu routiniers et ces exercices s'adressent plus à la mémoire que à l'observation et au jugement. Donc on est encore dans la tendance salle d'advise. d'avancement inculqué, mécanique. Je ne vais pas parler aussi d'aspect régimentaire, parce que les élèves sont conduits au son d'une claquoire, donc les élèves se taisent quand la soeur donne... Je pense que c'est un instrument à deux clapets, donc quand ça sonne, il faut se taire, et puis il faut répondre, enfin bon, voilà. Et les élèves marchent au pas. Il chante pendant qu'il marche. Donc, c'est un côté un peu militaire. Alors, là, Boubala Tondoyan en 1913. Madame P... Alors là, c'est très révélateur, oui, ce commentaire. Elle est chargée de la section des tout-petits, de 2-3 ans. Sa classe est fort médiocrement installée et dépourvue de matériel et de jouets. Qu'est-ce qu'ils font ? Je ne sais pas. Ils chantent. et réciter. On imagine la difficulté aussi pour les institutrices. Rue de Saint-Malo, dans la classe des grands, 97. Au moment de mon entrée, à 2h30, Mme M. Assise à l'estrade, faisait un travail de tricot et ne suivait pas son emploi du temps. L'inspecteur allait plusieurs fois dans cette école-là et faisait souvent du tricot les intérêts. et une note à chaque fois entendu ensuite une leçon du système de systèmes métriques médiocre système métrique à l'école d'internet bon alors on voit que c'est en fait c'est calqué sur l'école primaire le lancement annoncement calqué sur l'école primaire donc ça c'est col des faux ponts donc pour montrer que la mairie alors il côté positif la mairie construit une nouvelle école Donc on a vu l'électrodovéan. Là, c'est l'école qu'on appelle l'école des Fonfon aujourd'hui, qui n'est plus une école depuis quelques années. À l'époque, c'est l'école maternelle de la rue Saint-Éliott. En 1882, elle est ouverte. Là, c'est l'école Patu en 1913. Et donc, en l'espace de 40 ans, oui, quand même, 40 ans, non, 30 ans. Une trentaine d'années, la mairie fait construire trois écoles qui sont du coup spacieuses, aérées, mais qui ne sont pas à la hauteur de la capacité d'accueil. Parce qu'à chaque fois, il n'y a que deux classes. Alors qu'on pourra accueillir beaucoup plus. Là, je parle de la laïcisation. Donc ça commence en 1878, je l'ai dit, par l'école de la Tour d'Auvergne. Ensuite en 1882, on ouvre celle de Saint-Aigné, ça permet de fermer celle de la rue Vasselot où il y avait les sœurs. Du coup on se débarrasse des sœurs et on met des laïcs à la place des sœurs. Et en 1983, c'est celle de la rue Saint-Malo et on retire aux religieuses la direction de l'école. Ça ne s'est pas passé aussi vite partout. À Rennes, ça va très vite, la laïcisation des écoles maternelles. À Fougères, par exemple, on va attendre 1912 pour que tous les stades d'asile soient laïcisés. En fait, en 1886, il y a la loi Gobelet qui interdit aux congrégatistes d'enseigner dans les écoles primaires et maternelles. Donc, la loi Gobelet oblige, pour les écoles de garçons, Ils ont 5 ans, les congrégalistes, pour s'en aller, dans les écoles publiques. Mais pour les femmes, il n'y a pas de date. Donc celles qui sont en place, elles peuvent rester jusqu'à leur retraite. Donc ça vaut pour les écoles maternelles. C'est pour ça que la laïcisation va être accélérée par les lois Combes, à partir de 1902 jusqu'en 1904, où on va carrément chasser les congrégalistes de toutes les écoles, y compris privées. Et du coup, on va régler le problème comme ça. Donc il y a urgence pour remplacer les congrégatismes, mais ça va prendre beaucoup de temps. Et à Rennes, parce que la municipalité est très engagée dans la laïcité, ça va aller assez vite. Ça sera pareil pour les écoles de film. Alors là, c'est un tableau qui résume ce que c'est la préscolarisation à Rennes. En fait, c'est bien plus compliqué que ce qu'on pense. Alors, les salles d'asile qui sont devenues écoles maternelles, c'est qu'une petite partie de la préscolarisation. Donc, c'est 549 élèves dans les trois salles d'asile que je vous ai présentées qui sont devenues écoles maternelles. c'est que 33%, c'est que le tiers des enfants qui sont scolarisés, les enfants de 2 à 6 ans qui sont scolarisés dans ces écoles-là. Il y a une grande partie, presque autant, qui sont dans les classes enfantines, qui sont dans les écoles primaires. Dans toutes les écoles primaires, il y avait des classes pour les enfants plus jeunes, en général c'est des 5-6 ans, et souvent les parents préfèrent... envoyer les enfants là parce que c'est déjà l'école primaire donc tout ce qui est en orange là c'est des écoles maternelles enfin c'est tout ce qui est préscolarisation laïque public laïque à Rennes et en rouge c'est le privé donc comme ça a été laïcisé les soeurs elles vont continuer à enseigner au moins jusqu'en 1904 elles vont continuer à enseigner mais dans dans des écoles privées. Et alors, elles occupent en fait 14% des effectifs des écoles maternelles privées. Mais il y a aussi des classes enfantines privées. Et les classes enfantines privées, il y a tout. Là, je ne peux pas savoir ce qu'il y a derrière. Ça peut être des classes enfantines rattachées à des écoles primaires ou professionnelles, parce que ce n'est pas détaillé dans le document. Il n'y a que les adresses qui permettent de savoir à peu près ce que ça pourrait être. Et il y a aussi sans doute des vraies écoles privées, une sorte de garderie améliorée. Donc ça fait 29% des scolarisables. C'est-à-dire que c'est une minorité des enfants qui va dans l'école maternelle à l'époque. Et je crois qu'il faut attendre, c'est après la seconde guerre mondiale vraiment, que l'école maternelle va se développer en termes numériques. Je ne peux pas être plus précis, je n'ai pas étudié assez. Alors, on gère. Alors, qu'est-ce qui a changé ? L'hygiène. il y a des visites de médecins, il y a des nouveaux locaux, plus ça. Les institutrices sont très préoccupées par ça, par la... C'est écrit dans les rapports, la propriété est impeccable, les institutrices veillent à la propriété des enfants, tout ça. Donc ça, c'est des choses qui n'existaient pas avant, qui sont acquises. Alors, les visites médicales, il y a un rapport de médecins. Ici, au marché municipal, qui est très détaillé, on voit toutes les maladies, semaine par semaine. Il vient toutes les semaines et détaille sur une année toutes les maladies que les enfants contractés, combien d'enfants contractés cette maladie, combien d'enfants qui meurent aussi, il faut savoir ça. Sur ce document qui court sur une année, on voit qu'il y a 4 enfants ou 5 qui sont morts. Donc ça va être quand même présent la mortalité infantile, même si ce n'est pas comme dans ce qu'avait écrit le docteur Toulmouche. Mais bon, il y a un souci vraiment vis-à-vis de la santé des jeunes enfants. Alors du point de vue de la pédagogie, j'ai vu que ce n'était pas encore ça. Malgré tout, il y a quand même le sectionnement. sectionnement par âge, ça c'est nouveau, c'est dans le décret de 1981. Et donc le décret impose deux sections à règne à trois, grand, moyen, petit, dans ce qu'on trouve aujourd'hui. Les effectifs aussi qui ont beaucoup baissé, ils étaient autour de 120 en 1939 par classe. On se retrouve avec une moyenne de 60 en 1906. Là aussi ça compte. Les gradins, les fameux gradins, on les a juste qu'en 1913. Il y a des plans de 1913, ils sont toujours là, rue Saint-Vallaud, ils sont toujours là, au fond pont, à Prusse-Saint-Élié, et ils sont toujours là à Tondeau-Vernon. Et quand on ne construit pas plus, l'école maternelle ne peut plus, là on n'en a plus. Donc c'est juste avant la première guerre mondiale. Alors l'aïllicisation, on voit que c'est effectif à Rennes. Par contre, il y a eu une perte d'élèves suite à cette aïllicisation. Les parents enlèvent des enfants des écoles. Il y a une centaine de Saint-Malo qui sont enlevés comme ça. Ils répondent à l'école des sœurs. Et puis, il y a la même chose, plus synthétique. Les parents sont attachés aux religieuses quand même. Il faut voir que les religieuses ont été très dévouées. Dans les rapports d'inspection, c'est très dévoué. Le dévouement, en fait, les parents regardent à l'époque l'alimentation. Les enfants sont nourris, sont habillés et on s'occupe d'eux. Les sœurs, elles font tout ce qu'elles peuvent. Et puis il y a l'attachement à la religion catholique, c'est quelque chose qui est fondamental dans les villes comme Rennes. Alors il y a toujours les devoirs envers Dieu, c'est dans le décret de 1881, les enfants doivent être éduqués dans l'idée qu'il y aurait un Dieu. Mais il ne faut pas qu'il y ait de... L'enseignement n'a rien à faire avec la religion. Mais il y a quand même une référence à Dieu, et dans les écoles primaires, c'est la même chose. Ça reste, je ne sais plus combien de temps ça reste, mais ça reste quelques années comme ça. Alors, quelques ouvrages sur le sujet. L'invention du jeune enfant au XIXe siècle, c'est un peu la Bible de ceux qui veulent s'intéresser, ou de celles qui veulent s'intéresser au sein de la ville. donc c'est Jean-Noël Lux, qui a été créé en 1999, et il a fait une thèse là-dessus. Et donc ça donne le cadre, l'histoire de cette salle d'asile en France, pendant le XIXe siècle. Il y a un ouvrage sur Marie-Pin Carpentier qui a été écrit par Colette Cogné, qui était une professeure de littérature. Donc un peu à la gloire de cette femme exceptionnelle. historiquement, c'est vrai, mais c'est plus... Comment dire ? En gros, tout... En fait, on voit qu'elle est en faveur de cette femme. Elle a pris parti pour cette femme. Elle ne critique pas son action. Alors qu'il y a des côtés... Celle qui a quand même mis en place toutes ces scènes des scènes d'asile, il y a des choses qui sont critiquables, mais ça ne fait pas... Après, voilà, c'est... Il y a un ouvrage récent, qui est par exemple du 2023, qui est un petit ouvrage de Catherine Valenti, qui est professeure aussi de l'université, sur Pauline Cargomar, qui donne un bon aperçu de son action, de ce qu'était cette femme. Et en fait, elle a perdu les archives de Pauline Cargomar, les archives personnelles, elles ont brûlé. Donc on a peu de choses. pour faire sa biographie. Il n'y a pas eu de biographie de fin de Pauline Cargoma. C'est dommage. Il faudrait re-ouvrir tous ses rapports déjà. Elle a écrit deux livres qu'on peut trouver sur Gallica. L'éducation maternelle dans l'école, dont je vous ai parlé, et les écoles maternelles. Elle a écrit beaucoup d'articles dans une revue qui s'appelait La vie d'enfance, qui était la revue des salles de ville. Et puis ensuite, les écoles maternelles. Lui, On peut citer un article, c'est une contribution de Patricia Legris, qui est professeure à l'Université de Rennes et de Solène Touche, « Être institutrice de maternelle, la longue constitution de l'identité professionnelle » . C'est en 1980-1920, ça ne parle pas des salles d'asile, mais ça donne un aperçu des conditions de la professionnalisation des institutrices de maternelle. C'est dans une ouvrage qui s'appelle « Les enseignantes en France » qui est paru en 2023.