Pauline ArtEcoVertBonjour à tous, bienvenue dans ce résumé du troisième jour de la quinzaine de l'agriculture tinctoriale d'ArtEcoVert, sponsorisé cette année par Greening. Aujourd'hui, nous partions de la France avec Denise Lambert et sa culture du pastel, jusqu'à l'Europe. pour voir les démarches de nos voisins européens. Sur la culture du pastel de Denise Lambert, qui a une expérience depuis plus de 40 ans, on a parlé notamment du travail sur la coopérative agricole de la Plaine de l'Ariège, donc la CAPA, qui était une organisation pour produire le pastel à plus grande échelle. Et on a abordé notamment les innovations dans les débouchés de cette couleur végétale avec la peinture végétale pour cabines aéronautiques et carrosseries automobiles. On a aussi vu la teinture semi-industrielle pour le fil et l'extraction et le séchage du pigment avec un processus plus industrialisé. Elle nous a également parlé du processus dans l'agriculture, comment monter justement ces coopératives, l'intérêt qu'il y avait. Donc je vous laisse le soin de rejoindre Patreon si vous voulez en savoir plus. Notre deuxième intervenant, lui, représentait l'Irlande. Donc Tristan nous a présenté son travail. titanesque de recherche variétale de plantes panctoriales. Il se revendique comme jardinier, mais pour moi, c'est un chercheur agronomique parce qu'en gros, il a testé et il a cherché plein de graines de pastels, persiquaires, garances et gaudes dans le monde entier. Et il a fait une étude comparative. Il a trouvé 21 variétés de pastels, 13 variétés différentes de gaudes, 10 de garances et 7 de persiquaires. Il a mis en place une méthodologie très stricte pour comparer les semences entre elles, qui venaient de 23 pays différents et de 11 sources différentes. Il a testé la germination, la production de biomasse, les quantités de pigments et l'adaptation au climat irlandais. Il a réalisé des tests de teinture en extraction à froid sur de la soie pour voir la couleur du pastel et essayer de dégager des hypothèses par rapport à la variété utilisée. Et donc il y a en effet des différences entre les pigments indigos qu'on a pu voir, et il est en train de faire des expérimentations pour croiser les meilleures variétés entre elles, pour obtenir des populations qui soient plus adaptées à l'Irlande et à ces critères agronomiques qu'il nous a détaillés. C'était passionnant, et franchement bravo à lui pour ce travail de titan. Ensuite nous avions une représentante de l'Italie, Anna Airena, qui est venue nous parler de teinture naturelle. en Italie, mais d'agriculture aussi innovante. Donc, elle nous a parlé d'un premier acteur très connu en Italie, donc Stefano Panconessi, je ne sais pas comment on prononce en italien. Donc, c'est un teinturier industriel qui est situé à Biella, en Italie. Et ce qu'elle a salué, au-delà de toute son expertise sur la couleur végétale, c'est son œil très tourné, adaptation à l'industrie textile. Donc du coup, il accompagne des marques et il propose de la couleur végétale, mais en alternative naturelle versus le synthétique. Et donc, elle nous a présenté les différents travaux d'intérêt qu'il avait fait auprès de marques très connues en Italie. Et ensuite, elle nous a présenté deux acteurs, une chercheuse qui cultive et qui extrait les pigments, donc qui travaille la persiquaire pastel résidant couréopsis et qui fait des extractions et de la vente de pigments. en Italie, plutôt une chercheuse agronomique, et elle nous a parlé d'un projet d'exploitation agricole high-tech en Italie, qui cultive, accrochez-vous, la persica et le reseda sur 4 hectares, et qui propose une extraction de l'indigo sans eau. Méthode réduisant de 1000 litres par kilo de colorant. Donc, si vous êtes intéressé par tout ça, rejoignez-nous sur Patreon pour soutenir le travail de mise en relation. et le travail qu'on fournit de rassembler tous ces acteurs. Et notre dernière intervenante, c'était Nathalie Le Turc des Canaries. qui nous faisait un point sur ce qui se passait en Espagne et beaucoup de démarches, notamment autour de jardins botaniques, de jardins liés à la restauration, par exemple, de tapis anciens qui doivent maintenant être restaurés avec les pigments d'origine. Elle nous a aussi parlé de l'Université de Valence qui avait obtenu la première machine d'extraction de pigments de David Godineau, donc la Natura DS, en Espagne. Et elle nous a aussi parlé des projets d'agriculture de Persiquaire, des acteurs en Espagne. Et pour les Canaries, elle nous a parlé du patrimoine naturel exceptionnel de ces îles, avec une énorme diversité végétale que beaucoup de plantes tanctoriales là-bas poussent de manière sauvage. On a fait un tour, on était obligés, par l'industrie de la cochnie qui est sous pression, avec un conflit entre les agriculteurs et les autorités environnementales. Parce qu'on a de la cochenille qui a été historiquement importée du Mexique et la nouvelle cochenille espagnole qui détruit les champs. Et donc il y a un vrai dilemme entre les agriculteurs qui ne jurent que par la cochenille et les services environnementaux qui veulent que ces champs de Ausha infestés de « mauvaise cochenille » soient arrachés et brûlés. Elle nous a aussi parlé du musée de la soie. de la Palma où l'artisanat était présenté, mais que ça manque encore de transmission de savoir-faire. Donc en gros, les points clés de cette troisième journée de l'agriculture tinctoriale, c'est vraiment qu'il y a un intérêt à se mutualiser et se structurer en France, mais aussi plus loin en Europe, à mutualiser, et on a déjà entendu pendant cette journée, des partages de graines, des partages de... d'appels à projets, etc. Donc je suis très heureuse de cette effervescence et qu'en gros, la coopération était essentielle entre les agriculteurs et les industriels pour structurer la filière, qu'on a besoin de mutualiser les moyens d'extraction et de normaliser les processus et que la diversité des plantes, selon les climats et les terroirs, est vraiment hyper importante. Il y a vraiment une nécessité de travailler sur les variétés locales. Et qu'il y a encore des efforts à renforcer sur la recherche et cette histoire de labellisation ou non des pigments naturels. Et donc, on a parlé de tous ces exemples inspirants des différents pays. N'hésitez pas à nous rejoindre. Et donc, demain, la thématique, c'est le continent africain et une partie de l'Asie. Voilà, écoutez, je vous souhaite une bonne journée. Je vous dis à demain. Pour participer à la quinzaine de l'agriculture tinctoriale, c'est simple. Il faut vous rendre sur le... Patreon d'Areco Vert et souscrire à un abonnement annuel à l'abonnement couleur végétale. Et donc, vous recevez toutes les inscriptions pour les conférences. Belle journée à tous !