ArtEcoVert Bonjour à toutes et tous, bienvenue dans l'épisode résumé du jour 6 de la quinzaine de l'agriculture tanctoriale d'ArtEcoVert, sponsorisée cette année par Greening, qui était également l'invité de la conférence du jour. Avec le champ des couleurs, l'objectif était de faire un point sur les grands sujets liés à l'exportation de nos produits vers l'étranger. Comment ça se passait ? Qu'est-ce qu'il fallait mettre en place ? Avant ça, on a fait un rapide point sur les analyses, notamment de l'indigo. Pourquoi c'est important d'analyser son indigo ? Et tout ce que va apporter cette analyse dans le taux d'impureté, comment mieux nettoyer son indigo, etc. mais aussi comment s'assurer que l'indigo qu'on reçoit de l'étranger est un indigo naturel, issu de plantes et non synthétiques. Donc, quel est le test de naturalité ? Avec quoi on le fait ? On a vu aussi les différentes analyses pour doser l'indigotine et l'indirubine. Comment greening les doses, etc. ? Comment ça se passe ? Et on a parlé notamment de chromatographie sur couche mince. Deux dosages à l'HPLC, et si tous ces mots vous sont étrangers, on les revoit dans l'épisode de la semaine avec Ludivine Tripon-Le Berre de l'ITEIPMAI. L'idée, c'est de s'appuyer sur la science pour caractériser ce que contiennent nos pigments végétaux. Donc voilà, un point sur l'analyse des indigos naturels, les différents tests qui peuvent être faits. On a eu notamment des photos en labo, des analyses, comment elles étaient pratiquées. les différentes courbes en fonction de la longueur d'onde et de l'absorption, etc. Et on a aussi vu le cas pratique de l'indigo de Guadeloupe d'Henri-Joseph de Phytobocase avec une comparaison entre le pourcentage d'indigotine par méthode de permanganate de potassium, donc une méthode qui est ancienne, donc Greening nous l'a décrit comme au minimum une méthode qui a 125 ans, versus HPLC, donc une méthode de... Le dosage par HPLC de l'indigo est assez cher, mais on regardait les écarts types qu'il pouvait y avoir, voir si les méthodes étaient bonnes ou s'il y avait beaucoup d'écarts. Finalement, on se rend compte qu'il y a peu d'écarts entre les deux méthodes et l'écart type pour la technique au permanganate de potassium est beaucoup plus faible que l'écart type pour l'HPLC. En tout cas, c'est ce qu'on voit dans ce cas pratique-là. Bien sûr, il y a plusieurs méthodes, vous les voyez. quelle est la meilleure méthode pour doser l'indigo, ça on vous laissera en juger, mais là l'idée c'était de voir s'il y avait vraiment un gros écart entre le titrage par la méthode de permanganate de potassium et le dosage par HPLC, et c'était bien l'objectif de cette intervention. Donc voilà, donc ça pour répondre à la première partie sur comment analyser son indigo, pourquoi et le prix. Et ensuite la deuxième partie c'était cette histoire de je veux exporter, je veux me développer à l'international, qu'est-ce que je dois faire, qu'est-ce qui est facilitant. Et donc là, c'était un ping-pong entre le champ des couleurs, Laura et Amandine Roussier, qui sont pionnières dans l'agriculture tinctoriale à grande échelle en France. Sur une exploitation où il n'y a que de la couleur végétale cultivée et plusieurs plantes cultivées. et Greening qui est expert et qui travaille déjà à l'international avec 35 pays. Donc on a abordé différents sujets très pratico-pratiques, la communication, les documents qui étaient obligatoires ou non. On a parlé des différents numéros d'identification qui étaient facilitants. Il nous a aussi fait des mentions sur cette histoire de est-ce qu'on doit facturer hors-taxe, TTC, en fonction qu'on travaille avec la France métropolitaine. les DOM-TOM, la communauté européenne, donc la CE ou hors CE. Donc, c'était très intéressant d'avoir ces points de vue-là. On a eu notamment les codes d'identification, les mentions douanières, comment indiquer l'origine sur les produits, ce qu'il fallait prendre en compte. Enfin bref, ils nous ont fait une super présentation détaillée. Le champ des couleurs et Greeny sont OK pour que je vous les mette sur Patreon, donc elle est disponible. Comme ça, vous savez exactement ce que vous devez aller chercher, ce qui est à prendre en compte, comme notamment le transport et toute la documentation spécifique. Donc, on a parlé pour les plantes sèches, pour les graines, pour les pigments. Donc, voilà. Et ils vous ont indiqué des ressources complémentaires pour vérifier votre numéro intracommunautaire, pour vos informations import-export, le lien vers le portail des douanes. comment faciliter le commerce avec un numéro EORI, les nomenclatures douanières, et tout ce qui était important d'avoir pour faciliter le travail vers l'extérieur. Ce qui a été génial et ce qui n'était pas prévu au programme, c'est une discussion sur la perception, notamment de la France, alors que ce n'était pas l'objectif, mais de la France... par rapport à l'étranger. Donc plusieurs hypothèses ont été apportées sur pourquoi on a l'impression qu'il se passe des choses en France plus qu'ailleurs. Est-ce que c'est vrai ? Est-ce que c'est faux ? Et donc globalement, ce qui en est ressorti, c'est que maintenant le marché est global. C'est-à-dire que tous les pays ont soit un savoir-faire artisanal, soit une expertise plus technique. Et en gros, les avantages de la France, c'était qu'il y avait quand même pas mal d'infos sur les sujets, qu'il y avait un savoir-faire. qu'on avait des experts reconnus internationalement. Je pense notamment à Michel Garcia, Dominique Cardon, Greening, et que du coup, on avait cette expertise qui était à la fois scientifique et technologique qui nous donnait un gage de sécurité. L'image à l'international de la France est encore sur ce sujet-là importante. Et on a eu des mentions comme quoi il y avait quand même pas mal d'anthropologues aussi français qui s'intéressaient. aux origines des couleurs végétales et que tout ça contribuait au fait que la France ait une image positive pour les colorants naturels et végétaux, mais bien sûr le reste du monde n'est pas en reste il a été mentionné les différents pays qu'on a abordé depuis le début de cette quinzaine tinctoriale sur l'ouverture au monde, donc tout ça pour dire que c'était intéressant de voir aussi un peu le regard des autres pays sur la France et surtout que la France devait résonner en marché ouvert et d'où la thématique du jour sur comment exporter ces produits vers l'international. Donc c'était extrêmement intéressant comme intervention. Je remercie encore Greening et Le Champ des couleurs. Belle journée à tous ! Je vous invite à me rejoindre sur ma page Instagram ArtEcoVert, A-R-T-E-C-O-V-E-R-T, pour y découvrir le nom des prochains invités. Je me permets de vous rappeler que la seule manière de soutenir ce podcast... et de le noter et le commenter sur la plateforme d'écoute de votre choix. C'est ainsi qu'on arrivera à faire porter la voix de ces passionnés de la couleur végétale. Merci à tous ! Savoir si vous allez aimer, les mots clés du podcast ArtEcoVert : teinture végétale plantes tinctoriales indigo garance encre végétale couleur végétale colorants végétaux pigments végétaux coloration capillaire végétale fibres naturelles colorants biosourcés tanins teinture naturelle plantes artecovert couleurs de plantes design végétal couleur jardin agriculture tinctoriale indigo tendance innovation nuances