- Speaker #0
Il y a des histoires qui laissent une trace, puis d'autres qui nous tendent un miroir. Aujourd'hui, on plonge dans celle d'une femme qui pendant des années a couru après le temps les cas à cocher, les projets à livrer, jusqu'à ce que son corps dise non, jusqu'à ce que tout s'effondre. Émilie Vien, connue aujourd'hui comme la planificatrice, aurait pu continuer à foncer dans le mur, à super performer sans se questionner. Mais à travers un épuisement professionnel et une grossesse inattendue, elle a choisi de faire un virage, de ralentir, de se reconstruire et surtout de raconter. Dans son tout premier livre intitulé « Avancer sans s'épuiser » , elle revient sur cette période charnière de sa vie et sur les grands apprentissages qui en ont émergé. Avec honnêteté et sensibilité, elle met des mots sur ce que plusieurs vivent encore en silence, le trop-plein, la pression de bien faire, la peur de décevoir et la croyance qu'on doit tout porter seul. Dans cet épisode, on va parler de cette puissance qu'on sous-estime encore trop souvent, celle de raconter son propre bouleversement. Bienvenue dans le podcast À ta couleur Moi c'est Marie-Pierre, mais tout le monde m'appelle la voisine. Je t'accueille depuis ma maison jaune, au cœur d'un petit village rural, où j'ai choisi de ralentir pour mieux écouter et mieux raconter. Très jeune, j'ai compris le pouvoir de ces récits qui touchent, qui nous rassemblent autour de quelque chose de plus grand que soi, puis qui nous donnent la permission d'être pleinement humain. C'est pas un hasard si j'étudie l'histoire. À l'époque, je pensais observer le passé, mais je me préparais surtout à ce que je fais aujourd'hui, aider les entrepreneurs à fouiller dans leur propre histoire pour y trouver du sens, se révéler et apprendre à se présenter à partir des pépites qu'ils portent déjà en eux. C'est ça le storytelling introspectif, un pont entre la connaissance de soi et la communication. Ici, tu vas entendre mes réflexions en solo, puis des conversations complices avec des invités qui ont choisi d'aligner leur entreprise sur ce qui les habite profondément. Parce qu'au fond, ce qui connecte, c'est pas juste ton expertise, c'est qui tu es. Alors installe-toi sur ma galerie, puis laisse-toi inspirer. Salut à toi, bienvenue sur le podcast « À ta couleur » . heureuse de te retrouver aujourd'hui pour jaser du pouvoir de raconter son bouleversement en affaires avec émilie vient alias la planificatrice salut milly sali marquière comment vas-tu je vais tellement bien merci de me recevoir ça me fait plaisir merci d'avoir accepté l'invitation toi qui est on va se le dire dans un petit roche oui ainsi oui alors que tu es en mode expédition par de ton agenda annuel. C'est le produit le plus, je pense, attendu de ta fidèle clientèle. Et là, t'es en mode expédition de ce fameux agenda-là ces temps-ci.
- Speaker #1
Oui, exactement. Ça se passait cette semaine même. Puis enfin, notre équipe d'expédition, ce qui veut dire mon papa, ma maman, ma belle-mère, sont parties hier soir. Donc, on est là-dedans, vraiment.
- Speaker #0
C'est ce qui explique pourquoi on est ici aussi. Oui Parce qu'on aurait aimé.
- Speaker #1
Oui, on était supposés faire ça chez moi à la base.
- Speaker #0
Mais... de nombreuses boîtes nous auraient encombrées.
- Speaker #1
Ça aurait été un petit peu moins cute qu'ici.
- Speaker #0
Ça aurait pu être drôle, mais effectivement, ça aurait fait une bonne coupure de son. Oui, ça c'est clair. Mais effectivement, donc ensevelie de boîtes, j'ai envie de te demander, ça va malgré tout ?
- Speaker #1
Merci de le demander. Oui, ça va. Puis en fait, ça va, mais l'année passée, en fait, j'ai vraiment orchestré mon expédition différemment cette année parce que là, c'est la cinquième année. où ce produit-là est créé. Donc, ça fait déjà cinq ans. Puis l'année passée, en fait, jusqu'à l'an passé, je les expédiais moi-même, mais l'année passée, je me suis vraiment épuisée en les expédiant. Je me suis dit, là, il faut faire différemment. Donc, déjà là, en octobre de l'année passée, on avait le plan pour cette année. Et là, cette année, j'ai délégué ça à mon chum. Il a pris une semaine de congé de son travail pour gérer l'expédition. Donc, moi, j'ai quand même eu des meetings avec des clientes au courant de la semaine et tout et fait d'autres tâches. Puis on avait notre petite équipe d'employés familiaux qui étaient fièrement... Dans notre petite usine qui, en fait, était la cuisine, le salon et la salle à dîner. Mais ça va très bien. Oui, ça va bien.
- Speaker #0
Pendant que tu es en train de livrer cette agenda-là, tu es en train aussi de livrer quelque chose d'encore plus précieux, à mon sens.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ton histoire.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
À travers ton premier livre, Avancé sans s'épuiser, avec beaucoup d'honnêteté et de vulnérabilité. Ce que j'aime avec toi. toi, Émilie, c'est que derrière l'organisatrice, la grande planificatrice, il y a une femme qui a vécu un grand bouleversement et qui a pas seulement juste... qu'il a pas seulement juste vécu, mais qui a aussi osé la révéler. Le révéler. Ce grand bouleversement-là. J'ai eu la chance de lire... ton livre en avant-première. Oui, en avant-avant-première. En avant-avant-première parce que à l'heure où on enregistre, on est le 25 septembre et tu n'as pas encore pour vrai de vrai ton livre physiquement entre les mains.
- Speaker #1
Pour les gens qui nous regardent à l'écran, on a ici un bricolage que j'ai moi-même fait pour avoir l'air d'avoir mon livre, mais ce n'est pas le vrai livre. Je devrais recevoir ça au courant de la semaine prochaine.
- Speaker #0
Ça le fait.
- Speaker #1
Nerveilleux.
- Speaker #0
J'y crois, j'y crois. Et oui, c'est ça, j'ai eu à lire avec grand plaisir et grand bonheur ce livre-là et ça m'a beaucoup marquée. Ce qui m'a marquée, c'est que c'est pas un simple récit personnel. Moi, je le vois vraiment comme un miroir que tu tends à tous ceux et celles pour qui ça va trop vite, pour qui... Pour des personnes qui s'oublient un peu, parfois beaucoup. Puis tout ça, je dirais au nom de la performance, au nom de la productivité, au nom de la réussite, au nom de la perfection, nommons-les toutes. La liste est très longue. Donc, j'essaie vraiment que ce livre-là ait vraiment comme un miroir, l'effet miroir que j'appelle moi souvent en storytelling. Puis aujourd'hui, j'aimerais beaucoup ça qu'on prenne le temps d'explorer toutes les questions grandes saisons de ton histoire, puis de voir comment tout ça t'a amené à créer une entreprise plus humaine pour toi, d'abord, et pour les autres aussi. Donc là, pour les gens qui n'ont pas lu le livre, ça se pourrait qu'il y ait des gens qui l'aient lu puis qui nous écoutent parce qu'on sort le 28 octobre. Dans le planning des dates, quand même, le livre va être disponible à partir du 17 octobre. Autour du 17 octobre, exactement. Ça se pourrait qu'il y ait des auditeurs qui l'aient lu quand même, mais pour les autres, est-ce que tu pourrais nous ramener à ce moment charnière-là où tout a basculé pour toi, où tu t'es regardée en face ? Vraiment. Et en fait, ce qui est le point de départ finalement de ton livre, pour nous mettre un peu dans le contexte,
- Speaker #1
En fait, à la base, si on m'avait dit que quand je vivais ça, ce gros bouleversement-là, si on m'avait dit que j'allais écrire un livre, je ne l'aurais pas cru parce que quand on vit un épuisement professionnel, qui est ce que j'ai vécu à l'aube de ma trentaine, on se sent tellement faible. On se sent… C'est vraiment très négatif, les émotions qu'on ressent à l'intérieur. Donc si on m'avait dit un jour que j'allais écrire un livre là-dessus, je n'aurais vraiment pas voulu le croire. Mais pour nous ramener à ce moment-là, en fait, c'est le moment où je suis tombée officiellement en épuisement. Puis quand on dit « le moment où je suis tombée en épuisement » , je fais allusion au fait que j'ai eu mon diagnostic de mon médecin et que je suis tombée également en arrêt de travail pour une durée indéterminée. Je traînais des symptômes et cet épuisement-là depuis trois ans. Mais en fait, quand on veut un épuisement, c'est qu'on est intact de l'extérieur. Puis comme tu l'as vu dans le livre, j'en parle un peu comme mis à part mon petit pain, mon petit teint qui pâlissait, mes cernes qui apparaissaient, puis la maigreur qui était quand même devenue assez visible sur moi. J'étais capable de sourire, j'étais capable de marcher, j'étais capable de répondre à des courriels, j'étais capable de vaquer à mes occupations, bien que ma productivité avait chuté, mais que je me racontais le contraire. De l'extérieur, j'étais intacte. Donc, c'est très difficile de s'avouer vaincue, si je peux le dire ainsi, parce qu'en plus de ça, moi, j'étais dans des soucis de performance élevée, perfectionniste. Et un petit peu comme je l'explique dans le livre, il y a plusieurs mensonges que je me racontais. Notamment, je me disais « bien, je n'ai pas le temps, pour m'en sortir, il faut que je travaille plus » . Mais je me disais aussi que j'étais plus forte que les autres. Dans la culture d'entreprise dans laquelle je travaillais à l'époque, pas juste moi, tous mes collègues, on se plaisait à dire qu'on était des machines de guerre. Donc on se croyait, et en fait je vais parler au jeu, le jeu me croyait plus fort que les autres. Donc pour moi j'étais là : "Mets-en des projets, des clients de plus, je suis capable." Et oui je suis épuisée mais quand tel événement, parce que j'étais dans l'industrie d'organisation d'événements, donc quand tel événement va être livré, quand tel projet, tel mandat va être terminé, ça va aller. Mais ça n'allait jamais mieux.
- Speaker #0
Tu parles de mensonges que tu te racontais, tu en nommes plusieurs dans ton livre. Lequel ? mensonge a été le plus destructeur pour toi ? Hum, lequel ? Je pense que ils ont... Chacun des mensonges ont vraiment joué un rôle négatif dans mon histoire.
- Speaker #1
Mais il y en a un que... Puis là, je vais suivre mon intuition, c'est comme lui qui m'apparaît, mais je pense qu'ils ont tous un peu leur rôle à jouer, mais il y avait... un mensonge que je me racontais vraiment souvent qui était « Je ne peux pas les laisser tomber. » L'entreprise pour laquelle je travaillais n'était pas mon entreprise malgré le fait que... que j'y donnais tout mon âme, en fait. Et j'avais cette croyance-là de me dire « je ne peux pas m'en aller » . Parce que moi, l'image que j'avais en tête, je l'expliquais, je le verbalisais souvent comme ça, c'est « si je m'en vais, c'est comme s'il y a une patte de l'entreprise qui s'en va et l'entreprise va s'effondrer » . Mais je veux dire, ce n'était pas moi le capitaine de cette entreprise-là. Cette entreprise ne m'appartenait pas. Je n'avais pas de part rien dedans. J'étais juste très loyale et très dévouée dans ce travail-là. Ça faisait plusieurs années que j'étais là. J'avais aussi un poste de gestion. Puis c'est ça, je me racontais le fait que j'avais pas le droit de partir parce que si je partais, tout allait s'écrouler. Mais quand je suis partie du jour au lendemain, on arrête de travailler. Qu'est-ce qui est arrivé ? L'entreprise a survécu. Mon égo n'a pas aimé ça. Vous allez se rendre compte de ça, mais c'est ça la vérité. Donc, parce que, tu sais, ça faisait longtemps que là, je commençais à comprendre que j'allais vraiment pas bien. Mais là, j'avais plus le courage ou j'avais plus l'énergie d'aller trouver un travail ailleurs. Aussi notamment parce que ma confiance professionnelle était rendue très, très basse. Mais en même temps, je me racontais cette histoire-là. Même si tu veux aller ailleurs, tu ne peux pas parce qu'ils ont besoin de toi. Tu ne peux pas les laisser tomber alors qu'on a toujours le choix. Je suis une fille pour qui la liberté, c'est super important. J'étais libre, mais je ne le savais pas. Je m'étais créée une petite prison et je vivais dedans. J'ai vécu dedans très longtemps.
- Speaker #0
Oui, trois ans. Tu disais quand même que c'est du temps. Effectivement, ça me semble ce que tu dis... Sonner comme la culture du héros, la fameuse culture du héros, ou on pourrait nommer l'archétype du héros.
- Speaker #1
Absolument.
- Speaker #0
On met cette espèce de cap-là, puis comme si on allait sauver, comme si on était le sauveur. Absolument. Dans ce cas-ci, l'entreprise pour laquelle tu travaillais. Pour les entrepreneurs qui nous écoutent, qui ont bâti leur entreprise, qui, j'oserais dire même des solopreneurs, qui font tout de A à Z... qui ont ce sentiment-là, qui pourraient avoir ce sentiment-là aussi de « Bien sûr, je ne peux pas partir parce que… » Je suis le pilier. Je suis le pilier de l'entreprise que je porte peut-être seule avec moi-même si dans le cas qu'on n'a pas d'employé par exemple. Quel mensonge tu penses qui est le plus susceptible d'être raconté par soi-même, si on veut, dans le cadre des entrepreneurs ? Parce que toi, tu as vécu… Les deux chapeaux. De salarié à maintenant tu as bâti ton entreprise. Est-ce qu'il y a des mensonges qui guettent les entrepreneurs plus que d'autres ?
- Speaker #1
En fait, un premier mensonge qui rôde autour des entrepreneurs c'est certain que je n'ai pas le choix par exemple de travailler tout le temps, c'est mon entreprise. Quel autre mensonge qui serait très facile de se dire ? Bien, pour arriver à m'en sortir, il faut que je travaille plus. Ça, je me le disais beaucoup en entreprise aussi, mais c'est certain que les entrepreneurs se le disent également. D'autres types de mensonges qu'on peut se dire, c'est que c'est ça. Quand je suis entrepreneur ou quand je suis à mon compte, il faut que je travaille tout le temps. C'est ça la vie. Je pense que de plus en plus, il y a un vent de fraîcheur. Pour les gens de ma communauté qui me suivent, ils savent que justement, je prends de l'équilibre de vie, ce qui fait que je ne travaille pas tout le temps et je réussis quand même très bien. Mais c'est facile de tomber dans la croyance de, quand on est entrepreneur, quand on est une entreprise, on ne compte pas nos heures. Tu sais, moi, la première chose que j'ai commencé à faire quand je suis entrepreneur, c'était de compter mes heures pour m'assurer de ne pas dévier, de ne pas tomber dans mes anciens patterns. Et encore aujourd'hui, je le sais pratiquement à chaque semaine avec assez de justesse combien d'heures est-ce que je fais parce que c'est un point, c'est une façon facile de calculer et d'évaluer et de suivre en fait si on… On tient notre équilibre ou non, puis je veux dire, l'équilibre ne tient pas seulement sur les heures travaillées. Il y a un paquet d'autres choses qui entrent en ligne de compte, sauf que c'est quand même un élément qui est facile à saisir. Puis quand on est à notre compte, entrepreneur, bien c'est ça. C'est facile de dire et de croire qu'on ne compte pas nos heures, puis je m'arrêterai quand j'aurai fini mes tâches, mais comme il va y en avoir à l'infini des tâches. Je pense que pour essayer de se départir tranquillement de ce type de mensonge-là, il faut d'abord y croire. Il faut croire que c'est possible d'être entrepreneur. au travail autonome, et d'avoir une vie aussi.
- Speaker #0
Aussi. La vie n'étant pas seulement le travail.
- Speaker #1
Exactement. Puis c'est facile, c'est difficile, c'est-à-dire quand on est, je pense, entrepreneur, puis là je le vis présentement, puis mon épuisement moi je l'ai vécu lorsque j'étais salariée, mais c'est quand on est vraiment passionné, parce que j'étais quand même passionnée par mon travail quand j'étais salariée jusqu'à ce que ça se mette à aller vraiment plus bien, la passion n'était plus au rendez-vous. Mais là aujourd'hui, je dis souvent la blague, je pourrais sans problème travailler 100 heures par semaine. Je veux dire, mon corps n'irait pas bien, j'aurais des signes d'épuisement même si je suis passionnée. Mais j'aime tellement ce que je fais que je dois m'imposer pour respecter mon équilibre. Je dois m'imposer des limites parce que j'aime ce que je fais, je ferais ça tout le temps. Donc il y en a beaucoup qui pensent que moi ça ne me dérange pas de travailler parce que justement je suis passionnée amenant des projets, amenant des clients. Puis aussi parfois la motivation financière qui se cache derrière. On fait comme si elle n'était pas là mais dans le fond le vrai moteur parfois c'est ça. On a des fois besoin de sous aussi. Mais par rapport à la passion, ce n'est pas parce qu'on est passionné, qu'on est à l'abri de l'épuisement. Parce que moi je le sens cette fragilité-là, tu sais. Ça fait peut-être juste un an que je l'assume, alors que ça fait pourtant quelques années que mon épuisement est terminé, mais je suis consciente de la fragilité qui m'habite face à l'épuisement. Ce qui fait que je le sais que je suis possiblement plus fragile que quelqu'un qui n'a jamais fait d'épuisement à retomber, même si je trippe sur mon travail, même si je m'épanouis à tous les jours et que j'ai toujours hâte de travailler, je ne suis pas à l'abri de ça quand même.
- Speaker #0
Ça me semble très sournois.
- Speaker #1
C'est très sournois.
- Speaker #0
La manière que tu l'abordes, que tu l'amènes en disant « on est passionné, mais moi ça ne me dérange pas » , une espèce de mensonge qu'on croit, qu'on croit d'abord et avant tout, ce n'est pas nécessairement quelque chose, ce n'est pas une façade qu'on met consciemment, j'ai l'impression, puis c'est aussi ce que j'ai senti dans tes mots, dans ton livre. Moi, j'entends beaucoup des entrepreneurs qui disent, et je le cite, et ça m'arrive moi aussi de le dire, je l'avoue, « J'ai pas le temps. »
- Speaker #1
« Non,
- Speaker #0
mais j'ai pas le temps. » « Ah non, j'ai pas le temps. » Qu'est-ce que t'aurais envie de dire à ces entrepreneurs-là qui s'en est une forme de mensonge aussi ? Absolument. « J'ai pas le temps. » Non, parce que l'impression toujours avoir de courir après son temps finalement.
- Speaker #1
Exacte. C'est tellement un mensonge qui est réparti dans le monde entier, je crois, comme entrepreneurs, salariés, parents à la maison, peu importe. Je pense qu'on est dans une ère où personne n'a le temps et où on court après le temps constamment. Qu'est-ce que j'ai à dire à ces gens-là ? Parce que je me suis déjà dit… Avant, l'ancienne Émilie que j'étais, je pouvais répéter 50 fois dans une seule journée que je n'avais pas le temps, puis je le croyais. Mais qu'est-ce qui arrive quand on se conditionne à ce genre de… C'était pratiquement rendu un mantra. Il y en a qui se disent des mantras aujourd'hui pour comme… s'aligner, pour s'élever. Mais là, quand tu dis 50 fois dans la même journée que tu n'as pas le temps, qu'est-ce qui arrive ? Qu'est-ce qui se manifeste ? C'est que tu n'as pas de temps. La première chose, je pense qu'il faut un petit peu changer notre perspective, un petit peu changer notre mindset. La première chose lorsqu'on veut passer par-dessus le fameux « je n'ai pas le temps » , c'est d'abord et avant tout de croire qu'il y a suffisamment de temps dans une journée. Ça, c'est beaucoup ce que j'enseigne à travers la planificatrice. C'est super beau dit comme ça, c'est facile à dire, mais concrètement, des fois, c'est de dire « oui, mais j'y crois pas » . C'est sûr que si on ne croit pas qu'on peut avoir suffisamment de temps dans une journée, ça va être plus difficile. Je ne veux pas dire que c'est impossible, mais ça va être plus difficile un peu de changer son langage, mais juste si on pouvait arrêter de dire « je n'ai pas le temps » , mais de dire « je n'ai pas l'énergie » ou « je n'ai pas envie » ou comme « ce n'est pas une priorité aujourd'hui » . Parce que le mot temps, c'est comme s'il y a le dos bien large, mais derrière ça, d'un fois, c'est ça. C'est l'énergie, c'est l'envie, c'est les priorités, c'est autre chose. Mais demain matin, on en parlait off record tantôt avant de commencer, on est particulièrement très occupés, toi et moi, présentement dans nos vies professionnelles respectives. Ce qui fait que si je te disais « Hey, demain, as-tu quatre heures à m'accorder ? » Sûrement que tu me dirais « Non, je n'ai pas le temps » . Mais demain, s'il arrivait soit une catastrophe, un méga dégât d'eau chez toi, ou au contraire, on fait comme si tu avais ta meilleure amie qui habitait en Australie que tu ne vois jamais qui débarque chez vous demain après-midi en surprise avec une bouteille de vin. Tu trouverais le 4 heures, soit pour la catastrophe à gérer ou pour la meilleure amie qui débarque à l'improviste. Donc, le temps, je pense que c'est… j'oublie le nom. Je ne sais pas si c'est Brené Brown ou Laura Vanderkam. Je pense que c'est Laura Vanderkam qui est une experte en gestion de temps américaine et elle disait que le temps est élastique. Il faut comprendre ça aussi, je crois. Parce que le temps, on a suffisamment de temps dans une journée. Puis, en fait, c'est que le temps qu'on cherche, souvent, il existe déjà. C'est juste qu'on l'utilise. Parfois, on ne donne pas assez de valeur à notre temps, ce qui fait qu'on va le donner à tout le monde, à plein de projets, à des courriels. qui n'ont pas nécessairement de valeur, à des réunions qui n'ont pas de valeur, à des engagements qu'on n'a même pas envie d'aller, mais on y va. Mais tout ça, ça comble du temps. Donc, C'est ça. Le temps qu'on cherche souvent, il existe déjà. Et aujourd'hui, j'affirme avec grande certitude qu'on a tous suffisamment de temps dans une journée. C'est franchi une question de priorité.
- Speaker #0
Sage parole. J'ai l'impression que dans ton livre, Émilie, tu n'es pas juste en train de comprendre ton histoire. J'ai l'impression que tu l'incarnes pleinement. Est-ce que tu avais cette impression-là aussi en l'écrivant, que c'était... J'oserais dire guérie, où l'écriture de ton livre a été cet acte de guérison-là. Comment ça s'est passé pour toi ?
- Speaker #1
En fait, ça a été très difficile l'écriture. Puis pour répondre à ta question, je pense que ça m'a aidée à cicatriser ce qui restait à cicatriser. Mais je pense que la cicatrice doit quand même toujours être là, visible mais guérie. Mais je pense que ça l'a vraiment aidée à boucler la boucle, l'écriture de ce livre-là. Ça n'a pas été très facile, puis à un certain moment, surtout au début, c'était très challengeant parce que moi, je suis la planificatrice. J'ai des clients, des gens dans ma communauté, des étudiants qui viennent vers moi pour que je les aide à réaliser leurs objectifs, que je les aide à arrêter de procrastiner. Puis moi, je me retrouvais avec mon rêve de petite fille d'écrire un livre. À un certain moment, je suis devenue assez à l'aise pour comprendre que le livre qu'il fallait que j'écrive, que ça n'allait pas être un livre sur la planification, parce que ça aurait été super facile. c'était d'écrire un livre qui était plus personnel en lien avec mon histoire, mon bouleversement puis comment aider les gens justement à se sortir de ça mais j'étais pas capable je les connaissais les trucs pour pas procrastiner puis je les essayais puis ça marchait pas mais je pense que c'était tellement personnel t'sais j'étais pas juste dans l'effet de voici comment, c'est quoi une priorité voici comment on planifie sa semaine ça aurait été très facile, l'aurais écrit peut-être en deux mois mais là ça a été un processus de deux ans écrire ce livre-là parce que c'était très personnel puis en même temps ben ça me... Ça m'obligeait à me replonger dans des émotions que je n'avais pas nécessairement envie de revivre, ou des scènes que j'avais envie d'avoir oubliées, mais qui étaient nécessaires en fait à faire revivre dans ce livre-là.
- Speaker #0
Quel passage de ton livre te demandait le plus de courage et d'honnêteté à révéler ?
- Speaker #1
Le plus de courage et d'honnêteté à révéler, je dirais que... En fait, le livre est présenté en quatre saisons. Je vais dire c'est quoi les saisons, puis après je pourrais les expliquer. Saisons de l'automne et de l'hiver, c'est sans doute les saisons qui ont été les plus difficiles pour moi à livrer. Ça s'est quand même bien fait, surtout la portion automne qui est la première portion. Ça, ça a été plus facile à rédiger parce que je racontais un peu plus mon histoire, mais de mettre vraiment mes tripes sur la table, c'était plus difficile. Puis pour situer les gens justement, c'est quoi un peu les saisons de l'épuisement, comment je vois ça ? La saison de l'automne, c'est le « avant » . On le sait qu'on va tomber, on ne sait juste pas quand. Il y a une chute qui est imminente, mais on ne sait juste pas où il aura vingt. Donc ça c'est l'automne. De mon côté, ça s'est traduit avant d'avoir mon diagnostic par mon médecin. Donc ça c'est quand on n'est un peu... On ne voit pas le bout du tunnel. On travaille, on travaille. Notre vie n'a plus de sens. On se pose souvent la question, est-ce que c'est juste ça la vie ? On est dans un tourbillon et on ne sait pas trop comment s'en sortir. Ça c'est l'automne. C'est moi qui ai inventé ça, by the way, c'est pas quelqu'un qui a repris ça. Donc ça c'est l'automne, comment je le vois. Ensuite, l'hiver, c'est le grand vide, le grand froid, le grand trou noir. Moi, comment ça s'est traduit dans ce bouleversement-là ? L'hiver, pour moi, ça représente l'arrêt de travail, la première partie. Donc la journée que tu ne rentres pas travailler, c'est la première journée de l'hiver. Il fait froid, on se sent seul, on ne sait pas trop quoi faire. Ça c'est l'hiver. L'hiver doit être vécu pour aller vivre le printemps. Le printemps c'est un peu la période de renaissance, la tranquille guérison si je peux le dire comme ça, c'est là où on commence à se sentir un peu mieux. Et souvent comme on se sent mieux, on a envie de courir, on a envie de se mettre en maillot de bain tout de suite. Mais tu sais le printemps, des fois il peut reneiger un peu, parfois le sol peut geler, donc il ne faut pas aller trop vite. Ça c'est le printemps. Puis l'été c'est la saison d'ensuite, c'est la saison où je peux dire entre parenthèses qu'on est remis, qu'on est guéri. Même si en même temps, je ne sais pas si on s'en remet à 100 % éventuellement. Mais c'est la saison dans laquelle je me situe depuis plusieurs années maintenant. On espère que je vais poursuivre ma vie en été et ne pas revivre un automne, bien que je ne sois pas à l'abri, même si j'écris le livre.
- Speaker #0
Donc, les deux saisons qui t'ont demandé le plus de courage et d'honnêteté, c'est les deux premières que tu as eu à écrire en plus. l'automne et l'hiver. Donc, tu commençais ton écriture avec déjà le... comment dire ? Je ne sais pas si on peut imager ça comme ça, mais avec peut-être une espèce de boule au ventre ou un sentiment. Comment ça s'est vécu vraiment ?
- Speaker #1
Bien là, c'est des émotions. Puis c'est aussi comme... je me disais vraiment, je me disais, ça va intéresser qui ? C'est comme au fond, moi, je le savais, mon intuition me disait d'une petite voix que ce message-là allait servir. Puis même en fait quand... Quelques jours après avoir subi, enfin subi, avoir eu mon diagnostic médical et d'être tombé vraiment en arrêt de travail, bien que j'étais comme au fond du baril, déjà là, on dirait que je savais qu'un jour, qu'il fallait que je partage ce message-là parce que je trouvais que je me sentais pas autier, je me sentais incompris, je me sentais très très seule. Je faisais des recherches et je ne trouvais rien. Tout ce que je trouvais, c'était des articles plus médicaux, plus scientifiques qui ont vraiment leur place et qui sont super importants mais moi j'avais comme plus envie de... parler à une amie qui a vécu ça, puis je n'en connaissais pas d'amies qui avaient vécu ça. Fait que je m'étais dit un peu comme « Hey, quand qu'à un moment donné j'irai mieux, faudrait que je fasse quelque chose avec ça » , mais jamais j'aurais pensé que ça aurait pris la tournure d'un livre et aussi un peu d'une entreprise parce que mon entreprise est très teintée par mon parcours. Mais c'est ça. Puis j'ai vraiment perdu le fil de ce que je voulais dire.
- Speaker #0
Non, mais ce que j'entends moi en fait, c'est que tu as vu un besoin, tu avais un besoin, j'ai l'impression, à ce moment-là. un besoin de te sentir peut-être comprise.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
oui. Et là, bien, tu t'es tournée vers des recherches, j'imagine. Oui, exact. Qu'est-ce qui pourrait me réconforter ou en tout cas m'aider comme lecture dans ce moment d'automne et d'hiver-là, dans ces saisons-là plus difficiles. Puis là, j'ai l'impression peut-être que tu me diras, mais tu ne trouvais pas ce dont tu avais besoin.
- Speaker #1
Exactement, je ne trouvais pas ce dont j'avais besoin. Donc, c'est ça, mon idée me revient. Je ne trouvais pas ce dont j'avais besoin. En même temps... Donc, je savais qu'une fois guérie, je savais que mon message avait le potentiel d'aider plusieurs personnes. On est tellement dans une culture de surmenage, puis je veux dire, on le voit que ce soit dans les médias ou dans notre entourage proche, la quantité de gens qui s'épuisent, c'est très, très grand. C'est pas juste quelqu'un à l'autre bout qu'on connaît pas. On connaît tous quelqu'un dans notre entourage, soit qui se sent épuisé ou soit qui est littéralement en burn-out, en arrêt de travail. Donc, je savais que mon message était important, mais moi, je me disais « ça va intéresser qui, là ? » Tu sais, je suis pas… J'arrêtais pas de dire ça à la blague, puis… J'arrêtais pas de dire « Je ne suis pas Véronique Cloutier. Véronique Cloutier, elle écrit un livre, peu importe ce que c'est, tout le monde va se rêver sur le livre pour l'acheter. » Je me disais « Ça va intéresser qui qu'une fille comme tout le monde ait fait un épuisement ? » Alors qu'au final, j'ai des amis qui m'ont tranquillement fait comprendre que c'est justement le fait que tu es une fille comme tout le monde que les gens vont être capables de s'identifier dans ton parcours et que ça va peut-être justement leur donner des outils concrets puis réels qu'ils vont pouvoir appliquer dans leur vie parce qu'ils vont se reconnaître un peu plus en moi. que si j'étais Véronique Cloutier.
- Speaker #0
C'est tellement la croyance la plus forte, je dirais en storytelling, de penser que son histoire, je vais mettre en guillemets, « banale » ne va pas intéresser personne. Alors que comme tu le mentionnes, je fais du pouce là-dessus parce que je le crois à 100 %, nos vies quotidiennes, les gens ont plus de facilité à s'identifier à ça que des grands succès, stories de Véronique Cloutier ou autres vedettes de ce monde auxquelles peut-être on n'a pas les vies de Véronique Cloutier.
- Speaker #1
Non, non, exact.
- Speaker #0
Comme tu le dis, effectivement, j'aime ça que tu nommes ça, puis Madame Tout-le-Monde, Monsieur Madame Tout-le-Monde, effectivement, je ne sais pas si tu es à l'aise avec les archétypes de marque, mais Madame Tout-le-Monde, c'est un archétype de marque que j'incarne moi personnellement d'ailleurs, puis qui... Cette image-là de la personne accessible, de proximité, l'ami, la fille d'à côté à qui on a envie de se confier, juste pour obtenir cette écoute-là et cette confiance-là pour nous faire du bien. Donc oui, c'est ça. J'avais le goût de faire un petit lien avec les archétypes de Marc. Tantôt, je te parlais de la culture du héros, l'archétype du héros. J'ai l'impression qu'il y a peut-être eu une transformation de l'archétype que tu incarnes à travers le temps. J'ai l'impression que, tu me diras si ça fait du sens avec toi, mais...
- Speaker #1
Absolument.
- Speaker #0
Le héros qui s'est transformé en, je veux dire, Madame Tout-le-Monde, mais on sous-estime souvent le pouvoir de Madame Tout-le-Monde justement.
- Speaker #1
C'est vrai ça.
- Speaker #0
Oui, parce qu'elle a un grand pouvoir de connexion, Madame Tout-le-Monde.
- Speaker #1
C'est vrai ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
On peut penser que c'est banal alors qu'au final, le pouvoir de connexion est vraiment là, tu sais.
- Speaker #0
Exacte. Exactement. Puis j'ai goût de rebondir sur plein de choses que tu as dit, mais tu as nommé Brené Brown, qui est pour moi une des grandes conférencières et autrices sur la vulnérabilité, qui a vraiment plein de livres. Oui,
- Speaker #1
on les a lus.
- Speaker #0
Puis dans tes révélations, tu dis que ta vulnérabilité, c'est un super pouvoir. C'est super de le voir comme ça ? Parce que j'ai l'impression peut-être qu'au début ce n'était pas comme ça, c'était un véhicule qui avait un pouvoir mais comme peut-être plus une difficulté on pourrait dire, quelque chose de plus dur à aller. En affaires comment cette vulnérabilité là elle se manifeste aujourd'hui Emilie dans ta façon de communiquer, de vendre, de connecter avec ta communauté ? Comment tu la laisses ? sortir on va dire cette vulnérabilité là je la laisse sortir en fait de plus en plus et plus je la laisse sortir cette vulnérabilité le plus je prends conscience que la vulnérabilité est un pouvoir je pense qui est plus puissant que mon pouvoir entre guillemets de planification et gestion de temps parce que c'est ce qui permet aux gens de connecter avec l'humain derrière la marque derrière l'entreprise derrière le branding On dirait que, parce que moi avant la Émilie, j'étais avant le burnout et tout, moi la vulnérabilité c'est une faiblesse. Je veux dire, j'ai toujours été une fille hypersensible, je faisais tout pour m'éloigner de ça, ce qui fait que je m'éloignais vraiment de mon essence et de mon authenticité. Donc, c'est sûr que ça a été aussi un des éléments qui a fait en sorte que je me suis rendue à l'épuisement. J'étais trop éloignée de qui je suis véritablement. J'ai accepté la vulnérabilité parce que... pendant, justement, que j'étais en train de me remettre de mon burn-out. Notamment, on va remercier Brené Brown et ses sages paroles. J'ai beaucoup, beaucoup appris grâce à elle à comprendre non seulement c'était quoi la vulnérabilité, mais que j'avais le droit d'être vulnérable. Ce qui fait que quand j'ai lancé mon entreprise, dès le jour 1, je me suis permis d'être vulnérable. Peut-être pas autant que je le fais aujourd'hui puis je pense que la sortie du livre « Avancer sans s'épuiser » est un livre tellement vulnérable que je vais juste... Je pense que je vais faire un autre bond encore dans ma vulnérabilité parce que je n'aurai pas le choix. Les gens ont accès à des choses que je n'ai jamais révélées. Même les gens qui me suivent dans ma communauté depuis jour 1, il y a des choses qui vont apprendre très vulnérables là-dedans.
- Speaker #1
Oui, il y a des révélations.
- Speaker #0
Il y a des révélations, oui, oui.
- Speaker #1
Effectivement.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
On tease. Oui, on tease. On en dit pas trop.
- Speaker #0
Oui, exactement. Puis donc nécessairement, je vais l'être de plus en plus. Mais dès le jour 1 dans mon entreprise, j'acceptais de montrer cette vulnérabilité-là, mais… J'en montrais pas trop parce que j'avais encore un peu cette croyance-là qu'il fallait que je sois parfaite. Surtout, moi, je lançais une entreprise. Je n'avais jamais lancé d'entreprise avant. Donc, je voulais que ce soit parfait autant que possible. Et le peu de fois où je m'ouvrais de façon vraiment plus vulnérable, notamment, c'était beaucoup en lien avec l'épuisement. Dès que j'ouvrais une porte sur « Ah, comme j'ai fait un épuisement, nanana » , puis là, j'en parle un peu, la connexion des gens, c'était magnétique. C'était magnétique à un point où… malgré l'inconfort d'être vulnérable, ça venait un peu justifier le fait que j'ai fait une différence. Comme il y a quelqu'un qui m'a écrit un courriel de 2000 mots parce que j'ai parlé de ça. Wow Comme j'ai aidé quelqu'un. Donc, même si je suis inconfortable à être vulnérable, je pense que ça vaut la peine que je continue. Donc, ça a commencé comme ça. Puis, je suis juste devenue, je pense, de plus en plus à l'aise à être vulnérable, à oser l'être. Puis également, là, je parle de l'épuisement, mais des fois, c'est être vulnérable d'une façon aussi banale que... Et regardez, même si je suis super organisée, ma maison aujourd'hui n'est pas ramassée parce que ça fait une semaine que je suis comme prise peut-être avec l'expédition des agendas. Donc de montrer l'envers du décor m'a vraiment permis de connecter encore plus avec ma communauté. Donc ça peut être des grands moments de vulnérabilité comme des fois ça peut être des tout petits moments de vulnérabilité, mais lorsqu'on se donne la permission d'être vulnérable, c'est un immense pouvoir, tant dans la vie personnelle qu'en affaires.
- Speaker #1
Brownie Brown a dit que la vulnérabilité C'est d'avoir le courage de nommer, on va dire, des choses, de se raconter sans avoir la... pas la satisfaction, mais sans avoir la confirmation d'avance, si on veut, qu'on va avoir un résultat positif. Je le dis en mes mots, mais ça demande une grande dose de courage, cette vulnérabilité-là, parce qu'on n'a pas la preuve. que ça va fonctionner, qu'il va y avoir un résultat. Tu as nommé le mot hypersensible, hypersensibilité. Tu as dit « moi je suis hypersensible, mais je n'osais pas aller dans ces zones-là » . Dirais-tu que tu es passée d'une vision de l'hypersensibilité comme étant justement une faiblesse à camoufler à une force, un pouvoir à mettre de l'avant ?
- Speaker #0
Absolument. Aujourd'hui, comme je suis fière de dire que je suis une femme sensible, Puis ça m'aide tellement dans mes interventions que j'ai avec mes clientes, dans la création de mon contenu, comme ma sensibilité. C'est comme si j'avais une petite antenne supplémentaire qu'il y a certaines personnes qui n'ont pas. C'est un méga pouvoir. Mais avant, être sensible, c'est-tu poche ? Être sensible ? En affaires, en plus, c'est moi qui essaie d'être une superwoman, en talons hauts, en taillard, dans un grand building. Ça, c'était l'idée que j'avais de ma carrière à l'époque. Mais il ne fallait pas être sensible. Alors qu'aujourd'hui, je suis super. super fière de dire que je suis sensible. J'ai un petit garçon qui a 6 ans et demi, puis je vois que autant que c'est un petit gars dans toute sa façon d'être, mais je le sais qu'il a le cœur sensible, puis je suis contente qu'il ait cette sensibilité-là. Mais oui, c'est vraiment un pouvoir, la sensibilité que j'ose, que j'assume avec fierté aujourd'hui.
- Speaker #1
Un switch qui s'est fait.
- Speaker #0
Tellement Oui,
- Speaker #1
absolument.
- Speaker #0
Ça fait tellement du bien, ça nous enlève tellement un poids sur les épaules que de juste accepter d'être nous-mêmes. Puis là, je dis ça puis je suis tellement pas parfaite, là, ça va être un work in progress toute ma vie à juste m'accepter telle que je suis, mais d'accepter les facettes de moi que j'acceptais pas à l'époque, juste le fait de les accepter aujourd'hui, là, c'est tellement plus léger, c'est tellement plus le fun aussi, on n'a comme plus besoin de se cacher.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Oui ?
- Speaker #1
Je dis tout à fait parce que je suis une hypersensible aussi. Je comprends très bien ce que tu dis, ce que tu nommes. J'ai l'impression que pour arriver à nommer tout ce que tu me nommes, ce que t'as couché par écrit aussi dans ton livre, ça t'a demandé une introspection, une grande introspection. J'ai l'impression que cet exercice-là d'introspection a pris une saveur différente avec l'écriture. de ton livre, peut-être moins dans l'étape de la réparation que dans l'étape de la transmission.
- Speaker #0
C'est beau que tu aies perçu ça. J'aurais jamais été capable de le nommer ainsi, mais c'est une excellente analyse que tu as faite. Et oui, définitivement. Oui, vraiment, parce que le livre, j'ai été accompagnée également par une coach d'écriture qui m'a... En fait, c'est beaucoup grâce à elle que le livre va voir le jour maintenant. Il aurait sans doute vu le jour à un moment donné, mais grâce à elle, j'ai pu le mettre au monde. Et on a beaucoup travaillé ensemble et justement, le but c'était de transmettre également. C'était pas juste d'écrire un mémoire sur moi. C'était pas, tu l'as dit d'entrée de jeu tantôt, c'est pas un récit de ma vie, c'est pas une biographie en fait, c'est un peu comme une transmission. Puis j'aurais pas été capable d'utiliser ce mot-là, mais tu l'as très bien dit. Oui.
- Speaker #1
On le sent quand tu poses des questions au lecteur. OK, il y a beaucoup de questions là, au lecteur. lecteurs qui vont lire le livre. Oui, bien sûr, on rentre dans ton histoire, évidemment, mais il y a toujours une portion où est-ce que tu ramènes au lecteur l'effet miroir que je parlais tantôt. Ce n'est pas une surprise que je vends, ce n'est pas un punch que je vends, puis c'est un grand pouvoir, je trouve, de ton livre. C'est de ramener à... Attends un peu, on a des prises de conscience à faire nous aussi en tant que lecteur.
- Speaker #0
Oui, il y en a beaucoup.
- Speaker #1
Il y en a beaucoup. Est-ce qu'il n'y aurait pas... Justement, toi, est-ce que ça t'a déjà arrivé ça ? Je t'invite à te questionner sur tel aspect, tel aspect à chaque saison, à chaque chapitre. Bref, et ça c'est non seulement une introspection que je sens que toi tu as vécu personnellement, mais que t'invites aussi à vivre.
- Speaker #0
Exactement, parce que je trouve que lire un livre c'est une aventure personnelle. On ne peut pas faire ça en gang, lire un livre. On peut en parler après, mais quand on lit, c'est une aventure qu'on vit en solo. Ce qui fait que c'est très personnel, la relation qu'un auteur peut avoir avec un lecteur. En tout cas, moi, je me sens toujours très privilégiée d'avoir une relation avec les auteurs quand je lis un livre. Donc, l'introspection est très profonde parce qu'on est capable… C'est moins superficiel parce qu'il n'y a pas d'autre monde autour. Si nous, on a une conversation lecteur-auteur, donc les questions qu'on pose ont le potentiel de… Ça ne marchera pas à tous les coups. Il y en a qui vont être fermées, mais… On a le potentiel d'aller reconnecter des petits câbles qui se sont déconnectés avec les années, puis c'est vraiment mon intention. Avec le lit, c'est vraiment un guide dans le but d'aider les gens à se transformer, mais surtout à se reconnecter avec qui ils sont vraiment, parce que moi, je m'étais complètement déconnectée de moi. C'est comme ça souvent qu'on fait, qu'on s'épuise, qu'on avance. Ça, tout le monde va avancer, mais avancer sans s'épuiser, ça demande un petit peu plus d'introspection.
- Speaker #1
Donc, c'est quelque chose de livrer son histoire, ça n'est pas... Un autre, d'avoir un impact de prise de conscience chez le lecteur aussi, de sa propre histoire. Donc j'ai le sentiment, j'ai le feeling que l'objectif derrière ça, peut-être bien que ça a eu un effet, ça va me dire, libérateur peut-être, peut-être guérisseur aussi. Mais au-delà de ça, il y a cet effet-là qui est désiré, je sens. chez le lecteur aussi, de sincèrement aider à faire une différence.
- Speaker #0
Ah oui, absolument. En fait, le livre, je ne l'ai pas écrit pour moi. En fait, je ne savais pas que ça allait aider à me guérir, à finaliser la guérison. Donc, je ne l'ai pas fait pour ça. Moi, je l'ai fait pour le message. Le message que j'avais livré était rendu beaucoup plus grand que moi pour que ça se stagne encore dans les brouillons de mon ordinateur. C'est pour ça notamment que j'ai fait appel à une cour d'écriture parce que je me disais « ça fera » . Je veux que ce message-là soit livré parce que... La société d'aujourd'hui en a de besoin. Donc, je le fais vraiment, vraiment dans le but d'aider.
- Speaker #1
C'est intéressant. Tantôt, tu nommais... Tu disais, tu sais, des fois, je monte l'envers du décor comme quoi, bon, ma maison est peut-être pas parfaitement rangée, comme quoi j'oserais dire aussi que t'acceptes. de l'aide, chose que tu avais peut-être pas l'habitude de faire dans ton ancienne version de toi-même. On te voit comme une référence en organisation, en gestion de temps, en planification. Mais en coulisses, il y a encore des journées où est-ce que, je dirais, c'est un petit peu le chaos.
- Speaker #0
Absolument. Comme dans ton vie aussi. Oui, oui. Je suis humaine, oui.
- Speaker #1
Puis que peut-être que la fragilité de retomber dans des vieux patterns peut se faire sentir à certains moments. Comment tu accueilles ça aujourd'hui ?
- Speaker #0
Je l'accueille avec vraiment... Sur le coup, je vis souvent des frustrations. Je veux dire, je ne suis pas... J'ai changé, mais l'ancienne version de moi est toujours quand même assez proche de moi. J'essaie de me rappeler d'où est-ce que je viens. Par exemple, on va donner un exemple très précis. Tu en parlais d'entrée de jeu. Cette semaine, expédition des agendas. Là, on est à moins d'un mois de la parution en librairie du livre, mon tout premier livre. Je l'ai dit, c'est un message tellement, tellement important pour moi que je mets... En fait, je fais le maximum pour faire rayonner le livre. Et pour faire le maximum pour rayonner le livre, ça m'ajoute quand même pas mal de tâches à mon calendrier et j'ai une équipe qui travaille avec moi. Donc, je suis dans le jus. Je n'aime pas se dire ça, mais présentement, je suis dans le jus et là, je vis des frustrations. En plus de ça, moi étant la planificatrice, j'ai l'impression des fois que c'est incohérent de donner des conseils aux gens. « Voici comment vous organiser. » Puis que moi, cette semaine, je ne suis pas capable de m'organiser et ça ne va pas. J'essaie de me rappeler d'où est-ce que je viens. J'en parlais à mon conjoint justement ce midi, puis je lui disais « Ok, comme, c'est pas si pire. Combien d'heures j'ai travaillé cette semaine ? Ok, ça va. » Puis, tu sais, est-ce que je me sens épuisée ? Un petit peu stressée, oui, mais c'est pas la boule au ventre qui ne me quitte plus pendant 24 heures sur 24. J'ai encore envie d'aller travailler, oui. Puis, est-ce que je vois le bout ? Oui, oui. Tu sais, là, c'est une période qui est un petit peu inconfortable, mais qui est quand même temporaire, puis en même temps inconfortable, mais c'est pour réaliser… Un rêve et des rêves, parce que j'ai différents projets qui vont à jour en même temps, qui sont des belles réalisations, desquelles je suis super fière. Donc, j'essaie de me rappeler d'où est-ce que je viens quand je vois que ça ne se passe pas très bien. Puis, ça me fait du bien de voir l'évolution. Puis, je trouve que ça remet les pendules à l'heure. Puis, je me rends compte que dans le fond, ce n'est pas si pire. Puis, c'est souvent dans des périodes comme ça que je vais, pas toujours, mais des fois, je vais y penser de créer un contenu autour de ça. Parce que si je me sens comme ça, Les gens, il y en a aussi qui se sentent comme ça. Puis je pense que d'avoir... Si j'avais l'air... Moi, c'est ça. Si j'avais l'air toujours parfaite ou si j'avais l'air d'être tout le temps parfaitement organisée, je pense qu'en quelque part, ça manquerait un petit peu de crédibilité parce que ce n'est pas humain d'avoir une vie parfaite.
- Speaker #1
Non, tout à fait. Tu nommes des choses tellement sur lesquelles j'ai envie de rebondir. Oui Je sens le sentiment d'imposteur quand tu dis, tu sais... Mon expertise repose sur l'organisation du temps, la planification, tout ça. Puis moi-même, je ne réussis pas toujours au quart de tour où est-ce que toutes mes journées sont parfaitement organisées, comme une espèce de sentiment d'imposteur. Je me trompe-tu ?
- Speaker #0
Non, mais en fait, ça l'est. Je pense que je choisis quand même de le partager. C'est comme si mon désir de partager et d'aider est devenu plus grand que le sentiment d'imposteur. Mais oui, il est là. Il est là.
- Speaker #1
Oui, puis on dit souvent que le sentiment d'imposteur s'en prend. aux personnes les plus compétentes de leur domaine. C'est vrai quand même, puis on ne s'en rend pas compte. Puis je trouve ça beau parce que moi, ce que je vois à travers ça, de ce que tu dis, c'est comme si ton expertise te faisait peut-être parfois sentir comme imposteur parce que tu te mets potentiellement peut-être cette pression-là qu'on doit livrer ce qu'on enseigne finalement. Puis d'un autre côté, ton histoire semble te rappeler toute l'humaine. que t'es imparfaite, que nous sommes, parce qu'il n'y a pas personne de parfait. C'est comme si ton histoire reprenait son pouvoir à certains moments.
- Speaker #0
Absolument.
- Speaker #1
Dans ton histoire.
- Speaker #0
Exactement. Puis pas plus tard que ce matin, il y avait une amie qui m'écrivait sur Instagram qui me disait « je manque de temps » , puis je lui disais « moi aussi cette semaine » . J'ai dit « cette semaine, je suis cliente de mes propres enseignements, donc j'ai besoin de la planificatrice » . Tu sais, Émilie Vien a besoin de la planificatrice cette semaine.
- Speaker #1
Est-ce que c'est pour ça que la planificatrice est née ?
- Speaker #0
Oui. Dans le fond, j'ai créé tout le contenu que j'aurais eu besoin avant de m'effondrer. Si la planificatrice avait existé avant tout ça, est-ce que je me serais effondrée quand même ? Je ne sais pas parce que j'étais quand même dans un autre mindset. J'aurais peut-être été du genre à me dire « moi, mais je suis plus forte que cette fille-là, elle donne des conseils, mais comme moi, je suis capable d'en abattre beaucoup plus d'ouvrages » . Donc, je n'aurais peut-être même pas voulu voir ça. Mais si j'avais voulu voir ça, je me serais, je pense... Vraiment que je ne me serais pas rendue aussi loin. Mais en même temps, une chance que je me suis rendue aussi loin parce que la planificatrice n'existerait sûrement pas aujourd'hui. C'est vraiment comme un aboutissement direct de mon épuisement à la planificatrice. Puis je suis certaine qu'on ne serait pas ici en train d'avoir cette discussion-là. Ce livre-là ne serait pas sur le point de voir le jour si je n'avais pas vécu ce bouleversement-là. Je suis certaine.
- Speaker #1
Tu as dit qu'il y avait plein de projets sur lesquels tu étais fière ces temps-ci qui étaient en train de prendre vie peut-être, d'exister. Ça me fait penser au regard qu'on a sur le succès, sur les réussites. On a plusieurs définitions de la réussite, dépendamment de qui le nomme. Comment ton regard sur justement cette fameuse réussite-là a changé, je dirais, versus l'ancienne version, on va dire ça, des unis, à comparer à la version actuelle ?
- Speaker #0
La première chose qui me vient à l'esprit, c'est que maintenant, je base ma réussite sur ce que j'ai envie et non sur ce que je vois ailleurs et à l'extérieur de moi. Avant, je basais ma réussite en fait avant sur un paquet d'éléments que je sais que plusieurs personnes vont baser leur réussite là-dessus. Le statut social, le montant dans un compte en banque, la maison, les voitures. Vraiment plus le matériel puis c'est pas une mauvaise chose. Je veux dire, j'ai encore des ambitions luxueuses parce que j'aime le luxe dans la vie mais dans le fond, ça c'est c'était une image de la réussite qui était empruntée. Ce n'était pas moi qui avais fait de l'introspection pendant un an à me dire qu'est-ce que la réussite, qu'est-ce que j'aimerais. Alors qu'aujourd'hui, je vais comme un peu faire abstraction, bien que ce soit difficile. Je ne dirais pas que je ne me compare jamais. Je pense que j'ai de la facilité à ne pas me comparer, mais je me compare quand même. C'est humain. Donc, je vais vraiment baser ma réussite sur ce que j'ai envie en faisant abstraction de ce que les autres personnes font, ce qu'on voit sur les médias sociaux. Puis ce qui devrait supposément, tu sais, être la réussite. Maintenant, j'assume que moi, ma réussite, ça va être... Tu sais, quand j'ai vraiment... J'avais vraiment fait un exercice sur la redéfinition du succès quand j'étais en train de me remettre de mon épuisement. Puis c'était vraiment, moi, de me lever le matin, d'avoir envie de vivre la journée, en fait, que je m'apprête à vivre, d'avoir envie de collaborer avec les gens avec qui je collabore, d'être excitée. Par le lendemain, tu sais, le soir. Parce que moi, avant, je me couchais le soir avec la boule au ventre puis je me disais « Hey, j'ai pas envie à la journée de demain. J'aimerais ça que cette journée-ci soit sans fin pour juste qu'on ne soit pas demain. » Parce que je n'avais pas envie de vivre le stress que j'allais subir. Mais là, maintenant, ce n'est plus ça. Ça fait que ça a vraiment changé.
- Speaker #1
Ça me fait penser à une image dans ton livre, justement, qui est très forte où tu dis que t'espérais avoir un accident à tel point... Pas un accident méga grave, ou est-ce que juste assez pour t'obliger, pour t'obliger que tu n'aies pas le choix de ne pas rentrer travailler, peut-être en convalescence. C'est fort quand même comme image.
- Speaker #0
Oui, c'est fort. En effet. C'était vraiment... C'est ça, j'étais rendue là. Puis tu sais, quand je le vivais, je ne trouvais pas que c'était des pensées bizarres. Mais avec du recul, c'était des pensées très, très sombres. Même si le but n'était pas de mourir. Non, exact.
- Speaker #1
Heureusement.
- Speaker #0
Oui, heureusement, mais vu que ce n'était pas une pensée suicidaire, je ne trouvais pas que c'était mal d'avoir ce genre de pensée-là. Mais ça en dit long sur notre vie quand on souhaite avoir un accident. Parce qu'encore une fois, j'étais consciente de mon mal-être, mais vu que j'étais intacte de l'extérieur, je me regardais dans le miroir et j'étais la même. À travers un épuisement, quand on s'épuise, on a des bonnes journées, des mauvaises journées. Mais il y a encore des bonnes journées dans le lot. Elles ne sont pas nombreuses, mais vu qu'il y en a, on s'accroche à ces petites journées-là, on se fait croire que tout est normal et que c'est ça la vie.
- Speaker #1
On parle souvent de l'importance des valeurs. Toi aussi, tu parles, tu abordes ça aussi dans tes enseignements. Quelles sont celles que tu as peut-être redécouvertes ou que tu as choisi d'incarner plus consciemment après ton épuisement ?
- Speaker #0
Clairement... j'ai liberté et authenticité qui me viennent en tête mais ce qui est drôle c'est que tu m'aurais posé la question il y a plusieurs années, je t'aurais sûrement dit liberté et authenticité mais aujourd'hui je sais que je n'étais pas authentique mais j'en étais juste pas consciente j'avais pas le courage, tantôt on parlait de vulnérabilité de Bernie Brown et tout être vulnérable alors qu'avant je trouvais la vulnérabilité super faible et éloignée du courage ça demande tellement de courage d'être vulnérable que créent-ils ceux qu'ils sont ? C'est des gens très courageux, c'est eux les vrais héros dans le fond Donc, c'est ça. Aujourd'hui, je me sens beaucoup plus authentique comparativement à ce que j'étais avant. Puis la liberté, avant, je t'aurais dit aussi que la liberté est une valeur fondamentale pour moi, mais je me faisais constamment croire… que je n'étais pas libre, que je ne pouvais pas faire ci, que je pouvais faire ça, alors qu'on a toujours le choix. Donc aujourd'hui, j'incarne vraiment beaucoup plus ces deux grandes valeurs-là, la liberté et l'authenticité, vraiment beaucoup.
- Speaker #1
Je le sens.
- Speaker #0
Oui ?
- Speaker #1
Je le ressens certainement dans les énergies. Dirais-tu que de revisiter son parcours, son histoire, comme tu l'as nommé tantôt, tu as dit avec du recul quand je repense à ça... J'étais dans l'écriture aussi de mon livre, ça replonge beaucoup dans le passé. Dirais-tu que ça aide à faire le prochain pas, à être une, disons, meilleure version de soi-même, de prendre conscience de ça ?
- Speaker #0
En fait, je pense que oui, parce que ça nous aide, je pense, à peut-être fermer un chapitre. Tu sais, pour certaines personnes, ça va être littéralement de fermer un livre et d'en commencer un nouveau. Donc oui, moi, ça m'a vraiment aidée à... puis à faire la paix aussi, peut-être avec... Avec ça, parce que dans le processus d'écriture, tu sais là c'est un beau livre de 240 pages, mais donc pour les gens en termes de mots, c'est à peu près entre 45 000 et 50 000 mots, un livre comme celui-là. Mais moi au total, dans mon expérience d'écriture de ce livre-là, j'ai mis 22 000 mots je pense à la poubelle. Ce qui fait qu'il y a beaucoup, beaucoup de portions que j'ai écrites qui étaient un peu trop journal intime, puis j'avais un peu le feedback de ma coach d'écriture à ce niveau-là, fait que c'était super aidant, puis à un moment donné t'es là ok, comme ça c'est pas... T'avais besoin de l'écrire pour processer un peu des émotions, comme des histoires, quoi que ce soit. Mais ça n'a pas besoin nécessairement d'être dans le livre. Donc, l'expérience d'écriture, de me replonger dans mon passé, ça a été un peu comme une petite thérapie avec moi-même. Ça a été très bénéfique en fait. Puis ça m'aide, c'est ça, à un peu boucler la boucle. Boucler la boucle, puis à passer à autre chose. C'est pas que je veux l'oublier. De toute façon, je ne pourrais pas l'oublier. Il y a un livre là-dessus. Ça m'aide, je pense, à m'assumer aussi pour la suite et à incarner juste la nouvelle moi,
- Speaker #1
si on veut, dans une toute autre posture. C'est tellement puissant, la mise en mots de son histoire pour accompagner des entrepreneurs dans ce processus-là, à la recherche des... Dans mon univers, je parle souvent des pépites de connexion. Il y en a une dizaine dont le bouleversement fait partie. l'épiphanie, les prises de conscience qui vont émerger. Les leçons, ce sont des pépites. La transformation, c'en est une autre. La transformation qu'on vit et qu'on veut faire vivre aussi aux autres, c'est tellement puissant. Je le vois dans presque mes accompagnements, à quel point ça a un effet insoupçonné, qu'on ne sait pas quand on embarque là-dedans, qu'est-ce que ça va nous faire vivre et à quel point je ne m'attendais pas à ces révélations-là. Je ne m'attendais pas à vivre ces émotions-là. Moi, ce n'est pas rare que j'ai des entrepreneurs qui pleurent, qu'il y a des larmes qui en sortent tellement de revisiter son histoire puis de mettre des mots, d'identifier ces pépites-là. Ça a un grand pouvoir de connexion à soi, avant et avant tout, pour être en mesure de connecter avec les autres. Là, tu te sens-tu comme ça toi aussi, ce processus-là d'écriture ? Cette grande reconnexion à toi.
- Speaker #0
Ah, définitivement. Le travail de reconnexion à moi s'est beaucoup fait aussi avant dans tout ce que j'ai mis en place comme pour cette fameuse guérison-là. Puis c'est vraiment la reconnexion à soi aussi que j'espère que ce livre-là va aider. Va aider aussi les gens. Puis définitivement, là, c'est tellement puissant.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'est tellement puissant parce que souvent ces pépites-là, ces choses-là, c'est des choses qu'on essayait de cacher en dessous du tapis. Il ne fallait surtout pas que ça paraisse. Alors que dans le fond, c'est nos plus grandes forces.
- Speaker #1
Oui. Les plus grands ponts de connexion avec les autres. Exactement, tellement. Ça se ressent dans ton livre que cette reconnexion-là avec toi-même a eu lieu. Et à mon sens, à moi, c'est ce qui aussi permet de mieux connecter avec les autres. C'est comme un prérequis un peu. Oui. C'est tellement important en amont d'avoir cette reconnexion-là d'abord pour pouvoir ensuite connecter avec les autres. Quand tu regardes ton parcours justement, c'était… Avec plus de recul, qu'est-ce qui te rend le plus émotive ?
- Speaker #0
Qu'est-ce qui me rend le plus émotive par rapport à mon parcours ? Ce ne sera pas émotif dans la tristesse. Il y aurait plein de moments, mais émotif plus dans la joie. De voir, tu sais, je me rappelle tellement, tu sais, des fois encore, je peux sentir une odeur. Tu sais, il y a tellement d'éléments déclencheurs qui peuvent en un claquement de doigts me repositionner comme intérieurement avec toutes les émotions que je vivais il y a toutes ces années-là quand j'ai fait mon épuisement. Donc, tu sais, même si ça fait longtemps sur le calendrier, là, mon corps se souvient. Puis en un claquement de doigts, je peux retomber exactement dans un ressenti de comment j'étais avant. Donc, c'est de voir tout le chemin parcouru depuis. Oui. Puis de réécrire, bien pas de réécrire, j'allais dire réécrire ce livre-là. Je l'ai écrit juste une fois, mais c'est de réécrire un peu cette histoire-là en fait. Le fait de me reconnecter à ça, c'est comme je me revoyais encore tellement là. Tu sais, la Émilie qui était dans son auto, dans le parking souterrain de l'immeuble où je travaillais avant. Je ne voulais pas sortir de mon auto, mais je n'avais pas le choix. C'est ça, je me disais que je n'avais pas le choix. Mais pour aller travailler, puis tu sais, les odeurs, tu sais, j'en parle et je me sens comme pas bien, j'ai des chaleurs là. Ça, cette fille-là, je me rappelle comme si c'était hier qui j'étais. Puis là, aujourd'hui, épanouie. Je suis une maman présente. J'ai une vie. Je ne suis plus en mode survie. Vraiment pas. C'est le chemin parcouru, je pense, qui me rend la plus émotive parce qu'il y en a eu du chemin et je suis vraiment fière.
- Speaker #1
Je m'en allais te demander quelle émotion ça a été. Tu l'as dit,
- Speaker #0
ça me rend vraiment fière. Vraiment fière. Tu sais, des fois on veut cacher : "Ah c'est beau ce que tu as fait", "Ouais c'est beau ce que tu as traversé", ah ben non, tu sais. Non, comme ça je l'assume parce que ça n'a pas été facile et je suis contente de qui je suis aujourd'hui parce que ça aurait été beaucoup plus facile de me remettre de mon épuisement, mais de retourner dans mes anciens patterns, ça aurait été bien plus facile. Mais j'ai choisi une autre voie qui m'a demandé beaucoup de courage et qui en valait tellement la peine.
- Speaker #1
Maintenant que tu as osé être honnête avec toi-même, avec les autres, plus authentique, plus libre, plus vulnérable, et que tu as compris ce super pouvoir-là, en le testant, c'est quoi, comment tu vois le pouvoir de ton livre, de ton premier livre ? C'est-à-dire que là, c'est un grand exercice d'honnêteté, de vulnérabilité que tu as fait là. Comment tu vois l'utilisation de ton livre ? de cette histoire-là, de ce livre-là, un coup qui est lancé. Bon, on est en plein dedans présentement, mais comment tu penses l'utiliser pour le faire sortir un peu du livre, dans tes canaux ? Parce que la planificatrice, elle a beaucoup de canaux de communication.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Est-ce que c'est un objectif que t'as de sortir l'histoire du livre, pour que ce livre-là soit, disons, tabletté ? En fait...
- Speaker #0
Tu veux-tu dire un genre de projet qui serait connexe au livre, qui permettrait de le faire vivre ? Non, mais comme je ne sais pas chez vous, je n'étais pas sûre de comprendre la question.
- Speaker #1
Dans le fond, comment tu prévois faire vivre l'histoire en dehors du livre ?
- Speaker #0
Ah, je comprends. Oui. OK. En fait, sans… ce n'était pas prévu, mais déjà là, je n'arrête pas dans toutes mes communications. Ce n'est pas voulu, ce n'est pas dans le but de faire de la promotion, mais avancer sans s'épuiser, là. On dirait que ça peut s'appliquer à tellement toutes les sauces, ce qui fait que j'ai l'impression que juste ce mot-là, cette expression-là, c'est-à-dire que je vais vraiment l'utiliser et ça va continuer à vivre bien longtemps après la date de sortie du livre. Mais également, c'est pour ça tantôt que je te posais la question, il y a-t-il des projets ? Il n'y a vraiment rien de précis, mais j'ai la certitude que la sortie de ce livre-là va m'amener éventuellement à faire des conférences. Mais pas des conférences sur la gestion des priorités, comme plus sur la vulnérabilité, plus sur mon histoire. J'ai un peu d'inconfort parce que je me dis en disant ça, parce que je me dis c'est qui qui va vouloir voir une fille sur un stage qui parle de sa vie. Ça revient, c'est présent. Je suis vulnérable et je te le dis. Merci de ta confiance. Mais c'est ça. J'ai comme l'impression qu'il va y avoir ça qui va faire en sorte que le message va vivre au-delà du livre. Puis en fait, je pense qu'il va continuer de vivre également parce qu'au-delà de tout ce que je suis en train de mettre en place dans mon lancement, je pense que... Les gens vont se l'approprier. En tout cas, c'est mon désir le plus profond que les gens se l'approprient et que ça transforme des vies. Je sais que ça va en transformer des vies et que ça se partage parce que ce n'est pas un livre à propos de moi. Ce n'est tellement pas un livre à propos de moi. C'est tellement un livre de transformation que le réel potentiel d'aider une très grande partie de la société présentement dans laquelle on vit. Je pense que ce livre-là devait exister maintenant. Je pense qu'il va... être capable de voler un peu de ses propres ailes aussi de par l'utilisation que les gens vont en faire. Je pense que c'est sûr qu'il y en a qui vont le lire puis qui vont le mettre dans la bibliothèque puis ils ne vont plus jamais retoucher. Et je pense qu'il y en a qui vont le lire, qui vont le relire, qui vont souligner des passages, qui vont appliquer des choses. C'est un outil. Qui vont se poser les bonnes questions. Qui vont faire des prises de conscience. Il y a souvent des entrepreneurs qui nous écoutent et qui n'osent pas revisiter leur histoire. Qui n'osent pas. Qui ont peur d'être vulnérables parce que c'est inconfortable. Ça demande une grande dose de courage. Tu l'as dit. Qu'est-ce que tu aurais envie de leur dire à ces entrepreneurs-là pour les inciter à oser cette vulnérabilité-là dans leur contenu ?
- Speaker #1
J'aurais envie de les inviter, d'oser, parce que c'est tellement puissant. On en parlait tantôt, fait que j'ai l'impression de juste répéter la même chose, mais c'est le pouvoir de connexion qui se cache derrière ça. Je comprends l'inconfort de faire le premier pas, mais je pense que des fois, c'est en faisant le premier pas qu'on va tellement avoir un grand impact qu'on va se dire « je ne peux plus retourner en arrière maintenant » .
- Speaker #0
Tu l'as constaté, toi ?
- Speaker #1
Absolument.
- Speaker #0
Ce grand pouvoir-là.
- Speaker #1
Absolument.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui t'a changé ?
- Speaker #1
Bien, ça l'a changé aussi, tu sais, notamment… Au sujet de mon entreprise, on dirait qu'avant, c'était plus, quand j'ai commencé, c'est plus mes amis qui commentaient, qui répondaient aux infos. C'est tout du monde que je connaissais. Puis c'était vraiment parfait. J'étais super, super reconnaissante de ça. Mais dès que tu t'ouvres sur quelque chose de vulnérable, on attire une autre clientèle. Puis c'est là qu'en fait, c'est là qu'on a la réelle connexion. C'est là que je me suis mis à recevoir des messages. C'est là que je me suis mis à avoir plein de messages de des gens que je ne connaissais pas. Puis qu'ils me disaient, hey, comme... En fait, pour répondre à ta question, qu'est-ce que ça m'a amenée, c'est que j'ai compris que mon histoire avait un potentiel d'inspiration. Puis ça, jamais avant, j'aurais pensé que moi, je pouvais être inspirante. Je trouvais qu'on pouvait être inspirant parce qu'on est talentueux dans un domaine. Mais au final, je pense que ce qui inspire le plus les gens de ma communauté, c'est toutes mes facettes de vulnérabilité.
- Speaker #0
Ton histoire est plus grande que toi.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Plus grande que soi.
- Speaker #1
C'est exactement ça. Je pense que c'est ça que les entrepreneurs doivent essayer de comprendre. Puis s'ils ne veulent pas le comprendre, des fois, c'est par l'expérimentation que ça va créer la justification de le faire. Mais ça, j'y crois.
- Speaker #0
Comme si à l'intérieur, il y a des émotions universelles que tout humain, peu importe sa culture, sa nationalité, où il habite sur la planète, des émotions universelles de fatigue, d'épuisement, d'importance d'un homme. nommé une palette complète dans ton livre. Et ça, bien, c'est plus grand que soi.
- Speaker #1
C'est plus grand que soi. Puis aussi, toujours dans un point de vue qu'on s'adresse à des entrepreneurs, je le fais jamais, jamais pour ça, mais le potentiel de vente lié à la vulnérabilité et aux épreuves vers notre histoire, c'est plus grand que le marketing classique de vente avec les mots de vente. Je vends toujours plus quand je parle de mon histoire, alors que je ne parle même pas de mes produits que j'ai à vendre quand je parle de mon histoire. Mais naturellement, moi aussi, je veux faire comme toi, moi aussi. Puis là, ça arrive. Ça convertit plus quand je ne... En fait, quand je ne suis pas en mode vente, mais quand je suis en mode, je livre mon message, je livre mon histoire.
- Speaker #0
Nous aurons ici un très bel extrait de cet épisode. C'est à confirmer. Je me prends une note mentale. Tout à fait. Je suis 100% d'accord avec ça. Je le constate, je le vois, effectivement. Puis, j'ai envie de dire qu'en 2025, 2026, à l'aube de 2026, quand même, plus que jamais. Ah oui ! Plus que jamais. Ça a toujours été, je sens une vérité, mais plus que jamais avec la montée en puissance du contenu générique, de l'intelligence artificielle, du contenu qui se crée en claquant des doigts, notre histoire. C'est ce qu'il y a, je trouve, ce qu'on a de plus précieux et de plus grand à offrir aux autres.
- Speaker #1
Exactement. Parce que ça, on peut s'inventer une histoire avec l'intelligence artificielle, mais comme...
- Speaker #0
On peut inventer beaucoup de choses.
- Speaker #1
On peut inventer beaucoup de choses, mais c'est notre vraie histoire, ça nous appartient à nous, il n'y a personne qui peut nous enlever ça. C'est ça qui rend qu'on est unique aussi.
- Speaker #0
Tout à fait. C'est des très beaux mots de la fin. J'ai deux questions pour terminer. Si tu... pouvais résumer en une seule phrase, et là, je te demande un exercice de concision, à la limite de pitch, ce que tu voudrais que tes lecteurs retiennent après avoir refermé ton livre, ce serait quoi ?
- Speaker #1
Je ne vais pas résumer en une phrase, je vais résumer en un mot. Wow, OK. Espoir.
- Speaker #0
Espoir.
- Speaker #1
Espoir dans le sens que il y a de la lumière de l'autre côté de la montagne, de l'autre bout du tunnel, que... que c'est possible. Et peu importe où on est. Parce qu'il y en a qui vont lire mon livre et qui vont être en épuisement. et il y en a qui vont juste se sentir épuisés. Les deux. Dans les deux cas, il y a de l'espoir. Puis ça vaut la peine de traverser la montagne de l'autre côté, parce que c'est le fun quand on est en été, puis la vie est belle. Oui.
- Speaker #0
Émilie, merci pour cet échange incroyable. Les auditeurs qui sont convaincus, qui ont envie de lire ton livre maintenant, on est le 28 octobre, comment ils peuvent se le procurer ?
- Speaker #1
Présentement dans... toutes les librairies au Québec, vous allez pouvoir retrouver le tout, que ce soit les librairies indépendantes du Québec, Indigo, Archambault, Renaud-Bré, Nemeth. On peut retrouver tout ça pour peut-être les auditeurs, auditrices qui se trouvent peut-être en Europe. À ce moment-là, il va falloir attendre début d'année 2026, donc possiblement à la mi-février. Et puis, c'est disponible, c'est ça, dans toutes les grandes librairies. On peut aussi trouver les informations directement sur mon site web, sur laplanificatrice.com, barre oblique, livres.
- Speaker #0
Merci. Médias sociaux aussi. Les liens seront dans...
- Speaker #1
Exactement, oui, très présente sur les médias sociaux.
- Speaker #0
Oui, bien oui, tu as une grande communauté.
- Speaker #1
Oui, en croissance.
- Speaker #0
Merveilleux, fait que peut-être qu'on ajoutera cette grande communauté-là des nouveaux, je te le souhaite. Merci énormément pour cette jase-là. Merci à toi qui nous écoutes aussi. On se retrouve la semaine prochaine pour un épisode solo cette fois-ci. Salut !
- Speaker #1
Merci d'avoir été là. C'est toujours un privilège de te savoir quelque part, assis avec moi sur Megalith. J'espère que ça t'a donné envie de t'arrêter un instant,
- Speaker #0
juste assez pour te recentrer, te déposer, puis peut-être découvrir une pépite de connexion que t'avais pas encore vue en toi. Si le cœur t'en dit, abonne-toi, puis prends un instant pour laisser 5 étoiles ou un petit mot. C'est tellement la meilleure façon de faire découvrir le podcast à d'autres entrepreneurs. C'est comme une chaise de plus qui s'ajoute sur ma galerie. Plus on est nombreux à s'y asseoir, plus les conversations voyagent loin. Puis si quelque chose t'a touché aujourd'hui, partage-le en story, puis tag-moi, la voisine pro. J'adore te lire et partager tes réflexions. À bientôt pour un autre épisode à ta couleur.