- Speaker #0
À l'aube de la nouvelle année, j'ai envie de te poser une question. Dans ton entreprise, est-ce que tu te sens parfois plus occupé que connecté ? Tu publies, t'échanges, tu réponds, mais tu sens que le lien pourrait être plus profond, plus vrai. Dans cet épisode, j'accueille Benoît Chalifoux, conférencier et expert en soft skills pour jaser de ce choix-là, créer de la connexion dans un monde pressé. Un choix conscient, intentionnel et drôlement pertinent pour entamer la nouvelle année alignée. Ensemble, on parle de ce qui ne s'automatise pas. L'écoute réelle, la curiosité sincère, les demandes de connexion qu'on manque parfois simplement parce qu'on va trop vite. On parle aussi de pourquoi dans un monde saturé de contenus et d'outils, l'humain devient ton plus grand différenciateur. Si t'es solopreneur ou entrepreneur et que t'as envie de commencer l'année en choisissant la relation avant la performance, reste ici, cet épisode est pour toi. Bienvenue dans le podcast À ta couleur. Moi c'est Marie-Pierre, mais tout le monde m'appelle la voisine. Je t'accueille depuis ma maison jaune au cœur d'un petit village rural où j'ai choisi de ralentir pour mieux écouter et mieux raconter. Très jeune, j'ai compris le pouvoir de ces récits qui touchent, qui nous rassemblent. autour de quelque chose de plus grand que soi et qui nous donne la permission d'être pleinement humain. Ce n'est pas un hasard si j'étudie l'histoire. À l'époque, je pensais observer le passé, mais je me préparais surtout à ce que je fais aujourd'hui, aider les entrepreneurs à fouiller dans leur propre histoire pour y trouver du sens, se réunir et se faire connaître. révéler et apprendre à se présenter à partir des pépites qu'ils portent déjà en eux. C'est ça le storytelling introspectif. Un pont entre la connaissance de soi et la communication. Ici, tu vas entendre mes réflexions en solo, puis des conversations complices avec des invités qui ont choisi d'aligner leur entreprise sur ce qui les habite profondément. Parce qu'au fond, ce qui connecte, c'est pas juste ton expertise, c'est qui tu es. Alors installe-toi sur ma galerie, puis laisse-toi inspirer. Salut à toi Bienvenue sur le podcast À ta couleur Et salut Benoît Chalifoux Je suis trop contente que tu sois là aujourd'hui.
- Speaker #1
Moi aussi Et j'adore la prémisse de départ À ta couleur parce qu'effectivement, chaque personne a une couleur distinctive dans sa complexité et dans sa beauté. Fait que je trouve ça beau comment tu l'as démarré.
- Speaker #0
Merci, merci Oui, c'est l'idée. C'est l'idée derrière. Derrière le podcast, on est tous uniques, on porte tout des couleurs uniques. Effectivement, merci, c'est bien de le préciser. Puis là, Benoît, pour ceux qui te découvrent aujourd'hui, qui ne savent pas du tout qui tu es, j'ai envie de te faire une petite présentation rapido. Tu me diras si ça résonne avec toi. Je me suis amusée à en rédiger une avec ce que je connais de toi. Donc, tu es un conférencier international dans le domaine des soft skills. Je sais que tu préfères dire compétences humaines. Oui, bien fait, tu es de voir. Oui, bien écoute, on va en reparler plus tard. Dans le domaine de la vente, de la diversité aussi en affaires, moi je dis souvent pour te présenter que tu es un vulgarisateur de la science, un raconteur d'histoire. Ça, ça me rejoint beaucoup. Un raconteur d'histoire qui prône la relation à soi et aux autres. Et ça, c'est une approche qu'on partage d'ailleurs tous les deux. Tu as donné plus de 1000 conférences un peu partout. au Canada, en Afrique, en Europe. Bref, tu passes ta vie à parler d'humains à des humains. C'est comme ça que je te décrirais.
- Speaker #1
C'est exactement ça. Et je passe ma vie aussi à découvrir, à l'expérimenter, je te dirais. Moi, c'est ce que j'aime le plus, c'est pas de parler de l'humain, mais de le découvrir et de l'expérimenter. Parfois, souvent, on m'engage pour parler, t'as raison, mais j'aime me stationner après la conférence. de rester jusqu'à temps que la salle ferme. Je suis toujours celui qui ferme la salle parce que j'expérimente chacune des micro-interventions, interactions avec l'autre. Fait que ouais, j'adore comment t'as amené qui je suis d'un point de vue professionnel.
- Speaker #0
Tu sais, t'as donné plein de conférences, mais moi, je t'ai pas... Toi pis moi, on s'est pas rencontrés dans une salle de conférence. Moi, je t'ai rencontré sur une plage au Nouveau-Brunswick. Tu t'en rappelles pas, hein ? tu t'en rappelles quoi avec du contexte j'explique j'explique c'est que on était en vacances vacances d'été estival mon chum il avait mis ton livre être à son meilleur l'incroyable pouvoir des habiletés relationnelles oui il avait mis ton livre dans sa valise lui il t'avait vu en conférence avec son travail finalement Il a amené ton livre, mais c'est moi qui ai tombé dessus. Finalement, c'est moi qui l'ai lu d'une traite en une seule journée. Ce qui m'a frappée, c'est à quel point tu montres que même avec toute la techno pis toute la vitesse, tu sais, ça va vite la vie, hein ? C'est encore nos relations, notre empathie, notre façon de communiquer qui font la différence autant dans nos vies personnelles que dans nos projets d'affaires. Pis ça, moi, j'en suis convaincue à 100% aussi. Donc, comme la plupart des gens qui écoutent le podcast À ta couleur, c'est des solopreneurs, des entrepreneurs qui veulent connecter vraiment plus fort avec leur audience. Je trouvais que c'était le sujet parfait pour un épisode de fin d'année. Puis je t'annonce que je vais dire Ma cerise sur le Sunday, dernier épisode de saison 3 2025.
- Speaker #1
Merci. Premièrement, merci d'avoir pris le temps de le lire et de le faire voyager de la sorte. C'est un grand cadeau que tu me fais. Et par ailleurs... Je dois dire félicitations aussi d'avoir persévéré dans la création de ce podcast-là. Il faut quand même savoir que 98 % des podcasts ne tiennent pas plus d'un an. Je te lève mon chapeau. C'est tout un travail de persévérance, de travail en amont pour se préparer, etc., organiser les rencontres. Double chapeau. Merci beaucoup.
- Speaker #0
Merci, Benoît. Oui, c'est bon. C'est mon canal de prédilection, je veux dire, de connexion. C'est vraiment le podcast qui a cet effet-là. J'en suis vraiment fière. C'est ça, saison 3, fait que quand même, on arrive au cinquantième épisode, tranquillement, pas vite, avec la communauté de la voisine. Fait que je suis bien contente, bien fière de ce canot-là. Donc, merci. Merci de souligner. Puis là, j'ai envie de te lancer tout de suite, d'enlever du sujet, parce que là, on... On enregistre à l'aube de 2026 et cet épisode-là est aussi diffusé à l'aube de 2026, c'est-à-dire qu'il n'y a pas beaucoup de temps entre l'enregistrement et la diffusion. Dans le monde dans lequel on est, Benoît, dans un monde pressé où tout va vite, qu'est-ce qui te saute aux yeux, toi, en ce moment, dans nos façons de communiquer ?
- Speaker #1
On n'est malheureusement pas nécessairement en pleine conscience par rapport à tout ce qui est déposé par l'autre dans la conversation. Par exemple, tu m'as partagé que tu avais créé un podcast il y a trois ans et que tu as célébré. C'est une information qui semble banale, mais tu me la déposes. Elle est significative et importante pour toi. Est-ce que je vais avoir la conscience que tu as déposée ? Une information sur laquelle je pourrais créer une connexion ou ça me passe six pieds sur terre parce que je suis en train de faire une rencontre sur un sujet X, Y, Z. Tu sais, les entrepreneurs, tous ceux qui sont à leur compte, je trouve que c'est une erreur à l'air du temps de se limiter à la raison d'être de la rencontre. L'autre est humain et te dépose des parcelles de la personne dans son intimité sans s'en rendre compte. Et je trouve que d'être pleinement dans le moment, c'est de créer un lien à partir de ces choses qui sont déposées, qui ne sont pas la raison d'être de la rencontre, mais qui sont si essentielles pour tisser la confiance de fond, qui va faire qu'on va devenir des partenaires d'affaires et non pas pour faire une simple transaction, par exemple.
- Speaker #0
Est-ce que ça me fait penser, tu sais, quand je dis qu'on est dans un monde de plus en plus pressé, où ça va vite ? avec l'enjeu aussi de l'intelligence artificielle, la montée de l'intelligence artificielle. Est-ce que tu penses que le contexte, ce contexte-là justement, où on robotise de plus en plus les relations, les conversations, les connexions, est-ce que tu penses que ce contexte-là pourrait être en quelque sorte une opportunité à saisir pour les créateurs de contenu qui sont en quête de connexion humaine, un peu comme une espèce de... On a eu le retour à la terre, dira la pandémie, mais là, un retour à l'humain. Je le vois un peu comme ça.
- Speaker #1
Oui, à multiples niveaux. Premièrement, il faut quand même savoir que l'ère COVID a fait en sorte que ça nous a bousculés dans nos manières d'être et ça a aussi laissé des traces, des cicatrices qui ne sont pas encore guéries. On a désappris à entrer en relation à l'autre. On a eu aussi beaucoup de traumatisme en lien avec tout ce qui s'est passé. Il y a des jeunes pousses qui étaient au collège, au secondaire, qui maintenant sont sur le marché du travail, puis qui n'ont pas eu cette capacité d'entrer en relation à l'autre dans un moment si important où ils sont en train de cultiver leur identité, avant même de parler d'intimité, leur identité. pour moi, c'est un terrain très fertile et il y a une urgence d'agir parce que l'intelligence artificielle, comme on la connaît en ce moment, est même capable de dupliquer des trames sonores émotionnelles quand on n'est pas en vigie. On peut penser que l'intelligence artificielle, les technologies les plus avancées, on sait que ça va très vite. Ils peuvent même, en service à la clientèle, créer des pistes de connexion. Parce que Marie-Pierre, tu m'as parlé au départ de la rencontre de ton tournoi de pickleball dimanche, puis l'intelligence artificielle a retenu cette information, puis à la fin de la rencontre, il va te dire « bon tournoi de pickleball, on peut penser que c'est un humain et non » . Et donc, si on n'apprend pas dans toutes ces splendeurs et ces profondeurs à créer une véritable connexion à l'autre, on va se faire duper. par de l'intelligence artificielle qui réplique, sans le raffinement que l'humain peut le faire, la connexion humaine. Et c'est très dramatique. Je n'ai jamais eu autant, Marie-Pierre, de gens, après une prestation, une conférence, qui viennent me voir et qui me disent « Vous m'avez challengé. Vous avez remis en question mon meilleur ami. » Et là, je leur réponds « Mais je n'ai jamais voulu faire ça. De quoi vous... » Et là, souvent, je ne caricature pas, ça m'arrive plus souvent que vous le... le pensez, l'auditoire qui nous écoute, on me dit, vous avez remis en question mon psychologue, de quoi vous parlez ? Chat GPT. Et donc, leurs meilleurs amis, leurs psychologues, leurs thérapeutes, et j'en passe, il y en a beaucoup, c'est l'intelligence artificielle. Parce que l'intelligence artificielle écoute tout ce que tu as à dire, te donne des commentaires stimulants, des compliments. Essayez l'exercice, il vous complimente, il va dire « Hey, je sais que tu es une intelligente artificielle, ne me complimente pas » , il va dire « Hey, vous êtes tellement fuité, continue à mettre un… » Je veux dire, il faut faire très attention à pourquoi on utilise ces plateformes-là et comment on les utilise et qu'est-ce qu'on dépose là, et retourner à la source de la véritable connexion de l'autre, que ce soit en format virtuel comme on l'est en ce moment ou dans nos rencontres quotidiennes, dans n'importe quel cadre.
- Speaker #0
J'ai envie de réagir à plein d'affaires que tu as dit. Je trouve ça fascinant. Premièrement, la complaisance. La complaisance de l'intelligence artificielle. Bon, on a parlé de chat GPT. Cette complaisance-là qui va toujours aller dans le sens de ce qu'on va lui apporter, tu sais. Toujours en nous flattant dans le sens du poil, je dis ça comme ça, effectivement. Puis je trouve qu'on est loin d'une relation. avec l'autre. On s'entend, on parle à un robot. C'est comme si on pourrait dire qu'on est en relation avec soi-même seulement, dans le sens où on parle avec nous-mêmes finalement. Bien sûr.
- Speaker #1
Et c'est correct pour faire des introspections, Marie-Pierre, l'intelligence artificielle. Par exemple, tu as un exemple. Mettons que je veux réfléchir sur le design d'un atelier que je veux faire. Je vais dire, écoutez, je suis en train de réfléchir à telle chose. J'aimerais que tu puisses stimuler Les réflexions que je n'ai peut-être pas envisagées sur tel sujet, pourrais-tu me lancer plusieurs pistes de questions ou de réflexions ? C'est une belle manière louable d'utiliser une intelligence artificielle pour amplifier tes idées, amener des réflexions plus profondes. Mais l'intelligence artificielle ne devrait pas faire les réflexions pour toi, au même titre que l'intelligence artificielle ne devrait pas créer de connexions avec toi. Elle devrait stimuler des pistes de connexions que tu peux envisager avec des gens. Mais c'est vraiment la manière de l'utiliser. Et aujourd'hui, les neuroscientifiques les plus... Tu parles de vulgarisation scientifique, je suis content que tu le nommes parce que moi, c'est ce que je veux faire. Je veux être utile et je veux vulgariser la science d'une manière habile et utilitaire dans un cadre professionnel. Et Wendy Suzuki, une grande neuroscientifique... Elle a été en entrevue dernièrement, on lui a posé une question très bébaite, on lui disait c'est quoi que les jeunes pousses qui rentrent au marché du travail devraient apprendre. Et elle a dit, ben je pense pas apprendre, mais réapprendre. Et elle a dit, talk to strangers, apprendre à parler à des étrangers. On est rendu là, on n'est plus capable d'entamer un lien à partir de rien, parce qu'on se pratique pas, parce que quand on est au Tim Hortons, on préfère payer avec notre téléphone que... de stimuler une conversation singulière qui va laisser des traces, ça va prendre 45 secondes, mais ça va nous apporter beaucoup et ça va apporter beaucoup à l'autre. Il faut le réapprendre et l'expérimenter, puis je vais le dire souvent aujourd'hui, l'expérimenter dans n'importe quelle interaction aussi banale soit-elle, parce que plus qu'on pratique un muscle, dans l'occurrence le muscle de la connexion, plus qu'on devient bon à stimuler une connexion à partir de rien. Et donc, il n'y a rien de mieux que la pratique et les essais et les erreurs pour maîtriser une nouvelle compétence.
- Speaker #0
Plein de choses intéressantes dans ce que tu dis, Benoît. Je veux juste revenir au fait que l'utilisation, dans notre utilisation de l'intelligence artificielle, tu disais que c'est la façon qu'on l'utilise, dans le fond, à revoir ou à parfaire ou à être conscient, à avoir peut-être cet esprit critique-là aussi de l'outil, comment ça fonctionne. Je le vois un peu comme... l'utiliser comme l'avocat du diable pour faire voir nos angles morts. Et sinon, c'est facile de tomber dans une chambre d'écho, c'est-à-dire de rester avec nos pensées.
- Speaker #1
Ça s'est accéléré. Ça vient juste confirmer notre prise de position. Et l'intelligence artificielle se nourrit de tes propos et de tes réflexions pour t'a stimulé à l'utiliser davantage. Donc, il faut être en vigie, mais je vais vraiment dire quelque chose que je crois fortement. Un être humain qui n'est pas intéressé à ses outils d'intelligence artificielle et qui n'est pas intéressé à… s'outiller pour être mieux formé et équipé pour bien l'utiliser, va être remplacé par quelqu'un qui l'utilise convenablement. Le mot convenablement est important. Et donc, on ne peut pas faire l'autruche et dire que ça n'existe pas. Il faut être conscient que ça existe et savoir comment l'utiliser et d'être aguerri au point de vigilance. Mais c'est fondamental de copiloter cette technologie qui va révolutionner à une vitesse... phénoménal qu'on ne peut même pas s'imaginer. Et c'est pour ça que je suis très heureux, Marie-Pierre, d'être dans le domaine où je suis, la connexion humaine. Parce que s'il y a quelque chose qui va vraiment être au cœur du succès, et peu importe ce qu'on définit comme étant le succès, la pérennité, tiens, d'une organisation, d'une entité, pour les entrepreneurs qui nous écoutent, c'est bien la connexion humaine.
- Speaker #0
C'est pour ça que tantôt, je te disais... Vois-tu ça comme une opportunité ? Parce que dans ce monde, justement, où cette intelligence artificielle-là prend de plus en plus de terrain, moi, je le vois comme une opportunité à saisir, à se rendre compte. Tu sais, quand on est menacé, on dirait qu'on revient à la source en disant « Ah, si on ne veut pas le perdre » , bien, cette connexion humaine-là, moi, je le vois comme si elle était, à quelque part, menacée et qu'on devait revenir. si on veut, à cette base-là, à cette fondation-là. Tu as dit quelque chose d'intéressant aussi par rapport au fait que l'intelligence artificielle peut parfois aller enregistrer si on veut des choses que l'autre personne a dites dans une conversation pour pouvoir l'utiliser ensuite pour finaliser une discussion, tu sais, quand tu disais, bon tournoi de...
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Ça, c'est parce que ça a été un démo. de Microsoft qui ont démontré leur intelligence artificielle agentique qui avait démontré un démo avec un client qui parlait de une plante. Il y a des gens qui l'ont peut-être entendu. Puis, ils déposent juste l'histoire de Pickleball. Puis, l'intelligence artificielle finit le service à la clientèle en souhaitant un tournoi de Pickleball. C'est pour ça que j'ai utilisé cet exemple. Ça m'avait frappé. Parce que même l'humain en service à la clientèle ne le fait pas. Je ne sais pas si tu comprends où est-ce qu'on est, là.
- Speaker #0
Je comprends, mais justement, penses-tu que... Ça nous rend, l'humain, ça nous rend plus paresseux. Parce que là, il y a une question d'écoute. Il y a une question d'écoute dans ce qu'on parle, c'est-à-dire de saisir ce que l'autre personne va nous dire, puis après ça, le rebondir ou l'utiliser ensuite pour parfaire cette connexion-là. Est-ce qu'on devient de plus en plus paresseux avec tous les outils qui nous sont proposés pour retenir l'info, la... la rebrasser.
- Speaker #1
On est de plus en plus à deux... Premièrement, il faut que je te dise, tu as parlé de crise tantôt. Dans les moments de crise, il y a des opportunités et le mot crise en mandarin, même symbole, est opportunité pour montrer à quel point. Après, c'est ceux qui vont confronter cette adversité pour développer les compétences nécessaires et les compétences humaines, comme j'aime les appeler, ou habiletés relationnelles. C'est un cœur essentiel, peu importe. quel métier. Les gens qui font de la programmation, pourquoi ? Parce que tu programmes quoi ? Une solution pour le client. Il faut bien que tu sois en résonance avec le client pour être capable de bien programmer et ainsi de suite, dans n'importe quelle thématique. Donc, crise d'opportunité, les compétences humaines sont vraiment la voie de passage essentielle, peu importe le métier. Et aujourd'hui, oui, parce que ce que tu viens de me poser comme question, ça me fait réfléchir à... On est de plus en plus paresseux. On est de moins en moins analytique. Forum économique mondial mettant en lumière les compétences du futur, ils le font à chaque année. Cette année, en 2025, la première, c'est la pensée analytique. Pourquoi ? Parce qu'on sous-traite notre analyse à l'intelligence artificielle au lieu de lui demander de nous étaler un maximum de paramètres et d'angle mort qu'on aurait peut-être. et qu'on n'a pas envisagé. Donc, c'est important de savoir que, puis il y a deux choses qui me viennent en tête, les travaux de Sonia Lupien qui parlent de l'attention fragmentée et du manque de travail en profondeur et qu'on est dans l'instantané. Donc, qu'est-ce qu'on veut ? On veut... accéder à une invention immédiate, sans réflexion, sans analyse. Donc, on est dans ça. Donc, c'est de savoir nos angles morts, le téléphone, toutes ces choses-là, les réseaux sociaux. Si tu veux faire du travail en profondeur, éloigne-toi de ça, connais tes angles morts. Moi, je prends des notes parce que je sais que des fois, je peux perdre le fil, se connaître, puis stimuler. Qu'est-ce que tu peux faire pour stimuler le travail en profondeur ? Et la deuxième chose, je vais citer les travaux de Daniel Kahneman, qui est décédé il n'y a pas longtemps. C'est un psychologue qui a gagné le prix Nobel d'économie, qui parlait du système 1, système 2. Le système 1 étant très intuitif, émotionnel, rapide, qui est vraiment à l'ère du temps celui qu'on active beaucoup, moi je l'appelle le lapin. Puis le système 2, qui nous permet d'avoir une meilleure logique, de meilleure perspective, il l'appelle le système 2, moi je l'appelle la tortue. Elle est plus lente, plus analytique, plus logique, mais elle demande beaucoup plus de jus cérébral cognitif. Puis à l'ère du temps où... tout est dans l'instantané, on est juste en mode lapin intuitif, rapide et émotionnel. Et on n'est plus capable d'activer notre tortue qui est plus lente, plus analytique, parce qu'elle tient bien du jus, puis comme on la pratique, on l'active jamais, bien, il n'y a plus accès. Fait qu'il faut réapprendre à prendre des moments d'arrêt, de réflexion, réapprendre à prendre un livre et à le lire peut-être un chapitre complet sans interruption. d'apprendre à éviter de répondre à 26 courriels puis penser qu'on est productif et dire, je vais prendre mes courriels à un temps précis dans la journée puis le restant du temps, je vais faire quelque chose de plus analytique et productif fait que ça, fait que système 1, système 2, c'est un livre que je recommande à tout le monde à l'air du temps de Daniel Kahneman je le mettrai dans les notes d'épisode,
- Speaker #0
Benoît toutes les mentions.
- Speaker #1
C'est ça, c'est de se pratiquer, être pleinement dans le moment et d'être confortable, de faire quelque chose qui nécessite beaucoup plus d'attention et d'énergie cérébrale et on est en train de perdre ce muscle.
- Speaker #0
Là, tu réponds à ma question, c'est quoi concrètement choisir la connexion quand on manque de temps dans ce contexte-là ? Tu viens d'y répondre, puis ce que... ce que j'aime dans ce que tu as dit aussi, tu as nommé deux choses. Tu as nommé la recherche de profondeur. Tu as parlé aussi de connaissance de soi. Et ça, c'est deux thématiques qui me parlent énormément, que j'aborde beaucoup aussi avec la voisine dans mon contenu, dans mes accompagnements. Cette recherche de profondeur-là, qui se trouve dans une certaine lenteur, d'accepter cette certaine lenteur-là. Et moi, je trouve que la connaissance de soi, est une solution pour apprendre à mieux connecter, premièrement, d'abord avec soi-même, connexion à soi, et pour être en mesure de mieux connecter aussi avec les autres. Donc, quand tu parles de connaissance de soi et de profondeur, ça résonne énormément, énormément avec moi.
- Speaker #1
Le travail en profondeur, je parlais des travaux de Sonia Lupien, mais on peut transposer ça sur la connexion profonde. Parce qu'une personne qui est juste en mode lapin avec une autre personne va être dans du small talk insignifiant et faible. Une personne qui est capable d'activer la tortue aussi dans son rapport à l'autre, ce n'est pas juste pour faire du travail en profondeur sur un sujet XYZ ou un projet, c'est aussi pour avoir cette capacité de créer des connexions significatives avec l'autre. Et ça passe par être en pleine conscience, d'accueillir ce que l'autre te dépose et d'être capable de stimuler une conversation plus significative qui va laisser des traces mémorables. Les travaux sont très unanimes là-dessus sur les conversations profondes. Les gens sont prêts beaucoup plus rapidement qu'on le pense d'aller en profondeur avec l'autre. Et c'est intéressant, il y a beaucoup de travaux qui ont démontré que c'est encore plus facile avec un inconnu. Parce qu'il n'y a pas la charge de la responsabilité. Puis quand tu côtoies un client, c'est ça, c'est une personne que tu ne connais pas avant de la connaître et les gens sont prêts à déposer des choses tellement profondes. Si t'es capable d'accueillir ce qui te dépose, et si t'es capable d'activer un muscle qui est mon préféré, qui est la curiosité radicale, cette capacité à amener la conversation un peu plus haut, un peu plus loin, et qu'après 22 minutes, « C'est la première fois que je partage tout ça à quelqu'un, je ne sais pas comment on est arrivé là » , c'est parce que t'étais sincèrement curieux, et que t'as accompagné l'autre personne avec ce qu'il te déposait. Un peu comme ce que nos enfants font si bien. Cette curiosité infantile où ils n'ont pas de malaise à aller dans une profondeur. Ils sont inconscients parfois, ils posent des questions franchement troublantes. mais tellement pertinentes et significatives.
- Speaker #0
Dans le contexte où je m'adresse à des entrepreneurs, à des solopreneurs qui font de l'accompagnement, qui offrent leurs services en ligne, puis qui ont ce désir-là de connecter plus profondément, émotionnellement avec leur audience. Toi, à quoi tu reconnais une entreprise, une marque, une personne qui crée des vrais liens authentiques authentique versus... Versus une présence qui est plus, disons, performante, mais froide. Y a-tu des indices sur lesquels on peut paraitre ?
- Speaker #1
C'est sûr que le cœur de ça, c'est un mot que j'affectionne particulièrement, qui malheureusement est interprété d'une manière péjorative, toujours négativement, parce qu'à la radio ou à la télé, on utilise toujours ce mot-là d'une manière un peu négative. As-tu une idée de quel mot je parle ?
- Speaker #0
Authenticité.
- Speaker #1
C'est-à-dire que derrière l'authenticité se cache la vulnérabilité. Tu as tout à fait raison. Au cœur de l'authenticité, c'est se connaître et d'être capable, parce qu'on se connaît, de se dévoiler, d'être vulnérable. Donc, quand il y a du storytelling très fort derrière un produit ou un service ou un entrepreneur, quand ça fonctionne, quand il y a une véritable connexion, c'est parce qu'il y a eu un moment d'authenticité slash de vulnérabilité. Et la vulnérabilité, on pense que c'est quelque chose de faible. À une personne dans une situation vulnérable, un contexte économique vulnérable, un système de santé vulnérable, ça ne donne pas envie. Mais quand on regarde qu'est-ce que la vulnérabilité, on se rend compte rapidement que c'est le meilleur allié de la confiance entre une personne et une entité, entre une personne et un auditoire, entre une personne et une autre personne, entre une personne et son client, collaborateur, collaboratrice. C'est le meilleur ami. de la confiance. Et la vulnérabilité, c'est un petit peu comme le tango. Ça se fait à deux ou à plusieurs. Et chaque fois que quelqu'un va faire un pas, il va avoir un pas qui va se faire à son tour. Et chacun va déterminer son intensité de ce pas et chacun son rythme. Ça ne change rien si toi, tu te montres extrêmement vulnérable envers moi et que moi, je fais un petit pas plus modeste. On va arriver à une conclusion où on va s'être fait confiance davantage. Mais la vulnérabilité, c'est cette capacité de se livrer, un peu soit-il, un pas à la fois, tout en établissant des frontières. Ce que je vais te dire à toi, je ne vais peut-être pas être confortable de le dire à un autre. Et ça détermine ton degré de confiance. Et ce n'est pas nécessairement, Marie-Pierre, dans un cadre professionnel, de mettre mon intimité d'une manière... Oui, non, c'est dans un cadre qui nous regarde avec les frontières que j'ai su mettre entre toi et moi. Te demander j'ai besoin d'aide est un exemple extrêmement puissant de marque de vulnérabilité qui va te serrer la confiance ou te dire au lieu d'être complaisant avec un client qui dit qu'il est en désaccord avec toi, puis d'être complaisant, puis de dire OK, tu es capable de dire bien écoute, sous ton respect, je me permets de te dire que je suis en désaccord et voici pourquoi. C'est très vulnérable. Demander du feedback à l'autre, c'est très vulnérable. Créer une connexion inattendue avec une personne pour laquelle tu es exposé de parler d'un produit ou d'un service, c'est extrêmement vulnérable et puissant. Je peux vous en donner encore et encore.
- Speaker #0
J'ai envie, là, moi, quand tu parles de vulnérabilité, je pense beaucoup à Bronnie Brown, que j'aime énormément. J'ai lu plusieurs de ses livres, je la trouve fascinante. Puis elle, Brené, j'en ai déjà parlé dans d'autres épisodes de podcast d'elle, elle a une définition de la vulnérabilité que j'aime beaucoup. Elle dit que la vulnérabilité, être vulnérable, c'est avoir le courage de dire ou de faire une action sans garantie. de résultats. Bon, là, je le cite dans mes mots, mais c'est un acte de courage, cette vulnérabilité-là, de faire ou de dire quelque chose sans aucune garantie. C'est un grand risque, en fait, finalement.
- Speaker #1
Mais le mot courage, pour moi, sa définition du mot courage, c'est la peur en action. Dans le fond, c'est d'activer la peur. C'est pour moi le geste le plus courageux. Mais j'aime beaucoup la définition de l'authenticité. souvent je décortique en conférence. L'authenticité, c'est cultiver le courage d'être imparfait. Donc, c'est cette première ligne. Cultiver le courage d'être imparfait, c'est-à-dire d'être confortable dans les essais et les erreurs. Oser prendre des risques et se tromper. C'est-à-dire ressentir les émotions aussi désagréables et agréables soient-elles au lieu de les fuir. C'est-à-dire, la personne qui cultive l'imperfection est aussi Merci. Quelqu'un qui est très confortable avec le concept d'optimalisme et non pas de perfectionnisme. C'est-à-dire qu'il est capable de dire « j'ai des capacités journalières, j'ai un budget limité, j'ai des staffs limités, j'ai un timeline limité et je ne serai pas dans le perfectionnisme. » Être authentique, c'est d'être dans l'optimalisme aussi. C'est une voie de passage importante. Ça, c'est la première ligne de la définition. Cultiver le courage d'être imparfait. Je voulais juste donner quelques exemples. Parce qu'il y en a qui vont se reconnaître comme étant perfectionnistes. On ne devrait pas. Personne n'a tant. Bien, voilà.
- Speaker #0
Écoute, je me pointe parce que c'est drôle que tu abordes ça, parce que c'est un sujet que j'aborde tellement souvent dans tout mon contenu. Je peux même dire, Benoît, je suis même fière de dire que je suis une ex-perfectionniste. Parce que j'ai travaillé, oui, je suis une ex-perfectionniste. Ça ne fait pas si longtemps que je... que j'ose le dire, mais là, je me sens confortable de le dire parce que j'ai travaillé énormément là-dessus, cette recherche d'imperfection-là qui, dans mon cas, me faisait procrastiner. Me faisait beaucoup, beaucoup procrastiner des lancements. Bref. Et j'en ai pris conscience. J'en ai pris conscience, j'ai mis le doigt dessus et j'ai mis toutes sortes de solutions en place pour être en mesure de passer par-dessus et d'embrasser, je vais dire ça, d'embrasser l'imperfection. Écoute, c'est pas toujours parfait. Mais justement, d'embrasser cette imperfection-là. Et je me sens tellement mieux depuis. C'est fou à quel point, justement, quand tu dis le courage, c'est comme...
- Speaker #1
Oui, c'est un courage. Ah oui,
- Speaker #0
c'est du courage. Mais je me sens mieux. Comme si on avait passé la ligne de friction. Puis l'année 2024, mon mantra, c'était mieux vaut fait que parfait. Alors là, on remonte à mieux vaut fait que parfait. Donc, embrasser cette imperfection-là. Et depuis que je le fais, je vois l'impact sur moi, mais sur les autres aussi qui reçoivent. Oui,
- Speaker #1
puis ça accueille l'imperfection aussi. Tu sais, le perfectionniste tue au travail quand même la créativité, l'innovation et l'amélioration continue. Parce qu'un perfectionniste, tu ne veux pas essayer de nouvelles choses. Ça, c'est juste la première ligne de la belle définition. Cultiver le courage d'être imparfait. Parce qu'il y a beaucoup de perfectionnismes qui malheureusement qui manquent des opportunités par peur d'échouer ou par peur de ressentir des émotions désagréables. Et là, il y a des gens qui disent « optimalisme » . Moi, je dis « OK, si tu n'aimes pas le mot optimalisme, pour moi, c'est un mot que j'aime beaucoup, c'est de viser l'excellence journalière. Parce que l'excellence journalière n'est pas la même d'une journée à l'autre. Tu n'as pas les mêmes capacités, tu n'as pas eu les mêmes nuits de sommeil, tu n'as pas les mêmes journées de travail. L'optimalisme ou l'excellence journalière. La deuxième ligne. de la définition de l'authenticité, c'est d'établir ses frontières. Une fois qu'on a compris que l'imperfection, c'est dans la nature humaine et qu'il vaut mieux faire que parfait, j'adore, établir des frontières, c'est d'être capable de dire c'est quoi mes frontières avec l'autre et c'est quoi mes non négociables avec moi-même. C'est aussi d'avoir du courage managérial envers soi-même et envers les autres. C'est aussi de savoir dire non, puis d'expliquer pourquoi, surtout, je dirais. Tous ces exemples-là sont dans la deuxième ligne de la définition de l'authenticité, établir ses frontières. Et je trouve qu'aujourd'hui, ça devient très important dans le monde de l'instantané.
- Speaker #0
C'est des compétences clés.
- Speaker #1
Bien oui.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Qui,
- Speaker #1
finalement, se permettent d'être vulnérables. parce qu'une fois que tu as fait un travail de connaissance de soi, d'introspection tu connais tes valeurs, tu es non négociable dans le fond établir des frontières c'est tes non négociables, tes principes tes valeurs C'est beaucoup plus facile de s'assumer dans sa vulnérabilité profondément avec l'autre et avec soi-même, d'aller à la rencontre de sa plus grande noirceur et aller à la rencontre de ses plus grands... En fait, la vulnérabilité, c'est les moments les plus significatifs de nos vies, je trouve. Des fois, il y en a qui vont manquer, ces moments les plus significatifs parce qu'ils ne sont pas prêts à déposer les masques.
- Speaker #0
J'aime que tout ce que tu nommes, Benoît, en fait, dans mon univers à moi, j'appelle ça des pépites de connexion. La voisine, c'est comme une archéologue, non pas avec sa truelle, mais c'est-à-dire qu'à part à la recherche des pépites de connexion que les humains portent en eux, t'as nommé les valeurs, ça en est, t'as parlé de vulnérabilité dans les moments significatifs, que ce soit le bouleversement ou l'épiphanie, ce sont des moments significatifs, des grandes prises de conscience. On associe souvent le bouleversement avec quelque chose de tellement dramatique et grave, mais il y a des bouleversements heureux et positifs qui changent des vies aussi, il ne faut pas l'oublier, parce qu'on associe souvent, je ne sais pas si toi tu as entendu ça, mais la vulnérabilité avec quelque chose de négatif, de dramatique. Ben oui,
- Speaker #1
c'est ça qu'on parlait tantôt, situation vulnérable, contexte économique vulnérable.
- Speaker #0
Oui, les médias l'ont dépeint de... Avec cette image-là, moi, quand j'accompagne des entrepreneurs à la recherche de ces pépites de connexion-là, on associe justement le bouleversement à vulnérabilité dramatique, comme s'il fallait jouer du violon, ouvrir les valves, se rouler en petite boule dans un coin, alors qu'effectivement, cette vulnérabilité-là est beaucoup plus subtile en nuance. Je trouve que ça fait partie d'une des belles pépites de connexion humaine. Oui,
- Speaker #1
et les moments, c'est significatif. C'est-à-dire que chaque... interaction avec quelqu'un, si tu es prêt à te montrer un peu soit-il vulnérable avec l'autre, ça va être des moments significatifs. Et donc, un moment banal peut se traduire par une interaction significative ou transactionnelle. Ça dépend de comment tu vas jauger avec ce que l'autre te dépose. Ça, c'est vraiment un gros sujet parce que derrière chaque interaction, On peut cueillir un petit rayon de soleil le temps d'un instant, si on est connecté à l'autre. Et parfois, plus qu'on l'expérimente dans chacune de nos interactions quotidiennes, souvent, on va avoir le merveilleux bonheur de ne pas vivre un rayon de soleil, mais plutôt une véritable pépite d'or, comme tu l'appelles. Moi, je l'appelle un coucher de soleil, c'est-à-dire un moment banal. qui, parce que tu as entré en relation à l'autre, tu as vécu quelque chose d'extrêmement significatif avec un inconnu ou avec quelqu'un que tu connais, le temps d'un instant.
- Speaker #0
Puis, tu sais, je pense aux entrepreneurs qui ont le rôle de créateur de contenu, publier du contenu, que ce soit sur les médias sociaux, peu importe quel autre canal numérique. Qu'est-ce que tu dirais à quelqu'un qui... qui publie beaucoup, qui publie, mais qui a l'impression de parler dans le vide, que ça ne lève pas, que... Qu'est-ce que... Moi, je l'entends souvent. Oui, moi,
- Speaker #1
il y a quelques règles de base, puis il n'y a rien de scientifique derrière. Moi, je l'ai expérimenté. Je publie deux fois par semaine sur LinkedIn depuis des années. Première règle de base, je ne parle jamais de mes produits ou de mes services. J'ai horreur de ça. Les gens n'ont rien à secouer, c'est un peu brutal, mais les gens n'ont rien à secouer de tes produits ou de tes services tant que tu n'as pas créé une connexion avec ton auditoire. Ça, c'est la première règle de base. Et la deuxième rentre en connexion avec l'autre par soit du contenu éducatif, c'est-à-dire que quelqu'un va apprendre quelque chose de ce que tu as à partager, donc soit utile. Et le plus beau cocktail, c'est quand tu rallies émotion et utilité. en créant des histoires. Et moi, je vais te dire, les créations de contenu qui ont eu le plus d'impact, c'est quand j'ai réussi à décortiquer quelque chose de banal dans un quotidien et que j'ai vécu une véritable pépite d'or et que je l'écris, je le mets par écrit.
- Speaker #0
Quand tu racontes des histoires.
- Speaker #1
Parce que là, tu crées une connexion avec l'autre par une histoire accessible à ton public. dans laquelle tu as vécu des émotions et en plus, tu es capable d'y mettre un cadre utilitaire. Donc là, tu as vraiment le cocktail pour créer un contenu viral. Et on le sent aujourd'hui, si tu utilises ChatGPT pour qu'ils te l'écrivent versus tu l'utilises pour peut-être qu'ils te raffinent ou qu'ils t'élargissent une perspective ou juste... En début, pour réfléchir un peu plus haut, un peu plus loin à ce que tu vas écrire, mais plus que tu vas le personnaliser, que tu vas apporter du storytelling qui va créer des émotions et que tu es même capable d'amener le côté éducatif à la chose utile. Et ma règle de base, c'est de jamais parler de ton produit ou de ton service.
- Speaker #0
100 %, 100 %, j'adore ce que tu dis et tu parles du côté des émotions. Tu sais, ça me fait penser, on m'a déjà posé la question, quel était mon processus de contenu, de création de contenu, comment je me prenais, tout ça, dans un autre podcast. Je salue Francis Jeté avec le Social Show qui m'a posé cette question-là. Puis moi, j'y avais dit, bien écoute, moi, la première question que je me pose quand je crée du contenu, c'est toujours quelle émotion je veux faire ressentir à l'autre, finalement, à la personne qui va me lire, qui va m'écouter, qui va me voir, avec quoi je veux qu'elle reparte, qu'elle, tu sais. Et ça, ça semble être un peu curieux dans le domaine de la création de contenu quand j'amène ce point-là de dire comment on veut faire ressentir l'autre et on part là-dessus, c'est-à-dire que c'est comme notre élan de départ. Moi, je me pose toujours ça pour mon contenu, pour la voisine ou pour le contenu que j'ai créé pour des clients. Ça me fait penser à une citation Benoît qu'on aime bien tous les deux. Je dis ça parce que c'est ce qui m'a convaincue de... que ton livre était le livre que je devais lire de Maya Angelou, bien oui, parce que quand j'ai ouvert ton livre sur la plage au Nouveau-Brunswick, on revient à l'anecdote de départ, et que j'ai vu la citation de Maya Angelou, les gens ne se rappelleront pas ce que tu as dit ou ce que tu as fait, mais ils vont toujours se rappeler de ce que tu les as fait ressentir,
- Speaker #1
de pouvoir l'émotion,
- Speaker #0
tout à fait.
- Speaker #1
Beau temps, mauvais temps, le ressenti, ça c'est une grande dame, c'est une dame qui a vécu. Elle, elle a écrit ça dans un tout autre contexte. Ça rentrait dans un autobus et ça ne savait pas si ça allait revenir à l'ère de la ségrégation raciale. On était dans un autre contexte, mais il demeure pas moins dans nos contextes quotidiens. N'importe quelle interaction aussi banale soit-elle peut se transformer en une véritable pépite d'or qui va nous habiter mutuellement pendant longtemps. J'ai un bel exemple qui m'est arrivé il n'y a pas longtemps. Moi, j'explore toujours ces choses-là parce que... Souvent, on ne peut pas dire « je vais devenir bon en relation cliente, en télétravail, en virtuel » si on n'est pas bon dans la réalité au quotidien. Je veux dire, il faut être capable d'expérimenter dans le granulaire, dans chacune de nos interactions, aussi banales soient-elles, cette capacité à rentrer en relation. Et donc, quand tu vas être en relation d'affaires, ça va être bien plus facile parce que tu auras cultivé ce muscle. C'est de la pratique. C'est de l'expérimentation. Et plus que tu l'expérimentes, comme je disais tantôt, la plupart du temps, ça va laisser des traces d'un petit rayon de soleil, où on va finir la conversation ou l'entretien d'une manière très agréable. Mais comme je l'ai dit, parfois, avec un inconnu, que tu es supposé de faire une simple transaction, tu vas cueillir une pépite d'or qui va t'habiter pendant longtemps. J'en ai eu un très bel exemple, OK ? Je vais te donner cet exemple-là. Je change de nettoyeur parce que mon nettoyeur a fait... pris leur retraite, c'était un coup. Je devais me trouver un nouveau nettoyeur. Je m'en vais à un autre nettoyeur à côté de la maison et je me présente. C'est un jeudi. Je vois la personne qui est d'origine égyptienne. Moi, j'ai toujours aimé les cultures, pas juste pour les stéréotypes, surtout pas, mais pour découvrir la complexité, la beauté d'une culture. On se rend compte que plus qu'on découvre, plus qu'il y a à découvrir. Je vois qu'elle est d'origine égyptienne rapidement. Je connecte. Je dis, je vais venir chercher mon truc samedi. C'est arrivé il n'y a pas longtemps. Et donc, samedi matin, j'ai mon petit papier rose, mais je ne vois pas la personne. À l'accueil, il n'y a personne. Donc, je vois la vapeur au loin, puis je vois une taille grise. Ce n'est pas la même personne. Donc, je crie, mais il n'y a personne qui me répond. Ça fait que je m'en vais en arrière avec mon petit papier rose. Je me faufile. Et là, la personne me regarde. Mille soixantaines, un homme. Et donc, il me regarde. « Qu'est-ce que vous faites là ? » Je dis « Bien, c'est parce que je criais. » Et donc, il prend mon papier rose. Je viens de le faire. Il n'y avait même pas le plastique encore. Ça fait qu'il arrive en avant. Je lui dis « C'est quoi votre nom ? » Il me dit « Yves. » Je dis « Ah, Yves, ça fait longtemps que vous travaillez ici. » Il me dit « Non, non, on est partenaire d'affaires avec celle que vous avez rencontrée jeudi, mais j'en avais d'autres avant, nettoyeur, mais j'ai dû vendre le dernier parce que ma femme était malade. » N'importe quelle interaction, comme je le disais tantôt, on te dépose ce que j'appelle des demandes de connexion. inconscient ou conscient. Mais moi, quand il me dit « parce que ma femme était malade » , tu comprendras que... Arrête pas là. Non, mais dans le métier que...
- Speaker #0
Merci beaucoup. À la prochaine.
- Speaker #1
Mais la plupart... Ils auraient zappé ça. Ce n'est pas parce qu'ils ne veulent pas, c'est qu'ils n'en ont pas conscience. Ça, c'était une belle demande de connexion très profonde à la 22e seconde de notre interaction. Vous comprendrez. Moi, j'ai juste dit « Comment va votre femme ? » J'aurais pu aller avec d'autres, mais j'ai juste dit. Et il me répond « Parlez-moi-en pas. Elle a du cancer partout. Même les oncologues ne savent pas pourquoi elle est encore vivante. » Là, tu comprendras que moi, je ne m'attendais pas à ça. Mais c'est ça le truc. C'est quand on va aller dans une conversation avec l'autre, il faut quand même être prêt de comprendre que les lunettes, ce n'est pas toujours rose. Puis la vie, c'est comme ça. Et donc, il me le dépose. Tout ce que j'arrive à lui demander, c'est « Vous, comment vous prenez ça ? » Et il me regarde et je ne demande pas. C'est arrivé exactement comme ça. Il me dit « À chaque fois que je quitte le nettoyeur, j'ose espérer la retrouver. » Vivant.
- Speaker #0
C'est plus ça.
- Speaker #1
Ça, c'est un exemple, Marie-Pierre, de pépite d'or, d'un moment très précieux qui va t'habiter très longtemps. C'est intéressant parce que j'ai payé et j'ai juste demandé, parce que je suis assez curieux, est-ce que vous avez déjà partagé ça à quelqu'un client les plus fidèles ? Il m'a dit bien sûr que non. J'ai dit, « Pourquoi vous me l'avez partagé ? » Il m'a dit, « Parce que vous avez le don de poser des questions. » Il m'a demandé si j'étais psychiatre. J'ai dit non. Mais c'est intéressant parce qu'avant de se quitter cette journée-là, il m'a dit, « Ça me fait du bien. » Et quand on se revoit, on ne se connaît pas beaucoup, mais on se connaît. Et on a été, à un moment précis, dans un moment de connexion très profond. C'est ces pépites d'or que je parlais. Ça n'arrive pas souvent à Marie-Pierre. Puis là, les gens qui nous écoutent disent, « Ah, il est intense. Ce n'est pas là où je veux aller. » Des fois, c'est un petit rayon de soleil, mais on ne connaît pas la réalité de l'autre. Puis, il y en a qui ne l'auraient pas pris, cette demande de connexion, puis c'est bien correct un samedi matin. Ce n'est pas ça que je veux mettre en lumière. Ce que je veux mettre en lumière, c'est que la plupart du monde te dépose des choses inconsciemment ou consciemment qui n'est rien d'autre que d'une demande de connexion. Et souvent, on va cueillir un petit rayon de soleil qui va faire bien du bien aux deux parties. Mais parfois, il y aura des véritables pépites qui vont se créer. Grâce à ce moment intime de connexion, le temps d'un instant.
- Speaker #0
Sages paroles sur lesquelles j'ai envie de rebondir en disant, quelle belle compétence à pratiquer, je vais dire en 2026, parce qu'on est à quelques jours de 2026. Quelle belle compétence à pratiquer en 2026, et qui, je pense, permet à l'autre... de se sentir vu, reconnu, considéré, écouté. Tu sais, j'avais une question qui est, selon toi, c'est quoi une bonne conversation et comment on l'initie, tu sais ? Mais des fois, c'est pas nécessairement juste dans l'initiation même de la conversation, mais dans ce que l'autre va nous déposer. Donc, ça demande une compétence d'écoute en conscience, en pleine conscience aussi. Ça demande de l'écoute, d'être en mesure de se connecter profondément.
- Speaker #1
Oui, il y a d'ailleurs, à l'aube de 2026, parce que c'est le 30 décembre, tentez l'expérience avec n'importe quelle interaction à l'épicerie ou au Tim Hortons. Vous allez voir, les gens vont être épatés, surpris surtout, parce qu'ils ne sont plus habitués d'entrer en relation avec l'autre. Expérimentez-le, vous allez voir, c'est assez capoté. Les gens sont prêts à aller beaucoup plus en profondeur et vous déposent beaucoup plus de demandes de connexion. Tu sais, les demandes de connexion, il faut quand même que je t'explique d'où ça vient. Ce principe-là, c'est John et Julie Gottman. Tu as déjà entendu parler d'eux ? Non. John et Julie Gottman, c'est des thérapeutes de couple depuis 40 quinquembre. Ils ont 70 et plus, les deux. C'est un couple dans la vraie vie qui ont décortiqué les pièges à éviter des couples. qui ne fonctionnait pas versus qui fonctionne. Aujourd'hui, il y a un laboratoire à Seattle qui t'invite avec ton partenaire amoureux et dans 92 % des prédictions qu'ils te font, ça s'avère vrai. Les torieux, ils se trompent fort.
- Speaker #0
On va savoir si ça va perdurer le couple ou pas.
- Speaker #1
Personnellement, je ne préfère pas y aller.
- Speaker #0
On ne te restera pas.
- Speaker #1
Mais j'aime bien comprendre les pièges à éviter. Ils en ont documenté quatre flagrantes.
- Speaker #0
Les erreurs de communication les plus fréquentes.
- Speaker #1
Ils appellent ça le pitfall d'un couple qui ne va pas fonctionner. Le premier, qui est un classique, qui est très... Très répandu, c'est le contempt, c'est le mépris. Quand tu regardes l'autre avec une certaine hauteur ou un manque de respect, il parlait de la personne qui roule les yeux constamment. Peut-être que tu peux le faire une fois. Bon, il faut nuancer mes propos. Mais à un moment donné, quand tu es dans le mépris constamment avec ton partenaire, c'est sûr que ton couple, il est... Mais il y en a un qui m'a vraiment interpellé. Il l'appelait le... test de l'oiseau ou la demande de connexion. Moi, je l'ai baptisé au Québec l'effet jet bleu. On le connaît pour l'effet jet bleu. C'est l'idée que tu es avec ton partenaire amoureux à la maison, tu es en train de travailler sur quelque chose qui nécessite toute ta concentration avec ton ordi à la table à cuisine puis tu as ton partenaire qui passe par la table à cuisine et qui voit par la fenêtre un jet bleu d'une beauté suprême. Et donc, tu interpelles parce que c'est d'une très belle beauté et il veut connecter avec cette beauté-là avec toi. Et donc, tu interpelles et tu demandes « Chérie, chérie, regarde le beau jet bleu » . Ce n'est rien d'autre qu'une demande de connexion. Est-ce qu'on est d'accord ? On peut en manquer des jets bleus. Et c'est une analogie. Les demandes de connexion, c'est quand ton partenaire amoureux te parle de sa journée de travail ou d'un élément qui, de ta perspective, est banal, futile, mais pas pour l'autre. Est-ce que tu es capable de retirer tes lunettes puis d'entrer en relation avec ce que l'autre te dépose ? L'effet jet bleu, Marie-Pierre, c'est « parce que ma femme était malade » dans l'exemple que j'ai parlé tantôt. C'est cette demande de connexion pas planifiée qui est déposée. C'est un choix de la prendre ou pas. Et l'effet jableux, la demande de connexion, pour moi, ça va être le muscle incontournable à cultiver dans nos rapports à l'autre en 2026.
- Speaker #0
Pour plus de connexion humaine, tu parles beaucoup de comment accueillir, comment accueillir et être à l'affût. de ces demandes de connexion-là, donc être à l'affût et comment les accueillir, mais à l'inverse, parce que là, on est comme en mode écoute-récepteur, celui qui accueille puis qui répond. Je trouve ça franchement intéressant parce que ça nous donne un alignement, si on veut, à suivre pour 2026. Mais mettons qu'on fait l'inverse, comment on peut, je me mets dans la peau d'un entrepreneur en ligne, qui est de plus en plus à l'affût, qui écoute. Mais comment, nous, on peut initier à notre tour ? Est-ce qu'on peut jouer un rôle différent ? Est-ce qu'on peut être celui qui dépose ?
- Speaker #1
Bien, il ne faut jamais oublier que la vulnérabilité attire la vulnérabilité. C'est un muscle, quand on l'active, l'autre a tendance à en faire autant, à son rythme, à son intensité. Il y en a qui sont plus vulnérables rapidement que d'autres. Il n'en demeure pas moins qu'en général quand on fait un pas de danse. il y a quelqu'un qui va en faire un plus timide, plus prononcé, peu importe. Puis il y en a qui ont de la misère à être vulnérable. Puis tu sais, son rythme va être beaucoup plus lent. Tu vas même avoir l'impression parfois qu'il n'a pas activé son rythme, mais il l'a fait, mais c'est juste à sa cadence, à son propre niveau. Je pense que la meilleure manière, c'est de se montrer vulnérable en premier lieu. Quand tu es angoissé face à un livrable au client, puis tu le nommes. Quand tu dis que tu ne vas pas à la lumière au bout du tunnel, puis que tu te sens stressé, mais que tu sais que tu vas le faire pareil. Tu sais, dans un cadre de travail, dire que tu vis une mauvaise journée, nommer des choses, des éléphants dans la pièce, des choses qui sont profondément dures à dire, mais qui sont importantes.
- Speaker #0
Donc, si tu comprends bien, faire preuve de vulnérabilité, nous-mêmes, d'abord. pour pouvoir potentiellement accueillir cette vulnérabilité-là qui se crée chez l'autre. Parce que comme tu dis, moi je dirais que c'est contagieux. Ça peut parfois être contagieux. Pas toujours, mais ça peut être contagieux.
- Speaker #1
C'est parce que chacun a son rythme. Mais tu ne peux pas te montrer systématiquement toujours vulnérable et que l'autre n'en fasse pas, tu vas t'arrêter rapidement. Puis l'autre chose qui est importante, qu'on n'a pas dit, c'est si moi je te montre un peu de vulnérabilité envers toi, Marie-Claude. et Pierre. Par exemple, je te demande de l'aide. Puis toi, tu réagis en la jugeant, puis te dis, « Hey, Chalifou, voyons donc, c'est bien facile, tu me demandes de l'aide pour ça, penses-tu que je vais aller te redemander de l'aide ? » C'est un exemple. Quand tu te montres vulnérable, la réaction de l'autre va déterminer la toile de fond de la confiance, parce que ça ne m'invitera plus. Si je suis en désaccord, puis que tu réagis à chaud, je ne serais plus capable d'être en désaccord avec toi. Ça vous fait penser pendant l'aube des parties de Noël, pourquoi avec certains frères et sœurs, vous gardez certaines gênes selon le thème, et pourquoi avec certains, vous ne vous en gardez pas. La vulnérabilité dans votre cadre très intimiste pour tous ceux qui nous écoutent, vous êtes capable d'établir selon le thème jusqu'à où vous allez aller avec chacune des personnes que vous allez côtoyer aux parties de Noël. Mère, frère, père.
- Speaker #0
Benoît, en rafale, avant de terminer, une phrase qui ouvre plus de connexions qu'on pense.
- Speaker #1
Une phrase qui ouvre plus de connexions... Oh, j'aime ça. J'aime poser cette question. Évidemment, il faut y amener un cadre, mais c'est une question que j'aime beaucoup. C'est, Marie-Pierre, si tu devais me partager une expérience significative que t'as été qui tu es devant moi. Laquelle serais-tu tenté de partager ?
- Speaker #0
Wow Je l'aime beaucoup. Très introspective. Et surtout, ce que j'aime de cette question-là aussi, c'est que ça nous amène à revisiter notre histoire.
- Speaker #1
Qu'on ne fait pas souvent.
- Speaker #0
Oui, exact, tout à fait. OK, génial. Une habitude relationnelle qui change tout en affaires. Une petite habitude à prendre qui peut tout changer. dans nos relations en affaires.
- Speaker #1
L'autodiscipline, c'est-à-dire être même autodiscipliné envers soi-même. C'est-à-dire, pour moi, l'autodiscipline, c'est pas un geste militaire, c'est un amour propre envers soi-même, parce que c'est plus facile de dire des choses puis pas de les faire, mais si tu y tiens vraiment, puis c'est ancré avec tes valeurs, tes principes, bien, tu t'aimes tellement que t'es capable d'aller jusqu'au bout. des choses qui sont importantes. L'autodiscipline, c'est un geste d'amour propre envers soi-même. C'est comme ça que je le vois.
- Speaker #0
Toi, je le vois beaucoup dans ton ancien rôle d'athlète, joueur de soccer. L'autodiscipline a fait partie, beaucoup, j'imagine, dans cette période de vie-là de ton quotidien.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Un réflexe à abandonner en 2026 si on veut connecter davantage.
- Speaker #1
D'être en résonance émotionnelle et non pas en résonance rationnelle. Donc, je dis toujours, je donne un acronyme pour valider. Admettons, Marie-Pierre, tu m'as validé que tu voulais être en résonance émotionnelle et que tu ne voulais pas être en résonance rationnelle. Il faudrait éviter de relativiser. Il faudrait éviter de rationaliser. Puis, il faudrait éviter de dire des choses qui vont blesser ton... État émotionnel, RRA comme j'appelle, rationaliser, relativiser, amplifier la douleur. Valider plus souvent qu'est-ce que l'autre veut. Si elle veut être en résonance émotionnelle, calme-toi là, mets-toi en mode écoute. Essaye pas de trouver des pistes de solution ou de relativiser sa situation parce que sa situation est propre à elle, avec son regard, sa perspective. Est-ce que t'es capable de la découvrir ?
- Speaker #0
Avant d'en avoir question. Là, on passe de 2025 à 2026, puis on est dans un contexte souvent où est-ce qu'on va se mettre au défi. Bon, je sens nécessairement dire les fameuses résolutions, mais on se dit, bon, pour l'année prochaine, j'aimerais ça plus de ça, moins de ça. Je vais essayer de focusser là-dessus. Quel défi, toi, t'aurais le goût de lancer aux entrepreneurs en début d'année pour plus de connexion ? Et là, on parle de connexion, là. tu sais, je vais dire, d'affaires. C'est-à-dire, quand tu parlais tantôt de connecter avec des étrangers, on ne parle pas de la famille proche, on parle de comment on fait pour davantage de connexion d'affaires en 2027.
- Speaker #1
Moi, je connais beaucoup les entrepreneurs. Et donc, c'est très... Il faut quand même les comprendre. C'est tellement courageux et tellement vulnérable d'être entrepreneur. C'est ta responsabilité d'amener des ventes, de tout. Et c'est pour ça que je n'en veux pas aux entrepreneurs de parler de leurs produits et de leurs services, mais moi je leur donne comme défi de ne pas se laisser tenter trop tôt de pousser leurs produits et leurs services. Et vous allez voir à quel point l'autre, à un moment donné, vous allez sentir qu'il va donner le droit d'en parler et qu'il va même activer la conversation en lien avec ça parce que vous allez avoir su entamer une véritable conversation significative. Et comme on n'est pas habitué, à l'air du temps, à un moment donné, ils vont te retourner l'ascenseur puis ils vont même entamer cette conversation. C'est quand même important, je trouve, pour créer des relations significatives dans les relations d'affaires, de découvrir l'autre un peu, soit-il, davantage, pour mieux comprendre sa réalité terrain, ou du moins la découvrir, comprendre, c'est un petit peu un mot chargé, la découvrir un peu, soit-il, pour peut-être même Envisager des pistes insoupçonnées de ce qu'il y aurait besoin si tu n'as pas pris le temps de le découvrir.
- Speaker #0
tu ne serais pas capable d'y proposer.
- Speaker #1
J'ai toujours dit, la connexion précède l'acte, la transaction, la vente. Sans connexion,
- Speaker #0
l'autre n'est pas à l'écoute,
- Speaker #1
à t'écouter à ce que tu as à proposer. C'est comme le prérequis. Moi,
- Speaker #0
j'ai toujours prôné ça aussi. Des fois, je vais exagérer, mais souvent, il m'est arrivé... des soumissions, une rencontre virtuelle, une heure plus tard, j'ai jamais parlé de mes affaires, j'ai même oublié, on a raccroché, on n'en a même pas parlé Et il me revient avec une confirmation, on n'en a même pas parlé, j'ai même oublié Fait que c'est pas... Je trouve juste que l'humain aime raconter ses histoires et tout ça, et si t'es sincèrement curieux... C'est vraiment intéressant de découvrir chacune de ces histoires-là.
- Speaker #1
Tu donnes des exemples de quelqu'un avec qui tu n'as jamais parlé d'offres, puis tu as connecté, puis qui t'es revenu ensuite pour te dire, « Hey, c'est lui qui va te demander, ou c'est elle qui va te demander, je veux continuer, qu'est-ce que tu peux m'offrir ? » Ça me fait penser à la voisine, elle parle assez rarement, ses offres assez rarement, puis quand je le fais, c'est toujours au compte-gouttes. Je suis toujours agréablement surprise. Surprise et pas surprise, parce que je comprends le processus, de voir que les places se complètent toujours à 100 %, que les gens embarquent. Puis je me dis, aïe aïe, la preuve vivante qu'on n'a pas besoin de talonner et de toujours être en mode autopromo quand tu connectes suffisamment fort. Moi, c'est la réponse que ça me donne. La réponse, c'est que j'ai connecté suffisamment fort avec ces gens-là, d'abord et avant tout, que la journée où j'arrive en disant « Hey, il y a quelque chose qui arrive » , mes places se comblent et les gens embarquent. C'est le fun parce qu'ils ont envie de poursuivre cette connexion-là. C'est vraiment ma vision de la chose aussi. Je partage ça à 100 %. Benoît, on pourrait continuer là-dessus, mon Dieu, tellement d'heures, mais là, les auditeurs qui voudraient connecter avec toi, qui voudraient poursuivre la conversation, où t'aimerais les diriger ? C'est où le meilleur endroit ? pour... T'as parlé de LinkedIn.
- Speaker #0
N'importe quoi, là. LinkedIn. LinkedIn, j'aime bien LinkedIn. Mais sinon, Instagram. J'ai pas TikTok parce que TikTok, pour moi, c'est... J'ai trop les recherches sur la consommation de TikTok. Un ado, j'ai lu ça dans un moment, Québec, 16 ans, il est 6 heures en moyenne s'il n'y a pas un paramètre adulte derrière son utilisation. Fait que, bref, cherchez.
- Speaker #1
Addictif. Cherchez pas, Benoît, sur TikTok. Moi, non plus, je suis pas là.
- Speaker #0
Puis, je ne veux pas me faire lancer les tomates de ceux qui l'utilisent comme il faut. Ce n'est pas ça, mais c'est juste. LinkedIn ou sur mon site web. J'ai un site web.
- Speaker #1
Parfait. Je vais mettre tous les liens, en fait, pour connecter avec toi dans les notes de l'épisode. Benoît, avais-tu un petit cadeau surprise potentiel ?
- Speaker #0
Oui, on va faire tirer un livre à quelqu'un, le bouquin que tu as lu au Nouveau-Brunswick. On va le faire tirer de la manière que tu le souhaites. Et moi, je vais faire une dédicace et il sera parti par la poste.
- Speaker #1
Yes C'est wow Comment bien débuter l'année avec une lecture ? Être à son meilleur, le super pouvoir des habiletés relationnelles de Benoît Chalifoux. Pour vrai, c'est un livre... Pour vrai, Benoît, c'est un livre qui a... Je ne te dirais pas que... qui a changé ma vie, mais dans le sens où qui a eu une grande puissance à un moment donné, un moment significatif. Tiens, je pourrais répondre à ta question tantôt quand j'ai lu ton livre sur la plage au Nouveau-Brunswick. Je le recommande à tous. Ça peut changer une vision, une façon de faire prendre conscience à beaucoup d'entrepreneurs. Donc moi, j'ai envie de lancer l'invitation aux auditeurs de tout simplement commenter, finalement, commenter. que ce soit sur la plateforme de podcast où tu écoutes cet épisode-là, que ce soit sur YouTube ou sur les médias sociaux finalement. Commenter ce que tu retires de cet épisode-là. Bien oui,
- Speaker #0
rentre en relation avec moi. J'adore avoir les commentaires, les feedbacks, les nuances, les articles, les éléments qui pourraient me faire réfléchir plus haut, plus loin. Le mot nuance, c'est quelque chose qu'on n'a pas beaucoup parlé, mais que j'apprécie particulièrement.
- Speaker #1
Bien, écoute, tout en nuances. Allez, allez, commentez. Puis parmi tous les commentaires, il y aura une personne qui remportera ce merveilleux livre. Merci, merci Benoît d'avoir pris le temps d'être avec nous. Merci pour ta présence, ta générosité, la clarté avec laquelle aussi, tu rappelles à quel point la qualité de nos relations est au cœur de tout.
- Speaker #0
La qualité de nos relations détermine la qualité de notre vie, j'en suis convaincu.
- Speaker #1
C'est si bien dit. Et je rappelle que cet épisode, c'est le dernier épisode de l'année. Donc, ça conclut la saison 3 du podcast À ta couleur. Je trouvais que c'était une conversation parfaite pour fermer le chapitre, ouvrir le prochain avec plus de conscience, plus d'écoute, plus d'humanité. Donc, j'espère que cet échange va t'accompagner vers la nouvelle année. Je te souhaite une belle année, Benoît. Belle année 2020. Quoi de même ? Remplie de relations nourrissantes, de conversations profondes. Bonne année. Merci encore. On se retrouve l'année prochaine pour la saison 4 d'À ta couleur. Salut Merci d'avoir été là. C'est toujours un privilège de te savoir quelque part assis avec moi sur ma galerie. J'espère que ça t'a donné envie de t'arrêter un instant, juste assez pour te recentrer, te déposer, puis peut-être découvrir une pépite de connexion que t'avais pas encore vue en toi. Si le cœur t'en dit, abonne-toi, puis prends un instant pour laisser cinq étoiles ou un petit mot. C'est tellement la meilleure façon de faire découvrir le podcast à d'autres entrepreneurs. C'est comme une chaise de plus qui s'ajoute sur ma galerie. Plus on est nombreux à s'y asseoir, plus les conversations voyagent loin. Puis si quelque chose t'a touché aujourd'hui, partage-le en story puis tagge-moi la voisine pro. J'adore te lire puis repartager tes réflexions. À bientôt pour un autre épisode à ta couleur