Speaker #0Salut à toi et bienvenue sur Attitude, le podcast qui raconte le quotidien avec une touche d'hypersensibilité. Moi, c'est Florian, un étudiant presque trentenaire, et je te propose chaque quinzaine des retours d'expérience en tant qu'homme hypersensible sur la vie de tous les jours. Des histoires quotidiennes pour une meilleure connaissance de soi, tout ça raconté en full détente. Je veux partager avec toi dans ce podcast mes challenges journaliers pour que tu en saches plus sur ce trait de personnalité et l'univers qui l'entoure. C'est ça Attitude. Et si ça devenait une habitude ? Hello et bienvenue dans ce deuxième épisode d'attitude. Je branche le micro pour la deuxième fois et je me lance à nouveau dans cette aventure que j'ai commencé depuis maintenant deux semaines. Je suis toujours très excité à l'idée de me lancer, vraiment ça me passionne ce truc-là. Et en même temps, je dois avouer que c'est un peu stressant. Surtout avec tous les retours que vous m'avez fait, vous, auditeurs. À la base, ce projet, c'est vrai que c'est vraiment un kiff pour moi et ça doit le rester, d'ailleurs. Donc je cherche à tout prix à chasser cette pression-là, que je sens naître un peu dans le bide au moment où je vous parle, et qui n'a vraiment pas lieu d'être. Je sais qu'elle va partir au fil des phrases, mais là, tout de suite, j'aimerais juste la pointer du doigt pour dire qu'elle n'est pas la bienvenue. Je voulais aussi avant de démarrer et d'entrer un peu plus dans le vif du sujet, je voulais vous dire que vous aviez été nombreux à me dire suite à la première écoute que je donnais l'impression d'être à côté de vous, de participer en fait à une même conversation ensemble. Alors je vais tout simplement vous renvoyer la balle et vous imaginez là un peu autour de moi pour l'enregistrement de ce nouvel épisode. Savoir qu'un hypersensible qui reçoit des dizaines et des dizaines de notifs, parce que c'est vraiment le cas, ça me touche à fond. Je me rends compte que j'ai pu vous toucher à travers mon micro et vraiment, c'est la meilleure récompense que vous pouvez me faire. Donc, ça me motive encore plus. Je garantis que le sourire aîné que j'ai en disant ces quelques phrases s'explique un petit peu par tout ça. J'essaie de garder un peu cette légèreté-là parce que c'est vrai qu'aujourd'hui, le sujet que je souhaite aborder... est un sujet plutôt épineux. Je l'avais annoncé à la fin de mon premier épisode d'attitude, donc vous devez vous en douter, aujourd'hui on va parler de dépendance affective. C'est un fléau. Quel fléau ? Je sais que ça touche vraiment pas mal de gens, en tout cas c'est l'impression que j'en ai. Et surtout, attention, le but pour moi c'est vraiment pas de pointer du doigt les personnes concernées, et de vous dire que vous l'êtes, et que vous devez changer ça. Pas du tout. Moi, le but, il est celui que j'ai annoncé déjà au lancement du podcast. C'est de vous partager ma vision des choses à ce sujet, de vous partager un petit peu aussi la façon dont je vis, dont j'ai vécu avec ça. Et surtout, surtout, de vous expliquer un petit peu comment je fais au quotidien pour essayer de le mettre de côté, de le balayer le plus possible. Et puis si en plus de ça, ça vous permet de prendre conscience de vous. cultiver tout simplement sur le sujet, sachez que ce sera là aussi une vraie victoire pour moi, et surtout, je suis convaincu que rien n'est jamais figé, donc on peut toujours changer les choses, même si c'est très progressivement. Avant d'entrer vraiment dans mon expérience, dans mon vécu par rapport à ça, je pense que c'est important quand même de définir avant ce que j'entends par dépendance affective. Évidemment, je n'ai rien inventé, tellement le sujet est connu et déjà bien relayé dans les médias, dans les podcasts, justement. Mais moi, ça me permet de mettre le doigt sur ce qui me parle personnellement pour mieux en discuter derrière. Et puis, surtout, ça me permet de citer quelques définitions, quelques exemples qui me parlent, un peu comme j'avais fait dans le premier épisode sur l'hypersensibilité, afin de garder une base. commune entre vous et moi. Donc ce que j'ai fait c'est que j'ai écouté plusieurs podcasts qui abordent le sujet de manière vraiment complète et hyper intéressante. Et le premier d'entre eux dans lequel j'aimerais relever quelques points de définition, c'est le podcast qui s'appelle Psychologue et qui permet de positionner un petit peu la personne en situation de dépendance affective au sein du couple. En gros, ce qui est expliqué pour cette personne-là, c'est qu'elle va demander à l'autre personne, à son conjoint, sa conjointe, de la rassurer en permanence. Elle va lui poser tout un tas de questions, du style est-ce que tu m'aimes ? Est-ce que tu vas m'écrire ce soir ? Pourquoi tu parles encore avec lui ou elle ? Est-ce que moi je ne te suffis plus ? Bref, il faut imaginer que cette personne-là a une sorte de récipient ou de jauge intérieure qu'elle va chercher à remplir avec. de l'amour et de l'affection extérieure en permanence. Pourquoi en permanence ? Parce que cette jauge là, ce réservoir, si j'utilise le terme que j'ai réutilisé, enfin que j'utilise avant, pardon, ce réservoir là en fait, il faut imaginer qu'il est fissuré, qu'il fuit en permanence. Du coup, qu'est-ce qu'on fait ? On doit le remplir constamment, on n'en a jamais assez et on ne va jamais surtout le faire déborder. Tous les jours en fait, on va aller chercher ses signes d'affection pour le remplir. Et s'il y a quelques jours où justement on n'a pas cette affection-là, il va se vider tout simplement. Pourquoi je parle de ça ? C'est parce que moi ça me parle vraiment directement. Et ça m'arrive, je vais vous donner un exemple, surtout lorsque je suis dans un contexte de relation naissante, que ce soit amical ou plus, peu importe. En fait, je me dis à ce moment-là... que je ne sais pas encore ce que la personne en face de moi pense de moi. Et déjà, ce raisonnement, il n'est pas terrible parce que je devrais plutôt me poser la question est-ce que cette personne a quelque chose à m'apporter au lieu de réfléchir à l'inverse ? Mais bon, je suis comme ça et je travaille dessus. Mais disons que si la personne en face commence à me complimenter, ça va remplir cette petite réserve dont je vous parlais pendant une période qui sera variable. Et puis derrière, si les jours qui suivent... j'ai pas cette petite dose, on va dire, d'éléments positifs, de compliments, de ce que vous voulez, je vais commencer à me poser des questions et à me demander si la personne m'apprécie vraiment ou pas. J'espère que cet exemple était parlant. Sinon, pour revenir sur le podcast que j'ai écouté, j'ai noté, et c'est pas une surprise, que la dépendance affective est évidemment liée à un manque de confiance en soi et qui se traduit... par des situations du quotidien où on n'est juste pas capable de s'occuper tout seul et de s'épanouir surtout tout seul. Du coup, qu'est-ce qu'on fait ? On cherche quelqu'un pour le faire à notre place, on lui donne cette responsabilité et résultat, c'est que notre humeur et notre épanouissement sont directement liés à cette personne qui devient un petit peu le métronome de nos émotions sans le savoir. En fait, ça peut être assez compliqué parce que dans certains cas, on ne va pas être capable de se sentir bien par nos propres moyens. Du coup, l'estime de soi empatie forcément. On se pense nul, on se pense médiocre et on n'arrive pas à s'aimer. Du coup, cet amour dont on a besoin, on va le chercher à l'extérieur parce qu'on est incapable de se donner soi-même. Voilà concrètement ce que j'ai retenu. Si je peux faire un petit aparté, en fait, pour moi, tout ça, toute cette cascade-là, elle est liée à un truc important, c'est qu'en fait, on... on ne se connaît pas vraiment, on ne se sent pas capable de faire des choses. On ne fait pas non plus de choses qui nous permettent de prendre confiance. On ne sort pas forcément de nos dons de confort, par exemple. Et du coup, comme on n'a jamais pris l'habitude de se faire confiance et de se sentir capable de réaliser des choses, on préfère se morfondre un petit peu. Voilà ce que j'en pense. Toujours avant de discuter un petit peu autour de mon expérience, j'avais noté un deuxième podcast qui, lui, fait un focus. de dépendance affective chez les hypersensibles. C'est un petit peu ce qui nous intéresse ici quand même. Et donc le podcast qui s'appelle À fleur de peau m'a permis de noter quelques éléments en plus qui sont hyper intéressants et dans lesquels je me suis pas mal retrouvé moi personnellement. Il se trouve, et c'est pas une surprise, que la dépendance affective touche très souvent les personnes hypersensibles et surtout ceux qui s'ignorent ou qui vivent leur sensibilité comme un vrai fardeau. Et du coup, qu'est-ce que ça signifie ? Ça signifie qu'on devient totalement accro, addict aux autres, au regard des autres. Et on vit pour et à travers leur regard. On cherche constamment de l'approbation vis-à-vis de ces personnes-là parce qu'on a peur d'être rejeté ou on a peur d'être abandonné. J'ai bien dit abandonné, vous avez bien entendu ce terme, il va être important pour la suite. Et surtout... Il faut savoir que la plupart du temps, la dépendance affective est liée à une peur de l'abandon. Moi, je vous avoue que la première fois, les premières fois même que j'ai entendu ça, je... comment dire ? Je niais un petit peu le terme. J'étais dans le déni parce que, ben, j'ai pas l'impression d'avoir été abandonné. Pas du tout, même. Mais en fait, en creusant un petit peu, je me suis rendu compte qu'il y avait une explication logique et qu'on parlait pas forcément d'un abandon précisément, mais bien de la... peur de l'abandon. Donc en gros ce qu'il faut retenir autour de cette peur c'est que ça remonte probablement à une relation d'attachement qui a été insécurisante pendant l'enfance ou l'adolescence durant laquelle on n'aurait juste pas été entendus sur nos besoins et nos émotions et du coup la conséquence de ça c'est que ça crée un sentiment assez profond d'insécurité. Et donc, on va se mettre à douter, à douter de l'estime qu'on a de nous-mêmes, l'amour qu'on mérite et la confiance en soi. En face, on va avoir du coup ce besoin exacerbé de reconnaissance. Et donc, on va chercher à ce que les gens valident et reconnaissent tous les actes qu'on va pouvoir mettre en place. Voilà, j'en ai fini un petit peu avec toute cette phase un peu exploratoire, c'est assez lourd, on est d'accord, surtout pour les gens qui le vivent au quotidien. Alors moi, évidemment, la solution pour tout ça, si je l'avais, je serais heureux de vous la partager. Malheureusement, il n'y a pas de formule magique. Peut-être que je vous la donnerai ou que je vous la vendrai, parce que bon, il ne faut pas oublier que je suis quand même en école de commerce, donc il faut que ça me serve. Mais blague à part, je l'ai évoqué rapidement tout à l'heure, mais la clé pour moi, c'est vraiment de décider. de commencer à faire un travail et d'apprendre à se connaître soi-même. Et surtout, au-delà de tout ça, de se donner le temps de le faire. Je l'ai écrit, parce que j'ai quelques notes, je l'ai écrit en majuscule pour vous dire à quel point c'est important de se donner du temps. Évidemment, ça sous-entend qu'il faut déjà se rendre compte de la situation, mais je pense que ça peut se faire sans trop de complications. Et surtout, une fois que c'est le cas, si vraiment vous voulez apprendre à combattre la dépendance affective, ou au moins mieux vivre avec, Donc il faut s'investir, se décider à s'investir dans cet objectif, parce qu'il va prendre du temps, qui ne sera pas facile, mais qui sera vraiment possible. Pour ma part, j'ai décidé de travailler dessus suite à ma dernière séparation, il y a environ deux ans. C'était ma plus longue relation, et celle qui m'a certainement laissé le plus de souvenirs et d'enseignements. Elle m'a apporté beaucoup et m'a fait grandir. Mais avant ça, avant cette dernière longue relation, Et depuis le départ de ma jeune vie d'adulte, j'avais connu plusieurs relations sérieuses et j'avais une fâcheuse tendance à les enchaîner, à avoir peu de temps entre chacune. Ce qui est pour moi déjà un signe flagrant de déséquilibre d'un point de vue émotionnel. Parce que pour moi, dans l'idéal, et je parle bien d'idéal, une personne doit se suffire à elle-même avant de fonder un couple. Et si elle fonde un couple, c'est parce que son ou sa partenaire va lui apporter un vrai plus dans son quotidien. Une sorte de bonus, mais en aucun cas, ça doit être une condition au bien-être individuel. Voilà, ça c'est un peu de la théorie, mais c'est vraiment ce pourquoi moi je me bats personnellement aujourd'hui. Évidemment, c'est facile à dire. Et si je dis là aujourd'hui, je ne pensais pas la moindre seconde à l'époque, il y a peut-être dix ans de cela. Mais... C'est vrai que le fait de basculer d'une relation sérieuse à une autre sans faire de véritable temps de pause, où on va se recentrer un peu sur soi-même, ça peut signifier qu'il y a quelque chose d'instable à l'échelle personnelle ou quelque chose qu'on veut camoufler, qu'on ne veut pas voir. Et du coup, on préfère passer à la suite. Et ce qui permet de se rendre compte qu'on agit comme ça, c'est souvent les questions qu'on se pose une fois que la relation s'arrête. Moi, je me souviens de me poser ces questions du style... Mais qu'est-ce que je vais faire maintenant que je suis seul ? Ou est-ce que je vais replaire à quelqu'un ? Alors que peut-être que les premières questions qu'on devrait se poser à ce moment-là, ça ne s'applique pas forcément toujours, mais c'est peut-être que je viens de perdre une belle personne ou je viens de terminer une relation qui m'a marqué et peut-être qu'il me faut un petit peu de temps pour digérer. Donc voilà. Mais avec du recul, attention, je ne regrette absolument aucune de ces relations passées parce qu'elles m'ont toutes fait grandir et c'est aussi pour ça que je suis qui je suis aujourd'hui. Mais je me rends compte, peut-être au moins en partie, que j'étais aussi amoureux de la situation de couple elle-même. Le fait d'avoir de l'affection dans les moments du quotidien que je n'aimais pas affronter seul, de savoir que ma personne plaisait à quelqu'un d'autre que moi, ça me faisait du bien. Et puis aussi le fait de rencontrer une belle famille, d'avoir des conversations soutenues, tout ça, ça me nourrissait. Et en fait, en racontant tout ça, je souhaite vous montrer un petit peu comment moi j'ai identifié cette fameuse peur de l'abandon. Encore une fois, il m'a fallu du temps pour comprendre et surtout accepter que j'avais vécu cette sorte d'abandon, en tout cas cette peur intérieure. Je trouve toujours le mot un peu fort quand je le raconte parce que je n'ai pas vraiment été abandonné. Au contraire, j'ai même eu cette chance assez dingue d'avoir vécu et grandi dans une famille avec des parents très dévoués qui ont toujours fait le nécessaire pour qu'on manque de rien, ma sœur et moi. Ils sont toujours tués à la tâche, eux qui partaient de quasiment rien pour nous offrir une vie la plus confortable possible. Et je peux vous dire qu'ils ont été excellents là-dedans. Je le mesure tous les jours. pas ma petite sœur qui vous dira le contraire. Donc vous vous demandez certainement comment j'en suis arrivé à cette peur de l'abandon en ayant vécu dans un cadre familial avec des parents aimants et très présents pour moi. Mais l'explication, elle va venir assez naturellement et je vous explique comment j'ai déchiffré. En fait, ça a résonné il y a quelques mois de cela, pendant une conversation que j'ai eue avec une thérapeute que je voyais depuis quelques séances. En lui racontant un peu mon histoire, elle m'a dit cette phrase qui a fait écho et dont je me souviens très bien. Cette phrase c'était il a fallu vous débrouiller seul très vite Si on reprend le contexte de ma famille, bon certes vous êtes peut-être toujours perplexes, mais pourtant c'est assez simple à comprendre. Je suis issu d'une famille assez modeste, venant d'un milieu lui aussi modeste, à la campagne. Et il faut savoir que pour les gens de ce milieu, la vie représente bon nombre de mystères et d'incompréhensions. Quand vous avez un enfant qui est plutôt bon à l'école, alors que ce n'était pas forcément le cas de tout le monde dans la famille, on se retrouve vite à ne plus savoir quoi lui dire. Je ne sais pas comment il fait, je ne sais pas de qui il tient pour apprendre comme ça. Ces phrases, je les ai entendues des fois et des fois. Et effectivement, j'étais plutôt confortable à l'école, jusqu'à mon arrivée au lycée au moins. Et en primaire, ça ne représentait pas forcément de points bloquants. Mais durant mon passage au collège, je crois que c'est là qu'il y a eu une vraie bascule pour moi. Très vite en fait. Mes parents n'étaient plus forcément capables de m'aider à faire mes devoirs, à comprendre surtout mes interrogations de jeune ado face à la vie, ou à me conseiller sur mon avenir. Ils ne savaient pas non plus vers qui tourner pour m'aider, ou pour m'accompagner à faire les bons choix. Alors, il a fallu effectivement que je me débrouille un peu seul. Certains profs, certes, m'aidaient un peu en m'orientant vers la filière générale, étant donné que j'avais des bons résultats scolaires, mais le soir, quand je rentrais chez moi... C'est vrai que j'aurais aimé pouvoir parler de tout ça avec mes parents, leur faire part de mes interrogations, de mes peurs. S'ils étaient là pour m'écouter, je savais qu'ils ne pouvaient pour autant pas forcément me soulager de ce poids et m'aider à avancer. J'ai donc fait mes choix depuis le début de ma scolarité, avec une stratégie plutôt simple, ne jamais me fermer de porte. C'est comme ça que j'ai décidé, après le lycée, de faire des études de bio, mais surtout de partir pour les études à Dijon, ce qui sous-entendait de quitter le foyer familial et de partir vivre. seul dans une ville inconnue. Les études ont donc débuté, et avec ça, la vraie vie de jeune adulte indépendant qui s'est mise en place. Et ces premières années témoignaient aussi de la dépendance affective dont j'ai été sujet jusqu'à peu. Pourquoi ? Parce qu'en fait, elles ont coïncidé aussi avec trouver une partenaire, une première partenaire, et ça a été un vrai tournant pour moi cette période-là. Tant ça m'a chamboulé dans ma façon de vivre. En fait, apprendre à vivre avec une personne qui comprend enfin ce que je ressens et avec qui je peux en discuter le soir, je ne l'avais jamais vraiment vécu avant. Et puis surtout, donner l'amour à quelqu'un, en recevoir de sa part en retour, c'est juste beaucoup d'émotions, d'autant plus quand on est hypersensible, et surtout des émotions qu'on apprend très vite à apprécier, et limite dont on fait sujet à une légère petite dépendance. En plus de ça, découvrir une belle famille, pouvoir discuter de sujets que je ne pouvais pas forcément aborder quand je rentrais à la maison jusqu'ici. Tout ça, en fait, je l'ai découvert à ce moment-là et ça a été vraiment un double tranchant. Parce que certes, je m'épanouissais là-dedans, mais ça a créé aussi un vrai déséquilibre en moi et une vraie dépendance à tous ces éléments que je viens de citer. Surtout, en fait, je me suis rendu compte quand j'ai vécu mes premières séparations et je me rendais compte assez vite... que je me retrouvais de nouveau seul. Oui parce que la description que je fais de ces moments de vie qui m'appartiennent c'est pas vraiment être seul, c'est juste être célibataire mais pour moi jeune hypersensible, en fait je faisais la passerelle et je me sentais seul. Je vivais cette solitude et j'avais ce sentiment d'être seul au monde. Donc voilà comment je me suis rendu compte un petit peu de tout ça. Je vais m'arrêter pour cet épisode, je vais m'arrêter là. en ce qui concerne mes expériences. Cet épisode concerne des souvenirs, des histoires qui me sont propres et qui révèlent une petite part de mon intimité. Je vous avoue que ce n'est pas si simple que ça à raconter. Mais quelque chose au fond de moi me pousse vraiment à le faire. Pour répondre à la question un peu provocatrice de cet épisode, qui est, je rappelle, Vaut-il mieux vivre mal accompagné que seul ? Je pense que vous savez maintenant ce que moi je répondrai. Vivre en couple, c'est quelque chose d'incroyable. partager des centres d'intérêt, des émotions, des souvenirs avec quelqu'un qui vous fait ressentir un petit peu tous ces papillons dans le ventre là, ces fameux c'est certainement l'une des meilleures sensations que ce monde a à nous offrir mais pour ceux qui ont tendance à s'oublier à travers la vie à deux, si jamais vous voulez travailler dessus voilà je veux que vous reteniez une chose, c'est possible la seule personne avec qui vous êtes certain à 100% de vivre toute votre vie jusqu'à preuve du contraire ou alors c'est de la science-fiction c'est vous même donc ça vaut le coup de se regarder dans le miroir les matins avant de partir et de se sentir fier de la personne qu'on voit en face de nous. Comment faire si j'avais juste quelques petits conseils à vous donner ? Ou surtout, comment moi j'ai mis les choses en place ? En fait, j'ai tout simplement commencé par décider à vouloir changer. Et puis, progressivement, je me suis mis à faire des petites choses pour moi, seul. Et apprendre à profiter, à m'épanouir tout seul. La première chose que j'ai faite... même si ça paraît peut-être anodin pour certains d'entre vous, c'était juste d'aller au cinéma et me faire une séance solo. Un soir, je ne sais plus quel film je suis allé voir, mais je n'avais jamais fait ça jusqu'à présent, parce que j'aime bien aller au cinéma avec quelqu'un, pouvoir discuter en y allant et surtout débriefer le film après, c'est toujours sympa. Mais là, ce soir-là, certes je me l'étais un petit peu mis comme objectif, mais en plus j'avais vraiment envie d'y aller et il n'y avait personne forcément disponible pour m'accompagner. Donc j'y suis allé. Autre exemple, je me suis retrouvé à aller voir un spectacle d'humoriste, seul également. Et là aussi, peut-être que pour certains, ça paraît une montagne d'arriver dans cette salle, seul, d'affronter le regard des gens, d'aller à sa place, là aussi, tout seul. En fait, il faut vraiment que vous sachiez que les gens, ils n'en ont juste rien à faire. Les gens, peut-être que vous croiserez certains du regard, mais... vraiment ils ont autre chose à faire ils ont d'autres choses à penser ils sont peut-être accompagnés dans d'autres discussions peut-être que eux aussi viennent seuls et qu'ils ont un petit peu plus d'habitude de faire mais vraiment on s'y habitue vite et on fait abstraction très rapidement en plus de ça quand vous allez dans une salle une fois que vous êtes installé ça se voit plus et puis vous pouvez profiter du spectacle donc vraiment voilà moi comment j'ai fait progressivement et aujourd'hui l'avantagé c'est que je sais que j'en suis capable je l'ai fait plusieurs fois Je suis même allé voir des matchs de foot. Je sais que je suis capable, à des moments où j'ai envie de bouger et où personne ne me répond, où personne n'est disponible, de me faire plaisir quand même tout seul. Et ça me nourrit, ça me fait du bien. Et vraiment, avec un peu de temps, on apprend à l'apprécier de plus en plus. Pour autant, évidemment, je ne vous interdirais jamais de sortir avec vos amis. Moi-même, j'aime trop ça. Et puis débriefer, vivre des moments ensemble, c'est quand même hyper sympa. On ne va pas se cacher. Mais... je suis persuadé que vous aurez toujours des petites ouvertures, des petites opportunités de faire des choses seuls et donc voilà moi ce que ce que je vous invite à faire ou en tout cas ce que moi j'ai fait pour commencer ce travail là. Du coup ce qu'il faut retenir c'est qu'il faut si vous décidez à bouger les choses il faut commencer. Il faut commencer petit mais il faut commencer et vous verrez même assez rapidement qu'il y a des avantages à opérer comme ça parce que imaginez qu'il y a un spectacle avec peu de dates ou une expo, enfin peu importe, et que vous n'arrivez pas à vous mettre d'accord sur le calendrier, là vous n'avez plus besoin de vous poser la question, plus besoin de vous mettre d'accord, vous avez envie d'y aller, vous foncez. Donc voilà ce que j'aimerais que vous reteniez, mes chers amis hypersensibles et autres intéressés, retenez qu'il y a un choix qui s'offre à vous là aujourd'hui, soit vous accepter de subir un petit peu tous ces ressentis et de continuer à vivre. pour le regard des autres, en oubliant ce que vous, vous pensez, ce que vous ressentez intérieurement. Soit, en fait, vous décidez à changer les choses, tranquillement. Il suffit juste de vous lever, d'attraper cette poignée de la porte de zone de confort que j'imagine en face de moi, pour aller prendre l'air, explorer le monde qui vous entoure et puis rencontrer tous les gens autour de vous qui sauront rendre vos émotions très fortes, très positives et surtout très très très belles. Le risque, en fait, derrière tout ça, c'est quoi ? C'est juste de prendre goût à tout ça. et de se rendre compte qu'au final, il n'est pas si mal notre propre compagnie avec notre super pouvoir. Voilà, c'était Florian pour le podcast Attitude, notre nouvelle habitude.