- Speaker #0
Salut à toi et bienvenue dans Attitude Discute, le nouveau format qui donne la parole à ceux qui vivent l'hypersensibilité au quotidien. C'est toujours moi, Florian, mais je ne suis pas tout seul, car dans ce format je te propose des échanges authentiques avec des invités qui viennent partager leurs expériences personnelles. Que tu sois toi-même concerné ou simplement curieux, sois le bienvenu car Attitude Discute est là pour te faire découvrir et mieux comprendre les multiples facettes de l'hypersensibilité. Alors bonne écoute à toi et à tout de suite sur Attitude, notre nouvelle habitude. Salut tout le monde et bienvenue dans ce nouvel épisode d'attitude discute j'espère que vous allez bien pour ma part je suis au top et c'est vraiment en partie grâce à cet épisode là que je m'apprête à enregistrer parce que oui aujourd'hui je suis très content d'accueillir quelqu'un qui a clairement contribué à mon travail de développement personnel et le lancement aussi de ce podcast en mettant un peu sur la sur la voie de l'hypersensibilité Je parle évidemment de Tian, que les auditeurs connaissent déjà de nom s'ils ont écouté mon tout premier épisode. Coucou Tian, comment ça va ?
- Speaker #1
Coucou, ça va bien, ça va même très très bien. Je suis ravie de faire partie de ce podcast aujourd'hui, merci pour ton invitation.
- Speaker #0
Écoute, c'est gentil et je suis très content vraiment que tu aies accepté ce petit exercice, même si on a déjà énormément parlé tous les deux de plein de sujets évidemment passionnants. L'occasion d'en faire un petit peu part avec les autres, je trouvais que c'était vraiment une belle occasion. Pour ceux qui ne seraient pas encore au courant, j'ai rencontré Tian l'année dernière lors d'un voyage à Bali, où nous étions tous partis ensemble sans se connaître auparavant. Et puis depuis, évidemment, on a gardé contact. Et puis, je suis très content de partager mon micro avec toi aujourd'hui. Bon, j'arrête un peu de parler, parce que c'est un petit peu ma tendance de début d'épisode. Écoute, je te propose, Tian, de prendre un peu le relais, de te présenter rapidement à nos auditeurs. Et puis, pourquoi pas faire ce petit jeu des trois mots pour te présenter, si tu le veux bien.
- Speaker #1
Ok, donc bonjour à tous, je suis Tiane, je suis actuellement kinésiologue, suite à une reconversion d'ailleurs, j'étais ingénieure avant ça, et je me suis rendue compte que ce n'était pas du tout ma voie, ce n'était pas du tout mon état d'esprit, ma façon de faire, et je me suis du coup reconvertie dans la kinésiologie, et dans le décodage biologique, et bien d'autres techniques également, dans le but d'accompagner les personnes, parce que là, pour le coup, ça m'apporte beaucoup plus, ça me stimule, et je me sens réellement à ma place. Alors, pour les mots pour me caractériser, je suis quelqu'un qui suis à l'écoute, vraiment beaucoup à l'écoute et depuis toujours. Et même d'ailleurs, quand j'étais adolescente, j'avais envie d'être psychologue parce que j'avais déjà cette écoute à ce moment-là. Et j'avais déjà aussi cette envie d'aider les autres. Mais ce qui m'a arrêtée, c'est juste le fait de penser que c'était de l'étude littéraire et que je n'aimais pas. lire donc du coup je me suis orienté vers des études scientifiques.
- Speaker #0
Je te rejoins là. J'étais pareil que toi, j'étais pareil que toi, je fuyais les matières littéraires parce que j'aimais pas ça non plus mais comme quoi on s'y retrouve.
- Speaker #1
Finalement on se retrouve à sa place au bout d'un moment même si on cherche un petit peu plus longtemps. Donc voilà, autre caractéristique je suis... et je le suis de plus en plus. En réalité, je n'étais pas du tout connectée à cette intuition là dans mes jeunes années et plus le temps passe, plus je suis à l'écoute. En réalité, je pense que j'ai commencé à être à l'écoute de mon intuition au moment où elle m'a dit d'aller sur la voie de la kinésiologie. Je suis allée sur cette voie là de façon naturelle parce que je pensais, enfin je pensais pas, je ressentais. que c'était là ma voie, que c'était par là que je devais aller. Juste ça. Je ne me suis pas mise à réfléchir de ce que je pouvais aimer, pas aimer ou autre. J'ai senti que c'était par là. Et j'ai juste écouté mon intuition qui m'a permis d'être à ma place aujourd'hui.
- Speaker #0
D'accord. Et je me permets juste de rebondir là-dessus, avant que tu donnes ton dernier mot. Parce que tu dis que c'est arrivé naturellement, que tu as trouvé un petit peu ta voie comme ça, mais tu connaissais déjà la kinésiologie ?
- Speaker #1
En réalité, non. En fait, on m'a fait juste ce qu'on appelle le test musculaire en kinésiologie, c'est-à-dire qu'on fait parler le corps. Et j'ai eu un déclic à ce moment-là et j'ai senti que c'était par ce biais-là que j'avais envie d'aider les gens, de passer par leur corps pour aller chercher quelles étaient leurs émotions, leurs ressentis, leurs vécus émotionnels et voir les traumas qu'ils ont pu vivre.
- Speaker #0
D'accord, ok. Donc c'est super intéressant, mais c'est vrai que c'est quelque chose qui n'est pas forcément connu au grand public. Moi, je me souviens. d'avoir découvert avec toi l'année dernière par exemple. Mais ok, hyper intéressant en tout cas de savoir ça. Je te laisse terminer ta présentation, je t'ai coupé, désolé.
- Speaker #1
Il n'y a aucun souci. Autre caractéristique que j'ai, c'est ma sensibilité également. On appelle souvent hypersensibilité. Aujourd'hui, chez moi, j'ai moins l'impression d'être en excès parce que j'ai appris à gérer mes émotions et à juste les écouter. Donc, du coup, je sais que j'ai cette sensibilité, mais je l'appelle moins hypersensibilité aujourd'hui, bien que ça l'est également. mais je me sens moins dans un extrême.
- Speaker #0
D'accord. Et tu penses que c'est dû au travail que tu as fait, à la meilleure connaissance de ton fonctionnement ?
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
À mon sens, nos émotions sont en lien avec nos blessures émotionnelles, c'est ce qui nous fait réagir, c'est ce qui… Comment dire ? C'est ce qui… va être la réaction d'une blessure qu'on peut avoir jusque-là. Et à partir du moment où nos blessures sont guéries, on a moins de réactions et donc moins d'émotions par rapport à des événements qui peuvent arriver au quotidien.
- Speaker #0
Ok, moins d'émotions. Parce que moi, en fait, naturellement, je me serais dit c'est peut-être plus, on est plus capable, on est meilleur dans la gestion justement de ce qu'on va ressentir. Mais du coup, tu veux dire qu'avec le temps, le corps s'adapte et il surréagit moins ? Le temps,
- Speaker #1
c'est le fait de travailler dessus, sur ses blessures émotionnelles.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Je te donne un exemple.
- Speaker #0
Vas-y, développe.
- Speaker #1
Par exemple, moi, pendant longtemps, le manque de respect, c'était quelque chose qui me faisait énormément réagir, qui me mettait en colère. À l'heure d'aujourd'hui, j'ai travaillé sur cette notion de respect. et surtout de me respecter moins, c'est ça qui a été le plus important, et d'ailleurs de me respecter au quotidien pour ne plus être sensible au manque de respect. Alors d'aujourd'hui, j'ai l'impression de, moi en me respectant, de me sentir plus respectée par les autres, et même si un jour, à un moment donné, on ne me respecte pas, quelque part, comme je satisfais mon besoin, je suis moins en réaction et je n'ai plus d'émotion par rapport à ça. Je suis beaucoup plus dans le lâcher-prise. de « Ah bah oui, il fait ce qu'il veut, s'il a pas envie de manquer de respect aux autres, et ben tant pis pour lui. »
- Speaker #0
Ok, alors qu'avant, il y avait une sorte d'attente du respect des autres qui venait…
- Speaker #1
D'attente et surtout de réaction, dès qu'on manquait de respect, ça montait vite.
- Speaker #0
Ok, et donc ça, tu dirais, parce que c'est un exemple concret, et du coup, moi j'adore ça, parce que ça parle bien, tu dirais que ça t'a pris beaucoup de temps, est-ce que tu avais des méthodes pour le faire ? On va aller un peu dans ce sujet-là maintenant. Qu'est-ce qui t'a mis sur la voie du travail pour justement développer ce respect pour toi-même et te passer de celui des autres ?
- Speaker #1
Depuis que je suis kinésiologue, j'ai beaucoup, beaucoup travaillé sur moi. Et le respect, c'est un sujet parmi tant d'autres. J'ai travaillé sur le sujet du respect, tout comme j'ai travaillé sur mes autres blessures que j'ai pu avoir. que je peux dire consciemment. Ce n'est pas facile de travailler sur soi seul. C'est là où je conseille d'aller voir des professionnels qui savent vers où emmener les personnes. Mais il n'est pas impossible de faire ce travail seul. Après, déjà, la première chose, c'est de mettre le doigt sur quel est le besoin qui n'est pas satisfait. Et ensuite, d'aller chercher à le satisfaire soi-même. Se respecter, c'est oser dire non quand on en... Quand on ressent que ce n'est pas juste pour nous, c'est de oser dire les choses, c'est de faire les choses pour soi et de se mettre en priorité aussi, par exemple.
- Speaker #0
Oui, la truie.
- Speaker #1
Il faut se mettre en confiance dans un premier temps et ensuite l'appliquer dès qu'on le peut.
- Speaker #0
Je suis en plein dedans en ce moment, justement. Je rebondis sur ce que tu dis. Le côté apprendre à s'écouter, écouter son corps, les signaux qu'il envoie. Moi, je le vois avec une année très chargée qui vient de s'écouler avec la reprise d'études. le rythme étudiant, le travail à côté. En fait, j'étais pas mal sollicité pour aller voir des amis, pour sortir régulièrement. Et la plupart du temps, j'ai dit oui alors que dans le fond, je tirais sur la corde, je tirais, je tirais. Et là, ces derniers temps, j'ai senti un peu des signaux d'alarme. J'ai une fatigue chronique depuis. Et en fait, ça a été vraiment très révélateur. Et maintenant, je le sais. Je commence à le mettre en place et je pense qu'il faut aussi ne pas trop être dur avec soi-même. d'un point de vue attendre des résultats parce que ça prend du temps mais je pense que la prachette est désolée ouais c'est ça exactement mais ok trop bien Tu as utilisé un terme pour décrire un petit peu ta profession au début, de décodage émotionnel. Est-ce que tu peux en dire un petit peu plus ? J'ai quelque chose en tête, mais je voulais savoir si toi, tu avais quelque chose à développer par rapport à ça.
- Speaker #1
Ce qu'on appelle le décodage biologique, c'est quelque part traduire les symptômes et les maladies par des vécus émotionnels. En général, c'est souvent lié à un choc émotionnel. particulier, chaque symptôme, chaque maladie, chaque partie du corps humain qui est touchée est en lien avec un vécu émotionnel particulier. Et c'est ce lien-là que je trouve magnifique, en fait.
- Speaker #0
Oui, bien sûr, c'est hyper intéressant. Et tu aurais un exemple concret, quelque chose que tu as pu voir éventuellement en consultation ?
- Speaker #1
Oui, exemple... Alors, en fait, le... Le corps ne fait pas de distinction entre le réel et l'imaginaire. Et du coup, tout comme quand on va au soleil, par exemple, la peau se met à bronzer pour se protéger des UV. Donc c'est vraiment une protection, le bronzage. Parce que nous, on trouve beau de manière générale chez les Occidentaux.
- Speaker #0
Ceux qui ont la chance de bronzer, les gens. Ceux qui n'ont pas parti, malheureusement. C'est plutôt rouge qui bronzent.
- Speaker #1
Oui, je vois. Mais en général, c'est en lien avec juste le corps qui se protège des agressions des vivés. Et en fait, quand on se sent agressé de manière générale, on peut aussi avoir des problématiques de peau.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Ça, ça peut être un exemple où l'eczéma qui va créer une couche... Donc, petite couche sur la peau parce qu'il a besoin de contact, parce qu'il se sent séparé. Souvent, l'eczéma est en lien avec la séparation ou le contact.
- Speaker #0
Waouh, alors ça, c'est… Là, tu m'apprends un truc. En vrai, je suis hyper curieux d'en savoir plus parce que franchement, je ne savais pas.
- Speaker #1
Alors, sur quoi ? Sur l'eczéma en soi ?
- Speaker #0
Oui, sur cette histoire-là de l'eczéma qui est liée au besoin de contact.
- Speaker #1
ou besoin de contact, parfois, ou besoin de séparation dans le cas de contact imposé.
- Speaker #0
Ah oui.
- Speaker #1
Il y a les deux, il y a les deux formes.
- Speaker #0
Ok, donc ça, c'est des choses qui sont connues, genre, de la médecine, enfin, vraiment, je découvre totalement.
- Speaker #1
De la médecine traditionnelle, non. Des personnes qui font du décodage biologique, oui.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et c'est de plus en plus répandu, ça. Les gens aiment faire ce lien-là, de plus en plus.
- Speaker #0
Ça ne m'étonne pas, ça ne m'étonne pas. Il y a plein de choses que la médecine traditionnelle ne couvre pas forcément encore, mais pour autant, après c'est les convictions de chacun, mais je... C'est plus un point de vue supplémentaire,
- Speaker #1
tout simplement.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. C'est juste un point de vue différent. Oui, ok. J'espère que c'est super curieux et je pense que je vais regarder, après notre petit enregistrement, je vais les regarder un peu sur Internet, parce que ça m'intéresse. C'est vrai que c'est toujours... Ok. Écoute, maintenant j'aimerais qu'on revienne un petit peu, tu l'as évoqué aussi, sur ta reconversion, puisque tu es ingénieur, ce qui nous fait un point commun de plus. Comment s'est passée cette période ? Combien de temps ça t'a pris pour mettre en place cette décision de « Ok, je fais post-coute, je m'écoute maintenant et je pars là-dessus ? »
- Speaker #1
Ça m'a mis énormément de temps, en toute honnêteté, avec du recul. Je pense que dès que j'ai mis le pied dans l'école d'ingénieur, je ne me suis pas sentie à ma place.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Il y avait quelque chose qui était dissonant chez moi, mais je ne savais pas quoi, je ne savais pas comment le traduire et je ne savais pas ce que ça signifiait. Donc du coup, j'ai continué parce que ça marchait bien, parce que j'arrivais à faire mes études d'ingé, que je réussissais. Mais pour autant, je sentais quand même cette émotion qui faisait que je ne me sentais pas à ma place. Ensuite, une fois avoir le diplôme en poche, je commence à chercher du travail. J'avoue que j'ai galéré parce que, manquant de confiance en moi, je n'ai pas réussi à me vendre pendant les trois premières années. Ensuite, j'ai enfin trouvé un boulot d'ingénieur. Là, je me suis amusée quand même. Pendant mes cinq premières années d'ingénieur, je me suis amusée. Mais quand même, il y avait quelque chose de dissonant quand même. Ensuite, j'ai fait le choix de descendre dans le sud de la France pour aller à la recherche du soleil. où j'ai intégré une autre société et là, ce sentiment à nouveau de ne pas être à sa place revenait de plus en plus fort. Et au bout de cinq ans... Je me suis rapprochée petit à petit du burn-out sans comprendre les raisons. Et puis, à un moment donné, il y a eu un trop-plein et je me suis dit, c'est bon, j'arrête de m'accrocher. Parce qu'il y a vraiment eu cette notion-là. Quand j'étais dans l'école d'ingénieur, je me suis dit, bon, après cinq ans d'études, je ne vais pas lâcher à ce moment-là. Bon, après dix ans d'expérience, je ne vais pas lâcher. Et puis vraiment avec cette sensation d'une fois que j'ai pris un chemin, qu'il n'y avait pas de retour en arrière possible.
- Speaker #0
Vraiment quand tu es génial de ta carrière et de comment elle se profilait, comme il arrive à tellement de larges règles.
- Speaker #1
Je l'ai fait au lycée.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Ouais, ouais. Mais quand on s'approche du burn-out, là il y a eu un déclic et je me suis dit non, c'est pas ma place et il faut que j'accepte de sortir de cette place où je me suis imposée et que j'aille trouver où est ma place réellement. Et ensuite est venue la question de, ah bah oui mais pour faire quoi ? Et puis en plus de ça, refaire des études derrière, c'est lourd à envisager. Et au final, la seule chose que je savais, c'est que je voulais aider les autres. J'avais vraiment cette envie d'aider les autres personnes. Et puis j'ai laissé ça comme ça, j'ai laissé poser. Je ne me suis pas accrochée à essayer de savoir tout de suite ce que j'allais faire. J'ai laissé poser. Et dans les deux mois qui ont subi, j'ai rencontré quelqu'un qui m'a fait de la kinésiologie. Et c'est là que j'ai eu ce fameux déclic où le corps parle. Le corps, en fait, il sait tout de nous. Il sait tout de notre inconscient et il peut nous donner des informations comme un vrai détecteur de mensonges. Et ça, j'ai adoré.
- Speaker #0
Oui, je vois clairement le truc. Et du coup, c'était cette révélation à ce moment-là pour toi. Oui,
- Speaker #1
tout à fait.
- Speaker #0
Ok. Écoute, merci pour cette... petit déroulé là parce que je pense que tu racontes une histoire qui concerne peut-être beaucoup de gens au final parce que voilà avec les études les attentes un petit peu de des gens de la société on sait comment ça marche et des parents évidemment l'éducation tout ça qui ont des espoirs pour nous exactement et qu'on veut rendre fière c'est ça on veut les rendre fiers et puis en même temps on peut les comprendre ça veut pas dire qu'on est d'accord mais on peut les comprendre dans le sens où voilà quand on a une carrière qui s'annonce assez stable, assez réussi d'un point de vue financier ou statutaire, ça les rassure. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, heureusement, ça bouge bien. C'est important quand même de s'écouter soi en premier et de prendre le temps, comme tu l'as encore dit judicieusement. OK. Alors là, j'ai encore deux trucs en tête. J'ai évoqué la société. Je sais qu'on a discuté ensemble avant l'épisode de la place de l'hypersensibilité dans la société. Je crois que tu voulais un petit peu parler de ça.
- Speaker #1
Oui, c'est intéressant cette notion d'hypersensibilité parce que c'est souvent mal vu, mal vécu. Et ce qui est vraiment dommage, parce qu'au vu de la société, c'est souvent des personnes qui vont exprimer des émotions de façon trop forte, trop de colère, trop de tristesse, dépressif, trop, trop, trop, trop à l'extrême. Alors qu'en réalité, c'est une... C'est paru comme une faiblesse, mais c'est une force. Les gens ne se rendent pas compte de ça. En fait, la problématique pour beaucoup, c'est que non seulement ils captent les émotions des autres personnes, mais le problème, c'est qu'ils les prennent, ces émotions. Et la limite, elle doit être là, à ce niveau-là. Je trouve que c'est une force de capter les émotions des autres, d'être sensible aux émotions des autres, mais ce n'est pas forcément juste pour soi de les prendre et de vouloir quelque part se sacrifier. Et capter les émotions des autres, ça doit nous permettre de mieux les comprendre et de mieux les aider, mais pas en prenant ces émotions-là, parce que dans ce cas-là, ça nous perturbe, parce que les émotions nous perturbent et ne nous permettent pas de voir clair. Donc une fois qu'on arrive à se protéger des émotions des autres et d'apaiser nos émotions, on arrive à avoir cette clarté de savoir comment aider l'autre finalement. Et je trouve que c'est une grande force.
- Speaker #0
Je te rejoins là-dessus, cette fameuse éponge un peu à émotion, éponge ambiante. C'est vrai que je suis d'accord, ces personnes-là disposent souvent d'une intelligence émotionnelle beaucoup plus développée, parce qu'on va se poser des questions pour les autres, alors que même eux ne se la posent pas forcément encore. Mais du coup, par rapport à ce que tu dis, ça sous-entend qu'il y a quand même un travail. En tout cas, je pense que ça s'apprend, j'en suis même sûr, mais il faut apprendre justement à détecter quels sont... mes émotions et celles des autres et justement éviter de les avoir comme charge supplémentaire. Je ne sais pas si tu as un conseil par rapport à ça ou si toi tu l'appliques en consultation, ce genre de choses.
- Speaker #1
Moi le conseil que je peux donner c'est toujours revenir à soi, toujours faire les choses pour soi en premier et ensuite de faire pour les autres, c'est-à-dire de travailler nos propres blessures. seul ou accompagné, avec une préférence pour être accompagné parce qu'il y a des professionnels qui savent vers où vous emmener. Et en travaillant nos blessures et de réussir à se protéger des émotions des autres, on va naturellement aider les autres et mieux aider les autres. Ça, il n'y a pas besoin de l'apprendre, ça c'est déjà inné. Le conseil que je peux donner, c'est vraiment de revenir à soi et de travailler sur soi, et d'aller guérir nos blessures et d'aller travailler sur ce qui nous fait... Avoir ces émotions-là pour essayer de les apaiser. Et ensuite, il y a plein de techniques pour apaiser les émotions au quotidien également.
- Speaker #0
Oui, j'imagine bien. Et ça, après, c'est à chacun d'explorer et puis éventuellement d'aller voir des professionnels, comme tu disais, si jamais le travail seul n'est pas simple. Moi, c'est le choix que j'avais fait, en tout cas, et je ne regrette pas du tout. Au contraire, je m'associe à toi et à tes conseils sur ce coup-là, sans problème. Écoute, j'ai encore... Un point ou deux en tête. Après, si toi aussi, tu as des choses à voir, n'hésite pas à m'interrompre. Mais tu m'avais dit aussi que tu avais fait des tests auparavant, notamment sur les hauts potentiels, que ce soit HPI ou HPE. Là-dessus, déjà pour moi, c'est un petit peu encore une nébuleuse. Je ne sais pas exactement comment ça fonctionne. Mais je sais que toi aussi, ça t'avait permis un petit peu aussi d'en apprendre plus sur toi. Si tu veux bien développer cette partie-là, ce serait top. Oui.
- Speaker #1
Alors des tests HPE, à ma connaissance, il n'en existe pas encore, il me semble. En tout cas, quand j'avais fait moi le test, il n'en existait pas. Par contre, le test HPI, c'est juste un test de QI qui se fait chez les psychologues. C'est un test de QI normal et c'est là où ils vont évoluer. Quel est notre QI ? Quel est notre potentiel ? Et où on se situe dans la moyenne ? Là où ça a été, ça a été vraiment un moment... ... un moment un gros déclic pour moi ce test quand je les fais parce que en fait comment ça s'est passé c'est j'ai été j'ai vécu un moment qui a été difficile un jour qui se trouvait être le jour de mon anniversaire en plus c'était vraiment mal tombé et en fait j'ai J'ai mon professeur de danse qui est venu me voir et qui m'a partagé. Alors lui, il a besoin d'une grosse protection et il a du mal à se livrer de manière générale. Il m'a confié qu'il avait été détecté HPI il y a peu de temps et que ça lui avait changé sa vie. Donc il me raconte, il me dévoile une partie de lui et il me regarde dans les yeux en me disant « et je sais que tu l'es aussi » . Alors pour information, à ce moment-là, j'étais en pleurs devant un gymnase entier. J'avais un débordement d'émotions qui est trop plein, qui s'était manifesté. Et du coup, j'étais en pleurs et il me regarde en me disant ça. Et quelque part, on me l'avait déjà dit, mais je n'avais jamais prêté attention parce que je n'avais pas envie qu'on me mette dans une case, une case HPI ou autre. Ça ne m'intéressait pas et je n'en voyais pas du tout l'intérêt.
- Speaker #0
Tu ne voulais pas te réfugier derrière ça.
- Speaker #1
Comment ?
- Speaker #0
Je disais que tu ne voulais pas te réfugier derrière ça.
- Speaker #1
Oui, et puis ça ne m'intéressait pas plus que ça jusque-là. Mais son partage d'expérience qui m'exprimait qu'en ayant appris ça de lui, compris ça de lui, ça lui avait changé sa vie. Et du coup, ça m'a donné envie d'éventuellement changer ma vie aussi.
- Speaker #0
Ça donne envie. Si ça ne va pas, oui.
- Speaker #1
Et du coup... Je fais ce test et je me rends compte sur les premiers exercices que c'est fluide, ça va vite, que c'est sympa, c'est cool. Je le vois comme un jeu en fait. Et arrive sur des questions mémoire, j'ai toujours eu l'impression que ma mémoire était mon point faible. Et là, je me mets à réussir les questions mémoire. Alors du coup, je ne comprends pas, je ne me comprends même pas à ce moment-là. Ensuite arrivent les questions sur le... Sur la culture générale, là aussi c'est un des points faibles. Moi je ne retire rien de la société, et voir ça ne m'intéresse même pas. La politique et compagnie, c'est loin de moi, et voir j'ai envie d'aller plus loin. Même l'écologie des fois, ce n'est pas parlant pour moi. Et en fait, au moment où on évoque ces sujets-là, la psychologue me dit « mais ça peut te créer un décalage social » . Et moi, sur le coup, je vis mal cette remarque et presque honteuse parce que je l'ai déjà vécu, effectivement, ce décalage social. Ça me parle complètement et je le vis comme quelque chose de négatif à ce moment-là, quand elle me dit ça. Mais il m'a fallu 24 heures de digestion de cette information, parce que lors des tests et lors des questionnements qu'elles me posent, je me rends compte aussi qu'effectivement, je ne suis pas attirée et intéressée par la politique, l'écologie. Je me rends compte à ce moment-là que ce n'est pas mes valeurs et que mes valeurs sont juste ailleurs. et que mes valeurs elles sont beaucoup plus pour l'humain, pour l'individu, pour chacune des personnes et pas pour la planète dans sa globalité. Parce que j'ai la sensation de ne pas pouvoir apporter grand chose et de ne pas finalement réellement contribuer à la société. Parce que ce n'est pas parce que je vote pour la politique ou que je fais l'autriche chez moi que ça va changer la planète en réalité. Alors que moi j'essaie de faire les choses à mon échelle. Et que je me dis, avec mon métier de kinésiologue, de thérapeute, je peux aider les gens réellement, même si c'est quelques personnes. Au moins, j'arrive à aider les personnes. Et c'est ça qui me stimule réellement. Et c'est là le déclic que j'ai et que je me dis, ah mais en fait, oui, ok, je ne fonctionne pas comme la plupart, mais c'est parce que j'ai des valeurs qui sont juste autres, mais qui ne sont pas mauvaises pour autant.
- Speaker #0
Oui, c'est OK, c'est complètement OK. Je vois et en fait, ce que je lis à travers tes propos, c'est quoi ? C'est que tu as besoin de sens, toi, pour toi, dans ce que tu fais et surtout d'impact, de te sentir utile, comme tu disais, de pouvoir mesurer un peu ton impact au quotidien. Et ça me parle beaucoup. Et justement, c'est vrai que je ne sais pas si tu as des conseils ou tu as eu des expériences un petit peu pénibles au début avec ça, mais c'est vrai que les gens ne sont pas tous préparés ou ouverts à entendre ça. Parce qu'on fait tous partie d'une société individuellement, mais on doit penser collectif. C'est vrai que ça peut amener des débats.
- Speaker #1
Déjà, on ne doit rien du tout. Fais comme ce qui est bon pour nous.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Mais tu vois, ce que je veux dire, c'est qu'il y a des... J'imagine, j'ai l'impression d'avoir quelques potes comme ça, mais ça peut, je ne dirais peut-être pas froisser, mais ça peut en tout cas mettre des gens en désaccord, on va dire, de dire ça. Mais le plus important, c'est d'être OK soi-même avec ses propos et de savoir comment on fonctionne.
- Speaker #1
Exactement. On a le droit de ne pas être d'accord les uns avec les autres. Il n'y a pas de souci là-dessus. On est différents et c'est OK.
- Speaker #0
Oui, exactement. Je suis encore en train de travailler. J'ai un petit peu de travail par rapport à toi. On n'est pas au même stade, mais en tout cas, je te promets, j'arrive. J'ai envie d'avoir ce même niveau de réflexion. C'est gentil. Je compte bien continuer et ne pas m'arrêter là. Ok, écoute, je te propose une dernière question et puis après je te laisserai un petit peu de repos parce que c'est quand même éprouvant ce genre d'échange. Je plaisante. J'ai une question assez simple mais qui m'intéresse beaucoup parce que j'ai été concerné il n'y a pas si longtemps. Est-ce que tu aurais des conseils à donner ? à quelqu'un qui se découvre là, maintenant, où il y a peu, hypersensible, ou en tout cas hautement sensible ? Est-ce que tu aurais des conseils à donner à cette personne-là ?
- Speaker #1
De s'accepter telle qu'elle est, d'accepter son hypersensibilité, d'accepter ses faiblesses, d'accepter ses émotions, et même d'écouter ses émotions, qui vont devenir une force ensuite, en les écoutant.
- Speaker #0
Oui, ok. C'est une bonne façon de voir les choses. Et là-dessus, je dirais, moi, c'est un peu mon combat en ce moment. Vraiment, en être persuadé que c'est une force. Je sais que ce n'est pas intuitif, parce que ça nous prend souvent dans des situations un petit peu pénibles.
- Speaker #1
C'est un peu différent aussi. Vraiment, les personnes hypersensibles se sentent différents, ne savent pas pourquoi, et veulent s'adapter pour pouvoir rentrer dans la société. Mais il n'y a pas besoin de ça, il n'y a pas besoin de s'adapter. Il faut s'accepter tel qu'on est et c'est comme ça qu'on peut être le plus heureux et le plus apaisé.
- Speaker #0
Oui, bien sûr, c'est clair. Et en plus de ça, je dirais que c'est quand même assez positif ce qui se passe parce que les gens commencent à avoir un peu ce genre de sujet en tête. On est là pour en parler. Tu es aussi là, toi, avec ton cabinet. Je ne sais pas si on appelle ça un cabinet, mais tu es là aussi pour accompagner professionnellement. Donc, il y a plein de solutions qui existent aujourd'hui pour être accompagné et travailler dans le temps de manière efficace. Mais justement, je viens de parler de ton cabinet. Ça fera la petite transition vers la fin. Avant qu'on clôture, est-ce que tu veux juste rapidement dire où tu es basée, si éventuellement il y a des gens qui souhaiteraient venir te voir, qui sont dans le sud de la France ?
- Speaker #1
Alors, je suis à Vitrolles, aux alentours d'Aix-Marseille.
- Speaker #0
Ok, et ton cabinet s'appelle ?
- Speaker #1
Et c'est tian.fr.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Alors, initialement, il s'appelait L'Envol du Papillon. Oui. Vraiment dans cette notion d'envol, d'envol de la personne, et c'est ça qui m'inspire. C'est de... d'accompagner les personnes à s'envoler.
- Speaker #0
C'est joli.
- Speaker #1
Et du coup, pour le site, c'est tian.ch,
- Speaker #0
tout simplement. Ok, tout simplement. T-I-N-E. C'est super. Écoute, je te remercie. Merci à tout le monde d'avoir écouté jusqu'ici. J'espère que vous aurez appris plein de choses. Moi, c'est le cas déjà, pendant notre échange, alors qu'on a déjà discuté des heures et des heures tous les deux. Je continue à apprendre, donc c'est super. Merci d'avoir joué le jeu et d'avoir accepté de discuter avec moi ici sur le podcast. J'espère que c'était sympa aussi pour toi.
- Speaker #1
Oui, c'était avec grand plaisir. Merci à toi. Merci pour tout.
- Speaker #0
C'était chouette. C'est top. Et puis, écoutez, on se retrouve pour les autres avec nos épisodes, évidemment, ces prochaines semaines. D'ici là, merci. Et puis, à bientôt sur Attitude.