Speaker #0Salut à toi et bienvenue sur Attitude, le podcast qui raconte le quotidien avec une touche d'hypersensibilité. Moi, c'est Florian, un étudiant presque trentenaire, et je te propose chaque quinzaine des retours d'expérience en tant qu'hypersensible sur la vie de tous les jours. Des histoires quotidiennes pour une meilleure connaissance de soi, tout ça raconté en full détente. Je veux partager avec toi dans ce podcast mes challenges journaliers pour que tu en saches plus sur ce trait de personnalité et l'univers qui l'entoure. C'est ça Attitude. Et si ça devenait une habitude ? Hello et bienvenue dans cette aventure que je suis heureux de lancer avec toi. Pour me présenter rapidement, moi c'est Florian, ou Floppy pour les intimes. J'ai 29 ans et je vis actuellement à Lyon en coloc avec mon chat Mooki. C'est un petit peu particulier pour moi l'état d'esprit là tout de suite, parce que je me dis que ça y est, je me lance enfin. Je lance ce podcast, j'en ai parlé un petit peu autour de moi ces dernières semaines, ces derniers mois. Mais entre en parler et se lancer dans le projet, il y a un monde et là je réalise que ça y est, c'est en train d'arriver. Donc je suis un petit peu ému mais très content en tout cas de le faire. Si je devais décrire en trois mots rapidement, pour que vous ayez un peu plus de détails sur moi, je dirais que je suis quelqu'un d'assez loyal dans la vie, de plutôt marrant, mais ça je vous laisserai en juger par vous-même au fil du temps, et surtout de très sociable. C'est d'ailleurs en grande partie pour cette raison que je me retrouve aujourd'hui à lancer ce podcast. C'est vrai que j'aime beaucoup bavarder, énormément même, et je peux vous garantir qu'il suffit d'interroger de même. n'importe lequel de mes profs, pour qu'ils vous le confirment. C'est simple, à chaque fois que j'allais en réunion par un prof avec ma mère, elle savait déjà ce qu'elle allait entendre, en gros. Florian, il apprend beaucoup, il apprend bien, mais qu'est-ce qu'il parle, il s'arrête jamais. Et je vous jure que pour mes potes à côté, c'était impossible de suivre les cours, parce que je les déconcentrais tout le temps. Non, mais plus sérieusement, si je parle de ça, si je parle du bavardage, c'est parce que je crois beaucoup, en fait, de manière générale aux... au pouvoir des interactions, des échanges, de l'apprentissage par l'échange, par la rencontre. J'ai eu la chance de rencontrer beaucoup de gens, du haut de ma presque trentaine, et c'est une fierté, et c'est surtout quelque chose dont je veux parler et dont je veux faire bénéficier les gens également. Mais voilà, après si j'ai créé ce podcast, ce n'est pas pour cette raison uniquement. Je dois avouer que si je me lance aujourd'hui, c'est aussi parce que j'ai découvert récemment que j'étais quelqu'un d'hypersensible. Alors, je rassure tout de suite ceux qui ne sont pas à l'aise avec ce terme, qui ne sont pas familiers avec ça. Ce n'est pas une maladie, ce n'est pas un problème psychologique. Non, non, c'est juste un trait de personnalité un petit peu particulier. En gros, être hypersensible, il faut s'imaginer qu'on entre dans un univers où tout est vécu un peu plus intensément. C'est vivre des situations banales vraiment du quotidien, mais avec une énergie débordante, ou surtout ressentir des niveaux extrêmes sur des sujets de vie qui peuvent paraître anodins. ou encore interpréter mille fois un message, une réaction, une discussion, une grimace, tout ce genre de choses. Donc en gros, c'est pour toutes ces raisons que j'ai le plaisir aujourd'hui de vous présenter le podcast Attitude. Quand on dit attitude, on pense très rapidement à la façon dont on va se tenir, à la manière dont on va se comporter. Mais en fait, c'est surtout justement ce comportement qu'on va adopter en fonction d'un état psychologique sur le moment, sur l'instant précis. C'est comment le corps va s'adapter à l'émotion qu'on ressent à l'intérieur. C'est une sorte d'état d'esprit qui va être lié à une réaction à un objet, à une situation de vie, à une personne qu'on a en face de nous. En fait, au final, c'est quelque chose d'invisible, mais qu'on va évaluer très rapidement, ou qu'on a l'habitude de faire depuis tout petit. Et surtout, ce que je veux faire passer comme ça, c'est que ça touche vraiment les émotions et le ressenti. À travers ce podcast, c'est ce que je veux aborder avec vous, c'est partager mes propres expériences, mes situations du quotidien. qui me touchent moi mais aussi qui peuvent vous toucher individuellement avec cette ligne narrative d'hypersensible. Je n'ai pas l'intention d'être un coach de vie, je n'ai pas non plus l'intention d'être psychologue, alors je vais juste faire une proposition très simple, vous proposer une émission thérapie en fait, à base de discussions sur la vie de tous les jours, des sujets qu'on a tous croisés personnellement ou à travers nos proches, et puis un joyeux pitre pour vous raconter tout ça avec des blagues qui j'espère seront drôles au moins par moment. Donc c'est sa attitude et j'espère que ça deviendra notre habitude. Donc pour ce premier épisode, il me semblait assez évident de commencer par la base, le point de départ de tout ça, de tout ce qui m'a amené à lancer ce podcast. Et donc je veux partager aujourd'hui la façon dont j'ai appris que j'étais quelqu'un d'hypersensible. D'ailleurs je trouve que ça n'a rien d'étonnant si je vous dis que ça a eu lieu pendant un voyage. Je passe un petit peu sur les vertus que voyager peut offrir, mais c'est quelque chose que j'essaye de faire moi le plus souvent, tellement ça me... ça m'apporte, ça me nourrit. Mais en tout cas, dans ce cas-là, ça confirme un petit peu ce que je dis, puisque c'est lors d'un de mes derniers voyages à Bali que j'ai appris un petit peu mon fonctionnement. C'est un peu marrant d'ailleurs, parce que Bali est connu pour être une île spirituelle. Bref, je ne veux pas faire de théorie sur tout ça. Je ne veux pas m'éterniser. D'ailleurs, c'est un sujet que je ne maîtrise pas trop. Moi j'y vois un petit signe quand même par rapport à la spiritualité, par rapport à l'état d'esprit de manière générale. Bref, cette histoire en gros elle remonte à l'année dernière, en septembre 2023, quand j'ai décidé de quitter mon CDI et de reprendre mes études. Je développerai le sujet certainement dans d'autres épisodes, mais j'ai décidé effectivement de démissionner et j'avais prévu de reprendre du coup une formation à la mi-septembre à peu près. Ce qui me laissait à peu près deux semaines de vacances entre la fin de mon contrat et début des cours pour profiter un peu et partir en vacances. Sauf que ce n'était pas de simples vacances en mode détente, un petit peu comme je pouvais faire habituellement même si j'aime bien bouger et découvrir le plus de coin possible. Mais là je m'étais mis un petit objectif supplémentaire, un défi personnel qui était de partir à l'autre bout du monde, déjà en Asie où je n'avais jamais mis les pieds mais surtout avec des inconnus. J'avais longtemps hésité à le faire et j'avais également pensé à partir vraiment tout seul. Mais même si c'est un objectif là pour cette année, je voulais y aller progressivement. Et donc, je me suis dit, au lieu de partir tout seul, peut-être partir de mon côté, mais avec d'autres personnes qui font la même démarche. Donc, après m'être renseigné pendant quelques temps sur toutes les plateformes qui proposent ce genre de choses aujourd'hui, avec des voyages de groupes tout organisés, J'ai choisi la destination, qui était Bali, et surtout, j'ai choisi de rejoindre un groupe de 11 personnes, de 11 inconnues, que j'ai eu le plaisir de rencontrer là-bas, et dont je vais vous parler un petit peu juste après. Mais disons que même si là, j'en parle facilement, c'est vrai que c'était une décision assez longue, avec cette histoire de zone de confort, quand même, que je franchissais, encore une fois. Mais en même temps, je pense que c'est le meilleur moyen d'apprendre et de développer un petit peu la confiance en soi. Je me suis fait violence et je me suis lancé, j'ai réservé le voyage. Donc quelques mois se sont écoulés entre la réservation et le mois de septembre, le fameux mois de départ en vacances. Donc je me souviens d'avoir quitté mon job et d'avoir vidé un petit peu mon sac par la même occasion. Ça c'était le petit plus pour moi qui m'a fait du bien. Et du coup, je me sentais bien, je me sentais excité à l'idée de partir. Mais il y avait quand même... En contrepartie, une petite appréhension sur cet événement-là qui était planifié. Plein de questions qui viennent en tête. C'est une des caractéristiques quand on est hypersensible, même si je reviendrai dessus, mais le cerveau tout le temps en ébullition a posé mille questions à la minute. Donc c'était des trucs style, est-ce que je vais m'entendre avec le groupe de voyage ? Est-ce que j'ai bien fait de me lancer ? Je ne suis jamais allé en Asie, est-ce que je vais vraiment aimer ce coin-là ? Et puis en plus de ça, je suis sûr d'avoir oublié des trucs puisque je suis complètement tête en l'air. C'est toutes ces pensées un peu parasites qui peuvent vite me submerger si je laisse faire. Mais je pense que c'est quand même passé assez vite. Et là, aujourd'hui, j'en parle avec le sourire parce que c'était un petit stress, mais qui a vite disparu. Je dirais même qu'il a laissé place à des sensations assez agréables et un kiff progressif, puisque dès la veille du départ... on s'était dit avec une partie du groupe qu'on se rencontrerait autour d'un verre pour faire connaissance avant de prendre l'avion ensemble et on se lance assez vite tout le monde était plutôt partant on apprend les premiers prénoms la glace se brise assez rapidement d'ailleurs et puis je me rends compte qu'en fait l'ambiance est géniale et que j'ai vraiment bien fait de me lancer dans cette aventure donc le soir même de retour dans ma chambre d'hôtel ça a été très bien premier gros soulagement pour moi, même si le voyage n'a pas vraiment commencé. Je le sens bien et du coup, je m'endors plutôt sereinement, avec un peu d'excitation quand même pour partir. Et puis un peu d'appréhension encore une fois, parce que c'est la première fois que je m'apprête à faire 13 ou 14 heures de vol, je ne sais plus exactement, avec une escale à Bangkok. Mais voilà, un voyage un peu long et excitant vers l'inconnu. Je passerai un petit peu les détails de ce long voyage. J'étais content d'arriver, j'étais pressé. Et puis, j'ai eu pour la petite anecdote, une petite crainte aussi pendant le vol, parce qu'on nous a servi des plats que j'imagine un peu plus dans l'ambiance asiatique, exotique. Sauf que c'est simple, il faut savoir que j'ai une tolérance aux épices qui est à peu près nulle, si ce n'est négative, je ne sais pas si c'est possible, mais en tout cas, ça ne m'étonnerait pas. Et on m'a servi un truc, vous savez, une couleur... assez bizarre, un peu fluo, je ne sais vraiment plus ce que c'était, mais j'ai dû manger deux, trois bouchées avant de demander un extincteur, tellement j'avais une sensation de feu dans la bouche. Mais voilà, je me suis quand même demandé si ça allait être comme ça tout le voyage, sachant que j'aime quand même bien manger. Mais non, c'était une petite alerte avec les plats de l'avion qu'on connaît pour leur qualité assez variable. Mais voilà, c'était la petite anecdote. A part ça, le voyage se passe plutôt bien et je cogite quand même pas mal. Je me souviens avoir sorti mon téléphone pour écrire un peu mon état d'esprit du moment et là, en reprenant mes notes aujourd'hui, ça me fait sourire parce que je me félicite déjà d'avoir fait ce choix de me lancer dans cette aventure. Et là, encore tout de suite, en en parlant, je suis content de pouvoir le raconter parce que c'est un petit peu la façon dont je fonctionne. J'aime bien. mettre à plat, écrire un petit peu ce que je ressemble, replonger dedans et voir un peu le chemin parcouru. Je le fais de manière générale depuis un long moment. Et là, je l'avais fait à ce moment très précis. Enfin, voilà. Le voyage, comme je disais, se termine. Et nous voilà arrivés à Bali. Atmosphère humide, soleil et notre guide Dana qui nous accueille avec des beaux colliers de fleurs. Ça nous met dans l'ambiance directement. Et franchement, je suis content d'être là. C'est des sensations un peu nouvelles pour moi. même si j'ai déjà voyagé. C'est la première fois que j'ai tous ces critères qui sont cumulés. Donc je navigue dans l'inconnu, mais avec vraiment beaucoup de curiosité. D'ailleurs, on prend vite la direction du premier hôtel, on pose nos affaires, on prend le temps de se désaltérer un petit peu. Et puis on fonce à la plage. L'hôtel est à 300 mètres à peu près de la plage à ce moment-là. C'est juste incroyable, il fait encore bon. C'est la première fois que je vois l'océan Indien. Et puis l'eau, elle est juste incroyable. Donc on pique une tête, on va tous se baigner dans l'océan. Et là, première prise de conscience, je dirais, je me dis, ça y est, j'y suis, je suis à l'autre bout de la planète. Là, je ne sais pas à combien d'heures de chez moi, mais qu'est-ce que je suis bien. Vraiment, je me remercie d'avoir fait ce choix. Donc voilà, première soirée qui se passe très bien. On continue à apprendre à se connaître. Et en fait, c'est là qu'on va rentrer un peu plus dans le vif du sujet, puisque c'est lors de cette première soirée que les choses ont été un peu chamboulées dans ma tête. Après cette soirée, après avoir choisi un resto, on décide avec une petite partie du groupe de continuer de papoter au bord de la piscine de l'hôtel, pour boire un dernier verre et puis continuer un peu à échanger. Donc on fait un peu le tour de nos vies, on fait un cercle, un peu comme une colonie de vacances. Et puis à chaque fois qu'on tourne, on dit un petit peu ce qu'on fait dans la vie, quel métier on fait, qu'est-ce qui fait qu'on est à Bali aujourd'hui avec d'autres personnes qu'on ne connaît pas. Et mon attention se porte, comme celle de tous les autres groupes, sur une de mes potes du groupe et son métier de kinésiologue. À partir du moment où elle a pris la parole, et ça je ne me rends pas compte sur le moment évidemment, en fait je m'apprête... tout simplement à vivre un moment qui va me marquer, je pense, pour toute ma vie. Et je m'apprête là, tout de suite, à vous le raconter. Mais avant de le faire, je pense que c'est important de définir un petit peu plus qu'est la kinésiologie. Moi-même, je ne connaissais pas tellement avant qu'elle m'explique. Mais en gros, c'est une discipline qui se base sur une idée assez simple, comme quoi les mouvements musculaires du corps, le corps, on va dire, de manière générale, est vraiment intimement lié à tout ce qu'on va ressentir à tous les process mentaux qu'on va avoir. Je pense que je ne vous apprends rien si je vous dis que parce qu'on est stressé, on va avoir des tensions musculaires. Je schématise certainement beaucoup trop et je ne veux surtout pas dégrader la fonction, mais c'est pour essayer de vous faire comprendre le plus simplement possible. Mais en gros, son travail consiste à travailler un petit peu sur ses points de tension, sur ses déséquilibres du corps. En essayant d'apprendre déjà un petit peu quels sont les enjeux, le contexte et ce qui a pu aboutir à ces situations-là. Et derrière, à des solutions pour se relâcher et pour trouver une sorte d'état de quiétude. Voilà. Si jamais d'autres kinésiologues écoutent ce podcast et se trouvent pas très bien définis, n'hésitez pas à me le dire parce que vraiment, j'ai essayé de faire au mieux, mais je ne suis pas sûr d'avoir été le plus précis possible. Donc concrètement, en fait, si je résume, moi, pour ce qui me parle à moi, ce métier de kinésiologue, en fait, il veut dire quoi ? Il veut dire qu'il y a une part importante liée aux émotions, aux ressentis et toutes ces choses-là. Si vous vous souvenez, voilà, c'est des choses qu'on ne voit pas, mais pourtant qui vont vraiment déterminer un petit peu la façon dont on va se comporter et agir au quotidien. Donc je pense que vous voyez un petit peu où je veux en venir et comment ça a pu me mettre sur la piste de l'hypersensibilité. En gros, pour reprendre l'histoire, du coup, mon amie Kinesio prend la parole ce soir-là au bord de la piscine. Elle explique un petit peu. Et puis pour l'embêter, une autre pote du groupe lui demande... comme ça rapidement de donner un peu son ressenti sur chacun d'entre nous. Avec les quelques échanges qu'on a eus, ça fait quand même pas si longtemps qu'on se connaît, elle hésite un petit peu à le faire, ce que je comprends, mais j'avoue aussi qu'on était un peu insistants, un peu curieux. Donc elle décide, enfin elle finit par se décider de se lancer. Donc elle fait un petit tour de table, elle partage en quelques mots son ressenti sur chacun, ce qu'elle pense un peu de nous, notre fonctionnement intérieur. Et puis vient mon tour. Et je me souviens vraiment, je n'invente rien, je me souviens de la phrase qu'elle dit en me regardant. Elle me dit Florian, je sens que tu es quelqu'un d'hypersensible. Je vois vraiment une lumière en toi, quelque chose d'assez incroyable, mais il faut juste que tu apprennes à laisser sortir. Moi, en face de ça, à ce moment-là, je sens que j'ai un peu des frissons en en parlant. Je souris bêtement quand elle me dit ça, parce que je ne me rends pas compte tout de suite de ce que ça veut dire. Déjà le terme hypersensible, je ne suis pas trop à l'aise avec le terme, ou alors je me dis quoi, c'est que je suis sensible plus plus, bref je ne vois pas très bien. Mais bon, je ne relève pas forcément, je souris, puis je passe mon tour pour que le prochain ait lui aussi le droit à sa petite analyse. Mais en fait, pour le reste de la soirée, je process un peu tout ça dans ma tête, je me remets un peu les paroles en boucle, je sens que ça m'intrigue un minimum. Et puis surtout, au moment où on allait se coucher, avec le décalage horaire, je ne trouve pas forcément le sommeil tout de suite. Il y a ce sujet qui court dans ma tête, et du coup je prends mon téléphone et je me mets à faire des recherches un petit peu sur l'hypersensibilité. Je regarde des articles, je regarde des vidéos, des personnes, des scientifiques qui expliquent un petit peu ce que ça signifie. Et là en fait, c'est bête, mais ça fait comme une sorte de révélation pour moi. J'avais jamais eu connaissance de ça, ou en tout cas, c'était la première fois que je disais des témoignages de gens qui décrivaient des situations semblables à celles que j'avais pu vivre. Et donc là, en fait, c'est pas un choc, mais je me dis que la raison, ma pote, je dois être hypersensible. Je me demande juste comment c'est possible de jamais avoir entendu ça avant. Donc voilà. Voilà comment j'ai appris. Après, derrière ça, le voyage s'est déroulé hyper bien. Je passe son récit, je reviendrai certainement dessus, surtout sur le fait de se faire violente et de partir à l'inconnu avec des étrangers. Mais j'ai profité de ce voyage pour explorer un peu la question avec elle, discuter sur les émotions que je pouvais ressentir et surtout comment les évacuer, comment les gérer. Et la phrase que j'ai retenue, et pour les gens que ça concerne, c'est que je... Ce que je mets en application depuis ce voyage, c'est cette phrase que mon ami me répétait, qui est tout simplement écoute-toi à l'intérieur Ça paraît peut-être une phrase toute bête, ça paraît peut-être anodin, mais pour moi en fait c'est complètement riche en sens, parce que depuis tout petit on nous apprend à vivre, à évoluer, certes au gré de nos sentiments, sans apprendre à les gérer plus que ça. On nous dit qu'il faut réussir, ça c'est simple, il faut réussir sa situation, il faut réussir socialement, ce genre de choses. Mais par contre, on ne nous dit pas ce qu'il faut faire si jamais on est stressé, si jamais on a des appréhensions. On ne nous apprend pas à gérer intimement ce que notre corps nous envoie comme signal. Pourtant, il en envoie en permanence. Je vous garantis que quand votre ventre se crispe ou que votre cœur s'accélère, c'est à chaque fois des signaux d'alarme par rapport à la situation. Peut-être qu'il y a quelque chose à faire, une situation qui ne satisfait pas ou un problème qu'il faut traiter rapidement. En fait, le corps, c'est pour moi le premier signal d'alarme et le plus important. Donc moi, en fait, par rapport à tout ça, je me suis promis à mon retour de voyage d'apprendre à comprendre et surtout à m'écouter davantage. Quand je ne sens pas quelque chose, quand quelqu'un dit quelque chose avec lequel je ne suis pas à l'aise. En fait, je dirais que je le faisais déjà un petit peu avant, mais là, j'ai de moins en moins de mal. C'est peut-être aussi un peu l'expérience qui fait ça, mais j'ai de moins en moins de mal à... à être transparent et à le dire, à crever l'abcès, parce que pour moi, la communication, c'est la base un petit peu de tous les rapports sains, mais surtout c'est important pour soi, d'autant plus quand on est hypersensible, de pointer du doigt le problème et d'essayer de le gérer pour retrouver cet état de quiétude. Donc voilà, j'ai 29 ans aujourd'hui, et en fait, je me suis fait rendre compte que j'avais une connaissance de mon propre fonctionnement qui était assez limitée. Mais là où peut-être que certains en auraient fait une fatalité ou au contraire n'en auraient rien eu à faire, moi je me dis plutôt que ce n'est pas grave, mais que c'est un beau chantier sur lequel je veux me lancer. Et voilà, je me fais depuis cet objectif de vie au quotidien qui est de m'analyser et surtout d'essayer de me comprendre pour améliorer un peu mes réactions et mon comportement quand j'ai des situations délicates. Donc depuis, c'est simple, j'ai pris le temps d'écouter des podcasts sur ce sujet. J'ai essayé de lire un maximum aussi de témoignages et de signes associés à l'hypersensibilité. Et ce qui est important de comprendre par rapport à tout ça, c'est qu'en fait, il n'y a pas une définition stricte et précise de ce qu'est quelqu'un d'hypersensible. Pas du tout. On va évidemment retrouver des traits régulièrement communs. à toutes ces personnes, mais après ça va vraiment s'exprimer à des niveaux variables et de façon complètement différente. Donc moi je me suis juste listé les principaux biais auxquels je suis confronté et que je retrouvais régulièrement, et le premier d'entre eux c'est l'intensité émotionnelle. En gros pour faire simple, il faut s'imaginer que je dispose d'une gamme d'émotions qui est beaucoup plus riche et variée que la moyenne. tant dans la diversité des émotions que de leur intensité. Je dirais que c'est peut-être encore plus marquant sur l'intensité. Et du coup, ça se traduit par des émotions très négatives ou très positives, tout ça dans une même journée, et pour des raisons qui peuvent être parfois très subtiles, voire lunaires. Si je prends un exemple, par exemple, quand je discute avec quelqu'un, peu importe qui, et que je vais recevoir un message, en fait, il va suffire que la tournure du message soit un peu bizarre ou fasse très froide. Et au lieu de faire abstraction de ça, moi, en fait, je vais remonter les messages et puis je vais commencer à me demander si j'ai pas dit quelque chose de mal ou j'ai pas envoyé quelque chose qui pourrait être mal interprété. Enfin, voilà, je me mets en remise, enfin, je me remets en question tout de suite. Et c'est quelque chose d'automatique et sur lequel j'ai pas forcément le contrôle. Autre exemple, je peux passer une journée hyper sereine. Je me sens bien, j'ai des petites réussites du quotidien. Mais il va y avoir... Une remarque, une critique dans ma journée, une personne qui va me klaxonner quand je suis en voiture. Enfin voilà, vraiment un détail un petit peu négatif. Et en fait, c'est tout mon état d'esprit qui bascule dans la négativité. Je n'arrive plus à ce moment-là à passer au-dessus, à oublier que je me sentais bien juste avant et que j'avais plein de raisons de me sentir bien. Non, non, en fait, il suffit d'un petit grain de sable dans l'engrenage et c'est bon. Je n'arrive plus à relativiser, j'ai la tête dans le guidon et je bois un peu du noir. Voilà, c'est un petit peu des exemples qui me viennent en tête. Il y en a plein et vraiment, ça s'exprime de manière hyper différente en fonction des gens et des jours. Mais voilà, j'espère que ça vous donne un peu une idée de ce que c'est. Ce premier trait, du coup, me permet de faire le lien avec un deuxième qui, pour le coup, me bouffe totalement au quotidien. J'en ai parlé très rapidement un peu plus tôt, mais il n'y a pas de traduction pour ce terme proprement parlé en français. Je vais parler d'overthinking, avec un accent anglais redoutable. Mais en gros, retenez que moi, je réfléchis tout le temps à tout. Pour tout, pour tous les sujets, à tous les moments de la vie. Pour des sujets qui soient simples ou complexes, c'est simple, il n'y a pas de différence. Je me complique tout le temps la tâche à me poser mille questions. Quand je vais au resto et qu'il faut choisir un plat, par exemple, ou un vêtement parmi tant d'autres. Quand je veux choisir des mots pour écrire un message ou un mail. que ce soit en perso ou en pro, en fait, c'est simple, mon cerveau ne s'arrête jamais de penser à toutes les éventualités possibles. Il essaye de mesurer... la situation la plus sympa, la situation la plus dramatique, enfin bref c'est vraiment un poids à gérer et à supporter au quotidien et je crois que le pire en fait de tout ça c'est que ça s'arrête pas juste à moi mais aussi dans mes interactions comme je disais au boulot ou quand il faut draguer un peu dès qu'en fait on écrit quelque chose et qu'on va utiliser certains mots ou une tournure de phrases comme je disais un peu juste avant moi je me mets à interpréter mille choses à la fois à vouloir comprendre ce que la personne a voulu signifier et en fait je rentre dans une spirale infernale sans fin donc voilà, un petit peu le deuxième trait je finirai ce premier podcast parce qu'il faut bien arrêter au bout d'un moment je finirai avec deux derniers traits principaux selon moi qui m'ont fait du bien quand je les ai vus dans la liste des caractéristiques parce que ça fait du bien de savoir que ce fonctionnement est décrit, est connu. Et donc le premier de ces deux traits, c'est cette sorte d'éponge à humeur qu'un hypersensible peut être et dont je ne me rendais pas compte jusqu'à présent. En gros, si je lis les articles un peu scientifiques, ils parlent d'une sorte d'empathie surdéveloppée. Et moi, je n'irai pas jusque-là parce que je ne me trouve pas plus empathique que la moyenne. Par contre, ce qui a retenu mon attention et qui m'a renvoyé à bon nombre de situations vécues jusqu'ici, c'est vraiment cette capacité totalement involontaire de capter les émotions des autres et de les absorber. En fait, je prends un exemple encore, quand quelqu'un dans un groupe ne va pas bien ou qu'il se sent en colère ou qu'il y a tout simplement des tensions entre plusieurs personnes et que moi je trouve ça hyper palpable, en fait c'est impossible pour moi de faire abstraction de ça. Je finis toujours moi-même un peu à basculer dans cet état aussi et je ne sais plus vraiment si en fait ce que je ressens c'est ce que moi à la base je ressentais ou si c'est juste une copie un peu de la personne à côté de moi. et c'est assez pesant encore une fois parce que j'arrive pas à passer outre alors que je suis pas directement concerné. En gros en fait pour faire pour schématiser c'est comme si les gens un peu plus normaux, on va dire d'un point de vue sensibilité c'est comme s'ils possédaient une sorte de filtre à émotions que moi j'avais pas donc au final le résultat de ça c'est quoi c'est j'insiste en fait dans des problèmes dans les tensions j'insiste pour essayer de régler le problème ou alors tout simplement je fuis la scène parce que ça devient vite insupportable pour moi. Donc voilà pour le troisième. Et le dernier trait, c'est peut-être, je pense, sur ces dernières années ou même depuis ma plus tendre enfance, donc ça en fait un paquet, je ne vais pas compter combien, mais en gros, le dernier trait, c'est clairement la dépendance affective. Je ne vais pas m'étaler tout de suite là-dessus parce que je prévois d'en parler plus longuement lors de... de mon prochain épisode. Je fais un peu de teasing en même temps. Mais je pense que ça parle à beaucoup d'entre nous. Et pour ceux qui me connaissent, c'est loin d'être une surprise que de m'entendre citer ce thème-là. Et moi-même, d'ailleurs, je suis ultra lucide sur la question. Mais pourtant, c'est vraiment le point sur lequel j'ai le plus travaillé ces derniers mois. Et donc, je suis fier aussi d'avoir constaté des progrès parce qu'il y avait beaucoup de travail et surtout, ça me posait beaucoup de soucis. Mais voilà, je garde tout ça au chaud et promis je raconte ça très très vite. Je prends juste le temps là avant de fermer le micro, de vous partager un peu mon ressenti après ce premier enregistrement. Je suis très content, je suis très content, je pense que ça s'entend d'ailleurs, je dirais même que mon sourire s'entend. En tout cas, moi je me vois là bêtement sourire en discutant dans un micro en face de mon écran. Non, vraiment, je suis fier de me lancer dans cette aventure parce que ces dernières années, j'ai eu plusieurs idées de projets sans pour autant parvenir à leur donner vie. Pourquoi ? Parce que je pense qu'il n'y avait pas forcément une motivation à toute épreuve. Mais il y a aussi le fait que je me mettais beaucoup de pression. Je me fixais des attentes trop élevées dès le départ. Et en fait, tout ça faisait que j'abandonnais, je baissais les bras avant même de me lancer. Donc là... Attitude est lancé, je suis très fier de l'avoir fait, c'est que le début j'en suis sûr, j'espère que c'était un moment agréable aussi pour vous, ceux qui ont écouté. Je me ferai un plaisir aussi d'écouter les retours, mais là, je suis très motivé et très content de partager tout ça avec vous. Je vous dis à très vite sur Attitude, notre nouvelle petite habitude.